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Un état d'âme me troublant

Monologue

Je viens de relire un poème
Qui révèle un bien tendre amour.
Je le nourrissais chaque jour.
Mon doux ami faisait de même.

Or un an plus tard y mit fin
Le sort brutal, irréversible,
Par son décès imprévisible.
J'en eus un douloureux chagrin.

Trois années se sont écoulées.
Je les ai vécues sans souffrance.
D'où me vint cette délivrance?
Je fus peu longtemps accablée.

J'admets la pensée évidente
De vivre dans l'ingratitude
Car j'ai pu perdre l'habitude
De garder son âme présente.

Cela me semble inadmissible.
Ses pensées demeurent en moi,
J'ai conservé tous ses émois.
À d'autres grâces suis sensible.

Survivre est aller de l'avant
Dans l'inévitable rudesse.
Le permet certes la sagesse.
La revigore le printemps.

3 novembre 2015

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Hymne à la jeunesse

Combien de moments avons nous consacré
A user d’habitudes ou d’aliments néfastes à notre santé,
Pour enfin, à notre grande joie, sourire à nouveau
Et être soulagés une bonne fois de nos maux ?

Le drame commence bien tôt et c’est à croire
Que nous sommes dans une immense foire,
Errant parmi de nombreux manèges,
Nous déployant leurs fins jeux stratèges.

Les garçons font la loi et pour devenir des hommes
Se mesurent entre eux, pauvres pommes !
Divaguant très tôt dans la fumée des tripots,
Buvant exagérément des nuits complètes sans repos !

Les filles ne jouent plus à la poupée quant à elles,
Elles sont chefs de clans, adieux les pucelles !
Courtisées, si l’on peut dire, de manière forte,
Elles s’arment pour la guerre des “plus fortes ” !

Au sein des brutalités devenues courantes,
Filles et garçons brouillent des sexes de manière provocante,
Défiant et aimant attirer tous les regards
D’un monde qu’ils qualifient à coup sûr de ringard !

Et la santé n’a plus aucune importance
Pour la jeunesse vivant dans l’insouciance.
Confondant joie de vivre, respirer, aimer,
Avec l’outrance, bonne ennemie de leur liberté.

Le progrès est à coup sûr une arme dangereuse
Pour l’enfance destinée à être bienheureuse.
Canalisée très tôt par de sots artifices,
Elle souffre ainsi très vite de ses caprices !

Plus aucune barrière ne peut se dresser
Devant un torrent rapide à dévaler.
Jeunesse, que tu es malheureuse je le sais !
Tu veux mourir plutôt que vivre, est-ce vrai ?

Qui n’a pas douté parmi ces adultes que tu croises
Et désirant tant te ramener sous la toise !
Crois-tu qu’ils se soient époumonés en vain
Pour, comme ils disent, que tu n’arrives à rien ?

Bien sûr que non, c’est d’avoir eux aussi traversé
Le miroir aux alouettes qu’ils se sont écorchés.
Et qu’enfin guéris ou plutôt seulement sortis
Des affres et pièges de cette dure vie,
Ils te crient sans doute bien maladroitement :
” Fais ce que je te dis ” trop durement !

Non, ce conseil tu n’en as que faire,
C’est, il est vrai, un remède de grand-mère !
Tu as raison, bouscule les habitudes,
Mais fais-le avec tact, bon sens et sans promptitude.

N’oublie pas, mais tu le sais fort bien
Que la jeunesse est une étape pour demain.
Préserve-la comme un joyau que l’on cache,
Que nul mal intentionné ne te l’arrache.
Dès aujourd’hui prépare ton chemin,
Qu’il soit frais et pur comme la lavande du matin !

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Notre amour tranquille

Doux ami,

Aux jours où l'âme qui s'ennuie
Capte la grâce d'un poème,
Dans le silence et l'harmonie
Il se peut qu'elle entende: j'aime!

La tendresse par sa douceur,
Favorise les souvenances.
Reviennent d'exquises saveurs,
Elles subsistent dans l'absence.

