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Exposition de Dominique BERTRAND au Carré d'or de Château Roussillon à Perpignan. 50 tableaux, boites à rêves et sculptures sur bois flottés jusqu'au 24/12. Tous les jours de 14H à 19H, dimanches compris.

 En compagnie de " Monsieur meccanos"et ses nombreuses créations originales et astucieuses.

Contact 06 79 90 93 10. (Le plus simple est d'annoncer votre arrivée) Bienvenue!

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                                                   Propos au peuple français

 

La France est une démocratie régie par la constitution de 1958, telle que révisée et actuellement en vigueur.

Cet acte prévoit en détails les fonctions des élus qui ont un rôle à jouer dans le gouvernement du pays.

Les pouvoirs et obligations du président de la république sont énoncés au titre II.

Il apparaît à l'évidence, à la lecture des articles qui y sont rédigés, qu'il ne peut pas imposer ses projets. Ses décisions doivent être approuvées tout d'abord par le premier ministre. S'il les désapprouve, généralement, il offre sa démission.

 La santé économique du pays ne dépend certes pas uniquement des choix du président de la république.

Quand celui-ci est particulièrement compétent, agit avec énergie sans ménager ses efforts, leurs effets varient selon les circonstances, favorables ou non à court terme.

Les peines et les espoirs ressentis par les citoyens résultent de lois et non pas d'une  autorité supérieure exercée par le chef de l'État élu au suffrage universel.

La constitution exclut un tel pouvoir et partant une responsabilité unique.

 Les Français  ne devraient  plus rester dans l'ignorance de la constitution de la république. 

 

3 décembre 2016

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Emmanuel Levinas ou l'approche du prochain

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Le philosophe français, Emmanuel Lévinas, (1905-1995) né en Lituanie, fit ses études à l'université de Strasbourg à partir de 1923. Après avoir enseigné à l'université de Paris-Nanterre, il a été nommé en 1973 professeur à l'université de Paris-Sorbonne, où il enseigne jusqu'en 1984 ; il fut, en outre, directeur de l'École normale israélite orientale à Paris.

Sa méthode philosophique initiale fut la phénoménologie, qu'il récusa finalement au profit d'une perspective éthique originale, et une sorte d'empirisme au sens plein du terme : l'approfondissement de l'expérience fondamentale d'autrui. Son inspiration religieuse fut et demeure la Bible hébraïque et le Talmud, constamment renouvelés par la lecture exégétique. Par son exigence passionnée de rigueur et la densité de son style, Lévinas est un des maîtres les plus influents de ce temps.

Il fut l'un des tout premiers à introduire en France la pensée de Husserl et celle de Heidegger. Dès 1930, il avait traduit les Méditations cartésiennes  et publié une thèse sur La Théorie de l'intuition dans la phénoménologie de Husserl . Il reconnaît à la méthode phénoménologique (l'analyse des intentions, la compréhension par la mise en lumière) le mérite de maintenir l'irréductibilité des diverses expériences du réel et d'accorder une « dignité d'appréhension à des attitudes de l'esprit (ou du corps) qui ne passaient pas jusqu'alors pour découvrir de l'être », cela d'une manière étrangère à l'« archétype sujet-objet ». Il publia ensuite, en 1947, les essais groupés sous le titre De l'existence à l'existant  et consacrés au problème du Bien et du Temps, et à la relation avec Autrui comme mouvement vers le Bien ; rédigés en captivité, ils invoquent la formule platonicienne qui place le Bien au-delà de l'Etre. En 1949, Lévinas fit paraître En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger . En fait, il rejette l'idée heideggérienne selon laquelle l'homme doit retrouver un sens de l'être qui aurait été obscurci dans l'histoire de la pensée. L'homme n'est pas « le gardien de l'être », il doit bien plutôt s'arracher à l'enracinement et aux « superstitions du lieu », transcender l'ontologie par la relation unique à l'autre personne.

Les thèses centrales du philosophe s'expriment dans l'ouvrage intitulé Totalité et Infini  (La Haye, 1961). Y sont confrontées deux dimensions qui partagent toute l'histoire de la pensée ; du côté de la « totalité », la répétition du Même, le savoir théorique et l'objectivité, l'impérialisme de l'assimilation réductrice et violente au Même, l'ontologie, la guerre, les philosophies du système (Hegel, Marx) ; du côté de l'« Infini », la reconnaissance de l'Autre dans son altérité, l'eschatologie, la paix messianique, la transcendance. Dans la métaphysique traditionnelle, l'altérité radicale est méconnue et intégrée à une totalité. La véritable altérité ne peut être expérimentée que dans une relation au-delà de la totalité. La subjectivité de l'Autre est au-delà de la totalité et ouvre une dimension qui ne peut jamais être incorporée ni récapitulée à l'intérieur de la pensée : « Comme l'idée de l'infini déborde la pensée cartésienne, Autrui est hors de proportion avec le pouvoir et la liberté du Moi. » L'expérience fondamentale est celle qui est ressentie devant le visage d'Autrui comme exigence éthique : « Le visage d'Autrui met en question l'heureuse spontanéité du moi, cette joyeuse force qui va [...]. Autrui comme Autrui se révèle dans le Tu ne commettras pas de meurtre  inscrit sur son visage. » Ces questions relevant de l'éthique sont reprises, retravaillées, dans Autrement qu'être ou Au-delà de l'essence  (1974) et dans Entre nous. Essais sur le penser-à-l'autre  (1991). L'interrogation porte sur la relation qu'entretiennent les penseurs tels que Martin Buber ou Franz Rosenzweig avec le sujet-objet dans Hors sujet  (1987).

Il y a chez Lévinas une vigoureuse et essentielle polémique contre tout élément neutre et impersonnel qui anéantirait l'être humain, contre l'ivresse du sacré, contre le mythe, « élément impur de magie et de sorcellerie », contre le mysticisme, la guerre, les « bosquets sacrés » et l'« humanité-forêt », bref, contre les idoles, les totalitarismes de style hégélien, « l'État machiavélique et ses raisons d'État ». Cette polémique est en même temps un plaidoyer pour le pluralisme, la diversité, le respect de la différence et un réquisitoire contre l'hitlérisme, l'antisémitisme, l'intolérance évoqués dans Les Imprévus de l'histoire  (1994). Ils s'expriment abondamment dans les essais sur le judaïsme groupés sous le titre Difficile Liberté  (1963). Il ne s'agit ni de théologie ni de mystique. La référence religieuse, si constamment présente, n'est jamais, dans cette oeuvre, un point de départ ni une autorité, mais elle est toujours subordonnée soit, foncièrement, à l'éthique (« aimer la Torah plus que Dieu » ; rien n'est « supérieur à l'approche du prochain »), soit à l'intelligibilité rationnelle (l'explicitation « parle grec »). C'est ainsi que les textes religieux sont interrogés et interprétés, selon une perspective proche de l'herméneutique de P. Ricoeur, dans les Quatre Leçons talmudiques  (1968), commentaires précieux et éclairants. L'interprétation des textes se poursuit dans Du sacré au saint  (1977), L'Au-delà du verset  (1982), A l'heure des nations  (1988). L'Humanisme de l'autre homme  (1973) reprend l'analyse du thème de la responsabilité au niveau de la pluralité des civilisations et de l'histoire.

                 

                 

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Le CEAD (Centre des auteurs dramatiques, situé à Montréal) et le CED-WB organisent un « échange de résidence d’écriture de texte dramatique » dans le cadre d’un partenariat, soutenu par un accord bilatéral signé par le WBI. Cette résidence d’un mois sera essentiellement consacrée à l’écriture.

L’auteur accueilli en résidence bénéficiera d’un temps de travail avec des comédiens et un metteur en scène. De plus, une lecture/rencontre de sortie de résidence sera hébergée par le Théâtre de La Licorne à Montréal et le Théâtre du Rideau à Bruxelles.

La première étape de cette collaboration débutera en août 2017 avec l’accueil en résidence d’un auteur de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Montréal par le CEAD.
La période de résidence est fixée du 21 août au 20 septembre 2017.
L’auteur québécois sera accueilli par le CED-WB en résidence à Mariemont du 2 au 31 octobre 2017.

