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12273128500?profile=original"La République" est un grand dialogue philosophique, en dix livres, de Platon (428-347 av. JC.), composé, croit-on, entre 389 et 369. Il se présente, au début, comme une recherche sur le concept de justice, puis il s'amplifie jusqu'à contenir, dans un cadre de plus en plus complexe, tous les aspects des spéculations les plus mûries de Platon. Le dialogue n'est pas pas rapporté directement. Socrate raconte à un auditeur anonyme la conversation qu'il eut au Pirée la veille, chez le fils de Céphale, avec le dit Céphale et des amis. C'est le vieux Céphale qui provoqua la discussion, en se réjouissant que sa richesse lui ait permis de ne pas commettre d'injustices. Ce qui lui fait rappeler par Socrate la définition de la justice donnée par le poète Simonide: elle serait de dire la vérité et de donner à chacun son dû, le bien aux amis, le mal aux ennemis. Mais cette définition est réfutée par Socrate lui-même qui observe que nuire à ses ennemis, c'est les rendre plus méchants et injustes, et accroître par conséquent ce dont souffrent les hommes. Ici, Thrasymaque, modèle du parfait sophiste, se jette dans la discussion et définit le juste comme "ce qui profite au plus fort", à celui qui, dans l' Etat, gouverne pour son propre avantage, qualifiant de ridicules les hommes de bien qui par leur soumission se rendent malheureux, alors que l'injustice (et surtout la plus grande, la tyrannie) fait le bonheur des autres. A cette thèse, qui détruit toute valeur morale, Socrate oppose sa conception des gouvernants dévoués à la cité, et son identification de l' injuste, qui veut régenter les bons et les mauvais, et de l' ignorant, qui veut avoir raison contre ceux qui savent aussi bien que contre les autres. Seul le juste sait vraiment trouver le bonheur. Mais le problème avec cela n'est que posé, et pour le mieux résoudre, on en vient maintenant à analyser l' Etat, cet "homme en plus grand". Née de la nécessité de pourvoir aux besoins fondamentaux, et reposant sur l'échange des services, la communauté primitive est simple, saine et heureuse. L'apparition de nouveaux besoins, de la molesse, etc., conduit au contraire la cité à une "bouffissure", au luxe, à la guerre entreprise par esprit de cupidité. D'où aussi bien à la nécessité de se défendre, et d'avoir des soldats. Dans l'Etat parfaitement ordonné, le goût de la possession est rejeté et les soldats sont seulement des défenseurs et les gardiens de la cité. Leur éducation est une des grandes charges de l'Etat: gymnastique pour le corps et musique pour l'âme. Rien d'impur ou d'immodéré dans les fables ou les chants des enfants. Raffinements aussi bien que grossièreté sont à exclure. Aux plus hauts postes seront désignés les meilleurs guerriers, ceux qu'on sait dévoués au bien public et insoucieux de leurs propres peines. Et l'on supprimera tout intérêt individuel. Communauté par conséquent d'habitation, de repas, de biens, de femmes et d'enfants. Mariages contrôlés par l'Etat; les enfants nés de mariages non surveillés, infirmes de naissance, ou simplement faibles seront abandonnés. Les autres seront élevés publiquement, de telle sorte que, faute de reconnaître les leurs, tous les parents aimeront tous les enfants et réciproquement. Un petit bien sera consenti aux producteurs, artisans et paysans, car la misère les empêcherait de progresser dans leur art. Etant donné cet état idéal, social, Platon en exalte l'harmonie, la forte et saine pauvreté. Cet Etat est bon, c'est-à-dire savant, fort, sage et juste. La science y est l'apanage des gardiens, qui gouverneront donc. Aux soldats la force, qui est surtout civique et consiste à savoir ce qu'il faut oser. La sagesse est dans la modération et l'esprit d'ordre des gouvernants et des gouvernés. La justice, enfin, est l'harmonie même de l'ensemble, où chacun est à sa place et accomplit sa fonction. Dans l'individu, la justice est de même nature. Musique et gymnastique stimulent la raison, et l'aident à vaincre les désirs, ce qui permet la force, la science et l'équilibre profond. Pour qu'un tel Etat soit possible, il faut, soit que les philosophes gouvernent, soit que le roi, ou les chefs, soient philosophes. Philosophe est celui qui, désirant la connaissance tout entière, oppose la science à l'opinion sujette à l'erreur. L'opinion a trait au monde sensible, changeant et soumis au devenir. La science aspire à l'immuable et consiste donc dans la contemplation d'une réalité idéale et absolue. C'est elle qui connaît le beau en soi, l'Idée du beau toute pure. Et c'est donc aux philosophes, qui la contemplent, de gouverner. Il faut donc éduquer les meilleurs des guerriers par une série d'enseignements toujours plus ardus, qui s'achèvera par la connaissance du bien, qu'on expliquera par analogie. Comme le Soleil, donne aux choses sa lumière et à nous le pouvoir de les contempler, ainsi le bien répand la lumière du vrai et permet à l'esprit de le comprendre. Et comme le Soleil fait vivre tous les êtres, de même le bien donne l'être à toute chose "qui est", encore qu'il soit lui-même supérieur à la vérité, à la science, à la vie. La distinction entre le sensible et l'intelligible est expliquée par Platon au moyen du célèbre mythe de la caverne. Qu'on imagine des hommes enchaînés dans un antre, dos tourné à l'entrée, empêchés de tourner la tête, et obligés ainsi de ne rien voir sinon des ombres, -projetées sur le fond de la caverne par la lumière d'un feu, - des objets que d'autres hommes portent, qui passent derrière eux devant l'entrée. Ces prisonniers prendraient ces ombres pour les choses réelles; libérés et tournés vers la lumière et éblouis, ils ne pourraient distinguer les objets jusqu'à ce qu'on les conduisit de force à la lumière et au bonheur. Ainsi sommes-nous, enchaînés au monde sensible par les intérêts terrestres, nous prenons des ombres pour le vrai, et c'est seulement par l'ardue connaissance scientifique que nous pouvons accéder à la contemplation des Idées. L'éducation des chefs devra se faire en vue de cette conversion au bien, notamment par une série ordonnée de sciences propédeutiques, arithmétique, géométrique, astronomie, harmonie des sons, qui préparent l'esprit à la contemplation suprême, donnée par la dialectique. Mais cette félicité sera rejetée par les chefs car ils se doivent aux devoirs de l'Etat.

