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Quand je m'en irai

Ultime émotion terrestre.

Quand vacillera ma flamme
Quand mon temps sera échu
Contre toi, toi ma Dame 
Et de tes bras revêtu

J’aimerai ultime voeux
Que ce soit en me fondant
Là où tu me fis ton Tristan
Dans l’eau claire de tes yeux

Pour y voir les couleurs de l’amour
Celles auxquelles tu donnas vie
Par Amour pour notre Amour.
Qui seul su relier nos vies

Quand vacillera ma flamme
Quand mon temps sera échu
Contre toi, toi ma Dame 
Et de tes bras revêtu

J’essayerai … ma chérie,
Si il m’en reste la force
Un beau sourire à ma jolie
Te dirai … une fois encore
Et …Très intensément
Comme le dit un amant
Même si mes mots, gourds
Sont sourds ou moi muet
Je t’aime tant Mon Amour!
Je t’aime Petit muguet de mai

Je t’aime et à jamais.
Même si, souvent imparfait,
Il aura toujours été vrai
L’amour que je te donnais


Quand vacillera ma flamme
Quand mon temps sera échu
Contre toi, toi ma Dame 
Et de tes bras revêtu

Je partirai confus ému
Par tes bras soutenu
Serrant dans la main
Fermée tel un écrin.
Un morceau de ton cœur.
Enrobé de ta douceur


Je poserai dans tes larmes
Un morceau du mien.
Le reste de son charme
L’Amoureux qui est tien

Quand s’éteindra ma flamme
Quand le temps sera venu
Loin de toi, toi ma Dame 
Alors de tes bras ... dévêtu

J’irai là-bas ma tendre
Au-delà du monde connu,
Où tout est superflu
Où rien n’est à vendre

J’y bâtirai pour nous
Un petit Palais d’Amour 
Nous seuls en aurons la clé
Seuls nos cœurs sauront entrer
Tout y sera très doux
Nous y serons velours

Cette clé de l’infini bonheur
Sera faite des morceaux du cœur
De chacun par l’autre reçu
Réuni en un et plus jamais rompu.

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Une fleur au coeur.

Une fleur au coeur.

 

 

Quand on aime d'amour, il se fait une petite griffe sur le coeur

Dans la petite plaie, une goutte de sang, ... Là se greffe une fleur du jour

Une fleur, que seul, cet amour nouveau peut faire vivre.

 

Aujourd'hui, après avoir tant aimé, et si souvent,

Que de fleurs, j'en ai plein, piquées au coeur. 

Mon coeur devenu jardin de poète, est une ballade florale vivace.

 

A toutes ces fleurs, qui donnent vie à mon coeur, je dédie régulièrement

Soit, une petite larme, pour l'être aimé qui a pris son envol,

Ou une douce pensée, pour celle qui est encore là, vivante en moi.

 

Ainsi nourries, chacune de ces fleurs,

Peut continuer de s'épanouir, pour parfumer, enjoliver,

Et rendre moins sombres, mes jours les plus tristes.

 

 

 

Robert, Tadeusz, Pirschel.

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Petit alexandrin de mots simples

Oui, je voudrais tant, que tendrement, on me dise,
De ces mots, qui en mon âme sont Artémise.
Des mots si beaux et ô combien réconfortant,
J'en voudrais tant et plus et content, mon comptant.
Tant qu'ouïr je peux encore et si fort goutter 
Le bonheur de se les entendre récité,
Ensembles de syllabes fines associées
Qui vibrent en tonalités irisées.

 

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En juin 1974, ma fille....

Elle n'est que tendre bourgeon enfant,
Apparu aux pastels du printemps
Lui déjà loin dans son été fatiguant
A vu beaucoup et de tous les temps.

Elle n'en est qu'à l'ouverture 
Doucement, sa corolle fait parure,
Dévoile des trésors, des traits purs, 
Encense de ses parfums la nature.

 

 

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Un jour je n'écrirai plus

Un jour sera je n’écrirai plus, non pas que l’encre me manquera.

Un jour, peindre je ne pourrai plus, mes pinceaux pourtant seront là.

Me manquera-t-il l’inspiration ? Non ce ne sera pas cela.

Les jolies choses auront-elles disparues, rassurez vous elles seront encore là

Simplement un temps m’a été offert, et mon temps sera échu.

Un temps fini, pour entrer dans l’infini, celui d’un monde jamais raconté.

Le moment de pouvoir vraiment, savoir si Dieu existe au firmament.

