Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16060)

Trier par
administrateur théâtres

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes deboutJuste ce qu’il faut d’atmosphère sensuelle et méridionale des palais de l’Andalousie du XVIIIe siècle et au bout…. Le bonheur !

 Envoûtés par la qualité de la musique et  celle de la distribution éblouissante réunie sur le plateau de l’Opéra de Liège,  les spectateurs  participent, à  une  folle journée (le sous-titre même  de la pièce  Le Barbier de Séville  de Beaumarchais) vécue par Figaro, valet du Comte et Suzanne,  camériste au service de la Comtesse Almaviva, habitant une belle demeure à Séville.

7._van_wanroij_acte_2_01.jpg 

Après une ouverture fulgurante,  augurant le caractère ludique de l’opéra et de son issue heureuse,  les deux amoureux préparent leurs noces, mais  le Comte, un coureur impénitent, a juré  d’exercer son « droit de cuissage » sur Suzanne, la   jeune  et séduisante  fiancée. Mis au courant, Figaro, jure de déjouer les plans de son maître.  «  Se vuol ballare signor contino » déborde d’énergie  combattante et annonce un personnage de haute voltige.   Mais  Figaro se heurte  à de nombreux écueils :  Don Basilio (Enrico CASARI), le maître de musique, qui joue le douteux rôle de l’entremetteur pour le Comte,  Marcellina ( une ébouriffante Alexise YERNA), soutenue par maître Bartholo (Julien VÉRONÈSE) , qui,  après avoir prêté de l’argent à Figaro contre promesse de mariage, espère bien se faire épouser, mais finit  par découvrir qu’elle est sa mère, ce qui résout la question! Et aussi, parmi les gêneurs,  l'adolescent craquant et adorable, Cherubino,  amoureux de « sa marraine », la Comtesse, mais aussi  amoureux de toutes les femmes à la ronde.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes sur scène et mariage

Judith VAN WANROIJ,  La Comtesse,  loin d’être une personne figée et compassée, vit dans l’opulence  mais elle est désabusée par les frasques  de son mari volage, par ailleurs "Grand d'Espagne!". Elle se révèle  être d’une  vive et belle intelligence et d’une humanité touchante, comme dans son air «  Porgi Amor », un vrai coup de cœur.  Tout ce qu’elle chante porte un relief extraordinaire.   Elle est restée la Rosine pétulante, enlevée jadis par le Comte et partage l’esprit rebelle et critique de son impertinente  compagne, Suzanne. Ensemble elles vont tramer des pièges pour faire ... entendre raison!  Ainsi ce   merveilleux duo « Sull'aria » où la comtesse dicte  le billet donnant rendez-vous au comte. Une merveille d’harmonies féminines.  

L’image contient peut-être : 2 personnes

Surprises, déguisements, quiproquos, situations embarrassantes, rebondissements dignes de vaudeville émaillent donc l’histoire  dans un  tempo vif et enjoué, jusqu’à ce que tombent les masques au quatrième acte. Le tout est ciselé avec finesse, saveur et jubilation par le maître de musique: Christophe Rousset,  titulaire de deux rôles.  D'une part, instrumentiste délicat et talentueux, au piano forte qui illumine l'ouvrage, et de l'autre,  incomparable chef  de l’architecture musicale de l'opéra.  Il a un don extraordinaire pour mettre  les choses en musique : révélations, surprises et revirements... Il narre cette histoire hautement ludique avec brio  et  intercepte  la  multitude  des états psychologiques  tout en faisant mystérieusement  ressortir  le regard critique  de Mozart sur de l’Ancien régime, par des modes burlesques. Il pénètre inlassablement l’arrière des masques et déjoue les singeries sociales, questionnant avec humour les rapports homme-femmes. Avec une préférence pour les femmes? 

En dehors du plaisir intense de la musique, la réussite de ce spectacle tient  particulièrement à la mise en scène d’une pureté dé(?)concertante! Signée Emilio Sagi.  Cela dit beaucoup!  Les décors et les costumes en élégantes teintes pastel ou sable, sont  comme  - idéalisés -  et jouent avec de belles  luminosités et la subtile blancheur du palais, jusqu’au dernier acte - le plus fou et où la musique a atteint un niveau quasi charnel -    qui se déroule, lui  dans un  luxuriant jardin semi-tropical, un paradis où ne peut qu’advenir le pardon, indissociable compagnon de l’amour véritable.

Mais la réussite parfaite de cette production tient  bien sûr surtout  à la qualité de ses interprètes.  Aux côtés de la  Comtesse  pleine de charme, de noblesse  et  de profondeur, Jodie DEVOS met sa voix claire et naturelle ainsi que  sa malicieuse théâtralité au service du  fougueux personnage de Suzanne, plus maîtresse que suivante!  Elle est le centre de tous les duos qu’elle mène sans faiblir…avec la vaillance musicale  intrépide que l’on lui connaît.  L’exquise Raffaella MILANESI  est le jeune Chérubin: du vif-argent éveillé à l’amour qui gambade sans la moindre retenue, tel un jeune dieu, libre, farceur, tendre, passionné, possédé par l’énergie grisante et urgente  de son personnage.  Quant au Comte Almaviva, il est superbe,  tellement déterminé et sûr de lui dans son inconstance toute masculine.  Il  est interprété par un  Mario CASSI tout-à-fait solaire. Sa tessiture semble rayonner et vibrer, caressant les plafonds et les  fenêtres du palais, continuant à jouer  de splendides couleurs de parade masculine,  même si  ...c’est finalement  Suzanne qu’il découvre dans le placard à la place du jeune amant qu’il brûlait de surprendre  à l'acte II, ou  même s’ il ...se  fait piéger par Suzanne et la Comtesse à l'acte IV,  et apparaît  comme un personnage plutôt ridicule.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes assises

