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Midi!

Songerie

- « Midi! Ah midi! Je savais qu'il était midi.»
Tous les compteurs de temps, ensemble indiquent l'heure.
Nous en prenons grand soin afin qu'ils ne nous leurrent.
Les êtres pour agir, se veulent avertis.

Se sont organisés les citoyens en paix.
Ils s'activent tout comme le font les machines,
Qui oeuvrent sans arrêt dans nombreuses usines,
Savamment programmées pour pouvoir s'arrêter.

Ceux qui ne sont astreints au labeur quotidien,
Agissent à leur gré, pouvant se croire libres.
Rêveurs ou réalistes, ils ont le choix de vivre,
Trouvant que les heures, souvent, ne changent rien.

Le décor est figé. Le soleil resplendit.
L'énergie cependant ne fait aucune pause,
Très subrepticement agit sur toute chose.
Le temps silencieux a le même débit.

27 mai 2016

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administrateur partenariats

Un exercice que j'aime faire et faire faire !

Ces élèves ont 15 ans, ils ont choisi l'option " Agent d'éducation"

Nous analysons le poème,  certains élèves le lisent à voix haute, je le reprends enfin avec différentes intonations: surprise, tristesse etc ...

Et nous l'illustrons !

Voici le résultat.

Tous les travaux n'y sont pas, afin de ne pas alourdir le billet.

La  lune

Ah  !  Quel  dommage  !

La  lune  fond.

Il  n'est  plus  rond 

Son  gai  visage.

Quelle  souris

En  maraudage

La  prend,  la  nuit,

Pour  un  fromage  ?

 

Elle  maigrit

Que  c'est  pitié  : 

Plus  qu'un  quartier

Qui  s'amincit...

 

Mais  sans  souci

Presque  au  cercueil

La  lune  rit

Avec  un  œil.

 

Maurice  Carême

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Bon appétit, petite souris !

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12273166068?profile=originalatt. au Tintoret (Jacopo Robusti dit Tintoretto, 1518-1594) :
Vierge à l’Enfant (détail)

     La soif de Nélie Jacquemart ne s’étanchait pas comme cela ! Elle voyagea beaucoup, en Italie surtout, et en ramena moult souvenirs qui sont autant d’œuvres qui permettent de mieux appréhender sa personnalité. Des salles ou vitrines sont ainsi dédiées aux arts de l’Egypte, de l’Inde et de Ceylan, de Birmanie… Assemblant tous ces objets les plus personnels, réunis avec passion et patience, dans son domaine privé, intime, et cependant ouvert sur le monde, avec son jardin à la française, non-clos en son extrémité, laissant ainsi le promeneur à sa rêverie grâce aux échappées sur les champs et forêts. Rejoignant en cela par la pensée, ici précisément, René-Louis de Girardin (1735-1808), feu son voisin :


« Le jardin, le bon ton, l’usage peut être anglais, français, chinois ;
les eaux, les prés, la nature et le paysage, sont de tout temps, de tout pays. C’est pourquoi, dans ce lieu sauvage, tous les hommes seront amis,
et tous les langages admis. »


Un parc fantasque et un musée, certes un peu hétéroclite, composés pour ce faire et vous plaire « ni en jardinier, ni en architecte, mais en poète et en peintre. »

12273166652?profile=originalJacques Vigoureux-Duplessis (1680-1732) :
L’ambassade du Siam à Paris en 1686 (réalisé en 1715)

Peintures, sculptures, tapisseries, meubles… ornent les différentes salles, laissés tels que leur propriétaire les a déposés. Un fil que nous continuons à dérouler ici…

12273166891?profile=originalBarthel Bartholomaeus Bruyn le Vieux (1493-1555 ;
peintre allemand qu’un cartel nomme curieusement Bartolomeo Bruya !) :
Docteur Petrus Von Clapis

12273167274?profile=originalAttribué à Govert Flinck (1615-1660) :
Portrait d’un médecin
digne de son maître Rembrandt (il fut son élève de 1633 à 1636).

