Le puits
J ignorais la présence d’un puits logé derrière la maison du sous bois
Le puits secret de ma mère
Dont le fond était sombre asséché de tant d’années écoulées
je m'invite à m’allonger sous l’ombre d’un saule au feuillage vert j’espère
Je ne savais pas lire à l’époque bien révolue depuis
Les quelques lettres gravées à la pierre
Entre et en dehors d’un dessin amputé de sa chaleur
Qui devait sa ressemblance a ce qu’on nomme un cœur
Signé et persisté du prénom de ces amants
Les beaux les autres Lefranc le truand
Je cherchais vainement le mien comme si j’eus compté pour elle
Claudiquant du pied droit car blessé en passant les fils barbelés du domaine
J’approchais dans son histoire
Telle une voleuse prête a commettre son larcin
L’herbe fraîche entre mes pieds soulage ma douleur
Je respire la nature me pose un moment pour terminer de boire mon vin jusqu'à la lie
Je n’en crois pas mon œil
Par soucis d’oublier des détails je poursuis ma recherche
Portant la coupe a la Jeanne narguant un port de tête bien mis
Si lasse pourtant je me réchauffe
Sous le floue des flammes avides de bois
Que Santiago l'homme qui m’accompagnait avait allumé
Qu’il n’eut aucun mal s’il l’avait voulu de cramer mes 50kg de chair
Qu’il eut bien fait de m’arracher « il cuore »
Qu’il eut été vain de me débattre
J’arrive avec peine à comprendre la trame
Abandonner peut-être l’histoire du moins ce qu'il en reste
Quant au puits si vieux si sec si laid
Si bien caché derrière la clairière
En forêt noire
Il reste pour moi un grand mystère
Chantyne
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Oublier
Je promène ma peau sans artifice pour cette fois
Par les rues tranquilles d’un London passé
Par une heure indéfinissable entre chiens et loups
Il m’est revenu me martelant le crâne
Me figeant des idées noires et pleines
Tel le bossu tordu insistant l’amitié de la belle dame
« L’oubli » est là souriant à grandes dents
Griffant des doigts le drap de soie blanche
Ornement nuptial et dernier d'une paillasse provisoire
Je m’en souviens comme un dimanche morne
De ceux lorsque tôt levée je suivais les nones en tchador pour aller prier
Prise parfois d’un rire nerveux je finissais trempée mes deux couettes blondes dans une bassine de zinc
Balancée tête en avant sous la force menaçante de mains éducatives
Non pas bénie mais glacée comme l’antarctique l’eau des punitions
C’est comme ça que l’on console les enfants en mal de mère
Chez les Miss prières
Il m’est revenu ce cauchemar avec insistance et précision « Baume et Merci »
Je suis trop tourmentée pour m’accorder l’oubli
Il ose la prestance d’un leader
Il ose me narguer en tout bien tout honneur
Il me susurre « même pas peur »
Abrutie dans ma camisole de forcenée
Je me dis tout haut tout bas sans jamais le dire vraiment
Quelle importance j’écris
Chantyne
Une petite momie
Je déambule le pas méfiant
Le destin a frappé
Parfois clément aujourd’hui sévère
La vie ressemble à un enfer
C’est commun à tous l’enfer
Lorsque le drame tombe
Je le vois en flammes venues de la terre
Le ventre en peur j’évolue paniquée
Je connais la peur
La peur c’est le ventre coupé en deux
Pantin creusé plié crevé
L’écho de mon cri déchire la nuit
Les dalles noires moi toute blanche faisons une harmonie
Chorégraphie macabre musique et son a capela
J’ajuste la cadence
Souris des villes souris des morgues
Pas questions qu’ils sachent que je suis là
Paparazzo paparazzi les papas
Qu’ils sont interminables les couloirs muets des hôpitaux
Je suis aux « Grands brûlés »
Les murs salis bardés de fissures colorées
Courent les blessures du sol au plafond
« Il court il court le furet …. »
Ils ont imités les « boyaux »
Dessinés en nombre des oiseaux
Je m’effondre fatiguée
Puis soudain saisie par mon image
Que me renvoient les carreaux sans pitié une nuit d’hiver
De l’autre coté il pleut sur mon visage
De mémoire de Chantyne à l’instant même j’ai tout oublié
Je me retrouve assise sans air particulier j’écoute
Vert bleue comme mes yeux sont les tabliers des bouches qui expliquent
J’acquiesce de la tête surtout ne pas parler
Je suis l’élève attentive
« VITRIOL , mort, peut être, grave, coma, plus jamais »
Je suis accablée je m’absente du drame
Figée dans le déni, je repose ma vie
J’émerge pendant que
Sinon je meurs aussi
ASSASSIN
Le chien Remko pisse encore et encore
Nous marchons,Remko lui et moi
Nous pleurons l’un sur l’autre
J’ai soif je bois j’avale des substances allopathes
J’essaie d’ajouter un suicide à ma mort tacite
Quelques heures seulement
Elle a besoin de moi
Je me dérobe de ma peau de femme
Je deviens sœur statue
Mon cœur s’accroche à l’absente
Je ne veux pas re re re ressentir cette douleur Je n’en suis plus capable
C’est pourtant connu les hommes sont faits de haine
Ils bâtissent l'avenir à jets de vitriol
J’ai hâte, d’un moment consolateur
Les hommes en vert bleue refusent
Ils m’endorment du bout de leur aiguille
Je suis dans une pièce agencée d’un parc aux ballons roses et ronds
Il servent à faire patienter et amuser les enfants
Sur la porte d’entrée on peut lire « les grands brulés »
J’ai pleuré sur des épaules inconnues
Merci aux épaules.
