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Le non retour

 

Un faible courant d'énergie

Me tire de la somnolence

Où me fit sombrer le silence.

Elle me maintint engourdie.

 

J'ouvre les yeux à lumière.

Rien ne se passe d'étonnant.

Dans l'immense tableau vivant,

La vie s'écoule coutumière.

 

Quand le décor reste figé,

Sans charmantes métamorphoses,

Mon être affaibli se repose,

De nul ennui n'est affligé.

 

Or s'affaiblit, de jour en jour,

La force me gardant en vie.

Dans un va et vient, je survis.

Jamais  ne pense au non retour.

 

26 juillet 2018

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Au-dessus des nuages

Après l’intimité de la nuit
me voilà à peu près debout
mais cela ne suffit pas
il reste à marcher
en pensée
dans le soleil incliné
jusqu’au-dessus des nuages
pour que la vie
soit plus belle
que simplement la vie

Martine Rouhart

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TOI L'OISEAU...

Toi l'oiseau qui sans relâche flirte avec le ciel

As-tu dans ton plumage le goût de l'éternel?

Et lorsque tout en douceur s'élève ton chant

Résonne-t-il comme un hommage à un Dieu vivant?

Lorsque tes ailes frémissent caressées par l'été

Mélange subtil de soleil et de vent léger

Ta tête si fragile et ton corps ne font qu'un

Et en parfaite osmose se livrent à l'embrun.

Toi l'oiseau, toi qui fait rêver nos cœurs d'enfants

As-tu sur ta route croisé quelques revenants?

Et t'ont-ils soulagé, adressé un sourire

Et glissé que là-haut, enfin la joie respire...

Crois-tu qu'en les frôlant dans un doux bruissement

De tes ailes malicieuses et combien prometteuses

Ils sentiront couler au creux de leur néant

Toute la mélancolie de nos cœurs trop aimants?

J.G.

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12273288490?profile=originalRien de tel qu’un « Polar » pour agrémenter une journée sous le soleil du Midi de la France. 

Après plusieurs jours de travail intense, je me suis permis de m’offrir une récompense bien méritée.  Pas de remord, une fois n’est pas coutume, je me saisis du roman de Dominique Edler avant de me diriger vers Narbonne Plage.  Envie de fainéantise, je n’avais d’autre intention que de me coucher sur le sable.  Petite place à l’ombre, inutile de chercher le silence, ce dernier devient rare lorsque les vacances sont de saison.  Je me demande par ailleurs ce qui pousse les humains à hurler plus que de raison lorsqu’ils se sentent heureux.  Est-ce que le respect des autres ne fait plus partie de nos civilisations ?  Sérieusement, je me pose la question.

Narbonne Plage en compagnie d'un romans de Dominique Edler, la journée répondra-t-elle à mes attentes ?

Qui est donc cet auteur qui semble grimper vers un probable succès ?

Dominique Edler est né en 1951 à Bar-sur-Aube. Ancien enseignant, animateur radio (hm, hm), puis employé, il écrit depuis plus de trente ans. Auteur de plus d'une centaine de nouvelles de genres très divers: policières, satiriques, fantastiques et de Science-Fiction, genres divers, non publiés.

Il faudra attendre 2010 pour qu’un éditeur s’intéresse à l’écrivain.  Un an plus tard, le premier opus des enquêtes de Didier Rouque, un privé téméraire, est publié aux Éditions « Le Pythagore »12273289694?profile=original

Le livre que j’ai entre les mains porte le titre de « Le privé sans visage ».  Livre d’actualité puisque la coupe du monde de football vient d’éteindre ses projecteurs, ne soyez pas impatient, vous allez comprendre.

