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journal de bord, vendredi 28 janvier 2011

Lundi dernier ...

 

Je terminais ma tournée (de facteur) et je réintégrais le bureau, afin de boucler mes comptes (recommandés, colis ...).

 

Je dépose mon caddy à proximité de l'emplac'ment où, tous les matins, je trie mon courrier. Et j'aperçois, bien en évidence sur ma table de travail, une note de service me concernant.

 

Effectiv'ment ...

 

Une dizaine de lettres s'y trouvaient (encore). Or, quand le facteur part en tournée, son emplac'ment doit être vide.

 

Je m'en vais, dès lors, de ce pas, trouver un(e) chef, encore présent(e), afin de lui fournir une explication.

 

Il se fait que les lettres restées sur mon emplac'ment, ce lundi, avaient une raison d'être là plutôt qu'ailleurs.

 

Sur ma tournée, il y a des sociétés, des firmes, des commerces qui reçoivent du courrier. J'en retiens, ici, trois ... puisque chacune de ces lettres, restées sur mon emplac'ment, ce lundi, s'adressait à une de ces trois sociétés.

 

J'avais délibérément mis ce courrier de côté. Et pour cause ...

 

L'une des trois sociétés est un magasin d'hi-fi, téléviseurs, dvd, situé sur la chaussée d'Ixelles. Le lundi, c'est jour de fermeture. Le grillage (ou le volet) est fermé. Il n'y a pas de boîte aux lettres dessus. Juste des espèces de mini-trous, et ... passer le courrier en tenant compte rien que de ça, c'est difficile. Donc, en connaissance de cause, je retiens le courrier de cette société le lundi. C'est plus simple.  Quand le mardi se pointe, j'intègre, avec le courrier du jour (adressé au magasin d'hi-fi, téléviseurs ...) le courrier de la veille. C'est plus logique. C'est plus pratique. Je me suis d'ailleurs expliqué et arrangé avec les gars du magasin qui ml'ont dit, avec la plus grande des gentillesses, que ... c'était mieux ainsi.

 

J'explique, au bureau, mon argument concernant ce cas présent. Ca passe.

 

La seconde des trois sociétés (dont le courrier était restée sur mon emplacement) est un bureau d'architectes, qui se trouvait rue des Champs Elysées (sur ma tournée) et qui a déménagé voici peut-être un mois. Je reçois encore, pour le moment, pas mal de lettres envoyées à l'ancienne adresse. Tous les expéditeurs ne sont pas forcément au courant, dès les premiers temps, des chang'ments de domicile des particuliers ou des sociétés (ça tombe sous l'sens).

Le bureau d'architectes, ici, a effectué, y a un mois, selon les règles, un "Do My MOve" (changement d'adresse postal), valable pour trois mois.

Donc ...

Quand le facteur tombe, durant trois mois, sur des lettres envoyées au bureau d'architectes (où l'ancienne adresse est mentionnée), il est tenu de faire suivre le courrier à la nouvelle (cette règle prévaut pour tous ceux qui effectuent un "Do My MOve" pour trois mois).

Le facteur dispose, sur son emplac'ment, d'étiquettes auto-collantes prévues à ce sujet. Sur le recto de la lettre, il est tenu de barrer (au bic) le nom de la rue et de la localité. Au verso, il est tenu d'apposer l'étiquette. Ensuite, il doit déposer ces lettres dans des bacs prévus à cet effet. Le reste suit.

Or, ce lundi ...

J'avais au moins six lettres adressées au bureau d'architectes, rue des Champs Elysées.

Or, ce lundi ...

Je me suis rendu compte, en f'sant mon travail, que je ne disposais plus, dans la farde concernant le bureau d'architectes, que de deux étiquettes.

Donc, j'ai du le signaler.

Donc, en attendant de recevoir mes nouvelles étiquettes (les employés assujettis à ce travail doivent trouver le temps de le faire), j'ai momentanément mis le courrier de côté et je suis parti en tournée.

 

J'explique, au bureau, mon argument concernant ce cas présent. Ca passe.

 

La troisième des trois sociétés (dont le courrier était resté sur mon emplac'ment) est une asbl ayant pour objectif l'aide sous toutes ses formes et en particuliers aux émigrés et réfugiés. Durant tout un temps, elle se trouvait rue de la Croix (sur ma tournée).

Ca fait déjà un p'tit temps qu'ils ont aménagé ... rue du Champ de Mars (sur la tournée d'une de mes collègues).

Je reçois, pourtant, encore, égal'ment, tous les jours, du courrier qui leur est adressé ... rue de la Croix.

Ils ont déjà, à deux reprises, effectué leur "Do My Move" ... valable, à chaque fois, pour trois mois.

Maint'nant, leur chang'ment d'adresse est arrivé à terme et ils ne l'ont pas renouvelé.

Ca ne m'empêche pourtant pas, le matin, d'aller porter, de ma propre initiative, le courrier adressé à cette société (rue de la Croix) sur l'emplac'ment où le courrier adressé à cette société (rue du Champ de Mars) se situe.

Or ...

Cette société, comme beaucoup de sociétés qui reçoivent beaucoup de courrier, n'est pas desservie par le facteur, mais par un chauffeur qui livre directement, en liasse directe, le courrier à cette société. 

Il m'arrive régulièr'ment, sur le coup de neuf heures, neuf heures et demie, (je suis encore au bureau à ce moment-là, je trie encore) de recevoir du courrier adressé à cette société.

Or ...

Le chauffeur qui porte le courrier à cette société ... et qui est assujetti à des heures de départ bien précises ... est déjà parti depuis longtemps.

Donc ...

Je mets ce courrier de côté, en vue de le déposer dans le casier correspondant ... le jour suivant, à un moment où le chauffeur n'est pas encore parti.

 

J'explique, au bureau, mon (ou mes) argument(s) concernant ce cas présent.

 

La réponse est un peu plus nuancée :

 

"Tu ne peux pas faire ça ... le changement d'adresse est terminé ... tu dois renvoyer à l'expéditeur ... les gens paient pour le changement d'adresse"

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Avec le coeur

Mon enfant, tu as du coeur

et le coeur c'est la vie,                              

l'amour.

Tu n'as certes pas oublié                                        

le savoir que je t'ai transmis

tout au long de notre vie

et si les pleurs et les rires ont bercé

notre voyage

c'est avec le coeur que nous

l’avons parcouru

Prends courage

car la vie est prétentieuse

rebelle, ambitieuse;

mais vraie comme ton coeur l'est.

Laisse parler ton coeur avant ta bouche

car la bouche des fois

trahit la pensée noble

qui est déposée sur ton coeur.

Le coeur, mon fils, le coeur

vaut plus que tous les pesant d'or 

Ne te laisse pas influencer par la pensée unique

Fie-toi à ton coeur qui a du répondant

La vérité c'est lui et lui seul

qui saura la dire.

Ne fais pas comme ces hypocrites

qui promettent l'amour,

mais qui, en réalité, 

se retourne de ta face

pour te trahir.                                                         

Promets avec ton coeur;                          

ton chemin sera dur,

mais ta vie et tes générations futures

seront fières de toi,

mon fils.

 

Jose Mangano

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Une galerie de l'improbable

 Je reviens sur cette belle initiative de Fanny Laheurte a qui je laisse la place pour en parler.

 Ces associations de malfaiteurs, euh d'artistes pardon ! 

sont juste des dialogues, des résonnances... intimes, celles qui sont dans ma tête, pas forcément apparentes au premier coup d'oeil d'ailleurs. Elles ne cherchent pas à démontrer quoi que ce soit d'autre que le talent se transmet par delà les siècles, les sensibilités, les continents, les styles, les "écoles", les techniques, les générations... qu'il est possible de trouver un écho là où tout parait improbable, mais aussi de se raconter des histoires, belles ou... moins belles.
En espérant que cela ne froissera aucun des artistes que j'aime, merci à eux pour les voyages qu'ils permettent.
Pour rester dans la métaphore criminalistique : si toutefois le "pillage" des oeuvres peut gêner certains d'entre vous, ce qui serait compréhensible, il me suffira d'un petit clic, clac l'affaire est dans le sac, pour retirer les "tant d'aime" incriminés.
N'hésitez-pas à me faire parvenir vos plaintes.

 Voici un exemple qui flatte mon égo.

 Munch et Gegout.

Diptyque improbable d'une rare audace. Eros et Thanatos
 Le chaud et l'effroi..

 Je vous incite à voir sur FB sa page qui mérite une visite . Une des plus grandes et géniales galerie à visiter.

 De toute pièce montée par Fanny Laheurte. De Rustin à Rambrandt

 galerie de l'improbable.