S’il arrive que l’élève égale son maître, on ne retient généralement que ceux qui les surpassent, ou divergent.

12273167495?profile=originalAbraham Susenier (ca 1620-1672 ;
que l’on a pu confondre avec Abraham Van Beijeren, 1620-1690) :
Nature morte (détails)

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Cette nature morte, de taille exceptionnelle, est du type des Ontbijtje (« petits déjeuners ») ou des Banketje (« table servie »), alors très en vogue dans la peinture néerlandaise, alliant pompe et virtuosité.

12273168272?profile=originalDonnatien Nonnotte (1708-1785) :
Dame jouant de la vielle


12273168481?profile=originalBerger, Allemagne, 16e siècle, et
Ange de l’Annonciation, Italie, fin 14e.

     Chaalis ce sont aussi maints memorabilia centrés sur la vie et l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau dans une galerie, récemment agrandie à l’occasion du tricentenaire de sa naissance, qui lui est réservée. Rousseau qui connut ses derniers jours heureux tout près de là, puisqu’il mourut auprès de ses hôtes, le marquis René-Louis de Girardin et sa femme, au château d’Ermenonville le 2 juillet 1778.
     Mais ce n’est pas mon sujet aujourd’hui. D’ailleurs vous trouverez concentrées des activités pour tous les goûts et pour tous les âges dans un périmètre très resserré, avec le parc de loisirs de la Mer de Sable, le parc Jean-Jacques Rousseau, la forêt d’Ermenonville… pour flâner, randonner ou vous détendre.


     Car oui mes amis, dans ce lieu exquis où se mettre au vert, « la terre offre à l’homme dans l’harmonie des trois règnes un spectacle plein de vie, d’intérêt et de charmes, le seul spectacle au monde dont ses yeux et son cœur ne se lassent jamais. », Jean-Jacques Rousseau.


12273168901?profile=originalNélie Jacquemart-André en sa dernière demeure
Gisant (bronze, 1925) réalisé par Denys Puech (1854-1942),
pour le tombeau où elle repose en la chapelle Sainte-Marie.

Nélie à la palette, en paix, pour qu'à jamais se mélangent les couleurs.

12273169452?profile=originalAutoportrait de Nélie Jacquemart à 39 ans

Pour un panorama complet, vous pouvez vous reporter au lien suivant :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/un-bis-pour-jacquemart-andr-une-bise-n-lie-1-re-partie

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Les ruines de l’église abbatiale (au premier plan) et la chapelle Sainte-Marie construite sous Saint Louis

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L’abbaye, fondée en 1137 par Louis VI le Gros

Michel Lansardière (texte et photos)

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Une fugitive évasion


Parfois, je suis plongé dans une profonde béatitude.

A la lecture d’un beau texte, d’un bel auteur,
Mes pensées s’arriment à un passé lointain.
Les années les plus tendres faites de découvertes magiques,
Le bercement des esprits brillants qui me pénètrent,
Ressurgissent quasi intacts, plein de douce saveur.
Ô que cela est agréable ! Le passé semble avoir disparu ;
L’avenir angoissant s’est estompé aussi,
Seul l’instant présent flotte libre comme feuille au vent.
J’aimerais que cela dure toujours, pourtant,
Beaucoup de visages aimés ne peuvent me quitter.
Je sais que je ne les reverrai plus et j’en suis triste.
Ce lourd passé, fait d’expériences si diverses
Que j’ai provoquées, me semble-t-il, trouble mon bonheur.
Qu’avais-je besoin de tant de curiosités,
Pour en finir à en avoir des regrets ?
La nécessité de me sentir exister sans doute,
D’être utile à moi-même, aux autres, de respirer
A chaque fois un air nouveau. Si j’avais su
Que l’énergie s’amenuisait plus j’entreprenais,
Je serais resté assis avec mes livres et mes rêves.
Mes cheveux auraient blanchi, certes,
Mais mon corps n’aurait pas tant faibli.
Je vais m'inventer une entreprise nouvelle :
La surdité et le recueillement dans un sommeil bien mérité !