Pour poser valablement leur candidature, les auteurs intéressés doivent faire parvenir au CED-WB (info@ced-wb.org) un dossier de candidature pour le 9 janvier 2017, comprenant :
–       Une lettre de motivation ;
–       Un CV actualisé ;
–    La présentation du projet d’écriture qui sera développé lors de la résidence (avec éventuellement quelques pages de ce projet) ;
–       Un texte théâtral récent et représentatif.

Le choix définitif de l’auteur se fait par la partie qui accueille. Il sera communiqué fin janvier 2017.

Les frais de transport (avion), per diem et logement seront pris en charge par les partenaires, avec notamment le soutien de WBI.
Pour toute information complémentaire, contacter le CED-WB.

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administrateur théâtres
La fin de l’année, n’est-ce pas ce temps plein de fantaisie qui excite notre imagination, un temps  qui pousse à de conviviales festivités et retrouvailles ? Voilà pourquoi la Monnaie a décidé de réunir à nouveau toutes ses différentes familles de public à venir assister à une représentation du Coq d’or de Rimski-Korsakov – dirigée par notre directeur musical Alain Altinoglu et dans une mise en scène de Laurent Pelly (International Opera Award du Meilleur metteur en scène 2016)
Le mardi 20 décembre à 14h00 au Palais de la Monnaie à Tour & Taxis.
Le Coq d'or est un opéra en trois actes de Nikolai Rimski-Korsakov. Vladimir I. Bielski en a composé le livret intégral, d'après le conte en vers de Pouchkine . Wikipédia
DISTRIBUTION
 
Direction musicale - ALAIN ALTINOGLU
Mise en scène et costumes – LAURENT PELLY
Décors – BARBARA DE LIMBURG
Éclairages – JOËL ADAM
Chorégraphie – LIONEL HOCHE
Collaboration costumes – JEAN-JACQUES DELMOTTE
Chef des chœurs – MARTINO FAGGIANI
 
Tzar Dodon - PAVLO HUNKA, ALEXEY TIKHOMIROV°
Tzarevich Guidon - ALEXEY DOLGOV

Tzarevich Afron - KONSTANTIN SHUSHAKOV
General Polkan - ALEXANDER VASSILIEV
Amelfa - AGNES ZWIERKO
Astrologer - ALEXANDER KRAVETS
Tzaritza of Shemakha - VENERA GIMADIEVA, NINA MINASYAN°
Little Golden Cockerel - SHEVA TEHOVAL
 
ORCHESTRE SYMPHONIQUE  & CHŒURS DE LA MONNAIE
ACADEMIE DE CHŒUR DE LA MONNAIE s.l.d. de BENOÎT GIAUX
 
 
En tant que maison d’opéra de Bruxelles, une ville à la très grande diversité culturelle, nous souhaitons réellement donner l’occasion à tous de connaître l’art lyrique.

Le choix d’un après-midi de semaine a été pensé dans l’optique de faciliter l’accès à l’opéra aux personnes qui ont parfois des difficultés pour se rendre à la Monnaie. Aux côtés de spectateurs qui paient plein tarif, un tarif exceptionnel – 10, 15 ou 25 euros pour des places qui coûtent en général 129 ou 99 euros -  est proposé aux:
  • groupes fragilisés (associations et institutions du secteur social et les personnes bénéficiant d’une allocation sociale)
  • élèves (introduction à l’école inclue) 
  • étudiants, – 30 ans, artistes et professionnels du spectacle
La Monnaie défend énergiquement l’accès à la culture pour tous et lutte contre le préjugé selon lequel le monde lyrique serait uniquement réservé à une élite. L’organisation de cet après-midi à l’opéra est une affirmation de notre mission d’institution de service public et illustre les valeurs humanistes que nous tentons de pratiquer au travers de nos différents programmes pour les écoles, les jeunes, les familles et les groupes précarisés, développés depuis les années 90.
Ce n’est pas le premier Building Bridges de la Monnaie : la saison dernière, nous avions accueilli plus de 1500 spectateurs pour une représentation de L’Elisir d’amore au cours d’une exceptionnelle après-midi d’opéra au Cirque Royal.

Une expérience incroyable pour tous ceux qui l’ont vécue, comme en témoigne ce récit :
« Il est 13 heures, ce jeudi. La foule s’accumule aux portes du Cirque Royal. Ce 17 septembre, L’Elisir d’amore de Gaetano Donizetti est prévu en matinée. Un horaire inhabituel pour un public qui ne l’est pas moins. Résidents de homes bruxellois, bénéficiaires du CPAS, patients de maisons médicales, participants de centres de jour, de maisons de quartier ou d’alphabétisation, nombreux élèves du primaire et du secondaire, artistes et professionnels du monde du spectacle, étudiants aussi … Pour une majorité d’entre eux, venir à l’opéra constitue une première. Fien et Daphné, en 6e secondaire, ont fait la route depuis Ostende, avec leur classe de latin de l’école Onze-Lieve-Vrouw. « Notre prof est fan d’opéra, mais pour nous c’est tout nouveau », confient-elles. « Nous en avions une image un peu « old fashion », mais les films et les photos que nous avons vus ont changé notre vision des choses. » En tailleur et costume, Hélène et Pierre se sont mis sur leur 31 pour l’occasion. « Une chanteuse de la Monnaie, accompagnée d’un musicien au violoncelle sont venus à la Résidence Arcadia, à Molenbeek, il y a quelques semaines, juste pour nous ! », sourit Pierre, qui semble déjà à son aise. Un peu plus loin, ce sont onze résidents de la maison de repos Notre-Dame de Stockel qui reçoivent leur ticket d’entrée. « Mais pourquoi ne peut-on pas déjà aller s’asseoir, puisqu’on a nos places ? », relève Lucie, impatiente. « Ne t’inquiète pas, elles sont numérotées », tente de la rassurer Georges. Georges, 94 ans, était un habitué de l’Opéra de Verviers étant plus jeune. « Mon premier opéra, je m’en souviens, c’était Faust », raconte-t-il, « mais ce que je préfère, ce sont les opérettes ! Je viens d’une famille de musiciens, et la musique a toujours accompagné ma vie. La culture, c’est essentiel pour moi. Nous sommes allés à plusieurs reprises assister aux répétitions de l’Orchestre de la Monnaie. C’est une occasion de sortir un peu du home. »

 
Depuis les années 90, la Monnaie a développé toute une série de programmes avec les écoles, les jeunes, les familles et les groupes précarisés. Une vocation sociale dans laquelle s’inscrit le programme « Un pont entre deux mondes » qui propose dix-sept ateliers de chant hebdomadaires dans les maisons de repos des CPAS, à la Monnaie et dans quatreprisons, mais aussi chaque saison, quelque 5.000 places de spectacles gratuites aux institutions du secteur social. Avec une quinzaine de récitals et de concerts de musique de chambre au sein même des structures des CPAS et des établissements pénitentiaires, grâce au soutien financier de mécènes publics et privés.
 
http://www.lamonnaie.be/fr/static-pages/114-un-pont-entre-deux-mondes
INFORMATION GENERALE
REPRESENTATION
20 décembre - 14h00
 
PALAIS DE LA MONNAIE 
Chapiteau Tour & Taxis
86c Avenue du Port, 1000 Bruxelles
 
PRODUCTION De Munt / La Monnaie
COPRODUCTION Teatro Real de Madrid 2017, Opéra national de Lorraine (Nancy) 2017
 
INTRODUCTION 
Une demi-heure avant la représentation

INFO & BILLETS
+ 32 2 229 12 11
MM Tickets, 14 rue des Princes, 1000 Bruxelles www.lamonnaie.be - tickets@lamonnaie.be 

PRIX
Groupes fragilisés 
Via le secteur social: 10 € (Cat. I–II)
unpontentredeuxmondes@lamonnaie.be
+32 2 229 12 50
 
Groupes scolaires
Enseignement primaire 3e degré (workshop 1 jour à l’école inclus)
& Enseignement secondaire et supérieur (introduction à l’école incluse): 15 € (Cat I–IV) s.briard@lamonnaie.be
 
Tickets individuels 
Bénéficiaires d’une allocation sociale (CPAS, demandeurs d’emploi,…): 10 € (Cat. I–II)
-30 ans, artistes et professionnels du spectacle: 25 € (Cat. I–IV)
Tarif plein: 129 € – 10 € (Cat. I–VI)12273200273?profile=originalhttp://www.lamonnaie.be/fr/program/10-le-coq-d-or
 
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administrateur théâtres

E(mots)tions : “Les étoiles sont nos ancêtres; nous sommes des poussières d'étoile: c'est une des grandes découvertes de l'astronomie contemporaine.” Trinh Xuan Thuan

Fibre poétique…Expérience de voyage connecté, sonore, captivant: une poétesse delphique nous est tombée du ciel belge. La transe poétique transforme. Elle fait l'amour, corps et âme,  aux mots "pas sages". Le regard se fixe ou s’égare, les pupilles se dilatent, les artères se contractent, le sang bat, les mots fusent,  les spectateurs se brûlent à la chaleur organique de Laurence Vielle et Catherine Graindorge,  musicienne. 