Une jeune femme est poursuivie.  Désespérée, elle quitte sa voiture et vêtue comme si elle se rendait à un rendez-vous mondain, gravit la montagne pour finalement tomber nez à nez avec le privé préféré de l’auteur.  Rapidement, elle dévoile qu’elle possède une copie de tous les dossiers « secrets » de la FIFA.  Une bombe qui risque d’éclabousser pas mal de monde, et nul ne s'étonnera de la présence de tueurs motivés qui lui colle au train, l’arrière de préférence.  Heureusement pour notre héroïne et pour l'auteur, les chasseurs se montrent particulièrement maladroits.

Lecteurs, accrochez-vous, l’aventure est lancée et si vous manquez de souffle, il faudra vous y faire, l’auteur ne vous laissera aucun instant de répit. 

Tant pis pour les coups de soleil, j’en suis arrivé à oublier le tube de crème solaire et preuve qu’un roman policier peut être captivant, je n’ai glissé aucun regard vers les monokinis qui entourent l’emplacement de mon parasol.

Restons honnêtes, nous ne sommes pas en présence de l’œuvre de Victor Hugo, mais qu’à cela ne tienne, ce n’est pas non plus le but recherché.  12273289479?profile=original

Dominique Edler possède le talent des narrateurs à suspens.  Mélange de Simenon et peut-être d’Henry Verne il ne prend pas le lecteur par-dessus la jambe, bien au contraire.  

Le récit est documenté.  Il nous offre le plaisir des voyages au cœur de villes et villages et décrit ces derniers avec le sens du détail sans toutefois s'appesantir sur de trop lourdes descriptions.  Le lecteur s'en trouve ravi.  Je reste persuadé que certaines régions devraient récompenser ce genre de  roman pour, par leurs écrits, les avoir mis en exergue.  Jolie balade touristique menée tambour battant, car ne l’oublions pas, les méchants sont à la poursuite de la cliente de notre privé qui, ne gâtons pas notre plaisir, semble jolie (la cliente, pas le privé).  Au diable les fausses pudibonderies, osons reconnaître que nous aimons la beauté quand elle se présente...   À propos de beautés, amateurs de voitures, régalez-vous.

En résumé, la journée s’est éteinte sans que je m’en aperçoive.  La plage était déserte, le vent s’était levé et la dernière page me fit promettre de me jeter sur le prochain roman de Dominique Edler. 

S’attaquer à la FIFA en pleine coupe du monde, il fallait l’oser.

Petit coup de chapeau à la maison d’édition « Le Pythagore ».  Le livre est agréable à tenir, le papier de qualité et le prix plus que démocratique. 

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CETTE OBSCURE CLARTÉ QUI TOMBE DES ÉTOILES

12273290287?profile=original
Je demande pardon à la vie
quand le doute m’éloigne du merveilleux.
 
Je demande pardon à la vie 
quand mon bel enthousiasme 
ressemble à un soufflé refroidi.
Je demande pardon à la vie
d’oublier la rose, le bleuet, le coquelicot
et la douceur du tout premier rayon
qui vient caresser mon visage.
 
Je demande pardon à la vie 
quand l’odeur du pain grillé 
ne me fait pas bondir 
hors du lit, au petit matin,
avec un appétit d’ogresse.
 
Je demande pardon à la vie 
quand le chuintement de la Bialetti 
n’appelle plus vers moi, 
le doigt pointé du monsieur à la moustache,
en invitation, à déguster
le meilleur café torréfié du monde.
 
Je demande pardon à la vie 
quand perdue dans des chimères, 
je cède au facile chant des sirènes
et me laisse charmer en discount
par des promesses de bonheur en boîte
et réveils en gueule de bois.
 
Je dis merci à la vie 
quand elle se rappelle à moi 
en des riens délicieux
pour l’aimer encore, 
quand je me sens trahie 
et qu’elle me semble amère, 
et de l’aimer toujours 
d’une foi aveugle, absurde et rassurante,
certaine que, dans une heure ou demain, 
un miracle ordinaire viendra me cueillir 
pour en célébrer la beauté lumineuse.
 
