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12273134501?profile=original"Continuation des pensées diverses" "Ou Réponse à plusieurs difficultés que Monsieur*** a proposées à l'auteur" est un essai de Pierre Bayle (1647-1706), publié à Rotterdam chez Reinier Leers en 1704.

Dès 1694, Bayle envisagea une suite aux Pensées diverses. Occupé par d'autres travaux, il ne put se mettre à cet ouvrage qu'en octobre 1703.

Selon la méthode habituelle du philosophe, le livre présente une série de chapitres, dont le lien n'est pas toujours évident. On peut toutefois distinguer quelques séquences. Bayle réfute d'abord l'argument classique du consentement général des peuples à reconnaître Dieu (chap. 5-18; 22-38). Il condamne de nouveau l'astrologie (39-48). Il se refuse à admettre l'utilité morale de la religion païenne (49-54). Il anéantit l'anthropocentrisme, qui nous persuaderait que l'univers a été fait pour nous (55-62). Il nie la connaissance par les païens d'un Dieu unique, et la valeur de leur religion (63-74). Il redit que l'athéisme n'est pas le pire des maux (75-89) et termine par un parallèle, où est démontré que l'idolâtrie est plus néfaste que l'athéisme (90-166).

La dernière partie fut, en fait, la première à laquelle le philosophe ait songé. «Il n'y a eu dans les Pensées diverses qu'une seule chose, avoue-t-il, qui m'ait déterminé au dessein d'une apologie: c'est le parallèle de l'athéisme et du paganisme.» Puis il se décide à «satisfaire à plusieurs difficultés qui [lui] avaient été proposées» concernant d'autres endroits de l'ouvrage.

Bayle revient donc sur les grandes idées que lui avait inspirées la comète de 1681. Il les systématise et aboutit à une conception générale de l'humanité et du monde. Il existe _ Kant et Rousseau se souviendront de ces pages _ un absolu moral, qui s'impose à tous, même aux athées. On peut «trouver dans la nature même, et non pas dans les opinions de l'homme, le fondement [des] trois espèces de biens [...], le bien agréable, le bien utile et le bien honnête». Les vertus et les vices sont aussi évidents que des vérités mathématiques. Mais l'homme ne connaît d'ordinaire que l'amour-propre, et la corruption est universelle. Il faut même d'énormes efforts pour retrouver la morale, partout oubliée, voire effacée: «C'est un fruit de culture, que l'instruction, la réflexion, la philosophie, la religion, produisent.»

Si parmi les hommes l'intérêt et les vices triomphent, ce n'est pas forcément un mal pour la société ni le devenir de notre espèce. Comme l'a dit Fontenelle dans les Nouveaux Dialogues des morts, comme le diront Mandeville et le jeune Voltaire du Mondain, les vices des particuliers assurent la prospérité générale. Il faut que les soldats soient vaniteux pour être braves, que les commerçants, les diplomates et les politiques aiment l'argent et le pouvoir pour être efficaces.

C'est ainsi que les deux grandes idéologies du XVIIIe siècle sont juxtaposées dans cet essai. Bayle s'y montre à la fois un théologien prékantien, qui affirme l'absolu de la «raison pratique» et ruine toutes les arguties de la «raison pure», et un philosophe des Lumières, enclin à accepter, presque à sacraliser, toutes les passions et toutes les déviations. Cette philosophie, qui unit, ou plutôt qui laisse présager Voltaire et Rousseau, n'est pas incohérente. En tout cas, l'athéisme n'est plus le pire des maux, et l'enseignement de l'Évangile n'a, pour ainsi dire, rien à faire dans le monde. La morale s'en passe, et les sociétés l'ignorent. Pour autant, Bayle ne doit pas ête considéré comme un propagandiste plus ou moins sournois de la mécréance; car son pyrrhonisme _ hostile avant tout aux faciles théodicées qui réconcilient le bien et le vrai _ ne trouve en fait d'issue que dans un acte de foi: on croit à l'Évangile, que rien n'atteste; on veut croire que la tragique histoire des hommes est orientée vers le bien et concertée par une Providence cachée.

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je tu il elle, quel est ton genre ?

je tu il elle

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Suis-je homme ou bien femme,

Qu'importe, je suis humain

Comme toi.

Nous nous parlons et nous nous écoutons,

Quand nous nous lisons,

Quelle importance d'avoir un genre.

On peut même avoir le genre

Qu'on veut se donner :

C'est beau quand la femme s'exprime au sein de l'homme

C'est beau quand l'homme s'exprime au sein de la femme.

Je et Tu sommes humains,

Laissons tomber les robes et les pantalons.

(Messieurs, oui on est bien en robe légère dans le vent d'été.)

Et l'autre, là-bas : il ou elle ?

Qu'importe encore,

Il ou elle est un être humain

Ou un animal,

Il ou elle est à accueillir,

Il ou elle est à rassurer,

Il ou elle est à soigner,

Il ou elle est à aimer.

Il ou elle, qu'importe !

Qu'il y ait

Un mouton noir au milieu de blancs

Ou un mouton blanc au milieu de noirs

On dira qu'il y a des moutons...

Brebis, béliers et agneaux compris.

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Pourquoi chez les humains

Il serait-il le genre prioritaire ?

En quoi un, deux ou trois ils seraient-ils blessés

D'être assimilés à des elles

Si elles sont plus nombreuses...