La salle se met sur orbite et suit la comédienne vêtue comme une écolière dans la valse avec l’univers. Les échauffements du début ont bien marché : ces questions impertinentes et simplettes posées à brûle-pourpoint à chaque visage qu’elle a jeté dans son filet.  Alors les cœurs ainsi préparés s'emballent, malgré le cadre sévère du sous-sol, malgré la couleur de la morosité, malgré l’impuissant fatalisme du propos - ou en vertu de celui-ci -  la pression  sensorielle crève le plafond. Le mode féminin, muscles bandés, exulte.  La respiration des textes s'accélère et devient haletante, les impulsions éclectiques foisonnent, la salive s’emballe, la poésie jaillit dans tous les sens, la parole soulèverait des montagnes et la violence de l’acte poétique meurt dans la musique de sa comparse en tenue de troubadour.  OUF!

F comme femmes. En vagues régulières pendant plus d’une heure, notre poétesse, désormais nationale, adapte sa voix à notre monde égaré mais qui roule imperturbablement comme bille autour du soleil dans l’indifférence de l’univers, avec elle et nous, à 30 km /seconde. Au passage, Elle tire à boulets bleus sur tout ce qui dérange, dans un rythme de mitraillette. Les mots vibratoires se croisent en gerbes d’étincelles poétiques. Les cibles se transforment en mondes possibles, la rime est reine et entêtante, la musicalité ravage le texte tandis que le texte imprègne la musique de l’autre sur scène, cette comparse joyeuse, souriante et solaire qui manie les instruments de musique et galbe les effets passionnés de voix. Ecoutez les profondeurs légères des  passagères de la terre, des passantes compatissantes et des passeuses de sens pluriels!

Vivez cette inoubliable expérience de passage entre les mondes possibles, quand les cibles sont mortes. Vivez cette reconnaissance insolite  des âmes, la frivole humilité, l' attachement et le  retour à la terre mère et à la mer qui fait naître. Palpez l’eau native, la narration de l'eau. Appréciez le bain dans les mots traqués, hachés, et jetés en poussière d’étoiles dans un ciel qu’il ne faut jamais arrêter de contempler. FOU !

En une phrase : " Ceux qui vivent d’amour, vivent d’éternité ! " Voici Encore un passage: mort il y a 100  ans, le 27 novembre 1916 à Saint-Amand, Emile Verhaeren  ressuscite.   

A VOIR EN CE MOMENT
Ouf de Laurence Vielle, jusqu'au 31 décembre 2016

OUF  De Laurence Vielle
Avec Laurence Vielle (interprétation) et Catherine Graindorge (composition et interprétation musicale). Regard extérieur et conseillère artistique Patricia Ide.

DU 12/11/16 AU 31/12/16

Interview, l'artiste du mois:  

Laurence Vielle, mot à mot, un souffle d’humanité

http://www.theatrelepublic.be/event_details.php?event_id=169&cat_id=1

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PROGRAMME...

N'être plus qu'une oreille

A l'écoute des jours

Mettre ses craintes en veille

Exploser les toujours...

Vivre avec insolence

Être tout, sauf docile!

Faire de l'impertinence

Une discipline agile...

Extirper les non-dits

A l'aube du changement

Et se montrer précis

Dans ses débordements...

Pour enfin apaisé

Redécouvrir des yeux

Et se laisser couler

Dans leur infini bleu...

J.G.

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Le temps d'une année qui s'achève

Soliloque

Ce premier jour du dernier mois,
Rien ne bouge dans le silence.
Stagne l'image de l'absence.
Mon âme reste sans émois.



Rien ne bouge dans le silence,
Sans doute dans ce seul endroit.
Mon âme reste sans émois,
Ne faiblit pas ma confiance.

Sans doute dans ce seul endroit,
Le plus souvent dans la brillance,
Ne faiblit pas ma confiance.
En éveil, j'accueille des joies.

Le plus souvent dans la brillance,
Ne me heurtant pas aux pourquoi,
En éveil, j'accueille des joies,
Les capte dans leur évidence.

Ne me heurtant pas aux pourquoi,
Face aux grâces de l'existence,
Les capte dans leur évidence.
Je m'insurge aussi à bon droit.

1/12/2016

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Regard d'automne

Sous le ciel froid gris

Noires silhouettes peupliers nus

S’abandonnant aux bras de Décembre

Feuilles mortes portées par la brume

S’éclate le vent ému en sanglots

L’oiseau vole en tournoyant

Tes baisers de baies rouges

Tes yeux aux mille désirs

Ta voix chaude de marron

Tes mains d’amour

D’automne en automne

Je t’aime plus qu’ hier

 

01/12/2016

Nada

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Fascination

Atterrissage en un univers captivant,
Celui d'êtres créés par des dieux poètes
Et des héros, sans doute, au sommet de l'Olympe.
Chef-d'oeuvres mirifiques, ayant un coeur battant.

D'innombrables poissons et oiseaux féeriques
Élégance et délicatesse, un sublime raffinement.
Et des lézards au regard vif allant rampant,
Chacun unique, ayant un aspect chimérique.

Soudain se dressa l'un d'entre eux, sombre zombie,
Un autre coup de coeur accueillit le mystère.
D'hallucinantes créatures ornent la terre
Et ses vastes espaces de grâces sont fleuris

30 septembre 2016

.Résultats de recherche d'images pour « lizards sold as pets »

Le Zombie

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administrateur théâtres

« Imaginez une petite ruelle sordide » Ambiance des années 20, côté pile ; et « se laisser glisser dans la folie...» Chapeau à « Chaplin » distribué en  bribes de vie vagabondes, même si  on s’ attendait plutôt à voir se dérouler sous nos yeux, le tapis  d’une vie passionnée, même si nous étions prêts à explorer le miroitement des facettes de son personnage comme acteur, réalisateur, scénariste, producteur, compositeur et pilier du cinéma muet. Fort heureusement, tout cela  se retrouve dans le programme. On peut y lire que  le dénommé Charles Spencer Chaplin est né à Londres le 16 avril 1889 de parents artistes de music-hall. Le père quitte le foyer quand Charlie a trois ans. Hannah élève seule deux de ses enfants, le troisième, le plus jeune, a disparu avec le père.  De santé défaillante, elle est amenée en hôpital psychiatrique et les enfants sont envoyés dans des institutions pour jeunes indigents, les fameuses « workhouse »  de Dickens!  A 10 ans, Charlie intègre une troupe de danseurs de claquettes et monte sur scène où il côtoie de grands acteurs. Ses talents comiques exceptionnels en font vite une star. A 25 ans, il crée le personnage de Charlot, maître du langage corporel,  et à 29, il fonde son propre studio qui lancera la gloire d’Hollywood!

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Sur scène, dans une atmosphère survoltée, « Chaplin » ne se raconte pas mais livre ses rêves d’écriture et son refus catégorique d’être utilisé comme pantin de foire. Métamorphose  rêvée: « Fini, Charlot ! Shakespeare! »  Doux-amer, il fait  surgir des fantômes émouvants, des comparses maléfiques  comme (Dickson, le producteur/Michel Carcan) ou des compagnons fidèles. Particulièrement, celui d’une mère (Jo Deseure), folle à lier, qui mendie amour et argent, et celui de son âme d’enfant, sorte de gavroche délicieux armé d’une machine à écrire. Violette Pallaro, fait une jolie comédienne d’époque… la future nouvelles madame Chaplin?

