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Le choix

Ennui profond,
Je tourne en rond.
Vrai, je bougonne
Dieu me pardonne!

M'en prends au sort,
Mais bien à tort,
J'ai de la chance,
Vis sans souffrance.

Je nie mon âge,
Ou m'en outrage.
Ô vanité
Des vanités!

29 janvier 2013.

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DEUX... VOIES

 

 

        DEUX... VOIES

…L'ancre est de nouveau levée
Et l'encre retrouve sa source
Et je m'embarque dans les deux voies
La mer est calme
L’air marin invite aux voyages
Mes yeux se purifient à l’azur
Et celui du ciel de mon âme


Ma plume sort de sa somnolence
Décide autant de fois de changer de cap
Et mes mots longtemps en jachère
Se mettent à l’œuvre
Les sveltes lettres entament une danse
Sous les yeux étonnés d’une lune radieuse
Et l’éternelle envie
Des étoiles du firmament en hypnose


Les lignes accompagnent les lignes des allées
Les points ceux du passage des oiseaux
Les accents accentuent la tonalité
Les échos qui chevauchent les échos
Et les échos qui répondent aux échos
Et je m’éloigne… en solitaire


Je sens partout des étreintes
Je vis toujours sous l’emprise des étreintes
Quand mes bras enlacent avec fougue
Quand mes bras entourent avec force
Le tronc Ô combien mouvant des souvenirs…!


Dire que je suis versatile…
Dire que je vis sur un socle d’argile…
Dire que je suis l’indéchiffrable errant…
Pourquoi ne pas l’être ?
Quand le ciel des saisons change d’humeur…
Quand l’arbre reconnaît son ardeur…
Quand la rose étiolée renaît de ses cendres…
Quand la source agonisante reprend vie…
Après le rétrécissement de ses racines…

 

… Et je m’éloigne, le corps et l’esprit ailleurs
Pour partager les noces des deux voies…
Celle de l’ancre levée de l’embarcadère
Et celle de l’encre de la vie
Je mets une nouvelle passerelle symbolique
Entre les deux voies…en symbiose

© Kacem Loubay
Mercredi 3 octobre 02
khénifra - Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive

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Aiguilles Godefroy, Déplasse et Viala au Caroux, aquarelle Alain MARCQue les choses soient très claires, cette aquarelle n'est pas une aquarelle comme nous en réalisons toutes et tous au cours de nos balades dans la nature ou nos carnets de voyage (ce qui est déjà formidable quand on peut le faire) : elle est le produit d'une expérience dont le processus commence dans une réflexion et une démarche particulières qui lui sont bien antérieures.

L'intention qui en est à l'origine n'est pas de réaliser une « belle aquarelle » ni une aquarelle révélatrice d'un talent quelconque de son auteur, ni de représenter un paysage en tant que tel, mais d'étudier, d'élaborer et de tester un processus créatif nouveau dont le prolongement ne doit pas s'arrêter à une simple expérience graphique et picturale tout aussi intéressante qu'elle soit.

Mon projet va plus loin que cela, car il touche l’individu dans son développement personnel tout en étant un formidable tremplin dans l’élaboration d’œuvres en arts plastiques comme j'ai pu le vérifier à partir des expériences qui ont suivi (étant à la fois « cobaye et chercheur » dans ce projet il y a un énorme décalage entre la publication de mes articles et les résultats que j'ai déjà obtenus).

Mais ils sont bien là, les produits picturaux de ces expériences, et ils sont loin d'être inintéressants !

Je reparlerai plus tard des phases de développement des croquis aquarellés et des aquarelles de terrain réalisés à travers ces expériences, ainsi que des implications mentales qui ont débouché sur des toiles de plus grand format à partir des méthodes que j'ai développées et qui tirent leurs enseignements du fruit de ces expériences.

Mais aujourd'hui, je témoigne de leur intérêt pour l'énergie positive, l'enthousiasme, l'esprit de réussite et le sentiment d'immense bonheur qu'elles procurent.

Ce qui était le plus difficile pour moi était de transposer la stimulation créative ressentie lors des états de « flow » (également nommés « expérience optimale » selon les psychologues, ou d'entrée dans la « zone » comme le disent les médecins du sport) à un état de conditionnement mental qui la rende si possible reproductible en dehors de tout contexte sportif.

Ce qu'il faut que je transpose de l'action sportive à l'expression picturale est très complexe (les facteurs physico-chimiques et neuromédiateurs déterminants pour le conditionnement mental dans une situation sportive donnée tels que l'adrénaline, les endorphines, la sérotonine, les monoamines, etc., ne sont à cause de mon absence de connaissances spécifiques, ni compréhensibles, ni « envisageables » dans une situation différente du contexte où ils se manifestent).

