Une organisation de La Maison du Conte et de la Littérature et du Royal Syndicat d’initiative de Braine-le-Château
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C'est à Divonne -les Bains, un lieu de culture en terre Gessienne. Hier soir présentation très VIP happy few de la saison à venir.
De belles soirées en perspective ici, et bien sûr .. "the cherry on the cake " avec l'expo Gegout en Novembre.
Mais nous en reparlerons poil au menton..
On voit bien à gauche une tache chaude dans la gamme froide de cette chaude soirée.. Une Flo d'un jour en pleine obscurité
photo EDL©

J'ai toujours écrit avec plaisir. D'abord, vers 14 ans, des petits poèmes, parfois satiriques. Ensuite, au fil du temps, des contes, des nouvelles, des romans dont un seul, "La Veuve" a été publié en 1969, par Pierre De Méyère.
J'ai commencé ma carrière de journaliste free lance en 1958; au moment de l'Expo, comme reporter pour Le Peuple et Germinal. Elle s'est clôturée en 2002, avec la fin de la rubrique de l'Ombudsman du Soir dont je fus titulaire pendant des années.
Je suis l'auteur d'adaptations théâtrales pour le Théâtre de l'Equipe, dont, en 1973, "Boule de Suif", adaptation reprise en 1993, dans une version nouvelle. L'Equipe a créé trois oeuvres originales "Les Menottes", en 1975, "Ceux de la Bécasse", en 1980 et "Regrets Eternels" en 1993.
J'ai écrit la plupart des dialogues et commentaires des films de mon mari, le cinéaste Jean Harlez, dont je fus l'assistante au cours de deux voyages au Groenland (1964 et 1965) et d'un séjour aux Iles Féroé en 1969, pour la réalisation de documentaires.
En 2009 la cinémathèque du la Communauté française a publié un coffret intitulé "Des Marolles au Groenland - Jean Harlez, un homme qui voulait filmer à tout prix". Ce coffret contient deux DVD reprenant les principaux films de mon mari et un récit de voyage "Pour un fleuve de glace" dont je suis l'auteur. Il conte notre expédition commune pour approcher le glacier Ilulissat, le plus puissant glacier de la côte ouest du Groenland. Ce coffret est disponible dans les médiathèques et les bibliothèques de la Communauté française.
Il a tissé une toile d’or et d’argent
Son roman intitulé ‘passion’
J’ai vu mes rêves flâner sur ses papiers
Ses mains errantes dans le creux de mon âme
Et mon corps frémir entre ses lignes
J’ai entendu nos chants murmurer dans le vent
Nos étreintes se confondre dans la marée
Mes prunelles noires se sont transformées en déluge émeraude
Il a ce don de me transporter vers l’au-delà
De me laisser mourir et revivre mille fois
Lune blanche opaline pleine de cicatrices
Pourquoi as-tu dévoilé nos visages ?
Est-ce pour rendre grâce à ces instants d’extase ?
17/06/11
Nada
Important, parfois, de décrocher de tout. De se retrouver chez soi. De ne rien foutre.
La répétition avec l'amie conteuse, ce s'ra pour un autre jour. La réunion aux Emotifs Anonymes, que je ne loupe pratiqu'ment aucun jeudi, eh bien, je m'en pass'rai cette fois-ci.
Demain, au boulot, on me libérera p'têt plus tôt que prévu. J'aim'rais me rendre à un enterr'ment. Si jamais, au boulot, y a assez de réserves, il se pourrait que ...
Je regarde passer l'été.
Je ne fais pas de projets ciblés, comme les autres années.
D'habitude, en mai, en juin, j'ai des dates de concerts, à Bruxelles et ailleurs. Cette année, rien de tout ça. Mais je ne m'en porte pas mal.
Lors de mon mois de vacances ...
Je poursuivrai sûr'ment les chemins de Compostelle. A part ça, je ne sais rien. Je m'en fous. Je prendrai ce qui vient. Je ne bloque rien. Je ne fige rien.
Les festivals de chanson, c'est pas ma priorité cette année. La vie publique, dans son aspect le plus extérieur, j'en ai un peu marre ces temps-ci. La rencontre, oui. La vie publique, telle qu'elle est orchestrée, non. Sur les chemins, entre Reims, Nevers, Vézelay, peut-être.
Bien sûr, je prendrai ma guitare et mon ukulélé dans mes bagages.
Si ça tombe, je chant'rai plus que dans des festivals organisés.
Mais là n'est pas l'essentiel.
Après un long apprentissage,
Au service de son talent,
Un musicien a l’avantage
De maîtriser un instrument.
Sa mémoire dicte des notes
Qu’il perçoit avec acuité
Et sait reproduire sans fautes,
En soufflant ou par son doigté.
L’amateur qui n’a pas appris
Mais que fascine un instrument,
Le plus souvent n’a pas compris
Qu’il en possède un surprenant.
Tout être humain, dès son enfance,
N’importe quand et n’importe où,
Peut émettre avec confiance
Un refrain qui lui semble doux.
Quand lui vient l’envie de chanter,
Il n’a pas besoin de savoir
La valeur qu’ont sur la portée
De petits signes blancs ou noirs.
Ce pouvoir tient de la magie.
Il m’apporta de tendres joies
Et je m’en suis souvent servie,
Aux temps de douloureux émois.
10 janvier 2010
Du nouveau, en ce qui concerne, au boulot, les expériences avec ... un masque à oxygène.
Un collègue (facteur) se prêt'ra au jeu. On testera sa capacité de respiration pour une histoire de sept heures. Bref : l'équivalent de deux tournées, à peu près. Bien entendu, il est hors de question (d'après ce que j'ai entendu) qu'on ajoute, en plus, du temps où il doit trier le courrier. D'après les plans prévus (pour les futurs), c'est ainsi que ça se pass'rait. Les facteurs devraient se contenter de distribuer dans des boîtes aux lettres, le tri (qui s'effectue encore manuell'ment) se f'rait par ordinateur.
Brrr. J'ai froid.
En tournée, maint'nant ...
Aujourd'hui, je me suis farci, dans la rue des Champs Elysées, un scénario qui aurait pu tourner très mal.
J'arrive en haut de la montée. A proximité des numéros 27, 25, 23A, 23. Nous sommes entre midi et une heure. Autour d'une maison, environ huit à neuf ados, de l'athénée de la rue d'à côté. Deux d'entre elles sont carrément assises sur une pierre. Ca arrive souvent. Dès que j'arrive à leur portée (afin de mettre des lettres dans la boîte de la maison devant laquelle elles sont assies), elles se lèvent. Donc, je me dis : pas de problème.
