J'ai créé le réseau Arts et Lettres en juillet 2009.
Depuis le 15 juillet 2009 jusqu'au 15 avril 2016, Le nombre de pages consultées sur le réseau s'élève à
7 723 690
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J'ai créé le réseau Arts et Lettres en juillet 2009.
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Un bas noir s'étend et s'étire,
tombe sur la plaine murmurante, claire ;
crépuscule hivernal ;
au loin le clocher bleu, aux sonorités limpides,
célèbre ce grand mariage à deux pas
de la mer somnolente déjà.
Opacité de l'air,
clair-obscur,
plaintes, car étreintes .
Chuchotis atténués de la nuit,
du corps de la terre, de son galbe ;
désirs partagés,
l'entre-deux n'existe plus alors,
perfection de deux corps ;
depuis l'écriture n'a plus sa place,
elle est sans voix !
Bruissements étouffés dans la brume,
demain des roses pourpres,
empreintes de longs baisers, laissés.
La peau étant mnésique.
Au loin est perceptible, le "chut" de la
mer qui s'endort, se fait douce et brune.
Un nouveau monde.
NINA
Dors, mon amour, mon regret, mon très doux poète
Dors, que ton âme si lasse puisse enfin s'envoler
Le jour est lumineux et c'est un jour de fête
L'été triomphe enfin, on pourrait s'en griser!
Dors, l'âge est venu de déposer les armes
Dors, et que notre histoire puisse enfin s'oublier
Le temps est aux moissons, il n'y a plus de larmes
Est doux se reposer parmi les champs de blé!
Dors, car l'hiver venu, ces champs seront glacés
Il faut de la douleur dénouer le manège
Même si rêvant à toi, le cœur sera givré
Quand oiseaux affamés glaneront sous la neige!
Dors, mon amour, mon regret, mon très doux poète
Emporte donc l'amour vers les nuits étoilées
Les pleurs ont trop coulés d'une brulante quête
Parts donc dans la douceur d'une heure ensoleillée!
J.G.
Cette intéressante publication est la Revue des Lettres belges francophones.
Le sommaire
à télécharger ici (52 pages)
Quand les attentats de Bruxelles vous ont fait perdre les pédales, ou le clavier…
On était sur le point d’écrire, quand soudain l’innommable se produisait aussi à Bruxelles, tuant en chacun de nous le sentiment de paix et de sécurité, dérangeant le berceau où éclosent les plus belles fleurs des Arts et des Lettres, toute musique tue, assourdie par les déflagrations barbares. Tant de respirations humaines disparues ou de familles blessées à jamais! Vivons-nous désormais à contre-sens ? Le monde, le grand William l’avait bien dit, est un théâtre !
Nous en avons mis du temps pour renouer avec le sens ! On a fait retraite dans un petit village de Savoie, question de s’éloigner de la folie humaine, s’approcher des nuages, se bercer du ciel des sommets. En phase avec la nature, se remettre au retour dans un attelage d’une semaine aux travaux de la terre, dans un jardin défiguré par l’hiver. Loin des nouvelles du monde, dans les replis de la germination, dans le secret de l’humus prolifique. Il a fallu ce contact intime avec la nature, travailler sans gants bien sûr, pour que culture revienne, et que l’écriture renaisse. Et puis on s’est souvenu de ce petit bijou donné quelques jours avant le drame, avec tant de générosité dans ce café-théâtre bruxellois, pourtant mythique, où nous n’avions jamais mis les pieds. Et le clavier s’est remis en route, même si l’âme est toujours cabossée, pour accompagner les artistes dans leur voyage.
Tout commence par l’amitié avec l’un des deux comédiens, Marc De Roy. Il nous invite à déguster quelques textes exquis, servis sur canapés et chaises de bistrot, interprétés avec brio avec son comparse non moins exquis : ValéryBenji lali, dans un petit lieu chargé d’histoire, La Soupape. Ils vont mettre en scène un choix de textes de Jean-Michel Ribès à l’humour corrosif, aux doubles sens pernicieux, sous des dehors bon enfant. Il est auteur et metteur en scène d’une vingtaine de pièces, dont Les Fraises musclées (1970), Tout contre un petit bois (1976, Prix des « U » et « Prix Plaisir du théâtre »), Théâtre sans animaux (2001, Molières de la meilleure pièce comique et du meilleur auteur) et Musée Haut, Musée Bas (2004, sept nominations aux Molières, et Molière de la révélation théâtrale pour Micha Lescot). Pascale van der Zypen est à la mise en scène de ce théâtre de l’insolite.
Les saynettes mi-figue, mi-raisin, partent de situations courantes gonflées par l’absurde, irriguées par le non-dit, musclées par l’énergie théâtrale des comédiens. L’inventivité poétique des deux compères les fera adroitement éclater comme bulles de savon, les unes après les autres. Ils vont tirer sur tous les dysfonctionnements du monde et feront mouche. Il n’y a qu’à se d’ailleurs baisser pour ramasser tout ce qui est bancal, source de chagrin et de désillusion!
Le « Je voudrais changer de rôle » au théâtre se retrouve bien sûr dans un bureau de change. Ce n’est qu’un exemple, tout est à l’avenant, un peu à la manière de Raymond Devos. Il est mort le théâtre? Question on ne peut plus absurde, car les poètes des planches sont bien vivants et le texte se gorge de dérision. Les allusions cachées les références parodiques se succèdent dans un rythme de kaléïdoscope. L’observation de la gent humaine se précise, coups de griffes et coups de plumes se succèdent, Et vlan pour les frères ennemis, les présidents de la république, les parcours de musées, la pesanteur de l’attraction universelle, les peurs paniques que l’on voudrait mettre au frigo, la violence de l’instinct de survie, le sursaut de bonheur… Ils sont les pionniers de la liberté, Le pied de la lettre fait des pieds et des mains pour s’affranchir de l’aliénation, et volent les goélands!
