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Sur le tableau, un dessin magique à la craie rehaussé de gouache blanche

pour apporter un peu de rêve à mes élèves...

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Haïkus inspirés par un dessin de Liliane Magotte

De Suzanne Walther-Siksou

Gracieux tableau
plaine et collines voisines
village endormi.


Blanc éblouissant
sous l'éclairage lunaire
la joie a surgi


Fascinante nuit
incrustés sur du velours
des bijoux célestes.


Énergie nocturne
symphonie silencieuse
hymne de l'espoir


Offrande inouïe
coup de baguette magique
enfants ébahis.


La force de l'art
onirique ou naturelle
la beauté captée.

4 décembre 2015

 

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Tous mes remerciements à Suzanne pour cette merveilleuse surprise.

Un partenariat

Arts

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Lettres

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04/12/2015,3 647
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Précision:

La colonne de droite sur le réseau est configurée de telle manière qu'elle apparaisse sur toutes les pages consultées du réseau.

Elle contient, selon mes directives, les éléments suivants:

-le logo de l'association Parkinson

-les billets culturels de Deashelle

-le focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à mon initiative.

Le contenu de cette colonne de droite est susceptible d'être modifié en fonction des lignes éditoriales du réseau. Elle ne contient ni ne contiendra aucune publicité commerciale.


Robert Paul

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Dessin magique sur un tableau noir

Haïkus inspirés par un dessin de Liliane Magotte

Gracieux tableau

plaine et collines voisines

village endormi.

Blanc éblouissant
sous l'éclairage lunaire
la joie a surgi

Fascinante nuit
incrustés sur du velours
des bijoux célestes.

Énergie nocturne
symphonie silencieuse
hymne de l'espoir

Offrande inouïe
coup de baguette magique

enfants ébahis.

La force de l'art
onirique ou naturelle
la beauté captée.

4 décembre 2015

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Philosophes du temps présent

Songerie

De nos jours, les penseurs actifs,
Que l'on appelle philosophes,
Se prêtent à des débats fort vifs.
Véhémentement s'apostrophent.

Ces hommes engagés à chercher
Du mal les causes et remèdes,
Livrent chacun sur le marché
Les problèmes qui les obsèdent.

N'ont pas les mêmes vérités.
Les profanes qui les écoutent,
Émus par leur sincérité,
Souvent voient augmenter leurs doutes

.

Quelle que soit leur influence
Sur les esprits et sur les coeurs,
Tous demeurent dans l'impuissance
Face aux courants de la terreur.

Or leur parler est une grâce.
Rend envieux qui les entend.
Leurs éloquents propos délassent.
Et créent d'enrichissants instants.

4 décembre 2015

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administrateur partenariats

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Sur le tableau, un dessin magique à la craie rehaussé de gouache blanche

pour apporter un peu de rêve à mes élèves...

Je souhaite une bonne année 2016

à tous les membres d'Arts et Lettres et à son fondateur Robert Paul.


Que l'an neuf ravive vos désirs et vos espoirs, qu'il soit gage de réussite,

de paix et d'amour.


Meilleurs voeux !

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A ma chatte Nina,

 

 

Ton petit cœur félin bat si fort

qu'il prend toute la place de ton joli

corps élastique et gracieux ; sa sonorité

est pareille à celle d'un bijou dès que tes

yeux "Agathe" plongent dans les miens

extrêmement bleus  !

En cet instant précieux, me voilà consacrée

Reine et ta robe tigrée et chaude frôle mes

chevilles blanches et nues ;  ainsi tu t'en vas,

souveraine et altière, te blottir dans mes lainages clairs

en désordre dans mon armoire.

C'est là que tu t'endors, toi mon soleil, mon astre,

ma clarté brune !

