Pirate au long cours,
Immonde et truand,
Ralliant pour toujours,
Anges et déments,
Tueries et amours,
Enrageant, écumant,
V.W.
Pirate au long cours,
Immonde et truand,
Ralliant pour toujours,
Anges et déments,
Tueries et amours,
Enrageant, écumant,
V.W.
Attention changement : La prochaine fête de remise des recueils aura lieu le samedi 24 juin 2017 en la galerie de 18h 30 à 22h 30. Renouvellement de la fête-concert et édition d’un recueil d’art dans le prolongement du 10ème anniversaire de l’Espace Art Gallery en 2015. L’Espace Art Gallery édite 1 nouveau recueil d’art concernant 12 artistes qui ont exposé dans la Galerie. Ces recueils seront offerts gracieusement à ces 12 personnes.
Infos sur http ://www.espaceartgallery.eu/editions/ Une troisième séance publique sera dédiée afin d’offrir le cinquième volume de cette collection aux artistes ayant bénéficié d’un article d’exposition sur Arts et Lettres en 2016. Un concert précédera cette séance de remise des recueils et sera suivie du verre de l’amitié.
Le premier « Tiré à part » édité par « Les Éditions d’Art EAG » a été publié pour le billet d’art de l’artiste Jacqueline Kirsch. Publication réalisée à la demande de l’artiste à partir de son billet repris dans la collection « États d’âmes d’artistes » aux « Éditions d’Art EAG ».
Des « Tirés à part » seront imprimé recto-verso couleurs pour les prochains artistes. Tirages pour 100 exemplaires et plus au prix de 5 € pièces et pour moins de 100 exemplaires au prix de 7 € pièces. Voir le lien comme exemple : http : //www.espaceartgallery.eu/editions/
Le deuxième tiré à part est en préparation pour l’artiste peintre française Christine Bry. Sa maquette est en cours. Il en est de même pour le troisième tiré à part pour l’artiste française Odile Blanchet. Tous deux repris dans le recueil n° 5 de 2016. Ils seront remis aux artistes lors de la remise des recueils du 24 juin 2017. Voir la description ci-avant.
La galerie a créé une nouvelle page « Événements », qui fait suite à la nouvelle page « Collections », sur son site. Ainsi toutes les activités autres que les expositions dans la galerie seront présentées. Tel que les vernissages événements avec reportage photos sur les participants présents et les ambiances, concerts, présentations de livres, soirées annuelles de remises des recueils d’art aux artistes présents dans les recueils d’art, présence à d’autres événements extérieurs, partenariats avec d’autres galeries ou associations culturelles, etc…
D’autres projets sont dans les cartons et seront annoncé prochainement dans cette même rubrique. Soyez attentif à la lecture de mes prochaines programmations…
Espace Art Gallery vous présente son sommaire :
1.4 Actuellement à EAG
2.4 Prochainement à EAG
3.4 Informations diverses :
Adresse, nouvelles, projets, liens, …
4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture 1 mai : page 5 !
1.4 Actuellement à EAG
Exposition mai :
Jiri MASKA (République tchèque) peintures & sculptures
« Rythme fantastique »
Le VERNISSAGE a lieu le 03/05 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.
Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.
Le FINISSAGE les 23 & 24 mai 2017 de 11h 30 à 18h 30.
2.4 Prochainement à EAG
Exposition juin :
Ophira GROSFELD (Be) aquarelles & encres de Chine
« Pinceau rythmique »
NAHALAL (Fr) peintures
« Paysages intérieurs »
Claudio GIULIANELLI (It) peintures
« Dialogues avec la nature »
Audrius LAUCIUS (Hu) sculptures
« L’impulsion cinétique »
Le VERNISSAGE a lieu le 31/05 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.
Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.
Le FINISSAGE les 24 & 25 juin 2017 de 11h 30 à 18h 30.
La galerie est fermée en juillet pour vacances
En août c’est un Salon d’été
La rentrée Culturelle aura lieu le 6 septembre
3.4 Informations diverses
Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120
Nouvelles de la galerie :
Nouvelles de la galerie dans mes agendas point 3.4 de mai 2017 :
Attention changement : La prochaine fête de remise des recueils aura lieu le samedi 24 juin 2017 en la galerie de 18h 30 à 22h 30. Renouvellement de la fête-concert et édition d’un recueil d’art dans le prolongement du 10ème anniversaire de l’Espace Art Gallery en 2015. L’Espace Art Gallery édite 1 nouveau recueil d’art concernant 12 artistes qui ont exposé dans la Galerie. Ces recueils seront offerts gracieusement à ces 12 personnes.
Infos sur http ://www.espaceartgallery.eu/editions/ Une troisième séance publique sera dédiée afin d’offrir le cinquième volume de cette collection aux artistes ayant bénéficié d’un article d’exposition sur Arts et Lettres en 2016. Un concert précédera cette séance de remise des recueils et sera suivie du verre de l’amitié.
Le premier « Tiré à part » édité par « Les Éditions d’Art EAG » a été publié pour le billet d’art de l’artiste Jacqueline Kirsch. Publication réalisée à la demande de l’artiste à partir de son billet repris dans la collection « États d’âmes d’artistes » aux « Éditions d’Art EAG ».
Des « Tirés à part » seront imprimé recto-verso couleurs pour les prochains artistes. Tirages pour 100 exemplaires et plus au prix de 5 € pièces et pour moins de 100 exemplaires au prix de 7 € pièces. Voir le lien comme exemple : http : //www.espaceartgallery.eu/editions/
Le deuxième tiré à part est en préparation pour l’artiste peintre française Christine Bry. Sa maquette est en cours. Il en est de même pour le troisième tiré à part pour l’artiste française Odile Blanchet. Tous deux repris dans le recueil n° 5 de 2016. Ils seront remis aux artistes lors de la remise des recueils du 24 juin 2017. Voir la description ci-avant.
La galerie a créé une nouvelle page « Événements », qui fait suite à la nouvelle page « Collections », sur son site. Ainsi toutes les activités autres que les expositions dans la galerie seront présentées. Tel que les vernissages événements avec reportage photos sur les participants présents et les ambiances, concerts, présentations de livres, soirées annuelles de remises des recueils d’art aux artistes présents dans les recueils d’art, présence à d’autres événements extérieurs, partenariats avec d’autres galeries ou associations culturelles, etc…
D’autres projets sont dans les cartons et seront annoncé prochainement dans cette même rubrique. Soyez attentif à la lecture de mes prochaines programmations…
Infos artistes et visuels sur :
Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu
Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge également sur
Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x
Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)
Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :
Voir : http://bit.ly/265znvq
La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :
Voir : http://www.espaceartgallery.eu/editions/
Présentations des événements dans la galerie :
Voir : http://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/
Ma nouvelle page Facebook qui présente toutes mes actualités :
Voir : https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu/
4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture
Découvrez en pièce jointe « Bruxelles Culture » le magazine qui facilite la vie culturelle des amateurs d’arts.
Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.
Bien à vous,
Jerry Delfosse
Espace Art Gallery
GSM: 00.32.497. 577.120
"Je pose mon pinceau
D'un ressaut
L'eau ... coule à flot
Dans l'oubli des couleurs
Un aplat sous tissu
File le long des plis
Pour fendre l’inouï
Après une vue
Forme un format
Des lignes arrêtées
Et restituées
La vie ... un coma ?"