Hélas, aujourd'hui, c'était un peu différent. Non seul'ment les nanas assises ne bougeaient pas, mais y avait tout le groupe qui commence à s'agiter autour de moi quand je me poste devant la maison où je dois m'arrêter et distribuer. Oui. Une nana (la meneuse du tas), quinze ans à peu près, cheveux noirs bouclés, commence à me provoquer. Devant tout l'attroup'ment. J'entends : "beau gosse !". Suivi de "t'es célibataire ?". Suivi de fous rires crissants. Je ne me laisse pas atteindre. Je sais qu'elles font leur crise. Je sais qu'elles me testent. Je sais qu'il faut répondre au tac au tac. Je sais qu'en groupe (ou en meute), on est toujours plus fort. Allez : je réponds. Allez : je rétorque. Ca calme un peu le jeu. Bien sûr, en prenant le temps pour mettre quand même la lettre dans les boîtes, je ne suis pas rassuré. Mais bon : j'arrive à mes fins. Mais bon : j'arrive à passer.
La suite de la tournée s'accomplit : les immeubles de la rue des Champs Elysées, un bout de la rue de la Croix, retour aux immeubles de la rue des Champs Elysées pour ré-alimenter mon caddy avec la suite du courrier à distribuer ...
,
Et voici qu'à un nouveau coin de rue, je retombe sur les mêmes jeunes. Qui bloquent carrément le trottoir. Comme, au début de la rue, déjà, j'ai déjà capté l'atmosphère, je me dis : arrivé à leur hauteur, je contournerai le bazar, je pass'rai derrière une voiture ... quitte à ne pas mettre de courrier dans la maison devant laquelle ils se nichent (légitime défense, quelque part). Mais je ne me sens pas plus avancé. En agissant de la sorte, je capitule. En agissant de la sorte, je leur donne raison. Et je continue, dans mes tripes, à avoir peur. Alors, alors, quand j'arrive devant eux, qui ne bougent pas, je les préviens. Ils n'en font rien. Ils me bazardent leurs fous rires à la gueule. La meneuse de tout à l'heure fait carrément le blocage sur le trottoir. En moins de deux, je fonce dans le tas, avec mon caddy. Et j'arrive à passer.
Evidemment, le soulèv'ment, de la part du groupe, ne se fait pas attendre. "On va porter plainte, mionsieur !", disent-ils. Je leur réponds : "je suis prêt à aller avec vous". La meneuse du groupe me gueule : "barre-toi !" (faut pas rêver mieux, Hugues). De plus, ils insistent à l'idée que j'ai bousculé leur copine ... qui a des béquilles (cette même copine qui n'a pas l'air plus affligée que les autres).
Bref : je leur ai t'nu tête. Quand même. Je sais que je peux toujours porter plainte. Aller jusqu'à l'Athénée (le directeur, les prof's, le gars à l'accueil me connaissent bien). Mais ... je poursuis mon cap. La nana, je l'ai bien visualisée. Ca peut servir dans les jours futurs. Si elle se calme, je s'rai sympa. Si elle réédite, j'ai déjà ma solution. Mieux encore : un de mes clients, qui habitait une maison en face, a vu le manège et a pris la peine de se diriger vers moi, rue de la Croix, pour me manifester son soutien (merci, l'ami).
Voilà pour la p'tite histoire.
Le papier kraft lui va bien, lui prépare un hale bien de saison, l'été sera chaud pour Flo.
J'avais oublier son odeur, mis de coté son parfum, perdu que j'étais dans les embruns nordiques.
Flo a de beaux jours devant elle, l'été sera chaud vous dis-je..
Flo en été bientôt 150x120 acry et marouflage sur toile
gegout©adagp 2011

Aujourd'hui je choisis de travailler le lien entre écriture et expression plastique. Je ne considère pas la peinture ou le dessin comme un langage stricto sensu. On donne à ce terme un sens figuré qui induit des limites conceptuelles au geste de peindre. Les mots ne sont pas aussi extensibles que les gestes. Les mots et les gestes se croisent, se frôlent et parfois se contredisent.
Lorsque je peins, une partie de moi-même s'exprime inconsciemment et mon intentionnalité si forte soi-t-elle ne jugule jamais ni le ça ni le moi passant par le verbe. Peindre, dessiner, donc instituer l'outil comme vecteur de la pensée est un parti pris qui se heurte au ça et au moi du spectateur de façon presque incontrôlable. La grammaire, l'orthographe et la syntaxe cadrent de façon plus rigoureuse un texte que l'apprentissage d'un geste technique. Les règles d'écriture sont les mêmes pour un gaucher ou un droitier par exemple; ce, même si les interdits langagiers sont faits pour être transgressés ou simplement bousculés. Le geste technique doit d'abord s'adapter aux repères corporels de l'artiste, de l'artisan ou de l'ouvrier. D'autres exemples pourraient venir à l'appui de ce propos.
Le texte, avec sa sémantique, ses sous-entendus devient dans ma main, en plus de sa fonction première, un matériau au même titre que le pastel ou la gouache. Non pas que je renonce à sa signification langagière, mais en tenant compte de quelques "savoirs de référence", je laisse mon subconscient guider mes gestes et exprimer la tension existante entre les mots et moi.
Information à la une :
« Phénomène exceptionnel,
Tournez vos yeux vers la lune,
Observation bien réelle ! »
On annonçait pour le soir
Une éclipse de lune,
Un réel désespoir
D’un ciel sans clair de lune.
Alors, je suis sortie
Pour observer ce ciel.
La lune était partie.
Bon Dieu, où était-elle ?
J’ai vu le firmament
Obscurcir ses étoiles,
Un ciel peu scintillant
Couvert d’un épais voile.
Déçue par ce spectacle,
Je suis rentrée chez moi.
Était-ce mauvais oracle
Mon cher ciel sans émoi ?
Dans ma petite chambre,
J’ai regardé mes livres.
Le grimoire qui se cambre,
Était devenu ivre.
J’ai éteint la lumière
D’humeur plutôt maussade,
Puis j’ai vu sur les pierres
Une faible lueur fade.
La lune hasardeuse
Cherchait à se faire voir.
Elle me rendait heureuse,
Nourrissait mes espoirs.