J’aurais conduit ma vie au mieux, me serais usé à en être devenu vieux.

Fatigué je pourrais me reposer, et serai couché dans un lit creusé.

Hélas entouré de murs trop serrés, au dessus, dessous et sur les cotés,

Dans une cité aux espaces mesurés, aux gîtes ornés de pierres croisées.

Me sentirai-je à l’étroit, oppressé ?

J’y serai sans lumière sans clarté, l’astre soleil y est là refusé

Verrai-je en façade le chemin gravillonné ?

Entendrais-je ma fille pleurer ses remords de n’avoir pas suivi

Les conseils de son seul « meilleur » ami ?

La voila esseulée, petit bébé que ma main a lâché, et dernière de ma lignée.

Une harpie, à mon papa, l’avait prédit. Je savais, mais sans y accorder crédit.

Un macchabée laisse dit-on ses regrets derrière lui
Ces regrets, sont les cendres de désirs qui n’ont pas pu naître !

 

 

pitaro

 

 

 

 

 

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CANNE MACONNIQUE

Rares sont les occasions de découvrir une véritable canne maçonnique ... Voici ma dernière trouvaille.

Le pommeau classique est en argent massif et monté sur un fût en bois d' "amourette". On y découvre le monogramme "C" et "D" avec une série de symboles maçonniques que les férus déchiffreront ... et partageront peut-être. 

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Un pays pleure agenouillé

Un pays pleure agenouillé

Un pays pleure agenouillé
Demandant charité au frère
D’un cœur meurtri qui bat à peine
Dans la poitrine du tronc blessé.

Si sur notre drapeau est écrit UNION
Alors pourquoi tant de division ?
Tombé à genoux pleure un pays entier
Sous la croute d’une profonde plaie.

Tombé à genoux pleure un pays entier
Et je pleure avec lui, ici, de très très loin,
Il y a des gouttes de mort sur ses joues décharnées…
Homme avec homme se déchirent jusqu’au sang.

C’est le temps des rêves qui meurent
Sur le pavé, dans le sang et les épines,
Milliers d’Abel et milliers de Cain
S’affrontent dans les rues en criant :
« Justice ! Luttons pour votre bien… »

Si sur notre drapeau est écrit UNION 
Pourquoi tant de haine dans ces bustes gloutons,
Qui bourdonnent comme des cassés tambours
Désemplis de toute trace d’amour ?

Ô, mon pays, ne laisse pas tes enfants
Sous ces triques et ces pierres sombrer dans la mort !
Un peu de feu dans l’âtre et un regard aimant
Et tu verras tes fils grandir encore plus forts.

Si sur notre drapeau sera écrit AMOUR
Le mot UNION y sera pour toujours.  

Antonia Iliescu

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Les étoiles reviennent flotter sans s’inquiéter du crépuscule.

 

Dernière épreuve avant que ton regard

 

retombe en flèche dans une réalité qui affame ton sourire.

 

Je trébuche sur les accents de ton nom.

 

Tu me proposes l’écume de tes pensées

 

et j’imagine combien fut long le parcours défendu.

 

Au rythme de tes pensées, une oraison langoureuse.

 

Et pour recommencer une journée, tu t’affubles de vêtements ordinaires,

 

avec une touche de folie pas ordinaire.

 

Au bord de ta peau, je sais que de belles énigmes vont battre

 

comme un cœur remué. 

 

Tailleurs de pierre ou rêveurs au travail, dormez tranquilles,

 

sa beauté évoque les jours où sans fin, la pluie ravit sans toits.

 

Julien Boulier , à Caen le 10 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440442911

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Géants qui de force, taillent les paupières.

 

Un matin ou un soir, les images qui te rattachent

 

au sommeil des sous-sols.

 

Le midi, la fleur qui se dessine sur la table.

 

Des vagues à l’horizon courbent le ciel

 

en reflétant ses couleurs.

 

Tandis que la moisson de l’été parfume les rives,

 

ton visage discrètement circule dans mes rêves.

 

A l’ombre de ton nom, remontant jusqu’à tes épaules,

 

un dessin immobilise ton corps dans un mouvement qui se multiplie.

 

Territoires passifs et figures qui se défont.

 

Toutes les facettes de ta chevelure

 

composent les différents canaux d’une mélodie.

 

Julien Boulier, à Caen, le 10 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440442711 

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Quand on a en soi l’image d’une horloge lumineuse,

 

on peut sans doute traverser une constellation de saisons.