Ils m'introduisent à son chevet
Derrière notre passage la double-porte se ferme automatiquement
Le bruit des machines est stridents et répétitifs
Je vacille en cet univers de fin de monde
Se déchirent un peu plus mes entrailles
Je ressemble aux hommes en vert bleue
Ils m’étouffent d’un masque
Qu’on me lâche
Jamais je ne pourrai oublier les odeurs qui émanaient de son corps embaumé alité dans l'antichambre de la mort
J'en frissonne à l’instant précis lorsque j’écris
Reliée aux machines de vie
Le regard déjà rempli d'horreur je n'ose observer le spectacle
Une petite momie me nargue
Toute de blanche vêtue
« Ils » me disent que c’est ma sœur
Il me murmure à l oreille « Ce n’est pas elle »
Je reconnais ma voix
Je vais perdre la raison
Quelque soit la façon
Nous partirons à deux
Rejoindre petit Pierre il nous attends quelque part dans l'espace
Un tuyau installé dans la petite momie sert d’orifice
Les bras ouverts la voilà crucifiée comme Jésus sur un lit d’hôpital
Je lui parle car sait-on jamais
Je me présente, c'est une première rencontre depuis le drame
Je rassure la petite momie
Je refuse tout en bloc
Je me statufie en forme de sœur
Une nuit de décembre 2009
Nous sommes toutes deux raides crevées
Ma pensée s’est arrêtée
Je sais qu’elle est morte
Qu’ils jouent « docteur »
Avec son petit corps décharné
Mais ça fait mal de jouer « docteur »
Je m’en souviens quand petite fille
Il coupait mon corps en deux
ASSASSIN
Perdu un œil
Tomber l’oreille
Couper le doigt
Brûler cheveux
Visage en petits morceaux
Petit nez amputé
Corps en plastique
Femme tuée
Amour foutu
Deuil flouté
L'histoire est digne d’un cauchemar plus vrai que nature
Il est 06h30' ce 10 décembre de l'année 2009
Il me faut raison garder et m'en aller rejoindre mes enfants
Chantyne
Réponse à " Une lettre imaginaire de petit Pierre",
J’ose à cette heure tardive te déranger mon pauvre petit Pierre
Tu me proposes une curieuse escapade dans le temps
Avec toute la désinvolture qui m’est propre
Je te dis oui mille fois oui
Nous irons au rendez-vous des cœurs grillés
Nous retenant d'une nervosité certaine d'une joie presque masochiste
Comme iraient les voyeurs sadiques se distraire lors d'une visite au musée du malheur des autres
Quelques pas plus loin nous descendons le sentier du silence
Une tombe de muguets mausolée vivante
M’enivre tout pareil après l’ingestion rapide de 2 verres de rhum
L’endroit est si prenant
J’y suis j’y reste selon une promesse faite il y a bien longtemps
Dans tes habits devenus trop grands trop tout trop rien
Je t’observe au loin
Tu prends place sur le petit banc en chêne du parc Damoiseau
Je savoure le triste spectacle d’un homme très beau si pâle presque blanc
Ton visage aux traits marqués par une douleur luciférienne
Offre au monde un modèle surréaliste du chagrin
Je me trouve chanceuse de pouvoir t’observer
Je danserais bien pour la gargantuesque douleur
Des écriteaux précisent "attention en ces lieux la joie c’est mauvais c’est stupide "
Silencieusement planquée derrière le chêne
Le plus ancien qu’il soit en contrebas du lac
Ou lorsque nous étions jeunes nous allions barboter
Nus comme des vers
Je voudrais te savoir mien dans le sens que je suis toi
Que nous serions nous
Que nous ne serions plus qu’un
Brisés tous deux par la faute d’une semblable raison
Morts vivants trainant l’absence
Comme une femme traîne dans l’espace un voile de jeune mariée
Je le porte en moi avec une fierté ostentatoire
Tes mains fines parsemées de sinueux chemins à la répétition de tes gestes quotidiens
Tes mains en carte d’univers
Le monde entier logé dans ma tête quand tu me touches
Nos sangs mêlés n’en auront jamais fini d’écouler l’encre bleu sur des cahiers
Caresses imaginaires flottent au vent cru de ce mois de mai
Tu daignes lever les yeux vers le ciel comme un petit enfant qui s’interroge
Coucher muet dans la terre
Hurlant de l’intérieur à celui qui reçoit avec la plus grande indifférence tes mots terriblement provocateurs
La complainte de petit Pierre ressemble à une vallée fleurie d'un conte d’ogre déchu
Il fait très beau à la lecture de la douleur palpable avec ou sans majuscule
La beauté se trouve en tout
Il suffit non pas de voir plutôt de regarder
Je suis fascinée par la qualité de la tristesse
Etayée en toutes formes en toutes choses
Nourrie par toi dans mes plus obscures pensées
Page après page
Lire et mourir ou l’art d’aimer
Chantyne
Les cœurs crient
Les cœurs crient « famine » sous le manteau d’ici et d’ailleurs
Les hommes piqueurs de fleurs dans la jongle
De pauvres choses devenues femmes horizontales
Il en existe d’innombrables lits ou tant d’autres ont déjà dormi
Je suis née d’août à 23h58’
Cuvée spéciale pour connaisseurs
Deux putains de secondes plus tard
Et j'étais baptisée « sorcière " pour déjà sauver l'honneur .