C’est petit à petit
Qu’elle m’est apparue,
Sa lumière a brandi,
M’en a mis plein la vue.
Je pouvais m’endormir.
Tout devenait paisible.
Mes rêves allaient sourire
Prenant l’éclipse pour cible.
Deneyer Viviane 16/06/2011
"Henri Matisse" est un ensemble d'écrits de Louis Aragon (1897-1982), publié à Paris chez Gallimard en 1971.
Rédigé de 1941 à 1971, rassemblant des textes cousus dans un ordre chronologique que malmènent les «notes» et «parenthèses» d'après-coup, exhibant les variations de ses incessantes relectures étalées sur trente ans, Henri Matisse, roman dévoile à mesure sa propre genèse, tant par l'abondante illustration de Matisse - la mise en page ayant été effectuée par Aragon lui-même- que par la typographie, qui restitue les strates, ajouts et commentaires successifs du manuscrit. Projeté depuis la rencontre du poète et du peintre à Nice durant l'Occupation, et peu à peu «farci» des différentes collaborations des deux artistes, le livre semblait ne jamais devoir trouver un terme jusqu'à ce qu'Aragon décide d'y intégrer le «roman» de son impossibilité.
De «Matisse ou la Grandeur» daté de novembre-décembre 1941 à l'«Apologie du luxe» de janvier 1946 (tome I), des «Semblances fixées» de 1945-1946 au poème "Henri Matisse dans sa centième année" de décembre 1968 (tome II), le livre joue sur l'alternance presque régulière des textes initiaux et des commentaires ultérieurs, une alternance que compliquent les parenthèses et notices. S'y tressent trois fils conducteurs: l'histoire des relations du peintre et de l'auteur, l'explication d'une oeuvre et ses leçons, le récit -éclaté- de deux vies au travers de l'histoire du livre. Les rapports du texte à l'image, puis du texte à lui-même démultiplient les niveaux de lecture, brisent la linéarité du «roman» pour une synchronie impossible, d'où se dégage un labyrinthe qui est peut-être d'abord celui de tout autoportrait.
Étrange désignation que celle de «roman» pour l'un des plus grands livres consacrés à Matisse, et dont le caractère provocateur a bien fonctionné, si l'on en croit les réactions d'incompréhension ou de colère que la désinvolture à l'égard des frontières génériques n'a pas fini de susciter... Mais sous l'effet de surprise désiré jouait pour Aragon un jeu d'échos plus essentiel, l'intégration du nom de genre au titre faisant référence à Anicet ou le Panorama, roman, et, à travers ce livre de jeunesse, au long conflit de l'écrivain et d'un mot qui engendra sa théorie. Ainsi le livre est-il un «roman» selon Aragon en ce qu'il est une machine à comprendre l'homme, comme l'indique l'exergue, emprunté à Saint-John Perse: «Mais c'est de l'homme qu'il s'agit!», à savoir de l'homme dans son rapport au temps, à l'Histoire, à la douleur - Henri Matisse, roman proposant une magistrale interprétation du bonheur matissien comme dépassement de la souffrance- et à la création. Mais de deux hommes à la fois, Matisse et l'auteur se faisant miroir l'un de l'autre dans une «parenté» où la déférence d'Aragon confie au peintre une figure de père. Aussi la compréhension de l'oeuvre de Matisse donne-t-elle accès à celle d'Aragon. L'étude du modèle -indispensable, pour s'en éloigner, selon le peintre-approfondit ainsi la question du réalisme selon Aragon. Cet exposé des «dettes» esthétiques et d'un remarquable travail du regard ne prend cependant en rien la forme d'un traité, mais respecte les palinodies d'une réflexion. Guide éblouissant de la vie et de la création matissiennes, le «roman» se constitue aussi dans une accumulation de pistes laissées en suspens, tant dans les réflexions esthétiques que dans les pauses biographiques. Excitant le désir, cet art de la frustration convie le lecteur à l'invention de son propre parcours, le livre, «oeuvre ouverte», exigeant le «roman» de sa recomposition. Mais à travers la référence au Roman inachevé, le terme fait signe aussi vers la biographie ou la diction du moi, par une écriture diagonale propre à Aragon, toute saisie directe de soi relevant d'un mensonge que le travestissement romanesque peut seul dépasser. Palais, tombeau, lieu d'un énigmatique croisement de deux créateurs, mais aussi de l'art et de l'existence, Henri Matisse, roman a donc édifié sur son inachèvement une «somme» vertigineuse, où se trouvent cryptées et découvertes à la fois les aventures de la modernité et les «secrets» de deux de ses plus grands acteurs.
Cité en extrait («Écrit en 1969», tome I) dans Henri Matisse, roman et contemporain des dernières relectures qui l'ont constitué, Je n'ai jamais appris à écrire ou les Incipit (publié chez Albert Skira en novembre 1969 dans la collection au titre éclairant des «Sentiers de la création») est un versant complémentaire de l'explication de son esthétique par Aragon. A partir d'une fable d'enfance - l'auteur ne se souvenant pas d'avoir «appris» le tracé des lettres-, les Incipit explicitent l'invention romanesque chez Aragon dans un parcours de toute l'oeuvre. Sans plan préconçu, le roman jaillirait d'une phrase assez semblable au «don des dieux» de l'écriture poétique, le développement de la narration visant d'abord à en légitimer l'arbitraire initial. Il s'agit alors moins d'écrire que de «lire» le roman à venir, qui se déploie au rythme d'une écriture plutôt qu'à celui d'une structure qui lui préexisterait.
Dans une écriture fluente qui paraît corroborer sa thèse, cet autre «traité du style» invente sans doute en partie un mythe de la création, le réalisme aragonien ayant été plus contraint qu'il n'en donne l'air. Reste que la liberté d'allure caractérise cette oeuvre _ et l'inflexion du récit selon une logique de l'imaginaire (voir Aurélien). Le «mythe» contient ainsi sa part d'excès et une part, sans doute plus grande, d'authenticité.
Envahir, déranger, provoquer, salir ? Embellir, arranger, susciter ?
Qui fait des graffitis ? Et surtout, pourquoi ? VOICI L’ART URBAIN Au musée d'Ixelles qui a remporté l'édition 2011 du prix des musées
DE LA RUE AUX GALERIES, EXPLOSITION relève un défi inédit : l’entrée au musée des graffeurs !