*-*-*
E.D.
12
2016
*-*-*
Format 60 x 60 Huiles sur toile coton.
05/2017
Fêtons dignement le 8 mai! On parle parfois de la décadence de la civilisation européenne. La France a démontré le contraire : elle a choisi l'ouverture et la tolérance, dans le droit fil des Lumières qui la caractérisent, contrairement aux Américains. Merci à tous les électeurs, soyons fiers d'eux ! Le 7 mai 2017 l y a avait un énorme enjeu pour la démocratie et un seul candidat qui représentait ses valeurs! Il a gagné, ne lui volons pas la victoire! Que celles et ceux qui ont refusé de se mouiller fassent profil bas. Happy & proud to be European today! France, let's go!
Le 8 mai 1945, la reddition du belligérant est pure et simple. L'état de guerre prend fin immédiatement. C'est la victoire directe pour les alliés.En France, le 8 mai, jour férié rappelle la victoire des Alliés - Union soviétique, Etats-Unis, Royaume-Uni, France libre... - sur le théâtre européen dans la Seconde guerre mondiale, et la capitulation de l’Allemagne nazie en 1945
À l'heure où près d'un français sur quatre a voté pour un régime non démocratique, liberticide et intolérant, à l'heure ou de nombreux pays s'inclinent vers des régimes totalitaires et répressifs, on peut se souvenir que le 8 mai, qui marque la victoire de la démocratie sur la tyrannie, se souvient de la mort de millions d'hommes qui se sont battus pour que nous puissions être libres aujourd'hui! Rendons hommage à ces innocents morts pour notre liberté! Et faisons tout, pour que le Front National ne puisse être présent au second tour en 2022.8 mai, un jour clé de l'épopée de la France et de l'Europe.
Traditionnellement, le 8 mai a été adopté en France comme le jour de commémoration de la capitulation de l’Allemagne lors de la Seconde guerre mondiale. Pourtant, la réalité est nettement plus complexe.
D’abord parce que cet événement ne marque la fin de la Seconde guerre mondiale qu’en Europe, le conflit se poursuivant encore pendant quatre mois dans le Pacifique, entre le Japon et les Etats-Unis. Ensuite parce que différents actes de capitulation ont été signés à différents moments entre le 7 et le 9 mai, selon le référent temporel choisi.
Dans tous les cas, le début du mois de mai 1945 marque l’effondrement du Troisième Reich. Le 30 avril, Adolf Hitler se suicide dans son bunker de la chancellerie, tandis que les soldats soviétiques sont dans Berlin. Joseph Goebbels tente de prendre contact afin de signer un armistice. Incapable d’établir le lien avec les Alliés et refusant une capitulation sans condition, il se donne la mort avec son épouse et ses enfants le 1er mai. Le lendemain, la Bataille de Berlin s’achève avec la capitulation du général allemand Helmuth Weidling et des hommes chargés de la défense de la capitale. Du 4 au 6 mai, l’ensemble des forces nazies restantes (aux Pays-Bas, en Allemagne du Nord, au Danemark, en Bavière, à Breslau) se rendent aux Alliés. Herman Göring, le plus haut dignitaire nazi vivant, se livre aux autorités américaines à la frontière germano-autrichienne.
Deux documents de capitulation :
> La première capitulation du 7 mai à Reims
> La deuxième capitulation du 8 mai à Berlin
Le grand-amiral Karl Dönitz a été nommé président du Reich par Hitler dans son testament. A la tête d’un gouvernement provisoire du Reich, il tente de négocier une série de redditions partielles face aux alliés occidentaux, afin de pouvoir continuer le combat à l’est contre les troupes soviétiques. Les Américains refusent le compromis. Le général allemand Alfred Jodl, envoyé par Dönitz, signe la capitulation le 7 mai à 2h41 du matin. Ce moment historique a eu lieu dans une salle du Collège technique et moderne de Reims, qui était alors le QG des forces alliées.
Alfred Jodl a signé la capitulation de Reims, le 7 mai 1945 © "Bundesarchiv Bild 146-1971-033-01, Alfred Jodl" / CC-BY-SA
Seulement, cette signature n’est pas du goût de Staline, qui regrette l’absence de hauts-représentants soviétiques lors de cette signature. Une seconde capitulation est organisée le 8 mai dans la soirée à Karlshorst, près de Berlin. Cette fois, c’est le Commandant suprême de l’Armée rouge, Gueorgui Joukov, qui préside à la signature. C’est Wilhelm Keitel, commandant suprême des forces armées allemandes, qui signe la capitulation. Elle rentre en application à 23h01 le 8 mai. A l’heure de Moscou, cette heure correspond au 9 mai à 01h01 du matin. Aujourd’hui, c’est le 9 mai qui est célébré comme le jour de la capitulation allemande en Russie.
Revivez le débarquement de 1944, la libération de Paris et la libération de la France, la découverte par les soviétiques du camp d'Auschwitz et les derniers jours d'Adolf Hitler en images.
8 mai 1945 : la capitulation
© AFP
Officiellement, le nom du jour férié correspondant au 8 mai est "Victoire de 1945". L’utilisation du mot armistice, comme dans l’expression "armistice de 1945", que l’on trouve sur certains calendriers, n’est pas correcte. En effet, un armistice est une convention signée par des gouvernements. Elle met fin à un conflit armé en temps de guerre, mais ne met pas fin à l’état de guerre. C’est ce type de document qui a été signé le 11 novembre 1918 dans le wagon de Rethondes, démarrant un cessez-le-feu et les négociations qui aboutiront au Traité de Versailles, signé par l’Allemagne et les Alliés. En 1945, il s’agit bel et bien d’une capitulation du Troisième Reich. En effet, il s’agit d’une reddition pure et simple d’un belligérant, de la fin des combats et de l’état de guerre. D’où l’appellation "victoire de 1945" et non "armistice de 1945".
8 mai 1945 et Algérie, journée de répression et d'affliction...
La journée du 8 mai est également une journée du souvenir essentielle dans les relations franco-algériennes. C’est en effet le 8 mai 1945 que démarrent les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, dans une Algérie alors colonisée par la France. Le drame démarre le 8 mai. Une manifestation de nationalistes algériens, réclamant l'indépendance de leur pays, est organisée en marge d’un cortège célébrant la victoire des Alliés. Ils réclament notamment la libération de leur chef - Messali Hadj - chef du PPA (Parti Populaire Algérien), emprisonné par les autorités françaises. Celles-ci exigent que les manifestants ne portent ni armes, ni drapeau algérien.
© FAROUK BATICHE AFP
Lors de la manifestation, dans la ville de Sétif, un jeune scout musulman brandit un drapeau algérien au cœur d’un quartier très majoritairement peuplé par une population d’origine européenne. La police tente de retirer le drapeau et des tirs éclatent entre manifestants et policiers. Un jeune homme de 26 ans, drapeau algérien à la main, est abattu par un policier. La panique et la confusion s’accroissent alors que musulmans indigènes et populations d’origine européenne échangent des coups de feu. Le bilan dépasse les 20 morts de chaque côté. A Guelma, la police tire, tuant un manifestant. Dans les campagnes, des émeutes à l’encontre des populations d’origine européenne éclatent : 102 personnes sont tuées. Le gouvernement, mené par le général de Gaulle, envoie l’armée sur place. La répression – qui dure jusqu’au 22 mai - est terrible : exécutions sommaires, bombardements de villages, cérémonies de "soumission" au drapeau français. Le bilan officiel établi par les autorités françaises fait état de 1 000 morts. En réalité, le bilan serait cinq à dix fois supérieur selon les historiens.
