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Alfred de Musset

«… mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.

On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé.

C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.»

Alfred de Musset

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L'enfant Maurice Carême

A quoi jouait-il cet enfant ?

Personne n'en sut jamais rien
On le laissait seul dans un coin
Avec un peu de sable blanc
On remarquait bien, certains jours,
Qu'il arquait les bras tels des ailes
Et qu'il regardait loin, très loin,
Comme du sommet d'une tour.
Mais où s'en allait-il ainsi
Alors qu'on le croyait assis ?
Lui-même le sut-il jamais ?
Dès qu'il refermait les paupières,
Il regagnait le grand palais
D'où il voyait toute la mer.

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Entre vous et moi, en terminant « Effets papillon en noir et blanc » je me suis demandé si je ne venais pas d’effleurer un sujet de la plus haute importance. 

12273277683?profile=originalUn titre joliment choisi pour aborder l’histoire d’un « Sans-Papier ».   J’avoue qu’en abordant cette thématique, avoir eu une pensée mauvaise en songeant que les auteurs faisaient peut-être preuve d’une forme de démagogie.  Rapidement je me suis détrompé. 

Voici un « roman » qui semble, à mon avis, très proche d’une surprenante réalité.  Non, même si mon travail me pousse parfois à le faire, je n’ai pu lire ce livre en une simple diagonale. 

Comment détacher mon attention d’un écrit interpellant, d’une fiction qui se base sur le tristement banal.  Les mots hurlent les confidences des auteurs qui décrivent les absurdités d’un système, le nôtre.  Aberrant, inhumain et pourtant, cette société nous appartient, façonnée par notre ignorance et sur laquelle, sans le moindre doute, les générations à venir se poseront des questions auxquelles nous aurons probablement du mal à répondre.

Le livre est un roman, mais pas que, je ne puis le croire, les mots ne sont pas neutre et dévoilent des vérités qui m’ont donné la chair de poule. 

L’histoire aborde plusieurs sujets.  Un père autoritaire, probablement blessé par un veuvage inopiné et qui ne sais plus très bien comment gérer l’amour qu’il porte à ses enfants.  Amour maladroit qui voudrait protéger mais en raison de son omniprésente obsession, le conduira à la catastrophe des gestes maladroits…  La rencontre entre un « Sans papier » et une femme assoiffée de maternité est une idée redoutable.  Elle, refoulée par la vie, par les blessures qu’un amant de jeunesse a occasionné en raison de l’autorité du père, encore lui, l’aveuglement d’un géniteur qui tremble peut-être de devoir apprivoiser une possible solitude, que sais-je encore ?  Et puis, il y a cet avocat véreux.  Cet homme qui a compris le bénéfice qu’il pouvait tirer de la situation quand un « demandeur d’asile » qui deviendra « sans papier » requière une aide « Pro-Deo ». 

Je me suis demandé s’il était possible qu’un représentant de la loi puisse agir de la sorte.  Est-il possible de pousser le cynisme en profitant du désarroi des uns pour s’abreuver aux mamelles du système ?  Est-il possible qu’un homme assermenté n’hésite en aucune manière à faire prendre des risques inconsidérés à ceux qu’il est pourtant chargé de défendre?  Oui, il existe de telles attitudes et si les médias dénoncent avec raison les passeurs, ils devraient se pencher sur ces mafieux en col blanc qui fréquentent parfois les projecteurs pour déclarer, la larme au coin de l’œil, qu’ils sont présents pour défendre ceux qu’ils exploitent en coulisse.  Sauf que, sous la table, les mains se tendent, réclamant des honoraires en se gardant bien de signer un reçu.  Heureusement, ils sont exception mais comme vous le savez, placez un mouton noir au centre d’un troupeau et vous ne remarquerez que cette anomalie.

« Effets papillon en noir et blanc » me semble incontournable.  Il l’est par le regard que portent les auteurs sur l’actualité.  Peut-importe notre avis, ce témoignage mérite notre attention.  Il ouvre le débat sur les raisons profondes qui poussent nos sociétés à agir d’une manière ou d’une autre.  Suivre le destin de quelques-uns, c’est faire preuve de résistance.  A quoi ?  A l’injustice, à ce que l’histoire aurait dû nous apprendre.  Rompre avec l’omerta, c’est se détourner des lâches, c’est également s’il faut le préciser, assumer notre devoir.

