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                                        DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

Du 08-06 au 30-06-18, l’ESPACE ART GALLERY (Rue de Laeken, 83, 1000 Bruxelles) a eu le plaisir de vous proposer une exposition dédiée à l’œuvre du sculpteur suisse, Monsieur DEJAN ELEZOVIC intitulée LA PORTE DU REVE.

Il y a des moments où, une fois entré dans la dimension onirique, l’ « abstraction » (faute de la définir autrement) se dilate en un ensemble de formes que seul le rêve, en tant que véhicule vers une dimension transcendantale, se risque dans une interprétation subjective. Et cela rejoint l’objectif de la sculpture moderne naissante des années ’20.

Des artistes tels que Brancusi se livrèrent à ce travail de mise en parallèle entre formes issues du vocabulaire culturel et onirisme. Il est merveilleux de constater qu’à partir de formes échappées du classique, les œuvres se sont dirigées vers une élongation, pour ne pas dire un étirement à outrance, conduisant à des résultats à première vue non aboutis, parce qu’aux antipodes de ce qui était considéré comme « connu » par une société bourgeoise engoncée dans un conformisme qualifié de révolu par l’avant-garde et fuyant les mutations de toutes sortes, en particulier le changement d’elle-même. Mais ce qui était « connu » et considéré comme définitif était, en dernière analyse, le corps humain restitué dans les proportions établies par le classicisme gréco-romain. Dès lors, l’apparition de l’abstraction en matière de sculpture au début du 20ème siècle, va bouleverser la perception totale de l’œuvre sculptée. Il en va de même pour la peinture sauf que la sculpture va carrément s’introduire dans la pierre, en débusquer toutes ses caractéristiques minéralogiques pour mieux les soumettre aux impératifs techniques et symboliques de la création. L’abstraction appliquée au corps humain brisera à tout jamais l’illusion de la connaissance dans la représentation du corps, à partir d’une rupture sémantique.   

DEJAN ELEZOVIC nous rappelle que son œuvre « contemporaine » par la date, participe de la philosophie du début du siècle dernier. Il nous offre des pièces sur bois qui adoptent souvent des torsions du buste, à la base « classique », pour se perdre dans les méandres que seul le rêve peut à la fois animer, interpréter et prolonger. Dire que l’essentiel de son œuvre est constitué de « pleins » et de « vides » résulterait à s’engouffrer dans la banalité. Mais à y regarder de près, ces pleins et ces vides, constitués de courbes et d’évidements, évoquent une nostalgie de la figure humaine transcendée par une esthétique à l’écoute de l’art moderne.

Ne perdons jamais de vue qu’en matière de sculpture, le mouvement se produit par la rotation du visiteur autour de l’œuvre. SOUVENIR présente deux surfaces enflées : la première dans le bas, l’autre dans le haut de la pièce. Au milieu de celle-ci, une surface évidée unit les deux parties.

      SOUVENIR12273292269?profile=original

Est-ce l’évocation d’un buste? Est-ce simplement un travail sur la forme? Néanmoins, LE DISCOBOLE de Myron (5ème s. avant J.C.) n’est-il pas, lui aussi, un travail sur la forme à partir du corps? Myron reprend une forme connue, l’image de laquelle nous sommes issus : le corps humain. Le corps humain aux prises avec une action socialement connue : celle de lancer un disque, dont l’issue aura des connotations religieuses donc politiques.  

DEJAN ELEZOVIC évoque une idée traduite dans une langue onirique laquelle demande une interprétation plastique subjective, à la fois de la part de l’artiste comme du visiteur. Cela dit, la dialectique demeure la même, en ce sens que derrière le DISCOBOLE s’abrite une idée, non seulement physique du corps mais aussi psychique de ce dernier.

Un parallèle intellectuel (même idéalisé) entre beauté extérieure (le corps) et beauté intérieure (l’Etre). L’artiste, lui, émet un parallèle unissant le corps dans son idée avec la Nature dans sa totalité sensible en se focalisant sur les propriétés spécifiques du bois qu’il traite. Car, délaissant la pierre qu’il trouve moins vivante, il donne la priorité au bois qui, par ses anneaux séculaires, porte en lui la trace visible du temps.