(Je demande pardon à l’écriture,
pour les anaphores un peu légères 
et à Racine pour l'emprunt de l’oxymore …)
 
Pascale Landriq
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Ma solitude

 

Alternent l'ombre et la brillance.

D'imprévisibles changements

Se font inévitablement,

Durant le cours de l'existence.

 

Je fus longtemps fort enjouée

Trouvais le moyen d'être heureuse,

Aimais me sentir amoureuse.

À l'espérance était vouée.

 

J'avais tenu pour certitude,

Après de persistants efforts,

Que je vivrais dans le confort,

Pouvant choisir mes habitudes.

 

Or décide la providence,

     N'existent plus ceux que j'aimais.

L'oubli enferme les regrets,

De la colère me dispense.

 

24 juillet 2018

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Une innocente pensée

 

Dans le silence de l'instant,

Suis immergée dans la tendresse,

Reçois un courant d'allégresse

Vais-je retrouver mon allant?

 

L'énergie, me rendant active,

S'est affaiblie normalement.

Or désormais, fort fréquemment,

N'ai que le choix d'être pensive.

 

Certes j'existe comme si

Ne cesserait mon existence,

Or je subis les exigences

De mon corps et de mon esprit.

 

Se pourrait-il que par magie

S'active en moi l'exubérance?

Elle créait une ambiance

Rendant savoureuse ma vie.

 

23 juillet 2018

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La toile

Toile blanche, tu m'attires et m'inquiètes à la fois,
Saurais-je te donner, ce qu'il y a en moi ?
Visages, émotions du monde qui m'entoure,
Source intarissable de révolte et d'amour.

Chaque vie est unique et tout parcours aussi,
Mes pinceaux et mes mains se lancent un défi,
Ne surtout pas trahir l'âme aperçue d'un enfant,
D'un homme ou d'une femme, captée un court instant.

Les droits de l'homme nous ont tous déclaré égaux,
Intention très louable, utopique tableau,
Quand des milliers se meurent en n'ayant rien vécu
Qu'une triste misère, d'autres dorment repus.

Je n'ai aucun pouvoir, Messieurs qu'on nomme Grands,
Sinon la liberté de peindre tous ces gents,
Qu'ils soient bruns, noirs ou blancs, au fond qu'importe peu,
Prenons quelques instants pour les regarder mieux.

Toile blanche, tu m'appelles et me suggères encore,
L'énigme d'un regard ou la beauté d'un corps,
Déposer la lumière qui perle au bord des cils,
Ou creusant des rides ... cela importe t'-il ?

Danielle Bellefroid

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Un message troublant

À Jacques

 

Certains messages nous surprennent

En nous apportant du plaisir.

Or d'autres causent de la peine,

On souhaite s'en dessaisir.

 

Tu me confies, sereinement,

Que tu prépares ton voyage,

Pensant qu'il ne serait pas sage

De tout laisser à l'avenant.

 

Ton aveu me laisse troublée.

Tu accueilles l'idée d'urgence

Qui te paraît une évidence.

Sans bagages, faut s'en aller.

 

C'est le départ de ceux que j'aime

Que je ne peux envisager.

Ô que le temps garde inchangées

Ton ardeur et ta foi suprêmes.

 

21 juillet 2018

 