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Témoignages d'écrivains sur la langue française

Témoignages d'écrivains sur la langue française
EUROPE

Stéphane Hessel (Berlin, 1917)
Né allemand, acquiert la nationalité française en 1937. S’engage dans les Forces françaises libres. Devient diplomate et haut représentant de la France.
« De cette France revendiquée j’adopte les institutions et les multiples aspects de l’héritage culturel et historique : non seulement la Révolution de 1789 et la Déclaration des droits de l’homme, mais encore la valorisation sans cesse renouvelée de l’intelligence et de la tolérance, de la lucidité et du respect de l’autre : Montaigne, Pascal, Voltaire, Georges Sand ; la conquête des libertés modernes : Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire ; la profonde clarté d’une langue analytique, articulée, précise. »
(« Danse avec le siècle », par Stéphane Hessel, Seuil, 1997, p. 39)

Rainer Maria Rilke (Prague, 1875-1926)
Poète autrichien de langue allemande. secrétaire de Rodin.
« Oui, j’aime écrire en français, quoique je ne sois jamais arrivé à écrire cette langue (qui plus que toute autre oblige à la perfection, puisqu’elle la permet) sans incorrections et même sans d’insidieuses fautes… Je me rappelle qu’une des premières raisons de me passer une poésie française fut l’absence de tout équivalent à ce délicieux mot : Verger. »
(Florilège de la langue française », par Xavier Deniau, Evreux, Editions Richelieu-Senghor, 1988, p. 102)
« Quelle joie que de pouvoir confier à une langue aussi consciente et sûre d’elle-même, une sensation vécue, et de faire en sorte qu’elle introduise en quelque manière dans le domaine d’une humanité générale… Elle académise, si j’ose m’exprimer de la sorte, la contribution frappée à sa marque et déversée en elle, et lui donne ainsi l’aspect d’une noble chose comprise. »
(Extrait de « Vergers », Gallimard, 1926)

John Brown (Angleterre)
Poète anglais et critique éminent. Auteur en français d’une remarquable histoire des lettres américaines.
« Je sais qu’au début, émerveillé, je maniais le français avec l’insouciance et l’audace d’un alpiniste débutant, qui se balance sur les abîmes sans penser aux dangers. Tout était permis : Je me trouvais dans un nouveau pays où je ne connaissais personne, où personne ne me connaissait. Les contraintes de ma langue natale disparaissaient. Je pouvais sauter, danser, marcher sur la tête, je ne craignais ni le ridicule ni l’extravagant. J’étais l’enfant qui tambourine sur un antique clavecin, le barbare qui pille joyeusement les temples millénaires. »
(Revue internationale de culture française, op. cit.)

Julia Kristeva (Bulgarie)
Professeur à Paris VII. Epouse de Philippe Sollers. Auteur de « Etrangers à nous-mêmes » (Folio, 1988).
« Ecrire en français, ce fut me libérer. Geste matricide. Quitter l’enfer : cette langue est devenue mon seul territoire. Désormais, je ne rêve plus qu’en français. »
(André Brincourt, op. cit., p. 231)

Michel del Castillo (Madrid, 1933)
A fui l’Espagne franquiste, en 1953, pour Paris. Romancier célèbre et chrétien engagé.
« C’est vrai que j’ai eu beaucoup de mal avec l’Espagne, mais maintenant cela va beaucoup mieux. Je suis en fait assez content de ma position, être un écrivain français d’origine espagnole me permet d’avoir une certaine distance vis-à-vis des deux pays. »
(Entrevue, dans Vers l’Avenir, Namur, 18 août 1997)

Jorge Semprun (Madrid, 1913)
Emigré à Paris, en 1936. Déporté à Buchenwald. Ministre en Espagne après Franco.
« Nous avions la passion que peuvent avoir des étrangers pour la langue française quand celle-ci devient une conquête spirituelle. Pour sa possible concision chatoyante, pour sa sécheresse illuminée… L’ espagnol est une langue très belle, mais qui peut devenir folle et grandiloquente, si on lui lâche la bride. Cioran parlait du français comme d’une langue de discipline. Je le crois, le français m’aide à maîtriser mon espagnol. »

Jan Baetens
Critique et poète flamand
« En choisissant librement le français, je cherche aussi à maintenir vivante la tradition de liberté du français, langue et culture des lumières dont il est nécessaire de rappeler l’héritage. J’écris en français pour me libérer de mes particularités trop partisanes, de tout ce qui me limite, des préjugés, des idées trop vite faites, des certitudes trop commodes à porter. »
(Carte blanche, extraits. Le Carnet et les Instants, novembre 1998- - janvier 1999)

Marie Gevers (Edegem, 1883-1975)
Romancière flamande intimiste de grand renom.
« J’ai reçu le français comme instrument familier et bien aimé. Je n’ai pas choisi cette langue. Je me trouve au point de jonction des deux cultures. Et ces deux routes se joignent dans mon cœur. »
(Marie Gevers et la nature, par Cynthia Skenazi, Palais des Académies, 1983, p. 81).

Emile Verhaeren (Saint Amand, 1856-1916)
Etudes au Collège jésuite de Gand (en français) avec Georges Rodenbach. Figure dominante de la littérature belge de langue française. Chantre de la Flandre.
« La plus solide gloire de la langue française, c’est d’être le meilleur outil de la pensée humaine ; c’est d’avoir été donnée au monde pour le perfectionnement de son sentiment et de son intelligence ; c’est en un mot, d’être faite pour tous avant d’appartenir à quelqu’un. Ah ! Si un jour il se pouvait faire que toute la force et tout le cœur et toute l’idée et toute la vie des Européens unis s’exprimassent en elle avec leur infinie variété d’origine et de race… »
(Revue internationale de culture française, op. cit.)

Vassilis Alexakis Grèce) 1944
Partage sa vie entre Athènes et Paris. Prix Médicis 1995 pour « La langue maternelle ».
« Nous sommes les enfants d’une langue. C’est une identité que je revendique. J’écris pour convaincre les mots de m’adopter. »
(« La langue maternelle », Fayard, 1995)

Jean Moreas (né Papadiamantapoulos, Athènes, 1856-1910
Amoureux de la France. Prince de l’école symboliste.
« Mon père voulut m’envoyer étudier en Allemagne. Je me révoltai. Je voulais voir la France. Deux fois je me sauvai de mon foyer et pus enfin gagner Paris. Le destin m’a montré la route –mon étoile me guidait- pour que je devienne le plus grand des poètes français. »
(Revue internationale de culture française, op. cit.)

Samuel Beckett (Dublin, 1906-1990)
Ecrivain de langue anglaise qui s’est imposé par son théâtre en langue française. Prix Nobel de Littérature.
« Son bilinguisme anglais-français lui permet d’assurer à sa pensée une équivalence d’expression dans chacune des langues qui lui sont également familières… Le langage ne compte pas d’abord en tant que porteur d’idées, ce sont les mots, quoique imparfaits, chacun d’eux pris séparément et en même temps dans ses rapports avec les autres, qui isolent l’idée pour la mettre en valeur, soit prononcée, soit suggérée, soit très sous-jacente. »
(Louis Perche dans « Beckett », Le Centurion, 1969, p. 118-119)

Carlo Coccioli (Livourne, 1920)
Emule de Bernanos, auteur du roman « Le Ciel et la Terre ».
« Disons que je sens en italien et que je parle en français. »
(dans « La Voix au cœur multiple », op. cit., p. 25)

Emmanuel Lévinas (Kaunas, Lituanie, 1905-1995)
Philosophe d’origine juive. A élaboré en français sa phénoménologie.
« J’ai souvent pensé que l’on fait la guerre pour défendre le français, c’est dans cette langue que je sens les sucs du sol. »
Le Monde, 19 janvier 1996)

Oscar Vladislas de Lubicz-Miloz (Czereïa, Biélorussie, 1877- Fontainebleau, 1939)
Prince balte, grand poète français. Auteur d’un chef-d’œuvre : Miguel Manara.
« Honneur à la France, pays de cristal, patrie de la pure raison. »
(dams « Milosz, par Armand Godoy, Fribourg, 1944, p. 207)

Marel Halter (Varsovie)
D’origine juive. Rescapé des camps d’extermination.
« C’est en France, plus tard, dans cette France réelle que j’ai découverte à l’âge de quatorze ans, que j’ai appris la liberté en même temps que le français. C’est pourquoi, bien que parlant plusieurs langues, je ne peux écrire, pleurer, rire ou rêver qu’en français. Seule langue dans laquelle je n’ai connu aucune oppression. »
(« Contacts », Paris, janvier 1996-décembre 1997)

Emil Michel Cioran (Raschinari-Sibiu, Roumanie, 1911-1995).
En France depuis 1937. Devenu chef de file de la pensée française.
« La langue française m’a apaisé comme une camisole de force clame un fou. Elle a agi à la façon d’une discipline imposée du dehors, ayant finalement sur moi un effet positif. En me contraignant, et en m’interdisant d’exagérer à tout bout de champ, elle m’a sauvé. Le fait de me soumettre à une telle discipline linguistique a tempéré mon délire. Il est vrai que cette langue ne s’accordait pas à ma nature, mais, sur le plan psychologique, elle m’a aidé. Le français est devenu par la suite une langue thérapeutique. Je fus en fait moi-même très surpris de pouvoir écrire correctement en français, je ne me croyais vraiment pas capable de m’imposer une telle rigueur. Quelqu’un a dit du français que c’est une langue honnête : pas moyen de tricher en français. L’escroquerie intellectuelle y est quasi impraticable. »
(« Itinéraires d’une vie », par Gabriel Lûceanu.)