Lors en accueillant l'évidence,
Le rayonnement d'un bonheur,
On remercie la providence,
D'avoir aimé avec ardeur.

Semble atténué notre amour.
Il a perdu de sa brillance.
En pensant à toi chaque jour,
J'essaie de le garder intense.

11 janvier 2011

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Le parchemin JGobert.

Alors que le fil de sa vie se déroule sur un parchemin craquelé, fendillé, vieilli par les années. De beaux souvenirs lui reviennent en mémoire, mettant en émoi une fois encore, un cœur qui bat. Des sentiments mêlés de joie et de tristesse, apaisés, adoucis par la langueur du temps, Lisa se souvient des instants de grâce de sa vie tumultueuse, lasse des jours sombres et des départs inéluctables.

Une époque que les jeunes aiment profondément, celle de la jeunesse. Des rencontres dans les bars de la ville où ils se retrouvent pour refaire le monde, où les discutions, les questions vibrent aux sons des musiques modernes, où la fumée s’approprie l’atmosphère et empeste les vêtements.

Lisa, comme beaucoup de filles de son âge, navigue dans ce milieu de fête et passe le plus clair de son temps dans ces petits bistrots, charmants et festifs de la ville.  Des lieux où cohabitent des poètes, des peintres, des artistes cherchant l’inspiration et le talent. Tous ces jeunes se livrent à une vie facile, dans l’art qu’ils ont choisi. Petits bistrots transformés en scène, en atelier où tout le monde se connait et joue le jeu. Les rencontres sont ponctuées de présentations, de commentaires.  La cohabitation entre les artistes naissants et ceux qui ont la chance d’être reconnus se passent parfaitement, dans le respect de l’autre.

Des petites soirées artistiques s’organisent, accompagnées d’originaux. Des musiciens animent et donnent vie à la mélodie.  Des chanteurs, des conteurs se succèdent et l’ambiance, ardente, se fait heureuse, plaisante.

De toutes ces soirées, Lisa garde un bienveillant souvenir.  Lisa se souvient d’un jeune homme particulier qui compta beaucoup pour elle. Il ne quitta plus  son esprit, ni son cœur. Discrète, elle s’arrangea pour le rencontrer à plusieurs reprises. Le regard joyeux, pétillant de ce garçon la comblât de suite et son ton moqueur la fit rire d’emblée. Il la trouva sympathique également et la conversation s’anima. Lisa était aux anges. Une grande amitié commençait.  Lisa ne cherchait pas autre chose que d’être en sa compagnie.

Au fil du temps, les liens créés sont devenus sacrés. Chacun respectait l’autre dans une amitié profonde et partageait les sorties, les amis, les petits restaurants. Une succession de plaisir simple et facile.

Un soir d’été, sous le ciel étoilé où les rêves se font, où se content les passions, les ambitions, une main délicate prit celle de Lisa. Lisa en fut bouleversée dès la première seconde. Ce que le conscient ne voulait pas, l’inconscient le désirait pour eux.  Lisa retira sa main d’un geste brusque comme pour couper court à ce sentiment inconnu. Son ami, surpris, fit l’innocent et repartit dans l’évocation de ses pensées.

Lisa, troublée, émue, interprète ce geste délicat. Un trouble s’est installé entre eux. Le scénario parfait de l’amitié irréprochable peut être rompu. Lisa est confiante, le temps fera son œuvre et ce petit geste disparaîtra.

Les terrasses festives des soirs d’été, chaudes de vie animent les rues et réunissent les jeunes jusque tard dans la nuit. Les couples formés partent et laissent les célibataires entre eux. Un dernier verre et la soirée se termine dans les rires. Ce soir, Lisa est songeuse, son regard est lointain, triste. Le ciel étoilé ne lui apporte pas le bonheur escompté. Un léger vent s’est levé et il est l’heure de rentrer. Son appartement n’est pas loin. Elle attend. Elle ne se décide pas à quitter cet endroit. Son esprit prit par ses pensées, elle attend.  Depuis quelques jours, son ami est absent et ne réapparaît pas.

