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Je ne peux être parnassienne

Songerie

Certes les sculpteurs, les artistes,
Consacrent à l'Art leurs efforts.
Dans un rigoureux inconfort,
Ils demeurent idéalistes.

Des poètes, non romantiques,
Accueillant le culte du Beau,
Crurent pouvoir, usant des mots,
Créer des émois esthétiques.

Ils furent nommés parnassiens.
Gardaient secrets leurs états d'âme,
Hors celui cuisant qui enflamme:
Révéler la splendeur du Bien.

Je ne peux être parnassienne
Car je ne suis pas une artiste.
Mais je n'en suis nullement triste.
Ma muse est une musicienne.

25 novembre 2016

 

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STAND BY...

Immobile, juste l'instant

Plus de passé, pas de futur...

N'est réel que le présent

Et l'esprit face au mur!

Avancer, reculer

Quelques pas, comme une danse

Des désirs dévoilés

En une sorte de transe!

Sur la peau le soleil

Ou peut-être la pluie...

Tous les sens en éveil

S'enfoncer dans la nuit...

Le monde au creux de la main

Un sursaut de faiblesse...

Peu importe demain

Si moment est ivresse!

J.G.

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La règle monastique de Benoit de Nursie

(Regula monasteriorum). C'est une oeuvre d'une importance décisive pour le développement du monachisme en Occident, qui eut une vaste influence sur la production littéraire du moyen âge; elle offre en outre un vif intérêt philologique, car le texte que nous en possédons, curieux pour les particularités de la langue dans laquelle il a été composé, est le résultat d'une très lente élaboration. La "Règle" en question est l'oeuvre de saint Benoît de Nursie (480-547). Très largement inspirée par des multiples écrits relatifs aux préceptes de vie monastique, elle en représente, pour ainsi dire, la rédaction et codification officielles, la coordination, de la part de l' Eglise, de l'activité cénobitique jusqu'alors isolée, pour la sauvegarde du patrimoine de la foi à une époque de troubles et de transition. La Règle de saint Benoît eut bientôt le pas sur toutes les institutions monastiques du monde latin, et même sur la rigide discipline irlandaise: elle devint en somme, selon la volonté explicite du saint et le titre que lui donna le pape Pélage Ier, la "Règle des monastères" ("Regula monasteriorum), la norme universelle de chaque couvent. L'attention vigilante que saint Benoît accorda aux besoins du temps fit qu'il put adapter le monachisme oriental, sévère et contemplatif, à l'esprit actif et conquérant de l' Occident latin. La règle se propose précisément, en prenant l'Evangile pour guide, "de constituer une école au service du Seigneur", où l' "on prie et travaille", où l'abbé, "aux yeux de la foi, tient place du Christ" et où chacun se sent uniquement "ouvrier de Dieu", appelé à "revenir par le labeur de l' obéissance à Celui dont l'avait éloigné l'oisive lâcheté de la désobéissance". Ecrite seulement pour les hommes, la Règle s'adresse à quiconque, "renonçant à ses propres volontés, est prêt à militer sous le vrai Roi, le Seigneur Christ, en prenant les très fortes et glorieuses armes de l' obéissance". L'oeuvre est précédée d'un prologue, où est clairement exprimé le sublime programme que se proposait le saint. Elle comprend 73 chapitres, d'une perfection et d'une concision remarquables, d'un ton évangélique et solennel, plein d'autorité, réformateur, mais, en même temps, bienveillant et humain; certains de ces chapitres, remplis de spiritualité, atteignent parfois aux plus hauts sommets de la mystique.

 

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administrateur théâtres

Philippe Sireuil   mettait  en scène  la première partie du roman-fleuve de Louis-Ferdinand Céline « Voyage au bout de la nuit » (1932) en février dernier.  La  reprise du spectacle à Bruxelles au théâtre des Martyrs,  est aujourd'hui la bienvenue dans le contexte de violences mondiales effrénées qui nous entourent. Une question se pose : il y aurait-il du courage dans la lâcheté ?

« ...Oh ! Vous êtes donc tout à fait lâche, Ferdinand ! Vous êtes répugnant comme un rat… 
- Oui, tout à fait lâche, Lola, je refuse la guerre et tout ce qu’il y a dedans… Je ne la déplore pas moi… Je ne me résigne pas moi… Je ne pleurniche pas dessus moi… Je la refuse tout net, avec tous les hommes qu’elle contient, je ne veux rien avoir à faire avec eux, avec elle. Seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c’est eux qui ont tort, Lola, et c’est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux : je ne veux plus mourir. »

 L'interprétation du personnage de Bardamu par la comédienne Hélène Firla  est hypnotique. Elle prête son souffle et son  jeu magistral  à  l'un des textes les plus puissants de la littérature française du XXe. Dans un même creuset de mots en ébullition,  l’homme et la femme  se retrouvent  soudés dans le même rejet de l’innommable, à contre-courant de tout ce qui, à l’époque et à la nôtre, entraîne vers la débâcle absolue.

 Bardamu est assis sur un banc de pierre, lisse comme un autel, le visage et le corps sculptés par des jeux de lumière, fumant, crachant, narrant, soliloquant à perte de verbe sur l’horreur et l’absurdité de la Grande guerre, la souffrance de l’humanité. La voix  vient d’outre-tombe, d’un mort vivant qui s’extirpe d’un trou d’obus, qui rassemble des bribes de mémoire. A lui tout seul, le personnage assis dos au mur, homme vieilli, à lunettes, vêtu d’un complet trois pièces et chapeau melon représente des millions de voix éteintes par le sang meurtrier des champs de bataille.