Eugène Ionesco (Slatina, Roumanie, 1912-1994)
Membre de l’Académie française. Consécration mondiale au théâtre avec « La Leçon » et « La Cantatrice chauve ».
« Si je suis citoyen français, c’est que j’ai fait un choix, qu’une patrie avait la priorité. J’ai choisi le pays de la liberté. »

Romain Gary (Moscou, 1914-1980)
D’un père émigré en Pologne. Volontaire de la France libre. Amoureux de De Gaulle. Diplomate français. Deux fois Prix Goncourt avec « Les Racines du ciel » et « La Vie devant soi ». S’est suicidé.
« Je plonge mes racines littéraires dans mon métissage… La France libre est la seule communauté humaine à laquelle j’ai appartenu à part entière. »
(Dans André Brincourt, op. cit. p. 190-191)

Andreï Makine (Novgorod, 1957)
Venu de Russie aux lettres françaises. Pris Goncourt 1995 pour « Le Testament français ».
« Le français de Charlotte avait gardé une extraordinaire vigueur, dense et pure, cette transparence d’ambre qu’acquiert le vin en vieillissant. Cette langue avait survécu à des tempêtes de neige sibériennes, à la brûlure des sables dans le désert de l’Asie, et elle résonne toujours au bord de cette rivière. »
(« Le Testament français », Mercure de France)

Henry Troyat (né Lev Tarassov, Moscou, 1911)
Venu à Paris en 1920. Couvert de prix. Membre de l’Académie française (1959). Beaucoup de romans et de biographies, inspirées par la Russie.
« Je vivais la moitié du jour à Paris et la moitié du jour à Moscou. J’étais partagé entre le passé et le présent, sollicité, tour à tour, par des fantômes surannés et par des visages vrais et actuels, par une première patrie, lointaine, inaccessible, fuyante, et par une seconde patrie, qui bourdonnait autour de moi, me tirait à elle, m’emportait dans un tourbillon. Pendant longtemps, j’avançai, tant bien que mal, un pied sur les nuages russes et l’autre sur la terre ferme française. Puis, l’équilibre se fit, insensiblement, entre ces deux séductions rivales. Je devins Français, tout en conservant une tendresse particulière pour la contrée de rêve dont m’entretenaient mes parents. »
(« Revue internationale de culture française », op. cit.)

Milan Kundera (Brno, 1929)
Ecrivain français de langue tchèque. Exilé en France. A fini par écrire directement en français (par exemple « Les testaments des trahis »).
« C’était l’occupation russe, la période la plus dure de ma vie. Jamais je n’oublierai que seuls les Français me soutenaient alors. Claude Gallimard venait voir régulièrement son écrivain pragois qui ne voulait plus écrire. Dans ma boîte, pendant des années, je ne trouvais que des lettres d’amis français. C’est grâce à leur pression affectueuse et opiniâtre que je me suis enfin décidé à émigrer. En France, j’ai éprouvé l’inoubliable sensation de renaître. Après une pause de six ans, je suis revenu, timidement, à la littérature. Ma femme, alors, me répétait : La France, c’est ton deuxième pays natal. »

Elie Wiesel (Signhet, Transylvanie, 1928)
Rescapé des camps d’extermination. Parle et écrit quatre langues : yiddish, hébreu, français, anglais. A choisi le français pour langue littéraire parce que c’est la langue qui l’a réconcilié avec le monde et c’est en français qu’il a lu ses deux maîtres : Kafka et Dostoïevski.
« C’est le français qui m’a choisi. »
(Dans « Auteurs contemporains », n° 6, Bruxelles, Didier-Hatier, p., 50


AFRIQUE NOIRE ANTILLES OCEAN INDIEN

Paulin Joachim (Cotonou, Bénin, 1931)
Etudes de journalisme. Directeur de « Bingo ».
« Je me suis enraciné loin dans la langue française pour pouvoir en explorer les profondeurs… et je peux affirmer aujourd’hui que je lui dois tout ce que je suis. »
(« Florilège de la langue française », par Xavier Deniau, Evreux, Ed. Richelieu Senghor, 1998)

Sony Labou Tansi (Kimwanza, 1947-1995)
Né de père zaïrois, un des écrivains les plus créateurs de l’Afrique noire, notamment au théâtre. Mort du sida.
« On me reproche d’écrire en français, langue de l’acculturation. Une chose me fait sourire : les reproches me sont faits en français et je les comprends mieux comme cela. Cela ne veut, certes, pas dire que je balance la langue kongo par dessus bord pour épouser la belle prisonnière de Malherbe. Le monde actuel est essentiellement fait de métissage. Comment pourrait-il en être autrement ? Je suis Kongo, je parle kongo, j’écris en français. Ma kongolité ne peut pas s’exprimer en dehors de cette cruelle réalité. »

Léopold Sédar Senghor (Joal, 1906)
Père de la négritude, premier président du Sénégal indépendant. Membre de l’Académie française. Un des plus grands poètes français.
« Le français, ce sont les grandes orgues qui se prêtent à tous les timbres, à tous les effets, des douceurs les plus suaves aux fulgurances de l’orage. Il est, tour à tour et en même temps, flûte, hautbois, trompette, tam-tam et même canon. Et puis le français nous a fait don de ses mots abstraits –si rares dans nos langues maternelles- où les larmes se font pierres précieuses. Chez nous, les mots du français rayonnent de mille feux comme des diamants. Des fusées qui éclairent notre nuit. »

René Depestre (Jacmel, Haïti, 1926).
Exilé. Séjour à Cuba. Haut fonctionnaire à l’Unesco.
« De temps en temps il est bon et juste
de conduire à la rivière
la langue française
et de lui frotter le corps
avec des herbes parfumées qui poussent en amont
de mes vertiges d’ancien nègre marron.
Laissez-moi apporter les petites lampes
créoles des mots qui brûlent en aval
des fêtes et des jeux vaudou de mon enfance :
les mots qui savent coudre les blessures
au ventre de la langue française,
les mots qui ont la logique du rossignol
et qui font des bonds de dauphins
au plus haut de mon raz de marée,
les mots qui savent grimper
à la folle et douce saison de la femme,
mes mots de joie et d’enseignement :
tous les mots en moi qui se battent
pour un avenir heureux,
Oui, je chante la langue française
qui défait joyeusement sa jupe,
ses cheveux et son aventure
sous mes mains amoureuses de potier. »
« Bref éloge de la langue française », Haïti, 1980)

Léon Laleau (Port-au-Prince, 1892-1979)
Sa « Musique nègre » date de 1931.
« Ce cœur obsédant, qui ne correspond
Pas à mon langage ou à mes costumes,
Et sur lequel mordent comme un crampon,
Des sentiments d’emprunt et des coutumes
D’Europe, sentez-vous cette souffrance
Et ce désespoir à nul autre égal
D’apprivoiser, avec des mots de France,
Ce cœur qui m’est venu du Sénégal. »
(Dans « Francité », par Joseph Boly, Bruxelles Fondation Plisnier, 1984, p. 36)

Jean Métellus (Jacmel, 1937)
Eloigné de son pays. Neurologue à Paris.
« Je tiens à la francophonie non pas pour une quelconque raison esthétique mais parce que tout le passé d’Haïti a été exprimé dans cette langue. »
(Dans « Florilège », op. cit., p. 127)

Raphaël Confiant (Lorrain, Martinique, 1951)
Appartient à la nouvelle génération des Antillais décolonisateurs de la langue française, avec Patrick Chamoiseau (Prix Goncourt pour « Texaco »). Co-auteur de « Eloge de la créolité ».
« Je suis français. Césaire est français. Mais nous ne sommes pas que français. Je ne peux pas écrire comme un Hexagonal. Je ne crois pas que les canadiens Gaston Miron ou Antoine Maillet soient seulement français, et ce qui est intéressant dans leurs livres, ce n’est pas la Francité mais la Canadianité. »
(Dans André Brincourt, op. cit., p. 60)

Edouard Glissant (Bezaudin, Martinique, 1928)
Ecrivain mondialement consacré depuis longtemps. Prix Renaudot pour « La Lézarde » (Seuil, 1958)
« Je crois que la francophonie peut être un lieu de lutte pour l’explosion de toutes les langues, et c’est seulement à ce prix, selon moi, qu’elle aura mérité d’être. »
(Dans « Florilège », op. cit., p. 128)