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Transcendance et souverain style

En hommage respectueux et admiratif à Paul Valéry

Le don de la transcendance, grâce suprême,
Aux artistes doués confère du génie.
On le trouve toujours dans les plus beaux poèmes.
Ô Le cimetière marin, de Valéry!

Quand j'étais lycéenne, mes compagnes et moi
Apprenions à pouvoir expliquer un poème.
Il nous fallait répondre à de nombreux pourquoi
Dont certains nous posaient d'embarrassants problèmes.

Or en ce temps lointain, rare était le mystère.
Les auteurs employaient un parler beau et franc,
Même quand ils prenaient plaisir à satisfaire
Leur désir d'intriguer par des mots étonnants.

D'un genre nouveau, Le cimetière marin
Surprit énormément ceux qui nous enseignaient.
Ils ne lui trouvaient pas un mérite certain.
Allèrent à l'auteur qui demeura muet.

De nos jours une étude approfondie, brillante
Révèle la passion qu'abritent les images.
L'auteur s'est exprimé sur les versets qui chantent
Portés jusques à lui par le vent du rivage.

26 mai 2016

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Radio Passion à Orp-Jauche

Mardi prochain dans l'émission Bulle d'air lors de ma rubrique: Passion d'artistes,je reçois les membres de mon groupe sur facebook: "J'aurais voulu être un artiste";si un écrivain ou autre artiste veut participer, parler de son oeuvre etc, bienvenue à lui  :-)

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Une abondante récolte

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Les fleurs des champs ont resurgi.
Invasion de corolles jaunes.
Les resplendissants pissenlits,
Créent sur le vert diverses zones.

Ils sortent de terre au hasard,
S'éparpillent sans harmonie,
Défiant les règles de l'art.
Surprenante est leur énergie.

Faut-il simplement laisser faire?
Ne le croient pas les bien-pensants.
Pour eux agir est nécessaire.
Ils les trouvent envahissants.

Je me souviens bien clairement
Avoir reçu avec tendresse
Une de ces fleurs, d'un enfant
Qu'elle avait empli d'allégresse.

10 mai 2016

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Privilège de ma vieillesse

Les yeux restés clos, je m'éveille
Or ne fais aucun mouvement.
J'ai vécu des événements
D'une étrangeté sans pareille.

Je me sens bien dans le silence
Et n'ai pas l'envie de bouger.
Le confort m'incite à songer.
L'heure n'a aucune importance.

J'accueille la passivité
Manque d'énergie ou paresse?
Privilège de ma vieillesse!
J'ouvre les yeux à la clarté.

Après avoir bu un café,
Face à un ciel uni, morose,
J'avais opté pour cette pause
Que régulièrement, je fais.

Il est midi, je n'ai pas faim.
Aucune urgence ne me presse.
Ce jour ne crée pas l'allégresse
Mais il est plaisant, c'est certain.

26 mai 2016

 

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Décadence divine
27 mars 2016 - 26 juin 2016

Montée en collaboration avec la compagnie théâtrale malinoise Abattoir fermé, l’exposition Décadence divine donnera vie au Château de Gaasbeek, à partir du 27 mars, au livre culte de la décadence À Rebours de Joris-Karl Huysmans.

À la fin du dix-neuvième siècle, alors que l’industrialisation bat son plein, les décadents échappent par l’art et la beauté à une réalité qu’ils jugent banale. De nos jours aussi, les artistes brisent nombre de normes sociales et de tabous. Plusieurs œuvres d’art vous y plongeront dans l’univers luxueux et parfois sombre de la décadence. Avec, notamment, des œuvres de entre autres Berlinde De Bruyckere, Jan Fabre, Erwin Olaf, Gérard Rancinan, Félicien Rops, Kees Van Dongen et Jan Van Oost.