NINA

 

 

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Le printemps du saccage

Le printemps du saccage

 

 

Elle ne peut plus l'aimer

Ce dandy dégingandé
Avec son air frivole
C'était bien les deux seuls
A ne pas rattraper
Sous une pluie battante 
Les parapluies en vol

Elle ne peut plus l'aimer
Ce cher et tendre ami
Avec qui elle pensait
Devenir l'amante jolie
Mais en une seule journée

Ce conte qu'elle s'était conté
A été saccagé

C'est le printemps des poètes
Mais il pleure des flocons
Au tréfonds de son être
Pour lui, elle ne fut qu'un con
Une violente amourette
Dans son ventre, il pousse
Des armes et un violon

Elle demandait peu de choses
Même pas sur le lit
Des pétales de roses
On l’appelait petite fée
Sa magie est meurtrie
Par la métamorphose
D'un diable déchaîné

Elle ne peut plus l'aimer
Bien écrits sont ses leurs
Avec grande bravoure
Certains de ses effets
Il a brisé la fée
Et ses petits bonheurs
Il a failli la tuer

C'est le printemps des poètes
Mais l'hiver dans son cœur
Il pleure des allumettes
Elle fait flamber les fleurs
Ses yeux étaient le Saint Graal 
Désormais elle se noie
Au canal lacrymal

Rien de plus cruel
Que de jouer l'amoureux

Dans son cerveau en duel
Ne demeure pas le jour
Encore moins les cieux
Soumise, soubrette, assommée par les coups
Réduire au néant , il apprécie beaucoup

Voleur, violent, violeur
Elle a perdu la clef
Des ses rêves d'enfance
Une culpabilité qu'elle porte en permanence
Comme un vieux pardessus
Le fruit de son offense

C'est qu'elle y a trop cru

Une poupée de chiffon
Voilà ce qu'elle fut
Blindée d'humiliation
Un soir, dans une rue
La haine et le mépris
Lorsqu'elle repense à lui
Sont ses nouveaux prénoms

Il se croit stupéfiant
Mais il est loin de l'être
A trop abuser des stupéfiants
Il s'est pris pour un maître
Ce qui est stupéfiant

C'est de voir à quel point

Comment les stupéfiants

Sont devenus ses maîtres 

C'est le printemps des poètes
Mais il pleure des flocons
C'est l'hiver dans ses plaies
Le temps fera tout fondre
Il sera devenu
L 'aparté dans une tombe
Et elle saura enfin renaître...

Arachneens Séverine François

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Sur La Butte de Montmartre

une aquarelle d'Adyne Gohy

12273140678?profile=original

a inspiré

Les Musiciens

un poème de Raymond Martin

 

Songes macabres d’une nuit d’été, engoncés dans le  boléro étriqué du toréro dépité.

Un bœuf insensé, sur le toit pris de vertige, sauta les yeux fermés dans le passage de

La petite boucherie, où vaquent  à leurs travaux  tuyautés les employés du gaz.

 

« Au suivant » dit le grand Jacques, ne regardant jamais derrière lui, troublé par ses vingt ans.

Son copain Georges content d’avoir connu Fernande, lui sourit tendrement.

Le p’tit frisé au nez de fouine cherche une rime pour ses « cuisses de mouche ».

 

Un grand coup de vent et le chapeau de Charles sombre en Méditerranée un peu frisée.

Excité tel un  lombric hors de son tunnel.  Léo crie : « Poètes vos papiers ! Racontez-moi la mer. »

Maurice, oreilles aux aguets, s’en va chercher ses partitions. « Diantre! »  s’étouffe Claude,  vexé.

 

Joe  à  toutes jambes s’écrie : « Attention voilà les Daltons ! Cachez vos gueules de métèques ! 

Georges le barbu en tombe sur sa guitare et gratouille:

- Laissez-moi le temps de vivre, crie-t-il.

- Laissez-vous aller Milord, s’époumone un frêle piaf quelque peu éméché ! »  

 

Un marteau sans maître gît sur les pavés moussus, étonné par les employés du gaz.

« Si j’avais un marteau ! déclame un blondinet  avec  pompes et circonstances.

- Quel beau  rossignol blondinet,   s’écrie la Castafiore.

- Tiens, lui dit-elle, voilà un marteau. »  

 

Tout est en ordre, cornemuse au placard, Erik goûte  ses trois  morceaux en forme de poire,  

Quand soudain une « Pacific » exhale ses fumées. Arthur n’est pas loin se dit-il, envouté par

Le rythme lancinant de cette épopée musicalement ferroviaire.

