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La gloire sous toutes ses formes

 

Songerie

 

Êtres humains devenus choses,

Réunis au Musée Grévin,

En assemblée de mannequins.

Ils furent célèbres et pour cause!

 

En leur temps connurent la gloire,

 Ses effets leurs furent offerts.

Certains inspirèrent des vers.

Ils appartiennent à l'Histoire.

 

Désormais. acteurs sans paroles,

Sont debout privés d'énergie.

Or qui d'eux auraient-ils choisi

De tenir cet étrange rôle?

 

Face à l'univers somptueux,

Contemplé lors d'une nuit noire,

Ô l'apparition de la  gloire,

Créant un chemin lumineux!

 

10 décembre 2016

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Un coup de magie naturelle

Pantoum

La lumière dans le silence,
Crée un large espace de joie.
La pure blancheur que je vois
Semble une manne d'innocence.

Crée un large espace de joie.
Je regarde la voûte immense.
Semble une manne d'innocence
La neige que fige le froid.

Je regarde la voûte immense,
Sans nuances, de même soie.
La neige que fige le froid
Garde l'image de l'absence.

Sans nuances, de même soie,
Et dépourvue de sa brillance.
Garde l'image de l'absence.
Soudain l'astre inonde l'endroit.

9 décembre 2016

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ADMINISTRATEUR GENERAL

 

Espace Art Gallery vous présente son sommaire :

 

1.4 Actuellement à EAG

2.4 Prochainement à EAG

3.4 Informations diverses :

Adresse, nouvelles, projets, liens, …

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture 15 novembre : page 22 !

 

 

1.4 Actuellement à EAG

 

 

Exposition novembre - décembre :

 

La galerie poursuit son partenariat avec l’association culturelle Com2art (France), la deuxième exposition événement d’artistes internationaux dans toute la galerie du 09/11 au 04/12/2016. La première exposition ayant eu un beau succès l’association a poursuivi sur sa lancée en 2016 et même en 2017 ! Dans un prochain communiqué il en sera fait mention mais nous pouvons déjà dire que l’exposition événement célèbrera les 150 ans de la naissance du canada en 1867. Aura lieu à cette occasion différente animations culturels…  

 

Pierre MORIN, Jacqueline GUIBAT, Alain LE CHAPELIER, Natalia MANDEL, Jean-Pierre NEVEU, Cristian SAINZ MARIN, Bianca TOSTI, Audrey TRAINI, Christine BAZANTAY, Chantal LOMBARDO, Ingrid MATYSIAK, Françoise PATERAC, Carole PAVIO, Christine BOUQUET et  JOS&JAN.

 

Le VERNISSAGE a lieu le 09/11 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.  

 

Le FINISSAGE les 03 & 04 décembre 2016 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

2.4 Prochainement à EAG

  

Exposition décembre :

 

 

Christine BRY (Fr) peintures

« Cavalcades »

 

Brigitte BORSU (Fr) aquarelles

« Maroc, scènes de vie »

 

Grazyna TARKOWSKA (Pol) peintures & sculptures

« Regards »

 

Blandine THEVENIN (Fr) peintures

« Paysages intérieurs »

 

 

Le VERNISSAGE a lieu le 07/12 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

  

Le FINISSAGE les 29 & 30 décembre 2016 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

Exposition janvier :

 

 

Patrick THIBAUT (Fr) peintures au couteau

« Un art de vivre »

 

….

 

Le VERNISSAGE a lieu le 11/01 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE les 28 & 29 janvier 2017 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

3.4 Informations diverses

 

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

Nouvelles de la galerie :

 

Nouvelles de la galerie dans mes agendas point 3.4 de décembre 2016 :

 

Le premier « Tiré à part » édité par « Les Éditions d’Art EAG » a été publié pour le billet d’art de l’artiste Jacqueline Kirsch. Publication réalisée à la demande de l’artiste à partir de son billet repris dans la collection « États d’âmes d’artistes » aux « Éditions d’Art EAG ».

Des « Tirés à part » seront imprimé recto-verso couleurs pour les prochains artistes. Tirages  pour 100 exemplaires et plus au prix de 5 € pièces et pour moins de 100 exemplaires au prix de 7 € pièces. Voir le lien comme exemple : http : //www.espaceartgallery.eu/editions/

 

La galerie a entrepris des travaux de rénovations, durant ses vacances 2016, pour rafraîchir son espace. Le dernier remontait à août 2011 ! Ainsi la rentrée culturelle se déroulera sous les meilleurs auspices. Et les belles expositions programmées dans les mois à venir seront présentées dans un espace complètement remis à neuf.    

