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Capucine écrit.

Sans trop de rimes, ses mots ont un rythme.

Il y en a tant qui écrivent aussi.

Chacun ses rimes, chacun sa prose.

Il y en a tant qui n'écrivent jamais,

qui portent en eux

des trésors d'imagination.

Capucine écrit.

Et parfois se dit:

A quoi bon?

Il y en a tant qui écrivent aussi.

Sur tout, sur rien.

Tout s'écrit.

Mais est-ce que tout se lit?

Il y en a tant qui ne lisent pas.

Capucine écrit.

Il y en a tant qui écrivent aussi.

Si on s'unissait pour écrire la Paix...

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L'espoir en Dieu Musset

" Que faire donc ? " Jouis, dit la raison païenne ;
Jouis et meurs ; les dieux ne songent qu’à dormir.
- Espère seulement, répond la foi chrétienne ;
Le ciel veille sans cesse, et tu ne peux mourir. »
Entre ces deux chemins j’hésite et je m’arrête.
Je voudrais, à l’écart, suivre un plus doux sentier.
Il n’en existe pas, dit une voix secrète ;
En présence du ciel, il faut croire ou nier.

Puisque je ne puis croire aux promesses du prêtre,
Est-ce l’indifférent que je vais consulter ?

Voilà donc les débris de l’humaine science !
Et, depuis cinq mille ans qu’on a toujours douté,
Après tant de fatigue et de persévérance,
C’est là le dernier mot qui nous en est resté !

Pourquoi donc, ô Maître suprême,
As-tu créé le mal si grand,
Que la raison, la vertu même,
S’épouvantent en le voyant ? »

L’Espoir en Dieu.
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CREPUSCULE ...

CREPUSCULE ...
Aux épris de la paix de par le monde
 
…Le temps semble prendre congé
Les saisons déstabilisées basculent lourdement
Sur les récifs des continents à la dérive
La terre devient stérile in - utero
Où les animaux finissent par disparaître
Les arbres squelettiques meurent
Dans la dignité de l’éphémère existence
Tous crient à la damnation divine ! ! !
Même l’homme se trouve démuni…
*****
Rien ne pointe à l’horizon du lendemain
La nuit opaque se propage furtivement
Comme une pieuvre géante surgie des abysses
Qui prend la forme démoniaque de Lucifer
De la fin du règne des fécondations
Terribles tourments et ouragans
Zones de turbulence et des aléas climatiques
Menacent le reste du monde standardisé
*****
Les prières des femmes et des enfants
Des vieillards et des arbres
N’arrivent plus à fléchir la destinée
Fin tragique d’un monde infernal
Le refus généralisé devant nos crimes
Nos tueries, nos razzias, nos accrochages…
Nos sentiments humains sont piétinés
Nos cœurs malades étouffés
Nos richesses convoitées et usurpées
Par les cataclysmes et les misères
*****
Guerres fratricides qui sèment l’épouvante
Emanations toxiques qui souillent nos poumons
Militarisation à outrance et désertification
Frontières et territoires de la haine
Le pétrole a couleur de sang et de feu
Des pays ravagés par la pourriture du progrès
La corruption touche tous les Etats
L’O.N.U. monopolisée dresse le bilan
La puissance du Veto et de la surenchère
*****
La négation  culmine et détruit tout
Résultat de la spoliation des décisions
Des peuples périssent sous les blocus
Hémorragiques: malédictions des Embargos
Des peuples toisent d’autres peuples
Des peuples exterminent d’autres
La loi de la jungle de la fin du siècle
De l’armement sophistiqué face aux jets de pierres
De la prosternation devant le défi de belligérance
La rébellion manifeste les désaccords
La foi satanique de la horde de pouvoir
La soif de vengeance se trame sans répit…
*****
Démonstration de force et impunité
La pitié a quitté son misérable terroir
Pour débarquer hors du prisme : temps/espace
Hors des spots publicitaires cathodiques
Loin  des déchirures intestines et viscérales
Loin des terres incultes et désertées
Loin des hôpitaux sans médicaments
Loin des malades agonisants
Loin des écoles sans bancs, sans cahiers
Loin des enseignants sans élèves
Loin des foyers sans chaleur, sans nourriture
Loin des berceaux des enfants sans soins
Loin des mères qui crient à la désolation
Et du crépuscule de la fraternité
La convivialité : mot déraciné
De l’arbre généalogique des hommes…
*****
Partout le monde devient un kaléidoscope automatisé
Le constat du règne de l’individu robotisé
Programmé à l’échelle des Etats satellites
Se meut dans l’insolence de la désintégration
Procès du terrorisme des Etats et des bombardements
Paroxysme de la barbarie et de la violence
Téléguidée par la suprématie des mains de velours
Le déclin des civilisations s’accumule 
Dans le coma des avocats désarmés…
*****
Liberté, droit à la parole, droit à la vie
Droit humain… : rien que des mots
Dans le parloir des geôles des Etats
Mascarade des jugements fantômes
Tout baigne dans l’arrière – scène
De la spectaculaire déambulation oratoire
Sous les feux des caméras visibles et invisibles
Tout rampe dans la moiteur et la peur
Face aux dictateurs… régénérés…
 