Délicieuse Julie MOSSAY dans  Barbarina, qui elle aussi décline une des facettes de l’amour dans sa belle cavatine de l'Acte IV  … et un jardinier râleur et intempestif à souhait, très bien campé sous les traits de Patrick DELCOUR.    Mais la palme revient sans doute  au chatoyant  Figaro,  le jeune baryton Leon KOŠAVIC à l’élocution parfaite. Un homme de caractère,  qui n’a rien à envier à son maître en termes de voix masculine  affirmée, héroïque et radieuse, et  à travers lequel on perçoit  un  brûlant de désir de construire un nouveau monde, rêvant pour  celui-ci,  de  plus d’amour,  plus de  justice et de  plus  de liberté. La densité et la musicalité du  final est un  sorte d’aboutissement heureux, de fusion parfaite du comique et du sérieux du livret, le moment  où s’arrête enfin  le tourbillon de ces personnages illustrant si bien l'esprit du XVIIIe siècle, celui  où le regard et l’oreille se trouvent confondus d’admiration devant l’esthétique de la  mise en scène  et  la  qualité  sonore  de la production.

29793670_2066193180076725_8585094485979955200_n.jpg?_nc_cat=0&oh=f4eeb8a113c2d64822e99f1c281fca36&oe=5B6022C1

 En Italien DIRECTION MUSICALE : Christophe Rousset MISE EN SCÈNE : Emilio Sagi CHEF DES CHŒURS : Pierre Iodice  ARTISTES : Mario Cassi, Judith Van Wanroij, Leon Kosavic, Jodie Devos , Raffaella Milanesi, Julien Véronèse, Alexise Yerna, Julie Mossay, Enrico Casari,Patrick Delcour  

NOMBRE DE REPRÉSENTATIONS : 5 DATES : Du vendredi, 06/04/2018 au samedi, 14/04/2018

 

Avec L’Orchestre et Chœurs de l’ Opéra Royal de Wallonie-Liège, nouvelle production

Vous trouverez ici des Ressources  à propos de  la biographie de Mozart.

 

Lire la suite...

Est là celui qui la vit l’autre jour,

 

descendre l’allée,

 

habillée de fougères et de plantes.

 

Sur l’escalier de bois,

 

le rocher recouvert de mousses et de lichens,

 

coiffée d’un chapeau tressé.

 

Curieusement sa voix chantait

 

sous la Grande Ourse

 

Une ritournelle, un chant entrecoupé de silences.

 

Il pleut sous la forêt

 

Et au bord du ruisseau, sur l’herbe,

 

Commence son long voyage

 

Sous le ciel du soir.

 

Julien Boulier     le 06 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436709611

 

Lire la suite...

Image symbole de l'habitude

À mes amis, artistes peintres

Suis dans les bras d'une habitude.
Elle me tient si fort serrée
Que je ne peux me libérer.
Certes me sens en servitude.

Dès que sa pression se relâche,
Je crois qu'elle s'est assoupie.
Voudrais profiter d'un répit
Pour accomplir certaines taches.

Or suis retenue inactive.
N'ai d'autre choix que d'écouter.
Mon esprit rarement se tait
Je peux demeurer attentive.

Sortant de ma passivité.
Face au doute ou à l'évidence
Je rédige ce que je pense
Et continue à méditer.

Ô la force qu'est l'habitude!
A-t-elle inspiré un artiste,
Un talentueux portraitiste?
Sais que non, avec certitude.

Une image de l'habitude,
Suggérant un comportement,
Toujours à un même moment!
Je vous en propose une étude.

5 mars 2018

Lire la suite...

Là-haut, les secrets.

 

En bas, l’oubli.

 

Les yeux déploient leur récit.

 

Comme une longue respiration recherchant

 

les matins immobiles,

 

la chevauchée fantastique s’empare des corps,

 

par delà les jours ensorcelants.

 

La pluie ruisselle sur ses cheveux

 

et le soleil à venir s’étend déjà sur nos espoirs.

 

L’amitié nous parle du temps

 

où l’absence chante doucement

 

les demeures paisibles et les rencontres.

 

Au bord du chemin, nous épousons les chimères.

 

Julien Boulier    le 05 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436674411 

Lire la suite...

HISTOIRE COURTE 39.

 

LA PETITE DERNIERE...

Ma grande sœur,

Voilà que le mois d'avril prend possession du calendrier... et là, dans les premiers jours, une date si longtemps cochée pour ne pas l'oublier... celle de ta naissance.

Depuis bientôt quatre ans plus de voix au bout du fil, le silence s'est installé. Ton léger accent franglais qui me faisait sourire, je ne l'entendrai plus. C'est ça aussi être la petite dernière, c'est perdre l'un après l'autre les vestiges de l'enfance, de cette époque où tu étais déjà une femme et moi encore ce bébé qu'on n'attendait plus et qui surgit sur la pointe des pieds, redoutant de déplaire : ta petite sœur.