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Le patchwork de clips muets est admirablement pantomimé par le talentueux  Othmane Moumen, dont la qualité du travail  artistique n’est plus à démontrer. Un artiste de scène phénoménal, contorsionniste, magicien, pantocrator en moustache, pantalon ample, veste étriquée, chapeau étroit et les chaussures larges…sans oublier l’illustre canne.   Panto ? Pourquoi ?  Parce que capable de rendre dans le  moindre détail  t o u t e s  les mimiques de l’illustre figure de « Charlot ».  Panto pourquoi encore ? Parce que capable  de jongler avec les émotions, la poésie, la musique, les bruitages, la candeur, l’imaginaire et la fragilité humaine t o u t  à  l a  f o i s ! Panto encore… parce que  t o u t  est muet ou presque, langage pantocratique universellement reconnu.

Tour se passe dans cette époque de transition qui voit son  acrimonieux divorce d’avec  Mildred Harris  et précède l’avènement du  tournage de son chef-d’œuvre « The Kid » (1919). Les scènes regorgent d’allusions à l’histoire du cinéma, et on se laisse gagner par le feu burlesque de l’époque noir et blanc. La présence du petit garçon sur scène n’est pas innocente…  mais très rafraîchissante. On saluera en alternance : Victor Barco, Maxime Clausse, Stanley Dupic-Janssens et Ethan Verheyden. A vot’bon coeur, M’sieurs, dames… L’idée conte de Noël,  genre Christmas Carol  flotte dans les esprits… si ce n’est sur scène véritablement à cause d’un décor parfois parodique,  mais il gagne les cœurs d’un  public avide ou nostalgique, prêt coûte que coûte à se livrer à la magie des fêtes de fin d’année.

  

Création mondiale: "Chaplin"

Du jeudi 17 novembre 2016 
au samedi 31 décembre 2016 

 
Théâtre Royal du Parc
Rue de la Loi, 3
1000 Bruxelles
02/505.30.30
Avec : Othmane MOUMEN, Philippe TASQUIN, Michel CARCAN, Bruce ELLISON, Jo DESEURE, Violette PALLARO, Caroline TELLIER, Manon DRUGMANT, Michel CHARPENTIER, et les enfants Victor BARCO, Maxime CLAUSSE, Stanley DUPIC-JANSSENS ou Ethan VERHEYDEN, en alternance.
de Thierry JANSSEN, Jasmina DOUIEB et Othmane MOUMEN
Mise en scène : Jasmina DOUIEB
Chorégraphie : Antoine GUILLAUME

notes: 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Chaplin

http://artduspectacles.over-blog.com/article-chaplin-aime-les-femmes-73230035.html

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2010/04/17/01006-20100417ARTMAG00077--oona-le-grand-amour-de-chaplin-.php

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administrateur littératures

Titre: Auprès de ma blonde

Auteur: Thierry-Marie Delaunois

Genre: suspense psychologique

Parution: 28 octobre 2016

Editeur: Chloé des Lys

"Le dernier roman de Thierry-Marie Delaunois, édité par Chloé des Lys, nous entraîne sur les pas d'un promeneur solitaire, nous parle de noyades et de mystères dans un récit sombre contrastant avec un décor féérique, celui d'un grand parc verdoyant où s'étend un lac peuplé de cygnes et de canards.

Ce lac dangereux semble bien être le personnage principal et menaçant de ce thriller-conte de fées.

Un roman plein de surprises, que l'auteur, ludique et sincère, pris au jeu de son imagination, semble avoir pris beaucoup de plaisir à inventer."

Anne-Michèle Hamesse, présidente de l'Association des Ecrivains Belges de langue française; présentation publiée avec l'accord de son auteure.

"J'ai eu la chance de pouvoir lire "Auprès de ma blonde" avant sa parution. Bien sincèrement, j'ai aimé ce mélange de roman et de pièce de théâtre. Thierry-Marie Delaunois part d'une situation banale de la vie quotidienne, y mêlant avec bonheur des éléments de littérature classique et de modernité, laissant transpirer une sensibilité hors du commun bien qu'il ne quitte jamais son poste d'observateur.

Il a un véritable don pour décrire le ressent, les émotions de ses personnages. Impossible de s'ennuyer pendant la lecture! L'histoire est pleine de couleurs, de rebondissements et d'inattendu.

La fin est particulièrement intéressante: les problématiques sont résolues en douceur mais l'auteur laisse un voile sur lequel l'imagination du lecteur peut se greffer.

Je verrais bien ce livre adapté au théâtre."

Françoise Vandeville, Maître assistante, Langues germaniques, Helb-Ilya Prigogine, Soutien scolaire à Woluwé-Saint-Pierre; critique publiée avec l'autorisation de l'intéressée.

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Survol de l'Essai en Belgique

On a beaucoup dit que la Belgique était une terre de poètes et c’est vrai. Dans un pays dont on assure également qu’il est matérialiste, les poètes (et même les bons poètes) sont légion. Mais si l’on regarde ce qu’a été l’essai dans la littérature française de ce pays depuis cinquante ans, on doit admettre que le genre a toujours été riche. Le caractère belge aime la réflexion. Plus, d’ailleurs, que la spéculation purement intellectuelle ou le goût de l’étincelle dans les idées. L’essai, ici, va souvent vers la synthèse large, le panorama, le dossier sérieux.

Léon Thoorens a même tenté et réussi un « Panorama des littératures » qui était une gageure. L’essai va vers les faits plutôt que vers l’effet. Et vers les perspectives du passé plutôt que vers les incertitudes du présent : on préfère attendre et voir clair.
Mais il faudrait, avant de tenter un semblant d’inventaire, distinguer les domaines qu’on y ferait entrer. L’essai critique y a sa place, naturellement, mais aussi l’analyse littéraire ; les portraits d’une époque, mais aussi les biographies ; l’évocation d’une terre ou d’un peuple, mais aussi l’histoire, qui a suscité beaucoup d’ouvrages importants (sans doute parce que l’histoire de Belgique est complexe et longue…).

Il faudrait même faire une place –où la trouveraient-ils ailleurs ?- aux philologues, aux lexicologues ou aux grammairiens. La Belgique romane n’a pas toujours eu bonne réputation ; on y a des accents et l’on s’y donne souvent des facilités coupables : wallonismes ou flandricismes parsèment le langage d’un grand nombre. Est-ce pour cela que la Belgique est riche en maîtres et en correcteurs de langue ? Entre les deux guerres, un savant jésuite, le P. Deharveng, publiait tous ses volumes de ‘Corrigeons-nous » avant que ne viennent Armant Bottequin, Joseph Hanse (« Dictionnaire des difficultés grammaticales et lexicologiques »). Depuis lors, Albert Doppagne et André Goose sont aussi des références de la plus sûr qualité. Quant à Maurice Grevisse , dont « Le bon usage » a connu dix rééditions, il est un spécialiste écouté aux quatre coins du monde francophone. Gide le cite souvent et Léopold Sedar Senghor fait de lui l’oracle du gouvernement sénégalais à Dakar.

L’histoire littéraire

Ici même, il faudrait faire quelques distinctions. La réflexion historique et la critique contemporaine se partagent une activité somme toute considérable. D’éminentes personnalités universitaires se sont attachées à des « moments » de la langue ou de la littérature dans le passé. Des médiévistes aux dix-huitièmistes, l’éventail est large.
Il faudrait même reprendre les choses plus loin. Jean Capart a été un des premiers égyptologues de ce siècle. Marie Delcourt (née en 1891) est un de ces esprits riches et originaux qui connaissent et révèlent admirablement l’Antiquité. « La vie d’Euripide », « Eschyle » ou « Périclès » sont des œuvres de premier ordre, et nul n’a atteint comme elle l’âme de l’hellénisme (si ce n’est Claire Préaux et son rayonnant humanisme, comme dans « La lune et la pensée grecque »). Mais elle parle aussi bien de « Plaute et l’impartialité comique », et l’Humanisme renaissant lui a inspiré une savoureuse monographie d’ « Erasme » et une belle édition critique de l’ « Utopie » de Thomas More.
Le moyen âge a été un des grands terrains prospectés par les universitaires belges. Il est certain que Maurice Wilmotte (1861-1942) a formé à Liège des médiévistes qui ont essaimé partout. Il n’est pratiquement pas une faculté de philologie romane, en Belgique, où l’on ne retrouve son influence ou son souvenir. Trente ans après avoir étudié les « Origines du roman en France », il s’attachait, en 1939, à « L’épopée française, origine et élaboration ».
Dans sa grande foulée apparurent notamment Georges Doutrepont (1868-1941) qui ressuscita « La littérature française à la cour des ducs de Bourgogne » ; Maurice Delbouille (né en 1903) qui étudia entre autres la « Genèse de la chanson de Roland » ; Rita Lejeune-Dehouse (née en 1906) qui multiplia avec une féconde liberté ses « recherches sur le thème : les chansons de geste et l’histoire » ; Fernand Desonay (1879-1973) qui parla si bien de « Villon » et se fit l’éditeur des œuvres d’Antoine de la Sale avant de passer à la Renaissance avec son monumental « Ronsard poète de l’amour », trois volumes pleins de science, de vie et d’idées neuves. Il est vrai que Fernand Desonay était multiple et brillant. Il se passionnait aussi bien pour « Le Grand Meaulnes », d’Alain Fournier, pour l’Italie (« Air de Venise », l’Amérique (« Air de Virginie »), et l’actualité rencontrée dans des centaines d’articles.
On retrouve le moyen âge chez beaucoup de chercheurs encore. Chez Julia Bastin, spécialiste de Rutebeuf et éditrice de la tournaisienne « Vie de saint Eleuthère », comme chez Edgar de Bruyne dans ses « Etudes d’esthétique médiévale ».