 

Du  piano à bretelles, sous les doigts de Suzon, sortent des sons émanant d’une nuit d’été.

Souriant de sa performance, elle s’active à la vue d’un chaland pressé endimanché de choix.

Stoppé net, il écoute avec une appréciation non retenue ces notes en chaussée.

 

Sa charge le pressant, un sourire satisfait, du bout de ses doigts tombent  quelques sous

Dans la boite du violon capitonnée d’un satin émeraude. Suzon, aux anges, s’active au mieux. 

D’un signe de la tête, il  salue Suzon et reprend  sa marche pressée vers le bas de la butte. 

  

La marche nuptiale résonne dans la tête d’Emile, volontaire de l’archet comme de coutume.

Actionne celui-ci sur les cordes en boyau de mouton, grinçantes au bord de l’asphyxie.

Exécution magistrale sans miaulement, la marche s’écoule sous les doigts  sereins d’Emile.

 

 Raymond  Martin

D’après une aquarelle de : Adyne Gohy

Juin 2015.

 

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

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12273140081?profile=originalIl s'agit d'un écrit politico-social de Thomas Carlyle (1795-1881), publié en 1843; comme toutes les autres oeuvres de Carlyle, celle-ci est imprégnée du sens héroïque de la vie, d'un esprit prophétique, mais malheureusement elle est écrite dans un style trop exalté et emphatique qui finit par irriter. Ce livre vit le jour, lors de l'année la plus tragique et paradoxale d'une Angleterre florissante d' industries et débordante de richesses, mais déshonorée par le paupérisme, le chômage d'un million et demi d' indigents secourus à domicile ou dans les hospices de mendicité. Puisque les économistes de la "Richesse des nations", de "L' offre et de la Demande", du "Laissez faire et Laissez passer" n'ont pas le temps de s'occuper "aussi de la répartition équitable des salaires; puisque la société entière est fausse, voluptueuse, artificielle, les sources intimes de la lumière et de la vie sont obscurcies dans les coeurs, et le sens moral assoupi. De la masse de la population s'élève un cri, qui ne provient pas seulement de son estomac qui connaît la faim; mais de son esprit asphyxié par manque d' idéal, de culture. Aucune réforme législative, aucun élargissement du droit de vote, aucune loi agraire, aucune loi sur l' émigration ne pourront remédier à la carence de nobles coeurs et d'âmes héroïques. Le futur conférencier des "Héros, le culte des héros" ne connaît qu'un seul remède aux tristes insuffisances du "Présent": être gouverné par les plus sages des hommes que fournit l' aristocratie du talent, et non par les charlatans qui se contentent d'empocher les salaires: "Toi et moi, mon ami, nous pouvons dans ce monde d' esclaves entreprendre d'être deux héros, et encourager les autres à nous imiter". Au mythe de Midas, à l' énigme du Sphinx, il faut répondre par "un changement radical de régime, de constitution, d'existence, en reconstituant un nouveau corps avec une âme rajeunie, non sans quelques convulsions, ni sans afflictions". "Mais si votre nation a peu de sagesse, vous marcherez vers la ruine. A celui qui ne possède rien, on prendra le peu qu'il a"; "Tel peuple, tel roi". Et Carlyle, pour éclairer les Réformateurs du "Présent", d'évoquer la vision du "Passé", personnifié non par un grand souverain, un législateur ou un roi des affaires, mais par le mendiant Samson, devenu l'abbé de "Saint Edmond", et par une communauté de moines qui, avec leur règle d'étude, de travail et de prière, nous montrent ce dont tous les temps ont un besoin: "Cette vie terrestre, ainsi que ses richesses et ses biens, ne sont pas en eux-mêmes des choses réelles, mais seulement l'ombre des réalités éternelles et infinies; ce monde fini n'est qu'un terrible symbole, qui passe et repasse sur le grand miroir immobile de l' éternité; et la petite vie de l'homme comporte des devoirs immenses qui l'élèvent au Ciel ou le précipitent aux enfers".