Alors, j'en relève les éléments que je considère comme déterminants au cours de l'escalade :

    • une projection dans l'objectif clair d'atteindre le sommet avec le plus de maîtrise et d'aisance possible en accumulant un maximum d'énergie positive (celle-ci apparaît sans en avoir conscience si les deux autres s'affirment en synergie),

    • une implication totale, une intense concentration tout au long de l'escalade,

    • la mise en phase dans la totalité de l'action des compétences personnelles (physiques, intellectuelles, mentales, etc.) avec les difficultés du projet (tant globales que sectorielles),

    • un véritable relâchement mental afin de se détacher de toute distraction « externe » pour se concentrer uniquement sur l'environnement immédiat et l'enchaînement des gestes d'escalade (ce que je n'ai pas toujours fait pendant ces deux dernières longueurs de corde, car je me suis souvent arrêté pour contempler, réfléchir et me « nourrir » de mon environnement),

    • une modification réelle de la perception du temps qui s'écoule (je dirai plutôt de son interprétation),

    • une maîtrise presque « absolue » du self contrôle dans l'action (je savais bien avant, que celle-ci était d'abord liée au niveau d'entraînement),

    • l'adaptation immédiate du comportement individuel face aux difficultés techniques imprévues survenues au cours de l'escalade.

 
Aquarelle en créativité augmentée à la Tête de... par Watercolourman

À partir de tout cela, entre les notes prises en analysant mon comportement dans le stade le plus élevé de l'état de « flow » (que je pense avoir vécu pendant l'action sportive), et en établissant un parallèle avec mes méthodes personnelles de concentration lors de toute action picturale, j'en dégage et étudie les différents points communs réunissant les deux actions ainsi que leurs différences, et j'en tire plusieurs analyses débouchant chacune sur des « exercices » particuliers dont l'aquarelle ci-dessus des aiguilles sommitales du Caroux est l'un des premiers produits (de même que mon « chêne vert » ou le « rocher aux lichens » sont le résultat d'autres exercices similaires, l'aquarelle réalisée dans le cours même de l'escalade ne faisant pas directement partie de ces exercices).

Cette vidéo est constituée de deux parties (il est important de bien comprendre la première pour mieux suivre la seconde, car j'y explique ma démarche, l'acte pictural ayant commencé bien plus tôt pendant l'escalade) : a priori, la première (celle de l'escalade), pourrait ne rien à voir avec la seconde (celle de la réalisation de l'aquarelle), il n'en est rien !

Les deux participent à une même expérience (entreprise depuis plusieurs épisodes, voir par exemple l'article précédent) destinée à élargir notre potentiel créatif et à optimiser de nouvelles approches dans le développement de l'expression picturale...

 

Il va sans dire que les méthodes que je suis en train d'expérimenter ne peuvent (pour l'instant) pas s'appliquer à une peinture en milieu urbain ni à un travail où on serait en permanence déconcentré.

Mais je commence à les appliquer sans implication sportive spéciale !

Par contre, les notions d'émerveillement, le rapport à la nature et la façon de se fondre en elle sont des éléments très importants : c'est par eux que passe cette chose si étrange, de l’ordre de l’essence du monde qui permet une projection de l’état intérieur en même temps qu'une interaction entre soi et l’univers (on rejoint ici certains échanges de Michel Onfray avec François-Xavier Bellamy à propos du livre « Cosmos » - et de bien d'autres penseurs présents et passés à travers leurs questionnements – échanges que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer dans un article récent)...

On touche aussi (mais d'une façon particulière) à l'existentiel. Cela nous amène à d'autres conceptions de l'art contemporain qui relèveraient non plus d'un présent créatif qui veut se différencier, mais de l'universel.

Un art « métacontemporain » en quelque sorte, qui consisterait à ne plus admettre la peinture (ou la sculpture ou toute autre forme de création actuelle) comme une fin en soi, mais comme un témoin de l'intériorité de l'être (par-delà son ego celui-ci n’existant plus dans ce rapport à l'univers) associé à un nouveau questionnement de l’essence du monde dont elle révélerait une forme de perception.

À suivre.

Article et vidéo précédents sont ici : Aquarelle et expérience de flow à la Tête de braque (3e et 4e longueurs)

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Bawis d'automne

Cet automne les pierres m'oint encore raconté des histoire de bawis*, retrouvez-les ici. (on peut aussi cliquer directement sur les images)

Voici deux photographies en avant goût :

12273129480?profile=original

12273130055?profile=originalBonne visualisation, découverte, ou encore stimulation

*

Bawi est le nom que je donne à mes empilements de pierres, fragiles par instabilité.