Il y a 25 ans, une poignée d’adolescents marqués par de rares images venues des USA commencent à orner les murs de Bruxelles d’images explosives. Le mouvement prend rapidement de l’ampleur et, dès la fin des années ’80, textes et images rivalisent de complexité. Au fil du temps, les générations de jeunes graffeurs se succèdent, et avec elles différentes manières d’appréhender la ville…
Aujourd’hui, non seulement les murs de Bruxelles continuent d’accueillir certaines œuvres impressionnantes, mais quelques ex-graffeurs de la génération des années ’90 ont accédé à la reconnaissance artistique.
Le post-graffiti, celui qu’accueillent galeries et musées, n’est pas un simple prolongement des fresques à la bombe. Dans ses meilleurs exemples, il interroge son identité et ses caractéristiques propres.
Complètement affranchis de leurs racines urbaines, les travaux de Arne Quinze, Jean-Luc Moerman, les Hell’O Monsters, Byz, Plug, Sozyone Gonzalez ou Bonom entretiennent certains liens, ténus ou évidents, avec leurs antécédents.
UN PARCOURS EXPLOSIF
Jean-Luc Moerman, "Connectingthings", s.d., collection Musée d'Ixelles, copyright tous droits réservés, photo Vincent Everarts
Le graffiti, celui des précurseurs comme celui de la nouvelle génération, interroge la ville. À présent, il interroge aussi le musée. Un quart de siècle après l’apparition du mouvement, le Musée d’Ixelles rend hommage à ses créateurs d’abord décriés avant d’être ovationnés.
Le parcours s’ouvre par des œuvres du graffiti new-yorkais montrées à Bruxelles en 1984. Car c’est par le biais du réseau artistique que le graffiti est arrivé chez nous ! C’est un hasard si, au même moment, quelques adolescents bruxellois s’essaient à la pratique. Le musée présente des objets appartenant à ces pionniers du mouvement et jamais montrés jusqu’à ce jour : carnets d’esquisses et autres souvenirs d’époque prouvent leur passion et le travail intense du graffiti. Une projection recadre la décennie hip-hop de la fin des années ‘80 et des années ’90 : les figures marquantes de la capitale, les fresques majeures, et surtout les clés de lecture d’un art extrêmement codé.
La deuxième partie de l’exposition présente le travail contemporain d’artistes issus du graffiti. De Arne Quinze aux Hell’O Monsters en passant par Plug et Jean-Luc Moerman, on découvre des similitudes inattendues entre des parcours nés dans le même contexte, et fidèles à leur source. Plusieurs installations sont réalisées spécialement pour l’occasion.
Enfin, EXPLOSITION s’attarde sur quelques figures marquantes de l’art urbain bruxellois actuel : quatre artistes que vous connaissez sans le savoir témoignent aux murs du musée, par des œuvres ou par des archives, de leur pratique extérieure…
Les parois du musée sont poreuses, puisque les allers-retours avec la ville se multiplient. Plusieurs interventions artistiques auront lieu à Ixelles, et un parcours des témoignages d’art urbain les plus surprenants est proposé au visiteur en prolongement de son parcours dans l’exposition. L’art est autant dans que hors les murs...
Par le biais d’archives rares, de documents d’époque, d’œuvres d’art et d’installations réalisées pour l’occasion, EXPLOSITION souhaite rendre justice à cet art aventurier d’une richesse insoupçonnée qu’est le graffiti.
Crash, Sans titre (Crash), 1984,
Aérosol sur toile, © tous droits réservés
Lexique :
Art urbain : expression artistique
qui regroupe les créations non
commanditées dans la ville. L’art
urbain se distingue de l’art public,
qui est subventionné.
Graffiti : partie de l’art urbain qui
englobe tout signe posé dans la ville
(image ou texte). Affiches, pochoirs,
autocollants sont des graffitis.
Graf : graffiti réalisé à la bombe
aérosol.
Tag : signature réalisée en un trait
(et donc une couleur), appliquée
en différents endroits de façon
répétitive. Il s’agit de la forme la plus
courante de graffiti.
Hip hop : mouvement artistique
développé dans les années 1970
aux USA et 1980 en Europe, autour
du graffiti, du breakdance, du rap
et du Djaying. Il a propagé l’esthétique
du graff.
Néo-graffiti : pratique du graffiti
dissociée des codes du hip hop,
au niveau des matériaux et de
l’esthétique. Elle apparaît en Belgique
vers 2003.
Post-graffiti : pratique en atelier liée
à l’esthétique du graffiti et destinée
au réseau classique de diffusion
des oeuvres d’art.
Street Art : terme apparu au début
des années 2000, englobant graff hip
hop, néo-graffiti et post-graffiti dans
une démarche de reconnaissance
culturelle (voire commerciale).
Graffiti à Neerpede, 2008,
Bombe aerosol,
© photo Eyes B
En parallèle à l’exposition EXPLOSITION, l’art du graffiti à Bruxelles, le premier livre de référence sur le sujet !
Quelle est la place du graffiti dans l'art, quel rôle joue-t-il dans l'enrichissement artistique d'une ville comme Bruxelles, quels sont ses pratiques, ses véritables artistes ? De la rue aux galeries, l'historien analyse tous les parcours en s'appuyant sur une documentation inédite. Richesse et couleurs des témoignages recueillis à vif, dans l’esprit même de ces nouveaux codes de lecture imposés par le street art, passés de l'éphémère à l'indélébile.
« Une simple promenade dans les rues de Bruxelles, un voyage en train qui passe par le
centre de la capitale, suffisent à se poser la question. Ces graffitis qui couvrent les murs
à des endroits au mieux inattendus, au pire inaccessibles, sont-ils l’œuvre d’artistes en
mal d’exploits, de jeunes surdoués en pleine crise de créativité ? Adrien Grimmeau,
historien de l’art fasciné par l’univers du graffiti – son côté brut, nocturne, ses jeux, son
déploiement, et l’énergie dégagée par ces premières signatures d’espaces, de surfaces
prises de force –, a voulu explorer ce monde en profondeur.