Jean-Joseph Rabearivelo (Tananarive, 1901-1937)
Poète maudit et déchiré. Auteur des « Calepins bleus ». S’est suicidé en pensant à Baudelaire.
« J’embrasse l’album familial. J’envoie un baiser aux livres de Baudelaire que j’ai dans l’autre chambre –Je vais boire- C’est bu- Mary (sa femme). Enfants. A vous tous mes pensées les dernières –J’avale un peu de sucre –Je suffoque. Je vais m’étendre…
(Dans « La Voix au cœur multiple », op. cit. p. 106)

Jacques Rabemananjara (Maroantsera, 1913)
A grandi à Tananarive. Ecrivain majeur des lettres françaises.
« La langue française est un objet d’amour pour nous… Nous avons été tellement séduits par la langue française que c’est à travers cette langue française que nous avons réclamé notre indépendance… Débarrassée de toute connotation impérialiste et dominatrice, la langue française a été choisie par nous-mêmes pour être un instrument idéal, le véhicule qui nous permet de communiquer aisément avec des millions d’êtres humains et de lancer, de par le monde, notre propre message. »
(Dans « Florilège », op. cit., p. 104 et 127)

Raymond Chasle (Brisée-Verdière, Ile Maurice, 1930-1996)
Etudes à Londres. Diplomate de haut niveau. Métis et poète à la manière de Mallarmé et d’Apollinaire.
« La langue française m’a permis de résoudre mes tensions intérieures, de transcender mes écartèlements. Langue de toutes les succulences et de toutes les résonances, elle est, pour moi, le support privilégié de la mémoire, de la connaissance et du combat. »
(Dans « Florilège », op. cit., p. 104)


MONDE ARABE

Jean Amruche (Kabylie, 1906-1962)
Poète et essayiste. Se voulait être un pont entre les communautés algérienne et française.
« Ses rigueurs (du français) satisfont un besoin essentiel de mon esprit. Sa souple, sévère, tendre et quasi insensible mélodie, touche, éclaire, émeut mon âme jusqu’au fond. »
(Le Figaro littéraire, 13 avril 1963)

Mohamed Dib (Tlemcen, 1920)
Romancier et poète. regard lucide sur le monde et les siens.
« (Le français), c’est le véhicule idéal d’une pensée qui cherche, à travers les réalités locales, à rejoindre les préoccupations universelles de notre époque. »
(« Florilège de la langue française », par Xavier Deniau, Evreux, Ed. Richelieu-Senghor, 1988)

Tahar Djaout (Algérie, 1954-1993)
Prix Méditerranée 1991. Assassiné à Alger, le 2 juin 1993.
« L’écrivain n’use-t-il pas inévitablement d’une langue différente, d’une langue de l’étrangeté… empruntant les détours d’une langue non natale, aller plus loin dans l’exil et, partant, dans l’aventure. »
(« La Quinzaine littéraire », Paris, 15 mars 1985)

Assiaz Djebar (Cherchel, 1936)
Romancière et cinéaste.
« Il y a un pont à établir… du français conceptuel à l’arabe luxuriant, il y a quelque écho commun, mais si fragile, si secret… une fluidité, une coulée qui est à la fois française et arabe. »
(Dans « La Voix au cœur multiple », op. cit., p. 54) + Anth. Nathan (p. 376-7)

Malek Haddad (Constantine, 1927-1978)
Poète et romancier. déchiré de ne pouvoir écrire en arabe.
« Je suis en exil dans la langue française. Mais des exils peuvent ne pas être inutiles et je remercie sincèrement cette langue de m’avoir permis de servir ou d’essayer de servir mon pays bien aimé. »
(Dans « Florilège », op. cit., p. 126)

Mouloud Mammeri (Kabylie, 1917-1989)
De sa langue maternelle berbère au roman français. Auteur de « La Colline oubliée » (1952). Mort accidentelle.
« Le français n’est pas ma langue maternelle. J’ai eu bien du mal à apprendre l’imparfait du subjonctif antérieur. Or si je veux m’exprimer, je ne peux le faire que dans cette langue. On peut être nationaliste algérien et écrivain français. Je crois, d’ailleurs, qu’avec l’indépendance, la langue française prendra un nouvel essor. Elle ne sera plus l’instrument d’une coercition, la marque d’une domination. Elle sera le canal de la culture moderne. Pour moi, je n’envisage pas d’écrire jamais dans une autre langue. »
(Le Figaro littéraire », 31 décembre 1955 et « Témoignage chrétien », 24 janvier 1958)
« La langue française est pour moi un incomparable instrument de libération, de communion ensuite avec le reste du monde. Je considère qu’elle nous traduit infiniment plus qu’elle nous trahit. »
(« France Information », n° 122, Paris, 1984)

Khalida Messaoudi
Pour elle, comme pour beaucoup d’autres, la résistance au terrorisme islamique en terre d’Algérie se fait d’abord en langue française.
« Bien sûr, j’avais déjà étudié Nedjma (de Kateb Yacine) sans le comprendre vraiment. J’ai écouté cet homme (Guenzet) parler dans un français exceptionnel et nous lancer : « Le français, c’est un butin de guerre . » Pour la première fois, je me suis mise à réfléchir en français, mais plus comme à la langue donnant accès aux textes de littérature ou de philosophie. Je m’interrogeais sur son statut en Algérie. Je me suis rendu compte que Kateb –comme Mouloud Mammeri ou Mohamed Dib et d’autres- l’avait utilisé, lui, comme arme de combat contre le système colonial, comme arme de conceptualisation. Dès lors je ne trouvais plus seulement naturel de parler français, je me disais : « C’est génial, je suis en train de me l’approprier comme un instrument. Jamais je ne laisserai tomber ça. » Vois-tu, c’est cette Algérie-là pour laquelle je me bats, une Algérie où il est possible d’être en même temps berbérophone, francophone et arabophone, de défendre le meilleur des trois cultures. Le message de Guenzt se trouvait dans cette vérité, et ma mémoire l’a enregistré pour toujours. »
(« Une Algérienne debout », Flammarion, 1995, coll. J’ai lu, p. 81-82)

Kateb Yacien (Constantine, 1929-1989)
D’une renommée internationale avec « Nedjma » (1956) au théâtre en langue arabe.
« La plupart de mes souvenirs, sensations, rêveries, monologues intérieurs, se rapportent à mon pays. Il est naturel que je les ressente sous leur forme première dans ma langue maternelle. Mais je ne puis les élaborer, les exprimer qu’en français. Au fond, la chose est simple : mon pays, mon peuple sont l’immense réserve où je vais tout naturellement m’abreuver. Par ailleurs, l’étude et la pratique passionnées de la langue française ont déterminé mon destin d’écrivain. Il serait vain de reculer devant une telle contradiction car elle est précieuse. Elle consacre l’un de ces mariages entre peuples et civilisations qui n’en sont qu’à leurs premiers fruits, les plus amers. Les greffes douloureuses sont autant de promesses. Pourvu que le verger commun s’étende, s’approfondisse, et que les herbes folles franchissent, implacables, les clôtures de fer. »
(« Revue internationale de culture française », op. cit.)

Tahar Ben Jelloun (Fès, 1944)
Immense écrivain international. Poète, romancier et essayiste. Pris Goncourt (« La Nuit sacrée »). Chroniqueur au « Monde ».
« Qu’importe l’encre, la couleur des mots, le regard des mots ; et si ces mots sont de France, ils viennent de toutes les langues françaises que nous écrivons ici et ailleurs. »

Héli Béji (Tunisie, 1948)
« Une langue n’est jamais neutre, fut-elle de naissance ; elle n’est qu’une traduction étrange de l’intensité de la réalité. »
« La Quinzaine littéraire, Paris, 16 mars 1985)

Abdelwahab Meddeb (Tunisie, 1946)
« Faire pénétrer dans la langue française une respiration sémitique spécifique… décentrer la langue française, lui insuffler un expir arabe, de quoi lu donner des accents inouïs, inattendus, imprévus. »

Albert Memmi (Tunis, 1920)
Vit à Paris. Psycho-sociologue et romancier. (« La statue de sel », 1953).
« J’essayais de prononcer une langue qui n’était pas la mienne, qui, peut-être, ne la sera jamais complètement, et pourtant m’est indispensable à la conquête de toutes mes dimensions. »
(Dans « La Voix au cœur multiple », op. cit., p. 78)
Abdelaziz Kacem (Bennane, Tunisie, 1933)
Agrégé d’université, critique, écrivain bilingue.
« J’ai expliqué que l’arabe et le français étaient pour moi l’endroit et l’envers d’une même étoffe, que l’une des deux langues était ma mère et l’autre ma nourrice, ce qui fit de moi pour Villon un frère de lai. »

Hector Klat (Alexandrie, 1888-1977)
Un des précurseurs, avec Charles Corm, dans l’expression littéraire libanaise.
« Mots français mots du clair parler de doulce France ;
Mots que je n’appris tard que pour vous aimer mieux.
Tels des amis choisis au sortir de l’enfance ;
Mots qui m'êtes entrés jusqu’au cœur par les yeux. »
(« Le Cèdre et les lys », 1934, couronné par l’Académie française)

