On ne sait pas toujours
ce que le vent emporte
on ne sait pas toujours
ce que l’on a laissé fuir
une douceur vacillante
à fleur de coeur
une rose fanée
que nous n’avons pas vu fleurir
trop occupés ailleurs
Martine Rouhart
On ne sait pas toujours
ce que le vent emporte
on ne sait pas toujours
ce que l’on a laissé fuir
une douceur vacillante
à fleur de coeur
une rose fanée
que nous n’avons pas vu fleurir
trop occupés ailleurs
Martine Rouhart
La quinzième édition du Lille Piano(s) Festival débute ce vendredi soir. Une soixante d'artistes, deux orchestres : L'Orchestre National de Lille et l'Orchestre de Picardie , deux chefs, Jean-Claude Casadesus et Arie Van Beek , proposent une série de concerts extraordinaires pendant trois jours, jusqu'à dimanche soir. Les rendez-vous sont courts, une heure, en journée comme le soir, ce qui permet d'apprécier les multiples ressources du roi des instruments: le Piano dans tous ses états. Un , "instrument magique", comme le qualifie le directeur artistique du Lille Piano(s) Festihgval, Jean-Claude Casadesus, chef fondateur de l'Orchestre national de Lille.
Quelques vidéos de « mise en bouche » :
https://www.youtube.com/watch?v=gbvtXF02T6I
https://www.youtube.com/watch?v=r4t76VtBhfE
https://www.youtube.com/watch?v=TxETxEnCeBA
les artistes se dévoilent…
https://www.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM2-MsrIZE3ov6w2t8srCXrE
"C'est un festival voyageur" affirme cette année Jean-Claude Casadesus. "Il va nous conduire dans plusieurs continents : toute l'Europe, bien sûr, notamment les Balkans, l'Amérique latine... J'ai souhaité que ce soit un kaléidoscope de pays et de musiques, du passé ou de notre temps".
Accueil dans un nouveau lieu: à l'abbaye de Vaucelles
le festival voyage aussi dans les lieux : à Lille, le traditionnel Nouveau Siècle, mais aussi la gare Saint Sauveur, la maison natale du général de Gaulle, le conservatoire, le Palais des beaux arts... Dimanche vous avez rendez-vous à l'abbaye de Vaucelles, dans le Cambrésis, où Debussy sera à l'honneur.
Suivez-nous! http://lillepianosfestival.fr/2018/
Nous étendons nos bras jusqu’à l’horizon intérieur de tes larmes,
de tes sourires, et c’est l’écart entre ces merveilleux sentiments
qui recrée le monde réel. Une sorte de discordance, de tension universelle.
Cette manière d’échanger les latitudes, d’inverser les pôles
au moment de l’écriture, apporte à la vie de l’âme sujette au regard des lecteurs,
la matrice des mondes défendus.
Les clairs obscurs, les soleils noirs, signifient.
Je te prends dans mes bras et l’hiver rencontre l’été.
Une sorte de parcours intemporel nous initie aux arts coutumiers,
à l ’arbitraire comme à l’essentiel,
le tout réuni dans des essences fugaces
pour ressentir l’intime conviction de vies multiples
qui s’étirent au ralenti.
Julien Boulier le 07 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438665411
Faire une chose différente!
Voudrais pouvoir imaginer
Un espace et m'y activer.
La créativité me tente.
Suis à l'aise parmi les mots,
Les accueille dans la tendresse
Et leur confie mon allégresse
Quand m'émeut la grâce du beau.
J'aime respecter les structures
Que propose l'art poétique.
Elles me gardent romantique.
Lors mes habitudes perdurent.
Pourtant, j'ai quelques fois osé
Me donner de nouvelles règles.
Ravie de me sentir espiègle,
J'avais l'humeur à m'amuser.
En l'instant suis dans une impasse.
Je n'y perçois rien de nouveau.
Mon envie est tombée à l'eau.
Soudainement, je me sens lasse.