Voici achevé le plan de cette république aristocratique, et certes difficile à réaliser. Quant aux autres formes d'Etats, ceux qui existent, et aux types d'hommes qui leur correspondent, l'examen en est également nécessaire si l'on veut comprendre ce qu'est l' injustice. Platon en distingue quatre: le régime "timocratique" de la Crète et de Sparte, l' oligarchie, la démocratie et la tyrannie, qu'il voit se succéder l'une à l'autre par corruption de la raison se substituent la violence et l' ambition (gouvernement timocratique), puis le désir des richesses (oligarchis), puis la domination des bas appétits (démocratie). Tout devient scélératesse absolue avec la tyrannie. Et Platon décrit celle-ci pour la plus grande confusion de Thrasymaque. Le tyran dépouille ses concitoyens. Il n'a que des esclaves et pas d'amis, esclave lui-même de ses passions et de ses craintes. L'injustice donc ne profite pas à celui qui la pratique, même et surtout s'il reste impuni. Il est clair maintenant que justice et félicité coïncident, dans cette harmonie de l'âme qu'instaure la sagesse. En tant que celle-ci est la contemplation des modèles éternels, des Idées, il résulte que l' art, imitation du sensible, doit être condamné. Les poètes surtout, par la tragédie et la comédie, excitent des passions violentes. Qu'on bannisse donc la poésie de la république, exception faite pour les hymnes adressés aux dieux et aux héros. Mais Platon, lui-même est poète, et particulièrement à la fin de "La république", lorsqu'il traite de l' immortalité de l' âme. L' âme est immortelle, puisqu'elle n'est pas détruite par les maladies du corps, ni par son mal propre qui est l' injustice. Et Socrate parvient aux deux conséquences suivantes: d'une part, le nombre des âmes est constant, il ne saurait ni diminuer puisque les âmes ne meurent pas, ni augmenter puisqu'il faudrait que le périssable se change en impérissable, ce qui aurait pour résultat que tout deviendrait immortel dans le monde; d'autre part, l' âme est une substance simple, donc indécomposable; il faut donc l'étudier en elle-même et non dans sa provisoire association avec le corps. En définitive, la justice et son contraire ne peuvent recevoir leurs vraies sanctions que dans la vie future, c'est-à-dire dans la vie de l'âme séparée du corps. Ce que nous pouvons connaître de cette vie ne peut avoir que le caractère d'une révélation. C'est pourquoi Socrate a ici recours à un mythe, celui d' Er le Pamphylien, dont l' âme, dit-on, revint sur terre après avoir séjourné au royaume des morts. Le récit qu'il fit après avoir ressuscité, évoque les pérégrinations souterraines de l'âme qui comparaît devant ses juges. Après avoir enduré les peines que leur ont méritées leurs vies impies, ou éprouvé le bonheur céleste auquel elles ont acquis des droits au cours de leur séjour terrestre, les unes et les autres choisissent librement le personnage en qui elles se réincarneront, puis elles boivent l'eau du fleuve Amélès qui leur fait perdre tout souvenir de leur vie passée, avant d'être lancées dans l'espace vers les lieux où va se produire le mystère de leur renaissance". Ce mythe, conclut Socrate, a été conservé pour servir à notre édification. Si nous y ajoutons foi, si nous pratiquons de toutes nos forces la justice, nous ne quitterons pas la voie ascendante, et en accord avec les Dieux, nous éprouverons le bonjeur non seulement dans notre vie terrestre, mais dans ce voyage de mille ans que nous devons accomplir dans la vie future avant de nous réincarner. Que Platon ici se soit proposé de donner un fondement rationnel et métaphysique à sa politique, cela est certain, mais son ambition était plus vaste. Parvenu au sommet de son ascension philosophique, Platon, d'un regard assuré, mesure et récapitule ses découvertes, il embrasse d'un coup d'oeil cet immense horizon qui, peu à peu, s'est étendu sous ses yeux, et il nous donne ainsi un panorama de sa pensée. Par là, il enrichit le patrimoine intellectuel de l'humanité tout entière et il étend notre propre horizon. Mais ce chef-d'oeuvre a aussi des qualités de charme, de jeunesse et de vie, qui le préservent pour toujours des atteintes du temps.

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Si vous aimez la peinture (de façon générale), si vous aimez l’art actuel (plus précisément), si vous êtes en Auvergne entre le 13 et le 15 novembre courant, alors, ne ratez pas le premier Salon d’Art Contemporain d’Auvergne qui se déroulera à Clermont-Ferrand / Cournon, juste à côté du Zénith.

Ce salon se déroulera en même temps que le Rendez-vous du Carnet de Voyage, mais attention, ce ne sera pas au même endroit mais au Parc des Expositions et des conventions de la Grande Halle d’Auvergne, en banlieue sud-est de la ville tout à côté de la sortie n°3 de l’A75.

Il accueillera près de 100 artistes dans un carrefour de l’Art qui rassemblera pour la première fois ici en un seul lieu, le plus grand nombre d’acteurs culturels du monde de l’Art contemporain : artistes, galeries, associations, institutions…

C’est dire le complément qu’il apporte dans un registre sensiblement différent du Rendez-vous des Carnets !

  • Quelle différence me direz-vous ?

C’est un autre regard de l’art plus axé sur une créativité en principe non associée aux carnets de voyages.

Sauf pour moi !

Car si je n’y montre pas de carnet au sens littéral du terme, le travail que j’y exposerai est pourtant le fruit d’une réflexion informelle née de mon travail carnettiste en rapport direct avec les aventures ou voyages à l’origine de mes carnets, et tant que je n'ai pas été au bout de ma démarche je peux rester des années sur le même sujet.

Rendez-vous avec un autre visage de l’art vivant au premier Salon d’Art Contemporain de Clermont-Ferrand.Détail du « Territoire de karst » Huile sur toile 25 F (exposée au musée d‘art contemporain de Wuxi et dans deux galeries de Shanghai et Pékin en 2013 - 2014 en exposition prestige d‘une sélection d‘artistes tarnais).

