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La mélodie de la tendresse


Le bonheur d'être dorloté,
Sur le chemin de l'existence,
Est une inoubliable chance.
La mémoire en reste dotée.

Lors, aux jours de mélancolie,
Parfois anime le silence,
Attendrissant l'âme en errance,
Une suave mélodie.

Des sons se posent en caresses,
Comme des rayons de soleil.
L'être, qui était en éveil,
Se sent pénétré de tendresse.

Quand l'heure d'aimer est dépassée,
Se propage l'indifférence.
Mais la puissante providence
Réconforte les délaissés.

3 mai 2018

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Le sentier des dieux

Toute ma vie je rêverai d’un ailleurs.
Paré de toutes les vertus,
il aura la saveur 
des bras d’un inconnu. 
Lointain mirage 
de maisons colorées
de villages de pêcheurs, 
d’abris ensoleillés
de treilles sur la mer
de grappes d’églantiers.
La demeure,
toute blanche,
balcon sur la mer, 
posée sur le rivage, 
aura pour seuls rideaux
les bractées mauves et roses,
des hauts bougainvilliers,
enchâssés aux fenêtres.
Un jardin espalier, 
frémissant et offert 
à la brise marine,
admirerait béat
ce bleu panorama.
Il aura fait éclore 
des citrons odorants,
énormes et jaune vif,
réchauffant à l’envi
feuilles vertes et vernies.
Un peintre s’amuserait 
de cette châsse fleurie 
à encadrer la mer 
de mille et une façons,
cueillant cette éphémère 
de reflets miroitants
capturant la beauté 
du bout de son pinceau. 
La nature généreuse
a parsemé ici
lys et rosiers sauvages,
myrtes, pistachiers, lentisques, 
genêts, euphorbes et sauge
s’égayant solitaires
au détour des terrasses.
Sur le sentier des dieux,
regardant au loin
la mer des sirènes 
scintiller doucement,
je rêve sans l’attendre
en toute liberté
qu’un improbable Ulysse 
pourrait s’y attarder.

                                                  Pascale Landriq12273284061?profile=original
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Il arrive souvent que l’on me présente en qualité de « Critique » littéraire titre que je réfute en préférant, s’il me fallait une qualification, celui de « chroniqueur ».  Je n’aime pas la critique, je préfère l’observation positive c’est-à-dire, souligner les écrits qui offrent aux lecteurs quelques bonnes raisons de sacrifier le temps nécessaire à la découverte d’une plume intéressante. 

C’est en parcourant « Cœur en os » que s’est dévoilée l’ambiguïté de mes choix.12273283256?profile=original

Disons-le sans détour, avec « Cœur en os », Anaïs Votquenne propose une histoire des plus ensorcelante.  Le sujet est original, le suspense est au rendez-vous et l’aventure aurait pu nous porter à ne plus nous détacher du livre. 

Je ne puis m’empêcher de penser que l’auteure s’est peut être montrée impatiente de passer du stade « manuscrit » au besoin d’être éditée.  J’ose croire qu’un travail de fond aurait couronné son roman au même titre que les romans de J. K. Rowling.  Même si le sujet n’a rien à voir avec les aventures d’Harry Potter, les idées de l’auteure portent notre imaginaire à s’étonner de chapitre en chapitre. 

12273283284?profile=originalPasser d’un monde à l’autre, entendez « mondes parallèles », luttes de pouvoir, machiavélisme, fidélité, alliances et j’en passe sont des piments savamment dosés, le juste ce qu’il faut pour nous permettre de nous évader le plus loin possible de notre réalité (quoique !)… 

Un premier reflex me poussa à passer le livre sous silence si l’originalité et la fraicheur n’éveilla mon intérêt.

Les raisons de mon hésitation résident en des phrases parfois trop longues, des répétitions inappropriées ou des dialogues éloignés du naturel.  Une impression fugace qui me laisse penser que la fluidité de lecture a été délaissée par facilité.  C’est agaçant et déconcentre le lecteur le poussant parfois à refermer l’ouvrage.  Pourtant, malgré ces quelques faiblesses, il faut bien avouer que l’aventure reste à ce point passionnante qu’elle nous emporte à terminer l’ouvrage. 

Anaïs Votquenne est une auteure à l’imagination aiguisée.  Une nouvelle génération qui place l’histoire en priorité.  Je dirais que l’œuvre mérite le détour malgré ses péchés de jeunesse (qui n’en a pas ?).