Les costumes s’endossent, s’enfilent et s’abandonnent dans une incessante recréation. Guitare et voix jouent les profondeurs de Serge Reggiani, Il n’est vraiment pas mort, ce théâtre tant il surprend! Et pourtant l’espace de jeu est exigu, mais la salle pleine à craquer est subjuguée par cet univers du non-sens, de l’espièglerie, et la cocasserie des situations. Bravissimo plutôt que Bravo, vous apprécierez vous aussi, si comme nous, vous rêvez de sortir des chemins tout tracés, des ornières profondes, des habitudes de sérieux, du formatage des conventions. Prendre le large, en prenant la tangente dérangeante, et direction « Je voudrais changer le monde! » Mais où est donc le bureau de change? Si vous riez, c’est gagné !
En longeant l'infini rivage
Du majestueux Saint-Laurent,
Où se reflètent les nuages,
Je me sens vivre intensément.
Si soudain m'arrivent des mots,
J'écoute ce qu'ils me proposent.
Je peux méditer au repos,
Je m'installe et fais une pause.
Je n'écarte certes jamais
Le plaisir d'écrire un poème.
En des vers sincères, je mets
Des émois bien souvent les mêmes.
Or suis surprise chaque fois.
La forme fait la différence,
Tout autant que des mots le choix.
Ils ont une grande importance.
Sans dépaysement réel,
J'accède à de troublants espaces.
Ils demeureront éternels.
J'essaie d'en révéler les grâces.
15 avril 2016
I. SCIENCES HUMAINES
♦ Vie spirituelle et engagement
Ansay, Pierre
Couleur livres
66 p. ; 14 x 21 cm
8,00 €
Peut-on vivre simultanément dans la vie spirituelle et s’engager dans la vie sociale, associative ou politique ? Pierre Ansay explore ici, dans un langage simple et enrichi d’expériences, les contradictions pratiques et théoriques qui semblent à première vue exclure pratiquement cette conciliation. Dès lors, pouvons-nous traverser ces contradictions et maintenir, en soi et pour le bien de tous, ces deux formes de vie ?
ISBN : 978-2-87003-691-4
♦ Accélération !
De Sutter, Laurent (dir.)
PUF
Perspectives critiques
256 p. ; 14 x 20 cm
19,00 €
Une compilation de textes qui présentent l’accélérationnisme. Cette thèse iconoclaste défend l’idée que si la gauche veut sortir du marasme, elle doit repenser sa relation au futur, à la technologie et à l’économie et doit apprendre à embrasser toutes les innovations pour dépasser le capitalisme. ( Electre ©)
ISBN : 978-2-13-073650-9
♦ Le mal européen et la redécouverte de l’idéal
Verhofstadt, Guy
Plon
Tribune libre
252 p. ; 14 x 21 cm
17,00 €
Ancien Premier ministre belge et député européen depuis 2009, l’auteur propose sa vision de l’Union européenne. Selon lui, les dirigeants ont perdu de vue l’esprit d’union et de progrès qui a présidé à sa création pour s’enfermer dans les méandres institutionnels. Il invite à repenser l’héritage des pères fondateurs afin de la rendre plus efficace et démocratique. (Electre ©)
ISBN : 978-2-259-24912-6
♦ Recherches nouvelles sur l’immigration italienne en Belgique
Morelli, Anne (dir.)
Couleur livres
168 p. ; 15 x 22 cm
18,00 €
On pense tout savoir sur l’immigration italienne en Belgique : la mine, Marcinelle, les baraques… Mais au-delà de ces clichés, la réalité historique et sociale des Italiens arrivés pour diverses raisons en Belgique (et de leurs descendants) comprend encore bien des inconnues.
ISBN : 978-2-87003-583-2
♦ Étonnantes histoires du IIIe Reich
Luytens, Daniel-Charles
PIXL
Les 1000 histoires
239 p. ; 11 x 18 cm
7,90 €
ISBN : 978-2-930757-63-6
♦ Je veux être actrice
Sojcher, Frédéric ; Rihoit, Catherine
Riveneuve
Théories et pratiques du cinéma
154 p. ; dvd ; 17 x 23 cm
20,00 €
Nastasjia, 10 ans, veut devenir comédienne. Des professionnels lui confient leurs secrets d’acteurs. «Je veux être actrice» est aussi un long métrage, dont le DVD figure en complément de la présente édition.
ISBN : 978-2-36013-355-0
♦ Eric-Emmanuel Schmitt : la chair et l’invisible : l’auteur et ses interprètes, pour un échange critique sur l’œuvre
Collectif
Passiflore
Présence de l’écrivain
256 p. ; 16 x 24 cm
22,00 €
Actes du colloque organisé par l’ARDUA (Association Régionale des diplômés d’Université d’Aquitaine) en 2013.
ISBN : 978-2-918471-48-6
♦ Lire et relire les classiques
Collectif
Avant-propos
224 p. ; 22 x 24 cm
24,95 €
Parce qu’ils constituent un trésor parfois oublié et méconnu, les classiques de la littérature, relus et revisités par la rédaction, ont nourri chaque été depuis 2011 les pages de La Libre Belgique. Trente titres de la littérature mondiale sont ici présentés pour vous donner l’envie de les (re)découvrir. De Giono à Dostoïevski, de Fitzgerald à Balzac, de Céline à Aragon, de Dickens à Duras.
ISBN : 978-2-39000-031-0
♦ Où va la lune quand le jour se lève ?
Libert, Béatrice ; Kyral, Sylvie
Couleur livres
Carré d’as
48 p. ; ill. ; 15 x 15 cm
9,00 €
« Où va la lune quand le jour se lève ? », se demandent les enfants… Cette histoire poétique tente d’y répondre… en n’y répondant pas ! Elle favorise ainsi la pensée vagabonde, l’humour surréaliste et allume notre imaginaire. Le lecteur, petit ou grand, ajoutera ses propres songes.
ISBN : 978-2-87003-690-7
♦ La valise à rêver
Namur, Yves ; Goux, Claudine
Couleur livres
Carré d’as
48 p. ; 15 x 15 cm
9,00 €
Le poème n’est-il pas le tremplin rêvé des voyages imaginaires ? Embarquez-vous dans le vaisseau humoristique de deux fervents créateurs. Accrochez vos ceintures, cela va décoiffer, mais vous voyagerez aussi léger qu’un fantôme d’opéra !?