Le 9 avril, un grand 'Cabinet d’Art' vous conviera à admirer des œuvres du peintre italien Roberto Ferri. Sur les plans technique et stylistique, il rappelle les grands maîtres du baroque, avec des thèmes classiques et des récits chrétiens qui semblent le situer en dehors de notre époque. Mais ses corps glorieux et gracieux trahissent une part d’ombre fascinante. Nantis de griffes, de cornes et de nageoires, ils se muent en effet en quelque chose de monstrueux.

Dans l'ouvrage Divine Decadence, nous partons à la recherche de l'essence même de la décadence, avec des textes de Luc Vanackere, Stef Lernous, Pol Dehert, Karel Vanhaesebrouck et Donald Kuspit. En achetant ce livre, réalisé en collaboration avec les Éditions Lannoo, vous recevez un ticket d'entrée gratuit.12273173078?profile=original

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administrateur partenariats

"Le pommier est en fleurs"

Aquarelle Liliane Magotte

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Douce brise ce matin

Dans un ciel de printemps

Lumière jaune tremblante

Deux gouttes de soleil dans ma tasse de thé

Pommier en fleurs embaumant le jardin

De cime en cime chante le verdier

Mon cœur heureux palpite de gaieté

En ce jour de mai, j’ai envie de rêver.

Nada

Tous mes remerciements à Nada pour cette jolie surprise.

Un partenariat

Arts 12272797098?profile=originalLettres

 

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Un accord conclu entre la Fédération Wallonie-Bruxelles, WBI et le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) permet chaque année à un-e écrivain-e et un-e bédéiste belge francophone de partir en résidence d’écriture au Québec, tandis qu’un-e écrivain-e et un-e bédéiste québécois sont accueillis à Bruxelles.

L’appel est ouvert pour une résidence au Québec au printemps 2017.

Les dossiers de candidature sont attendus pour le 15 septembre 2016 au plus tard.

Modalités de réponse et le formulaire de candidature:

télécharger le document .PDF

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Nouvel espace de connivences


Oh bonjour! Que devenez-vous?

Cette question certes banale,
Posée d'une voix amicale
Ne m'embarrassait pas du tout.

Lors, je la posais à mon tour.
C'était au temps des connivences.
S'est répandue l'indifférence;
On se dit à peine bonjour.

Je reste la même, sereine,
En ayant fait l'apprentissage
Des moyens qui nous rendent sages.
J'ai des regrets mais pas de peines.

Me suis fait des amis fidèles,
Par la magie, dans le confort.
Nous unissent des rayons d'or
Je m'y élance à tire d'ailes.

24 mai 2016

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Vivre en groupe JGobert

Vivre en groupe est une expérience nouvelle pour Thomas. De tout temps, il a tracé son chemin solitaire comme il le voulait. Son enfance d’enfant unique lui colle à la peau. Particulièrement sympathique, affable, convivial, il est un bout en entrain toujours joyeux aux yeux de ses amis, de sa famille. Rien ne laisse apparaître la moindre faille dans ce jeune homme moderne. Toujours partant pour des aventures au bout du monde, il parcourt la planète comme un globetrotter. Au fil de ses voyages, il rencontre d’autres personnages qui, comme lui, consomment la vie à pleine dent. 

Des projets, il en a plein la tête et assure qu’il les fera tous. Cette détermination à bouger lui est venu petit quand de sa fenêtre, il voyait partir les voyageurs sur les quais d’embarquement. Ses rêves venaient et partaient avec ces gens de passage poussant leurs valises trop lourdes et tirant leurs enfants derrière eux.

Depuis peu, il s’est installé avec une jeune dame dont il partage la vie. Un grand pas pour lui. Il a longtemps hésité et finalement accepté cette nouvelle expérience. Cette amie l’accompagne dans ses voyages depuis un moment et la vie à deux ne lui semble pas compliquée. Valises faites, défaites. Hôtels de luxe, gargotes, restos de rêve, snack, un destin toute tracé dans une ambiance festive. Le quotidien de Thomas et de sa copine est une suite de bons moments.

