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Bains de jouvence

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Pour Adyne, propos

Ma mémoire pourtant fiable,
Loin d'elle envoie se promener
Les nombres nommant les années,
Marquées de faits inoubliables.

Cependant se trouvent datés,
Du temps de mon adolescence,
Des incidents sans importance
Ou d'autres certes inusités.

Je notais, un jour achevé,
Ce qui m'avait rendu heureuse
Ou confuse, parfois nerveuse,
Et mes défis à relever.

Tout comme le fait ma mémoire,
Qui laisse les années en blanc
En contant des événements,
Je pourrais vivre mon histoire.

Devient plus épais mon passé
Sans s'alourdir d'émois intenses.
Je n'attache plus d'importance
À mes souvenirs entassés.

Face à des grâces inouïes,
Que j'accueille dans l'innocence,
L'exaltation de la jouvence
Anime mon âme éblouie.

15 novembre 2015

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Deuil.

Soirée d'orage, sur le sol partout

 s'étendent des nuages pourpres,

des lys peu à peu y rougissent,

puis en un son murmuré,

s'assoupissent à jamais.

Soirée d'orage, des clartés tout autour

s'agrandissent se donnent ici et là,

soutiennent leurs semblables devenus sombres,

desquels des soupirs clairs les bouleversent,

 les traversent à jamais.

Soirée d'orage, des médecins, des soignants, s'activent,

enlacent d'innombrables lys devenus rouges,

les baignent de leurs larmes compassionnelles et chaudes,

 jusqu'à ce qu'ils s'endorment sur un chemin de peau

et non d'asphalte nu.

Soirée d'orage, le ciel pleure,

 le soleil s'y tait, tout endeuillé !

L'humanité est profondément blessée.

NINA

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Fin de vie

Songerie

Considérant le nombre d'ans
Qui composent à ce jour mon âge,
Sans qu'ils m'accablent pour autant,
Je médite sur les présages.


Vivront vieux les arbres robustes!

Parfois la foudre les détruit
Alors qu'un bien fragile arbuste,
Épargné, non loin leur survit.

Quel que soit leur état les gens
N'ont pas la garantie de vivre
Du matin au soleil couchant.
Le destin dépendrait d'un livre.

Quand un grand nombre de victimes
Perdent le souffle en même temps,
Lors d'un accident ou d'un crime.
Leur drame devient évident.



Chaque être ne meurt qu'une fois.
Souvent sans pouvoir s'y attendre.
La nature impose ses lois
Et pour consoler se fait tendre.

14 novembre 2015

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Une réponse imprévisible

  1. Songerie

Ceux qui se rendent sur les rives
Où sont déposés mes écrits,
Soigneusement mis à l'abri,
Sont pénétrés de grâces vives.

Géodes bien particulières,
Que l'on peut ouvrir aisément,
Mes poèmes restent brillants
Parcourus d'éclats de lumière.

Je crois qu'ils sont ainsi perçus
Me référant aux commentaires
Que mes lecteurs ont aimé faire
Et que surprise, j'ai reçus.

Maintenant rassemblées en livre
Certaines de mes poésies
Que sans trop penser j'ai choisies
Sont en vente chez Edilivre.

En souriant, je me demande
Si mon livre, nommé À bord,
Qui demanda beaucoup d'efforts,
Suscitera quelques commandes.

Il pourrait sembler inutile;
On lit mes vers gratuitement.
J'accueillerai joyeusement
Les amis au départ de l'île.

14 novembre 2015

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LA PETITE DAME...

La petite dame était si menue

Un petit oiseau aux ailes cassées

Regard éperdu, démarche chaloupée

Alors, l'observant se sentir émue...

De s'exprimer elle avait difficile

Dans ses mots choisis teintait un accent

Si son discours était devenu fébrile

C'est qu'être seule est loin d'être évident!

La petite dame qui s'était perdue

Cherchait un sourire pour s'y accrocher

Et peut-être aussi une main tendue

Avons donc tenter de les lui donner...