Le XVIIe siècle, qui fut une période sombre pour les régions de la future Belgique, a suscité chez Marcel Paquot un essai très documenté sur « Les étrangers dans les divertissements de la cour de Beauxjoyeulx à Molière ». A qui on ajoutera Henri Liebrecht (1884-1955) et son « Histoire du théâtre français à Bruxelles aux XVIIIe et XVIIIe siècles ».

Le XVIIIe siècle a eu de véritables initiateurs comme servais Etienne (1886-1952) qui a traité « Le genre romanesque en France depuis l’apparition de La nouvelle Héloïse jusqu’aux approches de la Révolution ». Servais Etienne professait aussi que l’histoire littéraire doit résister la tentation excessive de la biographie pour garder au texte son importance essentielle.
Roland Mortier fut certainement l’un des plus importants dix-huitièmistes. Son « Diderot en Allemagne », ses « Clartés et ombres au Siècle des lumières », sa pénétrante analyse de la « Poétique des ruines en France » sont des livres essentiels, et les études publiées sur le XVIIIe sous sa direction ou avec sa participation par l’Université de Bruxelles font de lui un des maîtres contemporains, un de ceux chez qui la brillante aisance de l’expression s’ajoute à la science la plus sérieuse.
Gustave Charlier (1885-1949) avait été le disciple de Maurice Wilmotte avant de former Roland Mortier et plusieurs générations universitaires ; ses curiosités allaient « De Ronsard à Victor Hugo » ou « De Montaigne à Verlaine », mais son ouvrage majeur restera « Le mouvement romantique en Belgique ».
Le Romantisme, Raymond Pouillart l’a étudié dans « Le Romantisme de 1869 à 1896 ». D’autres l’ont inclus dans des synthèses élargies ou ont suivi ce qui est sorti de lui par mutation ou par réaction. Ainsi Gustave van Welkenhuyzen (1900-1975-, attiré par la projection des grands mouvements français en Belgique : « L’influence du naturisme français en Belgique », « J. K. Huysmans et la Belgique », sans oublier tout ce qu’il a consacré à Camille Lemonnier ou à Charles Van Lerberghe. Sur Van Lerberghe, les travaux scientifiques de Jean Guillaume sont établis avec beaucoup d’exigence.
Grand poète autant que grand critique, Robert Vivier (né en 1894) s’est révélé par « L’originalité de Baudelaire », et des recueils comme « Et la poésie fut langage » allient merveilleusement l’expérience et l’analyse poétique.
Chez Emilie Noulet (née en 1892), trois œuvres majeures de la poésie française ont trouvé une exégète incomparable. « Paul Valéry » (1938), « L’œuvre de Stéphane Mallarmé » (1940) ou « Le premier visage de Rimbaud » (1953, réédité en 1974) sont des ouvrages qu’on ne peut ignorer. Mais Emilie Noulet a étudié aussi « Le ton poétique », plus divers dans son objet, et elle s’est passionnée aussi bien pour Jean Tardieu.
Paul Champagne s’est voué à l’étude de la poésie, et surtout à un écrivain belge qui captait, dans son château d’Acoz, les feux déclinants du romantisme, Octave Pirmez. Il lui a consacré plusieurs livres fervents.
De beaux travaux ont été dédiés à Benjamin Constant par Maurice Delbouille et par Arnold de Kerchove. « Genèse, structure et destin d’Adolphe » pour le premier, « Benjamin Constant ou Le libertinage sentimental » pour le second, disent par leur titre seul la différence d’optique. Jeannine Moulin a scruté avec beaucoup de sagacité « Gérard Nerval », « Les chimères », puis « Guillaume Apollinaire ou La querelle de l’Ordre et l’Aventure », avant de vouer à la poésie féminine un labeur extrêmement fécond avec « Marcelline Desbordes-Valmore », « Christine de Pisan » et « Huit siècles de poésie féminine » qui est une somme extraordinaire.
Grand linguiste, Joseph Hanse a consacré une bonne partie de ses travaux à Charles de Coster dont il a assuré l’édition critique –et définitive- de la « Légende d’Ulenspiegel », puis à Maurice Maeterlinck dont il a établi l’édition critique des « Poésies complètes ».
On ne peut ignorer ici les comparatistes et les spécialistes de littérature étrangère. Lucien-Paul Thomas (1880-1948) a laissé son empreinte d’hispanisant sur ses étudiants et sur des poètes comme Fernand Verhesen ou Edmond Vandercammen. Etienne Vathier (1894-1968) l’a fait aussi par ses travaux sur Calderon, Unamuno ou Lorca. Paul de Reul (1871-1945) a fait connaître et aimer « L’art et la pensée de Robert Browning », ou « La poésie de Wordsworth à Keats ». Paul Remy, lui s’est voué à l’occitan : « la littérature provençale au moyen âge ». Albert Baiwir a décrit « Le déclin de l’individualisme chez les romanciers américains », mais le livre date d’une bonne trentaine d’années. L’essai d’Albert Gérard, « Les tambours du néant, va de Hawthorne à James Baldwin. Il s’impose par sa profondeur, son ouverture et son style : c’est une des meilleures œuvres traitant de la littérature américaine contemporaine. Quant à Jean Weisberger, on lui doit une excellente initiation : « Formes et domaines du roman flamand ».
Raymond Trousson, lui, choisit des thèmes qui embrassent plusieurs cultures : « Le thème de Prométhée dans la littérature européenne ou Voyages aux pays de nulle part », un essai sur le thème de l’Utopie.
Il est juste de rappeler ici un homme qui a toujours vécu en marge de l’université comme des milieux établis et qui, exceptionnel autodidacte, a révélé entre les deux guerres les auteurs du nouveau théâtre et le théâtre de pays inconnus. Camille Poupeye, avec « Dramaturges exotiques », a été un étonnant précurseur.