"Le salon international du livre de Mazamet" est probablement l'une des manifestations littéraires faisant partie du top 3 des salons les plus prestigieux organisés dans le sud de la France. Rappelons que sa première édition remonte à l'année 2009. Huit ans déjà que le salon existe et rapidement, attire des auteurs en provenance de plusieurs continents. L'année 2017 ne déroge pas à la règle puisque pour sa 8e édition, pas moins de cinq nationalités y seront représentées.
Prestige littéraire
Prestigieux est le mot qui convient au vu des noms qui fréquentent l'évènement. Marc Galabru était l'un d'eux et de son vivant, rencontrait chaque année ceux qu'il appelait "mes amis de coeur". Marc, invité d'honneur de la première édition, avait sans hésitation, accepté de joindre son nom à l'évènement. C'était, prendre le risque d'être associé à un échec toujours possible. Un risque, certes, mais ce risque il ne le regrettera jamais. Marc Galabru ne manquera aucune édition jusqu'à ce que la vie lui offre une dernière révérence.
Le président du salon international du livre de Mazamet, Michel Sabarthes, a voulu rendre hommage à celui qui était l'un de ses plus proches compagnons de route. En toute logique, le prix Marc Galabru voit le jour en 2015. Ce prix récompense un ou une auteur d'exception. (Luc Corlouër en 2015 & Ariane Bois en 2016)
Réussites & désillusions
Réussite est probablement le mot qui décrit le mieux cet événement. En 2017 il réunira pas moins de 119 auteurs. Un chiffre des plus intéressant quand on réalise que la ville de Mazamet (Tarn) n'a pas l'étendue de Paris ou de Bruxelles. Réussite si l'on tient compte du fait que pas moins de quatre auteurs viendront de Belgique, d'autres de Hollande, du Canada.
Pourtant le chemin n'a pas toujours été facile. En 2016 l'écrivain Marie Chantal Guilmin, membre de l'association, présente sa démission. Le président, Michel Sabarthes ne manquera pas de saluer le travail effectué par Marie-Chantal et soulignera par ailleurs l'énergie déployée par cette dernière au profit des visiteurs et des auteurs. On ne peut que saluer l'humilité et la discrétion légendaire de Marie Chantal. Respecter son choix c'est faire preuve de reconnaissance.
Ce départ aurait pu être considéré comme un échec, il permettra à l'association de rebondir. La présidence du comité de lecture chargé de choisir les lauréats des prix remis à l'occasion de ce salon se voit confiée à l'Auteur Christophe Chabbert. (Docteur de l’université de Paris XIII est spécialiste des littératures de l’Océan Indien et en particulier de l’œuvre de Malcom de Chazal. Il est actuellement professeur de lettres modernes au Collège Jean Louis Étienne de Mazamet. Il est également auteur de deux romans dans l’enfer de Montlédier, la Belle Clotilde parue aux éditions de L’Harmattant et quand j’étais bandit en collaboration avec Jean-Pierre Hernandez l’un des derniers survivants de la French Connexion).
Les auteurs belges à Mazamet
La Belgique sera largement représentée puisque pas moins de six auteurs belges feront le déplacement à l’occasion de ce salon.
Isabelle Grenez « L’heure de la renarde », Jean Pièrrard « Le blues de Milo et Vénus », Ludiane de Brocéliande "Le syndrome de Talère", Patricia Fontaine « Cape Verte », Périnne Péters « 146 centimètres, Le Soleil… » et enfin votre serviteur « Tant de silences !».
LE MOMENT PRESENT.
VOTRE TEMPS présent est celui qui fait avancer vos pas, un par un, sur un chemin de montagne donc avec des creux, des bosses et des rochers affleurants. Votre mental est donc entièrement consacré à l'adaptation de votre marche en fonction de ce qui va se trouver sous votre pied gauche puis sous votre pied droit. C'est le seul moyen d'éviter la chute ou la blessure. Mais si vous voulez profiter de ce temps présent en admirant le paysage, une PENSEE va vous obliger à lever le nez et à regarder la colline suivante ou l'aigle royale planant au dessus de la vallée en contre-bas. Votre mental enregistrant ainsi deux situations différentes va donc vous faire perdre la réalité de VOTRE TEMPS PRESENT... la marche sur un chemin cabossé, et éventuellement vous faire avancer un pied vers une racine qui peut provoquer un déséquilibre voir une chute. Vous devez donc, mais ça c'est complexe, éloigner cette pensée qui vous oblige malgré vous à faire deux choses à la fois. Arrêtez-vous et admirer la montagne et ses habitants à plumes. Votre pensée voyant que vous ne l'avez pas écouté, vous laissera profiter du paysage vous permettant ainsi de perdre la notion d'un temps présent soumis à deux contraintes, qui sera vécu ainsi de manière positive.
Les PENSEES du Passé sont encore pires. Vous êtes devant votre clavier, votre feuille de dessin ou d'écriture, ou devant la lampe de chevet à réparer, et vous œuvrez dans votre TEMPS PRESENT. Votre main droite s'active à écrire ou à travailler, et une PENSEE du passé vient soudain cohabiter votre mental. A cet instant précis vous n'êtes plus maître de votre vie présente, car une PENSEE antérieure au temps présent, vient se mélanger à vos gestes, qui deviendront moins précis, voir contraire à la décision initiale de votre « moi » profond qui dictait vos gestes ou votre esprit.
Un exemple : J'écris sur mon clavier ce présent texte, et soudain je pense qu'hier (donc le passé) j'avais regardé la météo qui annonçait de la pluie pour la journée. Mon mental va donc mélanger les deux ; taper mon texte sur le clavier et penser à quel moment de la journée je vais pouvoir tondre la pelouse. Pire, je vais arrêter d'écrire pour allez consulter le site météo du jour pour prévoir un futur proche afin de passer, ou pas, la tondeuse. Reprenant mon travail interrompu, et donc perturbé, il est certain que je n'écrirai pas la même chose, ayant quitté MON TEMPS PRESENT.
Les PENSEES de mon passé viennent donc de modifier mon temps présent, donc obligatoirement... mon futur. Cet exemple est simple car il ne s'agit que d'une page d'écriture et d'une heure de tondeuse, mais imaginez-vous dans une autre situation plus délicate !
Vous êtes en rendez-vous avec l'acheteur de votre maison, ses enfants sont venus seuls quelques jours auparavant et ont confirmé que c'était « LA maison pour papa ». Lui-même c'est sa deuxième visite, et il vient très certainement confirmer l'achat car c'est la maison de ses rêves, le terrain est idéal et l'éloignement des commerces plus que raisonnable. L'agence a même prévu le compromis de vente.