J'ai rencontré un jour un homme qui lui aussi avait ce souci de donner un nom à la chose, il les appelle piéreqs.

Bawi vient de Balancing Art Work International, une cause commune des gens qui comme moi élève les pierres dans un monde qui n'est pas leur leur.

Piéreq de son côté compose Pierre érection équilibre.

Notre rencontre est consultable ici.

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L'adolescent et la jeune fille,

 

Dans un couloir bleu,

marche une frêle jeune fille brune,

dont la tonalité des pas est semblable

à un chant dans la tête d'un adolescent

mélancolique et seul, pensif face à la mer ;

sa tristesse est néanmoins joyeuse,

tant il est empli d'elle, sa muse de chaque instant,

son commencement !

Dans une chambre claire,

l'adolescent fébrile,

l'écrit toute entière, à l'encre bleue,

jusqu'à ce que résonne le nu murmure

de ses pas juvéniles, qui s'enhardissent déjà  ;

une femme peu-à-peu se dessine.

La mer au loin se retire et se tait.

NINA

 

 

 

 

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Poèmes et poésies


La poésie que la vie offre
Étalée et non dans des coffres
Est une manne irréductible
Or en manquer n'est pas possible.

Certains appellent poésie
Un courant de douce énergie
Qui cause un émoi agréable
Ou qui était insoupçonnable.



Les artistes ont la tentation
De révéler des sensations
Éprouvées le temps d'une grâce.
De cela jamais ne se lassent.

Ils expriment leurs coups de coeur
En faisant un choix de couleurs.
Par leurs vocables les poètes,
Tracent des images parfaites.

Écrire sans nécessité
En l'état de félicité
Donne naissance à des poèmes
Nommés poésies parfois même.

25 octobre 2015

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Élucubrations poétiques

 

L'inspiration venue de haut,

Des monts fréquentés des oiseaux,

Quand vers nous un vent la dépose

Souvent semble être de la prose.

 

Ses mots pleuvent en abondance

Avec pouvoir de transcendance.

Nouvel aspect du familier.

Ce qui existe est falsifié.

 

Cerveau, ô mon cerveau je sais

Pourquoi je n'aurai pas accès

À un espace fantastique

Au cours d'errances oniriques.

 

Tu es pourtant mine de mots

Mais elle demeure au repos,

Sans aucun foyer volcanique.

J'y prends des grâces romantiques.

 

Me tient dans la réalité

Qui est parsemée de beauté

Ma raison toujours vigilante,

À tout jamais intansigeante.

 

26 octobre 2015

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Sommes nous manipulés ?

Selon toute vraisemblance nous agissons et réagissons comme des marionnettes ! Deux manières de manipuler : avec les mains, c'est la racine première mais aussi avec l'esprit. La manipulation de l'esprit est moins visible à l'oeil nu dans l'immédiat contrairement à la manipulation manuelle qui se voit de suite. On ouvre ou ferme une porte, cela se voit, mais la raison de cette action, si elle peut se deviner, appartient à son auteur. Le but peut-être salutaire ou destructeur selon l' état d'esprit. Sur le grand échiquier de la vie où nous répondons aux qualificatifs de peuple, intellectuels, religieux, politiques, journalistes, diplomates, financiers et hommes d'affaires, humanitaires ..., une information, un évènement peut-être provoqué afin d'obtenir le résultat que l'on escompte, aller vers la direction que l'on souhaite.Exemple frappant : le chômage.Ce mal endémique qui frappe la terre entière. Immédiatement dès que le mot est prononcé il provoque la panique dans le peuple. Il déclenche pauvreté, perte de domicile, solitude, privation, déshonneur, perte d'estime de soi, des verbes comme sombrer, mourir, se suicider ... !  Pour les intellectuels le chômage provient d'un manque d'études, de diplômes, de formation, d'insertion sociale à repenser, d'associations artistiques et culturelles. Les religieux voient l'abandon des valeurs morales, de la famille, de la croyance en un monde meilleur, d'un manque de solidarité et d'amour, d'une humanité bafouée. Les politiques comme un instrument de propagande à leur éternelle réélection. Voyez comme à chaque fois ils promettent de résoudre cette question qui ne l'est jamais !  Les journalistes colportent toutes les versions et en tirent selon leur propre pertinence des audiences qui grimpent en leur faveur. Les financiers et hommes d'affaires qui aiment s'enrichir et jouer à ce poker menteur alimentent leurs névroses obsessionnelles et actionnent les curseurs du chômage au gré de leur profit. On pourrait varier les exemples dans d'autres domaines de la manipulation de l'esprit. Pourquoi tels bombardements, telles radicalisations, telles migrations, tels mensonges déguisés en vérités, telles campagnes de marketing pour faire et défaire la confiance, faire et défaire la consommation des ménages, relancer telle banlieue en déshérence à la veille des élections ? Chacun voit midi à sa porte et se rit de son voisin, car d'être manipulé il l'ignore totalement. Il faudrait pour cela qu'il sache honnêtement et exactement pourquoi la porte doit être ouverte ou fermée !