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L'infini

L' INFINI

Je l’ai trouvé la clef des nuits 
Ce fut l’échappée belle de ma vie 
Ce l’est toujours en lumière pleine ,provocante, flamboyante 
Cette fois j’aborde la « chose » avec pour seule lueur l’obscurité commode d’un minuit 
Je suis apaisée autant qu’il est vrai que ma naissance ne fut pas le fruit du hasard 
Depuis, j’insiste à phrases comptées sur le pourquoi de ma singularité 
Dotée pour seul héritage d’une sensibilité extravagante 
Cela me poussera à ouvrir bien des portes 
A œuvrer en audaces pour mon bon plaisir 
A raboter bien des angles jusqu'à ce que tombe au sol la poussière usée des adieux 
Bien que pour cette fois, "peinarde" toute colère sabrée 
Je me souviens ,le sourire en coin, un soir lorsque pendant l’acte d’aimer 
Ma présence ou mon absence aurait pu passer inaperçue 
J’aurais pu être un corps ou un autre corps, un trou ou un autre trou 
L’amour était mort 
Fraîchement endeuillée par l’ultime voyage de mon frère 
J’ai tout quitté 
Je ne serai plus jamais le pantin de turpitudes d’un mâle égoïste 
Encore moins la compagne d’un misogyne soumis 
Mais non plus l’épouse d’un misanthrope lâche et avare 
Je ne serai jamais un corps à la place d’un autre corps 
Un trou à la place d’un autre trou 
Je cultiverai jusqu’au moindre pli ma singularité pendant que d’autres cultiverons leurs potagers 
Au pire s’il le fallait, je choisirai à mon cœur défendant 
Un tortionnaire quinqua sexa et torturé 
Parce que, qui ne l’est me jette un pavé au visage 
-Mois de Mai de l an "secret"
Le glissement sec de la tirette retentissait dans ma tête du même écho que le cri d’un orgasme déchiré prudemment 
Mes hurlements enfuis tout pareil au lâcher les amarres d’une flotte toute en avant lors d’une tourmente entre deux continents 
Ce souvenir amer, si difficile à anéantir a trouvé demeure perpétuelle dans ma mémoire
Ce manque a transcendé mon âme 
Tout commence par le non choix 
En dedans en deçà en delà du cheminement implacable d’une fin de vie 
Son visage argenté saisit par la lumière d’une morgue aseptisée 
N’avait plus de nom, Je n’étais plus rien 
Je refusais de reconnaître cette effigie grimaçante par une ultime souffrance 
Le poison a pris toute la place 
Je convertirai son décès en heures illimitées que je passerai à me rappeler 
Dus -ai- je en rajouter en dansant le " jerk "au travers les flammes de ma crémation 
Pendant que mes fidèles pleureront

Chantyne

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s'il me reste du temps ou Barbara

S’il me reste du temps ou Barbara 
Nous camperons sous l’arbre 
Planté jadis un matin d’automne des mains de Charles « petite frappe »
Nous dormirons à même la paille 
Éclairée par une lune tamise 
L 'homme décrépi en poussière depuis longtemps
Ne nous a pas laissé son coffre rempli d’argent 
C’est moche c’est égoïste « egoaste » qu’il fut 
Cette nuit je ne suis pas descendue sur la place
Saluer une fois de plus les bons vœux d’une tribu de faux derges 
Non je ne peux plus !
J’ai préféré de loin avaler mon breuvage ambiance huitre et coquillages 
Assise au bar des âmes perdues 
Jambes croisées fuselées par la grâce de Mister « Nike »
Immobiles toutes deux, ombres exquises du musée de la vie 
L’air innocent je me salue bien bas dans le miroir d’en face 
Les « en cire » laissent enfin tombées leurs armures 
Sur le pavé rénové pour le passage des camions 
De vodka en crises nerveuses j’ai décapité ton nom 
Rebaptisé l’amour en désir ça change de l’éternel « soupir »
Lorsqu’il n’y a plus rien à dire 
J’ai lavé ma peau à l’eau de Bruxelles 
Enveloppé mon corps d’une huile essentielle 
Ramenée toute fraiche d’une île lointaine 
Cette nuit là je ne fus rien 
Juste après l’orage 
Tes particules sont décédées 
En senteurs en jets d’eau de pleurs 
Dans mon verre flottait la grenouille Barbara 
Celle de mon enfance que j’avais trouvée au lac des enfants noyés
Gardons le doute bien au chaud 
Les fripons petits coquins souffreteux le savent bien 
Se taire, écouter crever 
Bizarrerie que de s’enticher d’un primate sans poil à la patte 
Triompherais-je l’espace qui m’est aparté 
« Musiqu ‘on » le fil de la vie
Qu’est ce que ça peut foutre si ça parait joli 
S’il me reste du temps 
Pour réparer mes fautes 
Pour oublier les vôtres 
En campagne en voyage 
Sous l’averse en bagages 
En sourire en maquillage
Reprendre mon souffle inconsciemment 
Ecrire les mots en mode saccade
Crier qu’ils sont beaux 
Que ça pourrait vous semblez « con » 
Qu’ils se confondent aux millions d’oiseaux
« Birdy » me revoilà jolie 
Référencer ma propre image
Aller sans gêne pisser au plus près rivage 
Entre ciel et terre abîmée
Volte face je choisis le désert
J’associerai mon âme « à la valse fatale » 
Au mirage vide 
En mémoire de « tous ceux » 
Dont la passion s’est défaite 
Tous ardemment les uns après les autres décédés 
S’il me reste du temps
Chantyne

