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La poésie ,dans tous ses états

Etat de la poésie en Francophonie

 

 

 

 

Aujourd’hui en France plus de 100 000 personnes écrivent des poèmes , en rajoutant les pays  Francophones et les autres pays lisant le Français , nous sommes  500 000 individus à griffonner de la poésie  , 50 000 ayant publié au moins un recueil . Dans ce lot de poèmes, combien sont-ils poètes ? Il ne suffit pas d’aligner des mots les uns après les autres, il faut leur donner un sens, une âme  vibratoire, un schéma technique pour poser sur le grand miroir de la vie, des mots d’espoir ou de souffrance.

 

Qui n’a pas écrit au moins un poème dans sa vie ?

 

L’adolescent qui couche sur le papier ses angoisses, ses premiers pas vers l’amour. La personne plus âgée qui écrit pour ses enfants, petits enfants …

 

Mal aimée du public

 

 

La lecture de la poésie demande une attention, une réflexion, une recherche qui sont absentes dans un roman à l’eau de rose, qui se boit d’une seule traite.

 

 

La poésie structurelle ou de laboratoire

 

Les trois quart des poètes qui publient en recueil sont incapables de donner une définition de leurs textes  ou alors ils balbutient une réponse comme : émerveillement, la lumière, narrateur …

 

Conseils à un débutant

 

Proposer  des textes aux revues de poésie, en choisissant, ne pas expédier à l’aveuglette, consulter celles qui prennent les nouveaux auteurs. La publication régulière permet de lire les poètes d’aujourd’hui, les courants d’affinités. En lisant les revues vous obtiendrez des adresses utiles, des conseils. Au bout de quelques années, vous pourrez peut être publier un recueil (en évitant de tomber dans le compte d’auteur abusif)

 

L’édition en poésie

 

 

Il existe deux types d’éditeurs :

-          éditeur à compte d’éditeur, un vrai éditeur qui prend des risques, l’auteur n’a rien à payer et il touche des droits d’auteur

-          éditeur à compte d’auteur, l’auteur,  doit débourser (parfois une somme d’argent incroyable) il y a de nombreux éditeurs dans ce domaine, certains honnêtes, et de véritables voyous. Bien faire attention, demander conseils …

 

L’édition à compte d’auteur

 

L’édition à compte d’auteur est florissante, chaque semaine, un nouvel éditeur arrive sur le marché ? Quand vous voyez une annonce «  nous sommes à la recherche de nouveaux auteurs «  méfiez-vous ? Il ne faut pas tomber dans le piège, qui en général est bien préparé. Pour plus de renseignements sur le sujet contactez : l’oie plate BP 17 94404 Vitry cedex, qui vous donnera de nombreux renseignements : sur les revues de poésie, les éditeurs de poésie, une sélection de revues et d’éditeurs.

 

 

L’éditeur de poésie

 

 

L’éditeur  bien installé comme : Gallimard, Grasset, Seuil, édite des auteurs confirmés, qui sont parfois aussi des romanciers de la maison. Quasiment pas de place chez eux pour un poète débutant.

Le petit éditeur ou la micro-édition publient des débutants, font un travail sérieux, vous donne des conseils en cas de refus.

 

 

Le problème de la poésie

 

La diffusion en librairie

 

 

La poésie n’est pas morte

 

Vu le nombre de personnes qui écrivent , plus la société avance dans la richesse ( pour un petit nombre ) l’injustice , atteinte à la démocratie , la misère dans le monde , nombreux sont les poèmes écrits .

 

En conclusion

 

Il suffirait  que chaque poète achète (en plus du public) un recueil  par an et tout pourrait changer le comportement des éditeurs, ils publieraient de nombreux recueils  et les diffuseurs  feraient leur travail.

 

Ne pas oublier de publier sur internet ,qui offre de nombreux sites  de poésies.

 

 

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Méditation...

Se laisser doucement imprégner

par la douceur d'un soir d'été...

Au petit matin partir chercher

quelques perles de rosée

au détour d'un sentier...

 

Ecouter les vagues clapoter,

puis doucement s'échouer,

sur une plage de méditérranée

dans le calme d'une avant-soirée...

 

Laisser le vent vous prendre au corps.

Inspirer des embruns de mer du nord!

Regarder à l'horizon le soleil se noyer,

et surprendre l'eau du port étinceler...

 

Vibrer enfin de tous ses pores,

avant que d'affronter la mort!

Ecourer Mozart en notes s'expliquer,

et la poésie en sa ferveur nous bercer...

 

Puis, très lentement rentrer au port!

J.G.

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journal de bord, jeudi 27 janvier 2011

 

 

 

 Si, un jour, j'atterris au Brésil (en passant par le Portugal) ...
 
Je dégusterai, sans doute, citrons ou liqueur à l'appui, une "Sagres" ou une "Capeirina" en fixant un aquarium. Des déesses aux longs cheveux bleus (que des poissons visitent) joueront un rôle capital, quand les hallucinations inévitables s'en mêl'ront.
 
Si, un jour, j'atterris au Kosovo ...
 