Je et Tu c'est Nous,

Pas besoin de genre,

Il ou Elle a un genre qui est le sien

(Il faut bien qu'on ait des différences...)

Mais de grâce, pensons-y,

Il ou elle est avant tout

(Un) humain(e)*.

[* Zut, ON ne s'en sortira jamais avec le français...]

Voir aussi ici une petite dissertation sur l'humain, le genre, le temps, le mouvement et la vie à l'occasion de la réouverture du musée de l'Homme !!!

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 Antinéa

une aquarelle

d'Adyne Gohy

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à été inspirée par

Antinéa

un poème

de Raymond Martin

Mes pensées voguent vers toi, ô énigme, source d'incertitude,

Es-tu là gisante, sous les sables d'ocre ardent?

Je pense à toi, énigme cruelle que la raison rude

Occulte de la mémoire, ton visage rayonnant

Déesse mythique, reine, tu obtins sensualité et beauté en héritage.

Ton royaume antique n'était pas celui de Saba

Mais, digne, Salomon t'aurait certes aimée et vénérée sans partage

Si même l'aurais-tu, cruelle, mené au fatal trépas.

Où es-tu, toi dont tout l'univers se jetait à tes pieds?

Les Dieux t'auraient-ils oubliée dans ce royaume de dunes?

Hantes-tu encore les mortels, les nuits fraîches par les étoiles irradiées,

A la recherche du dernier et insouciant amant au clair de lune?

Hantes-tu encore, lascive dans ton palais lugubre du Hoggar

Cherchant d'hypothétiques indices du passé glorieux de ton aïeul Atlas

Qui régna de la grande île mystérieuse jusqu'à l'Egypte avec égards,

Procurant beauté et sagesse aux peuples bonasses?

Tu régnas des sables fins aux rocs de l'Atlas,

Par la plume romanesque d'un chantre peut-être initié

Ô toi, Antinéa, reine d'Atlantide mystérieuse et salace,

Tu hanteras mon âme troublée pour l'éternité.

Raymond Martin

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

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« Le corbeau noir d’ébène ]…[ a l’air de se demander

 quelle réponse il devra rapporter à l’arche. »

Bret Harte

 

C’est un endroit qui ressemble au pays Shan, en Birmanie...

Ou ailleurs, quelque part entre le Pays imaginaire de James Matthew Barrie et la jungle de Rudyard Kipling…

C’est un endroit étonnant où nature et sculptures s’imbriquent et s’interrogent. Un petit bout-du-monde à Chessy en bord de Marne. Un rêve debout, un rêve sans fin…

C’est un bestiaire fantastique, un petit jardin d’Eden, loin des courants, loin des marchés de l’art et de la mode, entre champs et bosquets, quelques pavillons coquets et la Marne qui coule là paisiblement.

Des matériaux de récupération, quelques outils et du temps, du temps encore et toujours, pour inscrire dans la pierre calcaire sa conception plastique du monde.

Cette œuvre en devenir et pourtant déjà bien constituée, puisque une quarantaine de sculptures monumentales s’élèvent déjà, est due au sculpteur Jacques Servières.

Au départ, il y avait un aqueduc construit dans les années 1860 pour alimenter Ménilmontant des eaux de la Dhuys. Un pont-aqueduc enjambait la Marne et l’eau-vive courait vers Paris. Au début de la Seconde Guerre mondiale le pont est bombardé. Le site est dès lors abandonné.

Des ruines, des pierres, une friche… inspirent Jacques Servières. L’artiste y voit Angkor, ses voyages d’Orient.

Et c’est d’abord l’art khmer qui guide sa main.

12273130078?profile=original(photo L. M.)

Et puis… et puis l’imagination file, la toile se tisse. Un patchwork d’influences, un entrelacs de formes où la nature domine. La femme et l’homme s’y lovent. Le style s’affirme.

 

12273130296?profile=original(photo L. M.)

 

Alors, bien sûr, on pense aussi  à Joseph-Ferdinand Cheval (1836 - 1924). Le Facteur Cheval et son Palais Idéal, qu’il nommait initialement son Temple de la Nature.

 

« Est-on dans l’Inde, en Orient, en Chine, en Suisse ; on ne sait

car tous les styles de tous les pays et de tous les temps sont confondus et mêlés. »,

J-F Cheval, 1911

On peut aussi y voir l’imagination d’un Charles Billy (1909-1991) et son Jardin de Nous-Deux, de Raymond Isidore (1900-1964) et sa Maison Picassiette. Plus encore, peut-être, l’œuvre de l’abbé Fouré (1839-1910), le tailleur fou qui cisela La légende des rochers de Rothéneuf dans le granit breton des côtes de Saint-Malo.

Outre l’influence cambodgienne initiale, il y a aussi des apports de l’antiquité égyptienne ou de l’art précolombien.

12273131652?profile=original(photo L. M.)

Plus loin, l’Art déco s’insinue. Là un moaï s’élève.

 

12273131495?profile=original(photo L. M.)

 

Entre ces cultures le dialogue s’engage…

 

12273131899?profile=original(photo L. M.)

… et l’artiste pétrit son humanité.

 

12273132477?profile=original(photo L. M.)

 

Et puis Bourdelle (1861-1939) est aussi un « voisin », dont le jardin-musée à lui entièrement dédié est situé à la pointe sud de la Seine-et-Marne.