Tournant à nouveau ses regards vers le "Présent" -ce présent où les hommes ont perdu leur âme et n'en continuent pas moins à "proclamer leur droit au bonheur", -Carlyle s'adresse plus particulièrement à son pays, "le plus stupide dans ses paroles et le plus sage dans ses actes". Il prend à partie ses compatriotes: les "conservateurs", ces adorateurs de Mammon qui déplorent la "surproduction"; les propriétaires fonciers qui de leurs terres connaissent seulement la chasse à la perdrix; tous ceux pour qui la noblesse consiste dans le droit de faire souffrir les autres, alors que ce devrait être le privilège de souffrir courageusement pour les autres; les démocrates qui voient l'essence de la démocratie dans le fait de libérer l'homme de l' oppression de ses propres frères, même si l'homme doit rester esclave de lui-même. L'auteur conclut: Le grand et le suprême besoin pour une nation est d'être conduit dans le meilleur chemin par les meilleurs, par "une véritable aristocratie, et par un véritable clergé". Et c'est ainsi que cette oeuvre, bien que toutes les réformes des "démocraties" soient invoquées, finit par être une glorification romantique du moyen âge, dans lequel "on choisissait comme rois les meilleurs et les plus sages, et ceux-ci... choisissaient à leur tour les meilleurs et les plus sages pour administrer le pays".

L'ouvrage n'est en définitive que l' idéalisation d'une période historique antérieure et Mazzini ainsi que Robert Browning dénoncèrent avec raison, comme une pétition de principe, l'affirmation de Carlyle suivant laquelle le peuple "doit être gouverné par une aristocratie royale". En effet qui donnera et élira les meilleurs, sinon le peuple? Et comment les choisira-t-il s'il n'est pas déjà "noble et sage". Tel peuple, tel roi: Carlyle lui-même l'a reconnu. C'est pourquoi Browning s'écriait: "O Seigneur, ne nous envoie plus de géants, mais élève le niveau de toute l'humanité", et Mazzini "Dieu et le Peuple: maintenant et toujours" entendant, par ces mots, substituer à la conception romantico-apocalyptique de Carlyle l'idée du progrès spirituel des masses.

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ET LE TEMPS S'EST PERDU...

Et le temps s'est perdu

Dans chemins de traverse

Où un cœur éperdu

S'abritait des averses!

Et le temps est passé

où l'on croyait encore

Au printemps... à l'été...

A la chasse au trésor!

Et le temps s'est ému

Au creux de solitude

Les regrets ont vécu

Positive attitude!

Et le temps a appris

A suspendre son vol

Il devint un ami...

Les instants... ça se vole!

J.G.

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Oisiveté

 

 Haïkus

Dans ma rue figée
s'alignent des maisonnettes
muettes et sourdes.

Couleur du regret,
les branches nues des érables
atteignent le ciel.

L'espace est bleuté
faiblesse de l'éclairage
nul souffle de vie.

Persistant éveil
 sans mélancolie attente
dans l'arrêt du temps.

2 décembre 2015

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Marie, Rose, Georges et d’autres. JGobert

Ce matin, à peine réveillée, Marie prend de nouvelles résolutions.  Au lever du soleil, la nuit lui paraît déjà lointaine. Une part de son passé, de ses souvenirs s’est estompée avec le temps. Des idées neuves, modernes  germent dans son esprit et la motivent. D’autres envies voient le jour et la remplissent de bonheur et d’espoir.

Rose se lève dans les brumes d’une nuit agitée. Elle n’a pas beaucoup dormi et récupéré de sa journée d’hier. Elle est songeuse et un peu grognon. Avant un bon café, son esprit tourne à vide. Le temps lui parait toujours trop court. Son travail  lui prend toute son énergie et elle n’a pas suffisamment d’instants pour avoir des états d’âme. Une bonne douche et elle repart.

Georges rentre de son travail, fatigué, mais content. Il soupire. Encore quelques minutes et il est chez lui. Après quelques heures de sommeil, sa vie  va reprendre, s’égrener paisible au sein de sa maison. Sa femme travaille et est déjà partie pour sa journée. Ce soir, ensemble, un moment d’une vie privée, agréable avant de repartir travailler.