Un jeune cireur de chaussures, barbu, amateur de boxe thaïlandaise, m'avouera peut-être, en croquant un pain-bagnat à la langoustine : "Mon très cher Hugues, j'ai parfois autant de peine que ma maman, mais je ne peux pas le lui montrer, je dois la sout'nir".
 
Si, un jour, j'atterris en Inde ou au Pakistan ...
 
Une espèce d'auto-école, avec des rideaux en cach'mire, située sur un coin, dans une rue qui descend, me criera sûr'ment : "coucou !"
 
Si, un jour, j'atterris au Mozambique (ou au Burundi) ...
 
Une tante Sonia, entre Lichinga et Cuamba, replant'ra, j'en suis sûr, des champs d' coton, sous le regard émerveillé des architectes locaux.
 
Si, un jour, j'atterris au Congo ...
 
Des enfants n'appell'ront pas leur grand'frère par leur prénom.
 
Si, un jour, j'atterris au Japon ..
 
Des boîtes aux lettres, imperméables aux typhons, seront p'têt bouchées par des journaux.
 
Certains quartiers commerçants, situés sur ma tournée de facteur, m'auront déjà servi de passerelle.
 
Y a quelques années ...
 
Ma compagne (de l'époque) me disait, parfois, sur un ton affirmé : "S'il n'y avait pas ma mère, ici, en Belgique, je partirais habiter l'Afrique ..."
 
J'avoue qu'à l'époque ...
 
L'idée de devoir partir, du jour au lend'main, avec elle, dans un pays que je ne connaissais pas, en me déracinant, en m'arrachant de mes repères habituels (dans lesquels je nage et je voyage comme un 51 dans l'eau) me faisait quand même ... peur.



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sur les conseils de Carl du Toit, je viens poser ma plume sur votre Blog.

C'est avec beaucoup de modestie et d'humilité bien sûr que je crée une musique des mots chaque jour en fonction de mon regard sur le Jardin !

"AU PALAIS DES JARDINIERS"

Dans un écrin fait de verdure

rempli de douceurs, de délices

se prélassait la reine des Acanthes

à l'écoute des eaux vives, murmures

respirant tour à tour le parfum de la myrte

bercée par le frémissement Amarante

regard troublé par les joues de la Mûres

le pied dans le bassin aux clapotis

plongeant carré aux ailes scintillantes

félicité de dame nature

faisant de l'oeil au fervent Adonis

un émondoir dans la main en attente

au centre du jardin, la cloche de Vénus

tressant guirlandes, couronnes et Lis

sa voix chantant l'harmonie sous le temple

la grâce de son cou sortant d'une Laitue

formant Arbre de Vie

purifié par l'Encens

tremblant de ses lèvres roses et sûres

où l'ombre de Sémiramis

croise les bois de cerf porteur d'alliance

dans le verger où l'amour prend futur

la vierge aux mains chargées d'Iris

donne aux poètes extase et renaissance.

Poème d'Isabelle Avanzini "IsA" tiré d'un recueil de poésies éditées chez lulu.com "Jardin du souvenir"

http://lulu.com/product/couverture-rigide/jardin-du-souvenir/13399434

 

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Et on est resté là

Et on est resté là,

 Enivrés, immobiles,

  A regarder là-bas,

   Vers le ciel tranquille,

    A scruter l'horizon

     Et les nuages roux,

      Souples, soyeux et ronds

       Frôlés par un vent doux.

        On ne pensait à rien,

         Le temps virevoltait,

          Et on se sentait bien.

           Le ciel nous suffisait.

            Et on est resté là,

             Le coeur trempé d'azur

              Et de soleil grenat,

               A se griser d'air pur.

                Sur les chemins du vent

                 Parfumé aux embruns,

                  Glissait un goéland.

                   On avait l'âme à jeun,

                    Gourmande d'éphémère,

                     D'improbable et d'espace.

                      La mer noyait l'amer,

                       Les heures s'égrenaient

                        Au gré du sable blond.

                         Et le temps effilait

                          Nos préoccupations.

                           On voulait rester là

                            Sur le sable, les traces

                             Légères de nos pas

                              Très lentement s'effacent

                               On n'est pas resté là

                                Allez savoir pourquoi...

                                 Poussés par un vent froid,

                                  On est parti là-bas...

                                   Sous un ciel terne et gris,

                                    Il fallait recréer

                                     L'éclat d'un coloris,

                                      Sur le vide papier.

                                       Et j'en suis resté là...©

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Non amour

 

 

Je suis en non amour,

Est ce un état de grâce?

Une béatitude ?

Une forme de bien se penser,

de bien se trouver..

Je suis en non amour

Merci, ça ne fait pas trop mal,

Juste une gène,

Un frottement

Là,

Au niveau du coeur,

Mais pas trop précisément dedans,

Non,

Pas loin,

Entre le flux et le reflux

Entre deux sangs,

Entre deux vies,

Entre les battements doux et Les battements forts..

Je suis en non amour

Je suis bien

Enfin presque...

 

Nadine-Lia Lejeune

©

 

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Le non amour,

C'est le pied !!!

 

 

De 6 mois à 7 ans,il n'y a qu'un pas et beaucoup d'amour,du vrai, du fort, celui de la vie qui pousse vers demain...