Une constatation s'est imposée à lui rapidement. « Depuis trois ans environ, le graffiti, et
spécialement sa version actuelle le street art, bénéficiait d'un engouement tant de la part
du marché de l'art que des institutions culturelles. Les publications abondaient. La
plupart des capitales d'Europe possédaient leur livre sur le graffiti. Mais sur Bruxelles,
rien. Rien d'ailleurs sur la Belgique entière ». Entre-temps, plusieurs ouvrages ont été
publiés depuis 2007 qui abordent chacun un aspect très pointu de la production de la
capitale. Ces parutions successives témoignent de l'engouement actuel pour le
phénomène. Malgré cet enthousiasme, aucun ouvrage ne retrace l'histoire du graffiti à
Bruxelles depuis ses antécédents (le muralisme des années 1970) jusqu'à ses
productions les plus actuelles, et son passage en galerie. Il était temps qu'un tel livre voie
le jour ».
« Le graffiti est un monde de l'ombre, et créer des contacts ne fut pas simple. Cependant,
une fois les premiers pas posés, tout s'est enchaîné avec facilité. J'ai rencontré des
passionnés de peinture, qui pouvaient braver le froid et la nuit pour peindre dans la ville.
N'importe quelle discussion avec un graffeur se prolongeait plusieurs heures sans que je
m'en rende compte. Peu à peu, les blackbooks, les albums d'esquisses et de photos qui
témoignent des hauts faits/méfaits des peintres, se sont ouverts. J'ai découvert un univers
de grands enfants, parlant à n'en plus finir d'un graff, plutôt pour l'exploit que fut sa
réalisation que pour son esthétique. J'ai commencé à réunir des images, à compléter ma
collection des pièces majeures bruxelloises, à chercher les photos les plus rares. « Tel
graffiti n'existe pas en photo, tu ne le trouveras jamais », « je connais quelqu'un qui a une
photo de celui-ci », etc. À partir des témoignages et des images, j'ai dressé une
chronologie de la situation bruxelloise. Bien sûr, les graffitis sont rarement datés, et les
mémoires se défont au fil des ans... »
Adrien Grimmeau, (historien de l’art) DEHORS ! Le graffiti à Bruxelles. CFC-Editions, collection Lieux de mémoire.
23 x 29 cm, 224 pages, 230 illustrations couleur, 30 €. Édité en français.
PROMENEZ VOUS dans la ville ET DÉCOUVREZ LES FRESQUES MURALES « BANDES DESSINÉES » À BRUXELLES :
http://www.bruxelles-tourisme.be/contenus/fresques_murales__bande_dessinee_/fr/362.html
« Plus loin que vos tristes parades, derrière les maisons, après la banlieue, derrière le terrain vague où vous jetez vos vieilles idées..., s'étend la plaine de jeu de la peinture qui refuse
d'être l'ombre des ombres... » Christian Dotremont, 1949
http://leviffocus.rnews.be/fr/loisirs/divers/l-art-urbain-et-bruxelles/album-1194864789578.htm
Pleurer pour un rien , pour un oui ou un non
pleurer pour un passé lourd à porter, un passé bien présent parfois.
Pourquoi la dépression arrive t'elle sans crier , elle masque des souffrances.
Toi qui jusque là n'avait pas de nom maintenant tu as ta place mais au nom de quoi?
Se sentir si fragile comme l'oiseau sur un fil ,on peut s'envoler ou tomber,
s'envoler quand le moral revient alors tout semble possible , tout réalisable.
Tomber pour une profonde tristesse, un état second, une vie perdue...
dans ces états là rien ne paraît ou tout paraît fade, les couleurs et les fleurs fanées.
ou se trouve la marge , le pas vers la quiètude, pourquoi moi, pas ça...
tout se mélange et ne correspond en rien à la réalité...
Pourtant reste toujours cette envie d'écrire quelques lignes
impression d'exister par les écrits, se dire que celà laisse une trace...
Après les nuages, le soleil, mais arc en ciel s'en doute se fait la belle
quand il me voit , il ne m'invite pas dans ces moments de merveilles
car la dépression vous fait voir tout en gris et rien ne vous semble joli.
Alors cessez donc de juger et de ne comprendre la mélancolie,
le désespoir, vous qui êtes fort et sur de vous...
Un peu de colère ,oui ,contre le monde qui tourne sans moi...
Par delà ma vie j'ai assez vécu des difficultés
mais jamais digérées, j'avance sans croyances
Voilà l'état de déprime , un non à tout...
heureusement cet état n'est pas moi
il est le reflêt de ce passé où je n'ai rien compris
tout laisser se passer sans comprendre...
comprendre que la vie ne s'arrête pas la vie avance
elle avance à grands pas mais a freiné mon existence
par les épreuves et les souffrances, oui, j'ai le droit de l'écrire
de m'en plaindre car la colère et le désarroi sont là
mais pardonnez-moi, cet état que bien souvent l'on ne veut pas voir chez soi
et encore mois chez cet autre qui pourrait être notre propre histoire.
Paul se laissa tomber dans le divan. Il était épuisé mais heureux. Il venait enfin de terminer son déménagement. Depuis deux jours, il avait vidé son ancien domicile pour transvaser toutes ses affaires dans la maison qu’il venait de loeur pour une période de trois ans. Il était satisfait de son nouveau chez lui. C’était une maison de rangée toute simple mais très lumineuse, ce qui le changeait radicalement du studio dans lequel il avait vécu pendant six ans. En plus, le loyer était vraiment donné pour une maison aussi spacieuse. Lorsqu’il demanda au propriétaire comment il se faisait que le loyer soit aussi peu élevé, ce dernier lui répondit que c’était en raison d’un drame. Le locataire précédent s’était suicidé quelques mois auparavant. Le propriétaire avait alors complètement rénové et rafraichit la maison avant de la remettre en location. Peut-être croyait-il de la sorte effacé la mauvaise réputation qu’alllait avoir son bien ? De toute façon, Paul s’en moquait éperdumment. Il n’était pas superstitieux. Il regarda autour de lui. Cela lui faisait drôle de voir le salon dégagé de toutes les caisses. Il n’aurait jamais cru avoir amassé autant d’affaires en six ans. Il y avait des centaines de livres et de revues, plus de trois cent compact disques, quelques vieux vinyles, deux consoles de jeux avec les accessoires qui se greffent autour,… Bref, il avait porté en tout et pour tout plus de cinquantes caisses contenant des objets allant de l’indispensable ustensile de cuisine au simple accessoire de décoration.
Il regarda l’heure. Il s’aperçut avec surprise qu’il était à peine sept heures du soir. Il décida de mettre un film histoire d’avoir un semblant de soirée avant d’aller se coucher. Il devait en effet se lever tôt le lendemain pour se rendre à l’enterrement du père de l’un de ses meilleurs amis. Il regardait le film sans vraiment le voir et, lorsque le générique de fin apparut sur l’écran, il aurait été totalement incapable de dire avec précision quelle avait été la chute de l’histoire tant son esprit était fatigué. Il éteignit les lumières et monta à l’étage pour se coucher. A peine allongé dans son lit, il sombra dans un profond sommeil.