La contre-visite commence et bien entendu il vous parle dans VOTRE TEMPS PRESENT à tous les deux, puis soudain une image de son passé vient perturber son mental, et il vous parle d'un drame qui vient de vous affecter. Étrangement votre acheteur potentiel vous annonce qu'il a eu le même moment douloureux il y a quelques années, et subitement arrête de parler de votre maison, mais de sa femme disparue trop tôt. La discussion va tourner autour de ce sujet pendant plusieurs minutes, et vous n'arrêterez plus le processus mental engagé. Le PASSE a envahi son TEMPS PRESENT et va donc modifier vos futurs à tous les deux. La transaction ne se fera pas. Vous avez perdu un client, et lui a perdu ce qu'il recherchait depuis longtemps.
Nous pouvons donc conclure sur ces quelques mots, VIVEZ VOTRE TEMPS PRESENT, et si une pensée vient perturber ce moment primordial, qu'elle vienne du passé ou du futur, si elle n'est pas directement liée au TEMPS PRESENT, vous l'occulter. N'analyser pas cette pensée. Il y a de fortes probabilités qu'elle soit négative ou au mieux ne serve à rien dans CE temps présent.
- Et le vécu me direz-vous ! L'apprentissage réalisé dans le passé ! On l'oublie dans le temps présent ?
Non bien entendu, mais ce passé-là qu'il soit positif ou négatif est intimement mélangé à notre vie de l'instant présent, et mécaniquement notre mental analyse les deux situations et nous fait accomplir les bons gestes. Ce sont les PENSEES autres, n'ayant rien à voir avec notre occupation du moment qu’il faut apprendre à chasser afin de bien vivre notre temps présent. Seul ce dernier nous apportera la plénitude et l'harmonie nécessaire à bien vivre notre vie.
Ces deux pages sont un résumé de ce que nous devrions toutes et tous faire sur cette terre dans NOTRE VIE de tous les instants, mais c'est un exercice difficile à mettre en pratique,
sauf si la volonté de chasser son ego se manifeste enfin. Si je me réfère au Petit Larousse la définition du mot ego est la suivante :
Ego : Mot invariable : racine latine. Sujet conscient et pensant. Le « Moi » en psychanalyse
Bonne journée à vous et soleil dans votre vie.
Gérard BRETON
Chaque artiste a des habitudes,
Un style bien particulier.
Favorise des attitudes,
De son art veut tout oublier.
Le peintre invente chaque fois
Comment révéler la lumière,
Qui est une source de joie.
Il la compose à sa manière.
Un tableau me semble une grâce
Quand il me comble de plaisir.
Je m'introduis en son espace
Pour m'y prélasser à loisir.
En m'abandonnant à l'instant,
Lorsque je ressens, je m'exprime.
Le fais toujours spontanément,
Utilisant des mots qui riment.
Claude Moulin m'avait écrit:
Moi le pinceau et vous la plume.
Il mettait de l'or sur du gris,
Un clair de lune dans la brume.
6 mai 2017
Peintres, faites vous adopter par un poète sur arts et lettres...
Poètes, faites vous traduire sur arts et lettres et entrez ainsi dans nos partenariats multilingues!...
Au fait, j'aimerais croire que tous les entrelacs de ce réseau instaurent une sorte de poétique de la relation.
LA MERVEILLEUSE HISTOIRE DE HENRY SUGAR
Cette histoire pétillante écrite par l’écrivain anglais Roald Dahl a été inspirée par un authentique mystique pakistanais Kuda Bux, qui prétendait être capable de voir sans ses yeux !
Ce récit célèbre est en fait une histoire - au sein d'une histoire - au sein d'une histoire - dans une histoire. De savants emboîtements comme pour un roman rendent la série de climats d’autant plus pittoresque et drôle. Nous commençons avec Henry Sugar, un play-boy riche et oisif qui aime jouer et qui n'est pas au-dessus de la triche pour gagner ! Un week-end d'été, Henry a été invité dans le manoir d'un ami. Il ne peut pas participer à la partie de cartes car ils sont 5. Il erre dans la riche bibliothèque et découvre un carnet mystérieux dans lequel est consigné "Un rapport sur une entrevue avec Imhrat Khan, l'homme qui pourrait voir sans ses yeux" par le Dr John Cartwright. Lecture dudit rapport. Admirablement mis en scène, lunettes de Gandhi à l’appui, par le comédien Olivier Prémel dont on apprécie la très belle diction et la très généreuse présence scénique avec son comparse Wakas Ashik, musicien et compositeur. Quel duo enflammé! L’adaptation et la mise en scène très British sont signées Elise Steenackers. Mais malheur à ceux qui ne lisent pas jusqu'au bout!
Nous sommes à l’hôpital de Bombay, Les médecins sont stupéfaits de voir le yogi Indien conduire sur sa bicyclette à travers un trafic intense, les yeux bandés. Khan va lui révéler son secret… Quelle aubaine pour les médecins qui rêve de rendre la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds et la langue aux muets! Quelle aubaine pour un joueur de cartes ébloui par l’appât du gain!
Ce qui est certain, c’est que tout en nous menant de personnages en personnages, l’auteur fera tout pour protéger la véritable identité de Sir Henry, bienfaiteur ou malfaiteur converti ? L’adresse du narrateur so British et celle des comédiens qui l'interprètent vous surprendra!
Et la fin de l’histoire, dans l’histoire de l’histoire on ne vous la livrera sûrement pas non plus… Venez la savourer vous-même. C’est joué avec conviction, brio et musiques locales, sans compter quelques menues participations jouissives du public incapable de se taire. Il s’agit de magie quand même ! Magie tout court, magie du verbe, magie du plateau qui accueille depuis 32 ans, jour pour jour ce 5 mai 2017 les milliers de spectacles présentés par Huguette Van Dyck dans son terrible caveau à malices! Les quelques très jeunes spectateurs de 10 ans dont c’est peut-être la première sortie dans une cave célèbre sont éblouis ce soir !
Les adultes adorent depuis toujours! A chaque fois, la salle mythique d'Huguette ne désemplit pas de chants et musiques, de verve joyeuse de rires et d'émotions vives. Les jeunes artistes qui y ont fait leurs débuts lui sont tous infiniment reconnaissants! Et tout le monde regrette qu’une si belle aventure avec Huguette comme capitaine seule après Dieu finisse en cet an de grâce 2017, puisque voici la fin de la dernière saison de la Samaritaine! Nous saisissons donc l’occasion pour que notre réseau Arts et Lettres lui présente ses sincères félicitations pour une si belle carrière de chercheuse de richesses artistiques et nos remerciement les plus vifs pour la qualité de son accueil!
Dans sa nouvelle La Merveilleuse Histoire de Henry Sugar, Dahl nous dévoile l’étonnante aventure de Henry, un londonien riche et oisif, prêt à n’importe quel pari stupide pour s’enrichir davantage. Un jour, il découvre par hasard le récit d’Imrat Khan - un yogi indien qui a développé le pouvoir tout à fait exceptionnel de voir sans ses yeux. Lorsque Henry apprend que ce pouvoir permet aussi de voir au travers de cartes à jouer, il est décidé de s’y essayer lui aussi. Mais le parcours pour y arriver s’avère plus difficile que prévu, et le voilà bientôt embarqué dans une affaire des plus inattendues...