Un peu plus sereine elle est repartie

La minute suivante l'avions égarée

Mais dans nos mémoires elle s'était blottie

Ne sera pas facile de l'en déloger...

J.G.

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L’arche d’alliance, archétype du trésor disparu, aurait renfermé les Tables de la Loi.

L’arche geneseoas est un triangle parfait symbolisant l’abondance, la fécondité pour les disciples de Pythagore.

 Au XIIe siècle, l’arche était un coffre à secrets d’où dériva le mot arcane au XVe….

 

C’est fabuleux, mais que voilà bien des mystères, même pour les animaux qui, comme nous, s’interrogent.

 

12273128470?profile=original(photo L. M.)


Jacques Servières, notre fabuliste, qui semble posséder la langue des oiseaux, devrait nous éclairer en nous confiant quelques détails de son alchimie. Il nous tint à peu près ce langage dans un entretien accordé le 15 octobre 2015.

Jacques Servières est né en 1954 et rien ne le prédestinait à la sculpture.

C’est un autodidacte, un sculpteur d’instinct, qui a appris à lire dans le roc et qui, au fil des ans et de la pierre, a déjà donné vie, depuis 1986, à près de cinquante œuvres monumentales. Figures hiératiques à l’étrange beauté d’icônes païennes.

     Ceci dit, le dialogue avec la pierre, il connait. Il a d’abord construit sa maison de ses mains, pierre à pierre. Puis un ami tailleur de pierre lui apprit les rudiments du métier en Anjou, terre de pierres s’il en est. C’est là qu’il entre vraiment en résonnance avec la roche. Ensuite, dans son pavillon de banlieue, il s’est mis à créer son univers. Au grand dam des voisins. Il a fallu changer de terrain, se mettre au vert.

Il a largué les amarres, oh pas bien loin, posant là sur la Marne son canoé pour y trouver son île, son jardin d’hiver. Et un beau stock de pierres du pont-aqueduc abandonné.

Malgré son âme nomade, la marne, c’est bien connu, est une terre qui vous colle aux pieds, retenant là ses semelles de vent, même si, pour se ressourcer, il repart de temps en temps.

« Moi, mes souliers ont passé dans les prés,

Moi, mes souliers ont piétiné la lune.

Puis mes souliers ont couché chez les fées

Et fait danser plus d’une… »

Felix Leclerc (1914-1988)

 

Et depuis, printemps, été, automne, hiver… et printemps, il voyage en solitaire, donnant à sa sculpture la forme que lui dicte le calcaire. Car il sait écouter, sans trop s’occuper des courants comme du qu’en-dira-t-on.

 Ce qui n’empêche pas quelque susceptibilité.

« Dans notre société seul le produit intéresse, pas l’homme qui est derrière. 

On prend, on jette, on oublie. »

D’ailleurs, quand la mairie de Chessy, qui pourtant s’enorgueillit de « son » Jardin de sculptures de la Dhuys, organise un évènement comme Sculptures en Fête, elle omet bêtement de l’inviter. Si vous en faites, vous n’êtes pas à la fête.

Une autre anecdote, révélatrice de l’état d’esprit du bonhomme. Lors de la dernière restauration du Pont Neuf, qui s’est terminée début 2007, notre artiste déterminé apprend sur France Culture que des moellons avaient été déposés pour en alléger la structure. Têtu, l’homme est prêt à remuer la terre pour gagner son ciel. Ainsi, après maints coups de fil, il a pu récupérer ce dépôt de blocs calcaires du plus ancien pont de Paris. Marne et Seine réunies. Le bon roi Henri en aurait souri, les amants aussi.

Alors Servières… Surréaliste, nabi, naïf, brut, dada oulipesque ou yop la boum ? Je ne sais. Tout cela est exquis, mais foin d’étiquettes toutes faites, nul n’est prophète. Il est tout juste dépositaire de cet art vierge et vivace pour un bel aujourd’hui, moins bien que demain.