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Qui est t-elle ?

Elle est venue frapper à ma porte,

vêtue d'une robe blanche, les yeux verts,

une longue chevelure brune toute nattée,

puis des mots en forme de fleurs, de fruits,

de nuages clairs, parfois d'oiseaux sombres,

se sont évadés de ses lèvres nacrées et nues,

impuissantes à les retenir,

pour de plein fouet me toucher, me bouleverser,

m'apprendre l'instant nu ; cet essentiel d'ici et là,

Ce grand silence !

Elle était là, impalpable et pourtant tellement chaude,

 comme ensoleillée, elle ne cessait de contempler

ce grand vide en moi, ce soleil froid, tout en sang,  sans vie ;

ma mère l'ayant pris en s'en allant en plein juillet !

Elle devinait je crois, dans mon invisibilité lourde,

une légèreté possible, une vie consacrée à l'écriture,

cette disponibilité là ; donc des cris, des rires, des larmes,

des colères enfin audibles,

 depuis mon ventre point encore mère,

exprimés, trop vivants.

Depuis j'ai pris son bel accent, j'écris tout le temps,

je laisse ma porte puis mes fenêtre ouvertes,

je guette sa robe blanche, ses longues tresses brunes

 parsemées de fils d'argent, puis je reçois ses mots,

que je restitue un peu plus bleus,

un peu moins grands mais indemnes,

dont la texture est identique à la sienne ;

 la poésie est son Prénom.

 

NINA

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CHEMINEMENT D’UN POETE…

CHEMINEMENT D’UN POETE…

…Mon ciel est de nouveau entrouvert
Sur un horizon qui sourit à l’aube
C’est un autre panorama qui m’invite
Et où les arbres laissent passer les messages
J’ai fini par croire
Que les amis sont toujours là… !
Il se fait qu’on oublie
Et les pages griffonnées
Et les mille promesses…

Je tiens à reprendre ma place
Gérer de ma croisée
L’avancée des essaims d’oiseaux
De décrire l’ambiance de mes échappées
Quand de ma solitude je crée des voyages
Quand de ma rive j’avance ma barque
Pour accoster quelque part
Et lire en toute quiétude
Les mille lignes tatouées…

Je vois que ma muse refuse le retour
Et je me dis au fond de mes évasions :
Qu’importe… !
Elle est loin cette passion
De suivre le sillage des nues
De crier aux portes scellées
Je change une fois de plus
Et je m’en vais au gré des chemins… !

La main de la destinée aveugle
Tâtonne toujours dans l’inconnu
Elle vient souvent me serrer la main
Et puis elle s’éloigne en me tournant le dos
Je n’ai guère besoin de ce sort
Du moment que les lignes sont tracées
Vivre ma vie comme de coutume
Avec une feuille suspendue à un arbre
Qui tarde à se détacher
Quitter son territoire
Et s’étioler sans bruit…

Je viens pour clamer mon silence
Brosser une autre toile
De mes mains je caresse une étoile
Descendue du firmament
Je l’expose sous mes yeux éblouis
Elle est là dans toute sa nudité
Une fleur à peine éclose
Et qui livre son cœur
A un être qui ne fait que… rêver

© kacem loubay
Samedi 10 Septembre 2005
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive

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Là où s'ébauche le flash harmonique de mes nuits

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Là où s'ébauche le flash harmonique de mes nuits, ma course
des mots révèle ma dissemblance en une éruption effusive.
Dans son sillage exalté, la coulée syllabaire courtise
la dualité des contrées parementées de ma comédie allégorique
où la semence de l'obscur échevelle l'ardeur de ma plume élective.
Alors, dans un fracas de ligne et de vapeur, l'auguste pouvoir
s'épanche dans les veinules de ma page et le soufre
de son feu virginal clame l'ampleur de ses téphras
dans un brasier où je m'enlie.
Pénétrés par la mansuétude de mes visions mystique,
les linéaments de la liqueur noire s'étirent
de tout son règne et la fièvre sensuelle qui convulse
entre mes doigts dépasse les versants farouches
de l'admonestation de la normalité amaurose.
Dès lors, ineffable et alliciant, le verbe devient chair
le masque devient visage et, en la lumière
de la gnose, s'accomplit en amant à la blanche rose
jouissant de mon être en osmose.