Maintenant installé dans son nouvel appartement, Thomas savoure une certaine sérénité et quelques craintes. Depuis son aménagement, Marie, sa compagne, a de nombreux amis qui ont l’art d’arriver à l’improviste et de rester. Son canapé ne désemplit pas et le frigo, lui, est toujours vide. Les poubelles débordent et la salle de bain est continuellement occupée. Les soirées sont trop animées, les matins très douloureux. Thomas commence à ressentir des sentiments étranges qui le rendent grincheux, revêche.  Le joyeux Thomas est au bord de l’explosion et son besoin de solitude l’envahit.

Son appartement est devenu trop petit et la sensation de manquer d’air l’oppresse. Sa compagne incrédule ne le comprend plus. Lui, d’une nature si plaisante, a beaucoup changé. Les discussions se font vives.

Thomas regrette le temps de son indépendance, de sa solitude. Marie a de nombreuses difficultés à le saisir et le déchiffrer. Lui, si vivant.  Insensiblement, la vie du couple part à la dérive. Thomas s’en rend compte. Marie ne veut pas faire de concessions. Ses amis sont aussi importants pour elle.

Ces dernières jours, Thomas s’enferme dans un silence pesant, pénible et cherche une solution à cette vie qui prend un mauvais chemin. Ses sentiments pour Marie lui semblent étranges, curieux et  s’opposent à lui. Il n’en peut plus de cette bataille intérieure qu’il livre depuis quelques semaines et qui finit par le séparer de Marie.

La vie apprend vite qu’il est impossible de changer les êtres et que les solutions multiples sont rares. Marie a une nouvelle importante et hésite à la communiquer à Thomas. Dans l’ambiance délétère actuelle, elle préfère la garder pour elle.  Marie est déçue, silencieuse.

Marie est partie. Elle n’a pas voulu résister à cette atmosphère épuisante. Son combat est ailleurs.

Thomas n’a pas retenu Marie. Il a retrouvé sa quiétude, son calme, sa solitude. Même si Marie lui manque, il respire mieux seul. Il a repris ses voyages au bout du monde et son existence de bourlingueur. Il lui arrive encore de penser à sa vie avec Marie qui n’a débouché sur rien de positif.

Marie a quitté la ville rapidement et vit maintenant seule. Elle ne donne plus de nouvelles. Au fil du temps, sans savoir pourquoi, le destin, espiègle et malicieux, a remis face à face Thomas, Marie et le petit Hugo.

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Sylvie

N'aura jamais plus de trois ans
La petite fille adorable
Mais de s'émouvoir incapable,
Passive en son coin tout le temps.

Elle habite dans ma maison.
J'avais autrefois l'habitude
D'interrompre sa solitude,
L'habillais selon les saisons.

Souvent, la prenant par la main,
Je la faisais marcher sans peine,
Récent, possible phénomène.
Elle avançait à petit train.

Auraient bien pu la croire en vie
Des enfants jouant dans la rue
Que rendait gais notre venue.
Lors, je leur présentais Sylvie.

Ne l'a pas malmenée le sort.
Son visage est resté le même.
Il conserve une grâce extrême.
Mais jamais plus je ne la sors.