6 juin 2018
Je vous retrouve enfin, Chères et Chers amis (es), après quelques parcours lointains tout au long des mois écoulés (et d'autres itinéraires plus proches), où je n'avais d'autre temps disponible sur internet que de répondre à mes e-mails lorsque je me connectais, mais intenses moments d'existence que j'avais envie de vous faire partager.
Alors, voici quelques extraits de ces petites et plus grandes aventures, toutes orientées "peinture" ou expression "carnettiste" et "aquarellée", avec le résumé de plusieurs mois d'itinérance en quelques lignes :
Avant tout (outre des tas de choses qui ne pourraient guère vous intéresser), l'année 2017 se termine avec la publication de mon dernier petit carnet « D’hiver en été, exercices d’aquarelle autour de La Fresse en Saugeais ».
Je vous invite à le découvrir, d’abord à travers cette courte promenade musicale qui vous emmènera d’hiver en été à la rencontre de quelques-uns de mes thèmes de prédilection abordés dans ses pages concernant cette magnifique région (en toute simplicité bien sûr) :
Ensuite, à travers l’extrait ci-dessous (cliquez sur la couverture du carnet, il s'ouvrira sur une nouvelle page, et si le lien ne fonctionne pas c'est ici) :
"D'hiver en été, exercices d'aquarelle autour de La Fresse en Saugeais"
Ce n’est pas un carnet d’exercices à réaliser, mais d’exercices que j’ai déjà réalisés d'hiver en été, entre combes et vallées, pâturages et forêts de sapins, de fermes en villages, autour du hameau de La Fresse à la frontière franco - Suisse du Saugeais, à l’occasion des nombreux stages que j’anime dans cette région magnifique depuis quarante ans.
Après cela, direction l'Inde du Sud, avec une formidable traversée picturale du sous-continent, où, sur plus de 1150 km, nous avons cheminé du Golfe du Bengale à la mer d’Oman.
Ces photos ne sont qu’un tout petit aperçu de ce que je développe plus longuement dans le billet de mon site principal que je vous recommande d’aller voir en cliquant ici.
J’y résume l’ambiance de ces semaines extraordinaires, les rencontres, les paysages, le contexte du voyage, et bien d’autres choses en faisant ce choix par catégories, où je vous dis les principaux temps forts de ce voyage...
Voici l’un des moments magiques partagés là-bas : c’était dans un petit village nommé Baburajapuram. Des scènes que Gauguin ou Delacroix auraient adorées, avec au-dessus ma modeste page de carnet inachevée…
Ici, deux semaines après notre arrivée, nos trois kettuwaloms (house-boats aménagés dans d’anciennes barges à riz), larguent les amarres au milieu des backwaters (les immenses canaux serpentant entre rizières, palmiers et cocotiers), pour terminer notre découverte de cet incroyable réseau aquatique du Kerala.
Quatre pages en cours de réalisation des carnets d’Élisabeth et de Christine évoquant cette croisière, saisies au hasard parmi les autres, toutes autant réussies…
Magie d’un soleil couchant sur les backwaters : souvenir enchanteur, dont seuls nos carnets et nos mémoires garderont la trace…
Et puis, un nombre incroyable de moments hors du temps, vous verrez cela dans l'article de mon blog principal...
Au retour, immersion dans les dernières neiges du Jura Oriental,
où deux sessions "neige et aquarelle" nous permirent de
rechausser skis de fond et raquettes.

Vous allez partager 3 minutes de ce que furent ces semaines, découvrir l’ambiance, le bonheur « d’être en aquarelle » tant à l’intérieur que sur le motif pendant ces quelques jours hors des miasmes du monde, à partir d’une expérience constructive, humaine, généreuse, enthousiaste, couronné de succès par des aquarelles authentiques, rapides et justes réalisées par les participants, où la beauté des paysages, des ambiances hivernales, de la richesse des instants partagés, reflète tout simplement la vie, cette vie naturelle et exaltante qui vous redonne le regard émerveillé de votre enfance.