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journal de bord, mercredi 26 janvier 2011

 

 "Ah ! Si tu excuses tout l'monde !", me dit, en souriant, hier matin, sur ma tournée, une cliente (très sympa, au passage) qui, final'ment, manifeste, à chaque fois que je lui porte du courrier, son énervement (spontané) parce qu'elle reçoit des factures ... ou parce qu'elle doit aller chercher un recommandé au bureau de poste et faire la file ... ou parce que des gens salopent le trottoir à peine deux heures après que des gars de la commune aient nettoyé ...

 

En fait ...

 

Je lui parlais d'un ami qui était arrivé à un certain endroit, où je me trouvais (avec d'autres amis), en vue d'une répét' pour un futur spectacle. Il était accompagné de sa femme. Et ... il avait avoué qu'il avait eu un peu d'mal à trouver l'endroit, parce que le numéro de la maison n'était pas écrit sur le papier. Et ... dans la rue (assez longue, faut-il l'avouer) où nous nous trouvions, les habitations ne manquaient pas. A un moment donné, la femme de l'ami en question reprend le papier (avec l'adresse mentionnée) et lui montre ... le numéro de la maison, mentionnée, notée sur le papier.

 

Oui, y a p'têt, quand on survole l'évén'ment, sans l'avoir vécu, sans l'avoir vu, sans connaître la personne en question ... de quoi être déboussolé, en rire et dire : "désolé, avec moi, ça ne prend pas"

 

Ceci dit ...

 

Quand je me rappelle de la situation (que je racontais à ma cliente) ...

 

Le numéro de la maison, sur le papier, était mentionné au début. Suivi du nom de la rue. Comme les gens qui m'écrivent des lettres ou des cartes postales ou des factures au "81, rue Général Tombeur". Jusque là, rien à redire, tout se tient.

 

Mais quand je sais (aussi) qu'on lit, en général, de gauche à droite ... et que, bien souvent, les numéros des maisons se trouvent, sur les lettres ou les cartes postales, en fin de phrase ("rue Général Tombeur, 81", "rue de l'Ermitage, 46") ... et que le cerveau humain enregistre, en cours de lecture, la note finale ... et que, par conséquent, le reste peut nous échapper ... surtout quand on sait que le cerveau humain (ça fait partie de son biorythme ou de ses connexions) est sélectif ...

 

Et surtout, moi qui sais que l'ami en question est un gars sincère, honnête et distrait à ses heures (comme tout être humain qui se respecte) ...

 

"Ah ! Si tu excuses tout l'monde !"

 

J'ai bien entendu.

 

Par ailleurs ...

 

J'ai appris, comme tout l'monde, qu'ils étaient au moins 34 000, dimanche dernier, lors de la manifestation, à Bruxelles, contre le séparatisme.

 

Par ailleurs ...

 

Une échevine, à Ixelles (commune où je travaille), a eu la bonne idée de créer un calendrier avec des photos de coins typiques de la localité ... recueillies grâce à un concours où pas mal de gens avaient l'opportunité de participer en envoyant leurs photos ... j'ai parcouru ce calendrier, et j'ai vu des photos très très belles, très très réussies, artistiqu'ment parlant.

 

Par ailleurs ...

 

C'est l'anniversaire de ma maman, aujourd'hui.

 

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12272710285?profile=original« Du dandysme et de George Brummell » est d’un essai de Barbey d'Aurevilly (1808-1889), publié à quelques exemplaires par son ami Trébutien à Caen chez Mancel en 1845, et à Paris chez Poulet-Malassis en 1861. La Sylphide, journal de modes, avait reproduit de larges extraits de l'ouvrage en août et septembre 1845.

 

Réflexion théorique à laquelle se mêle la biographie du célèbre dandy George Brummell (1778-1840) - que Barbey avait aperçu à Caen où il termina ses jours -, cet essai porte sur un sujet qui fut cher au jeune écrivain et qui inspira ses premières oeuvres romanesques.

 

Après une analyse de la vanité (chap. 1), trait de caractère dominant et ostentatoire du dandy (2), l'auteur propose une définition du dandysme et démontre qu'il s'agit d'un phénomène typiquement anglais, "conséquence d'un certain état de société" (3-8). Puis il conte la vie de George Brummell, tout en poursuivant sa réflexion générale: l'amitié de George IV hissa le jeune homme au faîte de la société dont il fut l'arbitre - incontesté et redouté - des élégances de 1796 à 1816 (9-10). Vinrent ensuite la disgrâce et la ruine: le dandy dut s'exiler, d'abord à Calais, puis à Caen où il mourut après avoir sombré dans la folie (11). Brummell et la société dont il fut le produit ont disparu mais le dandysme est éternel "comme le caprice" (12).

 

A la fois philosophique, historique et anecdotique, cet essai mêle avec habileté la dissertation au récit, la méditation à l'exemple; outre Brummell, on y rencontre notamment le maréchal de Richelieu, Byron, Orsay et bien d'autres. A l'image de son personnage principal, Barbey se doit d'être brillant et original tout en demeurant sobre - car le dandysme, qui "se joue de la règle et pourtant la respecte encore" (chap. 5), n'a rien à voir avec l'excentricité. Il y parvient grâce à une écriture qui varie les registres, mais sans excès: la sérieuse neutralité de l'historien côtoie la verve aiguisée du penseur et la rêverie du poète, friand de détails étranges et rares.