A elle toute seule,  la comédienne Hélène Firla, incarne les émotions du chœur  des tragédies grecques. Et le sang coule.  Dès les premières phrases, on oublie que l’homme est interprété par une femme. Ce qui se  déroule devant nos yeux nous plonge au cœur de l’humanité et dans sa fragilité. 

Comme c'est absurde! Bardamu s’est engagé sur un coup de tête dans l’armée, séduit par la musique et  la belle allure d’une parade militaire ! Une fois au front, il est en proie à l’horreur et à l’absurdité de la guerre.

« Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu’aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en autos, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et Continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux ! Nous étions jolis ! Décidément, je le concevais, je m’étais embarqué dans une croisade apocalyptique. »

Comme c’est absurde et révoltant ! Faut-il que ce soit la guerre qui révèle les tréfonds de la nature humaine ? Faut-il que la bête resurgisse indéfiniment ?  La terrifiante volupté du sang dans chaque massacre, dans chaque hécatombe ne supprime-t-elle pas les moindres formes d’amour ou d’intelligence? Les héros ivres d'orgueil ne croient même pas à leur propre mort ! Et, devant les récits d’héroïsme, les spectateurs trépignent de joie…quelle folie! 

Louis-Ferdinand n’a que 20 ans quand il est entraîné dans le sillage du grand Carnage. Avec ce texte, nous sommes face à un véritable Guernica littéraire, une explosion de parler vrai, une dénonciation de la mort par bêtise humaine. Le délire verbal rejoint le délire sur le front. Le langage châtié croise avec l’insolence et la liberté de l'expression populaire, mais tous les humains sont otages de l’hydre de la guerre.

Dès les premières lignes,  Bardamu avoue sa peur:

« On était faits comme des rats ! »  « Moi, je leur avais rien fait aux allemands ! Une formidable erreur! »

Dès le début, il sait qu’il est lâche, qu’il n’a pas l’étoffe du héros. C’est quoi, ce patriotisme,  cette gloire,  sous le couvert d’un soit-disant altruisme ? Il est embarqué dans une croisade apocalyptique sans fuite possible, convaincu qu’il aura de moins en moins d’espérance d’en revenir.

« Quand on n’a pas d'imagination, mourir c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop ! »

lâche l’anti-héros dans un souffle, épuisé de sa lutte  frénétique contre l’obscurité bouleversante des « homicides énormes et sans nombre ».  L'anti-héros est endossé avec grandeur par  une femme, Hélène Firla qui expose devant un public cloué de stupeur, avec immense talent et dans une multitude de registres,  cette humanité bafouée au sein de la vaste farce globale qui ne rêve que de l’anéantissement de l’autre.

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http://www.theatre-martyrs.be

Contact
billetterie@theatre-martyrs.be 
02 223 32 08 

place des Martyrs, 22
1000 Bruxelles

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Après l'Orage

une aquarelle

d'Adyne Gohy

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a été inspirée par

Les Haïkus des Champs et de La Mer

de

Raymond Martin

Champs dorés ocrés

Papillons bleus voltigeant

Grains d’espoir éclos

 

 

Crêtes d’écume

Goélands virevoltant

Les golfes sont clairs

 

 

Du Mont Saint- Michel

Les matines sonnantes

Cancale au loin

 

 

Saint-Malo  Jean  Bart

Aux pirates d’eau douce

Canons essoufflés

 

 

Tempête calmée

Chalutiers arrimés

A marée basse

 

 

Le soleil rouge

A  l’horizon vengeur

Colore l’onde

 

 

 

 Raymond  Martin

Juin 2014

 

Un Partenariat Art

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Lettres

 

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Ô divines et infatigables filandières qui,

dans le sombre de la nuit,

filez, mesurez puis coupez le cours de nos vies,

entendez ce qui coule entre mes lignes.
Ô déesses invisibles, dans vos immuables desseins

je ne suis qu'une âme prisonnière de sa cage

où les convulsions de son existence se perdent

au cristal du miroir d'un Maestro.
Où êtes-vous virginales omniscientes,

vous qui donnez et enlevez ?

Écoutez l'indicible sous mon calame se livrer

à vos inéluctables fuseaux.
Mères de mes songes, sous l'insaisissable brouillard

accompagnant vos mains filant la soie de ma trame,

j'attends que sonne ma fin

sous la bienveillance du tranchant de vos ciseaux

pour qu'en cendres, je repose.

Nom d'auteur Sonia Gallet

recueil © 2015

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Et maintenant?

A présent, (...), je ressens comme une urgence à vivre. Habiter le présent, oui, mais pas n'importe comment. Faire de sa vie une somme, additionner les activités et les plaisirs, une suite de buts que l'on ne finit jamais de poursuivre et qu'une affliction ou la mort peut interrompre à tout instant au gré des aléas, vivre de proche en proche : cela ne peut plus me satisfaire. Il me faut une ligne directrice pour tenter de faire de ma vie un tout, et savoir où je vais. Je reprends à mon compte cette phrase de Nietzsche '...hélas, comme je suis fatigué de tout ce qui est insuffisant...'(Ainsi parlait Zarathoustra)

Martine Rouhart (extrait de Agir et accueillir, Ed. Brumerge, réédition 2016)

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PÉTALES ÉCLECTIQUES

Poésie

Jean-Louis Riguet

.petales-eclectiques-couverture

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Éditeur : PREM'EDIT

ISBN : 9 791091 321587

140 pages - 14 €

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Quatrième de Couverture

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"Le poète cogne, cabosse, rafistole

Il dérange, charme, console

Amusé, il instille des vérités, des doutes

Silence brutal, applaudissements, soulagement"

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Romancier, Jean-Louis Riguet a voulu pour son premier recueil de poésie synthétiser ses émotions, ressentis et sensations, sous une forme courte.