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Dans tes bras, sans attaches,

 

je suis  avec toi, Nature, toi qui parfois t’assombris.

 

Tes sentiers s’enlacent sous mes pas,

 

Et je me demande si demain,

 

ivre de ton parfum,

 

nous contemplerons le ciel, les astres,

 

voyageurs sur ce globe terrestre.

 

O toi musique qui palpites

 

et déposes des trésors d’intentions

 

à notre oreille. Bravant les éléments, sous la pluie,

 

nous sombrons sous nos cœurs

 

et toute ton âme sous un voile chuchote : encore !

 

Je n’ose résister à ton contact.

 

Julien Boulier   le 22 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3437162611

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Ivre cœur

Bonjour le lilas en fleurs sous un soleil éclatant

Bonjour le ciel bleu azur de ce matin

Bonjour les mésanges dans les branches ensoleillées

Bonjour l'herbe verte inondée de lumière argentée

Bonjour toi, mon étrange folie au goût suave du fado

Dans tes yeux se noie le souvenir d'un amour maladroit

Mon ivre cœur accablé de désir

Je m'en vais rejoindre mes rêves de brume et de pluie

En balade sur les rues pavées de Bruges

Bercent ma peine de printemps

Nada

22/04/2018

  

 

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2018, les portes du neuvième Salon International du livre de Mazamet s’ouvriront le 27 mai prochain à 9h00 au Palais des Congrès.

Neuf ans ce n’est pas anodin, c'est preuve de pérennité et cette réussite est à saluer puisque l'on se souvient que l’organisation est portée à bout de bras par un seul homme; Michel Sabarthes.

Pour l’avoir fréquenté, je le décrirais comme un être de grande simplicité, le cœur sur la main. Une main de fer dans un gant de velours semble expression créée pour le personnage. Le président de l’Association Culturelle du Tarn Sud (France) rappellera lors de la conférence de presse qu’un évènement d’une telle ampleur ne saurait exister sans l’équipe de bénévoles qu’il convient de saluer.  En effet, chargés de la mise en place des exposants et de l’accompagnement du flux de visiteurs, ces derniers travaillent en coulisse attentifs au bon déroulement d'une journée qui se veut festive.

Mazamet un Salon qui couronne les talents.

À souligner également qu'un comité de lecture aura la lourde tâche de sélectionner les lauréats retenus pour les différents prix remis à l’occasion sous la présidence de Christophe Chabbert.  Une centaine de livres ont été retenus comme « éligibles » et parmi ces titres, le jury aura la lourde tâche de récompenser les plus méritants.  Le Président du jury avait proposé en 2017 d’ajouter le « prix jeunesse » qui a pour vocation de porter motivation à des vocations qui s’ignorent encore. 

Retombées économiques non négligeables.

Rappelons tout de même que les retombées économiques sont quantifiables, puisqu'un recensement démontre qu'un peu moins d’une centaine de personnes trouveront logement dans la région et profiteront des circonstances pour parcourir le pays et déguster sans compter aux spécialités locales.

Il ressort également qu'en général quand un visiteur repart heureux, il parle de son séjour et encourage indirectement ses relations à visiter les lieux. L’observateur ne manquera pas de s’interroger sur les raisons qui freinent les autorités locales ainsi que les acteurs économiques à ne pas s’impliquer d’avantage.

Une centaine de personnes, alors que le salon ouvre ses portes à 156 participants venus des quatre coins du monde, cela représente les deux tiers des participants et si ce nombre est plafonné, c’est en raison d’un manque de place et pour des questions évidentes de sécurités.  

Il semble important de souligner, que si la ville de Mazamet offre au comité organisateur la salle dans laquelle se déroule l’évènement, le coût de la sécurité revient à l’association et les sommes qui ont été confiées par des sources dignes de foi, n’ont pas manqué de nous étonner.

Notons la présence de 12 maisons d’édition. Parmi ces dernières viendront les fidèles telles que les éditions ED2A (présentent depuis de nombreuses années), les éditions Encre Rouge, les éditions Paulo Ramand et les petits nouveaux tels que Acrodacrolivre venant de Belgique en compagnie de 3 auteurs. C’est dans les allées de ce Salon que nous rencontrerons les chroniqueurs littéraires qui l’air de rien, viennent butiner le parfum de l’année. À propos de Belgique, six auteurs Belges auront fait le déplacement pour présenter des œuvres qui méritent nos regards.