Olivier Prémel (comédien) et Wakas Ashiq (musicien et compositeur) partagent la scène pour la première fois dans cette fable drôle et mystérieuse, pimentée de compostions originales et inédites. Une ode joyeuse à l’optimisme, au hasard et à tout ce que la vie ne peut expliquer.
Théâtre & Musique d’après La Merveilleuse Histoire de Henry Sugar
Régie: Lucas Hoyois
Réservations au 02.511.33.95 (24 h sur 24)
"Que serait notre monde sans Arts ni Lettres? Serait-il aride, vide de toute forme de créativité, d'expressions, d'émotion, d'exaltations? J'ai toujours eu en moi la fibre littéraire mais le véritable appel s'est produit en 2004 à la suite d'un dramatique événement familial qui m'a marqué. Révélation, intuition, imagination, création..."
Auteur de sept romans et de deux recueils entre autre), rédacteur et chroniqueur, membre de l'Association des Ecrivains Belges de langue française né à Soignies (Belgique), également collaborateur culturel, Thierry-Marie Delaunois, après un bref passage par le paramédical et l'informatique des années 80, évolue à présent au coeur des Lettres: romancier et auteur de poésies proches des gens, il a choisi de mettre en scène pour le meilleur les coeurs et les âmes, recherchant le vrai, l'authentique, la sincérité. Un parcours tel un sentier loin d'être battu? Cette aventure littéraire a maintenant débuté il y a plus de dix ans: des pensées aux idées, des idées aux mots, des mots au texte, le chemin de l'idée à la publication est long mais combien exaltant. Voici les stations:
Reflets, roman, 2007 (épuisé)
Troubles et incertitudes, roman, 2008 (épuisé)
Y croire..., roman, 2011 (épuisé)
L'île joyeuse, roman, janvier 2013, Edilivre-Aparis
Raconte-moi Mozart..., roman, décembre 2013, Edilivre-Aparis
Au fil d'Isis, recueil, 2015, Edilivre-Aparis,
Auprès de ma blonde, roman, 2016, Chloé des Lys
Les trois épreuves d'Isis, recueil, 2017, Edilivre-Aparis
Sur sa faim!, théâtre, 2018, Edilivre-Aparis
Syncope, nouvelle, 2018, Lamiroy
Connectée, roman, 2019, Associations Bernardiennes
Survivant, nouvelle, 2020, Associations Bernardiennes
Ce billet étant destiné à me présenter dans les grandes lignes et sans aucune forme de prétention. Ma carte d'identité littéraire...
J'ai le plaisir de vous faire savoir que j'ai eu l'honneur de participer pour la 3ème fois
au SALON DU LIVRE DE GENÈVE
pour dédicacer mes 7 livres
les vendredi 28 et dimanche 30 avril 2017
à L'ILOT JEUNESSE de la grande librairie PAYOT.
Vous trouverez mes livres Payot en ligne,
Fnac en ligne :
http://www.lalyredalize.org/info.html
Amazon, Triades ,etc..
et vous pourrez les découvrir sur mon propre site internet
Bonne découverte
et Merci de votre intérêt.
Rébecca
S'abreuver à des mots
Blottie dans des caresses
Alors le monde est beau
On en goûte l'ivresse...
Est-ce réel ou fiction?
Là n'est pas le propos
Eprouver l'émotion
Jeter ses doutes à l'eau...
La vie n'est qu'un passage
Ne plus en faire un monde
Se nourrir de mirages
Afin qu'elle vagabonde!
Ainsi, sens allégés
Quand viendra le trépas
on pourra s'envoler
sans peur de l'au-delà...
J.G.
Affectueux hommage à Amin Maalouf
Ô cet attendrissant conteur,
Au comportement de poète!
Il crée une harmonie parfaite,
En captant toutes les ardeurs.
Sa spontanéité séduit
Et le parfum de son langage
Conduit à d'étranges rivages.
Un drame, souvent s'y produit.
Un héros se montrant joyeux
Auquel allait notre tendresse
Soudain poussé dans la détresse
Y devient spectre ténébreux.
Or le sauve son créateur.
Employant ou non la magie,
Il manipule l'énergie
Et fait triompher le bonheur.
5 mai 2017
Au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, grande salle Henry Le Bœuf, une oeuvre a publiée par Beethoven seulement deux ans avant sa mort. Dans un chœur à cœurs fabuleux, l'édifice puissant de la Missa Solemnis opus 123 de Beethoven nous a été présenté dans un exécution sans failles par la Brussels Choral Society (BCS), un ensemble international fondé en 1979, qui compte une centaine de membres représentant plus de 20 nationalités différentes…La paix et la lumière par l'exercice de la Musique.

Un festival de sonorités de timbres et de couleurs chaleureuses, des qualités vocales sublimes. A cette occasion, le chœur était élargi par la présence de la Guilford Choral Society. L’Ensemble orchestral de Bruxelles était sous la direction d’Eric Delson, directeur musical de la Brussels Choral Society depuis plus de 25 ans. Il est également actuellement le directeur passionné du Performing Art Department de L’ISB, International School Brussels.

Les solistes, tous sans faiblesses, donneront une admirable prestation en union parfaite avec le chœur et l’orchestre, chantant avec urgence et conviction une messe porteuse d’espoir, qui incarne le dépassement humain et la soif de liberté. Il s’agit de la Soprano Agnieszka Slawinska, la chaleureuse Mezzo-Soprano Inez Carsauw, le Ténor Markus Brutscher et la Basse-baryton, Norman D. Patzke.
Eric Delson a conféré une magnifique cohérence globale à l’ensemble, évitant tout bombardement musical, mettant en valeur les quatre glorieux solistes, tout de suite en action sur un tapis de murmures respectueux dans le Kyrie, ample et mesuré. Dans le Christe Eleison on reçoit quatre voix passionnées, en croix spectaculaire, soutenue par l’or des cuivres. Le final sera d’une urgence déchirante. Quand les solistes se rassoient, c’est le chœur qui achève les dernières vagues de supplications de l’humanité en détresse.

Le Gloria sort-il du Livre de l’Apocalypse ? Les partitions semblent prendre feu, le rouge vermillon flamboie dans les voix et sur les tubes de l’orgue. Les solistes font toujours le poids avec un chœur enflammé dans le Qui tollis peccata mundi. L’orchestre ramène le calme. Le Quoniam par le chœur seul est palpitant, la conclusion chorale est vigoureuse.
Il y a beaucoup à admirer dans l'échelle et l'ampleur des idées. Le Credo est envoûtant et presque caressant, les quatre solistes se lèvent sur l’Incarnatus est… Un tracé délicat des bois se tisse autour du quatuor solo, puis de toutes parts résonne le Cruxifixus est, comme la répétition éternelle du drame absolu. Les crescendos et diminuendos sont saisissants pour qu’enfin exulte le Et ascendit porté par les cuivres étincelants. Le Cujus regni non erit finis erre sur des cercles de bonheur. Les voix sont des fusées d’émerveillement qui coupent le souffle de l'assistance. Les notes piquées envahissent les innombrables Amen. Les violons aux archets acérés sont tout aussi haletants jusqu’à ce que, seuls les quatre solistes émergent, tels quatre évangélistes au diapason. Ils incarnent une ascension vers la lumière divine appuyée par la flûte. Les derniers A-men sont de véritables coups de canons mais c’est la voix radieuse d’Agnieszka Slawinska qui semble conclure toute seule.