L’OISEAU PENSIF nous ramène à une réalité transcendée. Le discours esthétique demeure le même : deux formes de dimensions opposées, une grande vers le bas signifiant le corps, une autre plus petite signifiant la tête, composant non pas l’oiseau mais bien l’idée de l’oiseau. Un savant jeu de torsions fait que la tête du volatile est tournée à la fois sur sa droite (vue de derrière) et sur sa gauche (vue de devant). La patine joue un rôle primordial dans l’élaboration de la forme en faisant coïncider l’avant du bec avec (dans le bas) la proéminence du ventre de l’oiseau.

      L'OISEAU PENSIF

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COLOMBE DE LA PAIX. L’œuvre a ceci de commun avec L’OISEAU PENSIF (cité plus haut), à savoir qu’elle est associée au piédestal (également de bois) qui la soutient, prenant la forme d’un tronc fendu sur ses deux côtés en son milieu. Ces deux pièces expriment la démarche créatrice de l’artiste : sa prédilection pour le bois par rapport à la pierre (signalée plus haut), le conduisant à créer un assemblage d’images mentales par le biais de la matière. L’oiseau, qu’il soit colombe, perroquet ou moineau, participe comme le bois de la Nature. Posé sur le bois du piédestal, il symbolise l’union entre l’arbre et le volatile. L’un participant de l’autre. Si le piédestal portant la colombe demeure simple, celui de l’OISEAU PENSIF est conçu de façon complexe. Scié en son milieu, une structure cubique en plomb sépare le volatile de son tronc.

      COLOMBE DE LA PAIX

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Cette structure se prolonge dans la fente provoquée par la scie jusqu’à se prolonger vers le bas. La couleur cendre de la structure en plomb résulte du ponçage ainsi que de l’effet de l’air sur la pièce polie.

ELLE DORT présente à l’instar de SOUVENIR (cité plus haut) une forme languissante, abandonnée au sommeil. Sont-ce des jambes?  La partie arrière d’un torse touchant le coccyx? Le haut de la pièce présente un plan incliné, lequel renverse son rythme pour lui accorder une sorte de balancement, accentué d’angles en pointes, vers le bas et vers le haut, comme pour souligner une forme vivante affaissée par le poids du sommeil. La coloration du bois révèle, dans sa partie gauche (par rapport au visiteur) l’éveil d’une sensualité.

      ELLE DORT 

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GARDIENS DU REVE Cette piève unique est sans doute la quintessence de l’exposition car elle allie ce qui confère l’âme de la sculpture moderne occidentale, héritée des arts dits « primitifs », à savoir l’interaction vitale entre pleins et vides. Les vides épousant les pleins dans leur intériorité, ceux –ci se multiplient à l’extérieur par des excroissances rappelant les membres, à la fois osseux et musclés d’un corps humain. Remarquez cette dichotomie ressentie entre l’extrastructure et l’intrastructure de la pièce, accentuée par la patine noire qui recouvre l’intérieur de la sculpture. Cette partie intérieure se différenciant de l’extérieure sert d’ouverture béante -« un ventre »- autour duquel s’organise ce qui sera la forme : un ensemble architectural unissant intérieur et extérieur dans un tout formel. L’ouverture en son milieu n’existe que pour dévoiler les mécanismes internes d’une gestation.

      GARDIENS DU REVE

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REVE est la seule pièce de l’exposition qui ne soit pas en bois mais en albâtre, un minéral extrêmement malléable. Sa blancheur irradiante, sa dimension diaphane, offrent au visiteur l’occasion de « rêver », c'est-à-dire de fixer longuement un nuage jusqu’à ce que l’œil médusé s’abandonne à des aperceptions et prolonge son voyage onirique.

      REVE

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DEJAN ELEZOVIC, qui a fréquenté l’Académie de sculpture de Pristina, sculpte depuis plus de vingt ans. La sculpture a toujours été son moyen d’expression par excellence puisque étant enfant, il sculptait déjà lui-même ses jouets. Le bois est, par conséquent, un matériau sacré pour lui. Les matériaux usités sont principalement le saule, le tilleul, le cerisier et l’orme. Ses pièces ont une hauteur moyenne d’une trentaine de centimètres, à l’exception de GARDIENS DU REVE (cité plus haut) laquelle totalise environs une soixantaine de centimètres.  