© Kacem LOUBAY
Mardi 15 Décembre 1998
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr

Le poète de l’autre rive

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Trêve de temps !

Enfant, j’ai égaré ma fée
J’ai inventé un autre jeu.
Et j’ai aimé mon invention
Depuis que d’autres jeux j’ai inventés !
A vingt ans, j’ai inventé un jeu fou
A trente, un jeu-rêve
A quarante, un jeu d’Or.

Mais à cinquante, qui ne le sait ?!, commence la vie !
Alors je me suis mise à jouer,
Après avoir cru l’avoir inventé
seule et avec l’autre, le jeu-vie !
Loin du miroir, loin du temps,
Importe peu la fresque en rides
Et la lactescence de ma noire chevelure !
Puisque au détour d’une cavale
S’est posé dans ma paume l’amour
Epervier à ses heures
Et, au crépuscule, troubadour
Qui vadrouille de souvenir en souvenir
Son jeu-vie de chaque jour.

Scribe quinquagénaire à la plume nerveuse
Je joue à la marelle des mots 
Voguant parmi les éternelles marées et rivages
Semant dans leur limon la question du verbe!
Et puis j’attends…
Ici, les gerbes en or font de la vie une fable
Là, poèmes et légendes
Suturés de silences et de refrains
Ondes marines et de labour
Qui font sur ma peau brune
Couleur de datte mûre
Courir de tièdes frissons.

Même l’aurore ne distingue plus
Si la fillette au regard coquin
Rêve encore ou la folie l’a emportée
Au loin se lève le cri de la marée 
Ramenant l’enfant qui joue
A la rive de la réalité
Mais comme si ne se souciant de rien
Au loin, et je la vois !,
Ma fée entame sa résurrection !

 Monia Boulila

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Un brouillard surprenant

une aquarelle d'Adyne Gohy

12273140667?profile=original

a inspiré

En Champagne

un poème

de

Raymond Martin

                                         

 

Solitude des amours  mortes des ceps rabougris sous le manteau brumeux de l’oubli.

Envol de croassements lugubres  et massifs  au-dessus de la terre Palatine.   

L’horizon dessine des êtres difformes qui s’évanouissent sous l’aube violine et frémissante.  

 

Le  chevalier poète à la rose, hante-t-il encore de nos jours cette terre crayeuse, généreuse ?

Voit-on encore des traces de ses valeureux destriers caparaçonnés d’un drap de Damas ?

Entendons-nous encore les murmures de ses vers enflammés pour la Dame de Castille ?

 

« L’autre matin, entre un bois et un verger, une bergère j’ai trouvé. Pour se distraire,

Elle chantait une chanson de printemps : « Ici le mal d’amour me tient. »

Je m’empresse aussitôt pour écouter son chant, et lui dis sans délais :

« Belle, Dieu vous donne le bonjour ! »

 

Aussitôt et sans hésiter, elle me rendit mon salut.

Elle avait de la fraîcheur et de belles couleurs.

Et j’eus envie de l’aborder :

« Belle, si vous m’aimez, vous aurez de moi riche toilette.

Elle me répond  - Mensonge !

Les chevaliers sont des menteurs !

J’aime mieux Perrin, mon berger

Qu’un gentilhomme menteur !....... »

 

Amour m’aura livré maints durs assauts.

Chanson, va vite et le cœur léger,

Et salue mes gens de Champagne.