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Alléluia de haut en bas

Alléluia de haut en bas

Tant de fois on se crie
Je me meurs 
Mère, délivrez-moi de ce calvaire
Où je me désagrège en poussière de votre peau
J’irais me fondre en vous plutôt que de naître à nouveau
Regardez ce que vous avez fait de moi
Une orpheline une sans amour
Une « chauffarde » tueuse de mouches et de chats écorchés
Sainte « Funny » pour vous servir … 
Le son du solfège à l’avant d’un bateau
A ces heures berce mes humeurs
Pour lui je danse nue « Sacrilège »
Je’ hume le vent et la tempête
Il me galope sous l’échine
Problème épineux
Que vais-je manger ? Je n’aime pas les sardines 
La vie déverse et me renverse bercée de bras en bras
Ah non pas ceux-là ! Je m’insurge !
Les autres …
J’avance de turbulences en vagues bleues
Sous des soleils, sous des grisâtres
Je me remets à aimer la couleur blanchâtre de la fragilité
Goûter à nouveau la saveur des choses
Enfourcher le vélo à « défauts »…? 
Me griser du parfum des fleurs
Me rendre à l’évidence que oui la rose
Papillonner à tâtons
Aux alentours des gerbes coupées
Piquant du nez de nos vases épais
Rire et non douter 
Du tourbillon des mensonges
De mots en promesses
D’illusions en caresses
D’éternel à jamais
Pointer du doigt son allégresse
S’enivrer de la ronde incessante des amours effleurés
Jusqu’à parfois ne plus parler
Quitter tout pour aller jusqu’au bout
J’éviterais le « victimisme »
A pied, à cheval, en Cadillac
J’atteindrais l’illusion arrivée à son paroxysme
Je m’appelle Miss Egocentrisme
Je crierais au scandale le gaspillage sexuel des âmes perdues
Je blâmerais les mères inefficaces
Qui pleurent des litres sous les embrasses en vendant leurs vertus
Les mères « boostées à l’an d’or fine »
Les acariâtres, les » assumptates », les assassines
Je vis comme si le temps me presse
La fin d’un été caniculaire qu’est ma vie
L’amour, les plaisirs, le coffre a souvenirs
De l’expérience, mon grenier en déborde
Les combles se plaignent et ne supportent 
Oui je sais c’est inouï
A l’image des catacombes
Ce matin me voilà ressuscitée pourtant
Mon miroir me voit encore belle à faire baver
Les bouledogues les schtroumfs les surdoués
Les persuadés de l’ignorance
Les apocalyptiques de l’amour fatal
Les ressuscités de l’ombre
Les Maestro abonnés à la coco
Il suffit! Le venin craché sous la table
Ma langue est douce mon sang est chaud
L’horizon se dégage enfin limpide après tant d’adieux
Qu’il me plait à dire
Que vivre seule c’est encore mieux. 
Chantyne