Comme pour la pierre, il veut dévoiler la forme qu’elle cache. L’artiste voit dans son élongation la meilleure façon de présenter la noblesse du matériau.

Il y a dans sa façon de sculpter ce que l’on pourrait appeler la « nostalgie du corps humain », car soucieux d’impulser la vie, l’on trouve dans ses formes des parties non précisément anatomiques mais que l’imaginaire du visiteur peut interpréter comme telles. Il ne représente jamais la réalité mais s’en inspire par le rêve dans son rendu esthétique.

A’ ce titre, il coupe le bois sur sa longueur pour la dégager sur quatre pièces, toujours soudées, puis il tourne le rendu sur lequel sculpter et le lisse. Nous envisagions, plus haut, la dialectique du beau dans la Grèce antique. Cette dialectique passait de l’Agora à l’atelier du sculpteur. DEJAN ELEZOVIC entreprend un itinéraire différent mais qui l’amène au même résultat : il part de la forêt (la Nature) pour atteindre l’atelier. Evidemment, la présence de la Nature fait aussi partie de cette même dialectique dans la Grèce antique, puisque la pierre, en l’occurrence le marbre (particulièrement celui de Paros) participe également de la Nature. Cela dit, la suprématie de l’intellect sur la matière l’emporte sur le reste. Et c’est précisément contre cette suprématie de la matière l’emportant, notamment, sur les sens que la sculpture moderne du début du 20ème siècle s’est attaqué avec des sculpteurs tels que Brancusi (cité plus haut) et surtout Hans Arp que notre artiste a beaucoup étudié au point d’en subir son influence. Aujourd’hui, le combat est gagné, ce qui a permis à des artistes tels que DEJAN ELEZOVIC de tourner leur interrogations vers la Nature en accordant à la forme une dimension polymorphe. Le bois rejoint la pierre dans un retour vers une esthétique « moderne ».

Peut-il y avoir derrière cette sculpture une volonté de retourner vers un certain « classicisme moderne » ? Le titre choisi par l’artiste pour illustrer son exposition est LA PORTE DU REVE. Son acte créateur symbolise cette porte. Car le rêve (éveillé ou en phase paradoxale) est en lui-même une création puisqu’elle implique l’imaginaire et le vécu émotionnel de l’artiste (ou du rêveur). Et c’est par la grande porte que l’artiste nous invite à rejoindre son univers.

DEJAN ELEZOVIC part de la Nature pour y retourner dans une conception rêvée touchant souvent à l’abstrait pour en exulter le créé.   

François L. Speranza.

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A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

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L'artiste Dejan Elezovic et François L. Speranza : interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles

R.P. 

 

                                                   

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12272797098?profile=original                                                               Lettres

N.B. : Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul 

12273293856?profile=originallogo de l'artiste Dejan Elezovic

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12273294888?profile=originalJuventus Thalmas se serait bien passé de ce réveil brutal.  Centurion de son état, le voici au lendemain d’une « Orgie » face au questeur Caius Gallus.  Ce dernier, sous les ordres de l’édile Marcus Papillus Laena, est venu lui réclamer le remboursement de ses dettes.  Marié à une femme dépensière, Juventus est parvenu jusqu’à ce jour à reporter les échéances de ses créanciers jusqu’à ce matin funeste ou la ruine semble pointer son nez.  Pas de chance, les politiciens ne sont pas éternels et quand survient un remplaçant incorruptible, les passes droits perdent en efficacité.  

Que vont-ils devenir ?  Vendus sur le marché aux esclaves semble l’une des options les plus probables.

Dans ce roman riche en rebondissements, Mathieu Paulo entraîne le lecteur en 147 avant Jésus Christ.  Avec intelligence et passion, nous découvrirons les mœurs de ceux qui forgeront les civilisations sur lesquelles reposent nos coutumes contemporaines.

