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Une envie restée vaine

Faire une chose différente!
Voudrais pouvoir imaginer
Un espace et m'y activer.
La créativité me tente.

Suis à l'aise parmi les mots,
Les accueille dans la tendresse
Et leur confie mon allégresse
Quand m'émeut la grâce du beau.

J'aime respecter les structures
Que propose l'art poétique.
Elles me gardent romantique.
Lors mes habitudes perdurent.

Pourtant, j'ai quelques fois osé
Me donner de nouvelles règles.
Ravie de me sentir espiègle,
J'avais l'humeur à m'amuser.

En l'instant suis dans une impasse.
Je n'y perçois rien de nouveau.
Mon envie est tombée à l'eau. 
Soudainement, je me sens lasse.

6 juin 2018

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De retour après de longs périples !

Je vous retrouve enfin, Chères et Chers amis (es), après quelques parcours lointains tout au long des mois écoulés (et d'autres itinéraires plus proches), où je n'avais d'autre temps disponible sur internet que de répondre à mes e-mails lorsque je me connectais, mais intenses moments d'existence que j'avais envie de vous faire partager.

Alors, voici quelques extraits de ces petites et plus grandes aventures, toutes orientées "peinture" ou expression "carnettiste" et "aquarellée", avec le résumé de plusieurs mois d'itinérance en quelques lignes :

Avant tout (outre des  tas de choses qui ne pourraient guère vous intéresser), l'année 2017 se termine avec la publication de mon dernier petit carnet « D’hiver en été, exercices d’aquarelle autour de La Fresse en Saugeais ».

Je vous invite à le découvrir, d’abord  à travers cette courte promenade musicale qui vous emmènera d’hiver en été à la rencontre de quelques-uns de mes thèmes de prédilection abordés dans ses pages concernant cette magnifique région (en toute simplicité bien sûr) :

Ensuite, à travers l’extrait ci-dessous (cliquez sur la couverture du carnet, il s'ouvrira sur une nouvelle page, et si le lien ne fonctionne pas c'est ici) :




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"D'hiver en été, exercices d'aquarelle autour de La Fresse en Saugeais"

Ce n’est pas un carnet d’exercices à réaliser, mais d’exercices que j’ai déjà réalisés d'hiver en été, entre combes et vallées, pâturages et forêts de sapins, de fermes en villages, autour du hameau de La Fresse à la frontière franco - Suisse du Saugeais, à l’occasion des nombreux stages que j’anime dans cette région magnifique depuis quarante ans.  

Après cela, direction l'Inde du Sud, avec une formidable traversée picturale du sous-continent, où, sur plus de 1150 km, nous avons cheminé du Golfe du Bengale à la mer d’Oman.

Ces photos ne sont qu’un tout petit aperçu de ce que je développe plus longuement dans le billet de mon site principal que je vous recommande d’aller voir en cliquant ici.

J’y résume l’ambiance de ces semaines extraordinaires, les rencontres, les paysages, le contexte du voyage, et bien d’autres choses en faisant ce choix par catégories, où je vous dis les principaux temps forts de ce voyage...

Retour du stage carnet de voyage aquarelle de la traversée de l’Inde du Sud.

Voici l’un des moments magiques partagés là-bas : c’était dans un petit village nommé Baburajapuram. Des scènes que Gauguin ou Delacroix auraient adorées, avec au-dessus ma modeste page de carnet inachevée…

Retour du stage carnet de voyage aquarelle de la traversée de l’Inde du Sud.

Ici, deux semaines après notre arrivée, nos trois kettuwaloms (house-boats aménagés dans d’anciennes barges à riz), larguent les amarres au milieu des backwaters (les immenses canaux serpentant entre rizières, palmiers et cocotiers), pour terminer notre découverte de cet incroyable réseau aquatique du Kerala.

Retour du stage carnet de voyage aquarelle de la traversée de l’Inde du Sud.
Retour du stage carnet de voyage aquarelle de la traversée de l’Inde du Sud.

Quatre pages en cours de réalisation des carnets d’Élisabeth et de Christine évoquant cette croisière, saisies au hasard parmi les autres, toutes autant réussies…

Retour du stage carnet de voyage aquarelle de la traversée de l’Inde du Sud.

Magie d’un soleil couchant sur les backwaters  : souvenir enchanteur, dont seuls nos carnets et nos mémoires garderont la trace…

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Et puis, un nombre incroyable de moments hors du temps, vous verrez cela dans l'article de mon blog principal...