Voici donc ces trois petites minutes où l’hiver est une fête, même jusqu’au seuil du printemps :
Un peu plus tard, à peine ces semaines de neige terminées, départ pour les plateaux, les gorges et canyons sauvages d'Aragon, où je développais une réflexion sur l'intemporalité en carnet de voyage, particulièrement lors de mon passage par l'une de ses cités emblématique : Albaracin (y retrouvant de vieux souvenirs propices aux réflexions liants espace, temps, et destinée).

Centre cité médiévale d'Albaracin, Aragon
Il ne s’agit pas seulement du simple sentiment d’échapper à l’emprise du temps pendant la réalisation sur le motif de son carnet de voyage, même si cette impression ressentie par la plupart des carnettistes fait partie de la représentation mentale beaucoup plus importante et profonde, que j’aborde dans le premier billet concernant ce sujet.
Non, dans le concept qui nous intéresse ici, il s’agit de bien plus que cela, au moins d’un véritable archétype, ce qui en fait autant la rareté que la méconnaissance.
Alors, plus qu’un long discours, permettez-moi d’en partager un fragment avec vous...
Je dessinais les vieux murs et les balcons dominant l’ancestrale place du village où s’étaient réunis la plupart des habitants autour d’un orchestre donnant un concert.
Non pas un concert solennel et guindé tel qu’on en voit parfois lors de nos festivals d’été, mais un moment de musique simple, amical et festif, où les enfants jouent autour des musiciens, où on vient écouter depuis les fenêtres et les balcons tapas et verres d’apéritifs à la main, où les moineaux sous les toitures continuent de piailler et les chiens dans les rues d’aboyer.
Tandis que je dessinais, le petit orchestre se mit à interpréter «España » (la fameuse rhapsodie d’Emmanuel CHABRIER), et je vis alors les vieux balcons ajourés, les toitures et les façades colorées se mettre à danser, tandis que les grandes murailles mauresques renvoyaient en écho la mélodie comme filtrée de la voix lointaine d’une ancienne galette de 78 tours !
Un voyage « hors du temps » où tout prenait un sens nouveau, les parois ocres des canyons se transformant en murailles mauresques, les étapes de mon enfance se prolongeant par celle-ci, les gens aux fenêtres et balcons devenus familiers comme si nous nous connaissions depuis très longtemps…
C’est ainsi que je compris avec quelle subtilité le Destin place d’étranges repères sur le cheminement de notre existence comme s’il voulait nous mener quelque part.
Enfin, plus proche de chez nous, la Provence m'accueillait en cette fin de printemps dans son éternel émerveillement, pour un retour en douceur au bercail familial, pour me reposer avant de repartir vers de nouvelles aventures créatives de bien plus grand intérêt, que j'espère bien vous faire partager prochainement...
Quand la nature (ici en Lubéron) est un tableau vivant, on découvre combien nous avons à l'écouter nous dire la paix et la beauté simple et vraie...
Et puis, sur le retour il y a quelques jours à peine, un dernier regard vers le petit village d'Ansouis et ses champs de coquelicots.
Je suis descendu ce matin au chevet de sentiments lancinants.
D’infinies élégies non loin des rives et des arbustes.
Elles montent le long des êtres de sève et de bois.
Les feuilles un instant échappent
au silence pour un murmure d’espoir.
Le long de la rivière, nous échappons
aux tourments de l’esprit.
En garde, ton miroir penche
pour les pensées des grands espaces,
pour le calme d’un hymne à chaque jour qui advient.
Entendant le temps qui s’enfuit, vérité,
fixe de tes vers le don de toi,
l’excès de ta vision nocturne.
Julien Boulier le 06 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438647911
Une surprise de Sevde et Vinciane,
sur le tableau ce matin,
m'a inspiré une petite poésie...
Depuis 37 ans, je dessine sur le tableau.
Sur mon tableau étoilé
j'ai écrit et dessiné
des rêves et des bonheurs
des images pour le coeur
Sur mon tableau étoilé
j'ai écrit et dessiné
des pensées, des désirs
de la vie et l'avenir
Sur mon tableau étoilé
j'ai écrit et dessiné
en couleurs et chaque jour
qu'il faut y croire... toujours.
Liliane Magotte.