 

Cette noble terre de souvenirs toujours palpables, en éternel devenir rayonne en Majesté.

Son  terroir  généreux offre à celui qui ose souffrir  la juste récompense, mais tant attendue.

Une léthargie semble  habiter le sol, qui ne demande qu’un coup de soc pour renaître.

 

Tout semble désordonné en ce tableau un peu désœuvré des ceps dépourvus de sarments.

Le temps passe mais son œuvre offrira : Emeraudes et rubis à ces ceps régénérés.  

La dextérité de l’homme sera récompensée par un breuvage tout en finesse et fraîcheur.

 

   Raymond Martin

   Inspiré par une aquarelle de : Adyne  Gohy.

 

   Merci à Thibaut IV de Champagne pour ses vers courtois.

   Juin 2015.

 

         

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

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L'éternité d'une rencontre,

 

Votre ombre tombe avec légèreté,

sur le soleil que j'ai de vous toujours ;

Mon visage est un ciel me disiez-vous,

a une mémoire fabuleuse

et ressent sur lui encore le butinage

de vos baisers "orangeade",

puis aussi vos yeux posés sur lui,

avec l'aisance infiniment libre,

 des oiseaux bleus de voyage.

Il est midi, Je reviens de la plage,

les cheveux en bataille,  aussi roux qu'autrefois,

le corps en vrac, écrin de vous toujours,

et mon cœur s'émerveille et s'affole

de vous aimer encore,

avec cette force inouïe,

à l'instar d'une amoureuse débutante ;

grâce à vous, plus riche qu'un bijoutier de la

Place Vendôme mon cœur est devenu  !

Dedans bruissent, tous les instants traversés ensemble,

les souvenirs de nous, nos éclats de rires mêlés,

nos chagrins parfois partagés ;

le plus précieux de l'existence !

NINA

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Anne-Michèle Hamesse à Martine Rouhart
1 min · Région de Bruxelles-Capitale ·
"Séparations"
Editions Dricot, 2015
Martine Rouhart
Fiction et réalité s’enchevêtrent savamment dans ce roman très attachant de Martine Rouhart.
On s’y sent tout de suite en connivence avec l’auteur et ses personnages. Des thèmes universels, les abandons, les ruptures, la fin de l’amour sont évoqués ici tout en nuances, les émotions sont vraies, on les ressent profondément.
Car c’est de notre existence même qu’il est question, déclinée ici par le biais de ces tranches de vie empruntées à l’un ou à l’autre et qui toutes entrent en résonance avec nos propres expériences, nous avons tous plus ou moins enduré certaines épreuves que ce roman raconte
L’écriture de Martine Rouhart emprunte beaucoup à la vie, elle s’adonne avec passion à l’écriture qui lui offre des milliers de double vies à portée de mains.
Ces autres vies, autant de cadeaux pour le lecteur, des bonheurs d’écriture qu’il emporte avec lui comme des trésors.
Ainsi ces : "il ne lui avait rien laissé que son absence" et autres "des centaines d’anges passèrent" ou ce "il quitta le salon emmenant la lumière avec lui" ou encore, mais il y en a tant et tant : "les plaisirs bariolés de la Méditerranée"…."les grands silences blancs de la montagne"…
Tous les arts se rejoignent, ainsi un bon tableau donne l’envie d’y entrer pour s’y promener, de même "Séparations" nous entraîne dans une balade d’émotions cernée de beaux paysages, vous parcourez ces pages comme on remonte la mémoire, émus de reconnaître des sentiments éprouvés dans le passé et qui ressurgissent au fil des pages.
Dans les décors du livre vous êtes chez vous, vous respirez des senteurs oubliées il y a quelque chose de proustien dans ce temps perdu qui défile et pourtant l’écriture est simple, dépouillée d’artifices, la petite musique de Sagan n’est pas loin, cette tristesse douce qui baigne les histoires de toutes nos histoires
Il y avait un défi à écrire un tel roman à la construction rigoureuse, puzzle à la mécanique minutieuse où chaque pièce compte, avec une acuité d’observation sans faille, des similitudes troublantes, des facettes innombrables.
Un pari gagné sans nul doute.
Car tout ce savoir-faire n’empêche jamais l’émotion de déborder des pages.
Par quelle magie ? C’est tout simplement ce qui s’appelle le talent.
Anne-Michèle Hamesse
Novembre 2015