L'ouverture orchestrale du Sanctus commence avec les textures transparentes et vitreuses des cordes sans vibrato, puis le quatuor solo dessine délicatement l’esprit saint et le choeur attend religieusement. Après l’explosion des trombones, c’est l’explosion des chœurs : des nuées de voix ailées. Elles se posent sur le silence et l’orchestre dispense un velours panoramique sur tapis de cordes plaintives, les affres du doute… Un touchant solo du violon et flûte emmène l’assistance jusqu’aux douceurs du Benedictus. Le Saint-Esprit descendu sur terre?

Et en plein cœur de L’Agnus Dei qui débute comme un chant funéraire, il y aura cette blessure immonde et soudaine des résonances de la terreur de la guerre avec trompettes et tambours allegro assai, projecteur sur la misère de notre monde…! Dona nobis pacem ! L’orchestre insiste pour réverbérer l'urgence universelle avant le retour dramatique des voix dans un paroxysme de supplications. Pacem x3 x3 x3... la joie a repris le dessus. Une messe est une oeuvre d'élévation, que les timbales de la guerre se taisent! Mais le plaidoyer dramatique et plein de colère contre la guerre n'est passé nullement inaperçu et le vœu grandiose de Beethoven est un pacte avec la liberté.
...Nous aurons ces grands États-Unis d’Europe, qui couronneront le vieux monde comme les États-Unis d’Amérique couronnent le nouveau. Nous aurons l’esprit de conquête transfiguré en esprit de découverte ; nous aurons la généreuse fraternité des nations au lieu de la fraternité féroce des empereurs ; nous aurons la patrie sans la frontière, le budget sans le parasitisme, le commerce sans la douane, la circulation sans la barrière, l’éducation sans l’abrutissement, la jeunesse sans la caserne, le courage sans le combat, la justice sans l’échafaud, la vie sans le meurtre, la forêt sans le tigre, la charrue sans le glaive, la parole sans le bâillon, la conscience sans le joug, la vérité sans le dogme, Dieu sans le prêtre, le ciel sans l’enfer, l’amour sans la haine. L’effroyable ligature de la civilisation sera défaite ; l’isthme affreux qui sépare ces deux mers, Humanité et Félicité, sera coupé. Il y aura sur le monde un flot de lumière. Et qu’est-ce que c’est que toute cette lumière ? C’est la liberté. Et qu’est-ce que c’est que toute cette liberté ? C’est la paix.
Victor Hugo,20 septembre 1872
Deux propriétaires heureux posant devant une galerie de mine ©
Rare photo prise en extérieur, les photographes, avec leur lourd et encombrant matériel,
préférant le studio, qui permettait par ailleurs une meilleure maîtrise de la lumière
et un traitement plus rapide (ferrotype ou tintype, ca 1865).
Une sacrée veine ! Le plus grand affleurement d’argent ! L’or en prime ! Ophir était son nom ! Et, à ce qu’on dit, James Old Virginny Finney, un soir de cuite, pour conjurer le sort, une de ses bouteilles de whiskey s’étant brisée au sol, proclama « I christen this ground Virginia ! » Et, sur cette pierre, on bâtit Virginia City !
Comme on touche du bois,...
Celui-là semble vouloir mettre toutes les chances de son côté ©(ferrotype ou tintype, ca 1860)
D’Ophir au sud à Gold Hill au nord tout le terrain était maintenant occupé. La bande des quatre était riche ! Riche ? Enfin…
Henry Comstock, vantard, laissa bien son nom à la postérité, mais vendit sa concession pour 11 000$ à plus malin que lui, le juge Walsh. Avec son pactole, il acheta un magasin de marchandises générales qui périclita. Adieu, vaches, cochons, couvées, prospérité. Il erra, perdit la raison et se suicida au Montana, le 27 septembre 1870, d’une balle de révolver. Triste sort. Il fut enterré, sans plus de formalités, à Bozeman au Montana. Old Pancake avait 50 ans. Oublié, on ne porta pas même le crêpe…
Un fondu d’or ©
Rien n'est superflu ! Double symbole fer-à-cheval et aimant,
voilà de quoi s'attirer chance et prospérité !
(Tintype, ca 1865, monté en carte-de-visite, un format popularisé en 1854 par le Français Disdéri et rapidement adopté par les Américains).
James Finney, Old Virginny, vendit lui aussi, pour, dit-on, du whiskey de Virginie et un cheval borgne, et but son fonds. Il tomba de son cheval et se fracassa le crâne. Il mourut le 20 juin 1861, jeté à la fosse commune à 44 ans. Ce qu’on appelle pudiquement aujourd’hui le carré des indigents. Pour lui, le carré d’as c’est déjà fini.
La partie de cartes : mauvaise donne ©
(Tintype, ca 1865)
S’il finit seul dans le plus grand dénuement, il laissa son nom à Virginia City. Et une pierre aujourd’hui commémore sa mémoire.
Tombe de James Finney Fennimore, Dayton, Nevada.
Une stèle commémorative pour tous ces pionniers.
(photo captée sur le Net)
Oui, mais de O’Riley et de McLaughlin, qu’advint-il ?
Peter O’Riley et Patrick McLaughlin ©
(ferrotype ou tintype, détail, ca 1860-1865)
Sans fleurs voici le couronnement de l’histoire…
Patrick McLaughlin céda ses parts pour 3 500$, occupa des petits boulots, devint cuistot pour finir par mourir de faim à San Bernardino, Californie, en 1875. Lui aussi finit à la fosse commune. Resquiescat in pace.
Descente aux enfers ©
(Tintype, ca 1860-1865)
Un décor dantesque en toile de fond.
Il s’agit probablement d’un concessionnaire minier posant pour la postérité.
Peter O’Riley, sans céder, réussit à tirer 45 000$ de ses concessions. Une sacrée somme ! Un chiffre qui résonne et qu’il saurait faire fructifier ! Avec sa vista, il se mit à entendre des voix qui le guideraient vers de nouveaux filons – là… entends-tu ? – pour y creuser sa tombe. Il finit sa vie dans un asile d’aliénés à Woodbridge en Californie, où il décéda en 1874. On ne lui connait pas de sépulture.
Comme on creuse sa tombe ©
(ferrotype ou tintype, ca 1860)
Et alors, et alors…
La finance investit le Nevada silver rush, faisant tourner la roue à coups de comstocks, jouant des mots (ces actions étaient échangées à la San Francisco stock and Exchange Board), se jouant des petits porteurs grâce à la rumeur, pour faire monter les enchères, descendre les cours, rafler la mise. La spéculation battait son plein. Silver City, Gold Hill, Virginia City régnaient.