Georges Schéhadé (Beyrouth, 1910-1989)
Une des grandes voix des lettres françaises en poésie et au théâtre.
« Tout petit, j’avais le goût des mots, j’étais en dixième, je crois, quand j’ai entendu pour la première fois le mot « azur », j’ai trouvé ça « extraordinaire »… « azur »… je l’ai emporté avec moi dans mon cartable. »
(Entrevue dans « Le Monde », par Claude Sarraute, 26 novembre 1967)

Salah Stétié (Beyrouth, 1929)
Grand prix de la francophonie 1995.
« Miracle de ceux-là qui viennent au français avec leur arabité ou leur négritude, leur asiatisme ou leur insularité, leur expérience autre de l’Histoire et du monde, leurs autres mythologies, avec leurs dieux ou leur Dieu, salés par les océans qui ne sont pas les mers frileuses d’ici, mers d’Europe bordant le plus grand pourtour de l’Hexagone. Ils savent ceux-là que le français, langue des Français, n’est pas, n’est plus le trésor des seuls Français. »
(Dans André Brincourt, op. cit., p. 103)

Vénus Koury-Ghata (Beyrouth, 1937)
Inspiration poétique et expérience de femme.
« Le français est pour moi un compagnon fidèle, clef des fantasmes, gardien contre les dérapages et la solitude dans un pays qui n’est pas le mien. L’Arabe, c’est l’autre, drapé de mystère. Il emprunte ma plume… Il revient quand bon lui semble, entre les lignes, au détour des pages. Ses passages sont fugaces. »
(Dans André Brincourt, op. cit., p. 104)

Amin Maalouf (Beyrouth, 1949)
Une des voix qui montent en France et recueillent tous les suffrages. Auteur des « Identités meurtries » (Paris, Grasset, 1998)
« Le fait d’être chrétien et d’avoir pour langue maternelle l’arabe, qui est la langue sacrée de l’Islam, est l’un des paradoxes fondamentaux qui ont forgé mon identité… Je bois son eau et son vin, mes mains caressent chaque jour ses vieilles pierres, jamais plus la France (où il vit depuis l’âge de 27 ans) ne sera pour moi une terre étrangère. »

Andrée Chédid. (Le Caire, 1920)
Vit en France par choix. Y brille par sa poésie. Formée en partie à l’Université américaine. Premier poème en anglais.
« Par choix, par amour de cette cité (Paris). Sa pulsation, sa liberté, sa beauté m’ont marquée très jeune d’une manière indélébile. »
(Dans « Questions de français vivant », n° 4, Bruxelles, 1984)

Albert Cossery (Le Caire, 1913)
Vit à Paris depuis 1945. N’a jamais demandé la nationalité française. Décrit une Egypte marginale.
« Je n’ai pas besoin de vivre en Egypte ni d’écrire en arabe. L’Egypte est en moi, c’est ma mémoire. »
(Dans André Brincourt, op. cit., p. 16)

Georges Dumani (Egypte, 1882)
Fondateur de l’hebdomadaire « Goha ».
« C’est qu’ici et là on aime la fine clarté, l’intelligence compréhensive, l’ordonnance rythmée de la pensée et du style, l’enchâssement harmonieux des mots dans le tissu des phrases : c’est qu’ici et là –quelle que soit la diversité du génie et de la race- on a le goût de la vérité, le sens de l’ironie et le culte de la tendresse. »
(Dans « L’Egypte, passion française », par Robert Solé, Seuil, 1997, p. 234)

Edmond Jabès (Le Caire, 1912-1991)
Grande notoriété dans la littérature française contemporaine. Quitte l’Egypte à l’arrivée de Nasser, en 1957.
« Mon attachement à la France date de mon enfance et je ne pouvais m’imaginer habitant ailleurs. »
(Dans « Questions de français vivant », op. cit.)

Elian J. Fibert (Jaffa, 1899-1977)
A chanté les animaux et son pays, Israël. Grand Prix Princeton pour l’ensemble de son œuvre.
« Voici des Musulmans, des Arméniens, des Juifs, des Syriens et bien d’autres. Familles d’esprit aux contrastes et aux oppositions innombrables, mais qui se sont pliés à une même règle et ont accepté une discipline semblable, celle de la langue et de la culture françaises. Peut-être, cette langue et cette culture, touchent-elles en moi ce que nous avons en commun, nous autres riverains de la Méditerranée, je veux dire le goût pour les idées pures, pour la raison. »
(« Revue internationale de culture française », op. cit.)

Naïm Kattant (Bagdad, 1928)
Né dans la communauté juive de Bagdad. Emigré au Québec, en 1954. Chef de service des lettres et de l’édition des Arts du Canada.
« Si, à vingt-cinq ans, j’ai choisi Montréal comme nouvelle patrie, c’est qu’on y parle français. Aussi, à travers les civilisations, j’adopte une langue et un pays autres que les miens et je garde mon nom. Je ne subis pas mon destin et ma mémoire, je les accepte et je signe mon nom. »
« Le Repos et l’Oubli », essai, Québec, Méridiens Klincksieck, 1987, p. 121 et 196)

André Chouraqui (Aïn Temouchent, Algérie, 1917)
Résistant en France. Maire adjoint à Jérusalem. Traducteur de la Bible et du Coran en français, « une lecture décloisonnée, non confessionnelle » qui, grâce aux « libertés que permet l’éclatement actuel de la langue française, abolit les frontières et lance un pont entre des religions et des confessions fondées sur les réalités essentielles ».
« Ma langue maternelle, avant l’hébreu, était l’arabe. Nous ne parlions que cette langue, qui fut celle de nos plus grands théologiens, dans notre maison, comme dans les rues animées par nos jeux. »
Dans « Le Journal d’un mutant » par Joseph Boly, CEC, Bruxelles, 1987, p. 89)


AMERIQUE – ASIE

Julien Green (Paris, 1900)
Ecrivain américain de langue française. Un monument de notre littérature.
« Ma vraie personnalité ne peut guère s’exprimer qu’en français ; l’autre est une personnalité d’emprunt et comme imposée par la langue anglaise (et pourtant sincère, c’est le bizarre de la chose). Cette personnalité d’emprunt, je ne puis la faire passer en français que fort ma-laisément : elle ne semble pas tout à fait vraie. »
(« Journal » (1943-1945), Plon, 1949, p. 160, 16 sept. 1944)

Hector Biancotti (1930)
Argentin d’origine italienne. Venu en France, à Paris (1963) pour être écrivain français. Membre de l’Académie française. Chroniqueur au « Monde ». Premier roman en français « Sans la miséricorde du Christ » (Gallimard, 1985).
« J’entends les nuances du français, c’est une langue plate, très uniforme au point de vue de l’accent, mais il a la richesse des diphtongues et des différents « e » aigu, accent grave, et cette mystérieuse richesse qui est le « e » muet. Il faut que la phrase soit bien balancée. Pas toutes. On apprend, en écrivant beaucoup de pages, qu’il ne faut pas tomber dans la mélopée. Il faut casser le rythme. Vous avez cédé pendant vingt lignes à la phrase longue et à la mélopée, alors il faut tout à coup faire des phrases courtes. Certains appellent ça la technique. C’est comparable à la musique. »
« Le Magazine littéraire », septembre 1995)

Adolfo Costa du Rels (Corse, 1891)
Romancier et auteur dramaturge bolivien. Ecrivain bilingue.
« Je t’ai donné une culture française afin de perpétuer dans notre famille une tradition qui est une sorte de patrie mentale. Je vous passe le message de mon père. » (à son fils).
(« Revue internationale de culture française », op. cit.)