 

L'écriture se met également au diapason de son modèle dans la mesure où ses partis pris demeurent impénétrables. Conservant toujours l'impassibilité caractéristique du dandy - "le calme du dandysme est la pose d'un esprit qui doit avoir fait le tour de beaucoup d'idées et qui est trop dégoûté pour s'animer" (chap. 8) -, l'auteur affecte, à l'égard de Brummell, une neutralité quelque peu ambiguë. Ainsi, froid et ironique - ce sont, là encore, deux traits typiques du dandysme -, Barbey peut être railleur à l'égard du dandy tout comme il peut ailleurs en faire l'éloge: "Il était un grand artiste" (chap. 10). Au fond, la figure qui caractérise le mieux le dandy est celle de l'antithèse qui allie la grandeur au dérisoire: "dieux au petit pied" (chap. 8), "magnifique absurdité" (lettre à Trébutien, 6 juin 1843), ce type d'homme régit un empire de néant. Ce genre de personnage fait encore fureur sur nos écrans.

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12272710098?profile=originalIl y a près de cinq ans, la Communauté française soutenait la réalisation d'un « Guide des sources d'archives d'architecture XIXe & XXe siècles en Communauté française Wallonie Bruxelles » (voir www.aacfwb.lacambre-archi.be), une initiative de l'ISACF La Cambre (aujourd'hui Faculté d'architecture La Cambre Horta de l'Université libre de Bruxelles).
 

Actuellement, la recherche a permis d'identifier près de 150 lieux qui conservent des archives d'architecture en Wallonie et à Bruxelles, dressant un premier état des lieux
de la situation.
 

Le colloque « Les archives d'architecture en Communauté française : quelle politique ? » a pour objectifs de partager cette évaluation, de fédérer les acteurs, d'identifier les questions spécifiques en la matière et de s'informer des pratiques et des expériences qui existent en dehors de la Wallonie et de Bruxelles. Plus spécifiquement, il s'agit de nourrir la réflexion sur des lignes directrices d'une politique publique en matière d'archives d'architecture qui aboutira à la publication d'un « Livre blanc » en novembre 2011 avec une série de recommandations.

Conférence inaugurale

Jean-Pierre Chupin , Ph.D., architecte, professeur titulaire et directeur scientifique du Laboratoire d'étude de l'architecture potentielle de l'Université de Montréal

Mercredi 23 février à 19h30
Traduction simultanée en anglais
Archivage numérique des concours canadiens et re-connaissance de l'architecture
L'architecture est une discipline historique qui se nourrit de son passé tout autant qu'elle puise dans les infinies variations du temps présent pour inventer, analogiquement, son « patrimoine du futur ». On connaissait les possibilités offertes par l'archivage et la documentation des édifices construits, mais on ne soupçonnait pas que l'archivage numérique des projets de concours, réalisés ou non, permettrait de mieux comprendre la migration complexe des connaissances en architecture. Si l'accès libre sur l'Internet de tout ou partie de ces « architectures potentielles » permet au grand public de découvrir la richesse des questions d'architecture et d'urbanisme, seule une politique publique peut garantir la pérennité de ces bibliothèques de projets, de ces formidables réservoirs d'idées et de « solutions à venir », dont l'importance n'a d'égale que la fragilité.

Programme du colloque

 

Jeudi 24 février 2011

9h : Accueil
9h20 - 12h30 : Etat des lieux
Président de séance: Patrick Burniat, AACFWB
9h30 : Actualités de la question des archives d'architecture,
Patrick Burniat, AACFWB
10h10 :
De l'acquisition à la valorisation des archives d'architectes et d'architecture aux Archives générales du Royaume : un défi quotidien,
Pierre-Alain Tallier, AGR
10h35:
Vers une politique des archives d'architecture en Communauté française,
Chantal Dassonville, Cellule architecture - Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
11h - 11h30 : Pause café
11h30 :
Le CVAa, vers un réseau d'archives d'architecture en Flandre,
Sophie de Caigny, Centrum Vlaamse Architectuurarchieven
11h50 : Débat
12h30 - 13h30 : Pause midi
13h30 -17h :
Questions «spécifiques»
Président de séance : Didier Devriese, Université libre de Bruxelles - Département des Archives
13h40 :
Les archives et le droit d'auteur, Ariane Joachimowicz, Association d'avocats Berenboom
14h10 :
Les plus-values de la numérisation, Evelyne Lentzen, Délégation générale à la numérisation des patrimoines culturels - Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
14h35 :
Conservation et restauration des archives d'architecture en deux dimensions,
Anne Liénardy, Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels La Cambre
15h - 15H30 : Pause café
15h30 :
La conservation des maquettes,
Olivier Cinqualbre, Centre Pompidou
15h55 :
Les archives numériques des agences d'architecture: problématiques de création et de conservation,
Valeria Farinati, Archivio del Moderno, Accademia di architettura, Università della Svizzera italiana
16h20 : Débat
17h : Visite des Archives d'Architecture Moderne
(réservation obligatoire)