Je suis intimement persuadé que si l’auteure voulait s’en donner les moyens, elle réussira à se faire une place parmi les incontournables et les « best-sellers » contemporains… 

L’avenir nous le dira, je ne manquerai pas de suivre Anaïs Votquenne tout au long de son évolution car quelque chose me dit qu’elle parviendra à nous surprendre.  Madame Anaïs Votquenne, je vous souhaite le plus joli chemin littéraire, voir cinématographique qu’il est possible de parcourir…  Après tout, qui suis-je pour porter jugement ?  A mon âge les habitudes s’installent, c’est peut-être l’une des raisons de mes hésitations.

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administrateur théâtres

Élève du soleil

La bulle désir de croquer le monde

S'échappe entre les lèvres du soleil

Le Marronnier en fleurs resplendit

Mille chandelles tendues vers le ciel

La balade des magnolias cède

Le pas aux façades historiques

On embrasse la vieille ville

Théâtres antiques bordés d'iris

La course au bonheur visite le cœur,

Des fleurs et boutures de papyrus

Chantent  un nouveau 

Temps de vivre, respirer et aimer.

Élève du soleil,

Sœur de ciel.  

DH Elle12273281855?profile=original

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Ainsi s'achève le voyage du rêveur

Il ne reste plus qu’un visage

Qu’un mirage

Je me défais de tes yeux

De tes mains

De ta voix

De ce désir inimaginable

Je me défais de ce tourbillon d’images

De l’éblouissement

De la confusion

De l’euphorie

De ces jeux de séduction interminables

Ainsi s'achève le temps des fables

Il ne reste plus qu’un soleil neuf

Qu’un rêve frais de printemps

Sous un ciel infini sans nuages

Nada

01/05/2018

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12273279264?profile=originalEtude des nuages en aquarelle, de Liliane Magotte

D'un coup d'ailes

Je m’en vais
là où je vais si souvent
d’un coup
d’ailes imaginaires
j’en ramènerai
des images pour rêver
un peu de mystère
et peut-être
ce qu’il faut de clarté
pour affronter
mes champs de bataille

Martine Rouhart

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Du muguet en offrande

En ce jour qui est une fête,
Ai l'envie d'un brin de muguet,
De son parfum, de ses clochettes
Qui ravissent et qui égaient.

J'accueille à nouveau ce désir,
Empreint d'une vive tendresse.
Tant de délicieux plaisirs
Rendirent douce ma jeunesse!

Le premier mai, émoustillé
On croyait qu'existe la chance,
Dans le soleil éparpillée,
Conservant la même brillance.

On offrait les porte-bonheurs
Qu'avait ciselés la nature.
Le sort apparaît bien meilleur
Quand la foi en la vie perdure.

Mon jardin est source de joies,
Me mettant souvent l'âme en fête.
Or ce n'est que le prochain mois
Qu'il présentera ses clochettes.

Ier mai 2017

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Ma chanson du mois de mai


Ier couplet

La nature me semble en fête,
Baignant dans l'harmonie parfaite.
L'espoir a chassé la langueur
Il met de la joie dans les coeurs.
Ô ces printemps de ma jeunesse,
Si souvent vécus dans l'ivresse.
Mes rêves ont fui, je m'en souviens
Dès que le mois de mai revient.

Refrain.

Charmant s'ouvre le mois de mai,
Empli du parfum du muguet.
Visages heureux, toilettes claires,
Du soleil, la tendre lumière.
Me pénètre l'envie d'aimer
D'être auprès de toi à jamais.

Couplet

L'espace est empli de tendresse
Y circule de l'allégresse.
Sont merveilleuses les couleurs
Rendent fascinantes les fleurs.
Je vis chaque instant pleinement
Reste dans le ravissement.
Rompant le persistant silence,
Je chante en parfaite innocence.

  NB: Ce chant a été mis en musique par M.Maurice Durieux,

membre de l'orchestre symphonique de Montréal

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Les questions Antoine-Vincent Arnault

Me demander si du plus froid des cœurs
J'ai cru fléchir la longue indifférence ;
Au seul plaisir si donnant quelques pleurs
J'ai cru jouir du prix de ma constance ;
Si, me berçant d'un penser si flatteur,
Avec la peine un moment j'ai fait trêve ;
Me demander si je crois au bonheur,
C'est me demander si je rêve.