Lisa s’est mariée et a de beaux enfants. La vie s'est installée pleine de surprises.  Le temps a pris soin d’effacer les histoires de jeunesse et les interrogations. Des sentiments nouveaux, inédits, agréables sont apparus plein de joies nouvelles et emplissent avec bonheur sa vie d’adulte.  De merveilleux ciels étoilés ont effacé ceux de la jeunesse ne laissant que des souvenirs rangés dans un passé révolu.

Avec le temps, Lisa a oublié son chagrin, l’absence, le départ inexpliqué de ce jeune homme pour qui elle avait tant de tendresse, d‘attention et de sentiments enfin révélés. Les soirées dans les petits bistrots de la ville ont été longues avant l’oubli.  Une histoire qui n'a pas commencé et qui ne finit pas.  Elle a attendu longtemps le bruit familier de ses pas et rêvé chaque jour au sourire de cet homme. Elle a gardé le doux souvenir de sa main sur la sienne.  Elle a espéré son retour, des explications, des commentaires qui ne sont jamais venus.

Lisa a tourné la page pour oublier cette histoire qui n’en était pas une.  Seul le vieux parchemin usé se souvient de cette histoire comme d’un grand amour.

   

 

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Au gré du vent

Quand seulette j'écris pour capter un instant,
Les mots en s'assemblant d'eux-mêmes me surprennent.
Ma mémoire en éveil les a choisis sans peine.
Ils deviennent tableaux ou murmures chantants.

Les mots en s'assemblant d'eux-mêmes me surprennent.
Engendrent quelquefois un fabuleux élan.
Ils deviennent tableaux ou murmures chantants.
Je me sens habitée par une joie sereine.

Engendrent quelquefois un fabuleux élan.
Plongée dans l'harmonie naturelle, si saine,
Je me sens habitée par une joie sereine.
Mes vers en liberté s'en vont au gré du vent.

Plongée dans l'harmonie naturelle, si saine,
Je savoure ravie des plaisirs émouvants.
Mes vers en liberté s'en vont au gré du vent.
Je les sais recueillis sur des rives lointaines.

9 juillet 2011

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"Lysis ou sur l' amitié" est un dialogue de Platon (428-347 av. JC), tendant à définir ce sentiment particulier que constituait l' amitié chez les Grecs. Dans un style vivant et alerte, l'introduction nous présente les interlocuteurs de Socrate, quatre jeunes gens: Lysis, Ménexène, Hippothalès et Ctésippe. Des quatre, c'est Lysis le plus remarquable: il se distingue par sa grâce et sa vivacité d'esprit. Socrate, qui tient l' amitié pour le bien le plus cher et qui connaît les liens unissant Lysis et Ménexène, entend leur faire définir le sentiment qu'ils éprouvent et que partant ils doivent bien connaître. Lequel, de l'amant ou de l'aimé, est l'ami de l'autre? demande Sorate à Ménexène, qui lui répond que cette question est sans importance. Toutefois, pressé par les objections de Socrate, il en arrive à se contredire, admettant d'abord que seul l'aimé peut être l'ami de l'amant, pour reconnaître ensuite que seul l'amant peut être l'ami de l'aimé. Socrate s'adresse alors à Lysis, qui voit dans la similitude des natures et des caractères le fondement de l' amitié. Dans ce cas, les méchants seraient donc entre eux des amis, alors qu'en fait aucune amitié véritable ne les lie; d'autre part, les bons se suffisent à eux-mêmes et n'attendent rien d'autrui: quelle serait donc cette amitié qui ne donne, ni ne reçoit? Le fondement de l'amitié ne résiderait-il pas en revanche dans le contraste? Ménexène est sur le point d'acquiescer, mais Socrate lui démontre aussitôt qu'en adoptant semblable solution, on finirait par dire que le bien est ami du mal, ce qui constitue proprement une absurdité. Ni la similitude, ni la différence ne peuvent donc expliquer pleinement l'essence de l'amitié. Cependant, en admettant le bien et le mal comme deux pôles opposés, on pourrait envisager des éléments intermédiaires qui, assaillis par le mal, se feraient, pour lui échapper, les amis du bien: toutefois ces éléments ne devraient pas être entièrement corrompus par le mal, car ils seraient alors incapables d'aspirer au bien. Lysis et Ménexène manifestent leur approbation: mais Socrate, poussant son analyse, révèle qu'on aime dans un certain but ultime auquel nous tendons tous est le bien; toutefois, s'il est vrai que nous aimons le bien pour échapper au mal, faudrait-il admettre que si le mal disparaissait, nous n'aimerions plus le bien? Il serait donc plus juste de voir dans le désir le fondement de l'amitié: et puisque nous désirons ce dont nous sentons le manque, comme si nous étions privés de quelque chose qui nous est propre, l' amitié est donc le désir de ce qui, en quelque sorte, nous appartient, et l'ami est quelque chose appartenant en propre à l'ami. Néanmoins, Socrate éprouve quelques doutes au sujet de cette dernière définition le "propre" équivaut-il au "semblable"? Dans l'affirmative, la définition est fausse et a déjà été réfutée au début du dialogue; dans la négative, on est amené à dire que le mal convient au mal et, partant, que le méchant est ami du méchant, ce qui a également été démontré comme absurde. L'arrivée des précepteurs invitant les jeunes gens à rentrer chez eux met un terme au débat. Le sujet de ce brillant dialogue, qui se rattache à la série des dialogues de jeunesse, sera repris et approfondi dans le "Banquet", dont "Lysis" peut être considéré comme le prélude.