 

Vendredi 25 février 2011

9h : Accueil
9h20 - 13h:
Le point de vue des institutions qui conservent des archives d'architecture et des utilisateurs
Président de séance : Patrice Dartevelle, Service du Patrimoine culturel, Administration générale de la Culture - Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
9h30 :
Mot de bienvenue : Christophe Pourtois, Directeur du CIVA
9h35 :
Ouverture de la journée par Fadila Laanan, Ministre de la Culture, de l'Audiovisuel, de la Santé et de l'égalité des Chances
9h45 :
Pourquoi conserver les archives d'architecture ?,
Maurice Culot, Archives d'Architecture Moderne
10h10 :
Le Fonds Henry van de Velde de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels La Cambre. Collaborations et partenariats,
Régine Carpentier et Tatiana Geersten, ENSAV - La Cambre
10h35 :
Les archives d'architecture et d'urbanisme conservées par les Archives de la Ville de Bruxelles,
Jean Houssiau, AVB
11h - 11h20 : Pause café
11h20 :
Les archives du patrimoine à la Direction des Monuments et des Sites (Région Bruxelles-Capitale). Gestion & valorisation,
Cécilia Paredes, Administration de l'Aménagement, du Territoire et du Logement, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale
11h45 :
Une matériauthèque au centre des métiers du patrimoine de la Paix-Dieu. Conservatoire et outil didactique,
Anne-Françoise Cannella, La Paix Dieu - Institut du Patrimoine wallon
12H10 :
Recherche en péril ? Vers une vision prospective de la sauvegarde des archives d'architecture,
Sébastien Charlier, Faculté de Philosophie et Lettres, Université de Liège
12h35 : Débat
13h - 14h : Pause midi
14h - 17h30:
Expériences étrangères et projets de collaboration
Président de séance : Jean-Pierre Chupin, Laboratoire d'étude de l'architecture potentielle de l'Université de Montréal
14h10 :
Collecter les archives d'architecture : questions anciennes et nouveaux enjeux,
David Peyceré, Centre d'archives d'architecture du XXe siècle, Cité de l'architecture et du patrimoine (Paris)
14h35 :
The Royal Institute of British Architects: Partnerships and Friendships,
Charles Hind, RIBA
14h50 :
New ways to make architecture archives accessible to a large public,
Alfred Marks et Ferry Piekart, Netherlands Architecture Institute
15h25 - 15H45 : Pause café
15h45 :
Au-delà de la conservation des archives, la question cruciale de leur mise en valeur, Joëlle Neuenschwander Feihl, Archives de la construction moderne, Ecole polytechnique fédérale de Lausanne
16h10 :
Entre « trou de mémoire » et réappropriation : le sort des archives architecturales en République Démocratique du Congo,
Yves Robert, Faculté d'architecture La Cambre Horta, Université libre de Bruxelles
16h35 : Débat
17h - 17h30 : Conclusions 
 

Inscriptions :

Le colloque "Les Archives d'architecture en Communauté française : quelle politique ?" se tiendra les 24 et 25 février 2011

Lieu : CIVA, rue de l'Ermitage 55 à 1050 Bruxelles.
Inscription obligatoire : camara.civa@gmail.com

Conditions :
Les frais de participation sont gratuits excepté que le lunch sera payant et s'élève à 15€ par journée.
L'inscription en ligne ne sera effective que lors de la réception du paiement sur le compte Ing : 630-0126983-69 / IBAN : BE71 6300 1269 8369 – BIC BBRUBB

Merci de compléter le formulaire ci-dessous et de le renvoyer à l'adresse : camara.civa@gmail.com  ou par fax : 00 32(0)2 642 24 55
Madame, Monsieur............................................................ 
Nom................................................................................... 
Prénom.............................................................................
Nationalité......................................................................... 
Institution.......................................................................... 
Adresse du bureau...........................................................
Fonction........................................................................... 
Courriel............................................................................. 
Téléphone......................................................................... 
Gsm.................................................................................
Merci de cocher votre (vos) participation(s) :
o    Sera présent(e) à la conférence de Jean-Pierre Chupin, le 23 février à 19h30
o    Sera présent(e) la journée du 24 février
o    Sera présent(e) la journée du 25 février
o    Sera présent(e) lors de la visite des Archives d'Architecture Moderne le 24 février à 17h
Informations pratiques :
Contact : Lamya Ben Djaffar :
tél : + 32 2 413.34.55
mail : lamya.bendjaffar@cfwb.be
Une initiative de la Communauté française Wallonie-Bruxelles et de la Faculté d'architecture La Cambre Horta de l'ULB

Les Archives d’architecture en Communauté française quelle politique
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JEUNESSE - OH JEUNESSE

 

 

JEUNESSE

 

 

JEUNESSE    OH  JEUNESSE

 

 

COMME UN ECLAIR TU M’AS EBLOUIS !

MAIS TU ES PASSEE SANS DOMMAGE POUR AUTRUI

 

QUARANTE COUPS VONT SONNER ET JE SUIS ENCORE A ME DEMANDER

SI LES 19 PRINTEMPS DE MA FILLE NE SONT PAS LA POUR ME RAPPELER

MES TENDRES ANNEES.