 

Tout de même, une simple pensée fait fuir les aiguilles

 

et on peut attribuer un titre à cet instant.

 

Courir alors en silence et retrouver les mots perdus,

 

refermer dans sa main les paroles retrouvées.

 

Des cercles et des lignes qui s’enchevêtrent ;

 

de quoi, d’ici l’automne,

 

chevaucher minutes et secondes,

 

et s’assoupir pour la nuit.

 

Bientôt l’hiver gelé et la Nature refroidie,

 

les espaces dépeuplés qui franchissent allègrement

 

mediums, aigus, graves et accords imparfaits.

 

Julien Boulier, à Caen, le 10 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440442311 

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Fantaisie : Zazie au musée comme au zoo

12273289263?profile=originalVénus et Vulcain
Atelier de Giulio Pippi, dit Giulio Romano ou Jules Romain (1492 ou 1499-1546)
Tandis que Vulcain va à la forge les putti s’apprêtent à souffler sur les braises.
(musée du Louvre, Paris)

Zut ! Z’étaient une tripotée ces zélés Zérotes ailés zézayait Zazie,
Visitant le musée parisien en zieutant leurs amusants zizis,
Faisant défaisant refaisant les liaisons et zou ! semant la zizanie,
Ainsi qu’un zanni, ou un zwanzeur de mes amis,
Hasardant les âmes des amants désunis au zanzi.
(Un zeste de poésie vénusienne, zazou des arts un peu zutiste à mes heures, zozo médusé je m’extasie Zazie, n’en déplaise aux raseurs. Fi des lazzis des jaseurs, dégoisant tels des érudits en peau de zébi, ma gazille. Et gare au zorille !)
                                                                                                            M. Lanzardière

12273288491?profile=originalGrisailles de Piat Joseph Sauvage (1744-1818)
(palais de Compiègne, Oise)

Extrait d’une note sur les Erotes d’un billet à venir « Les Amours et les hommes. » En attendant, vous aurez peut-être plaisir à lire mon dernier billet, passé quelque peu inaperçu en cette période caniculaire :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/les-ailes-du-d-sir-ou-ma-r-v-rence-v-nus-aphrodite-7-7

J’ai aussi pris licence d’accorder zorille au masculin. Zéro de conduite !

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La fin de l'été



Comme une révélation soudaine une brise de vent a chassé l'été.

Un souffle qui penche les branches et rafraîchit l'air
Bascule l'esprit vers quelques gros nuages
Qui cachent désormais un soleil ardent.

Au loin des bruits familiers annoncent la rentrée ;
Les cahiers de vacances sont rangés,
Les poches se vident de sable,
Pelles et seaux cessent leurs allées et venues.

Les arbres tourmentés montrent des fruits massacrés,
Le grand tapis jauni brûlé attend la pluie,
Les fleurs meurtries crient encore des couleurs
Mais ne sourient plus comme au début de l'été.

Et derrière tout ce monde brûlé qui s'agite et attend,
Une force se prépare à tout balayer ,
Telle une lumière aveuglante au profond de la chair
Grondant avec l'orage qui ne tarde plus maintenant.

La lumière, la voilà, aussi féroce qu'était la sécheresse.
Dans la nuit noire elle déchire les rideaux et les murs,
Entrecoupée de trombes d'eau et d'arbres qui gémissent,
Elle éclaire le jardin comme si c'était le jour.

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Une couverture simple sur laquelle une photographie noir et blanc, légèrement floutée, fait apparaître un loup.

J’adore l’anima12273288270?profile=originall, la photo lui rend astucieusement hommage en nous offrant un premier chapitre, un chapitre visuel.

« Joël Mespoulède » avait sollicité à son éditeur, « Chloé des Lys » de m’envoyer son roman « Faune Sauvage ». 

Après bien des péripéties le livre fut déposé dans ma boite aux lettres par un facteur épuisé. Le pauvre, obligé de gravir la pente abrupte qui mène à ma demeure j’avoue que ce n’est pas un cadeau. Vite, vite, un verre d’eau pour ce courageux qui volontairement délaisse sa voiture à l’entrée du village à l’opposé de tant de comportements adeptes du réchauffement climatique. Que voulez-vous, l’effort c’est pour les autres, rarement pour soi.

« Faune Sauvage » est un roman que j’ai dévoré avec avidité. L’histoire est joliment amenée et les protagonistes même s’ils se détestent parfois, dardent la vie de petites pointes d’humour.