C’est l’une des toiles que j’exposerai sur mon stand : un  témoignage parmi d’autres de l’aventure « Aven aux Merveilles », révélatrice aussi de ma démarche picturale, du sens de ma peinture si on veut, expérience créative introspective qui met en valeur la relation profonde unissant la nature à l‘être humain et repose à ma façon nombre de questions fondamentales dont celle de la perception.

Le karst en profondeur, dans sa minérale nuit, est la mémoire vivante de l’évolution de notre planète depuis les origines du mésozoïque. Seule, l’action de l’eau et des mouvements tectoniques révèlera à notre regard émerveillé les splendeurs ignorées qui sommeillent sous nos pieds.

Tant que nous ne savons pas ce qu‘elles sont, nous ignorons ce que ces splendeurs nous révèlent de notre propre histoire et elles ne représentent pour nous que l’image inextricable d’une entité au visage abscons et inabordable.

Le, territoire de karst, c’est dans son étrange complexité le mystère de la terre, de son pouvoir magique fait de puissance tellurique et de fécondité que les hommes jusqu‘à « nos jours délirants » ont toujours respecté, honoré, vénéré.

C’est aussi un reflet de nos propres mystères, de notre histoire et de nos réalités, où chacun essaie d’avancer en essayant de résoudre l’éternel conflit entre doute et quête du sens, au milieu de questionnements qui resteront sans réponse dans la fulgurance de notre trop courte existence…

Attention, ce n’en est pas une redite en plus grand format de motifs qui pourraient être extraits de mes carnets, mais un travail qui en est le prolongement pictural intime, informel, un développement profond qui va bien au-delà des rencontres visuelles, intellectuelles et humaines qui font déjà l’intérêt d’un carnet.

C’est le produit d’une aventure de l’esprit différente, la matérialisation d’un voyage intérieur qui prolonge et sublime le voyage du carnet lui-même (ou l’expérience qui peut y être assimilée, je vous renvoie à d’autres expériences de la même nature dont j’ai déjà témoigné ici).

Parlons simplement, j’apporterai sur mon stand mon dernier livre, un carnet d’exploration : l’Aven aux Merveilles dont je vous ai déjà parlé ici à sa parution.

Rendez-vous avec un autre visage de l’art vivant au premier Salon d’Art Contemporain de Clermont-Ferrand.
Première de couverture du carnet d’exploration « L’Aven aux Merveilles ». Il ne m’en reste plus que quelques exemplaires que j’apporterai sur mon stand si vous voulez en acquérir un, c’est le témoignage formel (par ce que la « conscience ordinaire » appréhende) de l’exploration des réseaux les plus récents du gouffre aux côtés de mon camarade Roland PÉLISSIER spéléologue renommé.

Fruit de sept ans de travail et d’un engagement total en milieu souterrain au cours d’explorations qui allaient livrer des kilomètres de salles et de galeries aux concrétions d’une beauté remarquable extrêmement rares (classées par le Ministère de l’Environnement il n’y a pas très longtemps)

Cet ouvrage par-delà son témoignage, n’est que le visage du monde que la conscience ordinaire appréhende.

Et puis, il y a mes peintures inspirées de l’Aven aux merveilles, et là, je franchis les frontières du visuel (élément important mis en valeur à travers mes plus récentes expériences travail en « créativité augmentée »), c’est à ce voyage que je vous invite sur mon stand !

Pour y venir je vous offre une invitation au SACA : il vous suffit de me la demander en cliquant ici (à présenter à l’entrée vous ne devriez pas payer, et je vous avertirai de mes futures expositions et activités), vous pouvez l’imprimer à partir du PDF que je vous enverrai mais si vous êtes dans mes correspondants (es) vous l’avez déjà reçue. Mon stand n°35 (en angle) sera situé face à l’entrée principale, et si vous voulez me rencontrer ce sera avec plaisir, nous pourrons aussi bien parler de peinture, sculpture (je vous reparlerai d’ici le début du salon des sculptures de mon père que j’y exposerai aussi), carnets de voyages, stages, etc.

Rendez-vous avec un autre visage de l’art vivant au premier Salon d’Art Contemporain de Clermont-Ferrand.Mon travail en amont dans les profondeurs du karst, une photo prise par mon ami Serge CAILLAULT pendant l’exploration du gouffre dans des conditions parfois épiques en tout cas bien moins confortables que celles d’un atelier ou de la surface, au cours de descentes sous terre qui duraient chacune plusieurs jours.

Une expérience déjà révélatrice de ce que peut nous apporter la « créativité augmentée » associée aux effets du «flow ».

Vous découvrirez dans le prochain article de ce blog une autre toile importante à mes yeux, que j’exposerai au SACA  toujours  en rapport avec cette étonnante aventure.

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L'empressement à révéler

Propos

La ferveur durant la jeunesse
N'est pas freinée par la sagesse
Qui permet dans l'exaltation
De prévoir l'effet d'une action.

L'adolescent ouvert au monde
A souvent une joie profonde
Et un sentiment de fierté
Lors de compliments mérités.

Une oeuvre gardée sans témoins
Est modifiable plus ou moins
Quand on la retrouve à sa place.
Livré, un écrit ne s'efface.

Moi, ce n'est que dans la vieillesse,
Souvent pénétrée de tendresse,
Que j'ai dispersé dans le vent
La poésie de doux instants.

En relisant d'anciens poèmes,
Qui m'émeuvent et certes que j'aime,
Je ne cesse de corriger
Des vers me semblant négligés.

6 novembre 2015

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ADMINISTRATEUR GENERAL

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 12/11 au 29/11/2015 l’exposition  événement des artistes suivant : Cécile Parent (Be) peintures, Christian Voglet (Be) technique mixte, Catherine Karrer (Ch) peintures et Joël Jabbour (Be) Photographies fresques.