Plusieurs sculpteurs reconnus, universellement admirés, peuvent également être évoqués.

12273132888?profile=original(photo L. M.)

En premier lieu, le norvégien Gustav Vigeland (1869-1943) et son installation au parc Frogner à Oslo.

 

12273133101?profile=originalGustav Vigeland, Frognerparken, Oslo (photo L. M.)

 

D’autres sculpteurs, comme l’américain d’origine ukrainienne Archipenko (1887-1964) ou le Suisse Tinguely (1925-1991) et son Cyclop installé en Essonne à Milly-la-Forêt, peuvent aussi bien être convoqués. Ou même des architectes, tels Kiesler (1890-1965) et sa maison sans fin, lui aussi Américain d’origine ukrainienne,  ou le Catalan Gaudi (1852-1926) au Parc Güell…

Hors les sentiers battus, plus loin plus proches, un esprit follet peut aussi penser à d’autres singuliers contemporains. Filippo Bentivegna (1888-1967) en son Château enchanté de Sciacca en Sicile. Jean-Marie Pidou, sculpteur Tout est Un du granit limousin, et ses Pierres initiatiques de Saint-Nicolas. René Raoult et son Jardin de Pierre en Bretagne. Jacques Warminski qui anime L’Hélice Terrestre en Anjou…

Sans oublier Picasso et son « Rêve », ou ses « Deux femmes courant sur la plage », voire une « Construction molle avec des haricots bouillis », une vision de Dali.

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Deux femmes courant sur la plage, Torremolinos,

près de Malaga, ville natale de Picasso (photo L. M.)

 

Mais Servières est Servières, Dali is Dali, comme un soleil dans le gris du ciel.

Un sculpteur d’infini, qui, d’un nuage, modèle sa paréidolie.

Vive l’utopie !

Vive le Jardin de sculptures de la Dhuys !

Monsieur Servières merci !

12273133892?profile=original(photo L. M.)

Continuez à porter votre projet que d'aucuns disent fou.

Et à bientôt pour le second volet de notre mini-série…

Michel Lansardière (texte et photos)

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Formes et couleurs


La nature avec art façonne des volumes
Et harmonieusement les orne de couleurs.
Elle recrée sans cesse usant écailles, plumes
Et tout ce qu'il lui faut pour faire des splendeurs.

Des formes colorées émerge de la joie
Quand la lumière inopinée les ensoleille.
On ressent aussitôt comme un élan de foi.
Le désir d'inventer chez certains se réveille

.

J'ai inventé un jeu qui souvent me passionne.
Sur du blanc je répands de vibrantes couleurs.
Je les vois se mêler en dessins qui m'étonnent.
Lentement devient stable un intrigant ailleurs

.

Alors qu'il faut talent et savoir-faire en art,
Ma créativité n'a que des préférences.
Le résultat dépend des grâces du hasard.
Lors je me sens comblée quand j'ai eu de la chance.

27 novembre 2008

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Vent de Vie

Les vents prodiguant des caresses,
Qui nous emplissent de tendresse,
Sont accueillis avec plaisir.
Ils se nomment Brise et Zéphyr.

Ce dernier est parfois fripon,
Se faufilant dans les jupons.
Il secoue feuilles et tiges
Mais il ne blesse ni n'afflige.

Un courant brutal nommé Bise
Peut causer d'affreuses surprises.
Perçu comme un dangereux fou,
Il fait redouter son courroux.

J'ai intitulé Vent de vie
Un livre de poésies,
Grâces et émois mis en vers.
Souvent ils me furent offerts.

21 octobre 2015

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La jalousie : le fléau

La jalousie est la tare originelle qui fait le malheur du monde. Elle est dénoncée par toutes les religions donc par tous les sages qui en ont bien saisi les méfaits. Comment un tel poison peut-il courir dans les veines de chacun d’entre nous et par ricochet se propager à l’humanité toute entière ? Voyons le chemin. Au début rien n’était structuré comme aujourd’hui, l’homme était nu, il avait faim, il était en danger car d’horribles bêtes le dévoraient s’il ne se cachait pas à leur approche. Il fallait qu’il se vêtisse, se protège. C’est un instinct naturel comme celui de manger. Il fallait inventer les moyens de tuer les bêtes pour se nourrir mais aussi pour pouvoir circuler en toute liberté. Déjà il était bricoleur et pouvait façonner des outils et des armes afin qu’elles lui servent à survivre. Puis de trouvailles en trouvailles il a fabriqué son univers où il se devait de protéger ce qu’il avait inventé, veiller à ne pas être copié par son voisin lequel pouvait lui voler sa capacité d’exister. Animé par l’instinct sexuel, il se reproduisait et veillait à ce que la construction de sa famille soit préservée de tout danger. Il faisait donc la guerre tout naturellement car il était jaloux de tout. Il n’a pas changé même devant l’évidence que rien ne lui manque et ne peut se débarrasser de la jalousie originelle fondée sur sa peur.

Ayant peur de tout, il se barricade de tout alors qu’il y a suffisamment pour tous. Il ne veut pas partager car s’il venait à être démuni il pourrait se retrouver nu comme à son origine, sans défense, dépossédé de sa famille, castré en somme ! Vivant dans la défiance permanente et donc dans la peur il ne se rend pas compte qu’il n’a plus rien à craindre. Des armes, il n’en manque pas, des outils, il n’en manque pas, l’argent qu’il a inventé coule à flot mais jalousement gardé ne profite à personne- ni aux riches, ni aux pauvres ! -. Il peut se reproduire sans crainte, fonder une famille sans avoir à monter la garde. Le feu ne risque pas de s’éteindre et les animaux sauvages ont pratiquement disparu. Imaginons des dinosaures hauts de cinq étages à combattre !