Tout simplement « …des statues

Qui se tiennent bien tranquillement le jour dit-on

Mais moi je sais que la nuit venue

Elles s’en vont danser sur le gazon. »

Charles Trenet (1913-2001)

 

12273128867?profile=original(photo L. M.)

 

Servières qui reprendrait certainement à son compte cette inscription de Cheval…

« Pour les hommes de bien, tous les peuples sont frères.

Notre devise à nous est de les aimer tous. »

 

12273129269?profile=original(photo L. M.)

 

Au jardin de la Dhuys, ouvert librement à tous et à tout vent, on rencontre surtout des randonneurs, des joggers, des enfants. Et le sculpteur qui poursuit son œuvre buissonnière. Jamais aussi libre que lorsqu’il est au bloc.

« Car c’est la récompense

Ô sculpteur gigantesque

D’avoir réalisé ton rêve

Surhumain

Va - sic - tu peux bien graver

Ton nom à chaque fresque

Hier c’était le labeur

C’est la gloire demain. »

De Cheval encore cet envoi, lui qui manquait peut-être de lettres mais ni d’art ni d’esprit.

 

Mais la gloire s’accorde-t-elle avec le travail hors les sentiers battus ?

Van Gogh, citant Thomas Carlyle dans sa correspondance, note :

« Vous connaissez les lucioles qui au Brésil sont si lumineux, que les dames le soir les piquent avec des épingles dans leur chevelure, c’est très beau la gloire, mais voilà, c’est à l’artiste ce que l’épingle de toilette est à ces insectes. »

 

Outre son travail en taille directe, Servières est aussi un dessinateur qui aime livrer ses impressions dans ses carnets.

Ah oui, une dernière chose, monsieur Servières… Continuez à cultiver votre jardin seine-et-marnais.

Les fleurs y poussent bien...

 

12273129694?profile=original(photo L. M.)

 

... les passereaux chantent au rythme de sa massette et prospèrent,

 

12273130085?profile=original(photo L. M.)

 

... la paix niche à Chessy.

 

12273130872?profile=original(photo L. M.)

 

Passants, arrêtez-vous dans ce champ des possibles, ces rondes figures et comptines.

Pierre…

 

12273130899?profile=original(photo L. M.)

Feuilles…

12273131855?profile=original(photo L. M.)

 

 Ciseau…

 

12273132070?profile=original(sculpture en cours d'exécution ; photo L. M.)

Pierre… feuille… ciseaux… ou puits… de la postérité ou de l’oubli...

 

12273132672?profile=original(photo L. M.)

 

Laissons la nature ou les hommes, ou les deux enfin réconciliés, avant que de trancher.

Echappons, en attendant, au poids de l’ennui.

 

12273132883?profile=originalGustav Vigeland (1869-1943 ; photo L. M.)

 

Vous aurez peut-être plaisir à voir ou revoir la première partie de cet article, pour cela cliquez sur https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/le-jardin-extraordinaire-de-jacques-servi-res-1-2

Laissez-vous entraîner dans ce jardin enchanteur et, comme moi, entonnez à tout va :

C'est fou tout ce que l'aqueduc a !

Lansardière Michel (texte et photos)

 

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Lettre à ma mère,

 

j'aimais lorsque j'étais petite,

tes bras infinis, à l'instar de barrages,

posés sans poids autour de mes épaules étroites,

puis ta langue de mère, sourcière,

 talentueuse pour desceller ma tristesse,

me la faire disparaître par un seul de tes mots !

Ton regard bleu et ample me manque considérablement,

ta blondeur estivale même au cœur de l'hiver,

fait que juillet et août à côté me semblent

 terriblement insuffisants en lumières, en couleurs !

Ta blondeur associée à ta douceur n'avaient d'égal

que le monumental sourire de ma fille,

 de ta petite fille Marianne ;

celle que tu vois grandir, d'où tu resplendis,

d'instants en instants : Vois comme c'est une belle personne !