Des sujets forts comme ceux qui touchent à l’infortune des personnes, des hommages à des artistes et enfin des thèmes plus légers : les mots restent ciselés dans la douleur ou la légèreté.

L’auteur évoque « la barbarie inadmissible dans son inutilité » ou encore « la frayeur coiffe la ville de noirceur ». Il écrit le « poète cogne, cabosse, rafistole » ou encore « alors la femme peintre claquemure ». Il parle des « fleurs qui sont un bonheur pour l’Homme » et de la neige sur laquelle « on marche réticent à pas feutrés ».

Le lecteur passe d’un sujet à l’autre et d’une forme à l’autre. S’y mêlent des pensées, des poèmes et des haïkus.

Pétales Éclectiques, un recueil varié, diversifié et inégal dans le fond et dans la forme qui suscitera des réactions.

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Les Confessions de saint Augustin

12273198291?profile=original(Confessiones). Il s'agit dune oeuvre fondamentale, avec la "Cité de Dieu", de saint Augustin (Aurelius Augustinus, 354-430), écrite vers 400, quand il était depuis cinq ans déjà évêque d' Hippone. Elles contiennent l'histoire spirituelle du saint, la formation de sa pensée et de son initiation mystique, de sorte qu'elles constituent à la fois une grande oeuvre philosophique et une dramatique biographie. Elles sont divisées en treize livres: on y trouve d'abord le récit de l'enfance d'Augustin, enfance sur laquelle s'étend déjà l'ombre du péché; reprenant une conception manichéenne, Augustin critique l' innocence enfantine, faisant remarquer que, déjà dans son âge le plus tendre, l'homme est fatalement porté vers la faute ou du moins vers l'apaisement de ses sens (premier livre). Vient ensuite l' adolescence: dans le souvenir d'un petit vol commis alors, nous trouvons une claire allusion à sa conception du péché comme déviation d'un bien: en volant quelques pommes vertes, il ne recherchait pas en effet la chose volée, mais il voulait simplement affirmer sa liberté. Or la liberté est une bonne chose dans son sens absolu, en tant que liberté de l'esprit en face des passions, mais elle devient une faute quand on la considère relativement à l'individu, comme moyen de soustraire l'individu à la loi morale pour sa propre satisfaction (second livre). Les premières années de sa jeunesse sont dominées par deux épisode: la lecture de l'"Hortensius" de Cicéron, qui charme le jeune homme par ses belles paroles, et les séductions des manichéens qui, prêchant la doctrine d'une double divinité, celle du bien et du mal, aidaient en quelque sorte Augustin à expliquer le problème du péché, si fortement senti par lui dès ce moment (troisième livre).

Les expériences juvéniles continuent: son caractère se révèle passionné et ambitieux et, dans l'enseignement comme dans l'étude, l'ambition s'efforce d'atteindre son but, tandis que dans son sentiment généreux de l'amitié, son caractère ardent cherche à s'exprimer. La mort d'un ami frappe violemment Augustin: mais quel est donc ce mal métaphysique, ce mal fatalement enraciné dans l'existence qui naît et qui meurt? Tout comme le mal moral, le mal métaphysique est la déviation d'un bien: il n'apparaît comme mal que lorsqu'on le considère relativement à nous-même, mais il se révèle un bien quand on le projette dans l'ordre de l'univers et dans ses finalités dernières. Ainsi les larmes qu'il verse sur la mort de son ami sont causées par ce sentiment de l'individualité (quatrième livre). Mécontent du manichéisme et des élégances de la rhétorique, vers laquelle il s'était tourné, Augustin part pour Rome, rêvant de gloire; mais à Rome ses disciples le déçoivent, et le voici à Milan où l'on peut écouter les sermons de saint Ambroise (cinquième livre). Il en ressent une très vive impression: mais, comme par réaction, son tempérament fougueux l'étouffe, le pousse dans des aventures amoureuses, le fait tomber dans une terreur angoissée de la fin (sixième livre).

Finalement, voici un rayon de lumière: ce n'est pas encore le Christianisme, mais quelque chose qui en est comme la première marche, le néo-platonisme. Des néo-platoniciens, Augustin apprend à concevoir une divinité incorporelle, sans limites et sans formes. Pour nouvelle que soit cette notion, il distingue ici nettement les deux conceptions: les néo-platoniciens arrivent à l'idée de Dieu, mais non à son amour; ils en saisissent l'abstraction, mais non son essence d' infinie bonté (septième livre). Toutefois la barrière est brisée; sa bouillonnante imagination est libérée de l'image, peut s'élever jusqu'à la divinité, et peu à peu elle s'affine par l'élan mystique et arrive nécessairement à l' intuition. Au cours d'une profonde crise spirituelle,  Augustin entend une voix: "Prends et lis!" Il ouvre un Nouveau Testament: un passage de l' "Epître aux Romains" l'illumine, il court vers sa mère, sainte Monique, qui a toujours désiré sa conversion et il trouve l'apaisement dans ses bras. Ces dernières pages du huitième livre, ainsi que celles du neuvième, ne cessent de s'élever, préparant ainsi les livres dixième et onzième, dans lesquels sont rapportés le colloque mystique avec sa mère, son extase, et la mort de celle-ci: ces pages comptent parmi les plus belles de la littérature mystique.