Mon épouse et maman d'Olivier est décédée le 5 mai. Elle souffrait de la maladie d'Alzheimer.
Aimer
est un long voyage
dont on ne revient pas
un ruisseau une rivière un fleuve
une belle histoire d’intranquillité
Martine Rouhart
À Jacques Choucroun
L'esprit d'à-propos est un don.
Il rend vives les réactions,
Immédiates, intelligentes,
Inattendues, divertissantes.
Ceux qui se servent du langage,
Confrontés en de durs débats,
Sans ce pouvoir ne pourraient pas
Prendre des risques qui engagent.
Les artistes et les poètes,
Qui s'étonnent de certains faits,
Imaginent certains effets
Et facilement les leur prêtent.
J'aime les dessins que tu crées
Pour que je les joigne à des mots,
Porteurs d'émois ou de propos
Certains me laissent bouche bée.
4 juin 2018
l'auteur du cliché.@ Stéphane Scotto
Été brasillant
Parfum entêtant
Oscille
Molle nudité
Azur frissonné
Scintille
Cristal abyssal
Berceau ancestral
Fascine
Baiser dispersé
Privauté iodée
Marine
Dôme constellé
Onde cérulée
Écume
Vibrant insoumis
Roulis amollit
Exhume
Le seing mussé
Au péan bercé
Sillonne
L'inconstant nacré
Goûte l'Élysée
Qui tonne
Auteur Sonia Gallet — Écrivaine & Poète © 2018
Un soir peut-être nous entreverrons la lumière d’une silhouette,
la naissance d’un chant et la métamorphose des corps.
Avançons ensemble vers les énigmes qui nous enchantent.
La passion des regards,
les peurs déjouées et les visages aux lointaines paupières.
Nos muses silencieuses entendent nos complaintes.
Hiver comme été, nous devenons ce souffle de l’esprit
tourné vers nos amitiés.
Nous reconnaissons leurs désirs.
Ne pouvez-vous, âmes protectrices,
éveiller en nous le meilleur de nos souvenirs ?
Devant nous, ayez ce regard qui déchante,
pour mieux ensuite rebondir en soignant nos cœurs blessés.
Julien Boulier le 04 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438533711
Baudet Harlenc fut un poète
Qui sans doute éclatait de rire
Quand il avait fini d'écrire
Des vers n'ayant ni queue ni tête.
Des hommes d'esprit de tous âges
Imaginèrent des comptines
Emplies d'inépsies enfantines
Et les offrirent en partage.
Ils avaient besoin de fraîcheur
Pour garder une âme sereine
Malgré les efforts et la peine
Qui résultaient de leur labeur.
On intitula fatrasie
Une mascarade de mots,
Devenus certes rigolos,
Dénaturés par moquerie.
Dans l'héritage poétique,
Les fatrasies restent vivantes.
Leur incohérence apparente
A une valeur symbolique.
1er juin 2018
Maintenant j’observe tes mains
comme des chemins que je parcours des yeux.
La musique de leurs courbes et tous les mouvements y naviguent.
Couvertes d’eau de pluie, elles fuient vers la rivière.
En silence, elles se tournent et se retournent,
effarouchées, intimidantes, éprouvant comme une respiration.
Offrandes et réticences. Nous avons appris à lire dans leurs atours.
Nombreux sont les jours où leurs rencontres
mènent jusqu’aux sources puissantes.
Libérées du regard, elles semblent
comme épeler passions et déclarations,
au-delà des mots.
Julien Boulier le 03 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438506011
La Valette (Malte) a été choisie comme « Capitale européenne de la culture 2018. » A cette occasion une exposition, « The Flesh and the Spirit » (« La chair et l’esprit ») au Palais des Grands Maîtres, a particulièrement retenu mon attention.
Elle présente 140 œuvres de Pablo Picasso (1881-1973) et de Joan Mirό (1893-1983), à savoir 100 eaux-fortes réalisées par Picasso entre 1930 et 1937, dites « Suite Vollard », et 40 toiles de Miró.