La jalousie est une tare de l’humanité, génétiquement ancrée dans la peur, encouragée par notre éducation de la propriété, de la récompense du meilleur, des notations exclusives conduisant l’homme à fuir constamment sa vie pour chercher dans un univers inaccessible le bonheur qu’il lui suffirait de fabriquer aussi simplement qu’il a su tailler la pierre et forger le fer. Non content d’être à l’origine des chaos qui bouleversent le monde aujourd’hui il fabrique des fusées pour répandre son progrès sur d’autres terres avec l’espoir de tout recommencer !

Pensée nocturne du jour !

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Sous le grand chapiteau

En hommage à la princesse Stéphanie

En attente face à la piste
Où se produisent les artistes,
Je fixais le plafond de toile
Cachant à mes yeux les étoiles.

De Bainville nous dit qu'un jour,
Au son du fifre et du tambour,
Un clown trouvant les gens minables
Fit un saut inimaginable.

Trouant le toit du chapiteau
Dans le ciel s'éleva très haut,
Fut immergé dans la lumière.
Ainsi s'acheva sa carrière.

Prudhomme aussi aimait rêver.
Se promenant les yeux levés
Durand la nuit noire, sans voile,
Il parlait en vers aux étoiles.

11 décembre 2009

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Jeux de mots et roucoulements

J'aimerais tant savoir jouer avec les mots,
Dérouter ma raison peu souvent en défaut.
Ô savoir combiner des rimes en drôleries!
Certaines connexions réjouissent l'esprit.

Les doux roucoulements émeuvent et caressent
Mais ne durent longtemps, se modifient et cessent.
Lors l'être délaissé en proie au mal d'amour,
Reste privé d'espoir, sans accès à l'humour.

Si un gros mot lui vient pour marquer son dépit,
Il se peut qu'amusé aussitôt il en rie.
Certes vilain un mot est profitable quand
Il amène un sourire ou un soulagement.

La pensée engendrant un heureux jeu de mots,
Surprend ainsi que fait l'arrivée d'un oiseau.
L'esprit parfois révèle un merveilleux talent.
Le plaisir par les mots peut être succulent.

28 septembre 2009

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administrateur théâtres

Que du beau monde ce dimanche  après-midi à la  première du Barbier de Séville à l'Opéra Royal de Wallonie !  Pas moins de quatre belges dans la distribution ! Avec tout d’abord, la toute  resplendissante et exquise  Jodie Devos dans son premier grand rôle sur  une  scène lyrique européenne, à 27 ans à peine. Soprano Coloratur, elle ne manque pas de nerf et  tient  le rôle de Rosina avec puissance, virtuosité  et  une malice théâtrale incomparable. La mezzo-soprano Alexise Yerna  tient avec immense générosité le rôle drôlissime de Berta, l‘autre  personnage féminin, tout aussi impertinente que Rosine dans  cette œuvre de Rossini. Continuons dans les superlatifs : Figaro, c’est l’illustre baryton  belge Lionel Lhote, aux prouesses vocales remarquables, flanqué d’un apprenti coiffeur  muet mais délirant - une femme poids plume,  d’une inventivité et d’une mobilité scénique soufflantes. Attention, elle fait vraiment le poids, face à l’humpty dumpty hilarant  qui sert de concierge au Dottore Barnabo, Barbaro ou Brabando ? (… on s’y perd !),  le vieillard qui  veut décidément épouser la jeune Rosine!  On retrouve un adorable  Gustavo De Gannaro dans le charmant comte Almaviva, si discret sur son état de fortune et si délicat dans ses états d’âme. L'excellent Laurent Kubla, inénarrablement sérieux et compassé  mais  totalement drôle incarne Basilio, l’inséparable  comparse d’Enrico Maria Marabelli, tout simplement extraordinaire dans le rôle de ce vieux barbon jaloux de Bartolo, voilà, c’était cela, son nom! Ensemble sur scène, ils  forment un curieux binôme explosif qui fait souvent penser à Don Quichotte et Sancho Panza,  hormis le caractère !

12273125064?profile=original Mais c’est surtout l’esprit de la Commedia dell’ arte qui s’invite à chaque instant dans ce Barbier de Séville hilarant, avec quelques anachronismes bien dosés,  du comique de situation et d’action particulièrement efficace et bondissant,  créant des fous rires en cascades chez les spectateurs réjouis par l’allure du spectacle. Par politesse, certains se retiendront, d’autres éclatent de rire sans complexe. La société bourgeoise de l’époque de Rossini en prend pour son grade ! Touché, coulé !   C’est que cette belle ouvrage est  mise en scène avec l' élixir  parfait de l' humour  parodique  par Stefano Mazzonis Di Pralafera, le directeur des lieux. La diction italienne a été jalousement corrigée, et  patiemment mise au point par ses soins! Un mot encore, les sous-titres néerlandais ne manquent pas d’humour, ils vont, paraît-il,  puiser  leur sel dans le phrasé hergéen!