Un soleil supplémentaire sur la terre toute entière.

 

NINA

 

 

 

 

 

 

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La poésie transcendantale

Rêverie

Une ineffable poésie,
Venue de lieux inaccessibles,
S'infiltre comme par magie
Et ne reste pas inaudible.

Si la reçoit un solitaire,
Dans une vaste symphonie
Il ne peut certes s'y soustraire.
Transporté, il est ébloui.

Or il faut un très grand talent
Pour d'un espace fantaisiste
Tirer un réel exaltant
Empli d'énergie qui persiste.

Hommage aux poètes qui eurent
Le pouvoir de la transcendance.
Leurs oeuvres puissantes perdurent,
Toujours empreintes d'élégance.

12 novembre 2015

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« Nom d'une pipe, nom d'un balai » est l'une des trois sculptures de Jean MARC que je présenterai sur mon stand le week-end prochain au premier Salon d’Art Contemporain d’Auvergne qui se déroulera à Clermont-Ferrand au parc des Expositions.

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C’est une histoire banale et pourtant si instructive, comme savait les raconter mon père par le fer et par le feu du fond de son atelier de Corde-sur-Ciel (Cordes c’est déjà une légende)...
Nous sommes un jour de foire à Gaillac la jolie petite ville tarnaise.
Dans la petite rue qui descend vers les vieux quartiers de la ville où j’aime tant flâner, une gentille dame balaie le devant de sa porte lorsqu’arrive de la foire l’un de ses voisins qui vient d’acheter le journal  : «  — alors, les nouvelles sont-elles bonnes mon voisin  ?  »
                 «  — Non d’une pipe, vous savez quoi ?  »
... Et la conversation s’engage sur l’actualité de tous les drames et de toutes les nouvelles qu’il tient à la main, dégénérant vite sur tous les commérages du quartier  :
    «  — Et si vous saviez encore ce que je vais vous dire  ?  » Etc., etc.
    «  — Nom d’une pipe, ce n’est pas possible  !  »
... Et notre voisin de renchérir avec un nouveau «  nom d’une pipe  !  » auquel la gentille dame répond ou acquiesce par «  nom d’un balai  » parce que son univers se limite aux horizons de son balai et qu’elle ne peut s’exprimer qu’avec ce qu’elle connaît.
Ainsi en est-il des fables de mon père Jean MARC, le génial sculpteur, peintre, poète et forgeron d’art trop vite oublié après sa disparition.
Cette simple et humoristique fable nous rappelle combien le monde se résume à l’horizon des limites de son propre univers, à quel point l’information de la plus banale à la plus élaborée peut être interprétée différemment selon notre nature, notre culture, notre perception de la vie.  
Les raccourcis faciles deviennent parfois de prodigieuses paraboles dans l’univers de JEAN MARC...

12273126289?profile=originalLe «  voisin  » tel qu’il apparaît façonné par JEAN MARC  : un voisin comme nous en avons tous si ce n’est que nous sommes peut-être nous-même le voisin de quelqu’un...

12273127074?profile=originalQuant à la gentille dame, nous en connaissons tous également qui ont réponse facile aux questions les plus inextricables du monde dans lequel nous vivons... nom d’un balai  !

C’est une vision très parcellaire et limitée de l’œuvre de JEAN MARC que vous aurez sur mon stand au SACA de Clermont-Ferrand dès demain, mais elle vaut la peine d’être découverte, car il est très rare maintenant d’y avoir accès...

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Si vous passez le week-end prochain par le premier Salon d’Art Contemporain d’Auvergne qui se déroulera à Clermont-Ferrand au parc des Expositions, vous verrez sur mon stand la gardienne du sanctuaire.