La « Pax Romana » n’est pas toujours perçue comme un cadeau des dieux lorsque certains fonctionnaires abusent de leur fonction pour détourner les lois.  

La révolte gronde au cœur de l’Hispanie.  Les Celtibères veulent se libérer du joug de l’envahisseur et pour ce faire, ils utilisent la ruse et des techniques de combats qui déstabilisent les indestructibles légions romaines.

La soldatesque plie devant une résistance organisée.  Les légionnaires tombent par milliers et il faudra du temps pour que dans la capitale antique on prenne cette menace au sérieux.

Les rebondissements hypnotisent le lecteur et cerise sur le gâteau, l’écrivain semble s’appuyer sur une documentation pointue sans tomber dans le piège de la lourdeur élitiste.  Tous les ingrédients sont réunis pour que la recette parfume nos plaisirs.  Manipulations, trahisons, complots, héroïsmes, amours et tromperies brefs, une synthèse de ce que l’humain est capable d’offrir pour assouvir son addiction au pouvoir. 

12273294487?profile=originalMatthieu Paulo par ce roman démontre que son rôle d’éditeur est l’aboutissement d’une passion qui repose sur l’expérience et le talent d’une plume joliment acérée.  En toute honnêteté je ne m’attendais pas à découvrir un ouvrage aussi captivant.  Ainsi, après avoir obtenu en 2000 le premier prix supérieur de piano, au royaume de la musique (Radio France), il se lance dans l’écriture de thrillers historiques pour le plus grand plaisir des lecteurs (Le mystère Galilée & Le plan Darwin).  Je ne saurais trop vous conseiller la lecture de « Rome ne paye pas les traîtres » - « Roma traditoribus non premia » car ce livre plus qu’un roman porte l’érudition de son sujet.  S’il est un plaisir qui s’ajoute à celui de lire c’est celui d’abreuver sa Culture générale. 

Oui j’ai adoré le roman de Matthieu PAULO et la fin de l’ouvrage fut tout aussi frustrante que ces jours ou le crépuscule vient sonner le départ vers d’autres horizons.  C’est comme s’il fallait quitter un paysage qui vibre par l’étendue de sa beauté. 

 

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JUSTE QUELQUES MOTS...

C'est beau, c'est fou

C'est juste doux

Alors... c'est nous!

Fièvre et désir

C'est rien de l'dire

Les assouvir!

Jours en couleur

Le plein d'odeurs

Chanson au cœur!

Un rien d'ivresse

Peu de promesse

Graine de sagesse?

Un jour sans fin

Fleur du destin...

Non, rien n'est vain!

J.G.

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Adresses de belles librairies de Paris

Ces adresses seront classées par arrondissements parisiens.

Une adresse sera ajoutée tous les trois jours.

Premier arrondissement:

Librairie Delamain   155 rue Saint Honoré

La librairie du jardin des tuileries,  jardin des tuileries,  grille d'honneur,  place de la Concorde

Librairie Galignali, 224 avenue de Rivoli 

La librairie gourmande, 92 rue Montmarte

Librairie Théâtrale, 3 rue de Marivaux

Librairie Jousseaume, 45-46-47  galerie Vivienne

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12273293689?profile=originalRencontrer la littérature à l’ombre d’un château, un rêve devenu réalité grâce à la fusion de plusieurs énergies positives. 

Rocamadour est probablement mieux connue par les touristes par l'attrait mérité qu’offre la belle dame couronnée d'un castel qui, à lui seul, mérite le détour.

Rocamadour est un nom qui résonne comme une carte postale et pour l’avoir fréquentée j’ose affirmer que bruisse au-delà de la rumeur provoquée par les touristes d’un jour, une forme de vibration positive, un renouveau de l’âme, une attirance proche de la séduction.

Rocamadour est une ville au caractère mystique au cœur de laquelle brille sa « Vierge Noire »  statuette vénérée par mille prières et qui, d’après certains témoignages, serait miraculeuse.  C’est qu’elle est jolie par sa simplicité, placée sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, au cœur de la basilique Saint-Sauveur et la crypte Saint-Amadour.  Si elle est classées au Patrimoine mondial de l’UNESCO, il vous faudra préalablement gravir les 216 marches de l’escalier des pèlerins avant de vous incliner devant la miraculeuse qui vous attend dans l’une des 7 autres chapelles serties au creux du rocher.  Belle dame d'ébène vénérée depuis plus d’un millénaire, voici de quoi ravir le plus mécréant des sarrasins

..