 12273125297?profile=originalLes chœurs, peu nombreux mais très efficaces,   ont  soigneusement peaufiné leur participation sous la très méridionale baguette du jeune chef Perre Iodice, de l’opéra de Marseille.  Celui-ci remplace depuis Ernani, l’ancien  chef de chœur attitré de l’Opéra de Liège Marcel  Semirama, qui s’est retiré de la vie professionnelle après de longues et fructueuses  années de service artistique. Et tout cela avec le  joyeux maestro Guy Van Waas qui participe aux élucubrations tragico-comiques jubialtoires en allant jusqu’à oser jouer Le valeureux Liégeois au clavecin en plein milieu d’une scène!

 Les quatre soirs font  déjà salle comble. C’est une reprise brillante, remaniée avec des gags du jour à haut potentiel désopilant, le tout servi par une qualité musicale très haut de gamme.

http://www.operaliege.be/fr/activites/operas/il-barbiere-di-siviglia/propos-de-loeuvre

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administrateur théâtres

12273135069?profile=originalA star on stage ! Or maybe two ! Le festival de musique coréenne s’est terminé mercredi  14 octobre dans la salle Henry Leboeuf, en accueillant la jeune violoniste Ji Young Lim, première lauréate du Concours Reine Elisabeth 2015 et son jeune partenaire pianiste, coréen lui aussi,  Da Sol Kim. Au programme : l’allégorie  d’une  jeunesse resplendissante et créative, la fraîcheur et la spontanéité alliée à une technique virtuose hors pair. On peut regretter que la salle ne soit pas comble, pour les absents et pour les artistes qui ont donné  toute leur âme,  dans une générosité aveugle. Les spectateurs  auront été  comblés, eux,  par la maturité de jeu, l’équilibre du programme, et l’envol vers une musique authentiquement ressentie qui trouve sa source dans l’élan vers l’infini.

Une progression  dans l’initiation à la passion, depuis le Rondo brillant pour violon et piano en si mineur D895 de Franz Schubert, suivi du Duo pour violon et piano en la majeur D574, en passant par la Sonate pour violon et piano n°2 en la majeur de Johannes Brahms,  pour  aboutir dans  la Fantaisie brillante pour violon et piano op.3 n°3 de Jenö Hubay sur des thèmes de l’opéra Carmen.

Une promenade élégante qui mène de la musique de salon aux  sommets du romantisme hongrois !

12273124254?profile=originalDans le Rondo brillant, la violoniste apparaît comme une personnification des quatre saisons, tour à tour une aurore aux doigts de roses, la stridence de cigales célébrant un été invincible, pour passer à l’abondance mordorée de l’automne et terminer en neige étincelante. Précision, fougue, mouvement perpétuel sous l’archet et sur les planches, la virtuosité est à toute épreuve, avec cette fluidité naturelle qui lui est propre, sans cesse relancée dans le firmament musical par le pianiste qui l’accompagne.  Le Duo révèle toute son élégance teintée d’humour, une grande légèreté et des phrasés délicats. Parmi les effets volcaniques naissent des explosions soudaines de douceur chantante. Après le scherzo bien syncopé, le sentiment est à fleur de trilles et le ton passe  aux  confidences intimes avec le pianiste. Des rythmes  flirtant avec de la valse appellent des touches de candeur dansante, presque mozartienne dans sa pureté et sa générosité solaire. Le Brahms accueille le vagabondage libre et gracieux. Un thème automnal se dessine : valses et rondes de feuilles au gré du vent. On retient son souffle. La fantaisie brillante est jouée sans partitions. Le piano se fait harpe, Carmen toute sensualité dehors, se rit du toréador. Des cascades de  rire et de liberté déferlent sous l’archet et les sonorités himalayennes. Il y aura un  bis, bien sûr : le Banjo and Fiddle de Kroll, pas l’humoriste, on s’en doute ! Un  Adieu piquant et joyeux. On prie pour que cette exquise violoniste garde à jamais toute la fraîcheur de son âme et sa belle connivence avec ses partenaires ! Et l' on remercie  les  organisateurs de ce premier  Festival de musique Coréenne d’avoir invité des artistes  aussi  brillants.  

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Tel: + 32(0)2 274 2988
GSM: +32(0)498 518 998
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Un testament in extremis

On peut me trouver douce et souvent je le suis
Mais je pique parfois des colères inouïes.
Je ne supporte pas les torts de l'injustice.
Je me fais si je peux l'ardente protectrice
Des faibles qu'elle affecte et qui sont sans recours.
Même sans leur avis, je vais à leur secours.

L'énergie qui m'anime et me rend furieuse,
Modifie mon portrait de personne rieuse.
J'accuse sans pitié, trouvant les arguments
Qui confondent et condamnent inexorablement.
L'avocat défenseur alors change de rôle,
Et c'est à dénoncer que lui sert la parole.

Je n'ai jamais plaidé pour de coupables gens
Or par contre assisté des êtres innocents.
Hélas! aux temps nouveaux, des millions d'humains souffrent.
La haine et la folie les poussent dans des gouffres.
Rien n'arrête le mal, ni les dieux ni les rois.
Accablés les croyants n'ont pour eux que leur foi.

Avec les ans, lassée je devins fataliste.
J'ai perdu la ferveur qui rend idéaliste.
Or ponctuellement ma colère se ranime.
Si dans mon entourage il est une victime,
Non du sort mais d'escrocs, détestables voleurs.
Je revêts aussitôt l'habit d'un procureur.