Née d’une folie des plus parfaite
Un soir à part
Je suis le soleil mauvais brûlant de midi
C'est mère qui me l'a dit .
Ma cause devient mon sevrage
Attention j’ai la rage
Je suis l’enfant vomissant
L’enfance inassouvie, seule avant « tous ceux »
Petite fille pantelante aux bords d’une fenêtre
Chaussée de ballerines rouges et vernies
Rouge comme le sang qui ruisselle sur mon visage
Vernie parce que vivante
Tout est lié tout se rejoint toujours si on veut
Qui peut dire si guidée par la peur j’ai prié
Ou pactisé avec le diable pour tous les maudire au pire les tuer.
Le gouffre se rapproche
Au revoir madame « Lavie »
Bonjour madame « Lamort »
Elles sont aussi moches l’une que l’autre
Un soir d’été comme un autre
Un soir de trop
Je sais, « tout ça » fait peur aux moutons
Aux gens « foutres »
Aux passants « je ne sais rien »
Aux passants « ce n’est pas Dieu possible »
Au passant mystère que j’ai croisé avant hier
Africain sans main
Frayeur épidermique
Qu’ils démentent, parfait !
Voilà l’excuse que je m’enivre
Ce dernier matin de juin
J’ai coupé les poils de têtes de mes frères et sœurs
Miraculés ces petits êtres en broussaille joyeuse
Maquillés en petits animaux du bois joli
Qu’il me fut aisé , l'imagination enjouée de les déguiser en personnages de bande dessinée
Non pas de celles qui égarent leurs progénitures dans la forêt
Plutôt de celles qui trouvent la fée Carabosse
Je précise « celle » qui a le don de tout faire renaître de la fosse.
Mise en arrêt de ma pensée.
Chantyne
Le don
J’ai lancé une bouteille à la mer
Je ne la dédie à personne en particulier
Au préalable je l’avais soigneusement nettoyé
J’ai coupé une mèche de mes cheveux blonds
Sur laquelle j’ai posé quelque gouttes de sang
Rituel de l’enfance amélioré pour le prestige
J’ai glissé le tout par son orifice étroit avec la précaution d’un laborantin
Ravivé le secret jusque là bien gardé
Qui n’est certes pas capital de connaître
Sur une eau limpide flotte toute voile devant
Ma longue missive enrubannée d’un tissu de soie beige
Cette impression de tout donner
Ce sentiment d’offrir dans l’immensité
Trois fois moins que rien sans aucun état d’âme est déconcertant
Pourtant la scène en live se tourne
Je ressemble à la « folle aux rituels »
Tous nous en connaissons au moins une
Si vous niez, c’est réparé je suis là
L’ambassadrice de la réminiscence qui dérange
Je me voue tête et corps
J’éveille votre imaginaire par une verve d’exaltée
Embourbés par nos bourdes de première
Je vous dis « tous »
Nous sommes possédés
Par nos possessions par celles des autres
Puisque je suis envoyée de mission
Puisque le rôle m’a été accordé
Je veux mon César coiffé de sa couronne de laurier
Je m’applique donc avec une grande conviction
Pour servir le vide de rien de l’inutile
Bien sûr que l’inutile a sa place en ce monde
Bien sûr que beaucoup vivent inutilement
Bien sûr que nous crèveront inéluctablement
Parfois il est utile d’y passer afin de laisser place pour un autre
Il serait bien de révéler enfin la place réelle de l’inutile
Cette bouteille lancée cherche le don
Qu’est le don, le véritable
Une démarche une offrande utile envers l’autre envers l’humanité
Je le suppose sans prendre la pose pour Rodin ou Migom
Je l’observe sans prendre le parti de l’une d’entre nous
Je suis prédatrice du mouvement
J’aurais pu m’y glisser voguer entière vers un ailleurs
Elle me revient la fiole, joue au voilier débutant
Elle prend le faciès de celle qu’on abandonne
Je l’ai jeté d’un geste brusque bien contrôlé
Adieu mon rôle adieu ma vie de papier
Il est des jardins secrets des enfers ternis
Toute une moitié de nuit j’ai créé des mots sur un cahier présidentiel
Sans arrière pensée sans espérance cachée
L’ébauche d’une délivrance inexplicable marquait mon univers
Un embranchement de joyeux miracle m’envahissait
Il sera mon « quelconque »
Pour l’équité pour la beauté du geste
L’improbable accouplement de l’ombre et la lumière se façonne
La fusion parfaite du passé révolu et d’une belle galaxie
Aucune autre bouteille n’aura été un exutoire à ce point puissant
Aucune entrailles n’aura porté le fruit si doux d’une réponse salvatrice
À la question de l’inutile
Chantyne
Les divans
Les divans protestent l’heure n’est plus aux amours véritables
Il faut bien s’y faire
Recevoir d’autres assises
Femmes lascives en habits de gibier fatigué
Prenant des airs pensifs, la bouche en chocolat de chez « côte d’or »
L’éléphant doré ,parait il est le plus fort
Normal avec la trompe qu’il dégaine, Cyrano de pacotille, roi du mensonge
Voilà donc ces belles d’avant choyées de petits trésors en guenilles et fausses dentelles
Ça suinte le CD de chez "Tior" l’eau frelatée que le peuple négocie dans les solderies
Que seuls les pauvres gens s’offrent aux anniversaires
Ils s’empoissonnent en merci en sourire
c’est parfois triste un sourire
Les divans subissent la horde des corps avachis
Des hommes en panse pleine de frites à la gueuze des Tartares
Ah ! Ah ! La vue belle, vive les demoiselles
Les rires aux éclats customisés en paraphrases de somnambules
Noyés leurs boyaux de trop de bulles
Trop, beaucoup trop entamés
S’en vont rejoindre le dortoir des dulcinées parées en cafard
Est-ce « l'hasard tige » monsieur que votre cou enivre ?