Armand Godoy (La Havane, 1880-1964)
A changé de langue à quarante ans pour devenir poète français dans la langue de Baudelaire.
« Depuis que je t’ai découvert
Ton livre jamais ne me quitte
Il vit en moi, toujours ouvert,
Comme un missel de cénobite. »
(« Stèle pour Charles Baudelaire »)

Ventura Garcia Calderon (Paris, 1887-1959)
Né péruvien, à Paris. Fut ministre du Pérou. Ecrivit dans les deux langues en cultivant un grand amour pour la France.
« Me suis-je trompé avec tant de spectateurs universels en venant ici à vingt ans, orphelin ingénu, comme le pauvre Gaspard de Verlaine, prendre place dans ce que l’ancêtre Calderon appelait « le grand théâtre du monde » ? Tout le problème de la culture française et des origines de son génie se posait naturellement à moi. pendant que des soldats nocturnes dévalisaient la France, je faisais, sans pouvoir dormir, l’inventaire de son génie. »
(« Cette France que nous aimons », Paris, Editions H. Lefèbvre, 1942)

Nguyeng tien Lang (Nord, 1909-1976)
Prisonnier du Viêt-Minh (1945-1951). « Les Chemins de la révolte » (1953).
« C’est dans nos fibres les plus profondes que cette empreinte de la France nous a marqués pour toujours, et pourtant nous restons encore et toujours nous-mêmes ; ou, pour ainsi parler, ni tout à fait nous-mêmes, ni tout à fait français ! C’est cela qu’on appelle la synthèse ! Si c’est cela, c’est bien doux à certaines minutes, mais c’est très souvent déchirant. »
(Dans « La Voix au cœur multiple », op. cit., p. 149)

Vo Long-Tê (Sud, 1927)
Ecrit en vietnamien et en français. Baptisé catholique en 1952. Interné en 1975-1977. Au Canada depuis 1991. Traducteur de Paul Claudel. Admirateur de Rimbaud et du poète lépreux Han-Mac-Tu. A servi la poésie française qui lui a permis de rester lui-même dans l’épreuve.
« Reverrai-je bientôt ma lointaine patrie ?
Elle est toujours en moi durant toute ma vie,
Attachée à jamais à la vietnamité. »
(« L’Univers sans barreau », 1991)

A ces auteurs qui se sont exprimés, il conviendrait d’ajouter tous les autres, innombrables, et de plus en plus nombreux, ces dernières années.
Laissons de côté les écrivains d’Afrique noire, des Antilles et de l’Océan Indien ainsi que ceux du Monde arabe et de l’ancienne Indochine, ils sont légion. Nous ne pouvons que renvoyer aux anthologies et histoires littéraires.
Certains pays non francophones et non colonisés par la France entretiennent une littérature presque continue en langue française. C’est le cas de :

Flandre : Charles de Coster, Michel de Ghelderode, Georges Eechoud, Max Elskamp, Franz Hellens, Werner Lambersy, Maurice Maeterlinck, Françoise Mallet-Joris, Félicien Marceau, Camille Melloy, Jean Ray, Charles Van Lerberghe, Liliane Wouters, Pau Willems .

Roumanie : Constantin Amarui, Princesse Bibesco, Adolphe Cantacuzène, Comtesse Anna de Noailles, Petru Dimitriu, Mircea Eliade, Benjamin Fondane, Virgil Gheorghiu, Luca Gherasim, Isidore Isou, Panaït Istrati, Tristan Tzara, Hélène Vacaresco, Horia Vintila, Ilarie Voronca.

Russie : Arthur Adamov, Victor Alexandrov, Nelle Bielski, Alain Bosquet, Hélène Carrère d’Encausse, Christian Dédeyan, Georges Govy, Joseph Kessel, Zoé Oldenbourg, Nathalie Sarraute, Boris Schriber, Elsa Triolet, Vladimir Volkoff, Vladimir Weidké.

Grèce : Alfred Cohen, André Kedros, Gisèle Prassinos, C.P. Rodocanouchi, Georges Spyridaki, Nikos Zazantzaki.

Italie : Louis Calaferte, Gabriele d’Annunzio, Lanza Del Vasto, Geneviève Genari.

Espagne : Arrabal, Salvador de Madiaraga, Luis de Villalonga, Picasso.

Egypte : Amouar Abdel Marek, Albert Adès, Faouzia Assad, Georges Cattauï, Georges Henein, Albert
Josipovicci, Joyce Mansour, Filippo Marinetti, Out El-Kouloub, Robert Solé, Gaston Zananiri.
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Au bout de la nuit


Au bout de la nuit

 

Sur la lune timide et blême danse un voile.

Mes yeux rougis et fatigués par les sanglots

Ne s’ouvrent déjà plus aux éclats des étoiles.

Je vacille comme la flamme d’un falot

Qu’un vent de tempête giflerait sans pitié.

Quelque part, au bout de la nuit, un cri s’élève.

Est-ce une bête agonisante ou un nouveau-né ?

Peut-être n’est-ce que moi au milieu de mon rêve !


Plus rien n’est réel, ni les formes, ni leurs ombres.

Ta silhouette floue envahit ma vision.

Mes morts marchent à tes côtés et en grand nombre.

Leurs mains froides et maigres cherchent ma raison.

A nouveau, au loin, résonne ce cri d’effroi.

Des réverbères aux rayons ocre s’alignent

Au milieu de nulle part pour un chemin de croix

Dont je suis l’unique fidèle qui se signe.

Au devant du cortège, tes doux cheveux d’or

Volent au vent glacial. Ta voix soudain m’appelle.

Le voile de brume descend, je ne vois pas ton corps.

Ce cri terrifiant encore une fois m’ensorcelle.

Un tambour, je ne sais où, scande cette marche.

Sont-ce les aiguilles de l’horloge ou bien mon cœur ?

Soudain, tout se tait et la lune bleue se cache.

Tu n’es pas là ! Je suis seule avec ma douleur.


Sur la lune timide et blême danse un voile;

Du ciel impuissant se sont enfuies les étoiles.

Tout devient réel. Ce n’était donc pas un rêve,

Cette vision funeste où je marche sans trêve.

Mes yeux las sont ouverts malgré les sanglots.

Je vacille et me laisse envahir par leurs flots.

Le vent a suspendu son souffle dans la nuit.

Sans toi, je suis perdue ; sans toi, l'agonie.

 

Arwen Gernak -  2006

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La poésie ,dans tous ses états

Etat de la poésie en Francophonie

 

 

 

 

Aujourd’hui en France plus de 100 000 personnes écrivent des poèmes , en rajoutant les pays  Francophones et les autres pays lisant le Français , nous sommes  500 000 individus à griffonner de la poésie  , 50 000 ayant publié au moins un recueil . Dans ce lot de poèmes, combien sont-ils poètes ? Il ne suffit pas d’aligner des mots les uns après les autres, il faut leur donner un sens, une âme  vibratoire, un schéma technique pour poser sur le grand miroir de la vie, des mots d’espoir ou de souffrance.

 

Qui n’a pas écrit au moins un poème dans sa vie ?

 

L’adolescent qui couche sur le papier ses angoisses, ses premiers pas vers l’amour. La personne plus âgée qui écrit pour ses enfants, petits enfants …

 

Mal aimée du public

 

 

La lecture de la poésie demande une attention, une réflexion, une recherche qui sont absentes dans un roman à l’eau de rose, qui se boit d’une seule traite.

 

 

La poésie structurelle ou de laboratoire

 

Les trois quart des poètes qui publient en recueil sont incapables de donner une définition de leurs textes  ou alors ils balbutient une réponse comme : émerveillement, la lumière, narrateur …

 

Conseils à un débutant

 

Proposer  des textes aux revues de poésie, en choisissant, ne pas expédier à l’aveuglette, consulter celles qui prennent les nouveaux auteurs. La publication régulière permet de lire les poètes d’aujourd’hui, les courants d’affinités. En lisant les revues vous obtiendrez des adresses utiles, des conseils. Au bout de quelques années, vous pourrez peut être publier un recueil (en évitant de tomber dans le compte d’auteur abusif)

 

L’édition en poésie

 

 

Il existe deux types d’éditeurs :

-          éditeur à compte d’éditeur, un vrai éditeur qui prend des risques, l’auteur n’a rien à payer et il touche des droits d’auteur

-          éditeur à compte d’auteur, l’auteur,  doit débourser (parfois une somme d’argent incroyable) il y a de nombreux éditeurs dans ce domaine, certains honnêtes, et de véritables voyous. Bien faire attention, demander conseils …

 

L’édition à compte d’auteur

 

L’édition à compte d’auteur est florissante, chaque semaine, un nouvel éditeur arrive sur le marché ? Quand vous voyez une annonce «  nous sommes à la recherche de nouveaux auteurs «  méfiez-vous ? Il ne faut pas tomber dans le piège, qui en général est bien préparé. Pour plus de renseignements sur le sujet contactez : l’oie plate BP 17 94404 Vitry cedex, qui vous donnera de nombreux renseignements : sur les revues de poésie, les éditeurs de poésie, une sélection de revues et d’éditeurs.

 

 

L’éditeur de poésie

 

 

L’éditeur  bien installé comme : Gallimard, Grasset, Seuil, édite des auteurs confirmés, qui sont parfois aussi des romanciers de la maison. Quasiment pas de place chez eux pour un poète débutant.

Le petit éditeur ou la micro-édition publient des débutants, font un travail sérieux, vous donne des conseils en cas de refus.

 

 

Le problème de la poésie

 

La diffusion en librairie

 

 

La poésie n’est pas morte

 

Vu le nombre de personnes qui écrivent , plus la société avance dans la richesse ( pour un petit nombre ) l’injustice , atteinte à la démocratie , la misère dans le monde , nombreux sont les poèmes écrits .

 

En conclusion

 

Il suffirait  que chaque poète achète (en plus du public) un recueil  par an et tout pourrait changer le comportement des éditeurs, ils publieraient de nombreux recueils  et les diffuseurs  feraient leur travail.