À nouveau révoltée, j'entreprends un combat
Contre l'ignominie que je n'accepte pas.
Je prévois m'acharner contre une indigne femme
Qui par cupidité, d'une façon infâme,
Exerça sur un homme âgé et dépendant,
Un pouvoir impensable, odieux, dégradant.

22 mai 2005

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ADIEU ECRITURE ...



ADIEU ECRITURE ...

Il m'arrive de changer de cap
Je suis un versatile
Ma vie est faite d'errance
Je suis comme le vent
Aujourd'hui je suis là
Demain est déjà aujourd'hui
Je suis engagé et je souffre
Tout l'univers fait partie de moi
Et les enfants de la rue
Et les enfants drogués, prostitués
Et les enfants sur le champ de bataille
Et les mères célibataires
Et les hommes dans la boue des guerres

 
Je suis d'eux, je vis en eux, je suis des leurs
Alors ma place est ailleurs
Dans mes pages blanches les linceuls
Et j'écris... de la douleur des mots
Autant d'épitaphes pour les vivants


© kacem loubay
Khénifra - Maroc
Mardi 12 Mars 2002
loubay_k@yahoo.fr

Le poète de l’autre rive

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Shoji Ueda, une oeuvre onirique et nostalgique

Télécharger la présentation PowerPoint et/ou l'article complet illustré en PDF sur mon site…

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Shoji Ueda est né le 27 mars 1913 à Sakaiminato, préfecture de Tottori, ville portuaire au sud ouest de l’île de Honshu, l’île principale du Japon. Son père est artisan, il fabrique et vend des getas, les socques traditionnelles japonaises.

Shoji Ueda est le troisième et seul survivant des quatre enfants de la famille. Il poursuit ses études dans sa ville natale et découvre le dessin, la photographie et les bandes dessinées. Sa mère encourage ses dispositions artistiques. Dès 1928 il se passionne pour la photographie et son père lui offre son premier appareil photo en 1929. Il a l’intention de devenir peintre et veut aller dans une école d’art à Tokyo. Ses parents refusent car il est leur seul fils et doit reprendre l’ entreprise familiale, mais un compromis est trouvé et il peut étudier la photographie, un métier artistique mais aussi artisanal. Après un bref passage à l’ Oriental School of Photography de Tokyo en 1932, il revient dans sa ville natale et s’ y installe comme photographe professionnel. Il fait des portraits, vend de la pellicule, a une activité commerciale de photographe de quartier, mais il fréquente aussi les photo-clubs (il en créera d’ailleurs plusieurs par la suite) où il se confronte à d’autres passionnés. Son épouse le soutient activement dans cette activité, ce qui lui permet de consacrer plus de temps à son œuvre et de vagabonder à travers la campagne de sa province.

En 1930, pour ses 17 ans, son père lui a offert un ou deux numéros d’une revue éditée en Suisse sur la photographie moderne européenne, Modern Photography, qui lui ouvre les yeux sur une nouvelle esthétique. La revue est en anglais, il ne connaît pas cette langue, et donc les images seules lui parlent. C’ est une révélation qui l’encourage à suivre son imagination et à découvrir son style propre. À cette époque, la photographie japonaise est encore largement influencée par un style traditionnel, pictorialiste, qui est dominant dans les clubs qu’il fréquente. La découverte de la photo européenne le libère de cette influence et le réalisme, la netteté et l’invention graphique remplacent le flou artistique. C’est le moment où la photographie japonaise abandonne progressivement le style « artistique » (pictorialiste) pour ce qui s’appellera le style Shinko, moderne, utilisant notamment la ville moderne comme arrière plan et se tournant vers des compositions abstraites. Ses images de l’ époque peuvent alors se rapprocher de la Nouvelle Objectivité comme de la Photographie subjective. Il a découvert les œuvres de Man Ray et d’ André Kertesz, il s’ est essayé aux manipulation en laboratoire, solarisation, interventions directes sur le négatif et autres. Il est encore en pleine recherche.

Il s’est marié en 1935, ses enfants sont nés, l’aîné en 1937, sa fille en 1938, un second fils en 1940, le troisième en 1944. Il commence à faire des photos dans les dunes qui sont proches de la ville et en 1939, sa photo « Quatre filles » est primée dans un concours. C’est sa première photo mise en scène réellement aboutie et elle marque le début d’une longue série qui se poursuivra durant des années. Le style Ueda est maintenant affirmé et reconnu. Toute la famille, au fil des ans, est emmenée dans les dunes pour des séances de prises de vues parfois très exigeantes. Shoji Ueda est un perfectionniste et ses enfants se souviennent de séances parfois éprouvantes mais qui se déroulaient néanmoins dans une ambiance agréable grâce à la complicité qu’il avait avec eux, et avec les enfants en général. Sa fille parlera de séances interminables, de la joie et de la complicité, de l’agacement aussi, d’un père très proche, presque enfant également, perfectionniste, seulement satisfait lorsqu’il pense avoir enfin l’image parfaite.