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DECADENCE

       DECADENCE
 
…Réveille-toi mon ami de ta torpeur
Le rêve ne mène nulle part
Vois-tu, le monde fléchit
Il se cabre comme un cheval
Laisse tes yeux reprendre leur siège
Derrière des orbites exilées
Ton regard doit franchir
L'hécatombe de la guerre
Les bombes à fragmentations
Délivrées des avions fantômes
*****
De la nourriture prescrite
De l'ordonnance des ONG et Consorts
De l'UNICEF, FAO, CROISSANT ROUGE
CROIX ROUGE et INSTANCES HUMANITAIRES
Et de toutes les Branches Pacifistes
Sont descendues sans parachute
A tous ces ultimes Damnés de la TERRE
*****
Les parias des civilisations
L'overdose du meurtre collectif
Programmées à distance
Rappel du Mythe de la Puissance
De la jouissance de tous les drames
Et le sang / symbole
Au lieu de suivre les artères, les veines
Des corps en suspension éternelle
De la verticalité de la forme initiale
Semblent survivre dans toutes les positions
Eloignés de la façon la plus brutale
Pour se déverser partout
Auprès des cadavres, des mutilés
*****
Que dit le rêve au rêve
De l'illusion de l'utopie de la fraternité moderne
Le monde vit d'écartement, de rébellions
Lors de la flagellation des peuples
Par les forces obscures
Des psychopathes en Etat
De Liberté inconditionnelle
Ecris homme des ténèbres
L'histoire récente et tragique
De tous les systèmes d'agressions
De répressions des autres peuples
Signe de tes mains qui tremblent
La décadence de L'Homme Contemporain.
 
© kacem loubay
Dimanche 28 Octobre 2001
Khénifra / Maroc        
loubay_k@yahoo.fr

Le poète de l’autre rive

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IL PLEUT !

Il pleut sans discernement

Sans élégance, sans parfum...

Il pleut sans pudeur, bêtement

Et même l'espoir est défunt!

Il pleut!

Des bruines d'antan me souviens

Légères et pénétrantes

Faisant chanter le matin

Avant que nos lèvres mentent...

Il pleut!

Y a eu des jours d'orage

Qui soulagent les tensions

Qui même au bout de leur rage

Nous ramènent à la raison!

Il pleut!

Une envie de cheveux mouillés

Un désir de plonger nue

De manger des œufs brouillés

De se sentir éperdue...

Il pleut!

Besoin de fermer les yeux

De retrouver les saveurs

Qu'on éprouve quand on est deux

Quand la pluie... c'est du bonheur!

Il pleut!

Je me fous de la météo

Demain le ciel sera bleu

Et ce moral à zéro

Calmement y mettre le feu...

J.G.

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La métamorphose du papillon

C'est le dernier né des livres de Rébecca Terniak.

Texte de Rébecca Terniak
Divers poésies et chants
Aquarelles de Michèle Pouilly
40 pages couleur dont 20 aquarelles originales,
format 240 x 240 mm
Ed. La Lyre d’Alizé, juillet 2015
Novoprint Juillet 2015 - 22 €
Pour enfants jusqu’à 12 ans et familles

                    

Tous les livres de Rébecca Terniak disponibles à la FNAC

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Aux aguets dans la bergerie

Propos

Sans laisser de trace apparente
Un ver, qui entré dans un fruit
S'en est nourri et puis a fui,
Laisse une substance écoeurante.

Ses dégâts ne sont pas tragiques.
Il n'a pas craché de venin.
Le gourmand ne met pas la main
Sur des fruits voisins identiques.

La contagion existe bien.
Il faut changer des habitudes
Et acquérir des certitudes.
Ce que l'on croit ne prouve rien.

À craindre, le présent contraint.
Est arrivé l'imprévisible;
Une folie irrésistible
Guide les êtres qu'elle atteint.

Les simples d'esprit vulnérables,
Lors de lavages de cerveaux,
Accueillent des projets nouveaux
D'une violence insoupçonnable.

Prudence dans la bergerie!
Des justes certes clairvoyants,
Des soldats armés jusqu'aux dents,
Unis, guettent la barbarie.

18 novembre 2015

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Coup de coeur dans un parc

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Émerveillement et bonheur,
Un attendrissant coup de coeur!
Face à une immense sculpture
Ma joyeuse émotion perdure.