Je t'ai si peu connue, puisque très vite tu traversas l'atlantique y rejoindre l'amour de ta vie. Quelques lettres, quelques jouets envoyés, de rares visites et l'enfance est passée avant qu'à mon tour, l'espace de longues vacances, je traverse l'océan pour te redécouvrir et très vite te confier cette boule au creux de la gorge qui m'étouffait, cette blessure d'amour déçu.

Ton mari et toi, vous n'avez pas désiré et pas eu d'enfant. Nous étions si différentes, mais il y avait une telle tendresse dans ta phrase :"My baby! Je ne veux pas que tu sois triste!", qu'enfin je repris fois en moi-même.

Et les années passent, elles volent même avec une belle inconscience. Un mari, des enfants et la chance de vacances en Californie chez toi, chez vous, quelques pépites de vie...

Puis un jour la nouvelle de ton veuvage, ta peine, mais aussi ta vitalité, ta belle énergie. A ton tour, tu es revenue en Europe le temps de quelques vacances, car tu retourneras vers ce pays d'adoption auquel tu te sentais tellement attachée pour ce bonheur qu'il a su t'offrir.

De retour chez toi, surgit le rituel du téléphone, une fois chaque mois, et les dernières années, chaque semaine. Tu me disais : "Je vis trop vieille! Mais toi, pendant qu'il en est encore temps, profite de ta vie, ne te laisse pas étouffer par les autres, je veux te sentir enfin heureuse!".

Je crois que je t'ai entendue et pour ce conseil, je te dis mille fois merci! A quelques jours de la date anniversaire de ta naissance, tu me manques ma grande sœur... tellement!

La petite dernière.

J.G.

Lire la suite...

Pensée du jour

Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le.
L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie.
Commence-le, maintenant.

                                                                                           Goethe

Lire la suite...

En l'absence de toute envie

Soliloque

Une envie trouble l'âme et occupe l'esprit.
Parfois, c'est un regret aigu qui la ramène,
Fait naître un sentiment très voisin d'une peine,
Un attendrissement nommé mélancolie.

Les envies ressenties n'ont pas la même cause:
Éprouver un émoi qui fut voluptueux.
Un défi se présente aux êtres orgueilleux.
La richesse et la gloire ensemble se proposent.

Pour ma part, en prenant du plaisir à songer
Souvent, je soliloque afin de me distraire.
N'éprouve aucun émoi même très éphémère.
En l'absence d'envies ne me sens pas privée.

Vais-je continuer à cheminer ainsi,
Sans attente, lucide, demeurée réaliste?
Si de la providence, il dépend que j'existe
De bienfaits ou de grâces n'ai guère le souci.

4 mars 2018

Lire la suite...

OR DE SOI

 

 

De se revoir cette impatience

A bousculer les sabliers

Aiguilles du temps oublié

Ames en miroir de semblance

 

 

Sait-on jamais de quoi se tisse

Ce peu de bonheur accueilli

Ce feu que jamais ne vieillit

Le temps faucheur qui tout ratisse

 

 

L'amour te file entre les doigts

Comme sable des nuits de rêve

Cette impatience cette fièvre

Comme si tu n'étais plus toi

 

 

Perdu perdu tu te retrouves

Voici que s'apaise la faim

Ensablés mais plus seuls enfin

Flammes de ce grand feu qui couve

 

 

J'ai retrouvé dans tes baisers

Tout ce que les poètes disent

Ce feu qu’un ouragan attise

Le rythme du corps apaisé

Lire la suite...

Paulmier

                   LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

Du O1-03 au 18-03-18, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) a eu le plaisir de vous proposer une exposition consacrée à l’œuvre du dessinateur français, Monsieur ALEXANDRE PAULMIER, intitulée PHANTASMA.

PHANTASMA. Un tel titre semble, à première vue, inutile puisque la seule vue d’un dessin de cet artiste plonge le visiteur dans un monde abyssal : celui de l’Eros. Dans un voyage entre le sien et celui de l’artiste qui, en quelque sorte, le guide dans ses fantasmes. Cet univers fantasmagorique s’articule sur un terrain « classique » infiniment exploré : celui de la Femme. Du corps de la Femme devenant le terrain des fantasmes « masculins » repris dans la sphère des codes sociaux.

Notons, d’emblée, l’orthographe que l’artiste apporte au titre de son exposition : PHANTASMA, écrit avec « ph », reprenant par là le concept grec de la notion du spectacle associée à celle de la vision spectrale, voire de l’illusion. Il ne s’agit, en aucun cas du « phantasme », considéré comme « hallucination », participant de la pathologie.

Aborder l’univers du fantasme érotique dans l’Art nous ramène à des piliers incontournables ayant jalonné bien des disciplines. Comment concevoir le fantasme au cinéma sans évoquer le nom de Fellini et sa conception de la Femme-matrone, plantureuse, maternelle et sensuelle à souhait? Comment évoquer ce même fantasme, en matière de peinture, sans considérer le nom de Dali où désir, masturbation et pulsion de mort alternent sur la toile? Comment, concernant la littérature, ne pas penser à Bataille reclassant le fantasme érotique dans les arcanes de l’Humanité, au-delà de ce que nous qualifions étymologiquement d’ « Histoire »?