Dans le dixième livre, commence la partie plus particulièrement spéculative, avec l'analyse du problème de la connaissance: Dieu ne peut être connu par la connaissance rationnelle, qui a son origine dans les sens et qui, par conséquent, ne peut s'exercer que sur les choses situées dans le temps et dans l' espace. Dieu, en effet, (onzième livre), est en dehors du temps: le temps n'a pas de réalité, c'est un acte psychique, une distension de l'esprit constituée de trois inexistences: le passé qui n'est plus, le futur qui n'est pas encore et le présent qui, si petit qu'il soit, est toujours fait de passé et de futur. Il n'y a de réel que l' éternel, que nous pouvons imaginer comme un présent continuel; et Dieu est dans l' éternité. Le douzième livre recherche dans les anciennes Ecritures la révélation de ces vérités: en effet, les Ecritures font connaître la vérité à travers un symbolisme universel, accessible à tous: les simples l'y trouvent sous des formes élémentaires, les savants en découvrent l'essence profonde. Mais comment est-il possible à l'homme, qui est dans le temps, de connaître Dieu, qui est dans l'éternité? Le treizième livre répond à cette question: la connaissance de Dieu est innée chez l'homme, dans ses trois certitudes inséparables: être, savoir et vouloir. L'homme ne peut douter qu'il est, et il veut être; or ces trois certitudes sont justement les symboles de la Trinité innés chez l'homme: l'être absolu (le Père), le savoir absolu (le Fils), l'absolue volonté (le Saint-Esprit). Le livre se termine dans la contemplation de toute la création à la lumière de cette vérité.

Ecrites au cours de l'une des périodes les  plus dramatiques de l'histoire de l'humanité, les "Confessions" constituent la base de toute la pensée moderne. C'est une véritable épopée de la conversion chrétienne, résumée dans le drame intérieur d'un homme, drame dans lequel s'expriment tous les éléments passionnels et théoriques d'une expérience. Dans la littérature de tous les temps, rares sont les oeuvres qui, comme celle-ci, montrent dans leur unité indissoluble, le développement d'une expérience spéculative en même temps que celui d'une expérience religieuse et humaine.

 

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Décollage impossible

De gauche à droite, parallèles,

J'ai tracé deux lignes obliques,
Barrant des vers mélancoliques.
L'espace est sans battements d'ailes.

J'ai tracé deux lignes obliques
Ouvrant une voie virtuelle.
L'espace est sans battements d'ailes,
Dépourvu d'éclats poétiques.

Ouvrant une voie virtuelle,
Un chemin certes chimérique,
Dépourvu d'éclats poétiques.
Il est l'image d'une échelle.

Un chemin certes chimérique,
Là, rien ne provoque le zèle.
Il est l'image d'une échelle.
Je rêvais d'un tapis magique.

Là, rien ne provoque le zèle,
L'énergie demeure modique.
Je rêvais d'un tapis magique,
D'où m'envoler à tire d'aile.

L'énergie demeure modique.
Les tapis sous la neige gèlent,
D'où m'envoler à tire d'ailes.
Leur décollage est onirique

.

22 novembre 2016

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ADMINISTRATEUR GENERAL

Les fêtes approchent… Soyez vigilant !!

C’est avec plaisir que l’Espace Art Gallery www.espaceartgallery.eu vous fait part de la démarche civique et bénévole d’un de ses visiteurs les plus assidus.

A faire suivre à tous vos amis Facebook et autres !

 

A l’occasion des fêtes de fin d’année José Duchant, « le roi des pickpockets », www.joseduchant.be sort ses griffes à l’encontre des voleurs à la tire !!

 

A découvrir absolument – entre autres – sur :

http://www.lokalepolitie.be/sites/5339/images/pdf/pickpocket.pdf

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administrateur théâtres

Tapie dans l’ombre...

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Tsunami sur les planches…et cartes sur table. Il faut que les artistes fassent bouger les lignes. La première représentation de la pièce de théâtre "Gun Factory" par la Compagnie Point Zéro / Jean-Michel d’Hoop a eu lieu au Théâtre National dans le cadre du Festival pour la Liberté. Le théâtre de la Comédie Claude Volter a accueilli ensuite ce spectacle d’une brutalité inouïe, pendant près de deux semaines, avec un extraordinaire succès.

Le commerce des armes ? C’est le mal absolu ! On le sait et que fait-on ? On ajuste les législations ? La croissance des armes est exponentielle. Il est bien loin le temps des marches pour la paix ! Ainsi, dans la ferveur du principe du colibri, l’équipe résolument engagée de la Compagnie Point Zéro expose inexorablement les faits, de manière clinique et détachée, comme si notre monde n’était qu’un grand corps malade. Des chiffres astronomiques nous font savoir que la terre se transforme inexorablement en une poudrière de plus en plus explosive et que les bénéficiaires de ce trafic immonde ne sont nullement prêts à abandonner la partie. C’est dans ce commerce que les ploutocrates invétérés trouvent les profits les plus juteux.