Plus que toute autre, cette toile est révélatrice du sens de mon travail pictural en ce qu’il concerne un autre état de conscience que celui qui nous permet habituellement de percevoir et de révéler les formes familières que la conscience ordinaire appréhende.
Si vous suivez mon blog « aquarelle en voyage.com », vous avez pu voir à travers quelques vidéos et articles récents (remontez mes liens vous comprendrez mieux) à quel point sans artifice ni moyen superficiel, on peut à travers des expériences de créativité augmentée en état de « flow » franchir les frontières du visuel, et puiser ailleurs sa création…

 

La gardienne du sanctuaire au Salon d’Art Contemporain de Clermont-Ferrand.

- Que voyez-vous dans cette toile  ?
- A priori une peinture évoquant une paroi rocheuse avec des motifs inspirés (certains diront « reproduisant ») des motifs pariétaux préhistoriques  ?
Vous n’aurez pas tout à fait tort si vous vous arrêtez là…
Mais vous aurez tout faux si vous vous arrêtez là, car si ces motifs évoquent le sanctuaire (l’endroit de la caverne où naissait l’art dans sa dimension de spiritualité - et de rituels - la plus mystérieuse il y a au moins 40000 ans), c’est la gardienne du sanctuaire que je mets en valeur  !
La gardienne du sanctuaire est le seul être vivant qui pourrait témoigner de son emplacement exact, la seule entité vivante qui puisse nous y amener puisque nous n‘avons pas trouvé de sanctuaire de l’art préhistorique pariétal au fond de l’Aven Noir.
Elle (la gardienne) que nous avons croisés à chaque descente au fond de l’Aven aux Merveilles, elle est porteuse de nombres de croyances, légendes et mythes, véritable merveille vivante que vous verrez en priorité dans ma toile (dominant tous les autres motifs) lorsque vous aurez fait par le regard la démarche inverse de celle que j’ai déjà réalisée au fond du gouffre lorsque je l’ai rencontrée en état de «  conscience ordinaire  » aussi bien qu’en état de «  flow  » (ce qui m’a permis avec les notes prises à ce moment-là, de réaliser cette toile).
Si vous ne la voyez pas sur cette toile, vous l’identifierez très facilement lorsque je vous la montrerai sur mon stand (n°15 en angle en face de l‘entrée principale je le précise).
— Est-ce de l’art « contemporain »  ?
Je vous rappelle quelques définitions simples (là, vous serez d’accord avec moi)  : est contemporain ce qui est d’aujourd’hui, donc l’art d’aujourd’hui est contemporain, c’est l’art de notre époque qui est censé être le reflet de notre époque (et lorsqu’il a un sens, peut poser des questions - ou tenter d’y répondre ou établir des remises en question avec le regard de notre époque - sur nous-mêmes, le monde, nos sociétés, notre histoire, l’histoire de l’art, etc.).
On pourrait dans un audacieux raccourci dire que la peinture préhistorique relevait de l’art contemporain à la préhistoire (certainement sans que les artistes aurignaciens ou magdaléniens se doutent qu’ils faisaient de «  l’art contemporain  » ainsi considéré comme étant de leur époque)…
- Mais faire allusion à la préhistoire dans une démarche picturale actuelle n’a de sens aujourd’hui que si cette allusion est prétexte à révéler quelque chose d’autre bien plus important : le signifiant reprend le dessus en définissant un signifié qui n’écarte en aucun cas le référent.
Mais mon travail, par-delà les simples carnets de voyage, d’aventure ou les carnets formels d’aquarelle et de dessin, les expériences diverses et variées débouchant sur des toiles plus ou moins informelles, n’a pas pour but de contenter le sémiologue  : il essaie de repousser les limites de nos possibilités créatives en tant qu’expérience de vie réalisable et assimilable pour chacun de nous.
C’est aussi le résultat de cela que j’essaierai de présenter à Clermont-Ferrand au SACA le week-end prochain.

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Seule, avec ces idées là...