L’essai littéraire

Arrivés dans une zone où l’histoire littéraire et l’essai littéraire mêlent leurs courants, nous sommes aussi plus près de la littérature considérée hors de son histoire.
Des noms et des titres se présentent. Ils indiquent un élan, un choix personnel, parfois une vraie passion. Ainsi Lucien Christophe (1891-1974) qui a donné son âme à Péguy dans deux livres : « le jeune homme Péguy » et « Les grandes heures de Péguy », tout en nous laissant aussi, outre ses poèmes, un « livre de raison » émouvant et serein : « Où la chèvre est attachée ». Ainsi de Léopold Levaux (1892-1956) qui a voulu dire tout ce qui le liait à « Léon Bloy » et qui a médité « Religion et littérature ». Ainsi d’Hubert Colleye, lui aussi proche de « L’âme de Léon Bloy » et qui a rassemblé le fruit de ses lectures dans les volumes d’ « Idées du temps », tout en chantant « La poésie catholique de Paul Claudel ». Ainsi Adrien Jans (1905-1973) qui a été parmi les premiers à analyser « La pensée de Jacques Rivière », ou « Jules Supervielle », et qui a répandu sa connaissance des hommes et des livres dans des milliers d’articles. André Vandegans, lui, s’est penché sur « La jeunesse littéraire d’André Malraux », et David Scheinert sur des « Ecrivains belges devant la réalité ».
Marcel Lobet (né en 1907) est le type même de l’essayiste. Attiré un moment par l’étude de l’Islam (« L’Islam et l’Occident », « Au seuil du désert »-, il est entré ensuite dans une étude profonde de la littérature européenne vécue comme une aventure de l’âme. Il s’attacha aux « Chercheurs de Dieu », puis à « La science du bien et du mal » où il compare l’écrivain à Adam taraudé par la tentation de la connaissance. Poussant son enquête jusqu’aux écrivains qui « s’avouent » sous le détour de la fiction, il a décelé leur vérité, mais aussi leurs ruses : « Ecrivains en aveux », « La ceinture de feuillage ».
Parlerons-nous ici des biographies littéraires ? Daniel Gillès en a conçu trois qui sont excellents parce que ces trois écrivain le passionnent : « Tolstoï », « Tchékhov » et « D . Lawrence ».
Nous parlions de passion. celle d’un homme et de la vérité a sûrement inspiré Roland Beyen quand il a écrit « Michel de Ghelderode ou La hantise du masque ». c’est une biographie critique qui a bouleversé la connaissance de Ghelderode. Roland Beyen l’a complétée ensuite par un « Ghelderode » où l’œuvre est revue avec la même acuité. L’auteur de « fastes d’enfer » a d’ailleurs beaucoup inspiré la critique de ce pays. Il est nécessaire de signaler ici, par exemple, Jean Francis et « L’éternel aujourd’hui de Michel de Ghelderode », Jean Stévo et « Office des ténèbres pour Michel de Ghelderode », ou tout récemment Albert Lepage et « L’énigme Ghelderode ».
La passion de Charles de Trooz (1905-1958), c’était de trouver les secrets du talent à travers une analyse éblouissante qui se donnait un air de jeu supérieur pour masquer une connaissance scrupuleuse –puis de communiquer ce qu’il avait trouvé. Les étudiants qui ont reçu ses leçons à Louvain ne l’ont jamais oublié. Mort trop tôt, il n’a laissé, en dehors d’un souvenir exceptionnel, que deux livres, mais superbes : « Le magister et ses maîtres » et « Le concert dans la bibliothèque ».
Chez Robert Goffin (né en 1898), la poésie est une vraie respiration, mais il aime aussi à parler des poètes (« Entrer en poésie », « Rimbaud vivant », « Mallarmé vivant », et il le fait avec chaleur, comme lorsqu’il parle du jazz qui l’a conquis très tôt (« Aux frontières du jazz »).
Nelly Cormeau avait livré une intéressante « Physiologie du roman » avant de se pencher sur « L’art de François Mauriac » dans un essai que Mauriac lui-même appréciait beaucoup.
Pol Vandromme (né en 1927) a un champ d’action et un ton que nul ne pourrait lui disputer. Ennemi de la philosophie et des idées de gauche –parce qu’il les trouve souvent confuses…- il a créé vraiment cette « Droite buissonnière » qu’il a donné comme titre à un de ses livres. Il a parlé de Maurras, de Drieu La Rochelle. Il a le ton de la formule insolente, de l’emporte-pièce et d’une alacrité qui irrite certains, mais qui fait parfois du bien…
Les plus vastes desseins critiques, en dehors de Georges Poulet que nous retrouverons un peu plus loin, sont ceux de deux Belges dont l’un vit à Paris et l’autre à Rome. Installé dans les meilleurs bastions de la presse parisienne, poète et romancier, Hubert Juin souffle sa science critique aux quatre coins de l’horizon. Il sait tout, il a tout lu –très bien- et l’allégresse de son écriture donne à ses essais une vitalité fascinante. Il a écrit sur « Pouchkine » ou « Aragon », mais des livres comme « Les incertitudes du réel » ou « Les libertinages de la raison », rendent mieux justice à son étonnante mobilité. Choix des auteurs, souplesse des thèmes, virtuosité des rapprochements : c’est vraiment de la critique libre, intelligente et passionnée à la fois. On la rencontre encore dans deux ouvrages plus récents : « L’usage de la critique » et « Ecrivains de l’avant-siècle ». De Rome, où son travail se fait au Vatican, Mgr. Charles Moeller continue une énorme entreprise qu’il appelle globalement « Littérature du XXe siècle et christianisme ». Après une très belle réflexion sur « sagesse grecque et paradoxe chrétien ». Charles Moeller s’était donc lancé dans une confrontation entre une littérature et un christianisme qui paraissent se rejeter si durement depuis trente ans. Non point pour condamner ou pour « convertir » des auteurs malgré eux : pour écouter, jusqu’au plus secret de lui-même, un dialogue qui passe sans cesse de la rupture à l’appel. Personne peut-être n’a interrogé avec plus d’honnêteté, plus de scrupule, Gide, Sarte, Albert Camus ou Sagan. Charles Moeller est un lecteur exceptionnel qui ouvre les yeux de ses lecteurs. refusant tout cloisonnement, toute approche superficielle ou préconçue, il a ausculté comme personne l’âme de la littérature d’aujourd’hui.
Nous voici au seuil de ce qu’on pourrait appeler la Nouvelle Critique. Comment ne pas citer d’abord, avec la plus totale admiration Georges Poulet (1902) ? Georges Poulet a apporté à l’exercice critique une vision transfigurée et une technique dont toute la Nouvelle Critique devait faire son profit. Prenant la totalité d’une œuvre pour en casser les lignes habituelles et la réduire à ses plus infimes éléments, il la reconstruit ensuite selon les lignes que l’œuvre suggère. « L’acte critique est celui par lequel, à travers la totalité d’une œuvre relue, on découvre rétrospectivement les fréquences significatives et les obsessions révélatrices. » Les tires de Georges Poulet, d’abord énigmatiques, prennent alors leur signification insolite : « Etudes sur le temps humain », « Les métamorphoses du cercle », « Mesures de l’instant », « La conscience critique ». Ennemi des ruptures, créateur de mutations, Georges Poulet est vraiment un des plus importants essayistes de ce temps. Peu de gens savent qu’il est Belge, car il a enseigné à Edimbourg, à Zurich et à Nice. Il fallait le souligner.
L a génération qui le suit a vu s’affirmer Albert Henry attaché au langage dans « Amers" de saint-John Perse, une poésie en mouvement » ; ou Madeleine Defrenne avec « Odilon-Jean Périer ». Elle a vu naître Maurice-Jean Lefebve avec « L’image fascinante et le surréel », où le structuralisme est une étape vers l’œuvre surréelle dont l’œuvre réelle serait le reflet ; elle a vu monter Jean Terrasse avec « Le mal du siècle et l’ordre immuable » ; elle a vu s’épanouir René Micha qui cherche moins les grands ensembles que les découvertes individuelles dont il parle sans système, mais avec une précision magique : « Pierre-Jean Jouve » ou « Nathalie Sarraute » ; elle a vu apparaître, et partir trop tôt, François Van Laere qui avait pratiqué avec une généreuse maîtrise « Une lecture du temps dans La Nouvelle Héloïse ». de cette génération se détache aussi Robert Frickx qui, sous le nom de Robert Montal, a publié des études sagaces sur René Ghil, Lautréamont ou Rimbaud.
La plus jeune génération a déjà ses chefs de file : Jacques Sojcher avec « La démarche poétique », François Pire avec « La tentation du sensible chez Paul Valéry », Jean-marie Klinkenberg avec « Style et archaïsme dans la légende d’Ulenspiegel de Charles de Coster », Françoise Collin avec « Maurice Blanchot et la question de l’écriture ». L’écriture ou la littérature ? On sait que c’est le débat même de notre temps.