Les divans puants en croûte bestiale vendus pour 20 fois rien
Au repos du guerrier ouvert 7 jours sur 7 toute l’année
Tout pareil que le cabas des dimanches que portent à bout de bras les dames
En oignon en poulet cuit de chez « Vancokecram »
Acheté au marché ce matin parce qu’il faisait bon d’y aller
Que 30% de remise sur un poulet fermier ce n’est pas volé
Qu’il est bien beau votre jeune coco madame
Quels regards 22 longs rifles me jetez-vous ?
Me prendriez-vous pour une « couguar de... » ?
Prenez garde donzelle vos mi-vieux airs de Sainte
Ne m’ébranlent guère
Essayez donc les pieds en l’air ça va le faire
Les divans jumeaux en gueule de relax
Les divans lovant servant de niche aux bâtards
C’est pratique aussi pour les chiens c’est à celui qui tombe à pile
Les divans palissent sous le temps
S’effritent en lambeaux de cœur d’humain
Se déchirent en particules de corps de cochon
Les divans connaisseurs de pleurs
Des regrets de toutes les chevauchées fantastiques
Il reste un goût de Veuve « Clic cloc » presque tic et toc
Dans ses recoins mal lavés car l’on perçoit les tâches sous la lumière tamise
Cette fois elle nous l’a bien mise mademoiselle rebelle
En rouge faut l’avouer elle est tellement plus belle
Les divans regrettent la pucelle sautillante
Succombant tard le soir sur le bord des accoudoirs
Endormie comme par enchantement
Assommée au biberon Napoléon
Bercée par des « je t’aime » devinés presque susurrés
Chantyne
Désert barbare
De mirage en mirage saturé d’échos enfuis
Par le flanc droit les brumes épaisses
Attendre « no body » c’est quelquefois interminable
Lorsque la nuit se place ad vitam aeternam
Il faut s’établir un repaire bienfaiteur
Je sais d’expérience que s’entêter peut servir
Bien qu’il soit téméraire d'incendier nos cervelles au gasoil
Le courage « rend force »
Trotter sans cuirasses
Tel un petit d’homme si semblable au vétéran devenu dépendant
La main levée conforme à l image d’un lampadaire forçant l’espace de sa lumière
Bien le bonjour aux forces « diabolo » aux autres « Célestine & Co »
Le barbu d’en haut m’a sanctionné du péché de naïveté Qui l’eu cru ? La maison « Lustucru » ?, je préfère « Delacre »
Pardonner aux imbéciles on dit ! déjà qu’ils se pardonnent eux-mêmes
Alors que faire ?
« Vamos » pousser la double-porte ! Braver les interdits des bien penseurs
Nous avons tous dans les tripes l’appréhension le goût du rêve absolu
Le pacte est signé moyennant l’assurance d’une place de première au purgatoire des innocents
C’est la montée des berbères caucasiens dissimulés et reclus trop longtemps
C’est l’élévation d’un troupeau d’enfants en vogue réincarnation
Voyager dans le monde ne nous conduit nulle part
Jurant pourtant qu’il est vital
D’abonder nos mémoires d’autres univers
De nourrir nos cœurs d’autres charmes
De caresser nos papilles d’effluves nouvelles
De se prendre pour amant" Nasa "pour s'envoyez au ciel. De « vaguer » de méprises en éblouissements
De vivre sa vie par tous nos pores
D’un bout à l’autre de notre destinée
Il ne sert à rien un banc de têtards assiégeants les océans stériles
Il ne sert à rien les spasmes d’hommes et de femmes affaiblis presque maudits
Il ne sert à rien de «bonheurer » à tout prix
Vivre me suffit ! Heureusement ! Fort heureusement !
Chantyne de Demoté
Femmes aimez-vous
L’existence nous apparait morose
A l’étendue des feuilles rouges et roses échouées sur le sol glissant.