Elle se terminera le 30 juin 2018, aussi ce sera peut-être pour vous aussi la possibilité de la visiter. A défaut, ce petit compte-rendu vous donnera une idée d’un aspect moins connu de l’œuvre de Picasso, car c’est aux gravures sur cuivre de Picasso que je vais ici consacrer quelques lignes.
En 1927 Picasso rencontre Marie-Thérèse Walter, de trente ans sa cadette, qui devient son modèle et… sa maîtresse. Marie-Thérèse « toujours câline et si douce aux lèvres. » Il est toujours marié à Olga. Olga Koklova, qui était danseuse dans le corps des Ballets russes de Diaghilev lorsqu’il l’a rencontré et qu’il a épousé en 1918. Une situation embarrassante qui l’irrite et le déchire…
D’autant qu’en 1934 Marie-Thérèse est enceinte et qu’Olga refuse de divorcer. Et Pablo ma foi guère pressé de céder la moitié de ses œuvres. Malgré Malgré tout la séparation, en 1935, est inévitable.
Pendant ce temps, outre Maya née en septembre 1934, Picasso peint et grave. Marie-Thérèse est sa lumière, son inspiratrice, son guide.
C’est alors qu’Ambroise Vollard (1866-1939), marchand d’art et éditeur, lui commande cent gravures, ou plutôt les lui troque contre deux tableaux, un Renoir et un Cézanne.
Ce sont ces cent gravures, où se retrouvent sa nouvelle muse et le thème du peintre dans son atelier, qui constitueront la « Suite Vollard ».
Des dessins à la pointe sèche, sans repentir possible, où la forte charge érotique le dispute à la volupté du corps féminin.
Une période qui fut propice à un retour à un trait plus classique et à la réflexion. Soi et les autres. Picasso, sa muse…
Picasso est la force brute et vitale, le monstre, le Minotaure. Marie-Thérèse la sensualité, la sérénité, la matrice de l’œuvre.
Le noir et le blanc contrastent et se marient… sur le papier du moins, car Picasso a un nouvel ami, Paul Eluard, qui lui présente, fin 1935, une certaine Dora Maar, « diablement séduisante. » La blonde et la brune. L’eau et le feu. L’homme, l’animal. De la confrontation nait certainement l’émulation, et l’introspection, l’artiste étant après tout « un réceptacle d’émotions. »
Finalement « il y a d’excellents taureaux et d’autres moins bons. » Et Picasso signe en 1937 une de ses plus célèbre toiles « La femme qui pleure » (Dora Maar). A nouveau tout se déconstruit, puis se recompose selon la volonté du maître.
A noter qu’en juin 1933, Albert Skira (1904-1973), qui avait déjà publié Les Métamorphoses d’Ovide illustrées par Picasso, lance sa revue Le Minotaure, dont le premier numéro sera consacré à… Picasso.
En 1937 les deux peintres espagnols, Picasso et Miró, s’assemblèrent pour lutter contre le franquisme et, réagissant au massacre du village basque de Guernica en avril 1937, ouvriront un « pavillon antifranquiste » lors de l’exposition universelle de Paris des « Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne ». Face à cette résistance qui s’amorçait, le Pavillon allemand présentait un art nazi se voyant déjà triomphant pour « mille ans ». Un art forcément colossal et conventionnel. Parallèlement, le pouvoir fasciste lançait un manifeste contre l’« Art dégénéré ». De son côté, le Pavillon soviétique montrait le « réalisme socialiste » sous un jour qu’on promettait radieux, un art déclaré « officiel » par Staline et tout aussi académique.
Et le monde plongeait dans l’horreur…
Michel Lansardière (texte et photos)
Ah, si tu avais la faveur de ces gentianes posées au sol.
Il est bon de sentir sous ses pieds le crissement du sable,
le craquement des brindilles, l’entrechoquement des galets, la rondeur des cailloux.
Sur ces sentiers, dans les temps anciens, nombreux furent les passants
qui ont aimé les creux et les buttes à franchir.
Pour pouvoir vous protéger dans nos bras, dunes ou rochers,
chacun a son histoire à offrir. De quelle évidence s’agit-il ?