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Prudentia

Prudentia
Accroche toi mon vieux
A la pudeur exquise parée par toi en frusques immondes
Souris à la beauté à la douceur 
Il vaut mieux pour toi d’essayer 
S’il te reste un Dieu qu’il te soit le bonheur 
Puisque seul l’alcool comme une armée délivre 
Ton cœur tendu tel un tambour agonise sous les battements 
Tamtam ton trouillomètre réglé au max 
La petite fadette ainsi née et morte sous la plume d’un ami 
Penses tu certaine fois à ta fille
Blonde faite de feu et de lumière laquelle malgré toi t’emportes
Te voilà sanctifié saltimbanque l’invité des jours fériés 
Enfin roi du podium 
Celui des noces imaginaires 
Celui qu’on fête un 1er en hiver
Celui des voix qui croassent 
Une petite envergure aux rayons soldes claires obscures 
Caleçon ligné prisonnier de « tes couilles »
Tu n’auras pas ma chair, JAMAIS !
Arrêt sur un cri strident 
Essais ridicules 
A coup de lamentables coups dans l’eau 
Je te prénomme le fou «Rigolo » 
Le veux-tu 
C’est sérieux pour cette fois 
Tu as plus de malice qu’un copié collé de l’ami « saint vice »
Accroche toi mon vieux a la pudeur 
Avant l’arrêt de ton « Tamtam «
Ça chamboulerait tes plans 
Ding dong ding dong ding dong 
La chute en avant 
Glou glou 
Mes hommages aux âmes perdues 
Chantyne

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Coccinelle demoiselle

Coccinelle demoiselle …. Bêtes à bon Dieu

Passer la vie pas à pas 
Presque chaque dimanche poussée sous l’emprise d’une joie aveugle 
Conduite et déposée devant le portail par un chauffeur sans nom 
Je venais fleurir le souvenir jusqu'à sous la pierre
Du bout des doigts envolée la semence de tout espoir 
Emplie par une idée plus que folle que ta vie reprenne 
Quelques allées tranquilles de silhouettes raides et douloureuses avançaient sans mot dire 
Quelques nuques en cheveux en chapeaux repliées sur des corps sans âge en peau couleur de muraille soubresautaient et se mouchaient en dehors des cols de manteaux 
Moi si seule calme le regard avisé 
Le visage caché par mes lunettes X and Co 
Menue consolante sous l’aile de mon chagrin 
Je savais déjà
Je savais déjà que l’Absence ne passe 
J’insiste messieurs mesdames les jurés je confirme puisque étant le témoin capital 
L’Absence ne vous quitte jamais 
L’Absence un énième sens auquel j’ai gouté trop tôt 
L’Absence prends certain soir toute la place 
L’Absence à gorge déployée assouvira malgré vous sa soif 
Etiolée par elle duo jouant de mes séquelles 
Nous sommes à présent complices complotant 
Elle et moi on se fout de ma gueule à l’envers 
Mes yeux en vert en rouge en noir 
Elle et moi on se fout de mon impudeur 
En string a poil ou rien « trash » 
Oui j’arrache le venin des bouches faméliques de médisance 
Miam miam colportent les cloportes à mon encontre 
Histoire d’oublier en 7 tours de langue leurs vies misérables 
Je marche à pas nus de princesse abimée dans ton ombre blanche
Si grande masculine immaculée par une nuit blanche qui nous faisait la fête 
Aux heures crépusculaires de ce début d’hiver 2004
Dans le domaine ou j’étais arrivée 
Toutes les fenêtres aux volets rouges m’attendaient 
C’est accueillant une fenêtre
Ça s’ouvre ça se ferme ça ressemble au vol des coccinelles.
Chantyne