ISBN : 978-2-87003-689-1
♦ La poupée au mico-ondes
Watrin, Dominique ; Weiser, Florence
Ed. du Basson
Enfants trash
32 p. ; ill. ; 23 x 23 cm
16,00 €
Des poèmes potaches pour petits et grands.
ISBN : 978-2-930582-35-1
♦ Le miroir aux allumettes
Feyaerts, Pascal
Le Coudrier
Préface d’Anne-Marie Derèse
Illustrations de Frédérique Longrée
60 p. ; ill. ; 14 x 20 cm
16,00 €
« Je voudrais que tes yeux soient tes yeux / et que ma bouche soit ma bouche / et que tes yeux aillent à ma bouche / et ma bouche à tes yeux / que tu saches lire sur mes lèvres / mais je n’ai pas de lèvres / et tu n’as pas de bouche / nous ne nous voyons / ni ne nous comprenons // La peau isole / ceux que le soleil ignore »
ISBN : 978-2-930498-60-7
♦ Neiges : on ne voit que dehors
Soucy, Pierre-Yves
La Lettre volée
Poiesis
80 p. ; 14 x 21 cm
15,00 €
Les jeux de mémoire sont au cœur de ce livre de poésie. Il ne s’agit en aucune manière de retours nostalgiques à quelque source première mais bien à ce qui anime le monde de la parole dans le rapport qu’il entretient à l’expérience poétique telle qu’elle se révèle lorsqu’elle appelle l’expérience de la vie.
ISBN : 978-2-87317-465-1
♦ Dix disques de traverse
Grenier, Laurent
L’Arbre à paroles
IF
54 p. ; 12 x 20 cm
10,00 €
«Je ne me souviens de mon enfance – et puis de mon adolescence bancale, et puis de mes balbutiements d’adulte – que parce qu’il y avait de la pop music. Un peu partout, tout le temps. Un truc de fond dont les autres semblent se ficher, occupés à faire et défaire leurs vies par-dessus, mais qui chez moi passe au premier plan… »
ISBN : 978-2-87406-619-1
♦ Nouvelles du Congo
Collectif
Magellan & Cie
Miniatures
150 p. ; 13 x 20 cm
12,00 €
Recueil de nouvelles prenant vie au Congo-Kinshasa. Les auteurs proposent un voyage aux mille couleurs et saveurs pour découvrir ce pays ravagé par des années de violences et de combats. (Electre ©)
ISBN : 978-2-35074-371-4
♦ Et tous seront surpris
Persoons, Monique
Quadrature
128 p. ; 14 x 22 cm
16,00 €
L’effet papillon ? Le grain de sable ? La nature intrinsèque de l’homme ? Qu’est-ce qui fait dérailler une vie ? Dans ce premier recueil de nouvelles, au long du fil tendu du quotidien, on se laisse déséquilibrer, surprendre parfois avec des héros qui n’ont que leur peau d’humains comme excuse.
ISBN : 978-2-930538-62-4
♦ El Duende ou l’impossible à dire
Baudour, Anne
Marcel Broquet
La Mandragore
160 p. ; 15 x 23 cm
18,00 €
Le fil conducteur du roman, sorti tout droit de l’esprit occulte de l’Espagne endolorie, entraîne le lecteur, de rebondissements en rebondissements. Entre tauromachie, flamenco, vengeance et amour fou, il lui fait respirer à pleins poumons l’odeur de cette terre ocre, pleine de charbons et de pierres qui fleurent l’herbe broyée et la salive de l’enfant.
ISBN : 978-2-89726-242-6
♦ Là où l’eau touche l’âme
Dolphijn, Frédérique
Esperluète
144 p. ; 14 x 20 cm
18,00 €
Ce roman nous conte les relations et les non-dits d’un groupe de femmes qui s’isolent dans un chalet afin de vivre une passion partagée, la pêche à la mouche. Leurs retrouvailles sont comme un rituel dont l’auteur joue pour raconter leurs solitudes dans toutes ses conjugaisons, mais aussi leurs choix, leurs résistances et mensonges, leurs violences.
ISBN : 978-2-35984-065-0
♦ Kivu. L’espoir
Huart, Alain
Weyrich
676 p. ; 14 x23 cm
22,50 €
Après «Kivu. Du paradis à l’enfer» paru en 2013, l’auteur revient aujourd’hui avec ce nouveau récit : sur trois continents, on y retrouve les deux héros du premier tome et bien d’autres, dans une trame passionnante qui se déroule jusqu’en 2015. Deux romans pour comprendre la tragédie des Grands Lacs
ISBN : 978-2-87489-346-9
♦ Un endroit d’où partir. 1. Un vélo et un puma
Lee, Aurélia Jane
Luce Wilquin
Sméraldine
256 p. ; 14 x 21 cm
20,00 €
Enfant trouvé, Juan Esperanza Mercedes de Santa María de los Siete Dolores grandit au sein d’un couvent, puis d’une hacienda où il devient l’élève de Don Isaac, homme érudit au passé mystérieux. Développant très jeune un talent pour la peinture, mais aussi pour abandonner les femmes qu’il aime, Juan mènera une vie marquée par les ruptures successives, le doute, la culpabilité et la quête du véritable amour.
ISBN : 978-2-88253-520-7
♦ Le cauchemar
Lorent, Richard
Ed. du Basson
Peau lard et autres abats
330 p. ; 14 x 21 cm
20,00 €
Un roman noir qui parle des pouvoirs et contre-pouvoirs en Belgique.
ISBN : 978-2-930582-39-9
♦ La fille du Triangle
Meggetto, Franco
Ed. du Basson
Peau lard et autres abats
258 p. ; 14 x 21 cm
18,00 €
Charleroi, novembre 2009, quartier du triangle, haut lieu des bars à filles de la ville. Qui a assassiné la belle et douce Irina, échouée par accident sur les trottoirs carolos ? Flanqué de son inénarrable acolyte Cuvelier, et chapeauté par la très attirante juge Chevalier, Bruno Bianchi, tout récemment nommé inspecteur principal, se voit confier la délicate enquête.
ISBN : 978-2-930582-36-8
♦ Augures
Nothomb, Philippe
Avant-propos
Roman
368 p. ; 15 x 24 cm
22,95 €
Augures est un thriller historique. Débutant sous l’Empire romain et s’achevant à Paris aujourd’hui, il établit un pont inattendu entre l’Antiquité et l’avenir inquiétant de notre monde globalisé.