Lorsque choit sur nos beaux habits quelques brindilles décédées
C'est accomplir pas à pas l’œuvre de la décrépitude
Aimez-vous
Déchirée, pour ainsi dire bancale, je clopine par les derniers grands froids
En quête de paix
De celle que l’on convoite royale
De la pointe de mon bâton trouvé je traque la mémoire des macchabés
Etendus de leurs longueurs abrupts raides et muets sous la terre
Seule je marmonne quelques abrutis « Pater »
A dire juste je n’en crois rien à leurs péroraisons
La confusion de leurs natures chatouille mon intelligence
Depuis qu’ils parlent les hommes n’en disent guère
Aimez vous
Guère et des moins bonnes et des mensongères
Oh non pas tous, pas tous
Une moyenne.méprise une autre moyenne captive
La vilénie submerge un nombre certain d’entre eux
Leurs égos de mâle « autrou » incarné par le crucifix que portent les femmes
De celles aux jupes froissées, genoux usés, à trop souvent se dépoussiérer le mental sur un prie Dieu
Elles finiront escarre pour la postérité
Ils trépident de maux et non de mots
Et lorsqu’encore ils dialoguent, ils articulent faux
Aimez vous
Je sanglote la fragilité féminine
Je pleure leurs douleurs confuses conjointes aux miennes
Offertes en pâture à la vie lâche, douteuse depuis le jour premier
Je pleure à gémissements refrénés, l’inassouvi de leurs existences
L'assassinat de leurs espérances
Aimez vous
Je sanglote les adieux de toutes celles
C’est l’affaire des femmes et des mères
De porter le monde à corps perdu ,à cris étouffés, à bras fatigués
La fête est désuète
Ils ont laissé le radeau de sauvetage à Noé
Les CONS !
Chantyne de Demoté mars 2018
L’aube prométhéenne
Particulièrement ténébreuse
Cette nuit abrite sous le bleu des draps froissés ta présence
Tu ronfles en bienheureux dénué de tout tracas, auto-pardonné de toute vergogne
Ignorant mon existence, pourtant si femme si vulnérable
J’additionne à chaussons brodés de fil écossais, la distance entre l’entrée de la
Chambre à mon boudoir ou est posée sur l'écritoire, héritage d'un amour ancien, une statue bâtarde rapportée lors de notre unique voyage aux Antilles
Recroquevillée en chien de fusil à douze pas de toi
Volontairement seule, de l’autre côté du monde
Je calcule le vide
Aux alentours sous moi en moi
Le vide et moi infatigables capitaines
Nous copinons, nous festoyons discrets et acolytes
Nous choyons en vertige, je m'en amuse, oh qu’importe pour cette fois
À verre ingéré de vin Julien le Saint de tous les saints
De loin je guette le moindre de tes mouvements
Théâtrale, j'en rajoute, la scène se déroule plus sophistiquée, classieuse
Ta main droite furète, tâtonne l’oreiller blanc et froid puis s’engourdit dans un
Mouvement lourd, imprécis, mortuaire d’une paillasse endormie
Un instant, un fifrelin, j'ai cru saisir l’appel de mon prénom
A la naissance du nouveau printemps de l’an 2018
Je te découvre pour ainsi dire infâme, non pas des moindres
Des ténors de la vilénie
Sous ton masque blafard éclairé par une lune pleine et rouge
Sommeille un visage inquisiteur et difforme, façonné de mépris
Je te découvre pour ainsi dire et pour mon malheur, abject
C’est confirmé, c’est déclaré tu m’écœures
Tandis que de ton gosier entre-ouvert résonne le bruit d’une mécanique rôdée
A y regarder de loin, ton faciès semble expier de tous péchés, ainsi soit-il
C’est confirmé, c’est déclaré, tu m’encombres
Vigilante à l’affut du moindre bruit
Je me laisse bercer par le son des voiles mordorés virevoltants dans ce décor baroque tel un essaim de papillons, émigrés par un courant trompeur venu de la lucarne restée entre-ouverte
Viennent se perdre jusqu’à mes nasaux de femme louve gardienne de ma paix
Les effluves humides d’une aube prométhéenne
Nous sommes demain
Chantyne de Demoté
Rêver l’âme des arbres.
Sculpter leurs courbes.
Ecouter ce qu’ils ont à nous dire.
Réveiller l’imagination des folies intérieures.
Saisir les mystères heureux, les énigmes présentes en soi.
Choisir les mots.
Ecrire les assauts suggestifs des corps.
Comprendre leur promesse figurative et éprouver
jusqu’à resentir d’énigmatiques impressions.
Scruter les dessins griffonnés.
Les mains, ciel et terre, jusqu’à la nuit.
A Mondeville,
Julien Boulier
poème déposé Sacem code oeuvre 3439980311
Pharisiens ou patriciens ? ... Peu de différence!

Quand on a 18 ans, on se sent un héros. Aveuglé par l’amour, on ne supporte pas le monde tel qu’il est, on se révolte contre la mort, on est prêt à faire tout seul la révolution contre tous les jougs. On se sent gonflé de la puissance quasi divine, prêt à faire tabula rasa de tout le passé, de toutes les hypocrisies de tous les mensonges et on est prêt à tous les crimes de lèse-majesté, quelle que soit la chute. On se sent libre, lucide, logique. On a des ailes. On crache sur les dieux qui autorisent la souffrance. On veut la Lune. Le rêve de l’impossible. Mais quand Caligula enclenche sa logique, c’est sa propre mort qu’il signe.
Il est jeune, il est beau, il est éphémère... comme Gérard Philippe en 1948. Il est humain, il est exalté et charismatique, il va jusqu’au bout de la folie, comme Itsik Elbaz, en 2018. Le jeu est mené de main de maître-tailleur de pièces iconoclastes, par Georges Lini. Le spectacle? Une machine infernale. « Il s’adressera aux gens d’aujourd’hui avec les moyens d’aujourd’hui, dans une scénographie qui sera une machine à jouer, de manière à ramener le propos de Camus à la lumière et exposer sa richesse contemporaine. « L’insécurité ! Voilà ce qui fait penser ! » Je vais faire tomber quelques gouttes de poison dans l'intimité de chaque spectateur et faire en sorte qu'il assume entièrement ce poison. C’est l'expérience de la tragédie moderne, à laquelle toute l’équipe vous convie. » La distribution de "Belle de nuit", la compagnie de Georges Lini est éblouissante. La scénographie, les costumes (Renata Gorka), résolument modernes se trouvent sous la houlette de Patrick de Longrée.