 

La galerie a créé une nouvelle page « Événements », qui fait suite à la nouvelle page « Collections », sur son site. Ainsi toutes les activités autres que les expositions dans la galerie seront présentées. Tel que les vernissages événements avec reportage photos sur les participants présents et les ambiances, concerts, présentations de livres, soirées annuelles de remises des recueils d’art aux artistes présents dans les recueils d’art, présence à d’autres événements extérieurs, partenariats avec d’autres galeries ou associations culturelles, etc…

 

D’autres projets sont dans les cartons et seront annoncé prochainement dans cette même rubrique. Soyez attentif à la lecture de mes prochaines programmations…

 

Infos artistes et visuels sur :

 

Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu

Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge également sur

Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://bit.ly/265znvq

La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :

Voir : http ://www.espaceartgallery.eu/editions/

Présentations des événements dans la galerie :

Voir : http://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/

Ma nouvelle page Facebook qui présente toutes mes actualités :

Voir : https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu/

 

 

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture

 

 

Découvrez en pièce jointe « Bruxelles Culture » le magazine qui facilite la vie culturelle des amateurs d’arts.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                       Voir:         http://espaceartgallery.eu

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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Le premier « Tiré à part » édité par « Les Éditions d’Art EAG » a été publié pour le billet d’art de l’artiste Jacqueline Kirsch. Publication réalisée à la demande de l’artiste à partir de son billet repris dans la collection « États d’âmes d’artistes » aux « Éditions d’Art EAG ».

Des « Tirés à part » seront imprimé recto-verso couleurs pour les prochains artistes. Tirages  pour 100 exemplaires et plus au prix de 5 € pièces et pour moins de 100 exemplaires au prix de 7 € pièces. Voir le lien comme exemple : http : //www.espaceartgallery.eu/editions/

 

La galerie a entrepris des travaux de rénovations, durant ses vacances 2016, pour rafraîchir son espace. Le dernier remontait à août 2011 ! Ainsi la rentrée culturelle se déroulera sous les meilleurs auspices. Et les belles expositions programmées dans les mois à venir seront présentées dans un espace complètement remis à neuf.    

 

La galerie a créé une nouvelle page « Événements », qui fait suite à la nouvelle page « Collections », sur son site. Ainsi toutes les activités autres que les expositions dans la galerie seront présentées. Tel que les vernissages événements avec reportage photos sur les participants présents et les ambiances, concerts, présentations de livres, soirées annuelles de remises des recueils d’art aux artistes présents dans les recueils d’art, présence à d’autres événements extérieurs, partenariats avec d’autres galeries ou associations culturelles, etc…

 

D’autres projets sont dans les cartons et seront annoncé prochainement dans cette même rubrique. Soyez attentif à la lecture de mes prochaines programmations…

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2017...

Une année de plus bat des ailes pour s'envoler...

Elle nous laisse un goût amer, souvent révolté!

Dans chaque jour pourtant se cache un fil d'espoir

On peut s'y accrocher et pourquoi pas? Y croire...

Le livre de la vie comporte bien des pages

A nous de les écrire. Arrêtons d'être sages!

Oui, une once de folie est porteuse de joie

N'oublions plus surtout de céder à l'émoi...

Il faut reprendre la main quand résonne l'échec

Garder les yeux ouverts mais jamais le cœur sec!

Afin trouvant les mots, de pouvoir souhaiter

Un Noël doux et tendre, une vie à inventer!

Et... Ici

A tous, une année 2017 inspirée...

Amicalement

J.G.

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Hanouka, la fête juive des lumières

Une, deux, trois, quatre ,cinq, six, sept, huit,
Petites flammes, rayonnantes
Vont rendre une maison joyeuse.

Allumées à la fin du jour,
Quand les étoiles apparaîtront,
Elles seront certes émouvantes.

Une seule, le premier soir
Et les sept autres, une à une,
Pour célébrer une victoire.

Les enfants se feront conter
Les luttes de leurs ancêtres
Et la compassion de leur Dieu.

Il assura leur délivrance,
En leur redonnant du courage,
Pour triompher de leurs tyrans.

Lors, en fêtant ils apprendront
À célébrer la joie de vivre.
L'année finira en chansons.

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Le Phare de Tévennec

une aquarelle

d'Adyne Gohy

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a inspiré

Le Phare de Tévennec

un poème de

Raymond Martin

Beg  ar raz que jalousement tu protèges dans la noble mer d’Iroise sereine ou intrépide,
Tu n’es point jalousé par ton alter égo de la Vieille,  encré lui aussi sur un roc invincible.
En toi l’unique  espoir,  en tempête, des vaillants  marins aux pieds surs mais aux visages livides,
Désireux d’atteindre Audierne ou d’accoster au mieux en Sein, pour un repos mérité et  possible.


On te cherche parfois, mais au long des hardies déferlantes, ton fantôme surgit accablé mais  serein.
Maudit, suspecté de l’être, pourtant  rien de maléfice  ne règne en tes feux apaisants et salutaires.
L’Ire bretonne hante encore tes entrailles granitiques,  chahutées par les flots  assassins.
Au passé, tes gardiens  t’ont aimé, t’ont haï, mais que de souvenirs en leurs êtres volontaires !


La crête de l’écume supporte un instant le goéland argenté, au bec traqueur de flets vaincus,
Tandis que les flots déferlants de la mer déchainée se fracassent sur ton roc rayonnant.
Près de toi, la baie des trépassés engendre cris et gémissements de ces marins disparus,
Ou des Druides morts, dont les corps reposeront en l’éternité de l’ile de Sein dignement.


Plogoff, la rebelle digne héritière de l’Armorique primitive d’où  Saint-Collodan règne,
Protège cette pointe mythique, paradisiaque, exhalant la bruyère, où nichent lapins
Et autre petits peuples faunesques,  gîtant dans la lande que les embruns salés  baignent.
Le temps apaisé, au ciel rougi du soir tombant, ta silhouette trône vers l’immensité sereine.