Premier roman.
ISBN : 978-2-39000-037-2
♦ Quand j’étais petit les cosmonautes vivaient aussi longtemps que les chênes
Pauwels, Eric
Motifs
288 p. ; 16 x 24 cm
19,90 €
Un homme âgé, le narrateur, entreprend un voyage d’Anvers à Venise, voyage dont le lecteur pressent que ce pourrait être le dernier. À chaque étape il retrouve une connaissance…
979-10-95071-07-5
♦ Notre Château
Régniez, Emmanuel
Le Tripode
128 p. ; 15 x 20 cm
15,00 €
Un frère et une sœur vivent reclus depuis des années dans leur maison familiale, qu’ils ont baptisée « Notre château ». Seule la visite hebdomadaire du frère à la librairie du centre ville fait exception à leur isolement volontaire. Et c’est au cours de l’une ces sorties rituelles qu’il aperçoit un jour, stupéfait, sa sœur dans un bus de la ligne 39. Le cocon protecteur dans lequel ils se sont enfermés depuis vingt ans commence à se fissurer.
Premier roman.
ISBN : 978-2-37055-078-1
♦ À la découverte de Simenon Volume 3. Voyages autour du monde
Simenon, Georges
Omnibus
À la découverte de Simenon
576 p. ; 16 x 21 cm
19,00 €
Le présent volume réunit «Le train de Venise», «Trois chambres à Manhattan» et «Le relais d’Alsace ».
ISBN : 978-2-258-13479-9
♦ (réédition) Le sommeil de Grâce
Emmanuel, François
Points
157 p. ; 11 x 18 cm
5,90 €
ISBN : 978-2-7578-5896-7
♦ L’humanité en nous. Pour une culture de la démocratie
De Bodt, Roland
Ed. du Cerisier
Place publique
Préface de Claude Fafchamps
240 p. ; 11 x 18 cm
13,00 €
En 1998, Roland de Bodt publie «Le Cercle ouvert». C’est le début d’un chemin d’actions culturelles et d’écritures qui explore la culture de la culture, la culture des libertés et des droits fondamentaux universels, la culture de la démocratie. Il revient aujourd’hui sur les différentes étapes de ce cheminement.
ISBN : 978-2-87267-193-9
♦ Essais datés, volume 2. Adresses
de Duve, Thierry
Musée d’art moderne et contemporain de Genève
169 p. ; ill. ; 17 x 24 cm
20,00 €
Ce deuxième volume des Essais datés de Thierry de Duve propose un ensemble de textes qui théorisent la question de l’adresse ou sont adressés à des interlocuteurs choisis. C’est donc l’autre qui, d’une certaine manière, fixe les règles ici, car c’est lui, ou elle, qui déclenche la réflexion.
ISBN : 978-2-940159-80-2
♦ Toute une vie d’amour
Mercier, Jacques ; Mercier, Sophie
L’Harmattan
Livres libres
112 p. ; 14 x 22 cm
13,00 €
Du coup de foudre jusqu’à la fin du couple, « Toute une vie d’amour » est née d’une collaboration écrite père-fille. Alors que Jacques Mercier nous romance les moments importants de la vie d’un couple, Sophie Mercier les explique, les décortique et suggère des pistes pour un mieux être dans la relation. C’est un guide pratique de la vie amoureuse et des sentiments, proposé par un écrivain et par sa fille conseillère conjugale.
ISBN : 978-2-8061-0272-0
♦ La Mythocritique contemporaine au féminin
Zupancic, Metka (dir.)
Karthala
Contributions de Myriam Wathée-Delmotte, Colette Nys-Mazure et Jacqueline De Clercq
180 p. ; 14 x 22 cm
19,00 €
Metka Zupančič, après son essai sur Les Écrivaines contemporaines et les mythes (Karthala, 2013), a invité neuf poètes, écrivaines ou scientifiques pour participer au débat sur les mythes féminins contemporains.
ISBN : 978-2-81111-603-3
♦ (réédition) Mes apprentissages : reportages 1931-1946
Simenon, Georges
Omnibus
Simenon
1056 p. ; ill. ; 13 x 20 cm
28,00 €
ISBN : 978-2-258-13409-6
♦ [La mort dans l’âme. Tango avec Cioran]
Brune, Elisa
Casa Cartii de Stiinta
Belgica.ro
Traduit en roumain par Laurentiu Malomfalean et Andreea Blaga
228 p. ; 14 x 20 cm
ISBN : 978-606-17-0842-0
♦ Correspondance (1899-1950)
Gide, André ; Van Rysselberghe, Maria
Gallimard
Les cahiers de la NRF
1168 p. ; 14 x 21 cm
40,00 €
ISBN : 978-2-07-017913-8
♦ Une âme plus si noire : lettres de prison
Lammers, Eric
Les Impressions Nouvelles
For intérieur
Préface de Caroline Lamarche
256 p. ; 15 x 21 cm
17,00 €
Un regard de l’intérieur sur les longues peines et les quartiers de haute sécurité.
ISBN : 978-2-87449-322-5
♦ Les maisons de pierre
Trekker, Annemarie
L’Harmattan
Encres de vie
168 p. ; 14 x 22 cm
17,00 €
On est choisi par les lieux, ils s’emparent de notre être. Entre deux maisons, de pierre grise en Ardenne et de pierre blonde dans le Périgord, l’histoire d’une vie se tisse et se transforme. Elle invite à une écriture nomade, au cœur du voyage intérieur.
ISBN : 978-2-336-30843-2
♦ Piet
Meert, Joëlle ; Vandenhende, Piet
Ed. du Basson
Ma vie est un roman
120 p. ; 11 x 18 cm
10,00 €
Le parcours tortueux d’un artiste flamand et … carolo.
ISBN : 978-2-930582-40-5
♦ Sur les traces d’Eddy Merckx en Belgique
Lahaye, Jean-Louis
La Renaissance du livre
Sur les traces de
Préface de Michel Lecomte
174 p. ; 15 x 23 cm
17,90 €
ISBN : 978-2-507-05342-0
♦ 52 recettes de cuisine anthropologique
Meeùs, Dominique
Ed. du Basson
Osons
120 p. ; ill. ; 23 x 23 cm
18,00 €
Un vrai livre de cuisine décalé.