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Ciel sombre et déception

Poème et poésie sont parfois synonymes.
Or souvent poésie signifie autre chose,
Une énergie soudaine et grisante qui cause
Des émois, non des sons comme le font des rimes.

L'art d'écrire permet en alignant des vers
De produire un écrit que l'on nomme poème.
S'il est intéressant, on l'apprécie, on l'aime.
L'auteur peut exposer des points de vue divers.

Me suis offert ce jour un livre décevant.
Je croyais y trouver ce que crée la magie.
Je ne pus résister au titre Poésie.
L'auteur est renommé. Le connaissais avant.

Serai toujours naïve, en pleine confiance.
Je pensais que des êtres peuvent se révéler
Touchés par une grâce engendrant la brillance,
Alors que le succès semble les accabler.

2 novembre 2015

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SYMPHONIES DES CREPUSCULES...

 

    SYMPHONIES DES CREPUSCULES...

 

...Dans les racines des racines
Je cherche une ultime sève
Dans l'écorce de l'écorce...
Je cherche mon nom...

 

Ma quête aléatoire s'oublie
Derrière les sels des années
Dans les dépôts amoncelés
Des fois en stalagmites
En montées déséquilibrées
Des fois encore en stalactites
Dans une danse irréelle...

 

J'enjambe une passerelle
Et me retrouve à la même croisée
Des chemins qui mènent quelque part
Dans la mémoire de mille randonnées
En solitaire épiant la mouvance du vent
Qui joue avec les épis dorés
Ou qui se faufile dans le corsage des fleurs
Glanant une symbiose de parfums
Qu'il va étendre dans cet ailleurs
En couple nous allons à l'aventure
Deux cœurs unis qui palpitent autrement...

 

Le temps augmente mes rides
Mes yeux vivent derrière des écrans
Je ne suis qu'un simple vagabond
Qui piétine les tapis de feuilles mortes
Que de vies viennent de se perdre
Que de rouille habille ces corps inertes
Que de cris s'échappent sous les pieds
Et je sombre dans les mille regrets...

 

Je soupire quand je me vois entrain de lire
Les fragments des parchemins délaissés
Je rencontre partout cette usure
Qui façonne les structures des arbres
L'automne l'artiste de tous les temps
Donne à chaque objet autant de teintes
Je suis dans l'éblouissement changeant
Entre les levers des jours Et la symphonie des couleurs du crépuscule...

 

© Kacem Loubay
Khénifra - Maroc
Samedi 28 Septembre 2014
21H16 GMT +1
loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive

 

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Fin d'automne.