Paul sursauta. Son réveil indiquait 23h58. Il avait fait un cauchemar dont il ne se souvenait pas. La seule chose qui lui restait de son rêve était de s’être réveillé avec beaucoup de mal à respirer. C’est cette sensation d’étouffement qui l’avait réveillé. Son cœur battait à toute allure. Il se remit sur le dos et se forca à respirer de manière profonde et régulière. A travers les rideaux tirés, une lumière faible provenant du réverbère placé dans la rue illuminait chichement la chambre. Paul referma les yeux. Alors qu’il allait sombrer à nouveau, un bruit le rappela à la réalité. Il ouvrit grand les yeux mais ne vit rien. Le silence était redevenu uniforme. Il resta attentif encore de longues secondes avant d’essayer de trouver à nouveau sa position idéale pour se réendormir. C’est alors que le bruit se reproduisit. On aurait dit le raclement de quelque chose que l’on traînait sur le sol. Cela provenait d’en bas. Le bruit ressemblait à celui que fait une chaise lorsqu’on la tire de table sans prendre la peine de la soulever.
Il hésita brièvement avant de se décider à se lever. Il chaussa ses pantoufles et descendit silencieusement les marches menant au rez-de-chaussée. Paul savait très bien que les vieilles maisons produisent toujours des bruits auxquels il faut un certain temps pour s’habituer mais il était à présent quasiment certain que ce n’était ni un craquement du bois ni quelque chose d’approchant. Il pensa immédiatement à un cambrioleur. Paul n’était pas un peureux mais il n’avait jamais eu à faire face à ce genre de situation. Il ne savait pas comment il devait réagir mais il n’allait pas se laisser dépouiller sans réagir.
Un silence de plomb l’accueillit lorsqu’il posa le pied sur le carrelage de la cuisine. N’entendant plus rien d’anormal, il alluma dans la pièce. Il n’y avait rien de spécial. Il alla illuminer les autres pièces également mais, là aussi, tout était normal. Rassuré, il éteignit partout et remonta. « J’ai dû m’endormir et rêver » se dit-il.
Il s’était à peine déchaussé que le bruit se reproduisit. Là, il n’y avait plus de doute possible : quelqu’un s’était introduit dans la maison ! Il descendit sans précaution, alluma et constata qu’il n’y avait rien. Il avait la sensation désagréable que des choses anormales se produisaient. La personne avait à nouveau dû se cacher en l’entendant descendre. Il fit le tour complet du rez-de-chaussée, regardant derrière chaque meuble et ouvrant toutes les portes ; celles de la salle de bain et du wc y compris. Il alla même inspecter la cave pour être certain que personne ne s’y dissimulait. Il dut se rendre à l’evidence après avoir fouillé les moindres recoins : il n’y avait personne dans la maison.
L’adrénaline avait fait disparaître toute fatigue de son organisme. Il devait quand même s’octroyer quelques heures de repos s’il ne voulait pas se présenter dans un état déplorable à l’enterrement. Il descendit sa couette et son oreiller et s’installa confortablement dans le divan. Bien emmitoufflé, il tendit le bras vers la table de salon et saisit la télécommande de la télévision. Il mit une chaine musicale. Cela l’aiderait certainement à s’endormir. Alors que les minutes passaient et que ses paupières se faisaient de plus en plus lourdes, le bruit eu à nouveau lieu. Il se redressa brusquement et vit que la chaise de la cuisine était au milieu de la pièce. La peur s’empara de Paul. Il pensa instantanément à un vieux film d’horreur qu’il avait vu alors qu’il n’était qu’adolescent : Poltergeist. Il ne savait pas s’ilo valait mieux se lever ou se cacher sous la couette comme le font les enfants apeurés par le noir. Il préféra se lever et tenter de comprendre ce qui se passait. Il s’approcha doucement de la chaise et, alors qu’il allait poser la main sur le dossier, il fut violemment repoussé en arrière. Il tituba et, alors qu’il allait recouvrer l’équilibre, une chose invisible le saisit à la gorge et le traina jusqu’au divan. Paul avait beau se débattre, rien ne faisait relâcher l’étreinte de la chose qui le mansait. Plaqué sur le dos, il était incapable de se relever. Sa vision commençait à se brouiller sous l’étranglement. La dernière chose qu’il vit fut la chaise basculer et le lustre se déboiter comme sous l’effet d’une violente traction.
Stéphane était surpris. Son ami Paul ne s’était pas présenté aux funéraillles alors qu’il avait promis d’être là. La déception initiale avait fait place à l’inquiétude au fur et à mesure que le temps passait. Du retard possible et excusable, on en était à l’absence pure, simple et inexpliquée. Stéphane décida de se rendre chez son ami. Il devait lui être arrivé quelque chose. Même malade, Paul aurait eu la politesse de le prévenir. Après tout, Paul n’habitait qu’à un petit quart d’heure de chez lui.
Stéphane arriva devant la porte et sonna. Personne ne lui répondit. Il réitéra et n’obtint pas plus de réponse. Pourtant, Paul était là étant donné que sa voiture se trouvait sur la rue. A moins qu’on ne soit venu le chercher ? Stéphane colla son visage à la vitre donnant sur le salon. Il vit que son ami était allongé sur le divan. Peut-être s’était-il endormi et que la sonnette d’entrée n’était pas assez puissante pour le réveiller ? Stéphane toqua à la vitre mais n’obtint aucune réaction. Peut-être que Paul avait fait un malaise ? Son premier réflexe fut de s’emparer de son gsm et d’appeler les secours. Il se rappela ensuite que le propriétaire habitait quelques maisons plus loin. Il courut jusque là et, ne voyant pas de sonnette, tambourrina à la porte. Un home robuste d’une quarantaine d’année vint lui ouvrir. Stéphane le mit rapidement au courant de ce qui se passait. Deux minutes plus tard, le propriétaire ouvrait la porte d’entrée avec le double qu’il avait gardé en accord avec son locataire pour les cas d’urgence.