Concernant ALEXANDRE PAULMIER, il convient de se tourner furtivement vers Bataille pour voir transparaître sur l’espace scénique des images issues inconsciemment de l’ « Erotisme ». Bien que l’artiste n’ait jamais lu cet ouvrage, il n’est pas étranger à l’univers de Bataille, ayant été influencé par la lecture de « Histoire de l’œil ». Des impressions issues de l’auteur transparaissent chez l’artiste.  

Dans son œuvre, l’image de la Femme s’étale dans un univers vaporeux, évanescent, onirique, évoluant à l’intérieur d’un théâtre fourmillant de symboles, tels que la naissance, le désir ou la mort : Eros et Thanatos, ces deux symboles clés de la psyché humaine. Déjà à ce stade, nous retrouvons Bataille pour qui l’érotisme nous éveille à la prise de conscience de notre propre finitude en tant qu’expérience tragique. De même qu’à une recherche de la volupté comme finalité charnelle comme tentative offerte à l’Homme de se transcender. Ce qui fait de l’érotisme une forme d’exotisme : une tentative de sortir de ses propres limites.

Face à cet artiste, nous nous trouvons face à un érotisme à la fois délicat et sulfureux, présenté de façon poétique. S’agissant de dessins, le contraste savant entre le noir et blanc à l’origine du clair-obscur, produit l’effet d’un décor composé de formes dont la sensualité des entrelacs souligne l’érotisme. Chaque trait réalisé à l’encre de Chine devient, par sa seule présence, une zone graphique érogène par les contorsions qui la définissent. Les postures, les seins volumineux ne sont que des indices articulant la sémantique du désir.

Fourmillant de symboles, l’œuvre d’ALEXANDRE PAULMIER se veut, avant tout, une interrogation sur la notion de l’érotisme. Cette interrogation, personnelle, n’existe qu’en accord avec l’évolution historique, culturelle et politique qui soutient cette notion. Bien que contemporain dans son écriture, le sujet évoqué remonte à l’aube de l’humanité par le biais de la figure de la Femme. L’on pourrait même affirmer que derrière cette œuvre se cache une anthropologie de la Femme par l’exploration d’une autre notion : celle du désir. Le véhicule permettant l’éclosion de ce désir est le rêve. Le rêve pris comme facteur de l’univers au-dessus duquel trône la déesse Femme. Mais comme toutes les divinités, celle-ci nous renvoie à nous-mêmes. A’ notre propre désir, à notre vulnérabilité. Comme toutes les divinités, elle existe, souffre et meurt à notre image.

EROTISME 2 (29,7 x 42 cm-encre de Chine)

12273276666?profile=original

L’extase se produit dans l’étreinte  amoureuse. L’artiste dévoile sa musique langoureuse faite d’entrelacs, à la fois suaves et nerveux où le trait assure l’existence de la sensualité. Par sa finesse, mêlée à une luminosité dominée par le clair-obscur, parsemée d’un brouillard pointilliste, plus ou moins accentué, le trait se faufile, accentuant délicatement les courbes du mouvement amoureux.

La souffrance est présente dans VAGUE INQUIETUDE 2 (42 x 59,4 cm-encre de Chine).

12273276867?profile=original

Avec cette figure masculine souffrante décomposée au point de présenter un faciès féminin transformé, au visage explosé, à la bouche ouverte comme dans un cri, avec ses seins terminés par une paire d’yeux, l’artiste exprime une image antagoniste au désir. Une image destructrice de la féminité prise en tant qu’objet. Les yeux terminant les seins sont ceux de l’homme au cœur d’une société malade de voyeurisme. Le trait prend ici une toute autre tournure. Il est épais, pâteux. Il prend l’aspect d’artères reliées à des organes vomis du corps. Il ressemble à des câbles. La féminité n’est plus qu’un corps-objet, malade dans son essence, indéfinissable. Car pour l’artiste, la féminité peut parfaitement se réfugier à l’intérieur d’un corps masculin.  

L’effacement se produit avec EFFEUILLAGE (29, 7 x 42 cm-encre de Chine)

12273277454?profile=original

où la Femme, devenue masque, se fond dans le décor, considéré comme un vide qui dissèque, pour ainsi dire, le corps, tuant ainsi la sensualité de l’Etre féminin, conçu  par l’homme comme le réceptacle du désir. Pour l’artiste, ce corps fondu dans l’espace acquiert une non identité : il devient indéterminé. Et c’est bien là que se situe le nœud du problème car si le corps est indéterminé, l’objet du désir l’est également. L’ « impossible » étant alors le seul territoire où résiderait le désir.   

D’autres facettes de l’Etre féminin sont prises en considération, telles que l’enfantement : EROTISME 1 (29,7 x 42 cm-encre de Chine)

12273277283?profile=original

où l’enfant glisse de l’utérus vers la lumière. L’artiste nous conduit à l’intérieur de la coupe d’un fœtus où le trait définit des membranes schématisées.