Joli succès auprès du public. Le nombre d’entrées enregistrées en 2017 approche les 1.500 et nombreux sont les ouvrages vendus.

International, un titre mérité?

Si le Salon du Livre de Mazamet s’offre le titre d’international, c’est que si beaucoup de régions de Fran12273279069?profile=originalce sont naturellement représentées et que, pour ceux que cela fait rêver, Paris n’est pas en reste.  Il accueille également des auteurs en provenance de Hollande, de Belgique, de Suisse d’Afrique.et du Canada.

L’année 2018 promet d’être un grand cru et cerise sur le gâteau, parrainée par « Jean-François Pré » célèbre journaliste équestre qui fut l’un des collaborateurs de Léon Zitrone et devenu écrivain pour le bonheur de ses lecteurs (treize romans et vingt et une nouvelle).

Vibra12273280052?profile=originalnt hommage sera rendu à "Marc Galabru" premier parrain du Salon International du livre de Mazamet malheureusement décédé le 6 octobre 2014. Le prix « Marc Galabru » a été fondé en ce sens et sera remis à l’auteur sélectionné par un comité de lecture qui se veut indépendant. Petit rappel pour les distraits, Marc Galabru, frère de Michel était médecin et écrivain.

Enfin, trois stations radiophoniques ouvriront leurs micros et si les conditions le permettent, la remise des prix sera commentée en direct sur 106.5fm et le lendemain en différé, sur les ondes RCF. Radio Vicomté sera également représentée ainsi que Passion T.V.  Soulignons qu’« Arts & Lettres » sera également présents par l’intermédiaire de ses chroniqueurs

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En noir et blanc et en couleurs


À Alain

En éveil, me regarde vivre.
Or, en me servant du langage,
À capter mes émois m'engage.
Je les conserve dans un livre.

Il s'épaissit plus le temps passe.
Y circule une fraîche ivresse,
Également de la tendresse.
Le parfum d'annuelles grâces.

Mon histoire se lit au présent,
Se déroule dans le silence,
Le plus souvent dans l'innocence
Dans un clair espace apaisant.

Quand ma mémoire m'entretient
Me tirant soudain de ma bulle,
Je crois souvent qu'elle fabule.
Mais mon livre n'invente rien.

Je ne peux certes soupçonner
Combien j'ajouterai de pages, 
En les agrémentant d'images.
Se continue ma destinée.

21 avril 2018

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Ce vent folâtre, octobre,


il s'envole à l'instant.

 

 Comment imaginer ce visage ?

 

 Je crois qu'il a créé l'image d'un souvenir.

 

 Echo en reflets,

 

 à mi-chemin entre le Soleil et l'Aurore.

 

Et toi, cheminant au coin de tes carnets,

 

tu cours sans cesse vers ces notes qui hier encore

 

t'ont sorti du sommeil.

 

Chaque pas t'emmène vers cette idée.

 

A present d'un seul trait, elle resurgit,

 

en fragments, rocher, ciel , étang, 

 

énigmatique rémanence.

 

Julien Boulier le 17 octobre 2007

poème déposé Sacem code oeuvre 3437156211 

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C’est à toi maintenant de franchir

 

l’étendue du silence. 

 

 Juste la mélodie inventée la veille

 

qui s’est effacée de l’esprit pendant la nuit.

 

Entre temps, elle a dérivé sur les toits,

 

 les bruits de la ville l’ont remuée.

 

 Remplie de visages,

 

elle s’est déployée, dilatée,

 

puis échappée.

 

 Et le lendemain, après cette seconde vie,

 

l’instant furtif où elle sonne

 

   de nouveau sous les doigts

 

 avec la pédale harmonique.

 

Julien Boulier    le 12 juillet 2008 

poème déposé Sacem code oeuvre  3437133311 

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Réminiscences

 

Sur les sentiers de l’oubli 
Me traversent 

Comme l’averse la terre
Les délices insolites
Des fulgurantes saisons

Pénible
L’écho du silence
Tristes 
Les rayons des nuits blanches...

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L'apaisement

Songerie

 

Tant pis! si n'ai plus le souci

De ranimer des préférences

Rendant plus douce l'existence.

Le sort fait qu'il en est ainsi.

 

Tant pis! pour mon indifférence.

En n'ayant plus le goût de rien,

Au petit trot du quotidien,

M'abandonne à la somnolence.