Me demander si j'ai désespéré
De voir finir les chagrins que j'endure ;
Me demander si mon cœur déchiré
À chaque instant sent croître sa blessure ;
Si chaque jour, pour moi plus douloureux,
Ajoute encore aux ennuis de la veille ;
Me demander si je suis malheureux,
C'est me demander si je veille.

Me demander si, fier de mon tourment,
Je viens baiser la main qui me déchire ;
Si je désire autre soulagement
Que de mourir d'un aussi doux martyre ;
Si, moins l'espoir en amour m'est donné,
Plus constamment en amour je persiste ;
Me demander si j'aime encore Daphné,
C'est me demander si j'existe.


Antoine-Vincent Arnault

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Le temps est aux découvertes.

 

Libres de se protéger le long de la petite mer de Gâvres.

 

Nos livres refermés sur les passages préférés de nos souvenirs.

 

Depuis le sommet d’un châtaignier,

 

les oiseaux vont et viennent sur un fond de ciel ombrageux,

 

vertigineux, acheminé au loin par des vents d’ouest.

 

Les grèves sommeillent déjà,

 

et au même moment,

 

sa voix devenue volubile

 

toute une nuit entière,

 

se défait lentement

 

au seuil d’un soleil noir

 

Julien Boulier     le 29 avril 2018 à Lorient

poème déposé Sacem code oeuvre 3437405711

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Les magiciens que l'on cotoie

Songerie

Selon une ancienne croyance,
L'enchanteur Merlin, tel un dieu,
Avait un pouvoir prodigieux.
Rendait active l'espérance.

Cet éblouissant personnage,
Était l'unique magicien,
Créait ou défaisait des liens,
Ne proférait pas de présages.

Comment aurait-on soupçonné
L'énergie des forces réelles
Circulant à l'ère nouvelle?
Par soi, l'on est impressionné.

Sont devenus des magiciens,
Ayant plus ou moins d'envergure,
Des êtres épris d'aventure,
Artistes ou mathématiciens.

La réussite rend friand.
Peut fasciner le savoir - faire.
Aller plus loin, la belle affaire!
Mieux vaut le dire en souriant.

30 avril 2018

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Lilas

Lorsque je ferme les yeux
et que je pense aux lilas
je ne vois pas la beauté de la fleur
je respire son parfum
sa part intime
ce qui fanée
restera d’elle

Martine Rouhart

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FEMMES, IBSEN

NOUVEAU SPECTACLE  : FEMMES, IBSEN !

Lieu : Théâtre du Nord Ouest 13 rue du Faubourg Montmartre 75009 PARIS

Dates :

8 mars 19 H

7 avril 20 H 45

21 avril 19 H

19 mai 17 H

2 juin 19 H

avec :

Anne David : chant, guitare , compositions

Nora Zeiss : phrases de Henrik Ibsen

Carl Mattauch : mise en scène

Un saut quantique entre la fin du XIXe siècle et le début du XXIe siècle :

Evolution ou Révolution ?

Henrik Ibsen était un féminisste avant l'heure. Anne David propose un télescopage entre des extraits de la pièce « Une maison de poupée » et de certaines chansons parmi 400 écrites et composées : les questionnements restent toujours les mêmes.

Une rencontre :

Nora Zeiss incarne Nora de « Une maison de poupée ». Anne David illustre les phrases de Henrik Ibsen avec ses poèmes chantés :

« Je me couvrirai de bijoux et de solitude, Notre lien sera doré jusque dans l'habitude... » (in « Sous le Mascara »)

« Je suis là pour vous servir comme un manteau dans l'hiver, un chant pour se souvenir, une étoile en pleine mer... » (in « L'esclave »)

« O mon sang langoureux, ensemble éclaboussons les murs tristes et las des villes masculines... » (in « O mon sang langoureux ») dit sur la musique de Grieg (Peer Gynt, pièce de H. Ibsen).

Un spectacle hybride qui n'est ni du théâtre, ni un récital, peut-être la naissance

d'un nouveau genre !