Il a photographié des enfants tout au long de sa carrière, non pas, dira-t-il « parce qu’il les aimait particulièrement, mais parce que les enfants sont toujours disponibles et qu’ils acceptent facilement de prendre la pose. »

[... ]

C’ est à cette époque d’après guerre qu’ Ueda atteint le sommet de son art avec ses mises en scènes. Il retournera dans les dunes de Tottori dans les années 80 à la demande de son fils qui lui a obtenu une commande pour le créateur de mode Takeo Kikuji. À 70 ans passés, c’ est sa première commande, pour laquelle il exige, et obtient, une liberté totale et se rebiffe si l’ on prépare trop la prise de vue à sa place. Toujours curieux, il s’ amuse à cette occasion à cloner ses personnages à l’ ordinateur pour les multiplier dans les dunes. Ces images sont moins naïves, plus apprêtées que dans ses séries précédentes, mais restent néanmoins une remarquable démonstration de sa capacité à maîtriser l’ espace avec cette légère touche de surréalisme qui lui est propre.

Dans sa série consacrée aux enfants, réalisée tout au long de sa carrière et qui fera l’objet d’un livre en 1971, il y aura beaucoup moins de mise en scène. Il s’agit le plus souvent d’images prises en situation naturelle laissant percer une certaine nostalgie d’une enfance rurale et idéalisée. Shoji Ueda se rappoche ici du reportage, quoique avec toujours le même regard poétique et complice. Ces images d’enfants sont très éloignées de ce qu’ ont fait, par exemple, Lewis Caroll ou Irina Ionesco dans ce domaine : Lewis Caroll avec ses petites filles posant déguisées ou plus ou moins dénudées, Irina Ionesco en érotisant à l’ excès sa fille Eva.

A sa mort en 2000, Shoji Ueda laisse une œuvre très personnelle, plutôt intemporelle, poétique, nostalgique, dépeignant un Japon rural et sans doute idéalisé, qui ne laisse rien transparaître des soubresauts qu’ a connu le pays tout au long de la vie de son auteur.

[...]

12273134881?profile=originalIl y a des images du début des années 30 qui montrent une influence certaine de la photographie européenne que Shoji Ueda a pu découvrir dans les revues tandis que d’autres se rapprochent plus de l’ estampe de Hokusai par le traitement de la perspective, frontale avec peu ou pas de lignes de fuite. On trouvera aussi, dans ses photos réalisées dans les dunes une certaine parenté avec la peinture de Magritte (Composition, 1937) sans que rien ne nous permette de dire s’il a connu ou non l’ œuvre de ce peintre dès avant la guerre. Il n’ est toutefois pas impossible qu’il en ait eu connaissance lors des expositions surréalistes de Tokyo en 1937 et 1938 ou par les revues publiées à cette époque.

Quelles qu’aient pu être ses influences extérieures, l’ oeuvre de Shoji Ueda n’en est pas moins extrêmement personnelle, à la fois onirique et nostalgique, selon qu’on considère ses séries réalisées dans les dunes ou celles consacrées aux enfants. Il y a enfin de nombreuses images montrant des mises en scène de petits objets (Petits naufragés, 1950) qui pourraient faire référence aux jardins Zen.

L’ absence de toute référence, même indirecte, à la guerre, à ses destructions, puis à l’occupation américaine, et surtout aux deux bombes atomiques ne laisse pas de poser question. Y a-t-il là un déni de la catastrophe ou la simple volonté d’ occulter le traumatisme subi ? Je n’ai aucun début de réponse à ce sujet.

Présenté au Photo-Club de Mons en mai 2014.

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Mes petits amis JGobert

Certains jours plus tristes que d’autres, quand les sentiments, les émotions entre les hommes ne sont pas ce qu’ils doivent être, déçus, désappointés, nous sommes désarmés de tant d’indifférence, de désamour. Alors des souvenirs nous reviennent en mémoire, des petites choses insignifiantes, minuscules qui ont fait notre vie, qui nous donnent du baume au cœur et nous ramènent, malgré notre tristesse passagère, sur les chemins heureux du passé.

Dans un paradis que j’imagine enchanté, j’ai deux amis disparus. Deux petits compagnons qui m’ont toujours accompagné,  fait la fête chaque jour, d’une fidélité exemplaire. Toujours joyeux, satisfaits, heureux de me voir, de m’accueillir par des petits bonds de bienvenue.  Jamais fâchés de mon absence, de mes départs et toujours en quête de cajoles, de caresses de ma main. Nos habitudes sont bien organisées, arrangées et malgré tout, chacun a sa vie. Comme des petits doubles, ils me suivent  toute la journée, d’une pièce à l’autre, d‘un fauteuil à l’autre, toujours collés à moi.

Un de mes amis vient d’un chenil où il a été déposé par ses maîtres. Notre rencontre et notre complicité instantanée se poursuivit 10 ans sans entorses, sans malentendus. Notre entente parfaite a rendu les personnes de notre entourage parfois jaloux de tout l’amour que nous échangions.  Un souvenir profond qui me bouleverse toujours. Une fidélité sans faille dans la petite tête d’un animal haut comme trois pommes. Sa tendresse se manifeste par des petits gestes, des regards et de grands coups de langue râpeuse et mouillée. J’ai le sentiment que cette bête m’est reconnaissante de lui avoir rendu la liberté, un foyer et une famille. Je n’ai probablement jamais compris pourquoi il a été abandonné dans un chenil.