22 mai 2016

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administrateur théâtres

"La Traviata" de Verdi à L'OPERA DE LIEGE

 Dans l’immense jardin de Dieu, Violetta, la courtisane au grand cœur, devenue ange, priera pour le  destin de son aimé qu’elle supplie d’être heureux et d’épouser une  jeune élue au cœur pur! Un rôle interprété par l’exquise soprano roumaine, Mirela Gradinaru. Dernière étape étonnante d’une vie peu à peu tournée vers l’altérité, dans le plus profond oubli de soi, voilà le destin de la dame aux Camélias, Marguerite Gautier, alias Violetta chez Verdi. Le plateau étouffe sous les cœurs de roses rouges qui tapissent le décor kitsch des lieux de perdition parisiens. Elle appartient depuis le plus jeune âge au monde de la noce, du jeu, de la danse, de la musique légère et des plaisirs du palais. Libre et prisonnière à la fois.  Son univers : l’immense lit rococo peuplé de poupées où se déroulent des bacchanales, puis un lit double,  blanc comme un nuage où son amant  a rencontré le ciel « Vivo quasi in ciel », puis hélas, ce lit étroit sous une lumière de vase verte où elle est  consumée par l’immonde phtisie,  antichambre de cette grotte lumineuse de la mort prête à l’engloutir.

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Face à cette âme généreuse qui instinctivement ne vit que par l’Amour, il y a l’orgueilleux Giorgio Germont,  interprété par  Mario Cassi. C’est le père omnipotent de son amant, qui représente  l’égoïsme bourgeois et les apparences d’une société totalement irrespectueuse des vrais sentiments, moralisante à l’excès, hypocrite en diable, osant même  prendre à témoin le Dieu du jardin des âmes bienheureuses quand cela l’arrange. Ce drame de Verdi est une critique fervente de la bigoterie, du « moralisme », ancêtre du « politically correct »? « Through the keyhole », les regards épient, trahissent, accusent et condamnent. Le trou de serrure à travers lequel se joue l’action est symbolique du voyeurisme qui imprègne  la société. Si le chœur en habits noir  du 19e est parfois fort statique, coincé dans des fauteuils comme au spectacle, c’est qu’il doit remplir son rôle de voyeurs avides et malsains et nous tendre le miroir pour dénoncer le phénomène. De tous côtés, la brûlante Violetta est cernée par les regards, et sa voix, tour à tour, tendre, dramatique et héroïque ne peut que susciter des vraies larmes. La passion de la jeune Violetta est plus que douloureuse, elle est injuste et cruelle. Dès le deuxième acte elle s’est convertie à la Vie, renonçant à ses plaisirs futiles, elle est ce personnage qui a failli et qui, seule contre tous, trouve en elle la force de la rédemption! La dévoyée, la Traviata a l’envergure d’une martyre dans la forteresse de sa foi en l’amour ! Tout comme la véracité de ses sentiments, Violetta impressionne par la véracité de son jeu et souplesse de sa voix après l’échauffement du premier acte.

 La mise en scène expréssément bourgeoise de Stefano Mazzonis Di Pralafera  autorise quelques distractions, car Verdi s’amuse avec des rythmes  populaires de valses, polka, galops, une danse de gitanes, une danse de matador, et une séguedille qui allègent un peu la tension dramatique. Les costumes sont griffés Kate Tilley et son équipe. L’orchestre sous la baguette de Francesco Cilluffo épouse magistralement le drame sans sombrer dans le pathos ou l’exhibitionnisme : juste ce qu’il faut d’émotion, de  suspensions silencieuses,  de souffre et d’élégance. Le timbre irrésistible de Mario Cassi  souligne finement l’habileté manipulatoire de Giorgio Germont au deuxième acte (« Pura siccome un angelo ») et sa  belle prestance vole enfin en éclats quand  il se décide à dévoiler la promesse odieuse arrachée à Violetta.  L’amant, Alfredo, un peu effacé par rapport au père,  réjouit par son charme juvénile et sa voix solaire. Javier Tomé Fernàndes, qui se produit pour la première fois sur la scène de l’Opéra de Liège,  recueillera à la fin de la représentation  de réelles ovations aux côtés de Mario Cassi  et de Mirela Gradinaru.  Le jouvenceau est tout simplement craquant de spontanéité, même si l’autorité paternelle  fait de lui une seconde victime. Les rôles secondaires accompagnent lestement le trio principal avec une belle mention pour Anina, la femme de chambre de Violetta interprété par Laura Balidemau. Et qui d'autre pour incarner le protecteur jaloux de Violetta, sombre sire,  si ce n'est la belle voix  de Roger Joakim, un incontournable de la scène liégeoise...13260016_10209037828196731_1203132000821984079_n.jpg?oh=855d6dc2bdf987915ce05622c9e42df1&oe=579CABD4  