 

Ne pas oublier de publier sur internet ,qui offre de nombreux sites  de poésies.

 

 

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Méditation...

Se laisser doucement imprégner

par la douceur d'un soir d'été...

Au petit matin partir chercher

quelques perles de rosée

au détour d'un sentier...

 

Ecouter les vagues clapoter,

puis doucement s'échouer,

sur une plage de méditérranée

dans le calme d'une avant-soirée...

 

Laisser le vent vous prendre au corps.

Inspirer des embruns de mer du nord!

Regarder à l'horizon le soleil se noyer,

et surprendre l'eau du port étinceler...

 

Vibrer enfin de tous ses pores,

avant que d'affronter la mort!

Ecourer Mozart en notes s'expliquer,

et la poésie en sa ferveur nous bercer...

 

Puis, très lentement rentrer au port!

J.G.

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journal de bord, jeudi 27 janvier 2011

 

 

 

 Si, un jour, j'atterris au Brésil (en passant par le Portugal) ...
 
Je dégusterai, sans doute, citrons ou liqueur à l'appui, une "Sagres" ou une "Capeirina" en fixant un aquarium. Des déesses aux longs cheveux bleus (que des poissons visitent) joueront un rôle capital, quand les hallucinations inévitables s'en mêl'ront.
 
Si, un jour, j'atterris au Kosovo ...
 
Un jeune cireur de chaussures, barbu, amateur de boxe thaïlandaise, m'avouera peut-être, en croquant un pain-bagnat à la langoustine : "Mon très cher Hugues, j'ai parfois autant de peine que ma maman, mais je ne peux pas le lui montrer, je dois la sout'nir".
 
Si, un jour, j'atterris en Inde ou au Pakistan ...
 
Une espèce d'auto-école, avec des rideaux en cach'mire, située sur un coin, dans une rue qui descend, me criera sûr'ment : "coucou !"
 
Si, un jour, j'atterris au Mozambique (ou au Burundi) ...
 
Une tante Sonia, entre Lichinga et Cuamba, replant'ra, j'en suis sûr, des champs d' coton, sous le regard émerveillé des architectes locaux.
 
Si, un jour, j'atterris au Congo ...
 
Des enfants n'appell'ront pas leur grand'frère par leur prénom.
 
Si, un jour, j'atterris au Japon ..
 
Des boîtes aux lettres, imperméables aux typhons, seront p'têt bouchées par des journaux.
 
Certains quartiers commerçants, situés sur ma tournée de facteur, m'auront déjà servi de passerelle.
 
Y a quelques années ...
 
Ma compagne (de l'époque) me disait, parfois, sur un ton affirmé : "S'il n'y avait pas ma mère, ici, en Belgique, je partirais habiter l'Afrique ..."
 
J'avoue qu'à l'époque ...
 
L'idée de devoir partir, du jour au lend'main, avec elle, dans un pays que je ne connaissais pas, en me déracinant, en m'arrachant de mes repères habituels (dans lesquels je nage et je voyage comme un 51 dans l'eau) me faisait quand même ... peur.



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sur les conseils de Carl du Toit, je viens poser ma plume sur votre Blog.

C'est avec beaucoup de modestie et d'humilité bien sûr que je crée une musique des mots chaque jour en fonction de mon regard sur le Jardin !

"AU PALAIS DES JARDINIERS"

Dans un écrin fait de verdure

rempli de douceurs, de délices

se prélassait la reine des Acanthes

à l'écoute des eaux vives, murmures

respirant tour à tour le parfum de la myrte

bercée par le frémissement Amarante

regard troublé par les joues de la Mûres

le pied dans le bassin aux clapotis

plongeant carré aux ailes scintillantes

félicité de dame nature

faisant de l'oeil au fervent Adonis

un émondoir dans la main en attente

au centre du jardin, la cloche de Vénus

tressant guirlandes, couronnes et Lis

sa voix chantant l'harmonie sous le temple

la grâce de son cou sortant d'une Laitue

formant Arbre de Vie

purifié par l'Encens

tremblant de ses lèvres roses et sûres

où l'ombre de Sémiramis

croise les bois de cerf porteur d'alliance

dans le verger où l'amour prend futur

la vierge aux mains chargées d'Iris

donne aux poètes extase et renaissance.

Poème d'Isabelle Avanzini "IsA" tiré d'un recueil de poésies éditées chez lulu.com "Jardin du souvenir"

http://lulu.com/product/couverture-rigide/jardin-du-souvenir/13399434

 

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Et on est resté là

Et on est resté là,

 Enivrés, immobiles,

  A regarder là-bas,

   Vers le ciel tranquille,

    A scruter l'horizon

     Et les nuages roux,

      Souples, soyeux et ronds

       Frôlés par un vent doux.

        On ne pensait à rien,

         Le temps virevoltait,

          Et on se sentait bien.

           Le ciel nous suffisait.

            Et on est resté là,

             Le coeur trempé d'azur

              Et de soleil grenat,

               A se griser d'air pur.

                Sur les chemins du vent

                 Parfumé aux embruns,

                  Glissait un goéland.

                   On avait l'âme à jeun,

                    Gourmande d'éphémère,

                     D'improbable et d'espace.

                      La mer noyait l'amer,

                       Les heures s'égrenaient

                        Au gré du sable blond.

                         Et le temps effilait

                          Nos préoccupations.

                           On voulait rester là

                            Sur le sable, les traces

                             Légères de nos pas

                              Très lentement s'effacent

                               On n'est pas resté là

                                Allez savoir pourquoi...

                                 Poussés par un vent froid,

                                  On est parti là-bas...

                                   Sous un ciel terne et gris,

                                    Il fallait recréer

                                     L'éclat d'un coloris,

                                      Sur le vide papier.

                                       Et j'en suis resté là...©

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Non amour

 

 

Je suis en non amour,

Est ce un état de grâce?

Une béatitude ?

Une forme de bien se penser,

de bien se trouver..

Je suis en non amour

Merci, ça ne fait pas trop mal,

Juste une gène,

Un frottement

Là,

Au niveau du coeur,

Mais pas trop précisément dedans,

Non,

Pas loin,

Entre le flux et le reflux

Entre deux sangs,

Entre deux vies,

Entre les battements doux et Les battements forts..

Je suis en non amour

Je suis bien

Enfin presque...

 

Nadine-Lia Lejeune

©

 

12272711271?profile=original

 

 

 

 

 

 

 

Le non amour,

C'est le pied !!!

 

 

De 6 mois à 7 ans,il n'y a qu'un pas et beaucoup d'amour,du vrai, du fort, celui de la vie qui pousse vers demain...

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journal de bord, mercredi 26 janvier 2011

 

 "Ah ! Si tu excuses tout l'monde !", me dit, en souriant, hier matin, sur ma tournée, une cliente (très sympa, au passage) qui, final'ment, manifeste, à chaque fois que je lui porte du courrier, son énervement (spontané) parce qu'elle reçoit des factures ... ou parce qu'elle doit aller chercher un recommandé au bureau de poste et faire la file ... ou parce que des gens salopent le trottoir à peine deux heures après que des gars de la commune aient nettoyé ...

 

En fait ...

 

Je lui parlais d'un ami qui était arrivé à un certain endroit, où je me trouvais (avec d'autres amis), en vue d'une répét' pour un futur spectacle. Il était accompagné de sa femme. Et ... il avait avoué qu'il avait eu un peu d'mal à trouver l'endroit, parce que le numéro de la maison n'était pas écrit sur le papier. Et ... dans la rue (assez longue, faut-il l'avouer) où nous nous trouvions, les habitations ne manquaient pas. A un moment donné, la femme de l'ami en question reprend le papier (avec l'adresse mentionnée) et lui montre ... le numéro de la maison, mentionnée, notée sur le papier.

 

Oui, y a p'têt, quand on survole l'évén'ment, sans l'avoir vécu, sans l'avoir vu, sans connaître la personne en question ... de quoi être déboussolé, en rire et dire : "désolé, avec moi, ça ne prend pas"

 

Ceci dit ...

 

Quand je me rappelle de la situation (que je racontais à ma cliente) ...

 

Le numéro de la maison, sur le papier, était mentionné au début. Suivi du nom de la rue. Comme les gens qui m'écrivent des lettres ou des cartes postales ou des factures au "81, rue Général Tombeur". Jusque là, rien à redire, tout se tient.

 

Mais quand je sais (aussi) qu'on lit, en général, de gauche à droite ... et que, bien souvent, les numéros des maisons se trouvent, sur les lettres ou les cartes postales, en fin de phrase ("rue Général Tombeur, 81", "rue de l'Ermitage, 46") ... et que le cerveau humain enregistre, en cours de lecture, la note finale ... et que, par conséquent, le reste peut nous échapper ... surtout quand on sait que le cerveau humain (ça fait partie de son biorythme ou de ses connexions) est sélectif ...