Il trouvèrent Paul allongé dans le divan, les yeux écarquillés sous l’effet de la peur. Une marque profonde et violacée faisait le tour de son cou. La marque d’une corde…
Il y a des matins clairs et lumineux , qu'un vol d'oiseau vous transporte au coeur d'un paysage grandiose et sauvage
L'émeraude précieuse des eaux du Verdon en Provence parait un jeu de nuances artificielles .... le regard s'enivre de tant de beauté parfaite , au plus profond de soi les mots de poète surgissent , miroir de l'instant ............
Jusqu'où nos peurs, nos croyances nous mènent-elles, nous gouvernent-elles, nous tiennent-elles en laisse ?
Même quand on sait faire la part des choses entre ce qui se passe dans la réalité et ce qui se trimballe dans ns têtes, le fléau ne s'arrête pas pour autant.
Bien sûr, en prendre conscience, c'est déjà bien.
Mais la montée du Golgotha reste pénible.
Je prendrai quatre exemples. Dans ma vie quotidienne.
On m'annonce que, dans mon boulot, on va tenter, chez un de mes collègues, une expérience. Je n'ai pas trop bien compris quoi. J'en saurai plus demain. Le peu qui m'est passé par la tête m'a quand même paru alarmant. Je me demande si on ne va pas lui administrer une espèce de masque à gaz, qu'il devra porter pendant un certain temps, afin de tester sa résistance, sa capacité de respiration. Histoire de voir, au bout du compte, combien de temps maximum un facteur peut tenir le coup, en tournée.
J'ai beau me dire que ... ce n'est qu'une expérience, que les buts à atteindre sont peut-être avantageux, que dans le cas extrême où ça ne donn'rait rien, on n'en resterait là, j'en ai le souffle coupé, je panique.
Autre chose.
En tournée, toujours.
Y a une semaine, je me suis fait voler un colis sous mes propres yeux, sans avoir eu le temps de réagir.
J'ai beau savoir que j'ai terminé le reste de ma tournée sans problèmes, que je n'ai pas tardé à avertir le bureau, que je suis allé faire ma déclaration à la police, qu'aujourd'hui (en tournée) je me suis trouvé en possession d'un colis similaire adressé à la personne (donc : le mal a été réparé) ...
Je suis mal, comme si, à tout bout de champ, un fléau du même acabit ne pouvait que déboucher.
Le pire : c'est que rien n'arrive. Le pire, oui. Si des fléaux de ce type se pointaient toutes les cinq minutes, ce s'rait plus simple, on saurait ce qu'il faut faire ... et à quel moment. Ici, c'est plus sournois. Y a eu un vol, une agression, une surprise désagréable qui laisse des traces. Mon coeur a pris. Mes tripes ont pris. A tout moment, ça peut rev'nir. Oui, mais ça reste une possibilité, ça devient un état fantômatique. Obsédant.
Autre chose.
Un pote, qui lit mes "journaux de bords", me conseille, avec la plus grande des bienveillances, de ne pas parler de mon boulot. Parce que ... ça pourrait me coûter cher. Parce que ... je pourrais perdre ma place. Parce que ... mon message pourrait parvenir entre les mains d'un chef, d'un responsable mal intentionné.
J'ai beau me dire que je suis nommé, que je ne dénonce pratiqu'ment personne, que je ne nomme pratiqu'ment personne, que je suis le premier (aussi) à signaler (même quand c'est pas évident) les bons côtés de mon boulot, qu'on vit en Belgique (pays où la liberté d'expression est permise), que dans le cas où je dépass'rais les bornes, je recevrais un avertiss'ment (et que je s'rais assez malin pour en tenir compte) ...
Brusquement, j'ai peur. Comme si, demain, dès que je franchirais la grille du bureau, le chef principal allait m'attendre, les bras croisés, sur le quai, avec une réprimande, un blâme ou une menace d'exclusion. Fatalité.
Encore autre chose.
Concernant deux clips de deux chanteuses que j'ai mis sur "youtube".
Quelqu'un, faisant partie de l'entourage de ces deux personnes, m'a demandé si je leur avais demandé l'autorisation.
J'ai eu le sentiment de provoquer la foudre.
Or, je m'en souviens, j'avais fait ce qu'il fallait. J'avais parlé, à ces deux personnes, de mon intention de mettre les clips en mode "public"
J'ai beau me dire que le gars (qui m'a demandé si j'avais demandé l'autorisation) s'est contenté (à juste titre, sans doute) de me poser une question, que j'ai répondu à la question, que je suis droit dans mes bottes ...
Je flippe comme un malade. Comme si les précautions que j'ai prises ne servaient à rien. Que, de toute façon, j'ai commis un acte irréparable. Que la foudre me tomb'ra d'ssus. Que je n'avais qu'à savoir.
Bientôt vingt-deux heures.
Quelle heureuse chose que de savoir que le bureau de poste, où je travaille, est pratiqu'ment toujours ouvert à ceux qui y bossent.
Ainsi, donc ...
Je ne regrette pas, ces derniers temps, de m'y pointer trois quarts d'heure plus tôt, le matin. Je prends donc de l'avance sur les lettres que je trie.
Faut savoir apprécier la relative aubaine que le boulot vous offre, aussi. Sans ironie.
J'ai connu un bureau parallèle, dans Bruxelles, où j'étais allé bosser cinq/six/sept semaines, comme renfort. Eh bien, là, on ne vous laissait pas entrer avant l'heure réglementaire. Ceux qui v'naient de loin et arrivaient sur les lieux, par le tram, dix minutes plus tôt pouvaient largement, en temps d'hiver, se les geler dans la neige.
Ca doit être dit, tout ça.
Tiens, un détail, encore, en tournée.
Ca se passait au 1, rue de la Croix. Dans un immeuble de trente-cinq boîtes où, comme partout, des gens déménagent et d'autres arrivent.
Je tombe sur une nouvelle arrivante ... avec son mec. Je les avais déjà aperçus une fois. Et ils me signalent (comme la fois passée) le désagrément suivant : le gars qui me remplace, toutes les cinq semaines, met, dans la boîte aux lettres de la nouvelle locataire (son mec habite ailleurs), du courrier adressé au locataire qui résidait dans l'immeuble avant elle.
Evidemment, évidemment ...
C'est pas marrant. D'autant plus que des huissiers se sont déjà pointés chez elle, en espérant tomber sur ... l'ancien locataire. Elle me demande d'en parler à mon collègue remplaçant. Je réponds : OK.
Ce matin ...