Avallon, tu es toujours encrée dans la mémoire marine, ils vont vers toi les feux de Tévennec,
Illuminant le couchant, suggérant ta présence mystique apaisée, sœur de, ou toi-même Atlantide.
Bombardes, binious  stimulés par le vent sonnent « Bro gozh ma zadoù « de Cancale au  Guilvinec.
Tévennec, phare de l’espoir, tes feux rayonnent  pour toujours vers le marin apatride.

A toi, trugarez…… !


Raymond   Martin   -   novembre   2016
 
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administrateur théâtres

cover.asp?id=108Passé constitutif, présent douloureux, futur absent.

 

Ils sont vêtus de la  couleur des oiseaux du ciel. L’une sobre et sombre, l’autre en livrée colorée. Ils sont en proie à la roucoulade finale. Ce dont se passent les oiseaux véritables.   

"Davantage de lumière"! aurait dit Goethe à l'instant où il a glissé dans la mort. Une demande permanente pour une humanité en proie aux délires de l'obscurantisme et de l'obscurité. Mais une demande essentielle que nous seuls pouvons satisfaire en allumant tous les feux que l'amour est capable de faire briller… Mais Stan n’y croit plus. Y a-t-il jamais cru?

Plus de doute possible, il s’est engagé dans une certitude mortifère. Le défi  orgueilleux de cet homme est d’éteindre le soleil. Et c’est lui qui  éteindra la lumière en sortant. Dont acte. Il joue au loup troublé par l’eau que l’on boit  six pieds  au-dessous de lui. Il simule une péroraison assassine, muni de mots qui cognent, armé d’une baïonnette. Il dévore et  lape maladroitement  le  corps et l' âme de sa compagne mise à nu. Quelle arrogance, celle qui lui fit dire: « Tu dois envisager que tu n’es plus aimée par moi ! » Les messages « tu » tuent.    

Stan a tout misé sur le désir, hors celui-ci , pour lui, il n’y a absolument  rien. En lui, il n’y a plus rien. Lumière éteinte, que sera-t-il? Il ne sera plus prisonnier!  Il rêve d’une autre peau, d’une autre bouche, d’autres bras… Il ose proférer ces paroles  et s’effondre dans son néant. La chute d’Icare. Magnifiquement incarnée par Pietro Pizzuti.

Face à lui: Audrey,  la force perplexe du silence.  La force de l’écoute absolue, avec le yoga des yeux, les respirations profondes, la télépathie, l’immobilité, les soupirs involontaires, le regard éperdu de la victime qui absorbe sans broncher.  Elle a le corps de l’enfant que les parents condamnent et qui n’ose répondre, celui de la domestique renvoyée comme une malpropre, celui de  la  sorcière condamnée d’avance, celui de la collaboratrice mise en jugement devant un conseil d’administration… Sandrine Laroche est extraordinaire dans son silence prolongé. Elle dit plus dans son silence résigné,  que son compagnon qui cherche ses mots et n’arrive pas à dire ni la rupture, ni la condamnation de l’amour puéril et éternel. Elle est prostrée, la tête droite, le dos au mur, les yeux pleins de larmes.    

Il lui a interdit de l'interrompre. Elle a été héroïque. Enfin vient son tour. La femme peut enfin s’exprimer. Elle  reprend méthodiquement chacun des arguments qu'il lui a servi et les réfute avec une puissance ou une impuissance tranquille. Maintenant que la parole est à la défense, Stan  entend  ses propres mots qui meurent dans des flaques de sang. Il voudrait se fondre dans les murs. Il ne peut la regarder en face, il a  le dos tourné,  les bras ballants, les yeux sur les chaussures, bientôt le visage rentré en position fœtale, vidé de toute substance.

Elle conclut que s'il affirme avoir tout perdu, elle gardera tout : le 1er, le 2e le 3e enfant, et son absence, et tous ces moments « que tu veux oublier » ! Elle part la première, sublime et digne, emportant avec elle la richesse de sa vie intérieure qui ne l'a jamais quittée. Dans un dernier geste muet, il éteint la lumière.

La mise en scène est syncopée, abrupte, rude et glacée. Les murs du Théâtre de la Vie vibrent sous  la  violence  textuelle. Le chaos affectif résonne sur un  plateau  vide de tout accessoire. Un pilier ou un banc pour se rattraper, un escalier de fer pour s’évader.   Le combat  singulier lexical  et sexuel est une joute de haute voltige, incarnée par un comédien et une comédienne exceptionnels,  tous deux aussi malheureux, l’un que l’autre.  Stan se compare à Zeus sans doute, puisque Audrey est Héra…  L’Olympe, comme le monde des hommes,  est  pris dans les glaces de la non-communication. Le désamour est inexorable et la question de l'auteur se retrouve au fond du filet: « Mais au fond qui aime t-on quand on aime?» 

Au Théâtre de la Vie 
Rue Traversière 45, 1210 Saint-Josse-ten-Noode
  • CLÔTURE DE L'AMOUR
  • SANDRO MABELLINI / PASCAL RAMBERT
  • création

 

Un homme prend la parole longuement pour expliquer à sa compagne qu'il la quitte. Il évoque leur séparation parle de l’avant et du maintenant. Celle-ci se tait. Elle attend muette la fin de ce monologue qui semble progressivement tout détruire sur son passage. Et puis, elle s'exprime. Enfin.