Nom d'auteur Sonia Gallet


recueil © 2016

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La nuit, je suis

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La nuit,

Les étangs brillent
Du peu de lumière des étoiles.

La nuit,
Je marche seul
Accompagné du bruit feutré de mes pas.

La nuit,
Un souffle léger
Porte les fragrances estivales.

La nuit,
Un air estival
Me couvre de son drap soyeux.

La nuit,
Un cri m'effraie :
Qui a le plus peur de l'ombre ?

La nuit,
La pluie tombe aussi,
Elle crépite sur mon crane.

La nuit,
Le sol gelé craque
Le bruit fait mon chemin

La nuit,
La neige crisse sous les pas
Une ombre légère les enfonce.

La nuit,
Un vent glacial
Fouette durement ma peau.

La nuit,
Je m'allonge dans l'herbe
Pour sentir les étoiles ou la pluie.

La nuit,
Je suis seul,
Seul, avec le grand Tout !

La nuit,
Le silence respire
Il porte, sourit, accompagne.

La nuit,
La paix m'habille
Et la nature me baigne.

La nuit,
Sous le ciel étoilé
Sous le ciel embrumé,
Pétillant, généreux et aimant
Je marche ;

La nuit,
Sous le ciel lunaire
Sous le ciel accueillant,
Serein, joyeux ou obscur
Je marche ;

La nuit,
Sous le ciel qui pleure
Qui duvette ou qui bruine
Sous le ciel incessant
Je marche ;

La nuit aussi,
Je suis.

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Hors du temps

Je sèche mes joues, attristée
Sans comprendre ce qui se passe.
Rien de la mémoire ne s'efface
Or fus vraiment ressuscitée

.

Emplie d'une immense tendresse
J'ai versé des pleurs abondants.
Ne me souviens plus depuis quand
N'y eus recours dans la détresse.

M'imprégnant des pages d'un livre,
Relatant un événement
Auquel je pris part dans le temps.
Soudain me mis à le revivre.

Maître Max Guedj talentueux,
Se fit pilote impitoyable
À éviter comme le diable.
À Londres, devint glorieux.

Dans le jardin du tribunal,
Mes confrères rendent hommage
Pour son téméraire courage
À l'ami au destin fatal.

Me font connaître un être tendre,
Cultivé, qui aimait la vie.
Sa mère est digne mais meurtrie.
Moi je pleure sans m'en défendre.

24 octobre 2015

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Hors du temps

Je sèche mes joues, attristée
Sans comprendre ce qui se passe.
Rien de la mémoire ne s'efface
Or fus vraiment ressuscitée.

Emplie d'une immense tendresse
J'ai versé des pleurs abondants.
Ne me souviens plus depuis quand
N'y eus recours dans la détresse.

M'imprégnant des pages d'un livre,
Relatant un événement
Auquel je pris part dans le temps.
Soudain me mis à le revivre.

Maître Max Guedj talentueux,
Se fit pilote impitoyable
À éviter comme le diable.
 À Londres, devint glorieux.

Dans le jardin du tribunal,
Mes confrères rendent hommage
Pour son téméraire courage
À l'ami au destin fatal.

Me font connaître un être tendre,
Cultivé, qui aimait la vie.
Sa mère est digne mais meurtrie.
Moi je pleure sans m'en défendre.

24 octobre 2015

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administrateur théâtres

 Nous sommes en 1942 dans la France occupée. Deux officiers allemands  ont été  abattus devant un immeuble. Dans un des appartements on fête un anniversaire. Le Commandant Kaubach - il adore Horace et Virgile - vient annoncer  poliment que deux otages devront être désignés parmi les convives… c’est son cadeau d’anniversaire ! « Si vous ne vous décidez pas, je vous fais fusiller tous les 7 !» 