 

 

JEUNESSE  OH  JEUNESSE – JE NE T’AI PAS COMPLETEMENT PERDUE

CAR MES TENDRES ANNEES JE LES AI REVECUE AVEC TOI MA PETITE FILLE

JE LES AI RETROUVEES ET MEME DOUBLEMENT PUISQUE NOUS ETIONS DEUX.

 

 

JEUNESSE  OH  JEUNESSE – SI ON LE VEUT VRAIMENT TU RESTE

ET TU NOUS ACCOMPAGNE TOUT AU LONG DE CETTE VIE

QUI VAUT VRAIMENT LA PEINE SI ON AIME ET ON RIE !

DE LA VOIR PASSER AVEC PEINE ET NOSTALGIE DE NE POUVOIR AVOIR DEUX

VIES

 

 

 

FLORA

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LA VIE

 

LETTRE A LA VIE…..

 

Citation de ma petite sœur Petite Marie

‘’je suis car je pense…je pense car je vis…je vis car j’avance…’’

 

Le Plus précieux joyau et une merveille de la nature

La plus belle chose « LA VIE »

 

Merci maman, merci papa

grâce à vous je suis là,

et depuis toujours j’adore la vie

 

Dans les mauvais moments, j’ai été heureuse

de vivre, de respirer, de souffrir, d’aimer,

d’être mère et d’avoir donné la vie, d’être grand-mère

à mon tour, car la vie donne la vie, et je continue

de vivre, de respirer, de souffrir et d’aimer encore

et encore et c’est un sentiment merveilleux.

 

Dans les bons moments, je suis émerveillée et tous

mes sens sont en éveils, pour profiter pleinement

de ces moments magiques

Vivre, respirer, aimer, souffrir et donner le meilleur

de moi- même à ceux que j’aime 

souvenirs des bons et mauvais moments, mais que

je garde précieusement pour les raconter à mes

petits enfants

 

et leur dire que j’adore la vie et…

 

déjà cité  ‘’qu’elle vaut vraiment la peine, si on

                  aime et on rie, de la voir passer avec

                  peine et nostalgie, de ne pouvoir avoir

                 deux vies’’

 

Merci maman, merci papa, de m’avoir donné la vie

 

Flora

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SAUVONS LA SAMARITAINE ASTABLIEF!

HUMEUR: Nombreux sont les chanteurs et comédiens qui ont eu la chance de faire leurs armes "chez Huguette". Elle y a mis toute son énergie, son amour, son (poignant) caractère...sa vie. Et nombreux sont ceux qui de cette petite cave, au coeur des Marolles, ont emprunté "l'escalier" de la Samaritaine. Ne laissez pas fermer ce lieu. Huguette y propose une ambiance unique, conviviale avec des artistes qui font ou qui feront l'avenir de la communauté française...La culture, c'est aussi de la politique! Et la chanson, tout art mineur qu'elle soit, a autrefois soulevé un peuple. Ne rendez pas cette scène muette...Ne fermez pas la porte ici.

Guy Rombaux
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Le Collège de Belgique invite le Collège de France

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LogoCollegeFrancemailing9328.jpgLogoinscriptionsCB8311.jpgLogoinscriptionsAcademiefondblanc8310.jpg 

À l'occasion d'une session exceptionnelle, le Collège Belgique reçoit un invité de marque, le prestigieux Collège de

France, son parrain. Pendant huit heures, réparties en trois thèmes durant l'année, des professeurs viendront

partager leurs connaissances au Palais des Académies. Et, à Bruxelles comme à Paris, ces cours sont ouverts

à tous, sans inscription préalable. Voici le programme du mois de février...

Organisé par l'Académie royale de Belgique et l'Université libre de Bruxelles, en partenariat avec les universités de la Communauté française de Belgique.

 

 
Les formes du visible
Philippe Descola, Chaire "Anthropologie de la nature"
Première leçon          09 février
Deuxième leçon        10 février
Évolution du climat et de l'océan
Édouard Bard, Chaire "Évolution du climat et de l'océan"
Leçon inaugurale (décembre 2010)
 
Première leçon            16 février
Deuxième leçon          17 février
 

Toutes les leçons sont en accès gratuit et commencent à 17 heures.


       ADRESSE

Palais des Académies
Rue Ducale 1, 1000 Bruxelles

 

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journal de bord, mardi 25 janvier 2011

Chanter en public, se produire en public est un défi contre soi-même. Un corps à corps. Une espèce de corrida. Une histoire d'amour, en quelque sorte.

 

On a beau répéter au préalable, envisager toutes les stratégies possibles, utiliser les "ficelles" qu'on a déjà utilisées des milliards de fois, tout se joue au moment où le concert se passe.

 

Bien entendu, quand on chante, on reste son premier public. Il y a, à l'intérieur de soi, un acteur et un spectateur qui résonnent en même temps.

Parfois, souvent, les deux sont en désaccord parfait.

Parfois, souvent, les deux sont en accord parfait, en symbiose.

 

Je m'attarderai sur le dernier cas cité.