SITE OFFICIEL DE ANNE DAVID

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Instant

"Bercé par ma lassitude

  J'en viens à perdre toute attitude

    Et lire l'espoir de changer d'altitude

      N'a pas beaucoup germé d'autres longitudes

A parcourir les lignes de béatitude

  Sous les poussées de turpitude

    Ma vue s'obscurcit par études

       Sous tant de phrases, d'une magnitude

...

Plus de penchant, s'épanchent

Inutile de savoir; choir

Et ma gratitude

Dans tout cela, une inexactitude ?".

Écriture prompte.

E.D.

04.2018

12273278472?profile=original

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 12273284664?profile=originalSous l’aspect romanesque, l’auteure Sandrine BIYI approche la vie des « Agenais » avec une sensibilité rarement égalée.

Si j’étais porté sur l’ésotérisme, je me poserais la question si l’auteur n’avait puisé son inspiration au cœur de son vécu. Soyons sérieux, bien que son récit décrive admirablement les prémices d’une catastrophe inique, elle le fait avec un regard des plus intéressants. Jamais je n’ai lu, jusqu’à ce jour, un récit se rapprochant de la réalité osant confronter les légendes à la logique du bon sens.

Ce récit est écrit d’une plume légère, entendez par là, qu’elle offre un juste rythme afin de vous porter sans jamais vous essouffler. Certes, je vous l’ai écrit, nous approchons l’histoire, mais cette approche nous donne envie de mieux connaître l’authenticité, de combler nos lacunes et surtout, oui surtout d’éveiller nos sens à la réflexion.

12273284292?profile=original« Cathares » compte un peu moins de quatre cents pages… C’est beaucoup et peu à la fois. Ce livre se lit sans contrainte et, tel un compagnon, vous offre la main pour une aventure comme je les aime. J’avoue que l’on peine à briser ce lien pour d’autres occupations. Plus qu’une lecture c’est un apprentissage et pour cause, Sandrine Biyi est passionnée d’histoire et ses écrits partagent cette passion.

Le nombre d’ouvrages consacrés à la « croisade des albigeois » (entendez par là, la croisade contre les albigeois) n’est plus à dénombrer. On y découvre parfois n’importe quoi probablement en raison de la complexité du sujet. Je ne me permettrai pas de vous offrir une leçon d’histoire pour raison que je n’en ai pas la compétence cependant, je vous invite à vous interroger sur les raisons qui ont poussé une partie des seigneurs Français à commettre un génocide à l’encontre de leurs compatriotes.

« Cathares » de Sandrine Biyi pourrait vous guider vers une autre vérité que celle ânonnée sans fondement, car cette fiction puise sa force au cœur du bon sens. J’adore la France et j’aime nos voisins français pour la diversité de ses régions et la gentillesse de la majorité de ses habitants. Il y a tout de même des détails qui me font lever le sourcil comme, par exemple, cette anecdote don je fus le témoin.

- Cela se passait dans une coopérative située à un jet de pierre de Carcassonne. Alors qu’un couple d’Anglais s’apprêtait à passer commande de quelques caisses issues de la dernière vendange, que moi-même petit Belge venais acheter du vin pour les visiteurs saisonniers, la vendeuse proclama sans que l’on n’en comprenne la raison « il ne faudrait pas oublier que je suis Française et que je suis ici chez moi. »

La logique serait imparable si la diatribe de la commerçante répondait judicieusement à une remarque ou provocation cependant, dans le cas précis, sauf erreur de ma part, la réflexion ne semblait s’appuyer que sur le besoin d’affirmer son appartenance ethnique. Je ne vous cacherai pas que d’entendre ce genre d’affirmation au cœur du pays occitan, me donne la chair de poule en raison de l’Histoire de la région. Le nombre de victimes tombées sous le règne du pape Innocent III n’a jamais pu être dénombré avec précision. Le Pape et le roi de France, armant les Seigneurs du Nord, porteront le glaive, le feu et les larmes dans une contrée qui en toute logique était sous protection de la couronne.

Pas une pierre n’a oublié la folie qui s’étendit sur la région. La terre se souvient du sang des innocents, des cendres émanant des buchers. Le vent porte encore les échos des hurlements poussés par les femmes, les enfants et les hommes que l’on brulait vivants. Voilà pourquoi les mots devraient être réfléchis avant d’être prononcés. Rien n’est innocent (jeu de mots), les fantômes le savent, les vivants l’oublient par bêtise ou maladresse. Non, il n’y a pas de mort qui se mérite, pas même sous la bénédiction papale même si l’innocence fait partie de son nom. Devant tant de brisures tolérance devient médication, la commerçante avait oublié sa leçon, je n’ai rien dit, j’ai déposé le vin et tourné mon visage vers d’autres horizons. Mon argent fut en quelque sorte le symbole de ma protestation en hommage aux milliers d’innocents massacrés dans la région.