La morale et la pensée

Les essais de Maeterlinck (1862-1949) ont été longtemps célèbres : « La sagesse et la destinée », « Le trésor des humbles », « Le grand secret ». Ils n’ont pas engendré une continuité du genre en Belgique. L’essai religieux, lui, a connu une figure éminente et originale : dom Hilaire Duesberg (1888-1969). Attaché à la Bible, nourri d’un humanise où entraient le don de la forme et la grâce du sourire, il a transfiguré « Le roi Hérode » ou « Les scribes inspirés ». Une pensée laïque, d’une égale noblesse, habitait Maurice Lambilliotte à la recherche de « L’homme relié », tandis que Roger Bodart délaissait parfois la poésie pour des essais où dialoguent les hommes ou les civilisations : « Dialogues africains ».
Un nom nous vient ici qui aurait pu figurer à peu près partout et qui est celui d’un des plus grands écrivains d’aujourd’hui : Suzanne Lilar. Venue du théâtre à l’essai, douée d’une magnifique richesse intellectuelle et d’un style d’une souplesse prodigieuse, elle s’est penchée sur des questions essentielles où le mythe éclaire et façonne la vie concrète. Dans un livre-clé comme le « Journal de l’analogiste », elle analyse les rapports entre l’art et la vie, le cycle d’échanges et de perceptions qui devient la pulsation du monde.
Dans « Le couple », Suzanne Lilar élargit sa démarche, allant de l’altérité passionnément assumée à l’unité dans la différence. Cette réhabilitation rayonnante de la chair et de l’âme qui s’accomplissent ensemble, elle la confronte avec une sorte de contre-exemple, « A propos de Sartre et de l’amour », puis avec la revendication féminine de Simone de Beauvoir, qui nie le couple : « Le malentendu du deuxième sexe ». Quant à son plus récent ouvrage, « Une enfance gantoise », c’est une exploration que Suzanne Lilar mène de son enfance à travers quelques thèmes : le beau, le sacré, le langage, etc. Toutes ses idées essentielles se regroupent dans ce superbe retour aux origines.

L’essai sur l’art

Pays de peintres, la Belgique est aussi, tout naturellement, un pays d’historiens de l’art. Chez certains, l’humanisme regroupe art et littérature. Ainsi de Gaston Colle (« Les éternels », « Les sourires de Béatrice ») ou de Gustave Vanzype qui parle des peintres en écrivain. Ou, en plus moderne, de Jean de Beucken avec « Cézanne ».
Il en va autrement de Charles Bernard (1875-1961) qui affûtait sa plume dans le journalisme le plus vivant et se jetait dans les batailles artistiques avec un insolent humour : « Les pompiers en délire » a fait date en 1929, comme, dans un autre registre, « Esthétique et critique » en 1946. cet Anversois avait été précédé par un Liégeois Arsène Soreil, avec « Introduction à l’histoire de l’esthétique en France », plus classique, qui parut en 1930 et fut rééditée depuis lors. Paul Fierens (1895-1957) aura été pendant vingt ans, le maître de la critique d’art. de « Van Eyck » (1931) à « Van Gogh » (1947), sans oublier les synthèses admirablement mûries de « L’Art flamand » et des « Grandes étapes de l’esthétique », il a montré une connaissance devenue culture, une ouverture devenue richesse, qui lui ont donné une autorité considérable.
Chez Paul Haesaerts (1901-1955) l’allure est plus mobile, plus caracolante, mais la science et la pénétration s’allient dans de nombreuses monographies ou dans des « ensembles » comme « L’école de Laethem-Saint-Martin » ou « Constantes de la peinture en Belgique ».
Faut-il ajouter que des génies comme Bruegel ou Rubens ont suscité de nombreux ouvrages ? On pense au « Bruegel » de Franz Marijnissen ou à celui de Bob Claessens, au « Rubens » de Léo van Puyvelde, au superbe « Rubens et son temps » de Roger Avermaete.
N’oublions pas la musique dans un pays toujours riche en musicologues (Ernest Closson, Charles van den Boren), où Robert Wangermée a si largement traité « La musique flamande au XVe siècle » ; et Jacques Stehman, si joliment élaboré l’ « Histoire de la musique européenne ».

L’histoire et le monde

Si l’Histoire, en Belgique, a de glorieux ancêtres comme Froissart ou Commynes, si elle a refleuri après la naissance officielle du royaume en 1830, nul ne niera l’extraordinaire influence d’Henri Pirenne (1862-1935) qui est un peu le père de l’Histoire moderne en Belgique
Une magnifique génération d’historiens l’a escorté ou suivi dans toutes les universités et les grandes maisons d’enseignement. A Louvain, Léon Van der Essen avec un « Alexandre Farnèse » qui est un monument, et Charles Terlinden, qui a publié pendant plus d’un demi-siècle et dont l’ « Histoire militaire des belges » et « Charles-Quint empereur des deux Mondes », sont des ouvrages décisifs ; à Gand, François L. Ganshof, avec « Qu’est-ce que la féoda

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administrateur théâtres

Maris et femmes

Qui part ? Qui reste ?

That’s the question ! Dans un skyline anonyme fait de vastes panneaux jouant aux gratte-ciel, avec beaucoup d’imagination, on peut essayer de croire que c’est le New York de Woody Allen. On vous procure  d’ailleurs des  lunettes spéciales à la billetterie pour forcer le trait. Dommage que l’on n’a pas saisi la chance de chausser la dernière  qui était dans le  panier. Faut dire que se battre pour une paire de lunettes, cela ne la fait pas pour un couple de spectateurs sans date de péremption.

Bref, on courait ventre à terre pour  revoir nos deux  tuyauteurs de rêve préférés :  Tania Garbarski et Charlie Dupont, et assister au décorticage de la libido et des problèmes zexistenciels. Las, le soufflé de boulevard n’est ni monté ni descendu, il aurait eu besoin d’un sérieux coup de blancs  en neige, car c’est le manque de délire  et de malin plaisir qui est le plus frustrant. Beaucoup de coups dans l'eau: le coup de la panne de couple, la panne d’écriture, la panique à bord, prêts à empanner ? Pantins de pantomime. Pamphlet? Bref le panégyrique de la séparation « on reste bonzamis » !  Une comédie conjugale finalement  tellement sérieuse pour du Woody à lunettes dont le film date tout de même de 1992!  Panta rei ! Est-ce le décalage du siècle ?

"Jack et moi, nous nous séparons et on va très bien !" : l’entrée en scène est glaciale et n'émeut pas. Ensuite s’enchaînent des dialogues par trop mécaniques où l’on cherche vainement  l’empathie  ou la spontanéité. Poupées de cire et poupées de son? Seule la jeune étudiante Rain (Inès Dubuisson ), Lolita agressive qui dès le plus jeune âge a consommé presque tous les amis de son père, est vraiment convaincante dans sa fausse ingéniosité…   Dans la distribution des couples en goguette, perdus dans le brouillard des illusions,  il faut tout de même remarquer l’intense performance d'une poudrière complètement sexe: Une incandescente patineuse sur sols de couples gelés : Aurélia Bonta master en aérobics, végétarienne et diplômée en Psychologie qui donne la réplique à Damien Gillard ! Dame ! Quel peps d’enfer! Quelles embrassades  goulues !

 Mais notre préférée, parmi les paumés du petit soir,  c’est bien sûr Sally, la  wonderwoman shootée au snobisme et à l’E.T.U.C. (everything under control). Directe et directive, elle  veut maîtriser  les moindres détails de sa vie   et cela  l’empêche royalement d’en jouir ! Elle a besoin de réfléchir sur tout, pendant, avant et après, quelle que soit la proposition, même la plus intime. Elle s’explose dans la colère et se lâche dans l’égocentrisme. Tania Garbarski est une vraie révélation lorsqu’elle joue cette mante bourgeoise, susceptible et autoritaire face à un nouveau partenaire ténébreux et soft, le Michaël (Nicolas Buysse)  que Judy, à défaut de le prendre, lui a fourré dans les bras.

Certes, les fragilités de la poétique Judy (Isabelle Defossé) sont fort attendrissantes, mais tellement hors-texte, presque incongrues,  devant la férocité sous-jacente des couples assoiffés d’idéal, mais  atteints de démolitionite organisée. La naïveté canadienne renversante de Gabe (Charlie Dupont), son  partenaire  indécis, aveugle et lâche, traverse la pièce comme  un bateau fantôme dérisoire. L’image de l’écrivain?  

https://www.theatrelepublic.be/

Comédie conjugale

MARIS ET FEMMES

Scénario Woody Allen
Adaptation théâtrale Christian Siméon. Mise en scène Michel Kacenelenbogen. Avec Aurélia Bonta, Nicolas Buysse, Isabelle Defossé, Inès Dubuisson, Charlie Dupont, Tania Garbarski et Damien Gillard 

DU 12/11/16 AU 31/12/16

Création - Grande Salle 
Représentations du mardi au samedi à 20h30 sauf le 12/11/2016 et le 31/12/2016 à 21h00
Spectacle complet : jusqu'au 20
/12

      

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L'énergisante beauté

Songerie

La Nature offre des saisons,
Chacune porteuse de charmes,
Certaines créant des alarmes.
Éblouissent leurs créations.