EROTISME 3 (29,7 x 42 cm-encre de Chine)

12273278067?profile=original

nous conduit au cœur d’une mythologie assurément universelle, à savoir la dangerosité supposée de la Femme en période de menstruation. Les menstrues du personnage féminin expulsent, à l’avant-plan, un corps de femme acéphale possédant deux paires de seins. Cette scène symbolise l’incompréhension de l’homme face à un phénomène qui le dépasse et qu’il craint. Ne perdons jamais de vue que cette crainte existe encore au sein de certaines sociétés dites « traditionnelles » où il est interdit à une femme réglée d’avoir des rapports sexuels avec son mari. Le sang menstruel participe de la notion fondatrice de toute civilisation : celle du « pur et de l’impur », sans laquelle aucune loi, aucun interdit fondateur n’existerait.

L’artiste ne s’éloigne pas de la mythologie en rejoignant la Grèce antique lorsqu’il reproduit le visage de la Gorgone, avec son regard privé d’yeux et sa chevelure serpentine pour évoquer son personnage féminin.

DESIR D’EROS (50 x 65 cm-encre de Chine)

12273278282?profile=original

aborde un autre aspect de l’érotisme : celui de la mort. Eros et Thanatos en tant que deux extrêmes se rejoignent pour souder une image. Un concept. La composition est d’une rare nervosité. Le trait est torturé. Des têtes de morts ainsi que des yeux voyeurs et des masques grimaçant parcourent l’espace.

ESQUISSE EROTIQUE (41 x 56 cm-encre de Chine)

12273278873?profile=original

est la seule œuvre de l’exposition qui ne soit pas un dessin mais une peinture réalisée à l’encre de Chine. Le pinceau est d’une finesse telle que le trait n’est plus qu’une nervure à peine suggérée. Au premier contact, le regard peine à se frayer un chemin parmi cet ensemble d’entrelacs délicats. Mais au fur et à mesure qu’il s’affirme, voilà que la forme apparaît, magique! Elle survient dans une succession de segments indépendants l’un par rapport à l’autre, sans qu’aucun fil conducteur ne relie la composition dans son ensemble. Cette œuvre nous subjugue et nous déroute, en ce sens qu’elle est pleinement aboutie, malgré le piège que nous tend son titre. Car c’est précisément par cette confusion ontologique que la création se réalise. Le visiteur s’abandonne à cette musique de lignes, au rythme des courbes à peine définies, jusqu’à ce que le regard condense cet ensemble abstrait en une réalité en plein accomplissement. L’inachevé s’achève dans la forme confuse d’un rapport amoureux.

L’importance du clair-obscur dans l’œuvre de l’artiste est primordiale car elle définit l’érotisme comme un univers total. Un monde à soi et pour soi, au même titre qu’un Gustave Doré, par son propre style, aborderait chaque giron de la Divine Comédie de Dante. L’érotisme reste en suspens car l’artiste refuse sciemment de le définir. Il l’interprète par le biais du trait qu’il considère aussi érotique que le sujet puisqu’il incarne la sensualité. Concernant le discours, il se sert de l’apport mythologique pour souligner l’aspect négatif de ce qu’il est convenu d’appeler la « perversion de l’érotisme », en mettant en scène la Femme en tant qu’objet de consommation. Cette perversion est celle d’un langage social qui souille l’image de la Femme.

Son œuvre se trouve à la charnière de la peinture et du dessin trahissant une influence certaine de la bande dessinée. Malgré les apparences, ce n’est pas une forme de BD hybride. Le sujet occupe tout l’espace, laissant une marge entre la composition et le cadre.

Néanmoins, les personnages dans leur anatomie fantasmagorique ainsi que les décors relèvent pleinement de la peinture.

A’ titre d’exemple, la colonne de feu qui s’élève sur la gauche de DESIR D’EROS (cité plus haut) ne peut être conçue que par un peintre habitué à traiter la masse dans le volume amplifié par la matière.

Ainsi certaines ondulations d’ESQUISSE EROTIQUE (cité plus haut) rappellent les envolées bleues de Matisse. De fines envolées tracées sans la lourdeur de la matière. Mais légèrement soulignées à la pointe du pinceau.

L’artiste dessine depuis environ sept ans. Il a obtenu une formation académique en fréquentant l’Atelier Hourdé à Paris. Il a été, néanmoins, fortement influencé par la liberté que prenait, dans les années ’80 le dessinateur Philippe Deville dans la conception spatiale de ses bandes dessinées. D’où une sorte d’esthétique mixte alliant tradition picturale dans le cadrage et expression dessinée dans la plastique des personnages.

L’œuvre d’ALEXANDRE PAULMIER nous interroge sur le mystère du désir. Franchira-t-il un jour l’écueil de l’amour? Et comment l’explorera-t-il au cœur de cette pyramide sensuelle? De quelle façon abordera-t-il le mystère amoureux? Si l’ « impossible » est la source du désir, l’ « indicible » sera-t-il celle de l’amour? Souhaitons à cet excellent dessinateur de poursuivre sa quête par-delà les mers oniriques.

François L. Speranza.

12273002454?profile=original

Une publication
Arts
 
12272797098?profile=originalLettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul, éditeur responsable


12273279679?profile=original                                 Signature de l'artiste - ALEXANDRE PAULMIER,

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

12273280454?profile=original


L'artiste et François Speranza: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles
R. P.