C’est froid, laconique, cynique. Les faits sont palpables, étourdissants, presque inconcevables, dénoncés grâce à un arsenal théâtral à couper le souffle : tant par la puissance de l’imagination collective de cette équipe que par la présence physique tranchante et le jeu ajusté des comédiens en scène. On se doit de souligner avec force le travail fulgurant du vidéaste et des lumières. On est saisi à la gorge par la multiplicité de tableaux qui se bousculent et tuent à bout portant, et une multiplicité de points de vue qui contribuent à une construction intelligente et objective du propos. 

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L’analyse se concentre sur La Belgique, en particulier en Wallonie, au milieu de la problématique européenne. Les armes belges se retrouvent partout dans les mains de criminels de guerre des quatre coins de la planète. Il ressort que ce sont les pays de l’hémisphère Nord plus le Brésil qui sont le creuset du trafic de la mort sous les douilles. Parmi ceux-ci, la Belgique peut s’enorgueillir d’être l’un des plus petits pays du monde mais qui possède une des plus prolifiques multinationales d’armes légères au monde, la FN d’Herstal. Les pièces à conviction sont des dossiers scrupuleusement documentés, des écrits, des ouvrages, des interviews, des images volées de reportages de guerre, des sons, des armes et des munitions. Rien que du réel. Aveuglant et totalement insoutenable. La problématique de l’emploi dans de telles fabriques de mort  est développée en détails, avec finesse, clarté et honnêteté intellectuelle. Celle du respect des lois également.

Un Adieu aux larmes… Un Adieu aux armes…utopique hélas, mais bouleversant. Car si on avait proposé aux spectateurs de signer une pétition à la sortie, pas un spectateur n’aurait refusé, tant la qualité du spectacle et l’urgence du message était percutante ! Et sachez que tout ce qui a été dit ne concernait que les armes légères… En Belgique. Seulement.

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Cette production théâtrale qui n’a rien du divertissement ne donne de leçons à personne. Elle possède une lourdeur de plomb qui laissera dans les esprits des traces inoubliables. Ce spectacle peut faire peur, c’est dit dans l’introduction. L’arrivée des mercenaires (SMP ou  Sociétés Militaires Privées) signe le déclin de notre société. Soit. Mais il reste la parole de résistance, le respect de la légitimé. On ne doit pas se réfugier dans le silence ou chercher des coupables ou des victimes expiatoires. Comprendre aussi, que si on se laisse guider par la peur, on s’empêche de résister tandis que la ruine totalitaire, tapie dans l’ombre, veille, inexorablement. 

Mise en scène et écriture : Jean-Michel d'Hoop • Avec : Léone François Janssens, Léa Lefell, Héloïse Meire, Benjamin Torrini, Corentin Skwara • Marionettes: Natacha Belova • Videos : Yoann Stehr • Musique : Pierre Jacqmin • Marionettes: Natacha Belova  •Régie: Sébstien Couchard / Loïc Lefol  •  Scénographie : Noémie Vanheste • Assistants à la mise en scène : François Regout, Lucille Vignoles • Production : Catherine Hansay | Co-production : Compagnie Point Zéro, Comédie Claude Volter.

En partenariat avec Amnesty International Belgique

Du Mercredi 9 au Dimanche 20 novembre 2016

Comédie Claude Volter 
98 avenue des frères Legrain
1150 Woluwé St Pierre
02/762 09 63

 Une vérité qui dérange - Chaque minute est une arme qui tue ! Une vérité qui dérange - Chaque minute est une arme qui tue ! Une vérité qui dérange - Chaque minute est une arme qui tue ! Une vérité qui dérange - Chaque 

 Quelques extraits du programme: 

Jean-Michel d’Hoop : Jamais la compagnie Point Zéro n’avait abordé si frontalement un sujet aussi politique ! Si nous voulons informer et poser des questions qui dérangent, cela ne se fera pas pour autant au détriment de ce qui fait l’essence de notre démarche artistique : l’Humour et la Poésie. Dans cette production, il y a de la musique, du cinéma d’animation et des images projetées, des marionnettes et des acteurs prêts à tout pour bousculer les codes de la représentation, faire rire et réfléchir, émouvoir certainement.

GUNFACTORY est une création qu’on pourrait qualifier de « zap théâtre » : un récit composé de fragments divers et variés offrant une vision kaléidoscopique du sujet, passant volontairement rapidement d’un univers à l’autre pour créer du sens, et déclinant plusieurs situations en parallèle, qui trouvent leur résolution en fin de spectacle.Loin de tout récit linéaire, l’écriture scénique est là pour créer des contrastes et provoquer une réflexion.

 

Jean-Michel d'Hoop: Nous avons approché ce thème par un travail d’Enquête. Nous avons, nous acteurs, artistes du spectacle, techniciens et administratifs réunis, plongés dans les méandres de ce gigantesque trafic pour tenter d’y voir plus clair. La tâche était (est toujours) énorme ; les informations multiples et contradictoires.

Nous avons travaillé avec un principe de laboratoire de recherches et le travail a commencé il y a un an déjà. Deux laboratoires de recherches sur le sujet nous ont confortés dans la nécessité de porter aujourd’hui et maintenant cette parole sur le plateau.

Nous avons rencontré des personnes ressources qui travaillent dans plusieurs secteurs liés de près ou de loin à tout ce qui touche les armes, leur production et leur commerce : des chercheurs du GRIP, le directeur d’Amnesty International Belgique, des représentants de la délégation FGTB au sein de la FN de Herstal, un ingénieur concepteur de machines à munitions, un ex-membre de la commission d’exportation des armes pour la région wallonne, des professeurs et chercheurs Science Po, des responsables d’associations pacifistes, etc.

Nous avons même poussé les portes de l’usine de la FN et avons eu la possibilité de nous entretenir avec des ouvriers et de tester le savoir-faire wallon...

De ces rencontres, nous en avons tiré l’essence pour les scénariser dans des séquences théâtrales, pour multiplier les points de vue et dépasser le simple retour d’interview. Pour étoffer notre propos, nous avons également puisé sur le net toutes sortes de documents :

La presse belge et étrangère sur le commerce des armes - reportages et documentaires autour de l’armement en général - salons de vente d’armes, - sites de vente d’armes en ligne plus ou moins légaux - Deep WEB, ou tout ce que l’on peut trouver dans ce réseau parallèle d’internet échappant à toute espèce de législation - Forums de joueurs spécialisés en jeux de guerre - Forums de clubs de tirs - chroniques France Inter - débats et interviews de personnalités politiques belges et étrangères.

Approche créative...

Jean-Michel d’Hoop : Depuis quelques années, mon travail avec l’équipe , s’oriente plus particulièrement sur    « l’animé et l’inanimé ».

Par le truchement de pantins, nous explorons une relation singulière qui peut se nouer entre un acteur et un double. Nous revendiquons un théâtre pour un large public, tout en étant moderne et innovateur. Nous parions sur l’alliage possible entre une démarche scénique audacieuse et un divertissement intelligent basé sur le plaisir immédiat de la rencontre entre l’acteur et le spectateur.

Chaque minute est une arme qui tue « Je condamne l'ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu'on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J'ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l'éducation de l'enfant. Je pense qu'il faudrait des études de base, très simples, où l'enfant apprendrait qu'il existe au sein de l'univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu'il dépend de l'air, de l'eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire. Il apprendrait que les hommes se sont entre-tués dans des guerres qui n'ont jamais fait que produire d'autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.» Marguerite Yourcenar

 Une vérité qui dérange - Chaque minute est une arme qui tue ! Une vérité qui dérange - Chaque minute est une arme qui tue ! Une vérité qui dérange - Chaque minute est une arme qui tue ! Une vérité qui dérange: 1.566.845.000.000 € pour les dépenses militaires mondiales en 2015

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Découverte et enchantement


Hommage à You Tube

Au coeur de ma maison, j'avais sans le savoir
Certes inimaginable, un magique pouvoir.
Diverses énergies y circulent sans cesse.
Sont sans utilité celles que je délaisse.

Une histoire filmée en un lointain passé,
Mais dont aucun détail n'a été effacé,
Fait revivre des êtres au talent remarquable,
Émouvants et parfois restés inoubliables.

Or on peut la faire surgir à domicile,
Accueillir du bonheur. Cela est fort facile.
Je choisirai pour ma soirée de cinéma,
L'un des films que mon âme attendrie acclama.

Je prends plaisir à dire un immense merci
À l'équipe qui a pleinement réussi
À rendre, sans efforts, accessibles des joies
Ou la compréhension désirée bien des fois.

21 novembre 2016

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Illusion JGobert

L’histoire étrange d'une illusion, d‘une chimère tentaculaire qui a subitement disparu, trépassé. Tirant derrière elle, depuis des années, un petit personnage insolite, un Petit Prince des temps modernes quelque peu désarticulé, désenchanté, soudoyé, corrompu par les mots, les paroles d’un être de conte, sournois et maléfique.  

Perdu dans la tourmente, ce Petit Prince a cru et accepté une nouvelle histoire d’amitié impérissable mais mensongère.

Pauvre petit, pauvre Petit Prince, isolé loin de chez lui, seul et triste à nouveau. Toujours naïf à écouter les paroles des faiseurs de mots, des forgeurs de mensonges et d’y avoir prêté cette fois encore tant d’intérêts que sa vie a capoté blessant tristement son âme et son cœur.

Toujours coupable Petit Prince d’avoir abandonné ton amie la Rose et de l'avoir laissé piétinée par des incrédules. Toujours coupable d’avoir offert ce petit mouton, qui ne demandait qu'à être aimé et qui finit, égorgé sur l’autel de l’intolérance.

Les choix sont difficiles même dans les histoires de Petit Prince. Désemparé à jamais d'avoir perdu une belle amitié pourtant si sincère, si proche, si belle.

Mais il le fallait. Il le fallait. 

L'amitié devient triste et ne résiste pas au temps, à l'absence, à l'attente.

Et cette vilaine chimère, subitement écrasante, envahissante et qui n'a eu de cesse de te pourrir la vie, transformant les mots en coup de poignard, en goutte à goutte empoisonné. Elle a fini par gommer la beauté des sentiments. 

Depuis le départ de cette illusion, le poids imaginaire de cette belle amitié a disparu et s’est transformé en un trou béant sans réconfort, sans apaisement, sans consolation. Des lambeaux de vie le remplissent d’histoires sans saveur, de contes sans fées, de Noël sans magie, et de forêts sans lutins.

Rêve trop douloureux à porter mais tant aimé et irremplaçable malgré le temps.

 

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Cette oeuvre, une des plus significatives de la pensée et surtout de l' éthique de Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704), fait partie des nombreux traités dans lesquels se résume sa position doctrinale. Mais, alors que le "Traité de la communion sous les deux espèces" est un ouvrage de polémique contre les Protestants, que le "Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même" ou le "Traité du libre-arbitre" sont des oeuvres didactiques, destinées à une fin précise: l'éducation du Dauphin, le "Traité de la concupiscence" est une oeuvre d'une portée très générale: il est dirigé contre les libertins, contre les mondains, que Bossuet n'a pas cessé de combattre dans ses "Sermons", par exemple. Il est l'expression comme "Maximes et réflexions sur la comédie", de l'impatience apostolique de l'évêque de Meaux, contre ce qu'il considérait comme la corruption de son siècle, ce compromis entre la vie chrétienne et la vie mondaine avec toutes les tentations sensuelles qu'elle comporte nécessairement. Par sa date, le "Traité" appartient à une époque très active de Bossuet: après avoir terminé l'éducation de son royal élève, le prélat s'est détaché du monde, il est devenu le docteur incontesté de l'Eglise de France. Il vient de jouer un rôle capital dans l'Assemblée du Clergé de 1662 et dans les tentatives de rapprochement avec les Protestants. Avant que ne commence la lutte contre le Quiétisme, il se livre tout entier à la composition de ses oeuvres mystiques, et de ses oeuvres polémiques. Bien que la composition du "Traité" puisse être fixée, avec certitude, aux années 1693-1694, il ne fut pas publié du vivant de Bossuet, mais par son neveu, l'abbé Bossuet, en 1731. Bossuet n'avait d'ailleurs donné ce titre à son traité, mais celui plus modeste de "Considérations sur les paroles de saint Jean: "N'aimez pas le monde".

Partant des enseignements de l'Evangile, s'appuyant sur saint Jean et surtout sur saint Paul, Bossuet condamne, dans une langue admirable, les faiblesses de l'homme envers soi-même. Tout dans le monde est un piège pour le chrétien, il s'y trouve tenté par la concupiscence des yeux, celle de la bouche, celle surtout, combien plus redoutable, de l' orgueil, de la gloire, de l'amour-propre, celle enfin, si insidieuse, du bel esprit, de l' esprit fort. Rien n'est plus indécent pour les mondains que de paraître dupe, que de sembler innocent et sincère. Le monde exige une comédie qui ne peut s'accommoder des principes de la morale chrétienne; tout, en lui, nous ramène à nous-mêmes, à cet amour de soi qui est le principal obstacle au "saint et pur amour de Dieu". Ce ne sont pas tellement les autres que nous-mêmes que nous devons redouter, puisque nous n'aimons pas les autres pour nous-mêmes, mais bien pour nous. Bossuet adopte ici la forme, habituelle chez lui dans cette période, de la méditation chrétienne; avant de prendre la parole, il se place pour chacun des chapitres du "Traité" dans la présence de Dieu, il s'efforce d'en être l'interprète. Par son style, le "Traité" est une des oeuvres les plus éclatantes de la maturité de l'évêque: quelques pages atteignent sans effort au sublime, par la simplicité, le dépouillement, la vigueur toute chrétienne de la pensée.

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Une émouvante songerie

L'enfant aime bien sagement
Ceux qui l'entourent de tendresse.
Il se trouve dans la détresse
Isolé momentanément

.

L'adolescent a le besoin
D'être valorisé, de plaire.
Il essaie de le satisfaire
En s'y appliquant plus ou moins.

Or ce qui, parfois, lui arrive
Est de sentir la dépendance
D'une irrésistible attirance.
Son énergie alors s'active.

C'est certainement de l'amour
L'élan qui pousse vers un être
Dont la vue seule fait paraître
De la poésie à l'entour.

De l'amour pour un professeur,
Qui ouvre un fabuleux espace,
Où se trouver semble une grâce.
Y surprennent des coups de coeur.

Je suis émue me souvenant
De ma reposante innocence,
Au temps de mon adolescence.
J 'aimais souvent éperdument.

19 novembre 2016

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administrateur théâtres

« Comment je fais, avec ta mort, sans toi ? » Adèle pleure sa grand-mère Maria. Une femme immense, « au large de l’amour, posée sur l’autel de la mer… » comme le dirait Brel !12273200888?profile=original

Comment ne pas tomber immédiatement amoureux de la comédienne, de la jeune enfant bâtarde, de la jeune femme en quête de réponses, de sa grand-mère disparue, de son ténébreux amoureux voyageur, de ce village naufragé aux confins des terres, de ces embruns de vastes mers, de ce cœur féminin et vaillant qui bat à travers tout cela et ne rêve que d’indépendance ?

Nous voulons parler d’une histoire d’amour, de ce qui s’imprime dans le corps. Parler des choix de vie, des tournants, des rêves, des passions, de l’imprévu. Nous sommes faites de nos héritages et de ce que nous voulons devenir.

Le personnage d’Adèle apparaît à la croisée de ces chemins, entre deuil, projets et naissance.

Le texte de Veronika Mabardi a du souffle et la langue est primesautière. En marche sur le fil de la vie, sur l’écume des jours, il fait œuvre de transmission et de filiation. Le rythme d’interprétation d’Agathe Detrieux est une sorte de perfusion rafraîchissante continue, d’une fluidité parfaite, aux sonorités marines. Et au cœur des failles, entre les rocs du souvenir on voit briller les feux de cette histoire emblématique, l’histoire de cette pirate rebelle des années 1720, Anne Bonny. Une énergie fondatrice, qui autant que le personnage de la grand-mère, devenu, lui aussi légendaire, a fabriqué l’étoffe dont la jeune Adèle est faite. Cette toile de marin, à toute épreuve ! Rien à voir avec l’écharpe de Pénélope !

On pourrait écrire: « Ce à quoi elle croit, est lié à un attachement, et à une personne : Maria. Son point d’ancrage. Dans cette croyance, elle va pouvoir soutenir quelque chose qui, à son tour, la soutiendra et qui continuera à vibrer, bien après la disparition des êtres… » si on jouait avec les mots de Christian Bobin à propos d’Adèle. Sur la route noire du spleen, se profilent ses souvenirs, qu’elle rallume, patiemment, comme une fée ou une sorcière. Les grand-mères ne sont-elles pas toujours un peu les deux ? La jeune femme trimbale dans une carriole improvisée, tout ce qui a fait son enfance dans le village de bord de mer en Armorique : du moulin à café, au châle, à la mouette rieuse, aux paniers, au tabouret de cheminée ou de prairie, aux boîtes à malice, aux livres rescapés rouge et or, aux lampes de nuit, en fleurs ou en guirlandes, le tout arrimé en un énorme baluchon.

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Est-ce un cerveau gigantesque et mystérieux qui est juché sur le tricycle bleu ciel…ou un paquet de tripes soigneusement ficelé sur un trois roues, mère, fille et petite-fille… ? Et cela roule, sur les pointillés de la vie avec des arrêts sur image époustouflants de vérité, poudrés du plus pur bonheur. N’oubliez pas d’enrouler le cordage : ce lien qui lie la petite fille à sa grand-mère est indéfectible ! A l’encodage ! « Voici venu le temps de vivre. Voici venu le temps d’aimer » Encore Brel !

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Le message de la grand-mère tutélaire, elle l’assimile par petites goulées comme des gorgées de rhum, en fier matelot qu’elle est. Et quand cela descend dans le ventre… comme cela fait du bien ! C’est dans ce ventre que s’arriment et l’amour et la vie. Elle a tout compris. Elle est prête. « Laisse faire ton corps, Adèle ! » « Descends dans ton ventre, pirate ! » entend-elle les vagues lui dire ! Elle réplique, complice... Sois libre, mon enfant, comme le vent…

Ce spectacle ? Tu rigoles ou quoi ? Il vous envole et il vous envoie des paquets de mer, il vous sale du sel universel qui se mêle intimement à la vie et à ses embruns. Une bouteille à la mer qui arrive à bon port !

Un texte de Veronika Mabardi
Mis en scène par Patricia Houyoux
Avec Agathe Détrieux
Scénographie : Chloé De Wolf (Collectif Marvayus) 
Création lumière : Renaud Ceulemans
Assistanat à la mise en scène : Laure Tourneur...Le texte de la pièce est édité aux Éditions Émile Lansman.

Crédit Photos: Maxime Pistorio

Une coproduction du Festival Royal de Théâtre de Spa et du Théâtre des Riches-Claires - Remerciements à l’Infini Théâtre et au Centre Culturel d’Auderghem.

Du 10 au 26 novembre
Le mercredi à 19h
Du jeudi au samedi à 20h30
Lundi-Théâtre : le 14/11 à 20h30
Petite Salle

Infos et réservations : 02 548 25 80 - www.lesrichesclaires.be.

https://lesrichesclaires.be/une-rencontre-de-femmes-une-rencontre-de-pirates/

https://journaladele.wordpress.com/

http://www.comedien.be/agathedetrieux

 

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Un dernier doux émoi

Surprise, je reçois l'avis d'un citoyen
Informant d'un danger menaçant les voisins.
« Des voleurs sont à l'oeuvre, attention, vigilance!»
Pourrais-je être tuée? Je médite en silence.

On ne peut savoir quand la mort arrivera
Ni de quelle façon cela se passera.
C'est un événement dont on ne se soucie
Qu'après avoir longtemps cheminé dans la vie.

Indolore ou pénible, il sera éphémère.
Il me vient à l'esprit dans la pâle lumière.
Si complice, la providence m'offrait un choix,
Je lui demanderais un dernier doux émoi.

Donner à ceux qu'on laisse une impression de paix
Certes peut alléger la rude cruauté
Qui pénètre leur âme aussitôt et la blesse.
Après le désespoir s'installe la tendresse.

18 novembre 2016

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Cher Ami,

 

Je vous écrirai tout de moi,

cet amour de la vie, ce régal de l'instant,

cette faculté de faire naître de la flamboyance,

des couleurs dans l'obscurité froide.

Je vous écrirai tout de moi,

cette saison dont personne ne parle ;

 ces mots dont même une mère

à son enfant ne peut donner,

cette naissance depuis vous ;

Celle qui n'a pas de nom,

mais qui s'écrit à l'infini,

celle qui épouse l'instant,

son immensité trop souvent insoupçonnée.

On n'en finis pas de naître !

J'aime le chant vert des feuillages,

dont son or et son rouge

plus tard en feront un opéra,

avant la mélodie brune où blanche,

en alternance avec le grand silence,

où s'étirent, résonnent, grandissent mes mots.

Saison de l'écriture, la cinquième  !

 NINA

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Regard.

L'éclat de mes yeux,

ce ciel étrange, vous a fait don

de ce quelque chose d'infiniment précieux,

que vous ne comprenez pas,

 cette vie souterraine car secrète,

ce désordre libérateur ;

l'horloge de vous-même,

son chant bleu.

Qui peut comprendre ce sentiment amoureux,

ce cheminement intime,

ce tremblement en soi,

sans effort cet envol ?

Ce baiser dans un geste, dans  nos têtes,

transparent qui s'écrit, s'impose,

enfin tous les possibles ; ce désir croissant de

vivre puisque l'on existe enfin.

 

NINA

 

 

 

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