Julien Sibre a eu l'idée de monter la pièce en 2001, en voyant à la télévision le film de Christian-Jaque, Le Repas des fauves, avec Claude Rich, France Anglade, Francis Blanche, Antonella Lualdi. Il contacta Vahé Katcha, l'auteur de la pièce écrite dans les années 60, pour retravailler l'adaptation avec son accord. Cinq ans de travail  assidu, avant de  monter la pièce en 2010. « Je souhaitais un point de vue un peu plus moderne, que le spectateur soit l'acteur d'une histoire à laquelle il aurait pu ou pourrait un jour être confronté. » Aux Molières 2011, le spectacle a gagné 3 récompenses : Molière de l'adaptateur, Molière du metteur en scène et Molière du théâtre privé pour cette chronique cruelle et lucide de la barbarie ordinaire.  Le spectacle a été joué à Bruxelles en 2012 au Centre Culturel d’Auderghem, récoltant un très franc succès. Déjà joué plus de 600 fois, le revoici sous la griffe d’ Alexis Goslain  au Théâtre des Galeries en 2015 en décors d’époque, avec une très brillante distribution de comédiens rôdés aux comédies de boulevard, tous des artistes sincères et généreux. Le sujet est pourtant grave. Et le défi de faire rire dans un contexte aussi tragique relève de la prouesse, car dans ce jeu difficile, la faute de goût guette chacun des gestes des acteurs, chacune de leurs intonations. Et comment rester crédible, ne pas surjouer des rôles qui frisent la caricature?  Le festin des fauves sera-t-il un dîner parfait? Un régal théâtral très applaudi dès la première, en tous cas. Avec Christel Pedrinelli, Stéphanie Van Vyve, Denis Carpentier, Marc De Roy, Dominique Rongvaux, Fabrice Taitsch, Lucas Tavernier et Michel Poncelet.

Tombe la neige!

Max ne viendra pas ce soir,

 Il est liiiibre Max!

Trève de Haiku, la question glaçante que chacun se pose en dehors de l’aveu de la lâcheté de tous en situation de danger de mort, c’est de  se demander quelle vie vaut plus que celle d’un autre ? Et qui peut oser porter ce jugement? Est-ce celle de Françoise qui a le courage de distribuer des tracts de la résistance? Celle du couple Victor et Sophie Pélissier dont on fête justement l’anniversaire et qui pourrait être enceinte? Celle du médecin grisonnant, enclin aux bassesses les plus immondes mais qui pourrait sauver la vie de tout une patientèle et rejoindre sa femme Madeleine? Celle de Vincent, électron libre qui n’a peut-être plus rien à perdre mais qui, dégoûté par la découverte de la lâcheté générale  et la férocité mutuelle des soi-disant « amis », ne se porte plus volontaire pour devenir l’un des deux otages de l’officier allemand ? Celle de Pierre, devenu aveugle au front, ayant combattu pour la France? Celle enfin de cet industriel  exécrable, Monsieur André, l’homme d’affaire bien décidé à sauver sa peau en se mettant du bon côté, en jouant la loi du plus fort et en prenant les commandes pour manipuler tout ce beau monde terrorisé, afin de mieux se protéger? Mais ils sont tous faits comme des rats. Des propos impensables d’inhumanité et de bassesse ou de mauvaise foi fusent de toutes parts  sous le regard  amusé de l’officier. Le public n’a que son rire pour se défendre. C’est un sauve-qui-peut ignoble et détestable, jusqu’au coup de théâtre final.  …Qu’ils aillent donc tous au Diable éternel, se cacher et  boire la honte de leur triste nature humaine.

Jusqu’au 15 novembre, au théâtre des Galeries

Avec : Christel Pedrinelli, Stéphanie Van Vyve, Denis Carpentier, Marc De Roy, Dominique Rongvaux, Fabrice Taitsch, Lucas Tavernier et Michel Poncelet.

Dans la mise en scène d’Alexis Goslain

Décor et costumes de Charly Kleinermann et Thibaut De Coster, les lumières sont signées Laurent Comiant

 

http://www.trg.be/saison-2015-2016/le-repas-des-fauves/en-quelques-lignes__6020

 

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HISTROIRE COURTE 32.

LE MIROIR DORE...

Tout est possible! Même si cela fait deux décennies qu'il trône dans l'entrée au dessus de l'élégante commode en chêne clair. Aujourd'hui, je peux, je vais le décrocher ce miroir à la dorure patinée, au tain légèrement dépoli, au charme intemporel!...

Je vais me l'approprier. Il va gravir un étage et fleurir sur le mur bleu pâle de ma chambre, au dessus d'une autre commode marquetée à la sophistication plus élaborée, à la couleur mordorée...

Chaque matin à mon lever, il sera le premier sur quoi je poserai mon regard. Il gardera le secret d'un visage au saut du lit, pas toujours reposé mais toujours inquisiteur.