12273281061?profile=original

 

 

Lire la suite...

Parfois la lumière de ton visage

 

et la forme de tes mains

 

s’emparent de ma vie.

 

Silences et murmures mystérieux.

 

Le corps s’épanouit.

 

Dans l’arbre, je vois tes bras, tes cheveux.

 

Ta silhouette envahit les feuillages.

 

Je te rejoins d’un regard,

 

et tes yeux embrassent nos âmes.

 

Emotion, voyage intérieur.

 

Ce tableau nous transporte sur les toits

 

d’où nous observons la vie tranquille des villages,

 

secrètement, et nos yeux se ferment.

 

Julien Boulier   le 04 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436603111

Lire la suite...

Préférence,choix,habitude

Songerie

Les mots préférence et choix
Certes ont des effets qui différent.
Souvent, un choix peut satisfaire
Il est décevant maintes fois.

Quand prévaut une préférence,
Faisant évoquer un plaisir,
On en tient compte pour agir.
Elle inspire la confiance.

Le bonheur, état provisoire
Est rarement providentiel.
Le posséder semble essentiel
Nul n'oserait ne pas le croire.

L'âme a besoin de l'énergie,
Qui des habitudes dépend.
Les contrôler est important
Mais un difficile défi.

De plus en plus, en la vieillesse,
On s'en remet au laisser-faire.
La providence fort bien gère.
On s'abandonne à la tendresse.

3 avril 2018

Lire la suite...
administrateur théâtres

CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR,  MILLENIUM ORCHESTRA Cappella Mediterranea, continuo  & LEONARDO GARCÍA ALARCÓN, direction

 VALER SABADUS, Évangéliste

 FRANCISCO JAVIER MAÑALICH RAFFO, Christ

 PHILIPPE FAVETTE, Ponce Pilate

Dans :

GAETANO VENEZIANO 1656 - 1716 Passio del Venerdì

Santo ANTONIO NOLA 1642  > 1715 In manus tuas Domine / Stabat Mater

                             Attirer le public pour lui faire entendre des raretés, voici le défi que proposait dernièrement Leonardo García Alarcón, découvreur de  musiques anciennes,  le 28 mars 2018, à Bozar, lors d’un  exceptionnel concert d’harmonies  méditatives sans pause. D’emblée très complice et plein de bonhommie avec son public, Leonardo García Alarcón, propose de ne pas applaudir entre les morceaux,  pourtant de compositeurs différents, pour préserver une unité de temps, de lieu et de sens. Il a en effet choisi de relier du même fil trois œuvres différentes afin de concevoir la prestation comme un tout. « In illo tempore  egressus est Jesu cum discipulis suis… » débute l’Evangile selon saint Jean dans la version de Gaetano Veneziano,   se poursuit par « In manus tuas Domine» d’Antonio Nola,  et aboutit dans  un  dramatique « Stabat Mater » du même compositeur.

                             Leonardo García Alarcón rêve de partager sa passion pour l’écriture musicale mais surtout sa passion pour les Ecritures. Ainsi les partitions qu’il  exhume sont rares,  jamais encore jouées et entendues.  A la manière de deux testaments, il veut relier anciennes et nouvelle transmission  dans la fraîcheur d’une éclosion contemporaine inédite, incarnée avec passion par le Millenium Orchestra et le chœur de chambre de Namur.

                             Le premier manuscrit retrouvé nous donne à entendre une œuvre fervente,  la Passio del Venerdì Santo écrite à 20 ans vers 1685  par Gaetano Veneziano (1656-1716), élève d’élection de Francesco Provenzale  et organiste à la Chapelle Royale de Naples dès 1678, à  l’époque, sous domination espagnole. Presque toutes lumières éteintes, la salle  a tout de suite baigné de l’atmosphère particulière du triduum pascal.  Contemporaine de celle de Scarlatti, c’est  une musique sensuelle et dramatique à la fois, écrite pour solistes, double chœur et cordes, « suivant un parcours « d’une extrême » cadence (en sol# mineur sur « crucifigeret ») à l’autre (« Consummatum » en si bémol mineur) ». 

                             La voix éthérée de l’évangéliste qui a tenu  le public en émoi d’un bout à l’autre du concert  est celle de Valer Sabadus, contre-ténor. Elle est  d’une clarté et d’une douceur sublimes… Plaisir captivant, que cette voix émouvante  et sensible  aux  atmosphères narratives, un évangéliste au timbre profondément  chaleureux  et qui, à la manière d’un conteur d’antan, séduit  l’audience à ses pieds. Aucune grandiloquence, aucune forfanterie, de la belle et pure simplicité,  dans  une tessiture irréprochable. Un admirable maître de quenouille musicale,   qui a su filer en continu,  un  chant  lyrique mélodieux et poétique imaginé par Leonardo García Alarcón, sans que jamais  ne retombe l’intérêt. Roumain d’origine, il a grandi en Allemagne, célébré pour sa « voix dramatique de cristal clair » (Süddeutsche Zeitung), il a été révélé en France par ses remarquables prestations  à Versailles avec notamment « Didone abbandonata » de Hasse. Ses deux derniers albums, sortis en 2017, sont « Duetti Sacri », réalisé avec Nuria Rial et le Kammerochester Basel, et « Händel goes Wild » avec Nuria Rial, Christina Pluhar et l’ensemble L’Arpeggiata.