 

Quand je chante en public, le spectateur intérieur (que je reste) reste parfois étonné, soufflé des performances de l'acteur (que je suis aussi). Comme si un double agissait. Je ne veux pas tomber dans la mégalo, non. Juste ... me réjouir. Juste ... me dire : tiens, je suis arrivé à ça. Et, en plus, ça coulait de source, ça allait tout seul (à ce moment-là).

 

J'ai des exemples sous la main.

 

Y a quelques années, à Tubize, à un concours de chanson, où j'avais participé ...

 

Je chantais "MES MAUVAISES PENSEES". Je terminais le quatrième couplet. Dans une salle agitée où la majorité des chanteurs (qui participaient) faisaient de la variété. Faut savoir que "MES MAUVAISES PENSEES"  fait cinq couplets, que je monte d'un ton en abordant le quatrième (couplet), et que je monte encore d'un ton dans le cinquième. Jusque là, OK.

 

Mais ...

 

Voilà qu'au moment où j'aborde le cinquième (couplet), le trou arrive. Je ne trouve plus mes repères, sur ma guitare. Je ne sais plus où je dois placer mes doigts.

 

Comme je dois agir vite (forcément, je suis en public) ...

 

Instinctiv'ment, plutôt que de me casser la tête à chercher les accords et de rompre le rythme de la chanson, je me surprends, à la seconde même, à entamer le dernier (couplet) a capella, sans accompagnement aucun.

 

Et voici que le public commence à taper dans les mains, comme si l'arrêt à la guitare relançait quelque chose, comme si ce chang'ment de ton coulait de source.  Surpris, étonné, heureux, surexcité (ah ! les tripes !), je joue à fond le jeu et j'en profite pour sortir de scène (afin de me rasseoir, dans la salle) dans la même atmosphère, en continuant à chanter a capella. Triomphe absolu.

 

Des années après, je racontais l'anecdote à un ami (artiste).

 

"Moi, c'est un truc que je ne ferais pas, j'aurais l'impression de tricher", m'avait-il dit.

 

Ca se conçoit. Jacques Brel n'aurait sans doute pas réagi autrement.

 

Quand à moi, dans l'histoire, je m'autorise (et ça me regarde) à penser autrement. Je n'ai pas le sentiment de tricher en utilisant des trucs (fréquents ou de dernière minute) en chantant. Que du contraire : je m'émerveille (et je m'y autorise) devant les possibilités, les capacités qui se présentent à moi, j'estime qu'elles font partie de moi et qu'elles m'aident à chanter, à m'exprimer. La jubilation que j'éprouve, en le vivant, est très forte et très sincère. Oui. Et ça n'empêche pas mon rapport avec le thème de ma chanson de rester sincère, non plus. Et ça n'empêche pas mon rapport avec le public de rester sincère, non plus. 

 

Tiens, j'ai le souv'nir d'une autre représentation ...

 

C'était à Mons, à la Maison de la Laïcité, dans une toute petite salle, en plus petit comité (y avait quand même pas mal de gens, ce jour-là).

 

Je disais un texte ("UN OISEAU", si mes souvenirs sont bons). Tout en tenant ma guitare, en vue de la chanson qui allait suivre. Le public était bon enfant. Arrivé à la quatrième phrase du texte, j'entends un clic nerveux. Une corde de ma guitare vole en éclats (sans doute la quatrième, celle de ré, c'est le cas le plus fréquent). Evidemment, au moment où ça se passe, on rit (un peu) dans l'assistance. Je ne me laisse pas décontenancer. Je diminue le rythme de vocal de mon texte, tout en le continuant. J'en profite, tout en me produisant devant les gens, pour prendre le temps d'enlever la corde de l'instrument, et d'en faire une espèce de jeu de scène, qui prend soudain des allures burlesques. Oui oui. Quand j'entame les cinq ou six dernières strophes de mon texte, je me retrouve avec la corde cassée ... en main. Allez-vous en savoir ce qui se passe en moi ... je poursuis mon jeu de scène en transformant ma corde en lasso, je la fais tourner comme un ventilateur devant tout le monde. Et ... je termine mon texte, ainsi. Dans la joie. Dans la bonne humeur. Dans l'euphorie.

 

Et ... les trois dernières chansons, je les ai chantées avec ... cinq cordes à la guitare. J'y ai même pris mon pied. Les trouvailles (plutôt que les manques) étaient au rendez-vous.

 

Je pourrais en écrire, des pages, des pages, des pages.

 

Mes derniers étonn'ments (d'acteur et de spectateur conjugués), en date, se situent samedi dernier, à la péniche "Carpe Diem", à Thuin, lors d'un concert pour une famille en difficulté.

 

Là, je me suis risqué à utiliser le ukulélé sur scène. Et ... ça n'a pas trop mal marché.

 

 Le matin qui précédait cette soirée (légendaire), je ne savais toujours pas jouer de cet instrument. Mais mon pote Philippe Mai, qui était à la base du projet de cette soirée, qui joue lui-même de cet instrument, m'avait montré, dans l'après-midi, lors des répétitions, la position des doigts pour l'un ou l'autre accord de base (il a même eu la gentillesse de m'imprimer tous les accords ... avec les positions des doigts).