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Dans la moiteur de la nuit se portraiture
un désir sans pudeur où la dimension câline explore,
puise et s'encre au réservoir intime de ma psyché.
Guidé par un sentiment libertin, mes doigts
plus souples et plus libres épandent sans perdre
ma vertu la sève défendue de ce délice éprouvé.
Ô liqueur enivrante, phantasme épistolaire,
la séraphique et chaste nudité des mots échangés
aliène de son torrent de sensualité la profondeur
délicate du fruit de rosée aux pouvoirs convoités.
Alors que les soubresauts de mon cœur
ébranlent les vallons de mes pages,
l'intensité de notre écriture se transpose
à la substance furieuse de notre relation lénitive
et engendre le sanctuaire de nos heures entrecroisées.
Devant la convergence du verbe liant nos épigrammes,
mon corps trahit de reflets pyrétiques,
frôle l'évanouissement avant de mourir
d'un abandon désordonné.

Nom d'auteur Sonia Gallet


recueil © 2016

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https://www.facebook.com/loiseaulyre.ch/?fref=ts

L'OISEAU LYRE GARDERIE-JARDIN D'ENFANTS STEINER

Regardez, je l'ai fait ! Ma page F.B. OISEAU LYRE GARDERIE

Vous pouvez  partager généreusement
pour faire connaître le plus possible autour de nous
car avec la nouvelle organisation des réseaux, on nous voit moins.
Alors que c'est 2 FOIS MOINS CHER chez nous pour beaucoup de gens.
Un lieu de bonheur pour les enfants, CRÉATIF et HARMONIEUX

avec un projet pédagogique très enrichissant et magique.a a :
EN PLEINE NATURE mais A 5 MN DE LAUSANNE.
ouvert de 7 h à 18 h
Pour les 2 ans à 5ans et demie
FAIRE DÉCOUVRIR sans modération !
BIENVENUE !

Il nous reste DES PLACES.

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  • Ayant augmenté mon budget concernant les quotas de partage, je remet dorénavant certains billets qui totalisent plus de 150 vues en évidence. Il en sera aussi ainsi pour les photos d'oeuvres que j'aurai mises en vedette.

  • L'augmentation de ma participation financière me permet ainsi d'amplifier substantiellement mes partages vers des milliers d'adresses email de personnes extérieures au réseau

  • Robert Paul
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La rencontre.

 

Votre sourire immense,

est semblable à ce quartier d'orange

dont se désaltère conquis mon regard ébloui,

jusqu'à faire naître en lui un flamboiement sucré,

une audace passagère,  un grand soleil ;

tout cela n'est-il pas le fruit "de la rencontre",

celle qui occasionne en soi un ras de marée tout bleu,

mais point de vague à l'âme !

Votre sourire immense,

est un orage clair entre vous et moi,

une danse partagée !

 

NINA

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M E L O

 

 

Qui donc en ne lisant que les premiers chapitres

De notre roman-fleuve écoulé à vau l’eau

Soupçonnerait les tours de ce triste mélo

         Dont nous fûmes les pitres

 

 

Ton sourire fardé d’arlequine trop lasse

Qui se mélange au flou de ce masque banal

De la haine ordinaire épisodique mal

         Qui nous ronge et nous casse

 

 

C’est vrai que nous voilà bien guéris l’un de l’autre

Nos yeux ne souffrent plus de l’excès de clarté

Que se renvoyaient nos deux cœurs en aparté

         La nuit vient et se vautre

 

 

Dans ce qui fut le lit des voluptés fragiles

Que c’est triste un amour qui s’en va vers sa fin

On se retrouve nus mourant de froid de faim

         Comme deux imbéciles

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poème sur les oiseaux

La vie des oiseaux

Un oiseau oiseux

Dans un saule pouilleux

Trille au plus haut des cieux.

Un corbeau, vieux beau

Ergote sur un rameau

Avec la lie des vermisseaux

Un héron fripon

En planque en coin de pignon

Surveille d’un œil rond

Son festin de gardons.