Balade dans le ventre de l'automne,

au loin carillonne l'église blême,

juste au dessus, un ciel intensément bleu s'étire,

grandement ouvert et boit tout le soleil

de cette journée exceptionnellement douce.

D'un visage mordoré, tombe tout en silence

une feuille aérienne et cuivrée,

 à l'instar d'une larme translucide et sans poids,

alors que tout s'achemine vers l'uniformément blanc,

 avec du brun ici et là ;

 la nudité de tout est l'apanage de l'hiver,

l'impermanent repos des couleurs et des rires ;

 les pies déchantent un peu,

quant aux corbeaux ils y règnent souverains !

La fin de l'automne annonce  le crépitement des pas

sur les chemins vêtus de tapis pourpres,

puis bientôt le feu dans l'âtre,

 nos deux lainages clairs côte à côte dans l'armoire,

nos balades dans la brume ;

 le calfeutrage de l'instant enchanteur,

savouré, traversé en silence.

NINA

 

 

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Le dernier poème de Serge Essénine

Traduit du russe par la poétesse Katia Granoff,
le dernier poème de Serge Essénine

Au revoir, mon cher! Au revoir!
Ami, je t'ai dans ma poitrine!
Nous nous quittons; de nous revoir
Un espoir déjà se devine...
Sans mots, sans main serrée, en route!
Ton front, pourquoi le rembrunir?
Pas plus que de vivre, sans doute,
Il n'est pas nouveau de mourir.

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AU GRE DE NOS PLUMES…

 

                    AU GRE DE NOS PLUMES…

            A : NISSOIS « Lecouret »

 

Je ne fais que caresser les mots

Jouer avec la sculpture de l’alphabet

Toute lettre a son propre charme

Et elle s’emboîte souvent aux autres

C’est la loi de toute langue…

 

Je ne peux voir la brise

Ni la toucher de mes mains nues

Mais je peux la voir autrement

Quand elle fait danser les champs de blé

Ou quand elle écrit ses vers

En faisant bercer la page de l’eau

Je vis sous la séduction d’une nymphe

Lorsqu’elle me chuchote : Je suis à toi

Suis-moi au bord de l’étang où le silence règne

Sillonne avec moi le mystère des bosquets

Là où les amoureux frissonnent de passions

En se confiant le fond d’un cœur enflammé…

 

Je refoule des fois le désir des jours

Car pour moi la nuit est une alliée

Elle est mon unique messagère

A qui je conte le passage de mes muses

Quand une page vierge me sourit

Je m’oublie dans la texture des visions

J’esquisse sous le charme du verbe

Le parchemin de toutes les aurores

Et je joins des fois le chant du crépuscule

Une touche d’encre argentée

Enrobée d’un voile aux contours vermeilles…

 

Et tout crisse comme sur les feuilles mortes

Aux pieds des arbres dénudés

Mes pas se perdent dans les orées

Et je cherche mon cheminement solitaire

Avant d’atteindre l’unique promontoire

Je jette un regard sur mon monde

Et le fleuve qui partage ma cité

Me dit : Continue ta navigation poète de l’ombre… !

 

De loin le tamtam décide de relever le défi

La rumeur n’est qu’un cumul de sons

Une musique d’une lyre monocorde

Qui des fois baisse le volume de sa fréquence

Et des fois elle s’agite dans l’air

Comme prise par un vent en délire…

 

Je fais sortir les images d’un bloc disparate

Et j’en fais souvent des colliers

Ou des chapelets pour les invités

Je regagne un siège abandonné

Et de là j’écris mes mémoires

Avant de fermer le coffret de mes voyages…

 

© kacem loubay

Samedi 4 Mars 2006

Khénifra – Maroc

Loubay_k@yahoo.fr

Le poète de l’autre rive

 

 

 

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Des oeuvres colorées souvent prennent leur source
Dans des instants d'ivresse ou de recueillement,
Gardent une énergie miraculeusement.
L'art offre aux créateurs de multiples ressources.

Une photo possède un pouvoir fascinant
Elle sert de miroir précis à des images,
Fait surgir du néant des êtres d'un autre âge
Or cause rarement un émoi exaltant.