https://www.operaliege.be/fr/activites/la-traviata

Saison : 2015-2016 Durée : 2:50  Langue : Italien  Direction musicale : Francesco Cilluffo Mise en scène : Stefano Mazzonis di Pralafera Chef des Chœurs : Pierre Iodice Artistes : Mirela Gradinaru, Maria Teresa Leva, Javier Tomé Fernández, Davide Giusti, Mario Cassi, Ionut Pascu, Alexise Yerna, Papuna Tchuradze, Roger Joakim, Patrick Delcour, Alexei Gorbatchev, Laura Balidemaj         

9 Dates :

 Du vendredi, 13/05/2016 au dimanche, 22/05/2016

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Un message de l'au-delà

Je possède un volume que j'ouvre peu souvent.
Cependant il contient des propos étonnants,
Parfois sophistiqués, des discours poétiques,
Des citations savantes, des envolées lyriques
Et de nombreux instants de grâces savoureuses.

En ce jour de printemps, ensoleillé et chaud,
Seule en mon jardinet, mais ravie et joyeuse,
Je murmure des vers que j'avais trouvés beaux.
« Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre, un peu chaque matin »

Pour rendre hommage à ma mémoire, à sa rigueur,
Je vais chercher mon livre, au hasard le feuillette
Et j'y trouve des vers me mettant l'âme en fête.
C'est une invitation faite un vingt et un mai
D'errer dans la nature, qui étale ses fleurs.

« Puisque mai tout en fleurs, dans les prés nous réclame »
Ce jour même se trouve être un vingt et un mai,
Un peu particulier, c'est mon anniversaire.
J'accueille dans la joie ce poème troublant.
Venu de l'au-delà, insondable mystère!

Or en soirée, pour ajouter à mon émoi,
Sur mon petit écran s'affiche face à moi
Le portrait du vieil homme, auteur des Misérables
On va y projeter son oeuvre remarquable.
J'ai reçu un message, une évidence claire!

21 mai 1999


Poéme de Victor Hugo

Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,

Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l'air et le printemps et l'horizon immense,
L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur !
Victor Hugo
21 mai 1835 ( Les chants du crépuscule)

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Un message de l'au-delà

Je possède un volume que j'ouvre peu souvent.
Cependant il contient des propos étonnants,
Parfois sophistiqués, des discours poétiques,
Des citations savantes, des envolées lyriques
Et de nombreux instants de grâces savoureuses.

En ce jour de printemps, ensoleillé et chaud,
Seule en mon jardinet, mais ravie et joyeuse,
Je murmure des vers que j'avais trouvés beaux.
« Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre, un peu chaque matin »

Pour rendre hommage à ma mémoire, à sa rigueur,
Je vais chercher mon livre, au hasard le feuillette
Et j'y trouve des vers me mettant l'âme en fête.
C'est une invitation faite un vingt et un mai
D'errer dans la nature qui étale ses fleurs.

« Puisque mai tout en fleurs, dans les prés nous réclame »...
Ce jour même se trouve être un vingt et un mai
Un peu particulier, c'est mon anniversaire.
J'accueille dans la joie ce poème troublant.
Venu de l'au-delà. Insondable mystère!

Or en soirée, pour ajouter à mon émoi,
Sur mon petit écran s'affiche face à moi
Le portrait du vieil homme, auteur des Misérables
On va y projeter son oeuvre remarquable.
J'ai reçu un message, une évidence claire!

21 mai 1999


Poéme de Victor Hugo

Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,

Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l'air et le printemps et l'horizon immense,
L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur !
Victor Hugo
21 mai 1835 ( Les chants du crépuscule)

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