Mon second petit ami me rejoint très jeune. Acheté sur un coup de tête, il est la copie du premier. Même race, même couleur, il est tout petit, une boule de poils, adorable.  Au fil du temps, il remplace l’ami tant aimé qui m’a quitté quelques mois plutôt. L’immense chagrin de son départ, le vide à mes pieds m’est insupportable. Et le nouvel ami prend possession de ma vie, de mes habitudes et de ma tendresse à sa façon. Toujours à jouer, il court partout. Il ramène cent fois sa balle. Il ne me quitte jamais et nous sommes devenus les meilleurs amis du monde.

Mais le temps n’a pas le même rythme pour les hommes que pour les animaux. Mon petit complice  a pris de l’âge et est devenu mon vieux compagnon des bons et mauvais jours. Il a besoin aide. Sa vie est devenue difficile et compliquée. Un beau matin, il est parti sans crier gare me laissant seule. Des larmes pour que s’écoule cette tristesse maintenant enfuie mais toujours réelle.

Souvenirs agréables et cruels dans une vie d’humain. Mes deux amis sont partis et ils me manquent tellement. Le vide de leurs absences me poursuit comme celles des êtres aimés et disparus depuis si longtemps.  Des déchirures douloureuses qui font la vie et qui s’atténuent avec le temps sans pour cela disparaître. Une forme de solitude qui, malgré une vie bien remplie, reste béante, une faille géante que le néant continue de remplir sur les chemins du passé.

 

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Les exposants:

Jacqueline MORANDINI (France) peintures,

Sylvana AYMARD (France) peintures,

Alberto VAZQUEZ NAVARETTE (Mexique) peintures,

Heidi FOSLI (Norvège) peintures,

John NIEMAN (Etats-Unis) peintures,

Daniel Mc KINLEY (Etats-Unis) peintures,

Jim PESCOTT (Canada) peintures,

Audrey TRAINI (Canada) peintures,

J.A. FLIGEL (Canada) sculptures,

Sze KING  LAU (Canada) peintures,

Doris SAVARD (Canada) peintures,

Carole SAINT GERMAIN (Canada) peintures,

Cristian SAINZ MARIN (Espagne) peintures.

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 12273127059?profile=original                                                    

« Dis-moi donc charmant petit être, poussière d’or et de soleil,

Quel doux miracle t’a fait naître et quel fut ton premier réveil ? »

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Voici un ouvrage aux couleurs subtiles et chatoyantes fêtant en pleine lumière solaire le mystère de la métamorphose du papillon, archétype puissant préfigurant toute métamorphose humaine traversant un chaos créateur  inévitable. L’artiste peintre apporte toute son originalité sensible pour évoquer ce grand secret ouvrant sur les mondes invisibles protecteurs lors de ce passage de la pesanteur terrestre à la lévité libératrice. Le texte poétique innocent est la ronde de Pentecôte chantée, dansée par les enfants de L’Oiseau Lyre. Les aquarelles s’adressent à tous les âges.

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Texte de Rébecca Terniak

Divers poésies et chants 

Aquarelles de Michèle Pouilly
40 pages couleur dont 20 aquarelles originales,
format 240 x 240 mm
Ed. La Lyre d’Alizé, juillet 2015
Novoprint Juillet 2015 - 22 €
Pour enfants jusqu’à 12 ans et familles

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FROISSEMENT...

FROISSEMENT...

Je suis ce froufrou
Cette page qui se déroule
Et ce petit bruit humide
Qui murmure dans l’arrière plan
Une légère caresse
Vient de je ne sais où… !
Et cette petite perle qui perle
Sur le parchemin de la vitre
Je continue à suivre le ruissellement
Cette goutte qui me dévisage
Elle est loin
Elle est proche
Entre moi et elle
Nous vivons le même voyage…

Je me détourne
Rejette une feuille froissée
Elle me regarde tout en soupirant
Je décide de l’ouvrir
De lire dans son cœur
Et je lis un seul mot
Toi… !

Moi ou l’autre
Entre ce moi perdu
Et cet autre qui me renvoie son image
Nous vivons à l’écart
De nos démarches… !

Et je me vois ailleurs
Sur un autre quai solitaire
C’était je ne me rappelle plus
Hier ou le jour d’avant
Je l’attendais
Elle n’est plus revenue
Le dernier train n’a plus de passager
Seul en face de ces rails rouillés
Je ne perçois aucun signe
D’elle plus de ce parfum habituel


Et de mon lit déserté
Le corps perd son corps
L’oreiller égare ses rêves
L’aube et le crépuscule
Font de la navette
Et j’oublie le livre ouvert
Les quelques photos fanées…

On frappe à une porte
Ce n’est point celle de ma demeure
Sur le seuil je suis la foule
Et je me perds dans la recherche… !

© kacem loubay
Dimanche 25 Septembre 2005
Khénifra / maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive

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Émois à revivre

Quand j'ai imprimé un poème
J'en oublie aussitôt le thème.
Or s'il me parut émouvant,
Il fut livré aux quatre vents.

Porteur d'une date certaine
Il parvint en terre lointaine
Mais il n'y resta guère figé
Ne cessa pas de voyager.

C'est par hasard que le relis
Sur un papier en gribouillis
Les vers d'un très ancien poème
D'une fraîcheur restée la même.

Selon les jours qui les déversent
Je capte des grâces diverses.
La beauté qui surgit partout
Peut perdurer comme bijou.

En fin de parcours me propose
De revivre durant mes pauses
Des instants qui m'ensoleillèrent
Dont resplendira la lumière.

18 octobre 2015

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