Deux regards, deux silences, deux paroles pour dire la violence d'un amour qui meurt.


Sandro Mabellini vit et travaille entre la Belgique et l’Italie depuis 2012. Il a développé sa recherche théâtrale sur les dramaturges contemporains. Avec le texte de Rambert, il nous plonge dans ce fleuve ininterrompu des mots, des questions-réponses qu'on enchaîne, la respiration bloquée, dans une sorte de marathon entre peur et libération. Au cœur de ce moment douloureux, comment dire une histoire qui mène inexorablement à la rupture et, peut-être, à l'aventure d'une autre vie.

 

Vidéo de présentation



Interprétation : Sandrine Laroche et Pietro Pizzuti (www.pietropizzuti.be) / Mise en scène : Sandro Mabellini / Assistanat à la mise en scène : Serena Galante / Texte : Pascal Rambert / Création lumière : Nicolas Marty

 


Une création de Inoutput asbl en coproduction avec le Théâtre de la Vie.


 

 


Rencontre après-spectacle avec l’équipe de création le 09 décembre.

 

Durée du spectacle : 1h45

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Fous et sots



Fous ou sots ceux qui à la branche s'accrochent,

Ignorent-ils ou font-ils mine d'ignorer
Que ce beau bois au fil du temps s'effiloche
Et qu'il ne peut guère longtemps les supporter ?

Fous ou sots ceux qui courent gloire et honneurs,
Ont-ils ainsi renoncé au simple bienfait
Qui viendrait de la seule grâce d'une heure,
Où ils n'auraient que l'honneur de la respirer ?

Fous ou sots ceux qui bâtissent plusieurs maisons
Qu'ils ne peuvent habiter toutes à la fois,
Qui d'ailleurs occupent sans cesse leur raison,
Craignant pour chacune qu'un vent n'emporte son toit ?

Fous ou sots ceux qui n'ont pas reçu d'images,
N'ayant pas saisi qu'il fallait les mériter,
Ont alors abandonné la voie des sages
Et sans fierté se sont mis à les convoiter ?

Fous ou sots ceux des labeurs de tous les matins
A préparer les vains apparats de leur mort,
Choisissant le bois, tâtant la soie d'un coussin,
Et une ultime fois tout accrocher à leur corps ?

Au pays des anges pas de fioritures,
Les sots et les fous leur place aussi verront,
Les uns pataugeront dans la confiture,
Les autres gaiement leur siffleront des chansons !

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Hanoucca,

Une fillette brune,  assise face à la mer morte,

mais oh combien vivante, contemple de ses yeux sombres

la clarté bleue qui tombe, enveloppante,

sur le temple dès lors magiquement reconstruit.

La fillette, de sa voix ensoleillée et fluette,

s'émerveille d'apercevoir au loin, détrônant les nuages,

l'incessant, le voluptueux ballet d'innombrables toupies

diaprées, multicolores, qui ne cessent de virevolter, de

tournoyer,  tout autour du soleil insomniaque ce soir ;

le temple s'illumine alors, étincelle de mille feux ;

des bougies de ci de là, féérisent les lieux.

On dirait s'exclame la petite fille,

 que tout le bleu a effacé le pourpre, le noir,

que la terre toute entière est redevenue neuve,

intouchée, inviolée, première ;  

Le soleil a toujours été bleu, dit-elle, je le savais !

Rebecca se lève, légère, s'étire et éclate de rire,

rendue à elle-même, toute joyeuse d'être née

une deuxième fois.

 

NINA

 

 

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Un renoncement sans tristesse

Songerie

Même une muse fidèle,
Qui jamais ne perd son éclat,
Dont les grâces se renouvellent.
Un jour ne se révèle pas.

Son absence certes surprend
Car elle est inhabituelle.
En confiance l'on attend,
Puis tente de créer sans elle.

Pas de vers saisis au passage.
Retombées de mots privés d'ailes,
Gribouillages sur une page.
Ma muse m'aimait, où est-elle?

J'accueille un nouvel abandon.
Sans être triste ni rebelle.
Les amours ardents se défont
Or fondent les peines cruelles.

7 décembre 2016

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Revenir à Voltaire lorsque le monde déraisonne, lorsque les hommes s'entredéchirent, lorsque la farce de l'existence menace de tourner à la tragédie

Le temps immobile de Claude Mauriac

La valeur sacrée de l'énergie créatrice et de l'imagination poétique chez William Blake

Kant Emmanuel. La religion dans les limites de la simple raison (1793): la vertu avant la piété et la raison comme source d'exploration du monde supra-sensible

L'humanisme en marche: Kant: Les Fondement de la métaphysique des moeurs à la recherche du principe suprême de la morale

Alain, maître à penser, pour qui l'éternel n'achève rien, ne garantit rien.

Vivès Luis: L' âme et la vie, où le sensible et le rationel sont solidaires

Pétrarque: Des choses mémorables "pour transmettre à mes descendants"

La petite cosmogonie portative de Raymond Queneau

Lévi-Strauss: La pensée sauvage

Guillaume Budé ou l'espérance humaniste au XVIème siècle
Les Lumières en marche: "Zaïre" où le choix de la pitié est aussi celui de l'humain contre le transcendant.