 

Le VERNISSAGE a lieu le 12/11 d e 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE a lieu le 29/11 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

Cécile PARENT (Be) peintures

« Symphonie des sphères »

 

Christian VOGLET (Be) technique mixte

« Mot à mot »

 

Catherine KARRER (Ch) peintures

« Explosion de couleur et de lumière »

 

Joël JABBOUR (Be) photographies

« Les fresques »

 

 

A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste

Louis de VERDAL (Fr) sculptures

 

Exposition du 12 novembre au 29 novembre 2015.

 

INVITATION AU VERNISSAGE

 

Le jeudi 12 novembre de 18 h 30 à 21h 30.

Drink de bienvenue et petits sandwichs fourrés.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

INFOS ARTISTES ET VISUELS SUR :

 

Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu

Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur

Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery:  

Voir: http://ning.it/KHOXUa

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://ning.it/VpFh6C

 

Et à titre d’information voici les prochaines expositions:

 

 

-Titre : « Différents regards sur l’art »

Artistes : JIDEKA et DUDON peintures, SLAVU sculptures.

Vernissage le 02/12 de 18h 30 à 21h 30.

Exposition du 02/12 au 20/12/2015.

Finissage le 19/12/2015.

 

-Titre : « Différents regards sur l’art »

Artistes : Collectif d’artistes.

Vernissage 06/01 de 18h 30 à 21h 30.

Exposition du 06/01 au 24/01/2016.

Finissage le 23/01/2016.

 

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                        Voir:         http://espaceartgallery.eu

 

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

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L'ESPRIT DU LIEU

12273127489?profile=originalIls avaient décidé  de s'isoler , de s'incarcérer , ils firent autour d'eux le vide...Nulle ouverture sur le dehors , sinon quelques fissures Le monastère est avant tout , clôture , enceinte , rempart dressé contre les séductions du siècle et ses regains de convoitise dont on doit se garder soigneusement Les murs du dortoir sont opaques , percés de fentes rares , resserrées et le jour qu'elles laissent parcimonieusement filtrer est aussi brut , tout nu , aucun apprêt

Georges Duby  ( Intérieurs Nuit )

Abbaye de Sénanque ce dernier jour d'Octobre

  photo d'une fenêtre  du Dortoir  inoccupé à présent ,     il reste une vingtaine de moines au monastère

( voir aussi " Au gré des jours " Entre ombre et lumière )

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"La feuille qui atteindra La Hague"

une aquarelles d'ADYNE GOHY

12273126089?profile=original

a été inspirée par

un poème de RAYMOND MARTIN

Quartier Latin

 

Un bruit lancinant courait dans la rue

Obsédé par l’idée d’y trouver un écho

Tel le bruit sec, contre un roc, du soc d’une charrue

Mais seul, épuisé et déprimé, il n’y trouva plus ses mots.

 

 

Dans la ruelle monochrome, un charançon rougeâtre

Festoie des restes parsemés de graminées égarées

Par le passereau craintif sautillant sur ses pattes.

Un griffon rabougri déshonore le lampadaire désœuvré.

 

 

Un cloporte hirsute ricane de cette scène, rue du Four,

En chantant un hymne effréné en l’honneur de Bacchus.

Cinq coups résonnent d’un gothique clocher alentour

Dérangeant le chineur déçu en voyant le ramas.

 

 

A l’ombre de l’ancestral robinier du square Viviani

La fraîcheur garantit le repos au ramereau picoreur

Sous le regard bienveillant de Saint-Julien, protecteur

Du pauvre somnolant sur le banc graniteux des mélancolies.

 

 

Tournoiement d’une feuille séchée au soleil tombant

Se posant  en  Seine  sur la crête d’une vague                     

Qui l’amène vers son unique destin, le couchant.

Aura-t-elle la chance de pouvoir dépasser la Hague ?

 

Raymond Martin 2010

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

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Une heureuse nouvelle.

    

Chers amis et membres
C'est avec un vif plaisir que je vous annonce la mise en vente À Edilivre de mon recueil de poésie À Bord, publié à compte d'éditeur.( Son coût est de 14 euros.50)
Un beau cadeau de Noël!
J'aurai une bien agréable journée et souhaite qu'il en soit de même pour vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vernissage

Dans la chaude atmosphère des rivales couleurs
Se pressent à l’infini des bras croisés,
Des regards de joie émerveillés
Où courent des flammes de bonheur !

A chaque détour un art nouveau se révèle,
Un caractère imprimant sur la toile,
Sa vision imaginaire, ôtant le voile
D’un amour, d’un rêve , d’une peine éternelle.

Artiste -peintre, écrivain des ardeurs et des douleurs,
Tu es debout près de ton oeuvre avec le sourire ;
Vainqueur du temps, des saisons qui expirent,
Rien ne t’enlève plus la certitude de cet honneur.

Combien de jours ou de nuits n’as-tu plus compté
A donner à ton rêve secret sa réalité ?
Voilà qu’il est montré, car tu aimes partager
Artiste-peintre, l’univers qui naît de ton intimité.

C’est aujourd’hui que tu exposes de ta vie sa pièce,
Un regard se pose, te voilà compris.
Les paupières lentement acquiescent
Et le délice envahit ton coeur qui te sourit !

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J'écris beaucoup, et je lis bien moins...

Pardonnez-moi si je vous lis si peu... car ça bouillonne en moi et ça doit sortir, alors j'écris quand je ne m'enflamme pas dans le débat... Et quand je vous lis et que ce que vous dites ouvre une porte, c'est terrible !... Alors j'écris à mon tour non pas des idées que je vous piquerai... mais à propos de ce que j'ai vu au-delà de la porte que vous avez ouverte, à propos de ce que vos propos font s'engouffrer en moi ou rejaillir de lectures passées et travaillées.

Pour comprendre ce que je veux dire ici voici mon dernier billet de mon blog de scIence, texte intégral sauf modifications éventuelles ultérieures (c'est né de la rencontre entre un raz-le bol d'entendre parler des 5 sens et de cette réalité augmenté pour laquelle plaide ce mouvement qui porte le nom horrible et doctrinaire de transhumanisme (informations ici (article de Laurent Alexandre, fondateur du site Doctissimo) ou (wikipédia)) :

On aura pu s'étonner de la place d'un poème dans ce blog de scIence... La poésie en tant qu'art, c'est-à-dire "faire", est pour moi le moyen de rester connecté au Réel sans tomber dans les aspects théoriques que la science, qui prend une large partie de ma vie, suscite en général, et contre lesquels je lutte, rejetant leur allure séduisante et confortable.