 12273294066?profile=originalRocamadour c’est l’art du bien mangé, c’est le verre que l’on soulève à la santé des amis, des absents et de tout ce qui offre raison à savourer l’instant.  Rocamadour c’est également le sourire aux lèvres, le rire sans concession, les accolades bruyantes qui nous manquent à la morte-saison.    Rocamadour c’est l’étendard des amitiés profondes, des amitiés sincères dénuées d’artifice ou de coups de mots qui risquent d’empoisonner l’enjôleur s’il venait à se blesser en se mordant la langue. 

Rocamadour c’est l’histoire et la légende, pas étonnant dès lors qu’au cœur de cette perle féodale se tienne le 2 septembre 2018 la dixième édition littéraire organisée aux côtés de la bibliothèque.

L’originalité de ce salon repose sur son emplacement.  Les auteurs, placés sous les chênes truffiers, accueillent les visiteurs dans une ambiance bonne enfant.  Le lieu vaut le détour et quelques auteurs venus d’outre frontière feront le voyage en espérant vous y rencontrer. 

10 ans déjà, une pérennité acquise non sans effort, car il faut du courage pour se lancer dans une telle organisation.  Oui, Rocamadour reçoit la littérature avec tous les honneurs et puisque les écrits seront mis en exergue, je ne puis me refuser le plaisir de m’y rendre en emportant dans mes bagages quelques parfums en provenance du plat pays qui est le mien.

 

Hoyé hoyé bonnes gens, voici que l’on vous propose une ballade d’un jour, d’un W.E. ou d’une semaine en Vallée de la Dordogne.  Rares sont les visiteurs qui s’en éloignent sans avoir préalablement fait le plein de souvenirs et peut-être, pour les plus gourmands, de quelques petits bourrelets supplémentaires.

S’il fallait désigner une ville comme étant incontournable sans la moindre hésitation j’inclinerais mon choix pour cette petite merveille.  Auteurs, lecteurs, touristes ou simplement curieux, qui que vous soyez ne ratez pas cette date…  Les plumes se sont vêtues de leurs plus beaux atours pour le plaisir d’une journée de prose.

Si vous passez par là, venez me rejoindre, j'enregistrerai quelques émissions en public.

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Moucheron insomniaque



C'est donc toi petite saloperie

Qui vient troubler mes nuits,
Infime vermisseau microscopique,
Invisible au plafond et qui se confond
D'avec des fleurs aux rideaux bucoliques ?
Toi, dont la musique soudaine,
Soudainement de mon sommeil m'arrache,
M'attache à je ne sais quelle fredaine
Et me donne à bondir, Ah la vache !
C'est donc la guerre qui s'engage :
Avec la lumière, infâme poussière
Tu devines ma rage à fouiller la litière,
Et sans plus " z-z-z " dire, ton dard enrage.
Mais ta faute, il est bien tard pour la pleurer
Est ton impatience à vouloir me piquer ;
A force, avec la lumière de tant jouer
Tu ignores qu'à ce jeu tu finirais emplafonné !

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Embrasser la vie

Une nuit
aux étoiles affaiblies
bâillonnée par le silence
un trou noir
où je voudrais rester encore un peu

mais je sais que l’on m’attend

je dois m’arracher
à la lumière dormante

pour embrasser la vie

...................................
Martine Rouhart

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DANS MES CARTONS...

Dans mes cartons...

Il y a quelques poèmes

Où fleurissent les "Je t'aime"

Aussi quelques babioles

Reflet des amours folles!

Dans mes cartons...

Il y a ces souvenirs

Qui ne veulent pas mourir

Aussi quelques blessures

De me pleurs...la fissure!

Dans mes cartons...

Il y a tant de tendresse

La vie que je professe!

Aussi quelques folies

Elles font rester en vie!

Dans mes cartons...