Gaugin maudit à la recherche d'une consolation sans dogme

Cathédrales d'autrefois et usines d'aujourd'hui. Passé et présent de Thomas Carlyle

Voix et chemins antiques de la Grèce (Partie XVIII): "Voyage du jeune Anacharsis en Grèce, dans le milieu du IVe siècle avant l'ère vulgaire"

Voix et chemins antiques de la Grèce (Partie XVIII): "La République" de Platon

Voix et chemins antiques de la Grèce (Partie XVII): "Le banquet ou De l'amour" de Platon

Voix et chemins antiques de la Grèce (Partie XVI): Lysis ou sur l'amitié de Platon

L'humanisme en marche: "Histoire naturelle de la religion" de David Hume

L'humanisme en marche: "Liber paramirum ou Opus paramirum" de Paracelse

L'humanisme en marche: "Les âmes mortes" de Nicolaï Gogol

L'humanisme en marche: "Le temps du mépris" de Malraux

L'humanisme en marche: "Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain par Condorcet

Les Lumières en marche: "De l'esprit des lois" de Montesquieu

Les Lumières en marche: le "Discours sur les sciences et les arts de Jean-Jacques Rousseau

L'humanisme en marche: "Idées sur la philosophie de l' histoire de l'humanité" de Herder

L'humanisme en marche: "Démocratie et Education" de John Dewey

L'humanisme en marche: Pétrarque: La vie solitaire

L'humanisme en marche: "Histoires" d'Hérodote

saint Augustin: La Cité de Dieu

L'humanisme en marche: "De la Religion chrétienne" de Marsile Ficin"

L'humanisme en marche: la "Théologie platonicienne" de Marsile Ficin

L'Humanisme en marche: Miguel de Unamuno: Le sentiment tragique de la vie

L'Humanisme en marche: Marie Delcourt. Hermaphrodite. Mythes et rites de la bisexualité dans l' antiquité classique. ; 1958.

L'Utopie de Sir Thomas More: l' Etat ne doit pas être "une conspiration des riches contre les pauvres"

L'humanisme en marche: "La nef des fous", navire mystique de la "Civitas Christiana"

Le Metalogicon de Jean de Salisbury: une défense de la culture humaniste

Les lettres de Pétrarque

Jacques Maritain: Humanisme intégral

L'humanisme à la française en marche: Etienne Pasquier: Les recherches de la France

Pétrarque, humaniste tourmenté in « Mon secret ou du Mépris du monde » (1342)

L'humanisme en marche: Estienne Henri. Trésor de la langue grecque. ; 1572.

L'Humanisme en marche: les " Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadence" de Montesquieu

Marsile Ficin: un humanisme qui ignore l'inquiétude du péché et se tend entièrement vers la recherche d'un salut qui a nom sérénité

L'un et l'autre sexe: les choses du corps selon Margaret Mead

Le "Traité sur la tolérance": l' intolérance, n'est ni de droit divin, ni de droit naturel et ne saurait être non plus du droit humain

"Je vivrai l' amour des autres" , un livre majeur de l'interrogation humaniste de l'immédiat après-guerre

Marcuse: L'Homme unidimentionnel, Essai sur l' idéologie de la société industrielle avancée

L' existentialisme est un humanisme

Labyrinthe du monde et paradis du coeur: un voyage autour du monde avec deux gaillards: "Je sais tout" et "Illusion"

Didactica magna: la nature comme modèle et guide

Le meilleur des mondes de Huxley

L'art d'être grand-père ou la complicité des âges extrêmes dans leurs relation avec l'au-delà

Dieu d'eau: de la cosmogonie et de la théogonie dogon. Où Ogotemmêli prononçait des prières, alertait les cieux, préparait des chemins sonores aux forces de grâces.

Un pamphlet: "La défaite de la pensée"

Le livre de Marco Polo ou Le devisement du monde

L'Essai sur le libre arbitre d'Erasme

L’incessant dialogue de l’immortelle innocence et de l’amour dans « Une Histoire de l' art » d’ Elie Faure

Le crépuscule du devoir

Du lisible au visible. Sur l'art de lire de Hugues de Saint-Victor - Les Palais de la mémoire

Le livre de mon ami

Penser l’avenir des sociétés numériques avec les outils de nos traditions humanistes: une conférence de Milad Doueihi

Les dieux ont soif

L'immaculée conception, un texte sur l'homme, ses possessions, méditations et destinées

Un problème essentiel de la culture contemporaine déja souligné en 1927 par Julien Benda: les rapports de la vie politique avec la vie de l'esprit

Je vivrai l'amour des autres, un roman de la résurrection et de l’interrogation humaniste

De la dignité d'un seigneur de la Renaissance: Pic de la Mirandole

Patrimoine: La Maison d'Erasme à Bruxelles

L' amour et l' occident

Tiers Livre des faits et dits héroïques du bon Pantagruel

La métamorphose des Dieux, un hymne à la gloire de l'Art

Où Bayle exprime ses pensées à un docteur de la Sorbonne et s’explique sur l’Eglise codifiante du XVIIe siècle

Gargantua et Pantagruel: faictz et dictz héroïques, buveurs très illustres et vérolez très précieus

Qui est "L'homme qui rit" de Hugo?