À notre terrible époque technologique l'art devient une obligation pour ne pas déconnecter.

Nos écrans multiples et variés nous déconnectent voilà la réalité !

Tomber dans l'illusion de la réalité augmentée par exemple sera une tragédie pour l'humanité* si certains ne conservent pas le lien direct avec leur entité périphérique.

[* Même Bill Gates qui n'est pas pour rien dans cette histoire le dit à ce propos du transhumanisme  : "Je ne comprends pas que les gens n'est pas peur."]

Mais, c'est quoi l'entité périphérique ?

En deux lignes car il me faudrait sinon plus de 20 pages :

ma périphérie s'étend à ce que je peux goûter (en moi donc), toucher avec mes doigts (pas très loin de moi donc), sentir (avec mon nez), puis entendre, puis, en allant tout à coup beaucoup, beaucoup plus loin, voir (avec la vue je prends conscience que ma périphérie est cosmique...).

C'est le message des fameux cinq sens : le simple élargissement physique des moyens de perception de mon être donc de l'espace dont je peux être conscient (même si dans cet espace se déroulent des faits qui m'échappent : rayonnement cosmique ou simplement la présence des clés que je cherche.

Et encore, ne sont-ils que 5 comme on le lit encore bien trop souvent alors que notre organisme perçoit sans peine la chaleur extérieure, son propre équilibre, ses propres mouvements et les mouvements extérieurs qui lui sont imposés, et même son état de vie ?

N'avons-nous pas aussi une perception sensitive de la réalité de l'autre avec qui l'on parle, bien au-delà de sa simple apparence ?

Comment percevons-nous ses pensées pourtant parfois si mal exprimées ?

N'accédons-nous pas au sens de ce que l'autre exprime ne serait-ce qu'avec des gestes, des regards, des mouvements qui sont un langage ?

ET L'ON VEUT PARLER DE RÉALITÉ AUGMENTÉE !

Il faut bien noter que chaque écran nous coupe d'un accès au Réel pour nous transmettre le sien, celui pour lequel il est fait et pour lequel il nous offre des données sélectionnées, réductrices à la fonction pour laquelle ses capteurs et programmes informatiques en arrière-plan ont été étudiés.

Une partie de nous est étriquée à notre corporéité, l'autre atteint des espaces que notre conscience usuelle voire intellectuelle ne peut imaginer car il faut pour cela déjà s'ouvrir à l'immatérialité de celle-ci ; mais QUI s'ouvre, la conscience ou l'être qui la porte ?

Cette part non corporelle est fermée à la technologie...

Quand on ne parle que de 5 sens, on limite déjà énormément notre capacité à atteindre le Réel du monde, on la limite à ce qui est plutôt grossier... alors, commençons par développer notre propre potentiel, il verra bien plus vastement que tout gadget technologique orienté.

(article in situ)

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Apparition

Assise sur un banc, j'attends un train.

Dans la chaleur matinale, tout de blanc vêtue,

elle apparaît.

Un ange au féminin.

Elle s'assied à côté de moi.

Sourire très doux.

Elle me demande mon nom.

Elle me parle, je réponds.

Elle m'appelle par mon prénom.

Mais les mots n'ont pas d'importance.

Assises côte à côte, on attend.

Je regarde les maisons, les montagnes.

Ma solitude et ma souffrance envahissent l'espace.

Je tourne la tête.

Nos regard se croisent

Sourire très doux.

Mon regard se pose sur les montagnes.

Une vague me submerge.

Je retiens mes larmes.

Le train arrive.

On se dit au revoir.

Elle m'appelle par mon prénom.

Je n'ai pas retenu le sien.

Tout de blanc vêtue,

elle disparaît dans la foule.

Un ange au féminin.

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Dans l'ensoleillement

Rêverie

Encombré fut le long chemin
Qui aboutit à la clairière
Où me déposa mon destin
Et m'y maintient dans la lumière.

J'ai travaillé à mon histoire.
Subissant des événements,
Je fis des efforts méritoires
Pour me préserver du tourment.

Je me demande si la chance
Attribue d'heureux lendemains
Comme une énorme récompense.
Or cela est bien incertain.

Ma vie se déroule au soleil.
Sans doute mes jours se ressemblent;
Ils ne pourraient être pareils.
Bien souvent des ombres y tremblent.

Je trouve doux le temps qui passe,
Complétant mon vieillissement,
Renouvelant nombreuses grâces,
M'incitant au recueillement.

5 novembre 2015

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BRUMES DE NOVEMBRE (extrait de 'Confiance')

Perdue dans le brouillard de mes pensées…

Brumes de novembre, jour de Toussaint,

Loin des années passées me rendant oppressée.

Seul me manque le rendez-vous des cousins.

 

Les fleurs comptées vérifiées par mammy,

Les pesantes obligations de la matinée,

Les retrouvailles chaleureuses de l’après-midi,

L’irréelle envie d’encore tous les retrouver…

 

La douleur de ton absence me fait peur.

Je refuse d’en parler si ça ne vient pas de moi.

Je sais que ton départ a brisé leur cœur

Et plus rien ne sera jamais pareil sans toi.

 

Journée douillette où je m’accroche à ma foi…

Une fête, où seuls toi et moi, cœur à cœur,

Nous trinquerons à l’Amour et ferons repas de roi.

Avec toi, la mort ne me fera jamais peur.

 

De l’autre côté, si près de moi, à vie tu seras là.

Il me faut toutefois continuer à bien vivre.

Aux larmes à la douleur, tu as mis halte là,

Tu m’as fait promettre de plus que survivre.

 

Toujours pour toi et en ton seul nom,

J’ai relevé là tête et avancé dans le brouillard:

Un avenir m’attends de l’autre côté du pont.

Il me suffit pour cela de croire à mon art.

 

 

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HISTOIRE COURTE 33.

LE GRAFFITI !

J'ai un air dans la tête depuis mon réveil...