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Le puits

Le puits 
J ignorais la présence d’un puits logé derrière la maison du sous bois 
Le puits secret de ma mère 
Dont le fond était sombre asséché de tant d’années écoulées 
je m'invite à m’allonger sous l’ombre d’un saule au feuillage vert j’espère 
Je ne savais pas lire à l’époque bien révolue depuis 
Les quelques lettres gravées à la pierre 
Entre et en dehors d’un dessin amputé de sa chaleur 
Qui devait sa ressemblance a ce qu’on nomme un cœur 
Signé et persisté du prénom de ces amants 
Les beaux les autres Lefranc le truand 
Je cherchais vainement le mien comme si j’eus compté pour elle 
Claudiquant du pied droit car blessé en passant les fils barbelés du domaine
J’approchais dans son histoire
Telle une voleuse prête a commettre son larcin 
L’herbe fraîche entre mes pieds soulage ma douleur 
Je respire la nature me pose un moment pour terminer de boire mon vin jusqu'à la lie 
Je n’en crois pas mon œil
Par soucis d’oublier des détails je poursuis ma recherche 
Portant la coupe a la Jeanne narguant un port de tête bien mis 
Si lasse pourtant je me réchauffe 
Sous le floue des flammes avides de bois 
Que Santiago l'homme qui m’accompagnait avait allumé 
Qu’il n’eut aucun mal s’il l’avait voulu de cramer mes 50kg de chair 
Qu’il eut bien fait de m’arracher « il cuore »
Qu’il eut été vain de me débattre 
J’arrive avec peine à comprendre la trame 
Abandonner peut-être l’histoire du moins ce qu'il en reste 
Quant au puits si vieux si sec si laid 
Si bien caché derrière la clairière 
En forêt noire 
Il reste pour moi un grand mystère 
Chantyne

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Oublier

Oublier
Je promène ma peau sans artifice pour cette fois 
Par les rues tranquilles d’un London passé 
Par une heure indéfinissable entre chiens et loups 
Il m’est revenu me martelant le crâne 
Me figeant des idées noires et pleines 
Tel le bossu tordu insistant l’amitié de la belle dame 
« L’oubli » est là souriant à grandes dents 
Griffant des doigts le drap de soie blanche 
Ornement nuptial et dernier d'une paillasse provisoire 
Je m’en souviens comme un dimanche morne 
De ceux lorsque tôt levée je suivais les nones en tchador pour aller prier 
Prise parfois d’un rire nerveux je finissais trempée mes deux couettes blondes dans une bassine de zinc 
Balancée tête en avant sous la force menaçante de mains éducatives 
Non pas bénie mais glacée comme l’antarctique l’eau des punitions 
C’est comme ça que l’on console les enfants en mal de mère 
Chez les Miss prières 
Il m’est revenu ce cauchemar avec insistance et précision « Baume et Merci »
Je suis trop tourmentée pour m’accorder l’oubli 
Il ose la prestance d’un leader 
Il ose me narguer en tout bien tout honneur
Il me susurre « même pas peur »
Abrutie dans ma camisole de forcenée 
Je me dis tout haut tout bas sans jamais le dire vraiment 
Quelle importance j’écris 
Chantyne