Pour conclusion permettez moi d'exprimer ma reconnaissance : merci Sandrine Biyi.

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Ma promenade sous la pluie

 

Me suis promenée sous la pluie.

De grâces, j'avais souvenance.

Son indicible transcendance

Me portait à la rêverie.

 

De grâces, j'avais souvenance.

En douceur vibrait l'énergie.

Me portait à la rêverie

La lumineuse transparence.

 

En douceur vibrait l'énergie

Troublant à peine le silence.

La lumineuse transparence

Répandait de la poésie.

 

Troublant à peine le silence,

Près de chez moi tombe la pluie.

Répandait de la poésie,

   Jadis, aux jours de l'espérance.

29 avril 2018

 

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Ma promenade sous la pluie

Soliloque

Me suis promenée sous la pluie.
De grâces, j'avais souvenance.
Son indicible transcendance
Me portait à la rêverie.

De grâces, j'avais souvenance.
En douceur vibrait l'énergie.
Me portait à la rêverie
La lumineuse transparence.

En douceur vibrait l'énergie
Troublant à peine le silence.
La lumineuse transparence
Répandait de la poésie.

Troublant à peine le silence,
Près de chez moi tombe la pluie.
Répandait de la poésie,
Jadis, aux jours de l'espérance.

29 avril 2018

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DES CATHEDRALES DE MOTS

une bibliographie en six parties sur les poètes belges

Devoir de mémoire 1: Les poètes belges (A à C)

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/devoir-de-memoire-1-le...

 

 

Devoir de mémoire 2: Les poètes belges (D à H)

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/devoir-de-memoire-2-le...

 

Devoir de mémoire 3: Les poètes belges (I à L)

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/devoir-de-memoire-3-le...

 

Devoir de mémoire 4: Les poètes belges (M à N )

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/devoir-de-memoire-4-le...

 

Devoir de mémoire 5: Les poètes belges (O à R )

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/devoir-de-memoire-5-le...

 

Devoir de mémoire 6: Les poètes belges (S à W )

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/devoir-de-memoire-6-le...

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R H E N A N E

Je déclinais d'amour les paysages nus

Et puis ces longs bateaux si calmes sur le Rhin

Le ciel ce négrier des lourds nuages sombres

            L'un à l'autre enchaînés

 

Un château d'autrefois sur le rocher au loin

Conjurait les éclairs d'un orage fugace

Moi j'étais là fixant d'un pinceau malhabile

            Ces lointains germaniques

 

O boire l'eau des fleuves et se sentir chaland

Et reprendre la route en terrains peu connus

Sous le soleil couchant coupant la nuit en deux

            Entre le ciel et l'onde

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La tristesse du vent

Que veux-tu répondre au vent qui soupire,
Au vent qui te dit le chagrin des choses,
Le trépas des lis, des lilas, des roses,
Et des clairs essaims gelés dans la cire ;
Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?

Il dit qu'il est triste et las de conduire
Le gémissement de tout ce qui souffre,
De frôler toujours ce qui tombe au gouffre,
De passer partout où la vie expire ;
Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?

Lui répondras-tu qu'un cœur peut suffire.
Un seul cœur humain chantant dans la joie,
Pour le consoler de sa longue voie
Sur les champs sans fin que l'hiver déchire ;
Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?

Où trouveras-tu ce cœur qui désire
Rester ce qu'il est en sa calme fête,
Le cœur qui n'ait point de douleur secrète,
Pour laquelle il n'est ni baume, ni myrrhe ;
Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?

Sera-ce ton cœur, et faut-il te dire
Que le vent prendrait sur tes lèvres closes
Un chagrin plus grand que celui des choses,
Et dans ton regard, un plus haut martyre ;
Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?

Alors réponds-lui, de ton cher sourire,
Qu'il ne frôle pas les âmes humaines,
S'il ne veut porter de plus lourdes peines
Que celles qu'il cueille en son vaste empire ;
Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?


Auguste Angellier.

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