-Nat King Cole, il y a longtemps que je ne l'écoute plus et pourtant "Unforgettable"!

Cette mélodie je la chante en me rasant, c'est plus fort que moi et étonnamment les paroles me reviennent tout naturellement! Sont elles inoubliables? Ou bien... sont-ce plutôt les yeux noisettes de cette cliente qui en fin de journée est venue choisir une nouvelle paire de lunettes?

-Noisette ses yeux? Je dirais plutôt pailletés d'or et puis vibrants et doux et si mélancoliques à la fois!

Une vraie femme, plus très jeune mais si soignée. Elégante sans ostentation, un jeans, une veste qui m'a fait songer à ce veston que j'ai tellement affectionné que je n'arrivais pas à m'en défaire... et dessous un top décolleté laissant entrevoir la naissance de ses seins... En une seconde, je sus que je me souviendrais longtemps de cet instant!

En me penchant pour ajuster la monture des lunettes, j'ai respiré un parfum léger, pourtant entêtant! Un parfum qui lui ressemble ai-je songé...

-Elle va revenir la semaine prochaine, mais aurai-je la patience d'attendre jusque là pour respirer encore cette odeur dont j'ai rêvé la nuit, cette odeur "Unforgettable"... inoubliable!

-Il est encore tôt, je vais laisser le soin de l'ouverture à Fabien et passer à la parfumerie avant de me rendre au magasin. Il me faut mettre un nom sur cette fragrance!

Le SMS envoyé, un bip de retour me rassure, mon collaborateur sera au poste.

Madame Bauthier, la patronne de la parfumerie est une cliente assidue. Elle a eu pas mal de problèmes de vue et c'est en partie grâce à eux que son odorat est aussi développé et ses conseils toujours judicieux. Ma chère maman n'arrête pas de faire sa pub et de dire "Je ne connais personne qui soit aussi compétente pour conseiller un parfum en accord avec la personnalité, cela tient de la sorcellerie!".

-Si c'est vrai, elle devrait pouvoir me guider.

C'est donc en confiance que je franchis la porte de "Senteurs et Merveilles".

Après un bref Bonjour, je pose mes questions avec un tel débit que Madame Bauthier souriant non sans malice, ne peut s'empêcher de s'exclamer :

-Notre artistes en lunettes est devenu poète, quel bonheur!

Et elle enchaine :

-Une femme capable de troubler en quelques minutes et d'intriguer à ce point... je la vois bien porter "L'Air du temps"... ou plus moderne, pourquoi pas "Baiser volé"...?

Ce disant, elle recherche les flacons de démonstration des deux prénommés. Et, quelques instants plus tard, lorsqu'elle agite sous mon nez les languettes parfumées, je dois donner une fois de plus raison à ma chère maman, il y a une part de sorcellerie dans la sensibilité de cette femme!

Les yeux fermés j'ai reconnu sans hésitation "Baiser volé" et fait sans plus réfléchir l'acquisition d'un flacon de la précieuse senteur.

Je quitte les lieux d'un pas rapide bien que perdu dans mes pensées et voilà que mon regard s'accroche au soubassement de l'immeuble face à la parfumerie et je m'agace :

-Quels voyous ont tagué cette magnifique pierre de France! C'est pire que cela, ils ont immortalisé leurs inscriptions en creusant dans la pierre où je déchiffre quelques cœurs et un prénom : Marie...

Je cherchais celui de mon obsession... il me vient une intuition...

Je crois, je suis quasiment certain... Elle ne peut s'appeler que Marie!

J.G.

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Une promenade savoureuse

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Au Parc Gouin Ville de Saint-Laurent 

Ce jour le parc est somptueux,
Mon âme ravie se repose.
Je m'offre une agréable pause,
Près d'un saule majestueux.

Canards, mouettes et outardes
S'ensoleillent pattes dans l'eau.
Les écureuils sous les bouleaux
À grignoter longtemps s'attardent.

Le ciel demeure sans nuage;
Du satin bleu à l'infini.
Le soleil au bord de son nid
Fait resplendir le paysage.

Dans ce lieu les arbres géants
Se métamorphosent sans cesse.
Or quand la rigueur les agresse,
Ils restent beaux et émouvants.

 

4 novembre 2015

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Lettre à un Ami,

Je vous ai envoyé ce message tout à l'heure car j'étais dans un moment de tristesse

et d'anxiété à la fois ; les larmes me montaient aux yeux.

Je pensais à Christine, à son long combat, à son courage, aux très rares larmes qu'il lui arrivait

de verser parfois ; à sa fin qu'elle sentait proche.

Une sacrée leçon de vie, car elle l'a désirée jusqu'au bout .......

Ce qui m'a fait énormément de peine, c'est lorsqu'elle paraissait minuscule sur son lit

d'hôpital, que ses yeux chauds et bleus me regardaient avec tendresse des fois ; elle tenait

bon, elle ne pouvait pas nous parler trop longtemps car ses paupières à la fois blondes et pâles

se baissaient irrépressiblement ; là, nous partions en silence, nous fermions la porte le cœur bien

gros !

A un moment, à l'hôpital, Christine nous a exprimé son sentiment d'abandon, oui de grand abandon ;

la brutalité du monde hospitalier, sa froideur ! Son prénom avait comme "disparu" !

Christine, nous la gâtions, lui rapportions du parfum, des crèmes hydratantes, des choses pour qu'elle

soit femme, élégante jusqu'au bout : Ce fut le cas !

Aimer c'est trop dur ; en même temps c'est un bel accident que nous permet la vie.

Je revois encore Christine pleurer, oh discrètement, devant le carrousel d'Enghien au moment de noël ;

elle venait d'apprendre l'existence de sa maladie !

Tout ceci, m'a profondément affectée, bouleversée ; m'a montré une fois de plus, que la vie est quelque part superbement absurde, que l'instant traversé peut être le dernier !

Faudrait-il ne plus aimer suffisamment l'existence pour se libérer de cette peur là ?

Comme je vous l'écrivais tout à l'heure, la terre est pleine des cicatrices des gens qui sont partis, mais le soleil heureusement les referme peu-à-peu, puis ensuite y pousse et grandit un arbre ; une enfance alors réapparaît, un recommencement !