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Une petite momie

Une petite momie

Je déambule le pas méfiant
Le destin a frappé 
Parfois clément aujourd’hui sévère 
La vie ressemble à un enfer 
C’est commun à tous l’enfer 
Lorsque le drame tombe
Je le vois en flammes venues de la terre
Le ventre en peur j’évolue paniquée
Je connais la peur 
La peur c’est le ventre coupé en deux 
Pantin creusé plié crevé
L’écho de mon cri déchire la nuit 
Les dalles noires moi toute blanche faisons une harmonie 
Chorégraphie macabre musique et son a capela 
J’ajuste la cadence 
Souris des villes souris des morgues 
Pas questions qu’ils sachent que je suis là 
Paparazzo paparazzi les papas
Qu’ils sont interminables les couloirs muets des hôpitaux
Je suis aux « Grands brûlés »
Les murs salis bardés de fissures colorées 
Courent les blessures du sol au plafond 
« Il court il court le furet …. » 
Ils ont imités les « boyaux » 
Dessinés en nombre des oiseaux
Je m’effondre fatiguée 
Puis soudain saisie par mon image 
Que me renvoient les carreaux sans pitié une nuit d’hiver 
De l’autre coté il pleut sur mon visage 
De mémoire de Chantyne à l’instant même j’ai tout oublié 
Je me retrouve assise sans air particulier j’écoute
Vert bleue comme mes yeux sont les tabliers des bouches qui expliquent 
J’acquiesce de la tête surtout ne pas parler 
Je suis l’élève attentive 
« VITRIOL , mort, peut être, grave, coma, plus jamais »
Je suis accablée je m’absente du drame
Figée dans le déni, je repose ma vie 
J’émerge pendant que 
Sinon je meurs aussi
ASSASSIN 
Le chien Remko pisse encore et encore 
Nous marchons,Remko lui et moi 
Nous pleurons l’un sur l’autre 
J’ai soif je bois j’avale des substances allopathes 
J’essaie d’ajouter un suicide à ma mort tacite 
Quelques heures seulement
Elle a besoin de moi 
Je me dérobe de ma peau de femme 
Je deviens sœur statue 
Mon cœur s’accroche à l’absente 
Je ne veux pas re re re ressentir cette douleur Je n’en suis plus capable 
C’est pourtant connu les hommes sont faits de haine 
Ils bâtissent l'avenir à jets de vitriol 
J’ai hâte, d’un moment consolateur 
Les hommes en vert bleue refusent 
Ils m’endorment du bout de leur aiguille 
Je suis dans une pièce agencée d’un parc aux ballons roses et ronds 
Il servent à faire patienter et amuser les enfants 
Sur la porte d’entrée on peut lire « les grands brulés » 
J’ai pleuré sur des épaules inconnues
Merci aux épaules.
Ils m'introduisent à son chevet 
Derrière notre passage la double-porte se ferme automatiquement 
Le bruit des machines est stridents et répétitifs 
Je vacille en cet univers de fin de monde
Se déchirent un peu plus mes entrailles 
Je ressemble aux hommes en vert bleue
Ils m’étouffent d’un masque 
Qu’on me lâche 
Jamais je ne pourrai oublier les odeurs qui émanaient de son corps embaumé alité dans l'antichambre de la mort 
J'en frissonne à l’instant précis lorsque j’écris 
Reliée aux machines de vie 
Le regard déjà rempli d'horreur je n'ose observer le spectacle 
Une petite momie me nargue 
Toute de blanche vêtue 
« Ils » me disent que c’est ma sœur
Il me murmure à l oreille « Ce n’est pas elle »
Je reconnais ma voix 
Je vais perdre la raison 
Quelque soit la façon
Nous partirons à deux 
Rejoindre petit Pierre il nous attends quelque part dans l'espace 
Un tuyau installé dans la petite momie sert d’orifice 
Les bras ouverts la voilà crucifiée comme Jésus sur un lit d’hôpital
Je lui parle car sait-on jamais 
Je me présente, c'est une première rencontre depuis le drame 
Je rassure la petite momie 
Je refuse tout en bloc 
Je me statufie en forme de sœur
Une nuit de décembre 2009 
Nous sommes toutes deux raides crevées
Ma pensée s’est arrêtée
Je sais qu’elle est morte 
Qu’ils jouent « docteur » 
Avec son petit corps décharné
Mais ça fait mal de jouer « docteur » 
Je m’en souviens quand petite fille
Il coupait mon corps en deux 
ASSASSIN 
Perdu un œil 
Tomber l’oreille 
Couper le doigt
Brûler cheveux 
Visage en petits morceaux 
Petit nez amputé
Corps en plastique 
Femme tuée
Amour foutu
Deuil flouté 
L'histoire est digne d’un cauchemar plus vrai que nature 
Il est 06h30' ce 10 décembre de l'année 2009 
Il me faut raison garder et m'en aller rejoindre mes enfants 
Chantyne

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