Le roman de « Joël Mespoulède » nous offre beaucoup plus qu’un simple récit. C’est un transbordement au sein d’une communauté dans laquelle s’affrontent différents regards. Les intérêts et les passions de chacun peuvent à tout instant faire basculer l’intrigue. 12273288657?profile=original

Un photographe animalier traque un vieux mouflon en parcourant en toutes saisons les flancs de ses montagnes natales. Un homme, la nature, la solitude et le jeu de « qui est le plus malin »entre le photographe et l’animal, sont portés par des mots éthérés, agréablement choisis.

Relation de tendresse échangée par les angles d’un triangle (notre traqueur d’image, sa compagne et la fille de cette dernière), permet d’approcher le sérieux avec une pointe de légèreté.

Pas de lourdeur, juste les sentiments et l’impression qu’entre ces trois-là s’est formée une relation « fusion ». Évidemment, il y a les méchants, ceux qui rêvent de trophées et possèdent de l’argent. On peut être idéaliste, pour vivre, impossible d’ignorer le système, car si le photographe désire vendre son travail, la nécessité de dégoter acheteur ou si l’on a plus de chance un mécène est bien réelle. Que le destin s’en mêle et il vous portera peut-être à fréquenter la gloire.

Yes, bingo, le millionnaire intéressé par les œuvres de notre héros se présente en compagnie de son épouse. Malheur, la dame est chasseresse.

Stop ! Je vous laisse en découverte.

Ce qui est intéressant quand on plonge dans un roman c’est de se laisser porter par une écriture habilement construite. Il n’y a pas de secret, pour reconnaître une certaine qualité de plume on écoute son subconscient. Trembler de froid sur les sommets enneigés que décrit l’auteur alors que la canicule vous oblige à vous abriter de la morsure d’un soleil agressif me semble un signe positif. Porter son empathie, râler sur l’idiot, hurler quand le chasseur se saisit de son arme, oui je crois pouvoir affirmer que « Faune Sauvage » possède énormément de qualités. Autre symptôme, ouvrir le livre et ne plus vouloir le lâcher. Que puis-je ajouter de plus ? L’auteur, « Joël Mespoulède » vit actuellement dans le Languedoc. Voici qui suscite mon intérêt, car je ne suis pas certain que la neige fasse partie du quotidien de ces régions reconnues pour les parfums de son vin et le chant de son accent.

Je vous avoue avoir hâte de rencontrer l’auteur pour une interview. Rendez-vous est pris pour le mois de septembre et puisque nous ne sommes pas trop loin de Béziers nous profiterons de l’occasion pour inviter la chroniqueuse « Virginie Rouquette » de Radio Ciel bleu. Vous la connaissez peut-être, c’est elle qui parle de littérature avec des étoiles dans les yeux.

J’ajouterai néanmoins ce petit bémol, mais que l’auteur se rassure, il n’est en rien responsable de ce qui va suivre.

Bien que je connaisse pas mal d’auteurs édités chez Chloé des Lys, auteurs talentueux que je salue et qui nombreux sont d’agréables compagnies, je ne comprends pas comment au 21e siècle on peut encore éditer des ouvrages d’aussi piètre qualité. J’ai pour habitude de respecter les livres que je lis et pourtant, après une première lecture, voici que le « bouquin » perd de sa superbe. Couverture qui se décolle, photo du premier de couverture pâlie par le soleil du midi et rayée après quelques instants, c’est décevant.

Les prix ne correspondent pas à la moyenne du marché, au contraire, et cette politique est avant tout préjudiciable à l’auteur. L’éditeur prend sa marche bénéficiaire, c’est normal, ensuite si l’auteur est accepté en librairie il laissera généralement 30% sur le prix de vente (je vous passe les frais de déplacement pour les salons et séances dédicace). Sur un marché surpeuplé dans lequel il devient difficile de trouver sa place, ce n’est pas en gonflant les prix que les écrits auront une chance d’être découverts en dehors des cercles familiaux. Si vous ajouter le facteur « manque de qualité », l’auteur subit un préjudice.