« Reconnaissons au moins que cet homme exerce une indéniable influence. Il force à penser. Il force tout le monde à penser. L'insécurité, voilà ce qui fait penser. Et c'est pourquoi tant de haines le poursuivent.»
La pièce s’ouvre sur le mot « rien » (nihil). On ne peut esquiver la vérité essentielle que l’on va tous mourir. Avec la mort de sa sœur, le jeune Caligula prend conscience de cette finitude, de la condition mortelle de l’homme promis au néant. Les dieux sont morts. Le ciel est vide. Crise existentielle : le bonheur est impossible quand on est conscient de cette finitude. Dans un accès de lucidité mélancolique, la lune devient pour lui le symbole de l’immortalité et du bonheur. « J'ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l'immortalité, de quelque chose qui soit dément, peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde… » Qu’on la lui apporte ou l’on sera châtié ! Innocent condamné à mort, il se révolte. « Rien ne va plus. Honnêteté, respectabilité, qu'en dira-t-on, sagesse des nations, rien ne veut plus rien dire.» Il se sent libre au point de verser dans une paranoïa hallucinante. Ultra-moderne dérive: provocation, démesure, cruauté.
L’œuvre contient à la fois l’impossible rêve de l’impossible, et les très réels bruits de bottes redoutés par Albert Camus lors de son écriture de la pièce en 1938. Le public à la fois spectateur et acteur parmi la foule, stupide, docile, lâche et manipulée, se cabre d’horreur devant les épouvantables meurtres en série décidés par le pouvoir absolu. La spirale de violence est alors sans fin et jusqu’à la nausée. L’image sanglante de la fin rappelle les derniers mots de George Orwell dans « Animal Farm » …en bien plus tragique encore.
Le choix de Georges Lini de présenter l’œuvre iconoclaste au cœur des pierres de l’Abbaye de Villers-la-Ville dans le silence des ruines n’est pas fortuit. Pour mieux prouver les silences de Dieu ? Le malaise est palpable. Pour mieux souligner le constat désenchanté et angoissant de l'absurde? Pour mieux confondre le joug de la tyrannie et confondre ceux qui, de nos jours, usent et abusent, au mépris de tous les honnêtes gens? Pour stigmatiser tous azimuts le pouvoir absolu ? L’actualité du propos fait mouche. Le personnage de Caligula porte à la fois la semence du rêve et sa contradiction qui va du meurtre au suicide consenti. Certes, les patriciens sont … tout sauf des poètes. comme le chante Jacques Brel,« Ces gens-là, ne pensent pas » le poète doit être exécuté ! Certes, le monde a besoin de se réveiller mais, condition humaine oblige, Caligula n’échappe pas à son destin comme dans les grandes tragédies grecques. Par sa folie meurtrière il se condamne sciemment. Il sombre consciemment quand la folie du pouvoir s’empare de lui, au mépris de tout ce qui n’est pas lui.
Et Itsik Elbaz fait merveilles dans l’interprétation magistrale et saisissante de dignité du personnage de Caligula. Mais il n’y a pas que lui dans l’équipe de Belle de Nuit. France Bastoen, fulgurante complice, joue Caesonia, le pôle féminin de Caligula, rôle qu’elle interprète avec passion, dévotion et immense justesse, à la façon de l’Ismène d’Antigone, mais parée de la violence radicale de notre époque. A l’instar de Caligula elle ironise sans cesse, tout en invoquant la foi en l’amour et l’espoir de voir son amant guérir de son cynisme. Le Scipion de Damien De Dobbeleer est tout aussi juste. Bien que Caligula ait fait mourir son père, le jeune poète comprend trop bien Caligula pour le haïr et ose lui dire les choses en face. Il lui présente un miroir sans concessions. Stéphane Fenocchi en Hélicon, ancien esclave affranchi par Caligula, et son serviteur le plus dévoué est particulièrement convainquant et splendidement campé. Il se dit ironiquement « trop intelligent pour penser »… mais vomit, comme Caligula, la lâcheté et l’hypocrisie des patriciens. Didier Colfs fait le poids en jouant Cherea, prodigieux personnage, cultivé et intelligent, qui tutoie Caligula, et ne désespère pas de le ramener à l’humanisme…au nom des autres et en homme soucieux de l’avenir de Rome. S’il prend la direction du complot, ce n’est pas pour venger les petites humiliations de patriciens vexés c’est pour le bien commun, en homme intègre qui refuse de rentrer dans la logique nuisible de Caligula. « Il faut que tu disparaisses. D’autres que moi me remplaceront et je ne sais pas mentir ! » : la voix d’Albert Camus ? Thierry Janssen se plait à interpréter un Lepidus angoissé, pathétique, plus vrai que nature. La scène du poison jouée par Jean-François Rossion en Mereia est un moment dramatique qui atteint des sommets de théâtralité et d’intensité. Tout bascule. L’absurdité vous saisit à la gorge. Michel Gautier et la danseuse Hélène Perrot à la limite de la transe, qui jouent le couple Mucius, complètent remarquablement ce jeu de massacres, teinté en continu par le soutien musical dynamisant ou nostalgique de François Sauveur et Pierre Constant à la guitare électrique. A eux seuls, un chœur antique?