Un tableau représente une réalité
Saisie par un artiste à l'âme de poète.
Il n'est certes jamais une copie parfaite.
Le rend intéressant la créativité.

Un peintre qui est pris dans une griserie
Sans vouloir modifier des formes ou des couleurs
Compose avec talent un indicible ailleurs
Puis se laisse glisser dans une rêverie.

Face à l'original d'un tableau contemplé,
On ressent aussitôt l'effet d'une énergie.
Étonné, on s'émeut d'une telle magie.
Le pouvoir d'un artiste doit certes le combler.

31 octobre 2015

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"Etienne DRIOTON, l'EGYPTE, une passion" (extrait)

12273132697?profile=original       "...Plusieurs fois par an le directeur général effectue ses tournées d'inspection jusqu'en Haute-Egypte. A Louxor il dispose d'une demeure spacieuse, entourée d'un luxuriant jardin fleuri et planté d'arbres magnifiques. [...] . De la vaste terrasse qui donne côté Nil la vue est absolument superbe.

          Sur les eaux du fleuve glissent en silence quelques felouques. De l'autre côté, là-bas s'étend la plaine fertile, plus loin on aperçoit la cime thébaine, désertique qui abrite les hypogées royaux. Les couchers de soleil ici sont sublimes. Le ciel empourpré se reflète sur les eaux frissonnantes, les embrase, offrant un spectacle d'une beauté irréelle. Quelques felouques accostent en silence près de la berge. Puis elles replient leurs grandes voiles, semblent désormais attendre que le crépuscule, puis la nuit les enveloppe..." 

                                                               (Etienne Drioton, l'Egypte, une passion)

https://sites.google.com/site/biographiedetiennedrioton/

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Encore une ancienne stagiaire qui réussit brillamment !

Satisfaction et vrai bonheur pour moi qui ai eu le plaisir de l’encourager et de l’aider plusieurs stages durant, de vous communiquer sa prochaine exposition et la parution de son livre « En direct des Océans ».

Elle est partie pendant plusieurs mois vivre au long cours sur les cargos sillonnant mers et océans.

Son livre, son exposition (de peintures, aquarelles et croquis de voyage) et sa projection sur cette belle aventure seront visibles à partir du 28 novembre 18 h à l’Hôtel de Ville de Rosny-Sous-Bois.

Amis (es) de la région de Rosny (ou qui passerez par-là pendant son exposition), camarades de stages vous souvenant d’elle, allez admirer  le travail de Marie-Brigitte et n’hésitez pas à lui transmettre toutes mes amitiés et félicitations !

Belle exposition, beau livre, belle réussite de Marie-Brigitte BUISSIERE

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TELLEMENT...

J'ai tellement regardé

Dans le vivier du monde

Les poissons s'agiter

Dans une folle ronde!

J'ai tellement hésité

A dire les mots fous

Pour lesquels je suis né

Qui m'ont mené à vous!

J'ai tellement écouté

Des complaintes si vaines

Que certes, désabusé

J'ai du mal à dire : J'aime!

J'ai tellement fréquenté

De routes de traverse

Pour mon chemin chercher

Trop seul sous les averses!

J'ai tellement adoré

De rencontrer vos yeux

Même si me suis trompé

J'en accepte les bleus!

J'ai tellement espéré

Que la vie prenne corps

Que je fus exaucé

Envie de dire : Encore!

J.G.

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Les fleurs qui durent

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Petites créatures vivantes,
Toutes les fleurs sont émouvantes.
Parmi les dons que l'on nous fait
Rien n'est plus touchant qu'un bouquet.

Quand en pot elles ont racines,
Pour qu'elles durent on les câline.
Elles ont besoin de tendresse,
De bons soins qui jamais ne cessent.

Parfois elles furent reçues
D'un être qui n'existe plus.
Face à leur beauté qui persiste,
On aimerait être un artiste.

19 Octobre 2015


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Sous le lilas qui refleurit

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Peinture de Suzanne Walther-Siksou

Je suis en un état de grâce,
Vue imprenable sur le ciel.
Ce jour la lumière est de miel.
Stylo en main, je me prélasse.