L’Eloge de la folie, message clandestin d'une culture qui va fonder l'homme sur le refus ou l'amour de son destin authentique

Du miel aux cendres

L'humanisme en marche: Le mystère de l’acte créateur dans l’Introduction à la méthode de Léonard de Vinci de Paul Valéry

La tentation de l' Occident

Le Thésée de Gide, Testament humaniste

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"Ethique et infini" réunit dix entretiens (diffusés sur France-Culture en 1981) dans lesquels le philosophe Emmanuel Levinas, guidé par les questions de Philippe Némo, dégage le sens général de son oeuvre. Pour Levinas, la question de la morale est à la fois la plus urgente et la plus originaire. Avec une remarquable limpidité, il analyse ici la "relation éthique", relation qui nous ouvre d'emblée à Autrui et à Dieu même. C'est donc d'abord dans la morale que la conscience humaine accède à la dimension de l' infini: celle de la religiosité et de la métaphysique. Telle est la thèse profondément originale de ce penseur discret mais capital, "sans doute, d'après Némo, le seul moraliste de la pensée contemporaine".

 

Quelques piliers de la sagesse.

 

Livre "dialogué", "Ethique et Infini" retrace l'itinéraire intellectuel d'Emmanuel Levinas depuis ses années de formation jusqu'à l'accomplissement de sa pensée propre, au fil d'une oeuvre complexe et originale. Ce cheminement commence très tôt par la fréquentation des textes essentiels. Notamment de la Bible, "Livre des Livres où se disent les choses premières", c'est-à-dire les vérités éthique où s'enracine le sens de la "vie vraiment humaine". Expérience fondatrice, décisive pour le penseur: "Toute pensée philosophique repose sur des expériences pré-philosophiques."

Puis vient l'initiation philosophique, et la rencontre avec deux figures majeures de la pensée du XXe siècle. Husserl (1859-1938) d'abord, qui lui apprend à "travailler en philosophie" sans s'enfermer d'emblée dans un système de dogmes ou de certitudes définitives. Chez le fondateur de la "phénoménologie", il trouve une analyse de la conscience et de sa visée concrète du monde. Heidegger (1889-1976) ensuite: "Etre et Temps" (1927) -"un des plus beaux livres de l'histoire de la philosophie", où rien ne laisse présager l'engagement futur de son auteur aux côtés des nazis- est un essai d' "ontologie fondamentale", c'est-à-dire une recherche du sens de l' "être" (en tant que verbe). Bien avant l' "existentialisme", il décrit la vie humaine comme une manière d' "être" et non comme l'expression d'une "nature".

 

Etre pour être.

 

Mais Levinas aperçoit vite les limites de cette ontologie sans morale. Car, souligne-t-il, l' existence est d'abord vécue dans l' angoisse. "Relation intérieure par excellence", elle me voue à l' effroi de la solitude. "L'être en moi", "mon exister" est incommunicable: je n'existe qu'à la première personne. Pour sortir de l'isolement, il faudrait "sortir de l'être"! Soit, mais comment? Même la connaissance ne m'arrache pas à ma solitude; puisqu'elle est mienne, elle est en moi: "Je touche un objet, je vois l'autre; mais je ne suis pas l'autre."

Sortir de l'impasse de l'être, ce sera sortir de soi: ne plus se poser comme sujet, mais "se déposer", pour entrer en relation "dés-inter-essée" avec l'Autre. "La socialité sera une façon de sortir de l'être autrement que par la connaissance." Comme le montre Levinas dans son oeuvre maîtresse, "Totalité et Infini", la philosophie occidentale, de Platon à Hegel, a pour idéal de bâtir un système de savoir absolu et totalisant, où "l'extériorité" de l' Autre, "l' altérité" de l' inconnu s'abolirait. D'où une conception souvent "totalitaire" de l'ordre politique. or, selon Levinas, notre relation à autrui comporte nécessairement une part d'obscurité, de mystère, de secret: la société est "un ensemble de face à face", irréductiblement pluriel. La liberté civile a donc pour fondement le secret des subjectivités. La communauté sociale ne doit pas être pensée comme une réconciliation (ou une réduction) des antagonismes humains; elle doit plutôt découler de la "relation éthique" originaire de chacun avec l' Autre.

 

Le visage de l' infini.

 

Car "la philosophie première est une éthique". mais dans quelle expérience préliminaire et décisive la relation éthique prend-elle sa source? Dans la recontre du visage d'autrui. Avec levinas, le visage accède au statut de notion philosophique. Ce visage n'est pas simple physionomie, objet de connaissance offert à la perception: "La meilleure manière de rencontrer autrui, c'est de ne pas même remarquer la couleur de ses yeux." Son visage est pure signification éthique. Dans sa nudité, sa fragilité même, il me parle. Il s'en remet tout entier à moi, et en même temps me déborde infiniment. Car autrui n'est pas simplement mon égal, mon semblable, mon frère. Il est à la fois totalement vulnérable et tout-puissant, puisque sa seule présence suffit à me commander "Tu ne tueras point". En me regardant, l'Autre me somme non seulement de lui répondre, mais de répondre de lui.