Mise en scène : GEORGES LINI
Costumes : RENATA GORKA
Scénographie : PATRICK de LONGRÉE
Création musicale : FRANÇOIS SAUVEUR et PIERRE CONSTANT
Éclairages : CHRISTIAN STENUIT
Assistante à la mise en scène : NARGIS BENAMOR
Avec
ITSIK ELBAZ (Caligula) – FRANCE BASTOEN – DIDIER COLFS – DAMIEN DE DOBBELEER – STÉPHANE FENOCCHI – MICHEL GAUTIER – THIERRY JANSSEN – HÉLÈNE PERROT – JEAN-FRANÇOIS ROSSION – LUC VAN GRUNDERBEECK – FRANCOIS SAUVEUR
Produit par RINUS VANELSLANDER et PATRICK de LONGRÉE
ABBAYE DE VILLERS-LA-VILLE
http://www.deldiffusion.be/prochaine-production
Liens utiles:
http://www.levif.be/actualite/magazine/tous-les-chemins-menent-a-villers/article-normal-865341.html
Coucou à vous tous, les amis et amies, je viens de publier le tome 3 des aventures de Coccinella, un plus grand format pour un prix inchangé uniquement sur Amazon, « Coccinella fête Halloween » , dont voici le lien :
De quoi réjouir les bambins pendant les vacances !
Si quelqu’un entrevoit ces créatures de l’esprit,
alors elles seront emportées au loin par la mer.
Bonheur à ceux qui embarqueront sur les flots,
portés sur les ondes au-delà des images poétiques.
Si quelqu’un nous voit voguer en silence,
le livre des temps anciens sera ouvert.
Si quelqu’un, après un long voyage, vient te retrouver,
en effigie une stature sera sculptée.
Si quelqu’un, au seuil de ta porte,
reste devant toi dans la lumière,
vous prendrez le chemin des eaux bienveillantes.
Si quelqu’un vous voit marcher ensemble,
vous serez trois dans le dédale du tableau.
A Mondeville, Julien Boulier
poème déposé Sacem code oeuvre 3439964811
Trois pies dans le jardin batifolent
Elles s'observent, se titillent, virevoltent!
Ballet habillé de noir et blanc
Et je retrouve un regard d'enfant...
Au soleil, la gaité est de mise
Et l'envie de vivre à sa guise
Orage et nuages sont en réserve
Au présent, c'est la joie que j'observe!
Trois pies sur un banc, du ciel s'amusent!
Et leur grâce active réveille ma muse
Trois petites strophes naissent avec le vent
Et je les chantonne au firmament...
Trois pies... trois pies jouaient, élégamment...
J.G.
L'imprévisible providence
M'a déposée sur un rivage.
L'emplissent d'immenses images
Que fait scintiller la brillance.
À coeur ouvert, je vis l'instant.
Il s'écoule dans le silence.
Des vaguelettes se balancent.
Je ressens un plaisir troublant.
Il est des zones de bien-être
Qui permettent l'oubli parfait.
L'esprit s'y reposant en paix
Ne propose plus de peut-être.
À la fin de mon existence,
Je sais que fut bonne ma vie.
De le dire me prend l'envie,
Un élan de reconnaissance.
19 juillet 2018
PRESENTATION ANNE DAVID
ANNE DAVID
AUTEUR COMPOSITEUR INTERPRETE Chanson française
COURS DE GUITARE, CHANT, EVEIL MUSICAL pour tous publics
Je transmets de l'émotion pure sous forme de chansons et de slams. Dans quel but ? Faire ressentir et exprimer tous les sentiments humains, faire pleurer, rire, réfléchir aussi. Les thèmes sont variés, j'écris ce que beaucoup pensent tout bas.
A n'importe quel moment, les chansons peuvent être transmises. Tout dépend du lieu, du public... J'ai chanté le matin, l'après midi, le soir et en toute saison !
J'ai été accompagnée par de nombreux musiciens. Pour des raisons artistiques et de budget, je chante en solo depuis environ 3 ans, ma guitare seule m'accompagne. Les chansons peuvent être incluses dans plusieurs répertoires :
Répertoire poétique (hommage à Marie Noël) « Port d'âme prohibé »
Répertoire théâtre et chansons thème les femmes « Femmes, Ibsen ! »
Répertoire « festif » voyage chanté (inspirations orientales, tziganes, jazzy, blues, îles, afro-jazz, flamenco, tango...)
et uniquement pour les publics « différents » (personnes âgées, handicappées, jeunes enfants)
un répertoire mêlant des reprises et des compositions originales
Je m'adapte à n'importe quel endroit, avec, quand même un cahier des charges :
une sono correcte (nous pouvons en amener une)
un éclairage en fonction du lieu
pas de spectacle pendant les repas
des spectateurs (ices) assis (ses) confortablement
POUR TOUTE AUTRE INFORMATION :
LE SITE OFFICIEL : www.annedavid.org/
LE SITE DE ICAUNE TV : www.icaune.tv/
CONTACT : 06 84 77 31 80 ou 06 80 32 59 50 ou 03 86 33 77 61
Approches sensibles.