1280px-Ellwangen_St_Vitus_Vorhalle_Kreuzaltar_detail2.jpg

 

                                          Le  récit  est entrecoupé par les interventions de Jésus, le  très mélancolique ténor Francisco Javier Mañalich Raffo qui joue les couleurs de la passion avec immense tendresse et  profondeur, et celles  de Ponce Pilate, sorte d’honnête homme cohérent et  intègre, juste prisonnier du destin, qui ne rêve que d’équité et de justice bien rendue. La théâtralité et la vitalité dramatique  sont superbement portées par Philippe Favette, baryton-basse. Celui-ci  s’est produit sous la direction de chefs tels que  Patrick Davin, Leonardo García Alarcón, Ton Koopman, Sigiswald Kuijken, Christophe Rousset, Jean Tubéry ou encore Jordi Savall. Mais il y a surtout, les impeccables interventions de la foule (Turbae) -  d’habitude créature populiste jalouse, avide, querelleuse, multitude vociférante, qui ne reflète pas, la vindicte sauvage qu’on lui connaît,  mais qui ici fait plutôt preuve de réactivité rhétorique. Cette foule,  peu  nombreuse mais très « puissante » est incarnée par un chœur qui privilégie la froide image des riches pharisiens avides de pouvoir et celle des docteurs de la Loi, les grands prêtres  qui n’ont pas  pu supporter l’éviction brutale des marchands du temple par Jésus et la critique de leurs lois.  De manière étonnante, la musique qui entoure les épisodes ou soutient les ariosos n’a rien de lugubre, c’est comme s’il y transparaissait l’Amour, bien que l’orchestre à certains moments  en profite pour souligner à coups de cordes les couleurs des flagellations, les épines, le manteau pourpre, les gifles… tandis que Pilate garde son sang-froid : « Ecce Homo », voici l’homme…

                                            Par trois fois, Ponce Pilate,  est désespéré de faire comprendre qu’il n’y a rien à reprocher à Jésus : « ego nulla invenio in eo causam ». Mais la « foule » insiste : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi, il doit mourir ! » Tant d’hypocrisie et de vanité ! Il n’y a bien sûr à leurs yeux,  aucune place pour la loi de l’amour… Et où sont donc restées les femmes ?  Celles qui devraient selon les écritures, découvrir les premières  que la mort avait enfin été vaincue et Jésus ressuscité? On les retrouvera , éplorées mais confiantes, dans le « Stabat Mater ».  Une évidence pour Leonardo García Alarcón, après avoir remis  Jésus, «  aux mains  de Dieu ».

                                            Cette merveille d’écriture musicale, est traversée par l’esprit des Ecritures… pour une nouvelle lecture. Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit ! « Quod scripsi, scripsi,» insiste Pilate qui a fait écrire au haut de la croix INRI  «  Jesus Nazarenus, Rex Judaeorum » malgré les remontrances de la foule! Comme si une même dynamique optimiste inéluctable  semblait s’imposer à travers la musique,  pour signifier que la passion du Christ est l’étape  indispensable à la disparition de la mort,  et à la rédemption de l’humanité.

https://www.bozar.be/fr/activities/124228-choeur-de-chambre-de-namur

Lire la suite...

LOUISE P.    Ajouté par Monique De Gelas le 10 juillet 2017 à 11:09

12273276479?profile=original

Toutes fraîches 2017   Ajouté par Marie-Josèphe BOURGAU le 13 juillet 2017 à 17:07

12273276888?profile=original

Mon bonheur   Ajouté par Josette Gobert le 20 juillet 2017 à 20:07

12273277279?profile=original

La danseuse étoile   Ajouté par Zoé Valy le 22 août 2017 à 16:36

12273277678?profile=original

Petite fille de Martha   Ajouté par De Ro jacqueline le 28 septembre 2017 à 21:07

12273278657?profile=original

La connaissance   Ajouté par Roland Ezquerra le 6 octobre 2017 à 8:58

12273279454?profile=original

Couleurs d'automne   Ajouté par Paul Mayeur le 9 octobre 2017 à 14:40

12273279690?profile=original

Candeur infantile  ajouté par Dominé Jacques le 18 octobre 2017 à 15:28

12273280496?profile=original

L'énigme de la roselière.   Ajouté par Serge Lesens le 9 novembre 2017 à 16:39

12273281090?profile=original

Artiste   Ajouté par Bellefroid Danielle le 13 novembre 2017 à 19:20

12273282052?profile=original

Le Banc du Temps qui passe 2017   Ajouté par De Wit Charles le 16 novembre 2017 à 20:33

12273282270?profile=original

"ROUGE-GORGE"  Ajouté par Freddy SOSSON le 4 décembre 2017 à 16:33

12273283058?profile=original

un Amour de chouettes  Ajouté par Nicaise Marie-Ange le 9 décembre 2017 à 19:54

12273283482?profile=original

Transhumance  Ajouté par Bellefroid Danielle le 7 janvier 2018 à 19:00

12273284253?profile=original

hiver  Ajouté par Arlette Paradis le 19 janvier 2018 à 15:43

12273283891?profile=original

L' homme et l'oiseau  Ajouté par Bellefroid Danielle le 3 février 2018 à 11:44

12273284466?profile=original

"Crépuscule sur la place Emile Goudeau à Montmartre"  Ajouté par Thierry Duval le 10 février 2018 à 12:26