C'est ainsi que les forêts, les squares s'enchantent, mais aussi les rues et les boulevards.

Voilà pourquoi de bleue la terre deviendra un jour toute verte !

Je voudrais tellement trouver l'arbre de Christine, puis des êtres qui me sont chers et qui ont

tiré leur révérence un peu trop tôt pour moi ! Mais bon ...

Bien à vous.

 NINA

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Alfred de Musset A.M.V.H.

Il faut, dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses,
Pour savoir, après tout, ce qu’on aime le mieux,
Les bonbons, l’Océan, le jeu, l’azur des cieux,
Les femmes, les chevaux, les lauriers et les roses.

Il faut fouler aux pieds des fleurs à peine écloses ;
Il faut beaucoup pleurer, dire beaucoup d’adieux.
Puis le coeur s’aperçoit qu’il est devenu vieux,
Et l’effet qui s’en va nous découvre les causes.

De ces biens passagers que l’on goûte à demi,
Le meilleur qui nous reste est un ancien ami.
On se brouille, on se fuit. Qu’un hasard nous rassemble,

On s’approche, on sourit, la main touche la main,
Et nous nous souvenons que nous marchions ensemble,
Que l’âme est immortelle, et qu’hier c’est demain.

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Halloween JGobert

Hier matin, au abord d’un parc, sur la route de campagne qui longe le mur d’enceinte, j’ai aperçu un petit homme surprenant. Chapeau vert et bottes de cuir, il cheminait d’un pas ferme vers l’entrée du domaine.

Parvenue au porche du parc, une foule compacte attend et se presse pour entrer. Des visiteurs venus des environs, curieux et intéressés se bousculent, impatients de voir tous les locataires  de cet endroit.

Mon imagination débordante me joue parfois des tours. C’est halloween.  Le parc accueille un grand nombre d’enfants grimés. Squelettes, sorcières, monstres, fées diaboliques, fantômes se mêlent à la foule. Merlin l’enchanteur et sa baguette me précède dans les allées envoutées du parc. Au détour d’un chemin,  je me trouve nez à nez avec Lord Voldemort et Mangemorts. Plus loin Obi-Wan et Yoda se promènent tranquillement alors que Dark Vador attire autour de lui une nuée d’enfants.

Le parc est transformé de mille couleurs et une ambiance insolite se repend dans les allées. Les animaux du parc sont en attente, nerveux et soucieux. Il plane une atmosphère anormale.

D’énormes citrouilles ont envahi les allées. Des coloquintes de toutes sortes s’ajoutent au décor singulier du parc.  Des toiles d’araignées géantes comblent  les coins les plus sombres et dissimulent leurs propriétaires. Dans les arbres, des lanternes aux couleurs de l’automne et des guirlandes ornées de chauve-souris  se suspendent un peu partout.

De nouveau, ma vision se dessine devant moi. Un lutin gambade, cabriole face à moi. Le parc est bondé. Les allées sont repues d’enfants qui courent, cavalent.

Les animaux  nous examinent comme des bêtes étranges. Lassés, blasés, ils nous tournent le dos. Ils s’endorment sous ce dernier soleil d’automne. Le temps a une dimension carcérale pour certains.

Un sifflement capte mon attention et juché sur une branche, ma vision m’observe.  Seule, je le regarde. Il ne parle pas. Il me fait signe de le suivre. Arrivé à la hauteur des cages de perroquets, d’un geste précis, son petit doigt s’enfile dans l’ouverture et fait sauter le cadenas. La porte s’ouvre et l’oiseau s’envole vers le ciel.

Il fait de même avec d’autres cages et libère les volatiles. Les cris des libérés se répandent dans l’espace et de bond en bond, il atteint  les enclos.  Mon esprit déchiffre enfin les agissements de ce lutin. Sa mission est de libérer les animaux enfermés.

Les portes s’ouvrent. Les bêtes se répandent dans les allées. Le parc a pris une autre dimension, des hommes galopent, les parents s’enfuient tirant les enfants ébahis devant ce capharnaüm. Des cris, des pleurs, des larmes et la magie d’halloween prend soudainement l’image d’une catastrophe. Les animaux libérés déambulent tranquillement sur les pelouses, d’autres plus dangereux sont rapidement cernés et remis en cage. Au milieu de ce tapage, masques et  déguisements sont tombés. Le lutin, inaperçu, invisible, savoure son œuvre.

Je contemple le carnage accompli et la horde de gens qui courent dans tous les sens. Un ballet terrien mal dirigé où le chef d’orchestre a perdu sa baguette.

Le lutin n’a pas dit son dernier mot et tout à coup, les hommes se retrouvent enfermés dans des cages étroites, réduites. Ils manifestent leur mécontentement. Ils crient, hurlent, vocifèrent.  L’incompréhension est totale. Une vie captive, douloureuse se dessine devant eux dans des tableaux imaginaires, inventés par leurs esprits internés. La vie qu’ils ont créée pour d’autres ne leur sied pas. Tous crient, innocents.

Le machiavélique  génie, espiègle, malicieux  a fini ses farces et d’un geste diabolique rend le présent à la réalité du monde. Il disparaît.

 

  

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12273128857?profile=original"Le banquet ou De l'amour" est un dialogue de Platon (428-347 av. JC.), composé vers l'an 384 av. JC. Platon y exprime sa nouvelle conception de l' Amour (voir "Lysis"), activité dialectique qui incite l'homme à la contemplation de l' Idée, l'aidant ainsi à atteindre la félicité. Le dialogue se déroule dans la maison du poète dramatique, Agathon, qui avait invité ses amis à un banquet pour fêter son premier succès théâtral. Fatigués de boire, les convives décident de prononcer chacun un discours en l'honneur du dieu Amour. Phèdre commence la joute oratoire en faisant l'éloge de l'Amour comme du Dieu le plus antique et le plus honoré, dispensateur de grands bienfaits. Suit le discours de Pausanias: avant tout, il distingue l'amour vulgaire de l'amour céleste et fait l'éloge de ce dernier. Puis il entend démontrer que les lois d' Athènes et de Sparte sur l'Amour sont bien meilleures que celles en usage dans les autres cités: en effet, non contentes de distinguer les amours s'adressant plus au corps qu'à l'âme, éphémères et égoïstes, de celui qui s'adresse à la beauté morale et qui unit les âmes dans la poursuite de la vertu et de la science, elles interdisent les premières (amours vulgaires) et encouragent le second (amour céleste). L'auteur dramatique, Aristophane, commence alors le récit d'imaginaires aventures qu'auraient connues les premiers hommes et en vient à affirmer que l'amour entre individus du même sexe est plus noble que l' amour entre individus de sexe opposé. En outre, il déclare qu'il est juste de chanter l' Amour parce qu'il apporte la félicité aux hommes. C'est alors au tour d'Agathon; son discours, exemple étudié de pure rhétorique, soutient qu'Amour est le plus jeune et le plus délicat des dieux et le célèbre comme origine de la poésie et de tous les arts et sciences qui naquirent d'un désir et d'une aspiration.