ISBN : 978-2-930582-37-5
♦ Revue internationale Henry Bauchau, l’écriture à l’écoute, n° 7. Henry Bauchau en scène
Collectif
Presses universitaires de Louvain
313 p. ; 16 x 24 cm
30,00 €
ISBN : 978-2-87558-417-5
♦ La Revue générale 2016 3-4. De Pierre Ryckmans à Simon Leys, une vie…
Revue générale
122 p. ; 16 x 24 cm
16,00 €
♦ Le journal des poètes 2016 n°1
Le Taillis Pré
104 p. ; 16 x 22 cm
7,50 €
ISBN : 978-2-87450-105-0
♦ Papier Machine n°3
Bashibouzouk
112 p. ; ill. ; 19 x 27 cm
16,00 €
ISBN : 978-2-9601662-2-4
Quoi de plus hasardeux et intense que l'amour
Qui fait blanchir vos nuits, et fait durer vos jours.
Il vous sourit un jour lorsque passe une belle,
Quand sur vous cupidon lance son traît cruel.
Cette flèche aiguisée, en plein cœur décochée,
Embellit votre vie, amoureux, tendre et gai
Vous volez dans le ciel et êtes sur un nuage,
Le cœur est en émoi, vos rêves sont moins sages.
Mais, parfois la peur rit de votre destinée,
Et sournoisement inspire quelques noires pensées,
Attisant mille feux, consumant votre amour,
Lors le ciel s’obscurcit, vôtre cœur devient lourd.
Heureusement Eros active le désir,
Et ranime le trouble qui vous a fait rougir
Quand la première fois dans les bras de l’aimée,
Sur ses lèvres rubis, vous lui prîtes un baiser.
Plus rien n’existe alors que les yeux de la belle,
Son sourire lumineux chaque jour émerveille
Votre regard aimant, et c’est le cœur léger
Qu’à travers les cieux bleus, vers elle vous volez.
20160415
Dans le cadre du 10ème anniversaire d’activités de l’Espace Art Gallery, celle-ci édite 2 nouveaux recueils d’art reprenant des billets d’art concernant 25 artistes qui ont exposé leurs œuvres dans la galerie.
Ces deux recueils sont publiés dans le prolongement de ceux déjà parus dans la collection « États d’âmes d’artistes » publiée par © Les Éditions d’Art EAG. Il s’agit d’un partenariat entre le Réseau Arts et Lettres et l’Espace Art Gallery.
Cette collection présente les billets d’art de François Speranza, historien de l’art attaché au Réseau Arts et Lettres.
Une fête-concert dans la Galerie est prévue afin de remettre gracieusement les deux derniers volumes nouvellement parus aux artistes ayant bénéficié d’un article d’exposition sur Arts et Lettres en 2014 et 2015.
La fête :
aura lieu le 28 mai 2016 de 18h 30 à 22h 30
Au programme:
18h 30 accueil des artistes et visiteurs
18h 45 présentation de la soirée
19h 00 à 19h 45 concert d’Anne-Gabrielle Lia-Aragnouet
(violoncelliste)
20h 00 à 20h 30 remise des recueils aux artistes
20h 30 à 22h 30 verre de l’amitié et petits sandwichs fourrés
Réservations obligatoires :
au 00 32 497.577.120 /ou par E-mail : eag.gallery@gmail.com
Entrée libre sur réservation au préalable.
Remises des recueils :
Le troisième recueil est dédié aux billets d’art concernant les artistes suivants :
(Exposés en 2014):
CLARA BERGEL
LESLIE BERTHET-LAVAL
ALPHONSO DI MASCIO
JACQUES DONNAY
STEPHEN GENTET
WILLIAM KAYO
MARC LAFFOLAY
FLORENCE PENET
LEONARD PERVIZI
MIREILLE PRINTEMPS
GERT SALMHOFER
Recueil publié en mars 2016.
Le quatrième recueil est dédié aux billets d’art concernant les artistes suivants :
(Exposés en 2015):
GUY BERAUD
ELIZABETH BERNARD
DOROTHEE DENQUIN
MARTINE DUDON
MARIE-HELENE FROITIER
ISABELLE GELI
JACQUELINE GILBERT
CLAUDINE GRISEL
JIDEKA
CATHERINE KARRER
JACQUELINE KIRSCH
CHRISTIAN KUBALA
LILIANE MAGOTTE
ISABELLE MALOTAUX
Recueil publié en mai 2016.
À Alain
- Commence!
- Lance!
- Balance!
- Chance!
- Exubérance!
- Extravagance!
- Opulence!
- Indigence!
- Excellence!
- Exigence!
- Magnificence!
- Danse!
Ô l'élégance de la danse!
Brillance de la transcendance,
Jouissance sans violence.
- Nuisance de la turbulence,
Des cadences en surabondance,
De l'indécence les offenses.
- Silence!
- Absence!
14 avril 2016
Ah l'écriture! C'est penser, imaginer, chercher, encore réfléchir, se documenter mais c'est surtout créer! D'une toute simple idée, qu'elle soit basée sur un fait réel ou relevant du domaine du fantastique ou de la SF, peut germer un ouvrage puissamment structuré de plus de 300 pages, derrière cette structure toute une constructive réflexion avec à la clé un scénario parfois sophistiqué pour des personnages malmenés et hauts en couleur. L'écrivain? Un créateur!
Mais le manuscrit une fois clôturé vient alors - si l'on est réfléchi et quelque peu consciencieux - la relecture, le contrôle méticuleux de l'oeuvre - excusez du peu! - accompagné à l'occasion de sueurs froides dignes d'un Hitchcock: ce mot est-il bon? Cette phrase est-elle correcte? Cette expression est-elle appropriée? Juste? Adéquate? Existent notamment les fautes grammaticales et les fautes de style, le créateur n'étant point à l'abri d'une coquille à moins qu'il ait le cerveau connecté à une mémoire périphérique équivalente au gros Robert. L'écrivain? Un correcteur de premier ordre...en théorie!