Miroir, mon beau miroir, oui la vie vaut la peine! Combien de temps encore... je l'ignore. Mais toi, qui es le symbole du changement, toi qui as rythmé depuis si longtemps la vie de toute une famille que tu regardais passer par le hall, si rapide et si irrespectueuse du message que certain jour tu aurais aimé faire passer! Toi désormais, tu ne seras plus que mon confident...

Et voilà, c'est fait, tu es pendu. Je découvre en t'observant la frondaison des arbres du jardin dans ton reflet. Bel automne chante en toi avec ses couleurs vibrantes à connotations impressionnistes, tellement vivantes, que je surprends mon reflet à respirer, comme si je pouvais sentir dans la chambre close, l'odeur de la pelouse encore humide.

Je redescends et contemple le hall dépouillé de toi... qui m'interroge sans aménité!

-Et moi maintenant, comment vas-tu me décorer?

Je souris en retirant du plaid blanc qui la protège, une toile où la mer semble danser au soleil levant. C'est cette vision, si apaisante qui désormais accueillera les visiteurs qui franchiront le seuil de la maison familiale.

Alors... tout à coup, le hall, renonçant à toute plainte, m'a sourit...

J.G.

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LA PUISSANCE DES MOTS...

  LA PUISSANCE DES MOTS...

... Je change souvent de montures
Celles de mes verres de lunettes
Et l'autre : la plus fertile
Ma plume, ma compagne des jours... !


Je purifie de nouveau les yeux
Enlève l'opacité de la cataracte
Pour permettre à ma floue vision
Un autre espace ouvert
Et un horizon à l'état virginal


Dans le lac de la vie
Soumis à tous les changements
A tous les décors mouvants
A toutes les peintures des saisons
Le lac sublime des évasions
Me donne la possibilité de l'errance...
Comme ces plantes aux profondes racines
Qui s'en vont chercher de nouvelles sèves
Dans le coeur de la terre ancestrale...


J'ai vécu dans toutes les hibernations
Mes pensées vivaient dans le silence
Et je les laissais dans les silos de l'enfance
Ou ce sont-elles qui me délassaient
Je ne sais plus... !


Pour moi chaque jour est un voyage
Chaque instant une gestation
Que j'essaie d'enfanter loin des regards
Je refuse le baptême des monuments
L'inauguration des sites oubliés
Et je reste en équilibriste
Entre le délire du passé
Et ce présent, Ô combien aléatoire... !


Mes amis il est difficile de lire
D'intercepter les trames des messages
De changer les modules de la musique
Et la fréquence des battements de l'âme
Je suis qui ?
Et puis je ne sais plus... !

Une simple étoile filante
Echappée du règne du firmament 
Qui passe au dessus des têtes
Une boule de feu qui dévale l'espace
Sous le regard apeuré des autres étoiles
Et qui finit par s'éteindre
Dans les bras de l'éternité... !


Amis des autres rives inexplorables
Je change souvent de position
Je change parfois de cap
Je suis un apatride de l'écriture
Qui vit dans différentes dimensions


Je vis de plus en plus de l'inassouvissement
Pour accéder à l'inachèvement des toiles
Quoique mes sombres pensées
Surgissent du tunnel de la mémoire
Donnent un terne éclat au feu de l'âtre
Pour finir dans la froide nuit des cendres
Grisâtre, noirceur des teintes déteintes
Des notes griffonnées d'un laps séjour
Sur cette espèce de galère : ma vie... !


Chacun de vous exprime ses voyages
Dénoue les lacets de ses mots
Pour laisser d'autres empreintes
En peignant l'axe du temps de ses visions
Je subis l'avalanche des souvenirs
Glane les uns après les semences
Les autres à la saison des récoltes
Et dans un coin reculé de mon monde
J'essaie de remettre les pieds sur terre
Et à la lueur d'un papillon de nuit
Je laisse à l'encre fluide de mes pensées
La force de voler au temps le temps
Et sur la page volante de l'espace
Captée lors de son détachement de l'arbre
Comme elle me ressemble dans sa descente
Nous scellons dans l'intimité notre rencontre
Elle comme substrat d'une toile de fond
Et moi comme un simple... voyageur de passage

© Kacem loubay
Samedi 20 Mars 2004
Khénifra - Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive

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administrateur théâtres

12273135272?profile=original12273135698?profile=original 

« LE CHAT » adaptation théâtrale par Christian Lyon & Blandine Stintzy de  l’œuvre de Simenon. A la mise en scène : Didier Long et Julie Marboeuf.  Décor de Jean Michel Adam. Costumes de Camille Duflos. Lumières de Philippe Sazerat. Musique de François Peyrony.