Au retour, immersion dans les dernières neiges du Jura Oriental,

où deux sessions "neige et aquarelle" nous permirent de

rechausser skis de fond et raquettes.

Vous allez partager 3 minutes de ce que furent ces semaines, découvrir l’ambiance, le bonheur « d’être en aquarelle » tant à l’intérieur que sur le motif pendant ces quelques jours hors des miasmes du monde, à partir d’une expérience constructive, humaine, généreuse, enthousiaste, couronné de succès par des aquarelles authentiques, rapides et justes réalisées par les participants, où la beauté des paysages, des ambiances hivernales, de la richesse des instants partagés, reflète tout simplement la vie, cette vie naturelle et exaltante qui vous redonne le regard émerveillé de votre enfance.

Voici donc ces trois petites minutes où l’hiver est une fête, même jusqu’au seuil du printemps :

Un peu plus tard, à peine ces semaines de neige terminées, départ pour les plateaux, les gorges et canyons sauvages d'Aragon, où je développais une réflexion sur l'intemporalité en carnet de voyage, particulièrement lors de mon passage par l'une de ses cités emblématique : Albaracin (y retrouvant de vieux souvenirs propices aux réflexions liants espace, temps, et destinée).

Centre cité médiévale d'Albaracin, Aragon

Il ne s’agit pas seulement du simple sentiment d’échapper à l’emprise du temps pendant la réalisation sur le motif de son carnet de voyage, même si cette impression ressentie par la plupart des carnettistes fait partie de la représentation mentale beaucoup plus importante et profonde, que j’aborde dans le premier billet concernant ce sujet.

Non, dans le concept qui nous intéresse ici, il s’agit de bien plus que cela, au moins d’un véritable archétype, ce qui en fait autant la rareté que la méconnaissance.

Alors, plus qu’un long discours, permettez-moi d’en partager un fragment avec vous...

Je dessinais les vieux murs et les balcons dominant l’ancestrale place du village où s’étaient réunis la plupart des habitants autour d’un orchestre donnant un concert.

Non pas un concert solennel et guindé tel qu’on en voit parfois lors de nos festivals d’été, mais un moment de musique simple, amical et festif, où les enfants jouent autour des musiciens, où on vient écouter depuis les fenêtres et les balcons tapas et verres d’apéritifs à la main, où les moineaux sous les toitures continuent de piailler et les chiens dans les rues d’aboyer.

Tandis que je dessinais, le petit orchestre se mit à interpréter «España » (la fameuse rhapsodie d’Emmanuel CHABRIER), et je vis alors les vieux balcons ajourés, les toitures et les façades colorées se mettre à danser, tandis que les grandes murailles mauresques renvoyaient en écho la mélodie comme filtrée de la voix lointaine d’une ancienne galette de 78 tours !

Un voyage « hors du temps » où tout prenait un sens nouveau, les parois ocres des canyons se transformant en murailles mauresques, les étapes de mon enfance se prolongeant par celle-ci, les gens aux fenêtres et balcons devenus familiers comme si nous nous connaissions depuis très longtemps…

C’est ainsi que je compris avec quelle subtilité le Destin place d’étranges repères sur le cheminement de notre existence comme s’il voulait nous mener quelque part.

Enfin, plus proche de chez nous, la Provence m'accueillait en cette fin de printemps dans son éternel émerveillement, pour un retour en douceur au bercail familial, pour me reposer avant de repartir vers de nouvelles aventures créatives de bien plus grand intérêt, que j'espère bien vous faire partager prochainement...

12273290491?profile=originalQuand la nature (ici en Lubéron) est un tableau vivant, on découvre combien nous avons à l'écouter nous dire la paix et la beauté simple et vraie...

12273290685?profile=originalEt puis, sur le retour il y a quelques jours à peine, un dernier regard vers le petit village d'Ansouis et ses champs de coquelicots.

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Je suis descendu ce matin au chevet de sentiments lancinants.

 

D’infinies élégies non loin des rives et des arbustes.

 

Elles montent le long des êtres de sève et de bois.

 

Les feuilles un instant échappent

 

au silence pour un murmure d’espoir.

 

Le long de la rivière, nous échappons

 

aux tourments de l’esprit.

 

En garde, ton miroir penche

 

pour les pensées des grands espaces,

 

pour le calme d’un hymne à chaque jour qui advient.

 

Entendant le temps qui s’enfuit, vérité,

 

fixe de tes vers le don de toi,

 

l’excès de ta vision nocturne.

 

Julien Boulier       le 06 juin 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438647911 

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administrateur partenariats

Petite poésie de fin d'année...

Une surprise de Sevde et Vinciane, 

sur le tableau ce matin, 

m'a inspiré une petite poésie...

Depuis 37 ans, je dessine sur le tableau.

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Sur mon tableau étoilé
j'ai écrit et dessiné
des rêves et des bonheurs
des images pour le coeur

Sur mon tableau étoilé
j'ai écrit et dessiné
des pensées, des désirs
de la vie et l'avenir

Sur mon tableau étoilé
j'ai écrit et dessiné
en couleurs et chaque jour
qu'il faut y croire... toujours.


Liliane Magotte.

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Esprit d'à-propos et créativité

À Jacques Choucroun

 

L'esprit d'à-propos est un don.

Il rend vives les réactions,

Immédiates, intelligentes,

Inattendues, divertissantes.

 

Ceux qui se servent du langage,

Confrontés en de durs débats,

Sans ce pouvoir ne pourraient pas

Prendre des risques qui engagent.

 

Les artistes et les poètes,

Qui s'étonnent de certains faits,

Imaginent certains effets

Et facilement les leur prêtent.

 

J'aime les dessins que tu crées

Pour que je les joigne à des mots,

Porteurs d'émois ou de propos

Certains me laissent bouche bée.

 

4 juin 2018

 

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Ocean talking to you

12273290255?profile=originall'auteur du cliché.@ Stéphane Scotto

Été brasillant
Parfum entêtant
Oscille

Molle nudité
Azur frissonné
Scintille

Cristal abyssal
Berceau ancestral
Fascine

Baiser dispersé
Privauté iodée
Marine

Dôme constellé
Onde cérulée
Écume

Vibrant insoumis 
Roulis amollit
Exhume
 
Le seing mussé
Au péan bercé
Sillonne
 
L'inconstant nacré
Goûte l'Élysée
Qui tonne

Nom d'auteur Sonia Gallet

Recueil © 2018

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Un soir peut-être nous entreverrons la lumière d’une silhouette,

 

la naissance d’un chant et la métamorphose des corps.

 

Avançons ensemble vers les énigmes qui nous enchantent.

 

La passion des regards,

 

les peurs déjouées et les visages aux lointaines paupières.

 

Nos muses silencieuses entendent nos complaintes.

 

Hiver comme été, nous devenons ce souffle de l’esprit

 

tourné vers nos amitiés.

 

Nous reconnaissons leurs désirs.

 

Ne pouvez-vous, âmes protectrices,

 

éveiller en nous le meilleur de nos souvenirs ?

 

Devant nous, ayez ce regard qui déchante,

 

pour mieux ensuite rebondir en soignant nos cœurs blessés.

 

Julien Boulier    le 04 juin 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438533711 

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Les fatrasies

 

  

Baudet Harlenc fut un poète

Qui sans doute éclatait de rire

Quand il avait fini d'écrire

 Des vers n'ayant ni queue ni tête.

 

Des hommes d'esprit de tous âges

Imaginèrent des comptines

Emplies d'inépsies enfantines

Et les offrirent en partage.

 

Ils avaient besoin de fraîcheur

Pour garder une âme sereine

Malgré les efforts et la peine

Qui résultaient de leur labeur.

 

On intitula  fatrasie

Une mascarade de mots,

Devenus certes rigolos,

  Dénaturés par moquerie.

 

Dans l'héritage poétique,

Les fatrasies restent vivantes.

Leur incohérence apparente

A une valeur symbolique.

 

1er juin 2018

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Maintenant j’observe tes mains

 

comme des chemins que je parcours des yeux.

 

La musique de leurs courbes et tous les mouvements y naviguent.

 

Couvertes d’eau de pluie, elles fuient vers la rivière.

 

En silence, elles se tournent et se retournent,

 

effarouchées, intimidantes, éprouvant comme une respiration.

 

Offrandes et réticences. Nous avons appris à lire dans leurs atours.

 

Nombreux sont les jours où leurs rencontres  

 

mènent jusqu’aux sources puissantes.

 

Libérées du regard, elles semblent

 

comme épeler passions et déclarations,

 

au-delà des mots.

 

Julien Boulier     le 03 juin 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438506011 

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Picasso et la suite Vollard, 1927-1937

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       La Valette (Malte) a été choisie comme « Capitale européenne de la culture 2018. » A cette occasion une exposition, « The Flesh and the Spirit » (« La chair et l’esprit ») au Palais des Grands Maîtres, a particulièrement retenu mon attention.
Elle présente 140 œuvres de Pablo Picasso (1881-1973) et de Joan Mirό (1893-1983), à savoir 100 eaux-fortes réalisées par Picasso entre 1930 et 1937, dites « Suite Vollard », et 40 toiles de Miró.
Elle se terminera le 30 juin 2018, aussi ce sera peut-être pour vous aussi la possibilité de la visiter. A défaut, ce petit compte-rendu vous donnera une idée d’un aspect moins connu de l’œuvre de Picasso, car c’est aux gravures sur cuivre de Picasso que je vais ici consacrer quelques lignes.

      En 1927 Picasso rencontre Marie-Thérèse Walter, de trente ans sa cadette, qui devient son modèle et… sa maîtresse. Marie-Thérèse « toujours câline et si douce aux lèvres. » Il est toujours marié à Olga. Olga Koklova, qui était danseuse dans le corps des Ballets russes de Diaghilev lorsqu’il l’a rencontré et qu’il a épousé en 1918. Une situation embarrassante qui l’irrite et le déchire…

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D’autant qu’en 1934 Marie-Thérèse est enceinte et qu’Olga refuse de divorcer. Et Pablo ma foi guère pressé de céder la moitié de ses œuvres. Malgré Malgré tout la séparation, en 1935, est inévitable.

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      Pendant ce temps, outre Maya née en septembre 1934, Picasso peint et grave. Marie-Thérèse est sa lumière, son inspiratrice, son guide.

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      C’est alors qu’Ambroise Vollard (1866-1939), marchand d’art et éditeur, lui commande cent gravures, ou plutôt les lui troque contre deux tableaux, un Renoir et un Cézanne.
Ce sont ces cent gravures, où se retrouvent sa nouvelle muse et le thème du peintre dans son atelier, qui constitueront la « Suite Vollard ».

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Des dessins à la pointe sèche, sans repentir possible, où la forte charge érotique le dispute à la volupté du corps féminin.

       Une période qui fut propice à un retour à un trait plus classique et à la réflexion. Soi et les autres. Picasso, sa muse…

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Picasso est la force brute et vitale, le monstre, le Minotaure. Marie-Thérèse la sensualité, la sérénité, la matrice de l’œuvre.

Le noir et le blanc contrastent et se marient… sur le papier du moins, car Picasso a un nouvel ami, Paul Eluard, qui lui présente, fin 1935, une certaine Dora Maar, « diablement séduisante. » La blonde et la brune. L’eau et le feu. L’homme, l’animal. De la confrontation nait certainement l’émulation, et l’introspection, l’artiste étant après tout « un réceptacle d’émotions. »

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Finalement « il y a d’excellents taureaux et d’autres moins bons. » Et Picasso signe en 1937 une de ses plus célèbre toiles « La femme qui pleure » (Dora Maar). A nouveau tout se déconstruit, puis se recompose selon la volonté du maître.

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      A noter qu’en juin 1933, Albert Skira (1904-1973), qui avait déjà publié Les Métamorphoses d’Ovide illustrées par Picasso, lance sa revue Le Minotaure, dont le premier numéro sera consacré à… Picasso.

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      En 1937 les deux peintres espagnols, Picasso et Miró, s’assemblèrent pour lutter contre le franquisme et, réagissant au massacre du village basque de Guernica en avril 1937, ouvriront un « pavillon antifranquiste » lors de l’exposition universelle de Paris des « Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne ». Face à cette résistance qui s’amorçait, le Pavillon allemand présentait un art nazi se voyant déjà triomphant pour « mille ans ». Un art forcément colossal et conventionnel. Parallèlement, le pouvoir fasciste lançait un manifeste contre l’« Art dégénéré ». De son côté, le Pavillon soviétique montrait le « réalisme socialiste » sous un jour qu’on promettait radieux, un art déclaré « officiel » par Staline et tout aussi académique.
Et le monde plongeait dans l’horreur…


Michel Lansardière (texte et photos)

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Ah, si tu avais la faveur de ces gentianes posées au sol.

 

Il est bon de sentir sous ses pieds le crissement du sable,

 

le craquement des brindilles, l’entrechoquement des galets, la rondeur des cailloux.

 

Sur ces sentiers, dans les temps anciens, nombreux furent les passants

 

qui ont aimé les creux et les buttes à franchir.

 

Pour pouvoir vous protéger dans nos bras, dunes ou rochers,

 

chacun a son histoire à offrir. De quelle évidence s’agit-il ?

 

Peut-être celle d’une nuit où les pierres s’endormaient sous un lilas.

 

Ou bien celle d’un rien que nous avons perdu.

 

Les raisons qui nous poussent à marcher sur les traces de nos ombres

 

préservent cette ivresse de la découverte.

 

Je t’épaulerai, tu m’enracineras dans tes songes,

 

Et nous puiserons notre force dans nos sourires.

 

Julien Boulier         le 02 juin 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438471911 

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DES MOTS...

Des mots, des mots qui claquent

Des mots qui dansent

Des mots ou règne... une cadence

Ceux, qu'on ne peut plus oublier...

Je voudrais aujourd'hui

Eloigner de ta vie

Les mots trop durs ou fol

Qui n'ont pas de bémol

Ne garder pour te plaire

Que des mots sans mystère

Qui réinventent la douceur

Et te touchent en plein cœur!

Des mots, des mots qui claquent

Des mots qui dansent

Des mots où règne... une cadence

Ceux, qu'on ne peut plus oublier...

Si j'avais pu te les trouver

Ces jolis mots empreints d'amour

Et avec eux t'apprivoiser

En évitant tous les détours

Ce soir je ne serais pas seule

Au creux de la nuit étoilée

Où je recherche un linceul

Afin d'y enfuir mes pensées...

Des mots, des mots qui claquent

Des mots qui dansent

Des mots où règne... une cadence

Ceux, qu'on ne peut plus oublier...

Si j'avais pu réconforter

Ton âme empreinte de tristesse

En t'entrainant à dévier

Vers un chemin semé d'ivresse!

Je rêve de te regarder dans les yeux

D'y voir s'offrir un ciel tout bleu

Pour inventer l'amour qui dure

Dans nos deux cœurs enfin matures!

Des mots, des mots qui claquent

Des mots qui dansent

Des mots où règne... une cadence

Ceux, qu'on ne peut plus oublier...

J.G.

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Un mystère biologique

Soliloque

Après avoir bu mon café,
Solitaire, dans le silence
Entretenant l'indifférence,
À végéter, je me complais.

Je glisse subrepticement,
Impondérable et insensible,
Là où plus rien n'est perceptible.
J'y séjourne de longs moments.

À mon retour dans le présent,
Au sortir de l'étrange errance
Et de l'état d'inexistence,
J'éprouve un entrain évident.

Ai-je reçu de l'énergie
D'une nature différente,
Qui soudainement m'alimente?
De créer, je ressens l'envie.

L'espace dans lequel mon être,
En entier se trouve immergé,
Où il demeure sans bouger
Au clair matin, est un mystère.

1er juin 2018

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administrateur littératures

Six personnages s'offrent à nous:

Stéphanie, une femme passionnée et amoureuse des Lettres, mère un peu fantasque de deux adolescents;

Norbert, son mari plutôt caractériel, professeur de mathématiques;

Amélie, 14 ans, un peu fofolle de nature et très remuante;

Jérôme, 16 ans, le musicien-poète de la famille, plutôt doux rêveur;

Eugénie, la mère de Stéphanie, veuve et retraitée qui s'incruste et même plus...mais qui est donc exactement le sixième protagoniste? De grand matin, Stéphanie a commis une gaffe; aussitôt son mari, se sentant lésé, s'en prend à elle, la discussion s'animant puis s'envenimant...

Quelle gaffe a donc commise Stéphanie?

Auteur de huit publications - six romans et deux recueils - , chroniqueur et membre de l'Association des Ecrivains Belges de langue française, Thierry-Marie Delaunois nous revient, après "Auprès de ma blonde" et "Les Trois épreuves d'Isis", avec un ouvrage hybride, à mi-chemin entre le roman et le théâtre, l'auteur y mêlant prose et poésie, sensibilité, émotion, susceptibilités et malentendus pour un roman-théâtre en trois actes. A découvrir?

Mais pourquoi avoir choisi de publier cet ouvrage chez Edilivre-Aparis, maison d'édition parisienne?

Pour son ouverture et sa souplesse quant aux genres publiés, son efficacité et sa rapidité d'exécution, et la disponibilité immédiate et à un prix démocratique de l'ouvrage en format numérique. Bonne lecture à tous!12273286258?profile=original

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Je ne sais si ces statues se confondent avec leurs fantômes.

 

Il me faut danser avec les mystères aux alentours

 

pour trouver l’endroit où la lumière s’enroule autour de ta voix.

 

Malheur à quiconque osera franchir l’espace

 

sans garder au fond de l’âme une espérance

 

conduisant vers l’attention à autrui.

 

Tu es ma citadelle ;

 

je créerai en toi les larmes et les rires

 

réunis dans des chants, des hymnes

 

et des quatrains sans suite.

 

Tu seras souffle, et nous serons un vallon

 

où se creuse une nef, des clefs en forme de voûtes.

 

Alors seulement , la  douceur de la nuit.

 

De Julien boulier     le 31 mai 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438393611

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administrateur littératures

Riche et piquante soirée de rencontres ce 29 mai à l'Espace Art Gallery, thématique abordée: "Vivre sans temps morts et jouir sans entraves (mai 68...et après?)", ce qui pourrait sembler paradoxal, nous déclare d'entrée de jeu Gérard Adam, l'animateur de la triple rencontre. Divers slogans, comme "Il est interdit d'interdire", sont nés de cette révolte de mai'68 dont l'idée dominante, casser les tabous et les carcans, était devenue tel un mantra, mais le choix fut judicieux, également parfaitement justifié.

Débutons par Nicole Marlière comme ce fut le cas ce mardi soir: "La Femme sans coeur", roman tournant autour de la volatilité de l'amour, de sa complexité et de cette véritable fixation "Comment aimer?", nous présente la réalité d'une femme face à "l'homme-enfant" prisonnier des images traditionnelles souvent primitives. C'est le roman d'une auteure assurée, nous parlant avec distinction, au sourire désarmant, une rencontre claire teintée d'humour et de rires côté public, ponctuée de lectures d'extraits de l'oeuvre plus que révélateurs. Conclusion? Une interrogation: cette liberté revendiquée...au final, de courte durée?

Malika Madi, posée, elle aussi souriante, suit: "Chamsa, fille du soleil" née dans un village perdu du lointain Orient, rassemble toutes les qualités du monde. Petite paysanne au départ analphabète, elle se libérera et s'accomplira. Sa beauté? Une arme mais bien utilisée. A bon escient et l'auteure nous entraîne avec cet hybride de roman et de conte (paroles de Gérard Adam) vers une autre vision de la femme. Briser les tabous, est-ce possible? Envisageable? Elle met également en liaison sensualité et spiritualité, ce qui peut étonner en fonction des croyances. Vivre sans temps morts et jouir sans entraves...utopie? Folie? Magie?

Daniel Soil - the last but not the least- clôture avec "En tout!" ce périlleux tour de table où l'érotisme est loin d'être en reste, mai'68 ayant notamment éveillé la femme à davantage de féminité et de féminisme. Il s'agit de son sixième roman, une oeuvre incisive qui ne manque pas de nous rappeler bon nombre de "faits d'armes" de l'époque, un curieux amalgame: "caresses et débats, émois et invectives, passion et politique" (cfr. critiques et analyses via Google). Saviez-vous que notre droit à la parole d'aujourd'hui est le fruit de la prise de nombreux risques, de luttes incessantes, d'hésitations diversifiées? Cet auteur nous entraîne lui aussi cinquante ans plus tôt: comment faire lorsqu'on a 22 ans dans les années 70 et que l'on reçoit sa première affectation de professeur de "morale laïque"? L'agitation sociale fut le fil conducteur des nombreux bouleversements qui se sont succédé.

Bilan de cette chaude soirée? Non seulement le public, très attentif, mais aussi les micros en ont vu - pardon, entendu! - de toutes les couleurs, l'un ou l'autre câble traversant parfois l'auditoire sans trop le perturber. Un mai'18 en perspective? Un peu tard très probablement!

(Thierry-Marie Delaunois, 30 mai 2018)

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