Des étincelles plein les yeux,
ils voyaient des pépites gros comme ça ! ©
(ambrotype, ca 1855)
Corruption, prévarication, délit d’initié allaient bon train, avec cela une bonne publicité et le tour était joué. Car même « Si le minerai était modérément prometteur, nous suivions la coutume du pays, nous nous servions d’adjectifs puissants et écumions comme si la merveille des merveilles en fait de découverte argentifère venait d’apparaître. Si la mine était une mine ‘exploitée’ et ne pouvait montrer de minerai traitable (qu’elle n’avait évidemment pas), nous louions le tunnel, disant que c’était un des tunnels les plus encourageants du pays, radotant et radotant sur ce tunnel jusqu’à ce que nous soyons complétement à cours d’extase, mais nous ne disions pas un mot du minerai. Nous pouvions répandre une demi-colonne d’adulation sur un puits, ou un nouveau filin d’acier, ou un treuil de pin couvert, ou une pompe fascinante et terminer par un éclat d’admiration sur ‘le surintendant distingué et efficace’ de la mine… mais nous ne soufflions mot du minerai. », Samuel Clemens, qui se fit connaître sous le nom de Josh d’abord, puis sous celui de Mark Twain. Twain qui, effectivement, passa là « six ou sept années longues et singulières » A la dure (Roughing it), comme prospecteur dans un premier temps, puis comme journaliste. Finalement « Il n’y avait rien qui ne fut vendable dans le domaine des concessions minières. » pendant ses Folles années*.
Une autre supercherie qu’on se voudrait de ne pas signaler, les salted mines, et qui avait de quoi dessaler les plus crédules. Comme pour donner un air authentique à une commode Louis XV montée dans une arrière-boutique de bazar, chargez un fusil de chasse de cartouches remplies de grenaille d’or. Tirez. Vous obtenez un filon, des filous. La mine ainsi lestée est promptement cédée au premier pigeon venant à passer. Ou bien « L’entrepreneur de la chose découvrait un filon sans valeur, y creusait un puits, achetait un chargement de riche minerai de la ‘Comstock’, en jetait une partie dans le puits et installait le reste sur ses bords extérieurs. Il montrait alors la chose à un nigaud et lui vendait à un prix élevé. », Mark Twain. Une pratique qui ensemença toute l’Amérique.
Beaucoup y laissèrent leur chemise
(ferrotype ou tintype, ca 1860-1865)
Mais il faut reconnaître que cette aventure a amené beaucoup d’innovations, de premières, d’avancées industrielles… Emploi de la dynamite, mise au point des techniques de traçage et de foration des trous de mines en couronne afin d’utiliser ce nouvel explosif en toute sécurité pour l’abattage, perforatrice Burley à air comprimé. Perfectionnement du moulin californien afin qu’il puisse fonctionner en continu grâce à la force hydraulique mue par la roue Pelton. Encore plus astucieux, le système de boisage par emboîtage de Philip Deidesheimer, ingénieur allemand formé à Freiberg en Allemagne, la meilleure Ecole des mines du monde. Une structure alvéolaire capable de résister aux pressions verticales et latérales, modulable en fonction des veines, failles et cisaillements d’un filon qui ne file pas droit, améliorant la sécurité tout en permettant d’aller toujours plus profond dans les mines du Comstock et ses minerais auro-argentifères. Aérage et drainage des galeries grâce à un tunnel conçu par Adolph Sutro, qui ne fit par ailleurs que ralentir l’inéluctable déclin d’une ville à son crépuscule.
Et « L’Ophir n’avait pratiquement rien valu un an auparavant et elle se vendait maintenant à près de quatre mille dollars le pied ! », Mark Twain.
Enfin, si aux Etats-Unis on se souvient d’Henry T. Comstock pour, en fait, avoir su détourner à son profit le Comstock Lode de ses deux véritables inventeurs, pour ce qu’il en est d’O’Riley et de McLaughlin, ils sont quasiment ignorés. Il faut dire qu’on ne connaissait pas le portrait de nos deux Irlandais. Aussi j’ai ici voulu réhabiliter ces deux véritables pionniers avec des informations et des documents inédits. Quand bien même le rush n’en rendit pas riches ceux qui décrochèrent la roche-mère.
« Le temps des prospecteurs libres est révolu », semble dire ce vétéran,
« il est temps de se ranger des voitures et faire son deuil de la fortune. »
(tintype dans son curieux carton de montage, façon faire-part de deuil, ca 1865). ©
Et pouvoir vivre heureux le reste de son âge…
Papy a fait de la résistance.
(ferrotype ou tintype monté en carte-de-visite, ca 1865) ©
Voici enfin levé un des derniers mystères de l’Ouest. Pour mieux en suivre les péripéties vous pouvez en retrouver ici la première partie :
Lansardière Michel (texte, photos, documents ©)
* Les mémoires de Mark Twain ont été publiées en 1872 sous le titre original de Roughing it, traduites en français sous les titres de Mes folles années ou d’A la dure.
N. B. : si la première photo de la première partie de cet article partie (cf. WANTED, et la sixième du présent billet qui en montre un gros plan) semble bien être l’authentique et unique portrait de Peter O’Riley et Patrick McLaughlin, du moins une hypothèse raisonnable, les autres american tintypes ne prétendent pas représenter les autres personnages de l’histoire. Par contre, elles leur sont toutes contemporaines, originales, et restituent le contexte de l’époque. Tous les documents ©, sauf mention contraire (3 photos captées sur le Net), proviennent de mes recherches personnelles.
Si enfin, concernant la photo de Billy the Kid, qui a beaucoup circulé et été montrée à la télévision, ou la découverte de celle de Henry Comstock, on a pu s’appuyer sur une iconographie déjà connue et donc procéder, entre autres, à des comparaisons faciales, pour la photographie de McLaughlin et de O’Riley je ne m’appuie que sur l’étiquette contre-collée au dos du tintype, ne connaissant aucune image d’eux. Alors, photo « salée »… il faudrait pour trancher d’autres moyens d’investigation (datation de l’encre, du papier…). J’ai par contre l’expérience de la photographie ancienne, américaine en particulier, et ai consacré plus de vingt ans de recherches aux chercheurs d’or. Et il s’agit bien d’un tintype américain contemporain de nos deux protagonistes. Aux découvertes fortuites de William Bohn en 2009 pour Henry Comstock et de Randy Guijero en 2010 pour Billy the Kid, j’ajoute une pierre au mythe doré et argentique.
Si vous voulez une suite à cette histoire, l’après, Virginia City au temps de Samuel Clemens (Mark Twain) ou du photographe Timothy O’Sullivan, et d’autres documents inédits…
Cette nouvelle catégorie de partenariats vient d'être ajoutée dans la colonne de droite du réseau sous la rubrique "Valeurs"
Pour être menés à bonne fin, ces partenariats doivent suivre un protocole exigeant.
Premièrement, les participants doivent être d'accord entre eux pour qu'ils fassent l'objet d'une traduction: ils doivent donc se concerter mutuellement avec les poètes, les peintres et le traducteur.
L'on ne peut exiger le consentement du traducteur qui est bénévole et libre de ne traduire que les textes qui l'inspirent.
Le stade suivant est qu'il faut signaler à Liliane Magotte que vous êtes prêts à faire un partenariat multilingue, ceci afin qu'elle puisse vous aider à régler les multiples problèmes qui se posent parfois en cas de collaboration entre membres. C'est une tâche difficile, délicate et fastidieuse pour Liliane Magotte en en tant qu'administratrice des partenariats.
Je n'accepterai aucun partenariat multilingue sans que ce protocole ne soit respecté.
Une fois tous le processus correctement suivi, puis modéré, le partenariat paraîtra.
Je remercie à l'avance les peintres, poètes et traducteurs pour leur participation à cette initiative, destinée à offrir au public autant une preuve des multiples talents des membres qu'une vitrine des superbes capacités d'édition qu'offre le réseau Arts et Lettres.