Avec : Myriam Boyer et Jean Benguigui  

Dans le cadre de la série Paris-Théâtre 

 Au CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM,

Boulevard du Souverain  183  - 1160  Bruxelles 

Infos Réservations : 02 / 660 03 03

http://www.cc-auderghem.be/

 

 

 « Les regards qui rongent ! » Tout un programme ! Inspiré de la communication difficile de Georges Simenon avec sa mère, ce roman noir écrit en 1967,  met en scène Emile et Marguerite qui, cherchant une nouvelle raison de vivre,  ont refait leur vie l’un avec l’autre,  suite à leur veuvage.12273136262?profile=originalMais comment oblitérer le passé ? D’une part, il y a eu Angèle Bouin dont  Emile garde un souvenir ému : vendeuse aimable dans une charcuterie,  elle négligeait la cuisine et le ménage pour aller au cinéma dans la journée. …Façon le grand Georges quand il chantait « Elle laissait beaucoup trop d’pierres dans les lentilles mais s’pendait à mon cou quand j’perdais mes billes! ». Rancœurs : il ramène, pour humilier sa trop honorable nouvelle compagne, le souvenir d’une sexualité ardente, de repas arrosés au resto, et un p’tit coup vite fait sur les chantiers,  alors que les femmes honorables comme Marguerite… restent de bois, ne boivent que de l’élixir des Alpes à  menues gorgées, et vont à la messe!12273135859?profile=original Le cœur d’Angèle a lâché après un accident de bus. Et puis  surtout maintenant, il y a la mort de son chat! Retour de manivelle vengeur pour la mort du perroquet de Madame.  D’autre part, pour La Dame des lieux, il y a le frissonnant souvenir de  Frédéric, son premier mari, qu’elle a épousé en toute innocence alors qu’il avait ruiné son père… Vous  la verrez  parler avec émoi à ce souvenir enchâssé dans un décor très subtil, face à la cuisine en formica,  paré de toutes les qualités : l’amour de la musique, le raffinement, la richesse d’antan, un monde de différence!

 Mais les nouveaux mariés  sont tous deux dans une impasse, regardant ensemble et impuissants, leur monde s’écrouler sous les assauts des promoteurs. C’est profondément triste. Elle a voulu faire front avec son ouvrier de voisin, exigeant le mariage pour la bienséance, mais sa détresse s’est mutée en haine profonde de son manque de manières et devant le spectacle intolérable des maisons de son ancien patrimoine qui meurent une à une autour d’elle!

12273135657?profile=originalLa mise en scène volette d’une époque à l’autre, au gré de la mosaïque des souvenirs épars.  Elle (se) rejoue leur improbable rencontre, son émoi attendrissant de jeune-fille alors qu’elle est une « Mamy », sa jeunesse à elle sans la moindre goutte d’amour et leur mutuel élixir de haine en pleine croissance. Il y a de la part des comédiens  un art consommé de l’observation des comportements et celui d’une interprétation intemporelle, éminemment juste et nuancée. Les paysages d’antan tournent sur eux- même, à la façon d’une horloge à remonter le temps, tandis que la ruine mutuelle se tricote inexorablement.12273134700?profile=original Superbe opus théâtral sur  la triste réalité de certaines  vies quotidiennes, qui suscite  heureusement plus souvent dans la salle le rire que les larmes. L’interprétation magistrale de Myriam Boyer et Jean Benguigui  est au moins  aussi glaçante  que ne l’était celle de  Jean Gabin et Simone Signoret dans le film éponyme de 1971.  Mais il s’agit d’un  tout autre registre, plus profond, moins manichéen et peut-être moins impitoyable!

12273136096?profile=original

....Marguerite!

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Le mystère des muses

Le silence m'endort dans la lumière douce.
Aucun impératif ne vient me déranger.
Une vieille habitude à réagir me pousse.
Je me sens aussitôt certainement piégée.

Je suis conditionnée à poser certains gestes
Quand paresseusement je me plais à flâner.
Sans efforts ils se font, à mon insu du reste.
En éveil, attentive, je me mets à glaner.

L'espace bleu du ciel me charme ou me ravit.
J'essaie d'en conserver l'attendrissante grâce.
Je la traduis en vers, dans un petit écrit.
De tout instant heureux, j'aime à garder la trace.

Étrangement les mots me viennent à l'oreille
Sans que j'aie à penser à leur exactitude.
Ma mémoire activée fidèlement y veille.
J'en fais une dictée en toute certitude.

Du don qui me fut fait, que je trouve troublant,
Je m'étonne souvent que les effets persistent.
Penser à une muse  est certes stimulant.
Ne sais quelle énergie anime les artistes.

23 octobre 2015

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