Les clefs imprimées en toi,
je les vois bien en-deça des cimes.
En-dedans, les complaintes des astres lunaires.
Dehors, c’est l’infini déploiement des corps.
A tes côtés, s’éveiller à l’écoute de ta voix.
Ton visage s’éclaire et la lumière traverse l’air.
L’herbe est haute et ce que je découvre, je le dessine.
Pour détacher l’invisible,
la veilleuse des étoiles respire au rythme des mélodies.
Minuscules édifices qui prennent racine
Aux sources de la plume.
A Mondeville
Julien Boulier
poème déposé Sacem code oeuvre 3439940111
Les dates du 11 et 12 août prochain sont, dans mon agenda, soulignées en rouge et je vous invite, si vous aimez la littérature, à faire preuve de mimétisme.
Comme à l’école, prenez vos journaux de classe et notez ceci : Salon du livre de Montcuq en Quercy Blanc,
« rencontre avec l’homme au chapeau ».
Parcourir les Salons littéraires organisés dans la Francophonie est l’une des aventures que je ne manquerais pour rien au monde. Certes, il n’est pas toujours facile de s’assoir derrière une table alors que le public que vous allez rencontrer n’a probablement jamais entendu parler de vos écrits. Est-ce vraiment important ?
Un Salon littéraire, à mon regard, est avant tout l’opportunité de belles rencontres. Le reste, c’est du bonus. À
propos de rencontre, s’il en est une qui mériterait d’être soulignée s’est déroulée le jour mémorable ou j’allais enfin serrer la main du président du Salon du Livre de Montcuq en Quercy Blanc. Vous ne le connaissez peut-être pas encore, Stéphane Ternoise, écrivain, chansonnier, poète, anarchiste, contestataire, « dévoileur » de vérités et cinéaste amateur. Avec un tel curriculum vitae nul besoin de confirmer que le personnage fait partie de ces êtres adulés ou détestés, c’est selon, question d’humour, le second degré pouvant s’avérer corrosif. Esprits sensibles, s’abstenir.
Oups ! pardon, Stéphane Ternoise est mort et vient de renaître sous le nom de Stéphane Terdream… Le roi est mort vive le roi ! Secret bien gardé, le phénix s’abrite sous l’ombre de Montcuq. (Pas de mauvaise pensée s’il vous plait)
Bien que je ne sois pas neutre en vous parlant de ce bonhomme, je dirais que l’artiste mérite le détour.
Sa plume ressemble à ces manèges qui vous entrainent sur les sommets les plus vertigineux avant de plonger sans le moindre préambule, vers les abîmes de son imagination.
Génie ou clown de service ? Je refuse d’apporter réponse à cette question, car ce serait faire injure au personnage de l’enfermer dans l’une ou l’autre définition. Il est lui, sans limites, ni dieu ni maître et tant pis si les coups doivent pleuvoir, il continue sa quête pour le bonheur de ceux qui l’aiment et au désespoir des autres. Les autres ? Ceux qui évitent les vérités et ne les dévoilent que dans le secret des alcôves ou peut être pire encore, sous le sceau de l’anonymat.
Pas facile de décrire ce personnage, cet homme qui m’a ouvert la porte de son cercle d’amis, alors que l’on sait que les mots ne sont jamais anodins et qu’un devoir de réserve fait partie de la déontologie.
Et voici que pour la troisième année consécutive, Stéphane organise le Salon du Livre de Montcuq en Quercy Blanc.
Entouré d’une petite équipe, le Salon du livre de Montcuq en Quercy Blanc vit le jour avec timidité. Peu de visiteurs, mais qu’importe, la leçon fut bien apprise, les choses ont évolué de façon positive. La troisième édition démontre que l’évènement prend ses marques puisqu’il s’étale à présent sur deux dates. Le samedi 11 août 2018, une Causerie littéraire se déroulera de 15 à 17 heures causerie qui abordera deux sujets :
- - « Pourquoi écrire, pourquoi publier… La place de l’écrivain dans l’édition ? »
- - « L’œuvre de Georges Coulonges 15 ans après sa disparition »
Le dimanche 12 août, place aux auteurs, le livre est à l’honneur et les écrivains exposeront à l’extérieur, juste à côté du marché hebdomadaire.
L’occasion est si belle que Montcuq enfilera ses culottes dominicales pour accueillir les auteurs venus de France et d’outre frontière.
Le prix littéraire, premier prix de l’année (prix décerné le 1er janvier à 00h01) sera remis à l’écrivain Belgo Néerlandaise Jessica Lefèvre pour son roman « 11 » édité aux éditions Acrodacrolivre «Belgique ». L’auteure et l’éditeur seront présents, belle opportunité de retrouver des gens appréciés pour ce qu’ils font.
Alors, pourquoi ne pas vous offrir un petit W.E. dans le pays de Nino Ferrer ? Pour le plaisir de rencontrer l’organisateur du Salon de Montcuq en Quercy Blanc et de pouvoir dire si l’occasion se présentait : Stéphane, moi je le connais !
Si tu savais
comme je m’essouffle vite
à marcher
sur les sentiers perdus
sur toutes ces routes
qui mènent quelque part
ce que j’aime
c’est m’attarder
sur les chemins de sable
des mots
ou entrer
dans le mouvement
d’une symphonie
Martine Rouhart