Me sont venus deux vers chantants.
Je les pose sur une sur une page,
Ils me révèlent des images,
Venues de loin certainement.

Alors que je pense à ma muse,
L'esprit joyeux et en éveil,
En m'abandonnant au soleil,
De curieux dessins m'amusent.

Lors j'aperçois, silencieuse,
Sous le lilas qui refleurit,
Tout en bleu, semblant alanguie,
Une dame mystérieuse.

6 mars 2014

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Pardon à celles qui m'ont aimé

Pardon à celles que n’ai pas salué,
Quitté trop vite, par force ignorées.
Ces rires à conserver, jeunes et réjouis
Ont fané leurs visages, alors j’ai fui.

Pardon à Marthe, à sa limonade du jeudi,
Sa maison ouverte aux enfants pour la première télévision
Perchés, couchés, serrés ou accroupis,
Rêvant à la couleur, à sa riante illusion !

Pardon à Georgette si belle à quarante ans,
Aux yeux de braise qui ont allumé les miens,
Eveillé l’improbable désir enfantin
D’un amour pour une maman.

Pardon à Jeanine, as-tu pensé un instant
Que je puisse balayer, pusillanime,
Ce lien qui a été si constant
A nos retours de l’usine ?

Pardon à Marie, la femme de ma vie
Qui m’a tant appris, si bien élevé,
Que je n’ai pas salué tant je fus effrayé,
La bonne mère que j’ai tant chéri.

Je vous demande pardon, vous qui ne m’avez rien pris
Mais apporté l’amour sans contrepartie et avec bonté,
A l’époque quand je n’avais pas compris.
Je répare donc à vos pieds cet oubli insensé.

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Exposition de Cécile Parent

Bonjour.

Vous êtes tous les bienvenus à mon exposition "Symphonie des sphères" à "l'Espace Art Gallery", à Bruxelles.

Jerry Delfosse se fera un plaisir de vous accueillir à l'occasion du vernissage le 12 novembre 2015 et tout au long de l'évènement jusqu'au 29 novembre 2015.

Au plaisir d'une prochaine rencontre.

Cécile Parent

12273131066?profile=original

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Première exposition solo de Gaétan Patenaude

     C’est toujours pour moi un grand plaisir lorsqu’un ancien stagiaire vole de ses propres ailes et expose en solo dans une belle galerie d’art, cela prouve au moins la valeur du travail réalisé ensemble à un certain moment.

     Amis (es) de Montréal, de Québec et des environs (ou qui passerez par-là ces jours-ci et jusqu’à mi-novembre), camarades de stages vous souvenant de lui, allez admirer  le travail de Gaétan à travers son exposition intitulée Ma rivière aquarelle : Repères d’un parcours.

     L’exposition se tient à la galerie L’ARTICHO, située à Québec 135, rue Saint-Vallier Est, depuis le 27 octobre jusqu'au 14 novembre 2015.

      Le vernissage aura lieu le 30 octobre 2015, de 17 h à 19 h.

    Gaétan sera présent à la galerie le soir du vernissage ainsi que les samedis après-midi 31 octobre, 7 et 14 novembre 2015.

     Cette exposition est la troisième étape d’une phase de partage plus soutenue de sa démarche d’artiste.

     La première a été la mise en ligne de son site web  www.mariviereaquarelle.com en décembre 2012 et la deuxième, la publication d’un livre numérique intitulé Ma rivière aquarelle : Parcours d’un regard. Les informations pour le consulter se trouvent à l’adresse suivante :

http://www.mariviereaquarelle.com/inscription

   N’hésitez pas à communiquer avec lui pour tout supplément d’information : info@mariviereaquarelle.com, et transmettez-lui mes amitiés et félicitations si vous le rencontrez !

     Je rajoute autre chose qui n'a rien à voir avec l'exposition de Gaétant : lors de la modification de l'article précédent, les commentaires que j'y avais déjà et auxquels j'allais répondre se sont perdus, que leurs auteurs veuillent bien me pardonner !

L'affiche de l'exposition
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