Je croise, de loin, le gars qui me remplace. Dans les dédales du bureau. J'ai le réflexe de vouloir m'avancer vers lui. Pour lui signaler les faits. Au moment où je suis prêt, quelque chose m'en empêche, j'en ai le souffle coupé. Je fais pas d'histoires, je retourne à ma place où je trie. Premier réflexe : je m'en veux de ne pas avoir tenu ma promesse vis-à-vis de la locataire de la rue de la Croix. D'un autre côté, me forcer ne sert à rien.
Puis, je réfléchis. Puis, je me dis : à quoi bon ? En quoi mon collègue remplaçant, qui distribue du courrier dans la boîte aux lettres de quelqu'un qui est parti, favorise-t-il la venue des huissiers chez une nouvelle locataire ? Y a-t-il réell'ment une relation de cause à effet ?
On verra bien.
Inauguration des vitraux le samedi 25 juin 2011 à 11h
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Le 25 juin 2011 à 11h, le ministère de la Culture et de la Communication dévoilera les six vitraux d’Imi Knoebel, commande publique d’un l’artiste allemand de dimension internationale. |
Une œuvre qui reflète la grande tradition de l'art du vitrail en Champagne-Ardenne
Le projet d’Imi Knoebel, qui couvrira une surface de 128m2, est une composition abstraite dont l’essence repose sur les couleurs fondamentales, bleu, jaune et rouge, en aplats croisés et superposés. Il est la traduction, selon sa propre expression, de l’iconographie des vitraux anciens de la cathédrale «dans un nouveau langage abstrait».
L’art de Knoebel explore une variété remarquable de démarches possibles dans le domaine de l'abstraction, dans la grande tradition européenne du XXe siècle. Mais il initie également une attitude basée sur une construction sensible à partir des couleurs fondamentales, comme l’enseignait l’école du Bauhaus et les maîtres du constructivisme russe du début du siècle. Imi Knoebel, né en 1940 à Dessau, accorde à ces couleurs une valeur de fondation, au sens architectural du terme, socle d’un équilibre intemporel.
Le groupement des maîtres verriers, l’atelier Simon Marq - Reims et l’atelier Duchemin -Paris mettent en place les vitraux © 1et 2 : DRAC CA - 3 et 4 : photo Pascal Stritt
L’œuvre créée pour Notre-Dame de Reims, haut lieu de l’architecture gothique, reflète la grande tradition de l’art du vitrail en Champagne-Ardenne.
Le vitrail ancien, du XIIIe au XXe siècle, est une des grandes richesses artistiques de cette région, disséminée sur l’ensemble de son territoire. Nombreux sont les artistes qui ont renouvelé dans les édifices religieux l’art associé à la création de vitraux. A Reims en particulier depuis plus de 40 ans, Marc Chagall, Brigitte Simon, Tsugouharu Foujita, Joseph Sima, Marie-Hélène Viera da Silva ont laissé d’importantes créations. La dernière commande de vitraux pour la Cathédrale de Reims est celle de Brigitte Simon, il y a 23 ans.
La réalisation actuelle des 6 vitraux d’Imi Knoebel a fait l’objet d’une collaboration étroite de l’artiste avec un groupement des maîtres verriers, l’atelier Simon Marq, à Reims et l’atelier Duchemin, à Paris.

Les vitraux créés par Imi Knoebel seront situés dans l'abside de la cathédrale de Reims (vue extérieure et intérieure) © DRAC CA - Mise en place des vitraux © Pascal Stritt
La Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne, en relation avec la Direction générale des patrimoines et la Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture et de la Communication, est le maître d’ouvrage de cette commande publique, pour un montant d’1,3 M. d’euros. Cette commande bénéficie, en outre, du soutien d’un important mécénat d’entreprises : la Fondation d’entreprise du Groupe GDF SUEZ, le Champagne Louis Roederer, la Caisse d’Epargne Lorraine Champagne-Ardenne, entreprises présentes sur le territoire de la Champagne-Ardenne mais également en Europe et dans le monde, ainsi que de personnes privées.
Vitraux de Marc Chagall dans la chapelle axiale
de la cathédrale de Reims © Pascal Stritt
Eté 2011
« Belgique Mystérieuse »
Légendes insolites et merveilleuses, patrimoine historique, symbolisme et tradition… sur VivaCité (92.3 FM et 95.4 FM et www.vivacite.be) par Pierre GUELFF (Editions Jourdan, Paris-Bruxelles) au micro de Philippe DELMELLE.
. Mardi 21/6, 7h50 : Le Roeulx : Dans les pas des pèlerins.
. Mardi 28/6, 7h50 : La tournée des châteaux : Corroy-le-Château.
. Mardi 5/7, 7h50 : La tournée des châteaux : Seneffe (extérieur).
. Mardi 12/7, 7h50 : La tournée des châteaux : Seneffe (intérieur).
. Mardi 19/7, 7h50 : La tournée des châteaux : Ecaussinnes-Lalaing.
. Mardi 26/7, 7h50 : Bouffioulx, sa poterie et son ermitage Saint-Blaise.
. Mardi 2/8, 7h50 : Oignies : Trésor et ruines.
. Mardi 9/8, 7h50 : Philippeville et la reine oubliée.
. Mardi 16/8, 7h50 : Philippeville : le tilleul et la chapelle insolite.
. Mardi 23/8, 7h50 : Charleroi : La basilique « apocalyptique » et le beffroi, patrimoine mondial.
Musée de l'imprimerie de Lyon
Éditées par des marchands italiens de cadres et d'estampes, installés au début du XIXe siècle dans le quartier de la Guillotière, ces images ont fait le tour du monde, emportant avec elles des vues et des paysages de Lyon totalement inédits. Venez les découvrir au Musée de l'imprimerie, au gré d'une visite originale à la lampe led. Vous pourrez également acquérir l'écharpe de l'exposition en mousseline de soie (1m x 0,40m) réalisée par Brochier Soieries, des reproductions d'estampes et le catalogue de l'exposition, richement illustré, L'imagerie populaire de la Guillotière, de Jean-Paul Laroche.
Au bonheur des images Estampes populaires à la Guillotière au XIXe siècle
Jusqu'au 26 juin
Du mercredi au dimanche inclus de 9h30 à 12h et de 14h à 18h


Mon gros chéri. - Wissembourg (Alsace) : Lith. F. C. Wentzel ;
Lyon : Gadola & Cie Editeurs, 2, Cours de Brosses ; à Paris : V.ve Gosselin, [1872].