Un rouge-gorge, tel un débutant

Rougit devant un paon pédant

Qui parade du séant

D’un air indifférent.

Une pie en smoking,

Réactionnaire ou machiste,

Entonne le « god save the King ».

Apparemment sans raison,

Un geai, aussi gai qu’un pinson

En plein milieu de l’hiver

Se prend pour un pivert.

Un hibou fait coucou

A une grue, en pied

Qui se démanche le cou

Incitant un canari

Qui rit jaune

A lancer des paris.

Jeunes fous ! crie le bassan.

Un merle asthmatique,

Un vrai cas clinique,

Fait la nique

A toute la clique.

Mot de la fin.

A l’affût, un matou chenu

Prépare ses hameçons

Indécis sur le choix du menu :

Viande ou poisson ?

 

Anita Baños- Dudouit - février 2015

 

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Mots d'automne.

 

Les paroles des arbres

en ce matin d'automne,

par dessus les chemins roux-cuivre,

enmusiquent l'air tiède,

qui embaume à  la fois la pomme et le bois chaud.

Mes enjambées légères en ce matin solaire,

font sur le beau tapis roux,

un bruit clair d'argenterie ;

la terre étant le réceptacle

de la vêture des arbres,

toute légère et chaude.

Les feuilles lorsqu'elles tombent,

ont l'identique sonorité,

d'une robe qui glisse sur une peau

brune et lisse.

NINA

 

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Marie JGobert

Et si, pour elle, écrire était une évasion. Un besoin de mots qui lui font défaut. Un besoin de dire que la vie n’est pas un long fleuve tranquille et que les jours après les jours ne sont pas meilleurs.  Marie noircit du papier et ressasse ses déboires. Rien n’est facile pour elle. Marie est désespérée.

Mais ce matin, Marie est partie errer sans but. Une longue marche avec elle pour comprendre son immobilisme, son acception, ses regrets, ses remords. Marie marche comme ceux qui ont choisi cette expression pour alerter le monde, pour réveiller les consciences. Marie est seule dans sa tête pour remettre en place sa vie, ses idées, ses aspirations  qui deviennent de plus en plus difficiles.

Marie déambule dans les feuilles mortes, d’un geste triste, elle tape dans les tas rassemblés par le vent. Jeter au loin cette vie qui n’a plus de sens, plus d’attrait, plus de joie et retrouver une perception positive. Prisonnière d’elle –même, elle est sa pire ennemie.

Marie parcourt ainsi des kilomètres et déroule les rames de papier jauni de ses souvenirs. Au fur et à mesure de son effort, les idées s’éclaircissent et le peu de confiance qu’elle possède encore en elle réapparait peu à peu lui apportant un léger réconfort. Sa vie lui appartient. Le ciel s’éclaircit,  la légère brume matinale se dissipe.  Le rythme de ses pas a pris une cadence accélérée, une force inconnue  la soulève et la porte.

Cette marche salutaire a remis les choses de sa vie dans l’ordre qu’il lui convient.  Et comme à chaque fois, elle va se battre contre les monstres qui l’entourent. Elle va refaire de son monde un conte où elle peut s’échapper et vivre. Marie se réconforte dans ses pensées. Un besoin inexpliqué qui l’envahit quand l’adversité s’attaque à elle. Marie n’est pas faible.  Elle se bat depuis longtemps contre des préjugés, des conjectures, des rejets inacceptables. La société a fait d’elle une révoltée pacifique et la vie une rebelle mesurée.  

La fatigue commence à se faire sentir et le poids de ses ennuis s’allège doucement. Encore quelques instants et Marie sourit. Tout ceci n’était pas bien grave. Elle va reconsidérer les problèmes et trouver une oreille attentive. Le gros de la tempête est passé. Marie rit de s’être sentie si démunie. Elle connaît ses ressources et le temps n’est pas venu de baisser les bras.

Marie a du boulot à achever.

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