 

- Tant pis! Pour écarter la peine,

Tout en éprouvant du regret,

Pour accepter bon gré, malgré.

Je désire rester sereine.

 

Tant pis! est impossible à dire,

Dans une profonde détresse.

Or un courant, qui n'a de cesse,

Déplace et emporte le pire.

 

20 avril 2018

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administrateur théâtres

A La Monnaie: LE « LOHENGRIN » DE RICHARD WAGNER

                                                             Alljährlich naht vom Himmel eine Taube,
                                                             um neu zu stärken seine Wunderkraft:
                                                        Es heißt der Gral, und selig reinster Glaube
                                                              erteilt durch ihn sich seiner Ritterschaft.

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« Une légende médiévale à propos d’un mystérieux Chevalier au cygne, une réflexion sur le véritable amour qui jamais ne doit poser de question, mais surtout : trois heures et demie d’une musique transcendante, qui vous emporte, comme sous hypnose, au cœur du romantisme allemand. LE « LOHENGRIN » DE RICHARD WAGNER est une expérience totale de l’opéra. » Et un foisonnement de questions…


« Pour cette nouvelle production à la Monnaie, le chef d’orchestre Alain Altinoglu  à la tête de l’Orchestre symphonique et du Choeur de la Monnaie, se replonge dans la brillante partition qu’il a déjà dirigée à Bayreuth. Le metteur en scène Olivier Py se lance le défi d’égaler le succès rencontré avec Dialogues des Carmélites. »

 
                                                                             NOUVELLE PRODUCTION


                                                                           Première 19 avril 2018 - 18:00
                                                                       20*, 24*, 26 & 27* avril 2018 – 18:00
                                                                                22 & 29 avril 2018 – 15:00
                                                                                   2* & 4 mai 2018 – 18:00
                                                                                       6* mai 2018 – 15:00
 
                                                                                                       

                                                                         THÉÂTRE ROYAL DE LA MONNAIE

 

 

« Hélas, c’en est fait de notre bonheur ! » «  Der Tod ist ein Meister aus Deutschland » Le palais du Reichstag est en ruines après la bataille de Berlin lancée le 16 avril 1945 par les Soviétiques… La ville  effondrée. Les plaies de la guerre.  Des images familières de la Syrie actuelle surgissent sans peine dans le subconscient contemporain. Tout peut toujours recommencer. A cause de l’Hubris, disent les grecs anciens. Orgueilleuse curiosité versus orgueilleuse cupidité… Rien n’a changé.  En dépit des  braves et purs chevaliers blancs du Graal et des protections divines. Malgré leurs reliques : le cor, l’épée, l’anneau.  Malgré, ou à cause, des dieux… ?

 « Nie sollst du mich befragen… » Tu ne devras jamais me questionner ... La transgression est inscrite dans la condition humaine, dans toutes ses mythologies. Les liens entre la politique et le sacré sont-ils néfastes? Que vont faire les survivants après la chute? Tout recommencer… Que peut-on faire de différent ?  Quel est le nom du temple ? Le pouvoir hégémonique? L’argent ? Tous les temples ne sont-ils pas faits pour être détruits?   Que faire des antiques valeurs ? De la pureté idéale?   De la  foi infaillible ? …Ou de la Loi, s’interroge-t-on. Toutes ces choses, le rêve de la confiance absolue, existent- elles, ou sont-elles pures chimères? C’est le mystère profond  qui inonde cette merveilleuse œuvre de Wagner et qui propose à chacun de se  formuler les questions qui le hantent. Faut-il détruire pour rebâtir ? La question du bien et du mal,  sa banalité. Le violent désir de vengeance et sa putride vanité. L’amour indéfectible? L’absolue confiance en l’amour est-il un leurre, l’amour absolu est-il de ce monde ou d’un autre?   

Chaque minute de la polyphonie wagnérienne - et elle dure  trois heures 1/2 heures sans les entractes -  est,  en soi, un pur joyau offert par Alain Altinoglu qui polit chaque intervention d’instrumentiste comme autant de capsules musicales jetées à la face de l’univers. Chaque facette est faite des palpitations vivantes. Pas une minute d’ennui ou de lassitude, on est au cœur du merveilleux, dans une grotte de splendeurs où brillent mille feux! Et tantôt les plages symphoniques d’une puissance émotionnelle stupéfiante dont il compose et recompose sans cesse le bouquet pour créer une musique expressive sans cesse renouvelée. Le talent du chef d’orchestre est tellement humain lorsqu’il traite de cette musique … surhumaine, quel beau et vivant  paradoxe !