Marie a pris son petit déjeuner. Moment qu’elle affectionne. Un vieux rituel familial qu’elle répète depuis des années avec le même plaisir. Son chat la regarde. Toujours enroulé sur le canapé, il l’observe les yeux mi-clos, avant de se rendormir. Trop tôt pour se lever dit-il ! Marie est prête et déjà, elle ferme la porte de son appartement.

Rose déjeune à son travail. Elle aime la compagnie de ses collègues, le bruit familier de la salle de garde. La lumière blanche qui inonde tout. Et les rires qui se déversent dans les couloirs. Elle a eu du mal à s’habituer à cette ambiance particulière. Aujourd’hui, elle est chez elle dans ce service.

Le ciel levant est splendide. Georges a envie de marcher un peu sous cette voute bleutée, colorée. Un petit détour et il est chez lui.  Georges travaille depuis des années de nuit dans cette entreprise. Elle fait partie de sa vie avec ses horaires décalés et les jours qui tournent  à l’envers.

Tous trois se dirigent vers le centre de la  vieille  ville, centre historique de la région. Marie est pleine d’idées et d’envies nouvelles, Rose se presse pour rejoindre sa vie active passionnante et Georges flâne quelques instants encore avant de rentrer dormir.

D’autres passants ont rejoint Marie, Rose et Georges. La ronde matinale des passants pressés commence par un ballet d’allées et venues. La vie s’éveille dans la ville, riche et abondante,  aux matins du monde. Une atmosphère séduisante pour cette Grand-Place aux accents moyenâgeux.  Décorée de chalets et de stands bariolés, elle accueille la fête, ce soir, comme chaque année.

Marie aime parcourir cet endroit où de multiples souvenirs l’accompagnent. Légère, elle presse le pas. Rose la suit dans la foule sans la connaître. Elle la dépasse.  Plongée dans ses pensées, elle est déjà à son travail. Georges se promène et admire un instant cette architecture qui fait la beauté de cet emplacement. Tous trois croisent la vie qui passe, qui brasse les destinées, qui soulève les attraits et les désirs.

Chacun est arrivé à l’interjection d’un point précis. Un endroit choisi au hasard par une main funeste, une main cruelle et froide. Un homme attend l’instant fatal pour accomplir son œuvre. Un immense éclair accompagné d’un bruit mortel se pose sur ce lieu et le couvre de rouge. En quelques secondes, le silence est tombé sur Marie, Rose, Georges . Un silence d’éternité.

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Une famille attendrissante

Poème inspiré par une toile de Nicole Duvivier;

« Famille de labradors »


Une rencontre coup de coeur,
Deux chiots, paraissant songeurs,
Près de leur mère protectrice,
Dans un éclairage propice.

Corps satiné, d'un tendre brun,
Regard intense de chacun.
Sans doute un courant de tendresse
Circule entre eux sans allégresse.

Devenus somptueuse image,
Ils causent un étrange émoi,
Certainement empreint de joie,
Par l'énergie qui s'en dégage.

Une famille de labradors
Unis par un lien  qui est fort.
Oeuvre touchante d'une artiste,
Animalière réaliste.

1/12/2015

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administrateur théâtres

Allongeant son ombre immense

Sur le monde et sur Paris

Quel est ce spectre aux yeux gris

Qui surgit dans le silence ?

Fantômas, serait-ce toi

Qui te dresses sur les toits?

Robert Desnos

Fantômas

 En ces temps troublés, voir un spectacle troublant : glaçant et désopilant en même temps.  Fantômas: un cocktail explosif de mélodrame et d’action à la limite du burlesque, une feinte apologie du MAL, et un constat cynique des dérives de notre société.   C’est pensé et pesé avec circonspection et vous serez emballés! Le théâtre « C'est de s'intéresser au regard que l'Autre (l'auteur par exemple) porte sur le monde actuel. C'est d'acquérir un autre regard qui finit par servir à la compréhension de ce qui se passe dans le monde... Le théâtre n'est pas une fin en soi, c'est un outil d'éveil. » confie  le très regretté Jules-Henri Marchant, à La Libre Belgique, en 2007. Jules-Henri Marchant qui lui aussi  se mesura au rôle  de Fantômas, le super-vilain français, héros du panthéon littéraire bourgeois, prince des feuilletons dont le fonds de commerce est la peur de la peur qui fait peur.

12273136701?profile=originalPlus rapide que Speedy Gonzales, léger comme une plume - contrairement au sujet traité - , comédien né, adepte de la boxe anglaise, fulgurant, d’une précision imparable, voici avec  Othmane Moumen, du théâtre mobile, frénétique,  hyperactif et athlétique. Son jeu fascine et fait oublier quelque peu le contexte effroyable dans lequel nous sommes plongés depuis le vendredi 13 novembre 2015 et qui, immanquablement colonise notre monde intérieur.

12273137857?profile=originalOn est loin de Bonnie and Clyde… la pièce met en scène un meurtrier démultiplié,  impassible et insaisissable, aux mille visages, le mal absolu cagoulé et peut-être aussi, le mal qui est en chacun de nous. Comme l’affirme  Etty Hillsemum, une jeune Hollandaise d’origine juive qui mourut à Auschwitz, à propos de la barbarie : “La saloperie des autres est aussi en nous. Et je ne vois pas d'autre solution que de rentrer en soi-même et d'extirper de son âme toute cette pourriture. Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n'ayons d'abord corrigé en nous. L'unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs.”

 Fantômas a une fille, Hélène, incarnée avec malice par Héloïse Jadoul. Elle est pétulante, généreuse, amoureuse du journaliste Fandor (finement joué par Damien De Dobbeleer). Elle a son franc-parler et a décidé de régler ses comptes avec son père. Qui a dit qu’il faut tuer le père?  Qui a dit qu’il faut tuer la peur?  Peut-être les deux d’un coup!  Les coups pleuvent, les coups de théâtre se succèdent, les toits de Paris vibrent, les figures d’Arsène Lupin et de James Bond se mélangent dans l’imaginaire aux abois. Le mal deviendrait-il sympathique? Oh que non, On ne joue pas à  Robin des Bois, c’est le cynisme, la cruauté, le barbarisme qui inondent la scène, tout comme la psychose d’insécurité. Le  ferment délétère est visé : le rêve de pouvoir absolu, en passant par le rêve de la manipulation génétique.

12273139066?profile=originalLes apaches, incarnation médiatique des classes dangereuses, galeux comparses de Fantômas sont issus de la pègre parisienne du début du 20e siècle et sont proprement immondes. On est à deux doigts de la première guerre mondiale. Il y a notamment  ce rôle  terrifiant  de La Toulouche,  une  fée Carabosse épouvantable, très louche « Vieillarde aux yeux dégoûtants », receleuse associée à la bande  de Fantômas qui  se rend  coupable de méfaits grand-guignolesques jusqu’à se nourrir de chair humaine! Ah le merveilleux moderne ! Le monde des médias, quant à lui, est lestement stigmatisé par  Didier Colfs qui interprète, Borglum,  le cupide chef de rédaction! Et cela fait grand bien de pouvoir rire! Muriel Clarembourg contribue également à l’hilarité générée par le rôle burlesque de Lady Beltham. Bouzille, poivrot emphatique exerçant mille petits métiers, en fait ma foi, un  peu trop... (Thierry Janssen, par ailleurs l'adaptateur génial de  cette version 2015). La mise-en scène frénétique est signée Jasmina Douieb.

12273139466?profile=original12273137700?profile=originalDans le décor, vous verrez en contrepoint,  le  très élégant et sympathique redresseur de torts: l’inspecteur Juve (Jean-Marc Delhausse), de la Sûreté de Paris, ennemi acharné, voire obsessionnel, de Fantômas qui a voué sa vie  à la capture ou à la destruction du monstre. Mais peut-il être détruit? 

12273139491?profile=original http://www.theatreduparc.be/Agenda/evenement/62/31.html

crédit photos : @ Isabelle  De Beir

Se joue jusqu'au 31 décembre 2015

 

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administrateur littératures

Poème fondant

Le chocolat se déguste avec bonheur;

Son goût nous apporte sensations et chaleur;

Nous en consommons avec plaisir et ferveur;

Il nous procure une bien belle vigueur.