Dans "Autrement qu'être ou au-delà de l'essence", Levinas définit la "responsabilité pour autrui" comme la structure essentielle et première de toute conscience humaine. A l'extérieur de nous, quelque chose nous appelle, qui nous arrache à la solitude de notre être intime. Etre humain, ce n'est pas être "pour soi-même", mais "pour-l'autre", inconditionnellement. Exister devant l'Autre, c'est avant tout s'avouer responsable de lui, jusqu'au sacrifice suprême de soi s'il le faut! Car, selon Levinas, "on n'est jamais quitte à l'égard d' autrui".

La relation éthique est donc aussi une expérience de l' Infini: l'idée même d'une dette morale infinie témoigne d'une dimension transcendante. Pour Levinas, l'idée de l' Infini est, comme chez Descartes, l'empreinte en moi de ce qui me dépasse infiniment. Toutefois, la conscience éthique n'est pas connaissance, mais plutôt révélation "en négatif" de la présence de Dieu.

En ce sens, la conscience morale est en soi "prophétique". Cette prophétie originaire est interprétée concrètement par les différentes religions, notamment par les trois grandes religions du Livre (judaïsme, christianisme et islam); elle devient Loi écrite et morale positive. La foi religieuse apporte aussi des consolations qui atténuent la rigueur absolue de l'exigence éthique. Ici se séparent philosophie et religion: l' éthique philosophique n'a pas besoin de la promesse d'un Messie. Et même si la Bible se signale par son "excellence prophétique incomparable", il faut noter que l'infini nous parle aussi à travers toute la littérature classique, comme à travers tout visage humain. Par delà toute orthodoxie, "la vérité éthique est commune".

 

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Alep, quelques mots



Quelques mots au passé presque évanoui,

Au coeur des ruines, monts, collines, vont sombrer.
Quelques mots jetés en l’air du haut de l’oubli
Pour te dire je t’aime sans rien demander.

A travers le ciel passent des âmes d’enfant
Comme des nuages bleus puis disparaissent.
A cheval sur des perles comme des diamants,
Des babils s’envolent vers des cieux qui naissent.
.

Tout est calme désormais, le bruit est fini ;
Les bombes sont tombées, on compte les morts.
Mourir est pour plus tard car cela est écrit,
Mourir comme vivre, avec l’envers d’un décor.

Je t’aime toi que je ne connais pas, pardon ;
Quelques mots me viennent et tu ne parles plus.
Les bruits et silences de ces coups de canon
Me disent maintenant que je ne rirai plus.

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L'âme de la danse

Muse divine, Terpsichore,
Offre grâce et légèreté,
Un courant de pure beauté,
Des spectacles que l'on adore.

Cette déesse a ses élus,
Héros superbes, romantiques,
Qui, interprétant sa musique,
Charment des nymphes en tutus.

Par son génie transcendantal,
L'immortelle Muse à la lyre,
Crée un éblouissant délire,
Un univers sentimental.

La toute fine demoiselle,
Jadis, passait près de chez lui,
Sous le soleil ou sous la pluie.
Il murmurait: elle a des ailes.

Elle avait l'âme de la danse.
Lors, il se décida enfin,
À le lui dire un clair matin,
Ému et le regard intense.

6/12/2005

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Le primordial amour de soi

Soliloque

Tout aussi exposé qu'une coupe de verre,
Ne réalisant pas que son sort est précaire,
Chaque humain se prépare à devenir heureux.
Peut lui sembler normal de quitter sans adieux.

Certains comptent toujours et surtout sur eux-mêmes.
Ils labourent à temps et activement sèment.
Les passifs ont appris trop tard, à leurs dépens,
Qu'on ne récolte pas la fortune en rêvant.

Pourtant des espoirs fous, engendrant des chimères,
Furent réalisés en la pleine lumière.
Force des énergies et des correspondances
Que l'on a recouvert du nom de Providence.

Le temps permet l'incertitude déroutante
Quand la vie paraît être une farce méchante.
L'amour de soi rend négligeable le pardon
D'êtres tragiquement laissés dans l'abandon.

5 décembre 2016

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administrateur théâtres

Une question qui transforme…

12273202652?profile=original12273202673?profile=original12273203268?profile=originalIls  ne  se parlaient pas et tout d’un coup… Ça va vous ? Trop aimable, merci ! Je suis votre voisin de palier. Oui bien sûr ! Je peux vous poser une question ? Absolument ! Vous êtes juif ?

 Deux voisins se croisent quotidiennement dans la cage d’escalier de leur immeuble et se parlent à bonne distance, chacun sur le pas de leur porte. Qui fera le premier pas?  Cela démarre en tout cas sur les chapeaux de roues. Les deux protagonistes, Itsik Elbaz et Frederik Haùgness, des comédiens d’exception,  se trouvant chacun  aux antipodes de   l’entente possible : l’un est juif  libre et athée, amoureux des livres,  l’autre est catholique bien-pensant et sous influence certaine d’une matrone biaisée, inquisitrice et esclave de l’internet.  Sert-elle de prétexte pour lui permettre de poser les questions que lui-même n’oserait pas formuler ?  On finit par se poser la question, et se demander si elle existe vraiment…  L’enchaînement lui,  finit par friser le conte  surréaliste. Vous verrez !  Il n’y a en tous cas, pas de réponse,  rien que  des questions. Le questionnement est l’essence de l’esprit : Quod erat demonstrandum!