Socrate enfin, prend la parole: après avoir dit son inexpérience dans l'art de l'éloge, -où dit-il, à en juger par vos discours, l'on ne se préoccupe pas de distinguer le vrai du faux, -il annonce qu'il s'en tiendra pour sa part à la vérité! Grâce à un jeu de questions et de réponses, il démontre à Agathon qu'Amour est nullement bonté ni beauté, mais bien désir de bonté et de beauté (Socrate avoue d'ailleurs avoir appris ceci de la prophétesse Diotime de Mantinée). L' Amour, poursuit-il, est intermédiaire entre le divin et le mortel; ce n'est pas un dieu mais un démon, interprète et messager entre les hommes et les dieux. Engendré par Esprit et Pauvreté durant les fêtes anniversaires de la naissance de Vénus, il est pauvre par sa mère et doit à son père sa nature de philosophe. Amour est cette tendance à la possession perpétuelle du bien en quoi consiste la félicité, cette félicité que les hommes cherchent à atteindre par des voies différentes toujours à travers la procréation, mais quelques-uns selon le corps et d'autres selon l' esprit. A ce second groupe appartiennent les poètes et les artistes qui désirent procréer avec l' intelligence et dont les plus belles oeuvres se rapportant à l'organisation des cités et des familles, participent de la modération et de la justice. C'est animés d'une telle impulsion qu'ils cherchent la beauté et, quand ils trouvent en un beau corps d'éphèbe une âme noble et bien douée, pleins de joie, ils s'emploient, par de sages discours sur la vertu et la nature de l'homme juste, à former le jeune homme. C'est ainsi que se crée entre deux amis un lien plus fort que celui qui unit l'homme à la femme, engendrant des fils infiniment plus beaux et immortels. Diotime avait également montré à Socrate que, si l'on procède avec droiture, on passe graduellement de l'amour pour les beautés d'ici-bas jusqu'à cet amour qui nous pousse à contempler et à connaître le beau en soi. Arrivé à ce "moment de l'existence qui mérite, plus que tout autre, d'être vécu", l'homme pourra créer "non des apparences de vertu, mais la véritable vertu parce qu'il aura puisé à la vérité" et devenir immortel. Pour arriver à ceci, qui est la plus haute conquête humaine, l'homme reçoit une aide puissante d' Amour, et c'est pourquoi -affirme Socrate- il doit être honoré.

Lorsque Socrate a terminé son discours, paraît Alcibiade, ivre et paré de fleurs et d'écharpes; comme on lui demande de prononcer à son tour une allocution, il décide de louer Socrate dont il se déclare, mi-sérieux, mi-plaisant, épris et jaloux. Socrate, dit-il, sait découvrir qui a besoin d'être initié aux mystères et le charme si bien par ses discours qu'en l'écoutant on sent le désir de s'améliorer; loin de lui, cependant on s'écarte des bonnes résolutions que l'on a prises au point d'en être honteux quand on est de nouveau en sa présence, au point d'en arriver à souhaiter que Socrate meure, tout en réalisant parfaitement qu'on en éprouverait une grande douleur. Se trouvant dans cette alternative, Alcibiade ne sait plus comment se comporter avec lui. Socrate semble toujours amoureux des personnes douées de beauté et Alcibiade a espéré le conquérir par la perfection de son corps, dans l'espoir de recevoir ensuite de lui la divine sagesse. Il a usé de tous les artifices pour que Socrate s'éprenne de lui, mais il n'y est pas parvenu et il s'en attriste infiniment, tout en ne pouvant moins faire que d'admirer sa droiture, son énergie, sa sagesse et sa modération. Alcibiade, qui a été le compagnon de Socrate dans la campagne de Potidée et de Délion, peut encore lui adresser bien d'autres louanges qui le placent au-dessus de tout autre mortel, pour sa résistance à la fatigue et à toutes les souffrances physiques, pour son mépris du danger, son pouvoir d'inspirer le respect même à l'ennemi. En outre, il sait faire des discours accessibles à tous dans leur forme extérieure, mais qui renferment des pensées profondes et touchent aux sujets les plus vastes et les plus élevés. La joute oratoire est terminée lorsqu'une nombreuse troupe de buveurs fait irruption dans la salle; le vacarme monte jusqu'au ciel, tous boivent énormément, quelques-uns sortent, d'autres s'endorment. Socrate continue à converser sereinement jusqu'au matin, puis il sort, commence sa journée comme à l'ordinaire et ce n'est que vers le soir qu'il ira se reposer.

Le "Banquet" est l'un des plus beaux dialogues de Platon, non seulement par la doctrine de l' Amour que Platon y développe, mais encore par la manière dont est tracé, par le truchement d' Alcibiade, le portrait de Socrate. Le charme du maître, sa calme maîtrise de lui-même en toutes circonstances, y sont exprimés avec une vie et une vérité plastique que Platon n'atteignit en aucune autre de ses oeuvres.

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Revenir à toi

Revenir à toi.

M'envelopper de ta douceur.

Flotter en toi

comme une pensée légère et obsédante.

Rêver en toi

à notre paradis perdu.

Respirer en toi

l'air du grand large.

M'oublier en toi.

N'être que toi

sans que tu le saches.

Revenir à toi.

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