Une oeuvre de bronze et de cuivre
Or subrepticement y vibre
L'énergie qui donne la vie.
Je médite l'âme ravie.

La splendeur est indescriptible
Or la révéler est possible.
Les photos au pouvoir secret

Restituent la réalité.

17 novembre 2015

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administrateur partenariats

Ce lundi 16 novembre 2015, à 8.20h en entrant en classe, je savais que rien ne serait jamais plus comme avant.

Nous avons immédiatement abordé le sujet avec les élèves dans toutes les classes et à tous niveaux. C'était une demande des élèves, traumatisés, quel que soit leur âge ( de 12 à 20 ans). Les profs qui n'étaient pas capables de répondre à leurs attentes n'en ont pas parlé, en revanche tous ceux qui étaient disposés à le faire l'ont fait, sinon il aurait été impossible de donner cours. Répondre aux questions posées par les elèves, dédramatiser, rectifier l'info, rendre l'espoir, mettre du baume au coeur. Ils m’ont demandé pour faire un dessin, aux couleurs de la France, avec les mots paix, amour; liberté etc...Ils feront l'objet d'un immense panneau qui sera exposé dans un endroit clé de l'école, et notre sapin de Noël de 3m dans la cour sera cette année aux trois couleurs de la France et orné de mots et de colombes blanches...ce qu'ils ont décidé. Oui, l'école est de nos jours le repère face aux dérives de la société et du monde. Plus que jamais, nous les enseignants avons la mission d'éducation, alors que les familles souvent démissionnent. Mes élèves sont de plus de 30 nationalités différentes, de confessions différentes, c'est une richesse, il faut la protéger.

Ce mardi 17 novembre 2015, en rentrant à 17h.

Je n'en puis plus de lire des statuts haineux, d'entendre des imbécilités, de lutter contre les amalgames. Je me retrouve comme le 12 septembre 2001, à décortiquer avec mes élèves les événements de la veille, à remettre les pendules à l'heure, à panser les plaies d'une jeunesse effrayée, abasourdie par les propos tenus un peu partout sur les réseaux sociaux, dont ils sont friands, dont ils ne mesurent pas encore les dommages qu'ils peuvent causer, dont ils se servaient jusque là pour partager leur petit monde d'adolescents "bisounours". La jeunesse s'est réveillée avec une gueule de bois et elle souffre. Beaucoup de mes élèves sont de confession musulmane. Ils sont salis, choqués, leurs valeurs sont aussi bafouées que celles du citoyen à l'arbre généalogique celte, gaulois, ménapien, nervien, aduatique ou burgonde. L'école reste le dernier rempart contre les amalgames, par l'éducation qu'elle dispense et promeut, elle reste garante de la liberté et de la démocratie. La bête s'est exprimée aujourd'hui devant moi. Je l'ai trucidée et continuerai encore et toujours.

Ce mardi 24novembre 2015, voici les premiers dessins !

12273135082?profile=originalLa Palestine fait toujours son apparition, et je ne censure pas, mais relie aux événements tout le symbole d'une lutte universelle pour la paix . Les mots Pray et For sont aux couleurs de la France et de la Belgique.

Tout réside dans la tolérance.

12273135466?profile=originalPhoto trouvée sur le net.

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12272711890?profile=originalIl s’agit d’u roman de l'abbé Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795), publié 1788.

 

L'abbé Jean-Jacques Barthélemy était fort savant. Numismate, historien, linguiste, connaissant à peu près tout ce qui se pouvait connaître en son temps sur le monde antique, il travailla durant trente ans au Voyage du jeune Anacharsis, qui recueillit un énorme succès, et connut maintes rééditions et traductions.