 

Et quelle victoire sur le mal, puisque la musique efface littéralement la haine, comme on le voit si bien à la fin de l’acte 2. Mais l’art, y contribue aussi. En particulier celui de la mise en scène signée Olivier Py. Il nomme les choses, il écrit les mots sur les murs. Il verbalise. Tout est vivante balise… Particulièrement le magnifique chœur et son coryphée qui transmet l’esprit de la tragédie grecque, celle d’Euripide, la plus humaine. La plus fantastique, ici,  sur cet amas de ruines. Chacun dignement vêtu de sobriété, debout face au public, les choristes sont emportés par la scène tournante comme de lointains échos portés par les vents. Ils sont aussi assis aux fenêtres des immeubles  dévastés, fondus dans une identité de survivants de catastrophe  mondiale. Spectateurs de tragédie, commentateurs empathiques, sagesse empirique. Le chœur est un ensemble puissant comme un océan de vibrante humanité. Et  tranchante comme des éclats de verre aperçus sur les façades,  contemplez l’image du  revers de la médaille  qui fustige le  philistinisme bourgeois dans toute sa raideur.

 

Et sur l’île déserte du troisième acte, qu’ont les amants emporté ? …Les noms des  illustres auteurs allemands qui ont fait l’Allemagne: Goethe, Novalis, Hegel, Hölderlin, Schiller, Heinrich Heine… Et pour chacun, une œuvre d’art,  symbole beau comme une poterie millénaire exposée dans une bibliothèque de bronze vert.  Le temps et ses aiguilles, le cygne, la lyre d’Apollon,  un cheval de Troie qui a séjourné au fond de la mer, un navire de guerre, des hégémonies disparues et  la place et la responsabilité des artistes dans la société contemporaine.L’image contient peut-être : plein air 

 

 

 

Hélas, au pied de l’écriteau nommant  le conteur Grimm, reste juste une souche d’arbre séculaire. Le puissant chêne des dieux germaniques, le bel arbre de vie, celui où se rend la justice,  a été raccourci à un mètre du sol et ne protège plus les amants  dont le rêve va mourir. Le rêve avorté du Printemps des peuples en 1848 à travers l’Europe?  Le glaive est là, Le blanc chevalier s’est vêtu de noir. Arracher les aiguilles du temps n’a servi à rien pour arrêter le désastre. L’amour va mourir. C’est la condition humaine. Quant à la promesse de renaissance du jeune frère…  ne serait-ce pas le pire, que l’utopie disparaisse?  Il reste que chacun peut se battre pour faire triompher la vie…

L'opéra romantique de Wagner exige des comédiens qui  puissent  véritablement habiter leurs rôles, et  c'est exactement ce qu’ils font tous.  Un cast de rêve pour cette   prodigieuse première.  Est-il possible pour un chevalier du Saint-Graal de paraître plus envoûtant, noble et pur qu’Eric Cutler ?   Quelle infinie délicatesse dans son phrasé de « eine Taube », les mots les plus fragiles de l’opéra!  Pas étonnant que l’exquise  Elsa – Ingela Brimberg – ait eu pour lui  le coup de foudre, même en son sommeil ! Au fur et à mesure, on s’éprend de l’innocence virginale de son  personnage, mais aussi de la jeune femme  si passionnée et si réelle. Et la noire démence va tellement bien à la mezzo-soprano russe Elena Pankratova (et la mezzo-so­prano allemande Sabine Hogrefe en alternance) qui interprète  Ortrud  la monstrueuse sorcière qui accuse Elsa et Lohengrin d'utiliser la magie pour pervertir le jugement de Dieu.  Son interprétation de feu la transfigure et laisse le public pantois!

La Monnaie  présente donc cette nouvelle production de Lohengrin avec deux très belles distribu­tions en alternance. La basse hongroise Gábor Bretz débute à la Monnaie dans le rôle du roi Heinrich der Vogler, Henri L’oiseleur. Royal, auguste, puissant et  superbe. Deux grands ténors font leurs débuts dans le rôle du chevalier Lohengrin, l’Américain Eric Cutler et le Canadien Joseph Kaiser*. Eric Cutler s’est avéré fascinant, en voix, en charme, en  théâtralité et en  émotions.  Pour interpréter Friedrich von Telramund lors de cette fabuleuse première, Andrew Foster-Williams, baryton-basse,   a formé avec Elena Pankratova un duo parfait d’entente et de fourberie. Thomas Jesatko* est en alternance.