12273284862?profile=original

Carré de soie  Ajouté par Liliane Magotte le 13 février 2018 à 10:31

12273285252?profile=original

Un certain regard  Ajouté par Bellefroid Danielle le 16 février 2018 à 16:15

12273284895?profile=original

Coloquinte et rose  Ajouté par MEHU André le 22 février 2018 à 23:35

Coloquinte et rose

'Beauté en transhumance'  Ajouté par NANSON Jacqueline le 23 février 2018 à 16:59

12273285082?profile=original

Mer en furie  Ajouté par Liliane Magotte le 24 février 2018 à 18:15

12273286052?profile=original

Paradis perdu  Ajouté par Bellefroid Danielle le 26 février 2018 à 10:22

12273285862?profile=original

La Dame Tatrouée  aux Chats -2018Ajouté par De Wit Charles le 26 février 2018 à 20:54

12273286081?profile=original

L'arrivée au Paradis  Ajouté par Leduc Christian le 6 mars 2018 à 16:56

12273285891?profile=original

image  Ajouté par Froitier le 11 mars 2018 à 11:50

12273285682?profile=original

Plongeur en eau vive ! nicole v. duvivier ©Ajouté par Nicole Duvivier le 16 mars 2018 à 17:39

12273286468?profile=original

Mi-Temps  Ajouté par Lise Tremblay le 23 mars 2018 à 17:15

12273286665?profile=original

Les Demoiselles Likeuses - 2018Ajouté par De Wit Charles le 28 mars 2018 à 19:29

12273286300?profile=original

12273287277?profile=original

Lire la suite...

Estuaire before : Calme sous les platanes

Calme sous les platanes.

 

Dites-vous qu’en approchant de votre cœur,

 

soudain l’âme apparaît, s’élance, s’établit.

 

En voulant dessiner, à peine les ampoules allumées,

 

les crayons se mettent à chanter le nom de lieux sauvages,

 

de personnages secrets.

 

Ils croquent des portraits intimistes

 

au milieu de paysages et de coteaux anglais.

 

Rivières étonnantes. Arpèges de couleurs.

 

Les arbres et leurs racines.

 

Nous marchons sur les pas de ces croquis,

 

sur les chemins de nos esquisses.

 

Quelques jours sans les assauts tourmentés des torrents.

 

Julien Boulier   le 03 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436555511

Lire la suite...

L'indésirable stagnation

Inactive dans le silence
N'éprouve émois ni sensations.
Rien n'attire mon attention,
Ne perçois aucune mouvance.

N'éprouve émois ni sensations.
Face à l'espace sans brillance,
Ne perçois aucune mouvance.
L'instant est dans la stagnation.

Face à l'espace sans brillance,
L'esprit manque de réaction.
L'instant est dans la stagnation,
Lors s'incruste l'indifférence

.

L'esprit manque de réaction
Si la lassitude est intense.
Lors s'incruste l'indifférence.
Elle assombrit ma survivance.

2 avril 2013

Lire la suite...

Comment ça va...

Comment ça va
Quand dehors il fait si gris
On fait aller aussi

On espère un mieux
Déjà les jours s'allongeant
Levant la grisaille peu à peu

Ah le temps !
Il nous pourrira toujours la vie
Il ne manquait plus que la pluie aujourd'hui

L'hiver tourne sa page
Au passage du printemps
Laissant choir encore ses quelques ombrages

Comment ça va ?
Y a rien qui va, mais tout est normal !
Ca ira mieux demain...

Marianne Leitao
Ecrit le 02.04.2018

...

Peinture : Martinus Schildt (1867-1921)

12273285460?profile=original

Lire la suite...

Ils sont trois à la grande table

La douloureuse meurtrissure,
Que cause la perte d'un être,
Jamais n'est blessure qui dure.
Il est surprenant de l'admettre.

La mémoire assombrit des lieux,
En rendant l'accès impossible.
Elle permet de vivre mieux,
Sans des regrets irréductibles.

Jour de fête et de rituels.
Ils sont trois à la grande table.
Aucun convive habituel,
Vides les sièges confortables!

Leur âme est pleine de tendresse.
Ils taisent leur commun chagrin.
Lors une grâce les caresse.
La ressentent un verre à la main.

30 mars 2018

Lire la suite...

Les toits des dunes, le lendemain de nos vies,

 

seront toujours présents.

 

Leurs lignes, de notre vivant, nous les apprécions.

 

L’été, nos pieds s’enfoncent dans le sable chaud.

 

Bientôt les nuits apparaissent, étoilées.

 

La quiétude tu recherches.

 

Tu sèmes les graines dans les jardins.

 

C’est comme si la pluie et le vent se lovaient

 

dans l’espace des rayons solaires ;

 

Nous voyons défiler le printemps, neige fondue, tempêtes ou canicules.

 

N’en déplaise aux intempéries, abrités dans nos demeures,

 

nous prenons notre crayon pour arpenter les pages d’un grand cahier,

 

puis nous lisons avec simplicité quelques livres bien choisis.

 

Julien Boulier   le 02 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436509011

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles