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Étant passive ou occupée, nombreuses fois
Je me surprends à radoter à haute voix.
J'émets des sons formant toujours la même strophe.
Se répétant distinctement, ils m'apostrophent.
Mon corps se plaint, se lamente, ne sais pourquoi.
L'étrange litanie que j'entends en fait foi.
Son message muet gandement m'importune.
Je n'ai aucun recours, s'impose la fortune.
J'aime à me souvenir du joyeux radotage
De ma douce maman, à la fin de son âge.
Souriante, elle chantonnait égrenant
Des notes l'immergeant en un ancien printemps.
Elle voulait savoir si causait une gêne
Le bruit que répandait sans cesse sa rengaine.
Déranger tant soit peu semblait l'embarrasser.
Et moi, j'avais souvent l'envie de l'embrasser.
27 juillet 2018
Ces jours-là, la splendeur des étoiles allégeait ses pensées.
Combat des âmes. Fugues amplifiées.
Face aux aspérités du temps,
l’ horizon très loin et la rose des vents.
Personnages ancrés dans le sol, comme les arbres.
Défis dociles. Bagatelles et mystères nécessaires.
Ton cœur lit l’avenir dans ses yeux
avec le souffle de ses ailes
qui file entre tes doigts.
A Mondeville,
Julien Boulier
poème déposé Sacem code oeuvre 3440136411
Un faible courant d'énergie
Me tire de la somnolence
Où me fit sombrer le silence.
Elle me maintint engourdie.
J'ouvre les yeux à lumière.
Rien ne se passe d'étonnant.
Dans l'immense tableau vivant,
La vie s'écoule coutumière.
Quand le décor reste figé,
Sans charmantes métamorphoses,
Mon être affaibli se repose,
De nul ennui n'est affligé.
Or s'affaiblit, de jour en jour,
La force me gardant en vie.
Dans un va et vient, je survis.
Jamais ne pense au non retour.
26 juillet 2018
Après l’intimité de la nuit
me voilà à peu près debout
mais cela ne suffit pas
il reste à marcher
en pensée
dans le soleil incliné
jusqu’au-dessus des nuages
pour que la vie
soit plus belle
que simplement la vie
Martine Rouhart
Toi l'oiseau qui sans relâche flirte avec le ciel
As-tu dans ton plumage le goût de l'éternel?
Et lorsque tout en douceur s'élève ton chant
Résonne-t-il comme un hommage à un Dieu vivant?
Lorsque tes ailes frémissent caressées par l'été
Mélange subtil de soleil et de vent léger
Ta tête si fragile et ton corps ne font qu'un
Et en parfaite osmose se livrent à l'embrun.
Toi l'oiseau, toi qui fait rêver nos cœurs d'enfants
As-tu sur ta route croisé quelques revenants?
Et t'ont-ils soulagé, adressé un sourire
Et glissé que là-haut, enfin la joie respire...
Crois-tu qu'en les frôlant dans un doux bruissement
De tes ailes malicieuses et combien prometteuses
Ils sentiront couler au creux de leur néant
Toute la mélancolie de nos cœurs trop aimants?
J.G.
Rien de tel qu’un « Polar » pour agrémenter une journée sous le soleil du Midi de la France.
Après plusieurs jours de travail intense, je me suis permis de m’offrir une récompense bien méritée. Pas de remord, une fois n’est pas coutume, je me saisis du roman de Dominique Edler avant de me diriger vers Narbonne Plage. Envie de fainéantise, je n’avais d’autre intention que de me coucher sur le sable. Petite place à l’ombre, inutile de chercher le silence, ce dernier devient rare lorsque les vacances sont de saison. Je me demande par ailleurs ce qui pousse les humains à hurler plus que de raison lorsqu’ils se sentent heureux. Est-ce que le respect des autres ne fait plus partie de nos civilisations ? Sérieusement, je me pose la question.
Narbonne Plage en compagnie d'un romans de Dominique Edler, la journée répondra-t-elle à mes attentes ?
Qui est donc cet auteur qui semble grimper vers un probable succès ?
Dominique Edler est né en 1951 à Bar-sur-Aube. Ancien enseignant, animateur radio (hm, hm), puis employé, il écrit depuis plus de trente ans. Auteur de plus d'une centaine de nouvelles de genres très divers: policières, satiriques, fantastiques et de Science-Fiction, genres divers, non publiés.
Il faudra attendre 2010 pour qu’un éditeur s’intéresse à l’écrivain. Un an plus tard, le premier opus des enquêtes de Didier Rouque, un privé téméraire, est publié aux Éditions « Le Pythagore »
Le livre que j’ai entre les mains porte le titre de « Le privé sans visage ». Livre d’actualité puisque la coupe du monde de football vient d’éteindre ses projecteurs, ne soyez pas impatient, vous allez comprendre.
Une jeune femme est poursuivie. Désespérée, elle quitte sa voiture et vêtue comme si elle se rendait à un rendez-vous mondain, gravit la montagne pour finalement tomber nez à nez avec le privé préféré de l’auteur. Rapidement, elle dévoile qu’elle possède une copie de tous les dossiers « secrets » de la FIFA. Une bombe qui risque d’éclabousser pas mal de monde, et nul ne s'étonnera de la présence de tueurs motivés qui lui colle au train, l’arrière de préférence. Heureusement pour notre héroïne et pour l'auteur, les chasseurs se montrent particulièrement maladroits.
Lecteurs, accrochez-vous, l’aventure est lancée et si vous manquez de souffle, il faudra vous y faire, l’auteur ne vous laissera aucun instant de répit.
Tant pis pour les coups de soleil, j’en suis arrivé à oublier le tube de crème solaire et preuve qu’un roman policier peut être captivant, je n’ai glissé aucun regard vers les monokinis qui entourent l’emplacement de mon parasol.
Restons honnêtes, nous ne sommes pas en présence de l’œuvre de Victor Hugo, mais qu’à cela ne tienne, ce n’est pas non plus le but recherché.
Dominique Edler possède le talent des narrateurs à suspens. Mélange de Simenon et peut-être d’Henry Verne il ne prend pas le lecteur par-dessus la jambe, bien au contraire.
Le récit est documenté. Il nous offre le plaisir des voyages au cœur de villes et villages et décrit ces derniers avec le sens du détail sans toutefois s'appesantir sur de trop lourdes descriptions. Le lecteur s'en trouve ravi. Je reste persuadé que certaines régions devraient récompenser ce genre de roman pour, par leurs écrits, les avoir mis en exergue. Jolie balade touristique menée tambour battant, car ne l’oublions pas, les méchants sont à la poursuite de la cliente de notre privé qui, ne gâtons pas notre plaisir, semble jolie (la cliente, pas le privé). Au diable les fausses pudibonderies, osons reconnaître que nous aimons la beauté quand elle se présente... À propos de beautés, amateurs de voitures, régalez-vous.
En résumé, la journée s’est éteinte sans que je m’en aperçoive. La plage était déserte, le vent s’était levé et la dernière page me fit promettre de me jeter sur le prochain roman de Dominique Edler.
S’attaquer à la FIFA en pleine coupe du monde, il fallait l’oser.
Petit coup de chapeau à la maison d’édition « Le Pythagore ». Le livre est agréable à tenir, le papier de qualité et le prix plus que démocratique.
et à Racine pour l'emprunt de l’oxymore …)
Alternent l'ombre et la brillance.
D'imprévisibles changements
Se font inévitablement,
Durant le cours de l'existence.
Je fus longtemps fort enjouée
Trouvais le moyen d'être heureuse,
Aimais me sentir amoureuse.
À l'espérance était vouée.
J'avais tenu pour certitude,
Après de persistants efforts,
Que je vivrais dans le confort,
Pouvant choisir mes habitudes.
Or décide la providence,
N'existent plus ceux que j'aimais.
L'oubli enferme les regrets,
De la colère me dispense.
24 juillet 2018
Dans le silence de l'instant,
Suis immergée dans la tendresse,
Reçois un courant d'allégresse
Vais-je retrouver mon allant?
L'énergie, me rendant active,
S'est affaiblie normalement.
Or désormais, fort fréquemment,
N'ai que le choix d'être pensive.
Certes j'existe comme si
Ne cesserait mon existence,
Or je subis les exigences
De mon corps et de mon esprit.
Se pourrait-il que par magie
S'active en moi l'exubérance?
Elle créait une ambiance
Rendant savoureuse ma vie.
23 juillet 2018
.
Les jambes de la nuit
Dansent sur le trottoir
Font rougir leur destin
Et louent aux passants
Le rêve des amoureuses.
Source Musée du Louvre
Durée 1H 38
Toile blanche, tu m'attires et m'inquiètes à la fois,
Saurais-je te donner, ce qu'il y a en moi ?
Visages, émotions du monde qui m'entoure,
Source intarissable de révolte et d'amour.
Chaque vie est unique et tout parcours aussi,
Mes pinceaux et mes mains se lancent un défi,
Ne surtout pas trahir l'âme aperçue d'un enfant,
D'un homme ou d'une femme, captée un court instant.
Les droits de l'homme nous ont tous déclaré égaux,
Intention très louable, utopique tableau,
Quand des milliers se meurent en n'ayant rien vécu
Qu'une triste misère, d'autres dorment repus.
Je n'ai aucun pouvoir, Messieurs qu'on nomme Grands,
Sinon la liberté de peindre tous ces gents,
Qu'ils soient bruns, noirs ou blancs, au fond qu'importe peu,
Prenons quelques instants pour les regarder mieux.
Toile blanche, tu m'appelles et me suggères encore,
L'énigme d'un regard ou la beauté d'un corps,
Déposer la lumière qui perle au bord des cils,
Ou creusant des rides ... cela importe t'-il ?
Danielle Bellefroid
Source Musée du Louvre
Durée 1H 56
À Jacques
Certains messages nous surprennent
En nous apportant du plaisir.
Or d'autres causent de la peine,
On souhaite s'en dessaisir.
Tu me confies, sereinement,
Que tu prépares ton voyage,
Pensant qu'il ne serait pas sage
De tout laisser à l'avenant.
Ton aveu me laisse troublée.
Tu accueilles l'idée d'urgence
Qui te paraît une évidence.
Sans bagages, faut s'en aller.
C'est le départ de ceux que j'aime
Que je ne peux envisager.
Ô que le temps garde inchangées
Ton ardeur et ta foi suprêmes.
21 juillet 2018
L' INFINI
Je l’ai trouvé la clef des nuits
Ce fut l’échappée belle de ma vie
Ce l’est toujours en lumière pleine ,provocante, flamboyante
Cette fois j’aborde la « chose » avec pour seule lueur l’obscurité commode d’un minuit
Je suis apaisée autant qu’il est vrai que ma naissance ne fut pas le fruit du hasard
Depuis, j’insiste à phrases comptées sur le pourquoi de ma singularité
Dotée pour seul héritage d’une sensibilité extravagante
Cela me poussera à ouvrir bien des portes
A œuvrer en audaces pour mon bon plaisir
A raboter bien des angles jusqu'à ce que tombe au sol la poussière usée des adieux
Bien que pour cette fois, "peinarde" toute colère sabrée
Je me souviens ,le sourire en coin, un soir lorsque pendant l’acte d’aimer
Ma présence ou mon absence aurait pu passer inaperçue
J’aurais pu être un corps ou un autre corps, un trou ou un autre trou
L’amour était mort
Fraîchement endeuillée par l’ultime voyage de mon frère
J’ai tout quitté
Je ne serai plus jamais le pantin de turpitudes d’un mâle égoïste
Encore moins la compagne d’un misogyne soumis
Mais non plus l’épouse d’un misanthrope lâche et avare
Je ne serai jamais un corps à la place d’un autre corps
Un trou à la place d’un autre trou
Je cultiverai jusqu’au moindre pli ma singularité pendant que d’autres cultiverons leurs potagers
Au pire s’il le fallait, je choisirai à mon cœur défendant
Un tortionnaire quinqua sexa et torturé
Parce que, qui ne l’est me jette un pavé au visage
-Mois de Mai de l an "secret"
Le glissement sec de la tirette retentissait dans ma tête du même écho que le cri d’un orgasme déchiré prudemment
Mes hurlements enfuis tout pareil au lâcher les amarres d’une flotte toute en avant lors d’une tourmente entre deux continents
Ce souvenir amer, si difficile à anéantir a trouvé demeure perpétuelle dans ma mémoire
Ce manque a transcendé mon âme
Tout commence par le non choix
En dedans en deçà en delà du cheminement implacable d’une fin de vie
Son visage argenté saisit par la lumière d’une morgue aseptisée
N’avait plus de nom, Je n’étais plus rien
Je refusais de reconnaître cette effigie grimaçante par une ultime souffrance
Le poison a pris toute la place
Je convertirai son décès en heures illimitées que je passerai à me rappeler
Dus -ai- je en rajouter en dansant le " jerk "au travers les flammes de ma crémation
Pendant que mes fidèles pleureront
Chantyne
S’il me reste du temps ou Barbara
Nous camperons sous l’arbre
Planté jadis un matin d’automne des mains de Charles « petite frappe »
Nous dormirons à même la paille
Éclairée par une lune tamise
L 'homme décrépi en poussière depuis longtemps
Ne nous a pas laissé son coffre rempli d’argent
C’est moche c’est égoïste « egoaste » qu’il fut
Cette nuit je ne suis pas descendue sur la place
Saluer une fois de plus les bons vœux d’une tribu de faux derges
Non je ne peux plus !
J’ai préféré de loin avaler mon breuvage ambiance huitre et coquillages
Assise au bar des âmes perdues
Jambes croisées fuselées par la grâce de Mister « Nike »
Immobiles toutes deux, ombres exquises du musée de la vie
L’air innocent je me salue bien bas dans le miroir d’en face
Les « en cire » laissent enfin tombées leurs armures
Sur le pavé rénové pour le passage des camions
De vodka en crises nerveuses j’ai décapité ton nom
Rebaptisé l’amour en désir ça change de l’éternel « soupir »
Lorsqu’il n’y a plus rien à dire
J’ai lavé ma peau à l’eau de Bruxelles
Enveloppé mon corps d’une huile essentielle
Ramenée toute fraiche d’une île lointaine
Cette nuit là je ne fus rien
Juste après l’orage
Tes particules sont décédées
En senteurs en jets d’eau de pleurs
Dans mon verre flottait la grenouille Barbara
Celle de mon enfance que j’avais trouvée au lac des enfants noyés
Gardons le doute bien au chaud
Les fripons petits coquins souffreteux le savent bien
Se taire, écouter crever
Bizarrerie que de s’enticher d’un primate sans poil à la patte
Triompherais-je l’espace qui m’est aparté
« Musiqu ‘on » le fil de la vie
Qu’est ce que ça peut foutre si ça parait joli
S’il me reste du temps
Pour réparer mes fautes
Pour oublier les vôtres
En campagne en voyage
Sous l’averse en bagages
En sourire en maquillage
Reprendre mon souffle inconsciemment
Ecrire les mots en mode saccade
Crier qu’ils sont beaux
Que ça pourrait vous semblez « con »
Qu’ils se confondent aux millions d’oiseaux
« Birdy » me revoilà jolie
Référencer ma propre image
Aller sans gêne pisser au plus près rivage
Entre ciel et terre abîmée
Volte face je choisis le désert
J’associerai mon âme « à la valse fatale »
Au mirage vide
En mémoire de « tous ceux »
Dont la passion s’est défaite
Tous ardemment les uns après les autres décédés
S’il me reste du temps
Chantyne
Alléluia de haut en bas
Tant de fois on se crie
Je me meurs
Mère, délivrez-moi de ce calvaire
Où je me désagrège en poussière de votre peau
J’irais me fondre en vous plutôt que de naître à nouveau
Regardez ce que vous avez fait de moi
Une orpheline une sans amour
Une « chauffarde » tueuse de mouches et de chats écorchés
Sainte « Funny » pour vous servir …
Le son du solfège à l’avant d’un bateau
A ces heures berce mes humeurs
Pour lui je danse nue « Sacrilège »
Je’ hume le vent et la tempête
Il me galope sous l’échine
Problème épineux
Que vais-je manger ? Je n’aime pas les sardines
La vie déverse et me renverse bercée de bras en bras
Ah non pas ceux-là ! Je m’insurge !
Les autres …
J’avance de turbulences en vagues bleues
Sous des soleils, sous des grisâtres
Je me remets à aimer la couleur blanchâtre de la fragilité
Goûter à nouveau la saveur des choses
Enfourcher le vélo à « défauts »…?
Me griser du parfum des fleurs
Me rendre à l’évidence que oui la rose
Papillonner à tâtons
Aux alentours des gerbes coupées
Piquant du nez de nos vases épais
Rire et non douter
Du tourbillon des mensonges
De mots en promesses
D’illusions en caresses
D’éternel à jamais
Pointer du doigt son allégresse
S’enivrer de la ronde incessante des amours effleurés
Jusqu’à parfois ne plus parler
Quitter tout pour aller jusqu’au bout
J’éviterais le « victimisme »
A pied, à cheval, en Cadillac
J’atteindrais l’illusion arrivée à son paroxysme
Je m’appelle Miss Egocentrisme
Je crierais au scandale le gaspillage sexuel des âmes perdues
Je blâmerais les mères inefficaces
Qui pleurent des litres sous les embrasses en vendant leurs vertus
Les mères « boostées à l’an d’or fine »
Les acariâtres, les » assumptates », les assassines
Je vis comme si le temps me presse
La fin d’un été caniculaire qu’est ma vie
L’amour, les plaisirs, le coffre a souvenirs
De l’expérience, mon grenier en déborde
Les combles se plaignent et ne supportent
Oui je sais c’est inouï
A l’image des catacombes
Ce matin me voilà ressuscitée pourtant
Mon miroir me voit encore belle à faire baver
Les bouledogues les schtroumfs les surdoués
Les persuadés de l’ignorance
Les apocalyptiques de l’amour fatal
Les ressuscités de l’ombre
Les Maestro abonnés à la coco
Il suffit! Le venin craché sous la table
Ma langue est douce mon sang est chaud
L’horizon se dégage enfin limpide après tant d’adieux
Qu’il me plait à dire
Que vivre seule c’est encore mieux.
Chantyne
Prudentia
Accroche toi mon vieux
A la pudeur exquise parée par toi en frusques immondes
Souris à la beauté à la douceur
Il vaut mieux pour toi d’essayer
S’il te reste un Dieu qu’il te soit le bonheur
Puisque seul l’alcool comme une armée délivre
Ton cœur tendu tel un tambour agonise sous les battements
Tamtam ton trouillomètre réglé au max
La petite fadette ainsi née et morte sous la plume d’un ami
Penses tu certaine fois à ta fille
Blonde faite de feu et de lumière laquelle malgré toi t’emportes
Te voilà sanctifié saltimbanque l’invité des jours fériés
Enfin roi du podium
Celui des noces imaginaires
Celui qu’on fête un 1er en hiver
Celui des voix qui croassent
Une petite envergure aux rayons soldes claires obscures
Caleçon ligné prisonnier de « tes couilles »
Tu n’auras pas ma chair, JAMAIS !
Arrêt sur un cri strident
Essais ridicules
A coup de lamentables coups dans l’eau
Je te prénomme le fou «Rigolo »
Le veux-tu
C’est sérieux pour cette fois
Tu as plus de malice qu’un copié collé de l’ami « saint vice »
Accroche toi mon vieux a la pudeur
Avant l’arrêt de ton « Tamtam «
Ça chamboulerait tes plans
Ding dong ding dong ding dong
La chute en avant
Glou glou
Mes hommages aux âmes perdues
Chantyne
Coccinelle demoiselle …. Bêtes à bon Dieu
Passer la vie pas à pas
Presque chaque dimanche poussée sous l’emprise d’une joie aveugle
Conduite et déposée devant le portail par un chauffeur sans nom
Je venais fleurir le souvenir jusqu'à sous la pierre
Du bout des doigts envolée la semence de tout espoir
Emplie par une idée plus que folle que ta vie reprenne
Quelques allées tranquilles de silhouettes raides et douloureuses avançaient sans mot dire
Quelques nuques en cheveux en chapeaux repliées sur des corps sans âge en peau couleur de muraille soubresautaient et se mouchaient en dehors des cols de manteaux
Moi si seule calme le regard avisé
Le visage caché par mes lunettes X and Co
Menue consolante sous l’aile de mon chagrin
Je savais déjà
Je savais déjà que l’Absence ne passe
J’insiste messieurs mesdames les jurés je confirme puisque étant le témoin capital
L’Absence ne vous quitte jamais
L’Absence un énième sens auquel j’ai gouté trop tôt
L’Absence prends certain soir toute la place
L’Absence à gorge déployée assouvira malgré vous sa soif
Etiolée par elle duo jouant de mes séquelles
Nous sommes à présent complices complotant
Elle et moi on se fout de ma gueule à l’envers
Mes yeux en vert en rouge en noir
Elle et moi on se fout de mon impudeur
En string a poil ou rien « trash »
Oui j’arrache le venin des bouches faméliques de médisance
Miam miam colportent les cloportes à mon encontre
Histoire d’oublier en 7 tours de langue leurs vies misérables
Je marche à pas nus de princesse abimée dans ton ombre blanche
Si grande masculine immaculée par une nuit blanche qui nous faisait la fête
Aux heures crépusculaires de ce début d’hiver 2004
Dans le domaine ou j’étais arrivée
Toutes les fenêtres aux volets rouges m’attendaient
C’est accueillant une fenêtre
Ça s’ouvre ça se ferme ça ressemble au vol des coccinelles.
Chantyne