Notez bien qu'il y également possibilité de lire les textes en tant que prêteur de voix, et de m"envoyer le fichier audio en MP3, comme l'avait fait Liliane Magotte dans un autre billet: exemple: Le sonnet d'Emma Lazarus évoqué par Liliane Magotte: Magotte%20Vocal%20006.m4a
Vous pouvez trouver les quatre premiers partenariats en cliquent ici: http://bit.ly/2pNyI2f
Meilleurs sentiments à vous
Robert Paul,
fondateur et administrateur général.
Hier soir j’ai vu une femme aux invectives haineuses, affublée d’un ricanement caractéristique : celui propre au fascisme. Mauvais temps.
Hommage à Philippe Herreweghe
02.05.2017 — 20:00
La Grande Salle Henry Le Bœuf accueille la célébration
des 70 ans de Philippe Herreweghe,
une toute grande figure de notre scène musicale belge.Le Collegium Vocale Gent, l’Anvers Symphony Orchestra, Bozar,
deSingel AMUZ et Outhere Musique:
avec qui ce prince de la musique a toujours eu une relation étroite et privilégiéeont uni leurs talents pour mettre sur pied ce soir, en son honneur,
un festival d'un soir, plein d’humour et de poésie...
Les artistes :
Christoph Prégardien direction & chant
Collegium Vocale Gent choeur
Patricia Kopatchinskaja violon
Steven Isserlis violoncelle
Marie-Elisabeth Hecker violoncelle
Andreas Brantelid violoncelle
Damien Guffroy contrebasse
Martin Helmchen piano
Edding Quartet
Christoph Schnackertz piano
Le programme
Bartok (1881-1945) Sonate pour violon seul Sz. 117, BB 124, ∙ extrait (1944)
Schumann (1810-1856) Fantasiestücke, op. 73
Ravel (1875-1937) Sonate pour violon et violoncelle, ∙ extrait (1922)
Schubert (1797-1828) Lieder ∙ sur des poèmes de Johann Wolfgang Goethe Schubert Quintette à cordes, en ut majeur, D. 956, ∙ extrait (1828)
Dvořák (1841-1904) Ze Šumavy, op. 68
Schubert An die Sonne D 439 ∙ sur un poème de Johann Peter Uz (1816)
Mendelssohn-Bartholdy(1809-1847) Psalm 'Warum toben die Heiden'
Schubert Die Geselligkeit 'Lebenslust'
Ce sont tous de jeunes instrumentistes, chanteurs et chef d’orchestre qui sont là pour rendre à Philippe Herreweghe un hommage musical particulièrement vivant et chaleureux. En effet, la violoniste Patricia Kopatchinskaja et le pianiste Martin Helmchen ont tous deux signé des enregistrements à ses côtés. La jeune violoncelliste au toucher délicat, Marie-Elisabeth Hecker, s’est également illustrée sous sa baguette, de même que le contrebassiste Damien Guffroy, membre de l’Orchestre des Champs Elysées. Steven Isserlis, violoncelliste proche du Gantois, partage avec ce dernier une véritable passion pour Schumann. L’Edding Quartet a enregistré deux albums pour le label Phi ; il se joint à Andreas Brantelid dans le très touchant Quintette de Schubert, pièce maîtresse de ce concert, très émouvante dans ses timbres et ses couleurs. Merveilleuse institution de Herreweghe, le Collegium Vocale Gent est aussi présent et se place pour chanter, en cette occasion si particulière, sous la direction de Christoph Prégardien, avec Christoph Schnackertz au piano une partition surprise. Il s’agit du Happy Birthday pour piano, cordes et voix d’Arnold Bretagne (1976) un ensemble humoristique de variations sur le thème bien connu. La salle entière ne se fera pas prier pour participer et ensuite acclamer Philippe Herreweghe qui n’a pas pu résister à sauter sur scène pour remercier l’assemblée, égrenant en quatre langues quelques historiettes savoureuses sur le temps qui passe sans rider l’âme ni le coeur…
En 1970 Philippe Herreweghe, encore étudiant, fondait le chœur du Collegium Vocale Gent. Ce fut le début d'un itinéraire fascinant pour le chef et son ensemble acquérant une renommée mondiale et exerçaient une de nouvelles approches par leurs interprétations de Bach. Herreweghe a fondé ensuite d'autres ensembles, tels que la Chapelle Royale de Paris (1977) et l'Orchestre des Champs-Élysées (1992). Il est aussi la cheville ouvrière de divers festivals de musique, comme celui de Saintes en France et le Collegium Vocale Crete Senesi en Italie. Depuis 1997, Philippe Herreweghe a joué un rôle actif à l’Antwerp Symphony Orchestra en tant que chef d'orchestre invité principal. Herreweghe est maintenant considéré comme l'un des plus grands chefs de sa génération. Il a maintes fois été convié comme Chef d'orchestre invité à l’étranger pour des formations prestigieuses telles que le Concertgebouw d'Amsterdam, l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig ou même l'Orchestre de chambre Mahler.

Un très beau livre-programme a été édité à l’occasion des 70 ans de l’artiste.
Et les fans du compositeur et chef d’orchestre, se hâteront de se procurer le tout nouveau coffret de 5 CD label φ
(PHI) qui revient sur la magnifique carrière du gantois. La compilation de 5 CD est constituée d’extraits des plus
grands compositeurs tels que Lassus, Schein, Bach, Beethoven, Mahler, Dvořak ou Stravinsky. Philippe Herreweghe
y livre ses réflexions musicales et personnelles à travers une série d’entretiens réalisés par Camille De Rijck,
regroupés dans le livre-CD. Une iconographie d’archives à découvrir pour le plaisir des yeux et une biographie
réactualisée. En effet, au fil des ans Philippe Herreweghe a construit une importante discographie de plus de 100
enregistrements commencée en 2010 avec son propre label φ (PHI) pour préserver toute sa liberté artistique
au travers d’un catalogue riche et varié.
BOZAR LITTERATURE a demandé à quelques poètes d'écrire un poème portant sur Bach pour la publication "Thirteen Ways of Looking at J.S. Bach".
http://www.bozar.be/fr/activities/108706-bach-heritage-festival
In Memoriam
J'ai entendu le nom de cette jeune femme,
Qui ayant décidé de servir son pays,
S'activa vaillamment, dévouée corps et âme
Mais ne put achever le projet entrepris.
En ces temps agités, la providence mène,
Imposant des défis à ceux qui rivalisent.
Ils ne cessent d'agir et certes se surmèment.
Leur excès d'énergie certainement les grise.
Or, quand le soir venu, le Marcheur se repose,
Souvent dans la splendeur à nouveau ressurgie,
Pensif, accueille-t-il comme une fleur éclose
L'image de l'amie qui débordait de vie.
Je ne l'ai pas connue, son destin me révolte.
Elle avait fait un choix demandant des efforts,
Confiante, attendait les fruits de la récolte.
Sombra sans le néant de l'odieuse mort.
Emmanuel Marcron au jour de la victoire
Lors des remerciements certes ne manquera
De souligner l'apport joyeux de Tamara
Qui dès le tout début mit sa foi à y croire.
3 mai 2017