 

Dans un premier temps, je m'étais dit : mouis, c'est un peu risqué, au pied levé, de chanter avec le ukulélé, en public, déjà, non, c'est trop tôt. Parallèlement, l'envie de le faire me gagnait déjà tout entier. Comment résoudre le dilemne ?

 

Je me suis raccroché à une chanson,"ODEUR DE PLAGE". Déjà, le thème inspire, à mon sens, la crédibilité du ukulélé. Manque(nt) plus que les palmiers ! Quant aux accords (de sol, de la, de fa) qui caractérisent ce morceau, je les avais déjà plus ou moins ret'nus.

 

J'ai d'abord passé le temps qui précédait mon passage (pendant que les trois potes, avec lesquels je faisais le spectacle, chantaient) à remémoriser ces accords.

 

Et quand ce fut mon tour, j'ai mis mon projet à exécution. J'ai d'abord récité un texte que j'avais prévu. Et ... je me suis autorisé, au final, à prendre le ukulélé et à entamer ma chanson. Bien sûr, je me suis contenté d'un couplet. Pour une première, ça me paraissait suffisant. Mais ça ne jurait pas. Au contraire : ça donnait p'têt une nouvelle note (pourquoi pas ... une cerise sur le gâteau ?). J'étais surtout fier (de moi), à l'idée de l'avoir fait. Hi hi hi.

 

Elle était formidable, cette soirée, à Thuin, à la péniche "Carpe Diem", sam'di dernier. Je pourrais, à, son sujet, en écrire, en écrire, des pages, des pages. Encore et encore. Mais ... en aurai-je le temps ? Trouverai-je les mots ?

 

Si j'étais certain que, demain, à pareille heure, d'autres événements (inévitables), ne prenaient pas trop de place, eh bien j'en profit'rais pour en parler dans le "journal de bord" suivant.

 

Mais ... restons-en à aujourd'hui.

 

Juste un dernier point, concernant cette soirée.

 

Je me suis réjoui de retrouver, pour le concert, Philippe Mai, Miche Stennier et Jean-Marie Dollé, qui, non seul'ment sont des chanteurs de talent, mais aussi ... des potes avec lesquels le courant passe super bien.


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Le fleuve Alphée

12272712671?profile=originalIl s’agit d’un essai autobiographique de Roger Caillois (1913-1978), publié en 1978.

 

La vie, l'oeuvre de Caillois furent une ample "parenthèse". Il naquit à Reims en 1913. L'univers offrait à ses yeux toutes les analogies possibles. Ces impressions influencèrent sa démarche critique et confirmèrent par anticipation ses travaux sur le sacré. Dans les décombres de sa ville dévastée, il découvrit la précarité des choses. A la recherche de l'unité absente, il analysa les pouvoirs de l'imagination par le biais du surréalisme, de la sociologie, de l'histoire des religions. Mais il rompit avec l'imprimé et considéra les livres comme de simples supports d'analogies multiples. Il découvrit le mystère du monde dont seule la poésie peut donner un équivalent. Il entrevit alors l'unité cosmique et connut la vanité de l'écriture. Il ne s'agit pas de condamner la civilisation. Seule importe la conscience de participer à la nature sauvage du monde, car s'impose à nous la fragilité de l'espèce humaine dont la complexité dénonce la faiblesse. Conscient de son inutilité, l'auteur rejoint enfin le mystère du monde dont il s'efforce de mimer par le langage l'impassibilité minérale.

 

Testament intellectuel, le Fleuve Alphée se donne comme la réflexion de Caillois sur son propre cheminement intellectuel. En reprenant une fable mythologique pour désigner cette évolution qui va du réel au livre puis revient au monde, l'auteur se conforme à sa volonté d'incarner la parole, de la transformer en illustration de l'idée plus qu'en substitut logique du concept. Avec une humilité de moraliste, Caillois considère son oeuvre comme une parenthèse mais il en dégage la progression cohérente. Tel Alphée, il retrouve son cours. Parvenu, au terme de son initiation, à percevoir l'unité du monde, il renverse les perspectives: il ne s'agit plus de dominer la matière pour déceler des processus analogiques universels mais de s'intégrer, lui, roseau pensant, dans le mécanisme général qui englobe toute l'espèce dans un mouvement perpétuel à la fois d'osmose avec la matière et de retour au néant. Il redevient un individu, dans la conscience de sa précarité et de son appartenance au cosmos. Ce mouvement réflexif, il en retrace la genèse en évoquant son enfance, l'époque où son imaginaire subit des influences indélébiles: il se passionna, comme les surréalistes, pour la magie des choses, dont le mystère développa sa tendance à l'analogie; puis, il perdit la prescience de cette affinité fondamentale avec le monde pour se perdre dans l'univers des livres et brider son propre lyrisme. Ensuite, il abjura la religion de l'imprimé et maîtrisa l'imaginaire. Tout devint le support d'analogies multiples mais conscientes, jusqu'au livre lui-même, objet ouvrant vers une réalité métaphysique, vers la totalité de l'univers. Ainsi l'homme n'édifie rien; simplement il met au jour une architecture secrète, à condition de savoir calquer son expression sur le langage mystérieux des objets, pour suggérer - sans l'expliciter - cette vérité qu'il approche sans jamais parvenir à la toucher.

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