L'espoir ne serait pas faillible
Si pour les humains alternaient,
Bien prévisibles chaque année,
Des phases douces et pénibles.

Or, il en est différemment.
Souvent s'impose l'évidence
Que maltraite la providence,
Sans signes d'adoucissements.

Providence est le nom donné
À ces forces mystérieuses,
D'aucune loi respectueuses,
Capables de désarçonner.

Grande vulnérabilité
De ceux qui sans cesse résistent.
Lutter affaiblit et attriste
Mais énergise la beauté.

29 novembre 2016

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Instant matinal

Blanche opacité de l'absence,
Propice à un profond oubli.
Est insensible l'énergie.
L'ennui pèse dans la balance.

Propice à un profond oubli,
Perdure immense, le silence.
L'ennui pèse dans la balance,
L'esprit lentement s'engourdit.

Perdure immense, le silence,
Stagne un tableau privé de vie.
L'esprit lentement s'engourdit.
Un insipide instant commence.

Stagne un tableau privé de vie,
Loin des échos de la démence.
Un insipide instant commence,
N'endolorit ni ne meurtrit.

28 novembre 2016

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NAISSANCE.

Dans les trous, les creux de ma vie,

j'écris, j'y met des mots, des larmes,

des silences qui hurlent, j'écris, j'écris

à l'encre chaude, légère et fluide.

Oui, j'écris en même temps que vous

apparaissez, que vous prenez corps ;

un souffle tiède sur ma peau froide se balade,

vous déjà, enfin un peu, depuis mon

premier mot ; de vous un pas..

Depuis ce pas de vous, laissé dans

l'encre chaude sur le blanc de mon ile ;

ma feuille, mon aventure commence.

Insulaire est le poète, sans mer.

De ce creux, ventre vide, inhabité,

ce grand soleil de vous

en a fait un jardin !

NINA

 

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administrateur théâtres

#SexismePasNotreGenre : vous avez 12 jours pour  aller voir la pièce et en parler autour de vous !

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« Il est très difficile à une femme d'agir en égale de l'homme tant que cette égalité n'est pas universellement reconnue et concrètement réalisée. » La fin du mépris ? Pas encore ! Le sexisme ordinaire est tellement généralisé qu'il est presque invisible. Les femmes elles-mêmes ont intégré les clichés dont elles sont  victimes. Bien pire, il est des millions de femmes qui subissent toujours des traditions néfastes. Elles doivent se battre pour faire des études …ou pour ne pas être excisées, violées, battues, enfermées, traitées comme du bétail humain. Vous souvient –il de cette jeune héroïne pakistanaise qui  âgée de 17 ans, obtenait le Prix Nobel de la paix en 2014?  Malala Yousafzai, fille d’un militant convaincu pour l’éducation des femmes.

Ph. D. R.

 Et puis enfin il y a ces Femen médiatiques…qui après la révolution orange en Ukraine, manifestent l'été 2008, déguisées en prostituées, pour dénoncer l'importance de la prostitution en Ukraine. En 2009, elles innovent en manifestant seins nus contre la pornographie en ligne. Elles choisissent ainsi de dénuder leur poitrine, les seins nus symbolisant la condition des femmes ukrainiennes : pauvres, vulnérables, propriétaires seulement de leurs corps.

« Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler » est un manifeste salutaire, saluant le combat des femmes depuis 1913, retraçant l’histoire de leur pénible chemin vers la dignité et l’égalité.  Une urgence par ce que « Si l’on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite ». Une pièce redisant combien nous est nécessaire la phrase de Simone de Beauvoir  « N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant… » Ce qu’estiment  Christine Delmotte, metteur en scène  et son quintet  sulfureux de comédiennes vaillantes, provocatrices,  généreuses et engagées jusqu’au bout des cheveux, courts ou longs, militantes jusqu’au bout des seins pour certaines… Elles sont spectaculaires.  Le titre de la création  est emprunté à la pancarte d’une manifestante. Ce slogan "paraît très juste et, dit Christine Delmotte, il pourrait être revendiqué par tous les personnages du spectacle"Les héroïnes se nomment  Sophie Barbi, Daphné D’Heur, Isabelle De Beir, Catherine Decrolier et Mathilde Rault. Elles sont magnifiques. 

Ph. D. R.

La scénographie est haletante, les moyens sont home-made comme certaines bombes.   La  bande d'heureuses complices, féminines et épanouies, déborde d’ingéniosité pour présenter leur vaste dossier pédagogique live. Et on est loin des stéréotypes des MLF enragées des golden sixties.  Quant à la femme des années 80, cela fait peut-être ringard maintenant, mais la bataille et loin d’être gagnée.  Les femmes ne sont encore que 14% dans les conseils d’administration des entreprises. En moyenne, les hommes gagnent 19% de plus que les femmes, et cette différence persiste tout au long de la vie. Combien de coups de reins encore pour secouer la pesanteur du joug sexiste? C’est que chacun de nous se doit de traquer la « blague » ou le comportement  sexiste.

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 Suggestions de la réalisatrice : La bataille pourrait-t-elle se livrer sur le plan de la maternité, dernier refuge de l’inégalité des sexes? Elle vous offrira en prime un balayage  maison délirant des nouvelles constellations familiales!  Un seul regret : l’absence de ces sorcières  d’antan dont on aurait aimé honorer la mémoire, car les honorer  c'est faire l'éveil devant la crainte de nouvelles formes d'inquisition, c'est dénoncer  les discours fondamentalistes qui se présentent comme vérités immuables.  Depuis toujours,  on pratique la recherche de boucs émissaires responsables de tous les maux de la société, et on ferme pudiquement les yeux.

CRÉATION

Générique:

Avec: 
Sophie Barbi
Daphné D’Heur (et création sonore) 

Isabelle De Beir
Catherine Decrolier
Mathilde Rault 


COLLABORATION À LA SCÉNOGRAPHIE   
Noémie Vanheste, Antoine Vilain aux éclairages
REGIE GENERALE
Antoine Vilain

ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE   
Fanny Donckels
 
ÉCRITURE, SCÉNOGRAPHIE & MISE EN SCÈNE   
Christine Delmotte
 
COPRODUCTION  
Cie Biloxi 48 | Théâtre en Liberté

DUREE DU SPECTACLE
1h25 sans entracte

Du 11 novembre au 10 décembre 2016

Devant le succès du spectacle NOUS SOMMES LES PETITES FILLES DES SORCIERES QUE VOUS N'AVEZ PAS PU BRÛLER, deux représentations supplémentaires sont ouvertes 
LES SAMEDIS 3 ET 10 DECEMBRE, à 15 h 00

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http://theatre-martyrs.be/saison/nous-sommes-les-petites-filles-des-sorcieres-que-vous-navez-pas-pu-bruler/8935A8E9-EA6C-1BAD-99D0-DDEAC35F8B9F/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Malala_Yousafzai

https://fr.wikipedia.org/wiki/Femen

https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9minisme

 

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Quelques photos   de présentation   de mes aquarelles

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Portraits   -   paysages   -   fleurs   -   nus   -   marines

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55 aquarelles ont été présentées

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visite dans deux salles continues

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un petit aperçu

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reportage paru dans toutes les éditions régionales du groupe Vlan

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vous souhaitez découvrir l'endroit, voir plus de photos,

faites un passage sur ma page Facebook et découvrez  la salle plus amplement

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Intermède automnal

Une floraison abondante,
Surgie en ce temps automnal
D'une féerie hivernale,
Dans une lumière aveuglante.

D'une blancheur immaculée,
Posées sur les noires sculptures
Une manne de la Nature,
Des friandises congelées.

Deux jours glorieux, exaltants.
Abondance de poésie,
Un courant de fraîche énergie,
Puis à nouveau, lourdeur du temps.

Les émois mérités ou non,
Qu'ils ravissent l'âme ou la blessent,
La troublent mais varient sans cesse.
Or leur souvenir même fond.

Montréal, 26 novembre 2016

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