Depuis Salome (Strauss) en 1992, Werner Van Mechelen est revenu régulièrement à la Monnaie. Il incarne le très indulgent  personnage de Heerrufer. Les Nobles sont chantés par Zeno Popescu, Willem Van der Heyden, Bertrand Duby, les femmes par Raphaële Green (MM Laureate), Isabelle Jacques (MM Soloist), Virginie Léonard (MM Soloist) en Lisa Willems. La presse, debout ; une salle en ébullition ;  des  salves bruyantes d’applaudissements terminent les presque cinq heures de spectacle.

 

 

 

https://www.lamonnaie.be/fr/program/429-lohengrin

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lohengrin_(op%C3%A9ra)

https://www.opera-online.com/items/works/lohengrin-wagner-wagner-1850

 

https://www.lamonnaie.be/fr/long-reads/928-olivier-py 

Aucun texte alternatif disponible.

 

 

Diffusion sur Klara & Musiq3
26.05.2018

en live sur ARTE Concert
26.04.2018

streaming sur
www.lamonnaie.be/fr/streaming
22.05 > 11.06.2018

Plus D'infos

 

 

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C’est comme si, entre les feuilles, au lieu de photographier

 

des mousses, l’oeil voyait des étoffes de

 

lumière. L’image tremble un instant. Le tableau finit de

 

s’ éveiller et je me rappelle en même temps que l’été

 

dernier, du même endroit, je vis apparaître au bout de

 

l’allée forestière la silhouette d’un marcheur.

 

Apparaissant progressivement au sommet de la côte,

 

j’avais constaté que l’allure de ses pas était lente et mesurée.

 

Toi, respiration, qui fut alors 

 

le miroir

 

de la musique des arbres.

 

From Summer to Winter, halo remanence.

 

 

Julien Boulier    le 20 juillet 2008

poème déposé Sacem code oeuvre 3437109611

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Une soirée délicieuse

Dans la solitude, le soir,
M'effleure rarement l'espoir
De recevoir de la tendresse.
Ou d'accomplir une prouesse.

Je joue aux échecs, assurée
Que mon roi sera emmuré.
Ne me trouble pas sa capture.
Indulgente, je me rassure.

Hier, mystérieusement,
Je ressentis étonnamment
L'envie d'un souffle romantique.
Il me parut problématique.

Me rendis dans un cinéma,
Toujours ouvert à quelques pas.
Je pus y revivre une histoire
Qu'avait conservée ma mémoire.

Me troublèrent nombreux émois
Tout pareils à ceux d'autrefois.
Ce phénomène me fascine,
Doit être rare, j'imagine.

19 avril 2018

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CONTRE-TEMPS...

Pourquoi tant de tristesse

Quand le ciel est si bleu?

Pourquoi tant de détresse

Des larmes au fond des yeux...

Quand trop de déception

L'indifférence s'installe...

La tête reprend raison

L'amour est en cavale!

Pourtant les petits oiseaux

Ont repris leurs chansons

Et par ce temps si beau

l'espoir est en prison!

Des mondes trop divers

Une lassitude triste...

Un sentiment pervers

Rend le printemps sinistre

Mais demain sous la pluie

On reprendra courage

Rien de tel que l'ennui

Pour danser dans l'orage...

J.G.

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Voyage dans un fauteuil

12273276674?profile=original

Éblouissante est la splendeur
D'un vaste espace mirifique,
Empli de plantes oniriques,
Dans un décor ensorceleur.


Ce lieu, dit Carrefour Laval,
Occupe de nombreux artistes.
Ils époustouflent les touristes,
Souvent préparent un carnaval.


En ont capté la poésie
Des photos sous vif éclairage.
Elles invitent au voyage,
Où quotidienne est la magie.


18 avril 2018

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administrateur théâtres

Pour Epal

Accords perdus, vous les retrouverez,

Prévenez la milice poétique

A la recherche dans le mille-feuille.

La marée du siècle a mangé la dune, 

Oyats têtes en bas, racines aux vents,

Sur la grève, des milliers de couteaux


Et dire que l'on cherchait des fossiles !

Mais les grains de café, oh grand bonheur...

Se réveilleront dans la vitrine.