 

L'ouvrage est précédé d'une longue "Introduction au voyage de la Grèce", où toute l'histoire grecque, depuis l'"état sauvage et les colonies orientales" jusqu'à la prise d'Athènes, est retracée. Le jeune Scythe Anacharsis quitte son pays (chap. 1). Il traverse Byzance, Lesbos, l'Eubée, Thèbes, où il voit Épaminondas et Philippe de Macédoine (2-5). Il gagne Athènes (6-7), puis Corinthe (9). Athènes est longuement décrite: sa constitution, ses fêtes, l'éducation qu'y reçoivent les enfants (11-26). Puis c'est la Thessalie (35), l'Épire (36), l'Élide et la Messénie (38-40), la Laconie et Sparte (42-51), la légendaire Arcadie (52), l'Argolide (53). On revient à Athènes (55-59 et 65-67). On évoque les affaires de Sicile (60), les mystères d'Éleusis (68), le théâtre grec (69-71), Rhodes, Samos, Délos (73-79). Tout s'achève à Chéronée: la Grèce est vaincue, puis Alexandre succède à Philippe; Anacharsis regagne sa Scythie natale (82).

 

Ce Voyage témoigne d'une extraordinaire érudition. A preuve toutes les notes accumulées à chaque page, qui indiquent les sources de chacun des détails de la narration, et les longues tables chronologiques, qui suivent et justifient l'ouvrage. Barthélemy a voulu tout dire sur le monde grec de 363 à 337 avant JC. Comme plus tard les auteurs du Tour de France de deux enfants, il a oeuvré pour que ces connaissances fussent présentées de façon riante, englobées et entraînées dans une fiction comparable à un roman. La composition est d'ailleurs assez subtile, les passages didactiques ("la Bibliothèque d'un Athénien") étant divisés en plusieurs morceaux isolés les uns des autres. L'auteur a choisi un Scythe, pareil aux Siamois de Dufresny, aux Persans de Montesquieu, à tous ces Hurons qui découvraient la France dans les contes des Philosophes. Il a tenté de conduire à une philosophie, proche de celle de Rousseau. Les Arcadiens sont purs et valeureux; Anacharsis, à la fin, est écoeuré de voir la liberté grecque expirer sous les coups des rois de Macédoine: "Je revins en Scythie, affirme-t-il, dépouillé des préjugés qui m'en avaient rendu le séjour odieux [...]. Dans ma jeunesse, je cherchai le bonheur chez les nations éclairées; dans un âge plus avancé, j'ai trouvé le repos chez un peuple qui ne connaît que les biens de la nature."

 

Avec toute cette science, avec ces habiletés et ces ambitions, Barthélemy nous a donné une oeuvre un peu languissante. Son héros n'a guère de consistance; il ne connaît aucune aventure personnelle; il va d'un lieu à l'autre, comme un touriste qui aurait son guide à la main. Le style est euphonique, bien cadencé, mais il manque de couleur et de concret; on accumule les adjectifs stéréotypés: les poètes sont "excellents", les villes "opulentes", et "riches" les moissons. Nous sommes bien loin, malgré les apparences, de la magie et de la profondeur du Télémaque. Il n'en reste pas moins que ce livre a beaucoup fait pour le "retour à l'antique" au temps de Louis XVI et de la Révolution, et a donné à une ou deux générations une image nouvelle de la Grèce, bien différente de celles que Ronsard, Racine ou Fénelon avaient proposées.

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Je suis Paris JGobert

Quand tout est détruit, cassé et qu’il ne reste que des larmes, des cris de douleur, des corps sans vie. Le monde s’éveille et quitte son insouciance, son indifférence. Il lui faut du sang pour bouger, se secouer. Le sang des innocents sacrifiés sur les trottoirs, les terrasses de la ville. Nous sommes en France, à Paris.

Des slogans, des pancartes s’élèvent, se hissent et rappellent à tous, les mêmes évènements, les mêmes paroles « plus jamais ça » «  Je suis Charlie » « Je suis Paris. »

Dans une douleur apocalyptique commence le ballet des sirènes hurlantes, des lumières clignotantes et des hommes en blanc qui courent. Le temps est précieux et sollicite des efforts inhumains.  Le rouge du sang des innocents baigne tout. Des gémissements, des cris, des sanglots, des soubresauts  se font entendre. Les secours sont enfin arrivés. Combien de minutes pour un geste sauveur. Le temps prend une toute autre dimension couché sur le sol froid d’une mort annoncée.

Dans la solennité des lieux, des hommes et femmes survivent à l’indicible, à la tuerie. Instant d’indulgence du hasard, ils sont là, respirent dans cette masse de corps couchés. L’horreur se délecte de ce moment. Le monde, transformé en haine par des bras armés de mitraillettes, de fusils, pleure.

Qui justifie un tel carnage ?  La perte d’amis, de frères, de sœurs en pleine fleur de l’âge à la terrasse d’un café ou dans un dancing. Miroir potache, ébauche factice qui détruit des vies à un concert ou un match de foot ? C’est notre vie.

La folie toujours plus barbare de certains lâches. Des commanditaires crépusculaires, sanguinaires, qui à l’abri des balles, tuent par délégation.

Les souffrances se sont rependues dans la ville, et en quelques minutes dans le monde. La technologie moderne transmet les cris d’horreur et les images macabres. Les cœurs se serrent, les larmes coulent.  Et le doute s’installe. Pour certains, le besoin de savoir est plus fort. Un course folle s’engage et si et si…

Et chacun compte les siens pour se rassurer. Un Sms tinte et tout rentre dans l’ordre. Mais pour d’autres, c’est le silence, lourd, pesant, étouffant. Il faut vivre avec l’espoir encore un moment. Un coup de téléphone et l’attente prend fin. Ils cherchent toujours, affolés, à se détacher de l’inévitable. Ils sont anéantis. Les heures passent et l’espoir disparaît. Ceux que l’on cherche avec amour ne donneront plus jamais de nouvelles.

Aux bords des trottoirs se groupent, se rassemblent des personnes étranges, livides, aux yeux rougis, témoins indispensables pour l’histoire. Ils seront les voix contre l’oubli.  Devant ce carnage, ils souffrent, éprouvent compassion, sympathie, humanité.

Et le ballet reprend en sens inverse, les sirènes retentissent, bruyantes, assourdissantes et les véhicules emmènent les vivants dans les hôpitaux. Ce sont des blessés de guerre qui arrivent aux urgences. Une guerre qui ne les concerne pas.

Le temps s’est arrêté sur l’aiguille de l’incompréhension. Comme à l’aube du premier jour, le temps, figé dans nos esprits, accueille les premiers balbutiements  de nos réflexions. Ceux-ci grandiront et ébaucheront avec intelligence une solution.  Nous honorerons nos morts dans la dignité et leurs sacrifices ne seront pas vains.

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Automne

Voici l'automne qui revêt le manteau de l'hiver,
Les verts espoirs se balancent et se craquèlent,
Puis virevoltent jaunis et joignent la terre
En pauvres feuilles à jamais éternelles.

Voici l'automne qui enterre le soleil,
Son vent noir arrache les branches qui ploient,
Et son souffle froid tel un glaive mortel
Se venge, sans coeur, des heures jadis de joie.

La pluie froide conjugue soudainement cet assaut,
Et glace feuilles et rameaux sur un sol rougi.
L'automne relève son col livide et meurtri
Comme un brouillard ahuri venu d'en haut.

Le Ciel est bas et noir et monotone ;
C'est un rendez-vous pris de court,
Le rendez-vous maussade d'un automne
D'avec un Ciel monotone et sourd..

Voici l'automne qui revêt le manteau de l'hiver
Et qui enterre les larmes du soleil,
Des feuilles sont tombées et des rameaux à terre
Jonchent un tapis rougi d'un effroi sans pareil !

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12273134675?profile=originalHuitième promenade - Corgirnon - La Belle Fontaine


Vite allons faire un tour dans la plaine.
Connais-tu la Belle Fontaine ?
Au pied des deux sources et de la vierge
Plus personne ne brûle de cierge.

Pauvre Marie avec le temps elle a été abandonnée.
C’est fini le quinze août et la procession
au fil des ans la fonte a rouillé.
C’est fini le signe de croix et la genuflexion.


D’année en année, là, sur son piédestal
sa peinture s’est ternie puis ridée.
Sur ses joues coule des larmes de pétales.
Pétales desséchées de fleurs fanées.

Sa longue robe, ses sandales et son foulard
me font pensée aux belles Romaines.
Marie vous êtes bien droite et me semblez triste
Seul un  homme a pu vous sculpter hautaine.

Je t’offrirai un foulard imprimé d’Hermès.
Erreur mon Bon dans l’antiquité je n’étais pas née.
Une robe de la couleur du désert fera de toi une déesse.
J’accepte mon Bon, c’est bien pensé.

Et vous qu’attendez-vous, la félicité ?
J’ai un cœur et personne pour le prendre.
Croyez-vous qu’elle puisse vous aider ?
Je ne sais pas, je suis lasse d’attendre.

Bonheurs partagés, habitudes, monotonie,
bonheurs passés, souvenirs, mélancolie,
Temps maussade, l’esprit est en errance.
Regard illuminé, sourire, voilà espérance.

Regardez là-bas, tout au fond de l’horizon.
Non se n’est pas un mirage, pas ici voyons !
Une silhouette, elle avance, elle grandit
Va-t-il me voir ? Trouble, émoi, c’est lui.
 
Assise sur l’herbe sèche, le regard au loin,
la pierre de la Belle Fontaine chauffe vos reins.
Le soleil illumine vos jambes et votre visage.
Une légère brise envahie votre jupe et votre corsage.

Un frisson, deux frissons, douces émotions.
Arrête soleil, arrête brise légère.
Et puis zut! Peu importe si c’est une illusion
et vive nous et les joies passagères.

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Un livre en cadeau

Propos

Hommage aux nouveaux éditeurs
Qui contribuent avec ardeur
À encourager la lecture.
Ils favorisent la culture.

C'est grâce à eux que des auteurs,
Dont fut reconnue la valeur,
Se sont sentis quasiment ivres
En voyant leur nom sur un livre.

L'écrivain ne paie rien du tout
Il n'intervient pas dans le coût.
Il n'a pas eu de risque à prendre,
Essaiera de le faire vendre.

Un livre est une récompense, 
Doit être lu dans le silence.
On aime l'offrir en cadeau,
Quand il est étrangement beau.

16 novembre 2015

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Les crieurs nocturnes




Propos


À monsieur Paul

Quand des parents prient, leurs enfants
Sont sûrs que Dieu qui les entend
Peut arrêter ce qui les blesse
Ou sauvagement les agresse.

Lors les murmures qui s'envolent,
Bien facilement les consolent.
Ayant oublié leurs effets,
Croiront sans doute à des bienfaits.

Les prières se perpétuent
Mais sans empêcher que l'on tue
Et n'apportent de réconfort
Qu'aux survivants pleurant un mort.

Nombreux recours sont disponibles
Dans des situations pénibles.
Il faut n'en négliger aucun.
Parfois elles touchent chacun.

Les médecins sauvent des vies
Quand à agir on les convie.
Font de leur mieux les militaires
Où leur action est nécessaire.

Réveillez-vous, vous qui dormez
Restez vigilants désormais!
Ne cessez d'affûter vos armes
Agissez devançant l'alarme!

16 novembre 2015

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Le 13 JGobert

Malgré tous les mots répandus dans les médias, les images à la télé et les discussions entre nous, l’entendement, la faculté de comprendre les actes de terrorisme ne m’apaisent pas. Je suis en colère.

En colère avec ceux, qui ont perdu des proches, des enfants, qui vivent cette douleur effroyable de la disparition d’un être cher. De tout cœur avec eux.

En colère contre ceux qui perpétuent ces crimes odieux, menés à l’abattoir par des gens très motivés, évolués et qui incitent, se servent de ces jeunes dépravés sans repère pour en faire des bombes.

En colère contre moi de toujours vouloir tourner la page et de faire comme si tout ceci n’est qu’un mauvais rêve. En colère de ne pas me sentir plus concerné et malhabile pour me rendre utile.

Nommons l’Etat Islamique : Daech qui répand la terreur autour de nous en tuant nos enfants. Nommons ceux qui aident ces assassins qui, blottis, tapis par terre comme des rats, attendent le moment pour tuer. Nommons tous ceux qui savent et laissent faire. Nommons l’argent qui coule à flot dans les mains de ces terroristes.

La campagne de guerre de Daech se dessine avec précision, tuer la liberté de la presse, atteindre les juifs, la culture. S’attaquer aux spectacles et aux loisirs. Briser le sport. Détruire la liberté.

Amalgamer, associer les faits à des populations innocentes, développer la haine de l’autre, la méfiance, déstabiliser l’état, et dénigrer les forces de l’ordre.  Un travail pensé que Daech croit nous laisser terminer. Mais nous sommes un peuple fier. Nos ancêtres se sont battus pour des causes justes et nous ne tomberons pas dans l’obscurantisme, la barbarie, la sauvagerie.

La colère est mauvaise conseillère mais à cet instant, elle me réveille et me met face à face avec le mal.

 

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