Mais doit-on le considérer avec amour?

Bouchées et pralines, de nuit comme de jour,

Nous emmènent certes vers l'extase toujours,

Notre imagination nous jouant plus d'un tour.

Un mirage que cette exquise saveur

Qui nous saisit l'âme, l'esprit, aussi notre coeur?

Avec le praliné, nous jouons au pêcheur;

Avec blancs et fondants, oublions la minceur!

Mais n'est-ce pas souvent un délice un peu court?

Il est certain que nous ne resterions point sourds

A son charme sucré même s'il sort du four;

Galette ou gaufrette, nous l'aimerons toujours!

12273136085?profile=original

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" Arty' Chau...mont 2015 "

 Ces samedi 12 et dimanche 13 décembre, j'aurai le plaisir d'accrocher mes oeuvres animalières aux cimaises de l'  Espace Culturel Pérez " à Dion- Valmont  ( Brabant Wallon ) aux côtés de sept autres peintres, sculpteurs et photographe. 

                   12273137673?profile=original

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À bord

À Liliane et Adyne

Le large n'est pas loin quand on vit sur une île.

Le bateau où je reste est amarré au port.
J'y séjourne à l'année, toute seule à son bord.
Fleuve asséché, ma rue garde un rythme tranquille.
...
Le bateau où je reste est amarré au port.
Il n'y arrive pas les échos de la ville.
Fleuve asséché, ma rue garde un rythme tranquille.
Le soleil y dessine à l'encre noire ou or.
...
Il n'y arrive pas les échos de la ville.
Le silence parfait convient à mon confort.
Le soleil y dessine à l'encre noire ou or.
J'accueille des pensées qui sagement défilent.
...
Le silence parfait convient à mon confort.
Occultant de mon mieux les regrets inutiles,
J'accueille des pensées qui sagement défilent,
Je capte la beauté qui se prend sans efforts

4 février 2010

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UN PEU DE BLEU

12273135660?profile=originalil suffit de croire que le ciel bleu est toujours au -delà des ombres

et les rayons du soleil illuminent encore nos coeurs

Pensées vagabondes

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    C’est certainement le lieu idéal et l’exposition parfaite pour sa première parution en public après les aventures du Piméné et sa naissance magique dans le Cirque de Gavarnie…
    Non, je ne brûle pas les étapes et vous allez bientôt pouvoir me retrouver au refuge des Espuguettes pour en continuer toute l’histoire, mais si vous êtes en Bourgogne et passez par Chalon-sur-Saône vous pourrez la découvrir avant même que je vous la dévoile à la fin de cette nouvelle aventure de la route du bleu !
    Simplement, par ce que l’exposition où elle est présentée se terminera bientôt, et qu’il ne faut pas rater cet évènement.
    Pas seulement parce que vous pouvez y voir cette toile révélant l’une de mes perceptions de « conscience essentielle » (elle-même résultat d’un travail réalisé en « créativité augmentée » à partir d'une « expérience optimale » lors de mon immersion dans le bleu de Gavarnie pendant le vol depuis le sommet du Piméné), non : surtout parce que vous allez vous baigner complètement dans un rêve bleu absolu les yeux grands ouverts, à travers les œuvres (bleues naturellement), de 25 artistes différents !

On se bousculait le soir du vernissage à galerie de la Ferme de Corcelle !

On se bousculait le soir du vernissage à galerie de la Ferme de Corcelle !

      Effectivement, c’était la foule des grands soirs vendredi dernier à 18 h 30 pour le vernissage de l’exposition « La ferme n’y voit que du bleu » à la ferme atelier - galerie d’Arlette PASCAL et Jean-Noël à Châtenoy-le-Royal.