Chacun est libre de ses choix, cependant je ne suis pas certain que les écrivains possèdent réellement ce choix. Un livre représente des heures de travail. Après plusieurs mois, des années quelquefois, l’écrivain se lance à la recherche d’un éditeur. Le chemin est difficile et les espoirs sont grands. Certains éditeurs le savent et jouent sur cet espoir. J’ai déjà parlé de ce problème avec les responsables de "Chloé des Lys" mais il semble que la surdité fasse parfois des ravages dans le monde de l’édition. Profitons de ce billet pour saluer « Chloé des Lys Collection » né grâce à l'initiative de la romancière Christine Brunet. "Chloé des Lys Collection" & "Christine" méritent le respect et à mon humble avis, la maison "Mère" devrait en tirer des leçons.  Ceci écrit, ce n'est jamais qu'un avis parmi tant d'autres...

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Nos perles de verre

À l’heure
où la lumière deviendra
précieuse
nous irons dans le jardin

nous partagerons
les perles de verre
transparentes
de nos silences

les yeux dans les yeux
main dans la main

Martine Rouhart

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Mon refus de me retourner

Songerie

Une habitude sort gagnante.

Je ne tente plus d'essayer,

Par miracle de l'enrayer.

De la surveiller me contente.

 Elle me prive de choisir

Ce qui peut sembler préférable.

Agir est parfois souhaitable,

Contempler cause du plaisir.

 Mon vieillissement me rend sage,

Ne me prive pas du désir

De chercher à me divertir.

J'accueille de constants présages.

 

Il m'est possible d'avancer

En éloignant de moi l'envie

De me retourner, alanguie,

Vers mes amours du temps passé.

 

9 août 2018

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GRATITUDE...

Comme un saphir cerclé de diamants

Par ce beau soir d'été le ciel étincelle

Et dans les yeux noirs de ton bel amant

Doucement s'est perdu ton cœur rebelle!

Tel un Zéphire doux et fort à la fois

Qui offre à la peau plaisir et fraîcheur

Une frénésie s'est emparée de toi

La nuit complice partage ta langueur...

Et tu garderas longtemps en ton âme

La magie d'une nuit bleue en Provence

Et ces quelques moments plein de charme

A la hauteur de ta folle espérance!

J.G.

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Musique savoureuse et lent sifflement dans la courbe du rocher.

 

Nous marchons dans un tumulte qui se détache

 

au bout d’un songe dévêtu.

 

Le lichen se cache sous une multitude engorgée.

 

Voici le théâtre et ses étranges personnages

 

qui choisissent un instant le bras d’une créature contemplant les costumes.

 

L’effet dépasse nettement le simple cérémonial

 

et les balancements des comédiens aveuglent un instant

 

nos yeux agrandis.

 

Surtout, les vibrations du sol sous-tendent

 

l’intériorité d’amers gémissements qui frappent le sol.

 

J’aime les textures où tu me perds.

 

Julien Boulier, à Mondeville, le 09 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre  3440417711

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Ce qui viendra, c’est le silence,

 

posé sur les blessures des arbres parchemins.

 

Viennent les rumeurs, le son de la douleur,

 

et le chant du jasmin se mêle aux chœurs qui fredonnent.

 

Toujours ton corps regarde l’eau.

 

Il voit de loin nos entretiens suspendus.

 

Vibrant socle qui nous précipite lentement

 

sous les ailes des nuages.

 

La houle et toutes les couleurs de la pierre

 

tirent le visage vers un perpétuel rivage.

 

Confondus sous les eaux dormantes,

 

nous nous souvenons des impossibles déchirements.

 

Sur terre, le vent réclame et les vagues s’effacent.

 

Julien Boulier, à Mondeville, le 09 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440417611

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La gardienne


Il ne quittera pas une seconde fois
le corps de cette femme qui l'avait mis au monde.

Pénétrée d'allégresse, attendant sa venue,
elle essayait de deviner s'il serait beau.

Ses voeux furent comblés, son enfant fut superbe.
Intelligent et tendre, il la protégerait.

Il avait eu quinze ans. Premier jour des vacances,
il jouait dans les vagues. Un courant l'emporta.

Sa mère est devenue gardienne de son âme.

22/1/1996

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L’image d’une journée remplie

 

de fenêtres ouvertes sur la pluie.

 

Une pluie d’orage.

 

S’éparpillent alors les minutes sensibles.

 

Rivières et chemins sur un sol vertigineux.

 

Rouges fougères.

 

Nous montions sur le reflet du miroir

 

comme un regard perdu en divers points de nos mémoires.

 

L’idée que vienne alors l’idéal d’une vie aux heures abouties,

 

traverse la prose d’albâtre

 

à travers l’épaisseur d’un brouillard qui se dissipe.

 

A Mondeville

 

Le 07 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440381911

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