Cristaux et porcelaines du temps passé,

Fleurs et images dans les missels jaunis,

L'été, les Noces et les parfums sublimes.

 La vie renaît, Opiniâtre marée.  

DH Elle

L’image contient peut-être : océan, ciel, eau, nuage, plein air et nature

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Il y a longtemps,

 

de tous côtés

 

s’étendaient des paysages

 

à perte de vue.

 

De ce temps-là subsistent

 

les heures qui s’enfuient.

 

Aujourd’hui et demain,

 

une forêt enfouie,

 

l’attente et l’espérance.

 

Toujours enfant dans la tête,

 

et une pensée

 

pour les sirènes aquatiques,

 

une rumeur arborescente.

 

Julien Boulier    le 17 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3437014111

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12273284489?profile=originalSortir du coutumier n’étant pas règle absolue, c’est pourquoi me vient l’envie de partager un ouvrage qui décrit joliment une part de notre patrimoine.   Si j’ose parler de singularité c’est pour raison que ce livre n’a pas été édité par les réseaux habituels, vous comprendrez par-là : éditeur, diffusion, distribution.  Qu’importe, ce n’est pas parce qu’un livre passe par la machine traditionnelle qu’il gagne à être découvert.

Je me dois d’être honnête.  J’avais invité les auteurs en interview pour deux raisons bien précises.  La première est que le livre parle d’un patrimoine indigène et la seconde, est que Bernad Van den Driessche fait partie du cercle de mes connaissances.  Facile ! Vendu !, Pistonné !  Ne croyez pas cela, il n’en est rien.  Curieusement il est plus difficile de porter son attention sur les écrits émanant du premier cercle que de parler d’un livre rédigé par une personne que vous ne connaissez que par les courriers de son agent ou de son éditeur.  Quoi qu’il en soit, si le livre n’avait aucun intérêt, je ne me brulerais pas ma plume à décrire le banal.

Jodoigne – La chapelle Notre-Dame du Marché nous parle d’un monument historique qui fut défendu bec et ongles par l’artiste Michel Colin décédé en avril 2006. Saluer son nom me semble fondamental, car il mériterait tous les hommages.

L’ouvrage, comme son nom l’indique, nous décrit l’histoire d’un monument emblématique que votre regard ne peut ignorer même si votre route ne prévoit pas d’arrêt dans la ville de Jodoigne.  Le voyageur témoignera qu’à l’approche de la belle dame, si plusieurs clochers se disputent le droit de chatouiller le ciel, il en est un qui se distingue des autres par sa forme hélicoïdale.  J’avoue que ce clocher m’a toujours intrigué ce qui explique probablement que mes pas me portent régulièrement jusqu’au cœur de cet édifice officiellement reconnu à partir de ± 1279 ; « didjou, ça ne nous rajeunit pas ».

Si je vous parle de l’ouvrage écrit à quatre mains par M. Verdickt & B. Van den Driessche, c’est que la quantité d’informations que l’on y découvre porte notre curiosité à revisiter le monument avec un tout autre regard.  Rédigé sobrement, agréablement complété de photos et documents il aspire notre intérêt. C’est une invite à remonter le temps, notre temps, celui qui puise sa source à l’origine de nos régions.

Il est exact d’écrire que le Brabant Wallon foisonne de témoignages architecturaux.  Ces derniers ont survécu au temps, aux guerres et parfois à des politiques urbaines pas trop regardantes sur la question.  Un autre ouvrage rédigé par le même binôme d’écriture « La chapelle à l’arbre » complète admirablement l’œuvre don je vous parle.

Plus d’excuse, la littérature vous pousse vers la découverte.  À pied, en vélo et pour les moins courageux, en voiture.  Osez s’offrir au tourisme Wallon, j’ose l’écrire, c’est se faire un joli cadeau.

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L'éveil

Je paresse sans fantaisie,

Dans la lumière de l'instant.

Mon regard se promenant

Découvre une étoffe jolie.

 

J'émerge de l'indifférence,

Observe ma robe de nuit,

Celle que souvent je choisis

Sans doute pour son attirance.

 

Suis égayée par des images,

Des volumes géométriques,

Des parallèles symétriques.

De l'art résulte le tissage.

 

Mise en éveil, un peu plus tard,

Sur mes pantoufles ordinaires,

J'aperçois les perles de verre

Que vient d'y mettre le hasard.

 

                                                                                    16 avril 2018

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