       Le bleu dans tous ses états à travers le regard des peintres et plasticiens, tel pourrait aussi être le titre de cette très belle exposition.
     Un bleu couleur d’espoir comme le précisait lors de son discours inaugural l’un des élus représentant la ville de Chalon-sur-Saône, rappelant au passage ses nuances symboles de paix que l’on retrouve notamment à travers les couleurs du drapeau de l’UNESCO ou des casques des soldats de l’ONU, symboles dont nous avons tant besoin en ce moment… 

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

      En arrivant à l’atelier - galerie de la ferme de Corcelle vous êtes accueilli (e) par un très beau « jardin bleu » qui vous plonge dès le départ dans l’ambiance de l’exposition.
      Installation lumineuse et lampions bleu-nuit, ingénieuse et superbe œuvre collective de l’association en charge de l’exposition et de l'atelier de la ferme sous la houlette d’Arlette PASCAL…

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Une promenade ludique à travers les œuvres des peintres, plasticiens, céramiste, vidéaste, sculpteurs, photographe exposés (ici, à l’entrée de la salle-atelier, les objets bleus de Fabienne BICHON, véritable fée du raku).

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Un peu plus loin, le totem Tengri et installation d’Elisabeth GACHOT-MERCK exprimant le grand bleu-l’infini, une élévation de la pensée à travers le bleu, comme toutes les autres œuvres de cette exposition.

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Dans la salle du « Four à pain » avec d’autres œuvres des artistes invités (dont de superbes grisés au graphite couleur d’Arlette PASCAL), trois de mes toiles (acrylique et huile sur toile), avec sur le mur de gauche celle qui est le fruit de l’histoire du bleu de Gavarnie et du vol du Piméné, dont je vous conte l’histoire depuis quelques jours déjà.  
     Vous n’en verrez que cette photo en perspective pour cette fois (à moins d’aller la voir « pour de vrai » à la ferme de Corcelle ), car vous le savez, cette histoire n’en est qu’à son début (je vous présenterai cette huile sur toile lors du dernier article de cette série), mais face à vous on peut deviner derrière le visiteur en conversation devant ma toile inspirée du bleu de Gavarnie, une autre de mes toiles bleues « Lionnes chassant », un hommage aux artistes paléolithiques de la grotte Chauvet.

      L’exposition « La ferme n’y voit que du bleu » sera terminée le soir du 6 décembre (ne ratez surtout pas la nocturne du 5 décembre qui vous permettra de 19 h jusqu’à 21 h 30 de profiter des installations illuminées).     

      En attendant, la ferme atelier - galerie vous ouvre ses portes tous les jours de 15 h à 19 h au 7 rue du Pont à Châtenoy-le-Royal (Chalon-sur-Saône).

    La devise de l’exposition est empruntée au testament de Maria Elena VEIRA DA SILVA :
        « Je lègue à mes amis
        Un bleu cæruleum pour voler haut
        Un bleu de cobalt pour le bonheur
        Un bleu d’outremer pour stimuler l’esprit… »
    …Une devise que je portais inconsciemment en moi en montant au Piméné !

    Les artistes qui exposent à la ferme atelier - galerie de Corcelle sont :

            Fabienne BICHON,  céramiste,
            Agnès BONNOTTE,  peintre,
            Suzel D’ALESSIO,   peintre,
            Bernard DEFAUT,   peintre,
            Christian DEJEUX ,  peintre,
            Galerie DURAMEN, designers, collectif de créateurs,
            Elisabeth GACHOT-MERCK, plasticienne,
            Tony GAGNIARRE, peintre, plasticien,
            Bernadette GROZELIER, plasticienne,
            Jacques HUBSCHWERLIN, peintre,
            Michel LECUYER, peintre,
            Alain MARC, carnettiste, peintre, plasticien,
            Annie MAUGEY, peintre, plasticienne,
            Chantal MONESTER, Jane W, peintres,
            Arlette PASCAL, carnettiste, peintre, plasticienne,
            Annie PECOIL, peintre,
            Jean PECOIL, peintre,
            Daniel PERNETTE, peintre,
            Nicole PERNETTE, peintre,
            Walter PETRIZZO, peintre,
            Françoise TRONCHET, peintre,
            Odile VAILLY, plasticienne,
            Christiane VANDROUX, photographe,
            L’Atelier d’arts plastiques de La ferme de Courcelle,             et ses (installations du Jardin Bleu)

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