Vient ensuite le temps - parfois de l'ordre d'un siècle dans l'esprit du candidat à la publication - de la prospection d'un éditeur et l'on commence par les "aristos-éditeurs" avant de descendre progressivement - dans 98% des cas - vers les "populos-éditeurs" - si je peux me permettre cette expression... - si par malchance (?) le manuscrit devenu tapuscrit se faisait refouler. Jeter. S'y faire? S'y habituer? Si l'on n'est point une personnalité en vue ou si l'on n'a point ses entrées chez l'un deux notamment. L'écrivain? Un croisé des temps modernes!
Votre texte est subitement - Oh miracle! - accepté par un éditeur quel qu'il soit? Sautez de joie même si l'aventure, une aventure digne d'un Indiana Jones, est loin d'être terminée! Sautez de joie car vous allez être publié...et lu par vos amis et vos connaissances au minimum! Aventure loin d'être terminée? Car il faut d'abord lire et décortiquer toutes les clauses, grandes et petites, du contrat pour ne pas se faire avoir, rouler en d'autres termes; ensuite l'éditeur ou le prestataire de services peut exiger des retouches, voire un sérieux remaniement pour que l'oeuvre soit à ses yeux acceptable, c'est-à-dire "commerciable", c'est ainsi avec bien des maisons d'édition. L'écrivain? Un véritable aventurier!
Enfin publié mais la promotion n'est pas suffisamment poussée? La visibilité de l'ouvrage, médiocre, ne mène pas loin? Les libraires le dénigrent ou votre livre passe complètement inaperçu? L'auteur n'a point une belle et forte image - capitale malheureusement - porteuse ou on ne le voit que trop peu en photo malgré la qualité, tant sur le fond que sur la forme, de son récit? Il doit alors... Vous devez alors vous retrousser les manches, partir sur le terrain, celui du numérique comme sur l'autre, pour vous faire connaître, diffuser, apprécier, reconnaître et tout et tout... un parcours du combattant! L'écrivain? Un producteur-présentateur-animateur-agent littéraire, personne multiples talents obligés! C'est dur, épuisant, stressant? Votre motivation, votre endurance, votre patience sont mises à rude épreuve? Soyez fiers malgré tout!
Créateur, correcteur, croisé, aventurier et auto-agent littéraire, l'écrivain a du mérite, énormément de mérite mais beaucoup ne voient point - ou si peu - les efforts accomplis derrière une parution, une publication. Ecrivains et auteurs, vous êtes des héros et soyez fiers malgré les difficultés rencontrées et quel que soit le type d'éditeur qui vous a accepté: le fruit de votre réflexion si longue et si ardue est publié! Que ce soit en livre papier ou en format numérique, le résultat est à présent visible, à la portée de tous! Vous visez le succès? Comme les droits d'auteur ne sont généralement pas très élevés - signalons-le au passage! - , il faudra dans ce cas vous entourer d'une petite équipe énergique et efficace pour promouvoir et mettre en valeur votre livre ou vous métamorphoser en vendeur hors pair, une stratégie d'enfer à l'esprit!
Mais, en fait, ne vous êtes vous point rendu compte que c'est déjà un succès d'être publié même si vous avez payé pour? Car vous avez créé, trouvé l'idée, les mots, les phrases! Bravo et mes sincères félicitations! Un ultime conseil si vous comptez vous jeter dans l'écriture - car c'est une plongée en apnée- ? Faites-le principalement pour vous-même, pas pour gagner des euros! Trouvez votre style, votre genre de prédilection; si vous y croyez, en vous et en votre talent, cela se verra ,cela se remarquera et l'on vous suivra! Votre imagination et votre enthousiasme? A mettre instinctivement en avant et surtout soyez FIERS de vous, de vos bébés! En conclusion? Point de lamentations...à moins que vous ne vous prénommiez Jérémie! Merci à tous de m'avoir lu jusqu'au bout!
Quelques mots sur mon dernier ROMAN publié, SEPARATIONS (éditions Dricot 2015)
Le thème
"Que serait une vie sans séparations?
Les ruptures nous accompagnent dès le début en nous arrachant du ventre maternel, jusqu'à la fin ultime qui nous arrache à la vie, même si l'on n'est pas conscient de passer la première porte ni parfois la dernière.
Entre les deux, c'est une suite de dislocations et cassures qui façonnent l'existence et lui servent de repères, une ligne brisée avec, forcément, des hauts et des bas. Déjà la vérité et le mensonge, comme d'ailleurs tous les sentiments, rapprochent ou séparent. Le cheminement de la vie, la maladie, les passions et ce qui touche les êtres proches, sans parler du domaine des idées et de l'esprit, sont autant de coupures ouvertes dans la vie affective, sociale, ou au sein même de l’être. Toutes séparent de quelqu'un ou quelque chose, d'un avant et d'un après.Maintes fractures sont invisibles, passent sans que l'on s'en rende compte, opérant tout au fond de nous et presque à notre insu. Comme lorsque nous cessons d'aimer ou chaque fois que nous abandonnons derrière nous une part d'enfance.
Plus ou moins enivrantes ou tragiques, au fond, aucune rupture n’est vraiment neutre. Toutes laissent une trace. Les séparations renversent toujours. Soudain on est devenu autre tout en restant soi-même.
La vie est faite de ruptures ou, ce qui revient au même, de nouveaux départs. Rapprocher et recoller les morceaux, c'est toujours renaître, d'une certaine façon".
Le roman compte douze chapitres qui se suffisent à eux-mêmes, et on pourrait les prendre pour une succession de nouvelles, si elles n’étaient reliées entre elles par les personnages principaux, que l’on retrouve et perd de chapitre en chapitre, pour laisser s’avancer d’autres personnages qui deviendront centraux à leur tour. N’en va-t-il pas de même dans la vie ?
Autre extrait:
"A présent, Gabrielle, devenue plus fragile et vulnérable, sentait se cristalliser des angoisses qu'elle avait jusqu'ici plus ou moins refoulées. Le moment arrivait où la fille, suivant ses traces, rejoignait la mère et la détrône d'une certaine façon. Et ce n'était que le début d'une longue histoire, comme celle qu'avaient connue Gabrielle et sa propre mère et toutes les mères précédentes, une histoire indéfiniment répétée. Petit à petit, les rôles allaient s'inverser. Pourtant, plus tout à fait jeune et pas encore tout à fait vieille, n'est-elle pas, comme on dit, en pleine force de l'âge, au sommet de ses capacités? Oui, arrivée au sommet, justement, avant la descente inéluctable...
Gabrielle, qui avait toujours été sûre d'elle et savait se montrer si autoritaire avec ses employés, ses enfants et même son mari, la voilà qui se perdait dans un nuage de doutes. Elle ne savait plus se décider comme par le passé, tout semblait plus flou, moins définitif. Elle prenait parfois une direction qui lui paraissait la seule, la meilleure, et puis un mot, une réaction quelconque la faisait aller dans la direction inverse avec la même conviction. D'après Simon, il lui arrivait aussi de se répéter et elle s'irritait de devoir fouiller parfois tout au fond de sa cervelle pour trouver le mot juste. Mais bon, rien de bien grave, elle finissait toujours par retomber dessus. Son corps commençait de son côté à émettre de timides signaux ; indiciblement plus lent, capricieux. La machinerie de l'organisme imposait sa présence sans toujours répondre au doigt et à l'œil (....)
Elle avait en fait l'impression vertigineuse de ressembler de plus en plus à sa propre mère. C'était assez effrayant.
Tout passe à si vive allure. Et les enfants grandissent trop vite.
Oui, elle assumait mal l’indépendance naissante de Cécile, comme si sa fille lui jouait un mauvais tour et la prenait en traître. Cécile ne lui demandait plus son avis sur à peu près tout et rechignait à la suivre le samedi après-midi dans les magasins(...). Jusque dans leurs conversations, il arrivait à Gabrielle de se sentir larguée comme une vieille chose obsolète. Elle faisait pourtant des efforts louables pour rester dans le coup et continuait à bombarder sa fille de réflexions et de conseils. Mais il fallait croire qu'elle ne lançait que des inepties ou les questions à ne justement pas poser. Cécile l'écoutait de plus en plus souvent d'un air patient trop manifeste pour ne pas cacher l'ennui ou l'agacement, quand ce n'était pas d'avance un rejet pur et simple.
Gabrielle était toujours compétitive, mais un peu perdue. Elle sentait Cécile s'éloigner et ne reconnaissait pas toujours sa petite fille dans cette jeune femme un peu dure qui lui paraissait parfois lasse avant l'heure. Bientôt, se disait-elle, ma fille n'aura plus besoin de moi et c'est moi qui dépendrai d'elle, je ne servirai plus à rien. Avoir conscience que c'était le cours normal et même souhaitable des choses n'était pas une consolation suffisante."
L’émotion est déjà sur le qui-vive quand l’orchestre dirigé par Cyril Englebert, salue respectueusement le public avant de se mettre à jouer. Délicate attention ou respect ressenti pour l’auteur du personnage de Manon, la délicieuse grisette condamnée par la société, qui eut le malheur de savoir se donner?

Entre opéra-comique et drame sentimental, la « Manon Lescaut » (1856) de Daniel-François-Esprit Auber, celui qui écrivit aussi La Muette de Portici, est une œuvre rarement jouée de nos jours. C’est la dernière production et la seule œuvre du compositeur se terminant de façon tragique. Le livret se base sur la très profane œuvre de l’abbé Prévost, jugée scandaleuse à l’époque : l'Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut qui fait partie Mémoires et Aventures d’un homme de qualité qui s’est retiré du monde (7 volumes, rédigés de 1728 à 1731). Ce joyau romantique aux immenses qualités humaines emporte l’imaginaire et a créé une légende intemporelle de la condition humaine qui inspirera encore Jules Massenet (1884) et Puccini (1893).
En 1830 apparaît un ballet-pantomime en trois actes de Jean-Pierre Aumer, sur une musique composée par Jacques-Fromental Halévy. Cette œuvre insiste fortement sur la légèreté et la frivolité de la dame. Le livret d’Eugène Scribe utilisé par Daniel Auber gommera ces aspects et ajoutera un couple modèle de la bonne société bourgeoise de l’époque : Marguerite et Gervais qui représentent des valeurs morales édifiantes. Ils gagnent leur vie honnêtement et souscrivent aux valeurs familiales du 19e siècle. «Il faut, prudente et sage, devenir une femme de ménage » ! « Le ciel récompense la sagesse, le travail et l’amour ! » Un rôle en or pour le beau timbre de l’excellente Sabine Conzen, toute en finesse, en fraîcheur et en spontanéité. Le ténor Enrico Casari interprète un Des Grieux très juvénile.
A la fois grave et légère, l’écriture orchestrale est très équilibrée et dirigée de façon très souple et pétillante par le jeune chef Cyril Englebert. Il est même des moments où les yeux, quittant les protagonistes, se portent vers la fosse de l’orchestre et la baguette du maître tant la musique souligne avec charme les sentiments qui se jouent sur scène. Le jeu des différents pupitres est précis et élégant …. Complètement dix-huitième! Le travail des bois est admirable, la harpe émerge avec grâce pour célébrer l’union mystique dans le désert, la contrebasse inquiète cerne les dernières pulsations avant la mort de la belle.
Dans le rôle-titre, comme il se doit, une voix de soprano colorature, mais moins épanouie, moins charnue que ce que l’on pourrait rêver, sans doute à cause de la difficulté de la diction française pour une jeune asiatique. Si la sentimentalité est quelque peu retenue par le masque poli du sourire, la technique des vocalises volatiles est superlative dans les cinq solos qui se fondent en chants d’oiseaux en délire: de la grive à la fauvette des jardins, en passant par les timbres ludiques du rossignol. La Manon interprétée par la coréenne Sumi Jo est peu passionnée ou voluptueuse, mais accroche par une technique d’acier trempé! Très malicieuse dans l’air des éclats de rires. La dernière scène où Manon, changeant d’hémisphère, est sauvée d’un tigre sauvage par Des Grieux, est splendidement interprétée. Elle est anéantie par le ciel en feu et meurt de soif dans un désert en Louisiane. Elle implore Dieu pour qu’il jette sur le couple un regard favorable « Tu fis du repentir la vertu favorable, pardonne-nous! » Vêtue de la robe de mariée de Marguerite, elle attendra son compagnon d’éternité au ciel, « Comme un doux rêve, ce jour s’achève… » murmure-t-elle sans pathos, toute à la volupté de l’amour et à l’art de la chanson. Elle a cessé de vivre ici-bas, c’est ce que semble nous dire l’image de son corps épanché comme une larme sur la gravure d’une carte de la Louisiane en page de garde d’un immense livre ouvert vers le ciel. Un tableau inoubliable.

Quelques frustrations cependant pour les textes parlés : la distribution pèche un peu par la disparité des accents sauf bien sûr celui de Roger Joachim qui installe un fieffé Lescaut, cousin de Manon, joueur et profiteur, très fier en jambes et en voix. Le deuxième solo, lourd d’émotion, du Marquis D’Harpigny (Wiard Witholt) est bien sombre et menaçant, enfermant la pauvrette dans un chantage crapuleux et machiste. La gargotière, haute en coiffure, Madame Bancelin, est interprétée avec superbe par Laura Balidemaj et pose le décor social. Très beau réalisme des costumes signés Giovanna Fiorentini. Les Chœurs de l’Opéra royal de Wallonie sont dirigés par Pierre Iodice. Ils mettent bien en valeur la hargne des foules avides de boucs émissaire, alors que le marquis, succombant aux blessures infligées par Des Grieux, a pardonné aux amants.
La mise en scène très habile de Paul-Emile Fourny et les décors de Benoit Dugardyn réussissent à capter l’éternité de la légende de Manon, car le point de départ est une superbe bibliothèque 19 ème sous des arcades de style Eiffel, fréquentée par des collégiens 20 ème en uniformes que l’on dirait anglais, penchés sur quelques portables 21 ème dans la salle de lecture antique, tandis que d’autres fouillent les rayons à la recherche d’un livre 18ème . Quelques meubles vont et viennent, l’action se trame, la Louisiane apparaît et l’histoire se clôt sur la vision de cette jeune étudiante éternelle qui remet délicatement dans les rayons le livre de l’abbé Prévost.
Au retour, résisterez-vous à l’envie de fouiller votre propre bibliothèque et d’exhumer l’édition de vos années d’adolescence en format poche N°460 présenté par Pierre Mac Orlan?
DIRECTION MUSICALE : Cyril EnglebertMISE EN SCÈNE : Paul-Emile FournyCHEF DES CHŒURS : Pierre IodiceARTISTES : Sumi Jo, Wiard Witholt, Enrico Casari, Roger Joakim,Sabine Conzen, Laura Balidemaj, Denzil Delaere, Patrick Delcour
NOMBRE DE REPRÉSENTATIONS : 5 DATES : Du mardi, 12/04/2016 au mardi, 19/04/2016
http://www.operaliege.be/fr/activites/operas/manon-lescaut
Et le live, dès le 15 avril sur Culturebox : http://culturebox.francetvinfo.fr/festivals/opera-royal-de-wallonie-liege/manon-lescaut-d-auber-opera-royal-de-wallonie-237369
Ponctuellement, le printemps
Prenant place dans la Nature,
Ranime la vie qui perdure
Mais à un rythme bien trop lent.
On le surnomme Renouveau
Il restaure, n'invente guère.
Chaque saison à sa manière,
Offre de fascinants tableaux.
Le jamais vu avant surprend.
C'est du nouveau que l'on découvre,
Une géode que l'on ouvre,
De l'amour, le commencement.
Voudrais inventer du nouveau,
M'étourdir en cette aptitude.
Je m'étiole en mes habitudes.
Ce sont celles de mon cerveau.
13 avril 2016
Pantoum
J'ouvre les yeux subitement,
Me retrouve dans mon espace.
Rien de visible ne s'y passe.
Le ciel est un ravissement.
Me retrouve dans mon espace.
S'est figée la marche du temps.
Le ciel est un ravissement.
De contempler, je ne me lasse.
S'est figée la marche du temps,
Dans la paix que rien ne menace.
De contempler, je ne me lasse.
Ne court aucun frémissement.
Dans la paix que rien ne menace,
Reste en éveil sereinement.
Ne court aucun frémissement.
Mon âme est en état de grâce.
12 avril 2016
Sous le vent enchanté
Fleuri et radieux, le beau pommier
"Haut si haut que trois pommes"
Dodeline de-ci de-là sa couronne.
D'une brindille qui frétille,
il pommette la joue du ciel
d'une pruine joyeuse.
Si l'horreur nous ratrappe
Dans ces pays là elle ne cesse jamais
Et nous regardons ces images
Sans nous indigner assez
Au nom de qui
Au nom de quoi
La violence dans le monde fait loi?
Ces massacres arrangent-ils les grands de ce monde
Pour mettre la main sur des richesses
Qui ne sont pas les leurs?
C'est déjà ce qui fut fait
Au nom de l'or
Puis de l'or noir
Tant de guerres provoquées
Et une fabrique mondiale
D'armes pour tuer
On pousse aux guerres ethniques
Et ailleurs on crée des terroristes
La violence est une arme lourde
Dont la misère fait partie
Humains,réveillez-vous!!!
Pascale Marlier
Dans la rue il y a trop de gens
Des hommes, des femmes,des adolescents
Et même des enfants
Dans la rue il n'y a jamais de loi
Quand tu n'as pas de toit
Que celle du plus fort
Qui n'est pas toujours la meilleure
On y rêve d'un ailleurs
Puis il y a Gaetan le Grand-Frère
Qui n'a pas sa langue en poche
Qui ressemble un peu à Gavroche...
Il se préoccupe des jeunes
Lui n'a que 27 ans
Dans la rue il faut se battre
Ne pas se laisser abattre
On y est des proies faciles
Pour les grands bonnets de la Pègre
Qui aiment les crève-misères
Pour ceux qui se défoulent
Les maboules
Qui tapent dans un corps endormi
Comme on tape dans un tapis!!!!
Pascale...
SALON DES PASTELLISTES BELGES à NAMUR
Ils sont venus Monique DE Gelas et Freddy Sosson mes amis d' ARTS et LETTRES,et nous avons passé une après -midi formidable