Peut-être celle d’une nuit où les pierres s’endormaient sous un lilas.
Ou bien celle d’un rien que nous avons perdu.
Les raisons qui nous poussent à marcher sur les traces de nos ombres
préservent cette ivresse de la découverte.
Je t’épaulerai, tu m’enracineras dans tes songes,
Et nous puiserons notre force dans nos sourires.
Julien Boulier le 02 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438471911
Des mots, des mots qui claquent
Des mots qui dansent
Des mots ou règne... une cadence
Ceux, qu'on ne peut plus oublier...
Je voudrais aujourd'hui
Eloigner de ta vie
Les mots trop durs ou fol
Qui n'ont pas de bémol
Ne garder pour te plaire
Que des mots sans mystère
Qui réinventent la douceur
Et te touchent en plein cœur!
Des mots, des mots qui claquent
Des mots qui dansent
Des mots où règne... une cadence
Ceux, qu'on ne peut plus oublier...
Si j'avais pu te les trouver
Ces jolis mots empreints d'amour
Et avec eux t'apprivoiser
En évitant tous les détours
Ce soir je ne serais pas seule
Au creux de la nuit étoilée
Où je recherche un linceul
Afin d'y enfuir mes pensées...
Des mots, des mots qui claquent
Des mots qui dansent
Des mots où règne... une cadence
Ceux, qu'on ne peut plus oublier...
Si j'avais pu réconforter
Ton âme empreinte de tristesse
En t'entrainant à dévier
Vers un chemin semé d'ivresse!
Je rêve de te regarder dans les yeux
D'y voir s'offrir un ciel tout bleu
Pour inventer l'amour qui dure
Dans nos deux cœurs enfin matures!
Des mots, des mots qui claquent
Des mots qui dansent
Des mots où règne... une cadence
Ceux, qu'on ne peut plus oublier...
J.G.
Soliloque
Après avoir bu mon café,
Solitaire, dans le silence
Entretenant l'indifférence,
À végéter, je me complais.
Je glisse subrepticement,
Impondérable et insensible,
Là où plus rien n'est perceptible.
J'y séjourne de longs moments.
À mon retour dans le présent,
Au sortir de l'étrange errance
Et de l'état d'inexistence,
J'éprouve un entrain évident.
Ai-je reçu de l'énergie
D'une nature différente,
Qui soudainement m'alimente?
De créer, je ressens l'envie.
L'espace dans lequel mon être,
En entier se trouve immergé,
Où il demeure sans bouger
Au clair matin, est un mystère.
1er juin 2018
Six personnages s'offrent à nous:
Stéphanie, une femme passionnée et amoureuse des Lettres, mère un peu fantasque de deux adolescents;
Norbert, son mari plutôt caractériel, professeur de mathématiques;
Amélie, 14 ans, un peu fofolle de nature et très remuante;
Jérôme, 16 ans, le musicien-poète de la famille, plutôt doux rêveur;
Eugénie, la mère de Stéphanie, veuve et retraitée qui s'incruste et même plus...mais qui est donc exactement le sixième protagoniste? De grand matin, Stéphanie a commis une gaffe; aussitôt son mari, se sentant lésé, s'en prend à elle, la discussion s'animant puis s'envenimant...
Quelle gaffe a donc commise Stéphanie?
Auteur de huit publications - six romans et deux recueils - , chroniqueur et membre de l'Association des Ecrivains Belges de langue française, Thierry-Marie Delaunois nous revient, après "Auprès de ma blonde" et "Les Trois épreuves d'Isis", avec un ouvrage hybride, à mi-chemin entre le roman et le théâtre, l'auteur y mêlant prose et poésie, sensibilité, émotion, susceptibilités et malentendus pour un roman-théâtre en trois actes. A découvrir?
Mais pourquoi avoir choisi de publier cet ouvrage chez Edilivre-Aparis, maison d'édition parisienne?
Pour son ouverture et sa souplesse quant aux genres publiés, son efficacité et sa rapidité d'exécution, et la disponibilité immédiate et à un prix démocratique de l'ouvrage en format numérique. Bonne lecture à tous!