Dialogue socratique moderne sur la question « Comment fait-on pour être juif ?» et rhétorique légère et brillante sur le "who's who". La légèreté de l’être ?  L’écriture de Jean-Claude Grumberg -  en neuf tableaux au charme folklorique pétillant d’intelligence -   soulève le rire, entraîne la connivence, communique la joie du chemin à parcourir vers l’autre et transforme la lourdeur en légèreté, la méfiance en confiance. Heureux qui communique ! A chaque étape, une  plage de musique  repose et  renforce le propos.  

Au cours de l’opération, Jean-Claude Grumberg décrit minutieusement les facettes  de ce que le commun des mortels entend par identité juive et déconstruit  avec malice les préjugés antisémites. Les salves  du  dialogue de sourds sont jubilatoires,  les incompréhensions mutuelles sont hilarantes tant la gestuelle et le  comique de scène cristallisent les émotions.  Le voisin qui se transforme de jour en jour,  revient  sans cesse  à la charge avec de nouvelles bulles, des questions posées avec une naïveté désarmante ce qui donne à l’autre l’occasion d’exercer tous les registres de sa bienveillance et  des qualités intensément drôles  de  patience et de pédagogie ! Ärgert dich nicht ! Le jeu est d’une belle adresse. Les  échanges invitent  le spectateur, à son tour pris au jeu des interrogations,  à une  réflexion intime, presque socratique qui bouleverse sans ménagement  ses propres  tabous ou stéréotypes. Une mise-en scène impeccable réglée comme un match de tennis international par Michel Kacenelenbogen.  

 Par ailleurs, sachez que le titre de la pièce ne règle évidemment rien, qu’on se le dise, il ne fait que poser des questions !   

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Avec le soutien du Musée Juif de Bruxelles et du Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX)

Un projet de Catherine Israël. Mise en scène de Michel Kacenelenbogen assisté de Catherine Israël. Avec : Itsik Elbaz et Frederik Haùgness / Scénographie : Delphine Coërs / Costumes : Laurence Lipski / Composition musicale : Antoine Chance / Régie : Pierre Hendrickx / Stagiaire régie : Sam Seraille

De Jean-Claude Grumberg
Satire 

Création - Salle des Voûtes
du mardi au samedi à 20h30, sauf le 31.12.16 à 21h00 - relâche le 24.12.16

https://www.youtube.com/watch?v=fOmhaURvhns

Réservation : 0800/944.44 ou www.theatrelepublic.be

Jean-Claude Grumberg

ISBN : 2330023502 
Éditeur : ACTES SUD (2013)

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D'une façon ou d'une autre je ferai paraître mon nouveau livre : " D'ICI & D'ICI "...

 

Alors, SOYEZ DE L'AVENTURE !

Vous pouvez m'aider :

http://www.leetchi.com/c/projets-de-michel-sidobre-14729865

 

 

Pierre dans Elections piège à cons.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel SIDOBRE

Les recueils de Michel Sidobre à la FNAC

Voix vivante de Méditerranée

Michel Sidobre Acteur

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L'étoile.

Etendue marine,

le sable s'éclaircit, s'adoucit,

le ciel s'empare du grand soleil,

peu-à-peu nous en fait don,

le grand silence est là,  tout bleu,

la mer encore lointaine, aphone,

s'éveille, s'étire, jusqu'à devenir haute et bleue,

 chaude et solaire à la fois.

Etendue marine,

le sable s'argente, se dore,

 embaume le plein été ;

c'est un drôle de jardin où il y poussent

des coquillages, des étoiles, des vies sans

identité encore, des mystères !

A deux pas de là,

deux fillettes contemplent une étoile blonde,

 échouée sur la plage nue,

intouchée par les flot ;

l'une d'elle, dit à l'autre, "Oh mais tu as vu Mélisande,

l'étoile a dégringolé du ciel, s'est perdue sur la terre !"

Mélisande rose et blonde répond : "Non Anne, elle n'est

pas tombée du ciel, sinon elle serait d'or,

brillante, en un mot étincelante, aveuglante,

c'est juste une fleur de mer,

échouée là, en attendant le retour des flots !"

"non et non, dit Mélisande,

 le ciel est plein de fleurs ensoleillées,

c'est un jardin bien plus vaste que la terre,

qui s'ouvre à nos yeux, la nuit,

parfois même dès le soir !"

L'une et l'autre parlèrent ainsi jusqu'à

midi, jusqu'à la fugue de l'étoile blonde,

sans être vue, en catimini.

La musicalité bleue des flots,

 les a laissées sans voix !

Rien à dire, à ajouter,

 face à la perfection originelle .......

NINA

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Exposition de Dominique BERTRAND au Carré d'or de Château Roussillon à Perpignan. 50 tableaux, boites à rêves et sculptures sur bois flottés jusqu'au 24/12. Tous les jours de 14H à 19H, dimanches compris.

 En compagnie de " Monsieur meccanos"et ses nombreuses créations originales et astucieuses.

Contact 06 79 90 93 10. (Le plus simple est d'annoncer votre arrivée) Bienvenue!

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