Il y a des mots bijoux

Dont la couleur rend fou

Aussi quelques désirs

Que je rêve d'assouvir...

Dans mes cartons...

Depuis toujours je traine

Quelques chansons rengaines!

Et veux que leur musique

Au malheur fasse la nique!

Dans mes cartons...

Pour vous j'ai en goguette

Un cœur de midinette

Qui malgré son vécu

N'est toujours pas repu!

J.G.

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L'anniversaire du vieux solitaire

Le client,

 

Grisonnant, bien coiffé, 
Encore élégant, distingué 
Omega Seamaster au poignet 
Sous un veston de lin écru,
La chemise couleur prune
Atténue la présence d’un marcel. 
Il prend son temps, mais …
S’offre moult vingt blancs.

Rien ne prête à croire 
Qu’il fête ses nonante ans
Ses chaussures marron, nettes,
Coiffent des chaussettes beiges
Assorties à l’ocre de son pantalon,
Elles enserrent des chevilles 
Gonflée par le temps
Et usées par les chemins.

Esprit d’urbanité 
Il n’omet pas de dire 
Vingt fois, … À votre santé.
Parle t il à ses fantômes ?
Confère t il avec son Ego ?
Je ne pouvais que penser
Serait il le dernier d’une lignée ?

Puis enfin il leva le regard
Se vit dans le miroir du comptoir
Y reconnu, un ami du passé, perdu 
De ma mémoire, enfin vous voila revenu
Agréé que je vous salue, Cher Ami.
Vous me manquiez dans mes ennuis
Je n’ai pas la mémoire des noms
Comment donc vous nommait on ?
Pirschel Robert est mon nom 
Mais souvent je signe ainsi

Pitaro

L’image contient peut-être : personnes assises et intérieur

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Passion reniée

Demander l’euthanasie d'un Amour fleuri
Passion désirée qui se pouvait être embellie 
Devenue en mon coeur, profondes et violentes aigreurs
Mon âme d'homme ignoré, banni, vit de douleurs

L'idylle est fractionnée et peu présente 


Au port, l’aimer collés, au large, l’aimer en mer ?
Même amant, de la femme ou de la mère
Me reste seul le goût profond d'amers relents

Banni, éjecté de sa vie dans un courant fou
Les rocs viennent à moi, donnent les  coups.


Dans les déluges assassins de sinueux remous 
Glacés, colorés à la lueur de lune des fous

Avancer dans un enfer oublié de Fréya   **
Un désert sans fleur, fleurs d'Amour
Le coeur en douleur dans la Berezina

Trouverais-je l'oasis, l'asile du secours ?

 

Tant de fleurs toutes coupées, charmes perdus.
Est-il encore fleur qui aimerait se donner
À l'amant jeté en douleur sous l'arbre du pendu
Moi qui ne voit plus que la Fin à me donner

 

Existe-t- elle la fleur qui me ferait encore
Une ultime fois, croquer la pomme du « Jardin » ?

Dois je quitter les terres de « Valentin » ?

Oublier ses roses, ses parfums multiflores !

Non. Je ne peux m'y résoudre 
On ne peut être tant maudit 
Se voir de bonheur interdit
Je dois revivre un coup de foudre

Être Amant fidèle, pas simple bon coup
Alors d’une Reine Aimante je garnirai le cou
De baisers rubis, de diamants velours.
Tendrement en son coeur j’y choierai l'amour.

 

Robert   23-03-18

 

**Fréya est la déesse de l'amour, dans la mythologie scandinave.

 

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Je ceuillerai des étoiles

Pour toi pour moi pour nous
Je cueillerai des étoiles d’hiver
Les plus belles qui sont sur le noir
Qui brillent fort, rivent le regard,
Dès les temps d’y a longtemps à ce soir

Puis dans tes yeux diamants noirs
Je poserai ces feux ardents
Ferai de ton regard mon firmament
M’y noierai pour être ton amant 
Avec toi consommer le Divin Présent
Ce délice volé aux Dieux d’antan
Pour de nos cœurs n’en faire qu’un
Dès maintenant et pour la fin des temps

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Je cueillerai des étoiles

Pour toi pour moi pour nous
Je cueillerai des étoiles d’hiver
Les plus belles qui sont sur le noir
Qui brillent fort, rivent le regard,
Dès les temps d’y a longtemps à ce soir

Puis dans tes yeux diamants noirs
Je poserai ces feux ardents
Ferai de ton regard mon firmament
M’y noierai pour être ton amant 
Avec toi consommer le Divin Présent
Ce délice volé aux Dieux d’antan
Pour de nos cœurs n’en faire qu’un
Dès maintenant et pour la fin des temps

 

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Le vieil amant.

Nous étions à un âge « différent » et la Dame m’aimait.
Ses épaules découvertes, fleuraient bon le mois de mai.
Si mes amis s’en souviennent, Chacun vous le dira,
Comment pour la Dame, mon cœur s’enflamma.

Venu là, pour apprendre des mots neufs,
J’engrangeais de l’amour, et un cœur tout neuf.
Si mes amis s’en rappellent, ils pourront vous dire
Que la Dame et moi, n’étions plus qu'un sourire.

Nous vivions mal unis, et nos cœurs le savaient,
Eperdu, par les fenêtres notre amour s’évadait
Si mes amis s’en souvenaient chacun vous le dirait
Comment sur un tapis d’amour volant, nos corps s’enlaçaient.

Ses yeux rieurs rivés aux miens disaient "Je vous aime".
Mon cœur accordé au sien, répliquait de même
Si mes amis avaient su chanté ils auraient entonné
Allez, raconte nous ! Tu nous as promis ... toute la"vérité"

Nous aurions du La jeune Dame et moi qui l’aimais
Nous montrer, féconder cette passion la seule vraie, 
Vous mes amis impuissants avez vu que l’Amour parfois,
Le vrai, se fourvoie se corrompt à la vie ! Amis dites moi pourquoi ?

 

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Rien que des aboiements

Rien que des aboiements : 


Oui, je voudrais tant, que tendrement, il me dise encore,
Ses wouas, qui en mon âme seraient réconfort.
Des wouas si chauds et o combien réconfortants,
J'en voudrais tant et plus, et tout mon comptant.
Tant qu'entendre je peux encore et si fort goutter 
Le bonheur de l'entendre aboyer,
Ensembles de petits bruits fins associées
Qui vibrent en tonalités léchées.
Posées sur mon coeur et qui me diraient :


"Pleure plus Maîtresse, je suis bien ici
J'ai plein de nouveaux amis"
Je ne t'oublies pas, je reste aussi là,
Regarde bien à coté de toi
Couché à tes pieds pour l'éternité.


Ton Chien.

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Vent de mon rêve

Que fait ce Vent?

Quand seul déserté de raison j'attends,
Un spleen souvent me prend.
Alors je flâne ... Avec le vent,
Alors ému ... Ta voix j'entends.

Ce n'est que l'onde d'un doux zéphyr
Qui me fait croire en tes soupirs.
Ce sont des "plaintes" j'en veux mourir,
Voila, c'est mieux, il dit: ...Désirs.

Je suis là qui t'invite et qui t'aime.
Tu viens avec la nuit, tu frémis, tu es blême,
Je le sens ce vent qui t'amène
Alizé changeant retient celle que j'aime.

Me la laisse voir encore... Se gonfle.... S'emporte et fuit.
Toi avec lui, soumise, te retournes et le suis.
Je dis à la nuit "Sois plus lente"! ... Elle sourit
Je l'accroche. ... Je m'éveille. ...Vois, je te pleure et je prie.

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Dis moi juste une fois..

Que je voudrais tant que passionnément tu me dises,
Des mots que en mon corps, mon coeur poétise.
Mon ...Chéri, Mon ...Petit Cœur ou Mon tendre ...Amour.
Me Voici... à toi, pour maintenant mais aussi ...Pour toujours.
Des mots tout simples qui savent dire, le bonheur
Des mots vrais, pour nourrir, mon corps, mon âme, mon coeur.
Que je sache ne pas t'avoir aimée pour rien.
Jamais encore je ne les entendus.
Jamais encore tu ne me les as dit...

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