 

Et surtout, moi qui sais que l'ami en question est un gars sincère, honnête et distrait à ses heures (comme tout être humain qui se respecte) ...

 

"Ah ! Si tu excuses tout l'monde !"

 

J'ai bien entendu.

 

Par ailleurs ...

 

J'ai appris, comme tout l'monde, qu'ils étaient au moins 34 000, dimanche dernier, lors de la manifestation, à Bruxelles, contre le séparatisme.

 

Par ailleurs ...

 

Une échevine, à Ixelles (commune où je travaille), a eu la bonne idée de créer un calendrier avec des photos de coins typiques de la localité ... recueillies grâce à un concours où pas mal de gens avaient l'opportunité de participer en envoyant leurs photos ... j'ai parcouru ce calendrier, et j'ai vu des photos très très belles, très très réussies, artistiqu'ment parlant.

 

Par ailleurs ...

 

C'est l'anniversaire de ma maman, aujourd'hui.

 

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12272710285?profile=original« Du dandysme et de George Brummell » est d’un essai de Barbey d'Aurevilly (1808-1889), publié à quelques exemplaires par son ami Trébutien à Caen chez Mancel en 1845, et à Paris chez Poulet-Malassis en 1861. La Sylphide, journal de modes, avait reproduit de larges extraits de l'ouvrage en août et septembre 1845.

 

Réflexion théorique à laquelle se mêle la biographie du célèbre dandy George Brummell (1778-1840) - que Barbey avait aperçu à Caen où il termina ses jours -, cet essai porte sur un sujet qui fut cher au jeune écrivain et qui inspira ses premières oeuvres romanesques.

 

Après une analyse de la vanité (chap. 1), trait de caractère dominant et ostentatoire du dandy (2), l'auteur propose une définition du dandysme et démontre qu'il s'agit d'un phénomène typiquement anglais, "conséquence d'un certain état de société" (3-8). Puis il conte la vie de George Brummell, tout en poursuivant sa réflexion générale: l'amitié de George IV hissa le jeune homme au faîte de la société dont il fut l'arbitre - incontesté et redouté - des élégances de 1796 à 1816 (9-10). Vinrent ensuite la disgrâce et la ruine: le dandy dut s'exiler, d'abord à Calais, puis à Caen où il mourut après avoir sombré dans la folie (11). Brummell et la société dont il fut le produit ont disparu mais le dandysme est éternel "comme le caprice" (12).

 

A la fois philosophique, historique et anecdotique, cet essai mêle avec habileté la dissertation au récit, la méditation à l'exemple; outre Brummell, on y rencontre notamment le maréchal de Richelieu, Byron, Orsay et bien d'autres. A l'image de son personnage principal, Barbey se doit d'être brillant et original tout en demeurant sobre - car le dandysme, qui "se joue de la règle et pourtant la respecte encore" (chap. 5), n'a rien à voir avec l'excentricité. Il y parvient grâce à une écriture qui varie les registres, mais sans excès: la sérieuse neutralité de l'historien côtoie la verve aiguisée du penseur et la rêverie du poète, friand de détails étranges et rares.

 

L'écriture se met également au diapason de son modèle dans la mesure où ses partis pris demeurent impénétrables. Conservant toujours l'impassibilité caractéristique du dandy - "le calme du dandysme est la pose d'un esprit qui doit avoir fait le tour de beaucoup d'idées et qui est trop dégoûté pour s'animer" (chap. 8) -, l'auteur affecte, à l'égard de Brummell, une neutralité quelque peu ambiguë. Ainsi, froid et ironique - ce sont, là encore, deux traits typiques du dandysme -, Barbey peut être railleur à l'égard du dandy tout comme il peut ailleurs en faire l'éloge: "Il était un grand artiste" (chap. 10). Au fond, la figure qui caractérise le mieux le dandy est celle de l'antithèse qui allie la grandeur au dérisoire: "dieux au petit pied" (chap. 8), "magnifique absurdité" (lettre à Trébutien, 6 juin 1843), ce type d'homme régit un empire de néant. Ce genre de personnage fait encore fureur sur nos écrans.

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12272710098?profile=originalIl y a près de cinq ans, la Communauté française soutenait la réalisation d'un « Guide des sources d'archives d'architecture XIXe & XXe siècles en Communauté française Wallonie Bruxelles » (voir www.aacfwb.lacambre-archi.be), une initiative de l'ISACF La Cambre (aujourd'hui Faculté d'architecture La Cambre Horta de l'Université libre de Bruxelles).
 

Actuellement, la recherche a permis d'identifier près de 150 lieux qui conservent des archives d'architecture en Wallonie et à Bruxelles, dressant un premier état des lieux
de la situation.
 

Le colloque « Les archives d'architecture en Communauté française : quelle politique ? » a pour objectifs de partager cette évaluation, de fédérer les acteurs, d'identifier les questions spécifiques en la matière et de s'informer des pratiques et des expériences qui existent en dehors de la Wallonie et de Bruxelles. Plus spécifiquement, il s'agit de nourrir la réflexion sur des lignes directrices d'une politique publique en matière d'archives d'architecture qui aboutira à la publication d'un « Livre blanc » en novembre 2011 avec une série de recommandations.

Conférence inaugurale

Jean-Pierre Chupin , Ph.D., architecte, professeur titulaire et directeur scientifique du Laboratoire d'étude de l'architecture potentielle de l'Université de Montréal

Mercredi 23 février à 19h30
Traduction simultanée en anglais
Archivage numérique des concours canadiens et re-connaissance de l'architecture
L'architecture est une discipline historique qui se nourrit de son passé tout autant qu'elle puise dans les infinies variations du temps présent pour inventer, analogiquement, son « patrimoine du futur ». On connaissait les possibilités offertes par l'archivage et la documentation des édifices construits, mais on ne soupçonnait pas que l'archivage numérique des projets de concours, réalisés ou non, permettrait de mieux comprendre la migration complexe des connaissances en architecture. Si l'accès libre sur l'Internet de tout ou partie de ces « architectures potentielles » permet au grand public de découvrir la richesse des questions d'architecture et d'urbanisme, seule une politique publique peut garantir la pérennité de ces bibliothèques de projets, de ces formidables réservoirs d'idées et de « solutions à venir », dont l'importance n'a d'égale que la fragilité.

Programme du colloque

 

Jeudi 24 février 2011

9h : Accueil
9h20 - 12h30 : Etat des lieux
Président de séance: Patrick Burniat, AACFWB
9h30 : Actualités de la question des archives d'architecture,
Patrick Burniat, AACFWB
10h10 :
De l'acquisition à la valorisation des archives d'architectes et d'architecture aux Archives générales du Royaume : un défi quotidien,
Pierre-Alain Tallier, AGR
10h35:
Vers une politique des archives d'architecture en Communauté française,
Chantal Dassonville, Cellule architecture - Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
11h - 11h30 : Pause café
11h30 :
Le CVAa, vers un réseau d'archives d'architecture en Flandre,
Sophie de Caigny, Centrum Vlaamse Architectuurarchieven
11h50 : Débat
12h30 - 13h30 : Pause midi
13h30 -17h :
Questions «spécifiques»
Président de séance : Didier Devriese, Université libre de Bruxelles - Département des Archives
13h40 :
Les archives et le droit d'auteur, Ariane Joachimowicz, Association d'avocats Berenboom
14h10 :
Les plus-values de la numérisation, Evelyne Lentzen, Délégation générale à la numérisation des patrimoines culturels - Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
14h35 :
Conservation et restauration des archives d'architecture en deux dimensions,
Anne Liénardy, Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels La Cambre
15h - 15H30 : Pause café
15h30 :
La conservation des maquettes,
Olivier Cinqualbre, Centre Pompidou
15h55 :
Les archives numériques des agences d'architecture: problématiques de création et de conservation,
Valeria Farinati, Archivio del Moderno, Accademia di architettura, Università della Svizzera italiana
16h20 : Débat
17h : Visite des Archives d'Architecture Moderne
(réservation obligatoire)

 

Vendredi 25 février 2011

9h : Accueil
9h20 - 13h:
Le point de vue des institutions qui conservent des archives d'architecture et des utilisateurs
Président de séance : Patrice Dartevelle, Service du Patrimoine culturel, Administration générale de la Culture - Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
9h30 :
Mot de bienvenue : Christophe Pourtois, Directeur du CIVA
9h35 :
Ouverture de la journée par Fadila Laanan, Ministre de la Culture, de l'Audiovisuel, de la Santé et de l'égalité des Chances
9h45 :
Pourquoi conserver les archives d'architecture ?,
Maurice Culot, Archives d'Architecture Moderne
10h10 :
Le Fonds Henry van de Velde de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels La Cambre. Collaborations et partenariats,
Régine Carpentier et Tatiana Geersten, ENSAV - La Cambre
10h35 :
Les archives d'architecture et d'urbanisme conservées par les Archives de la Ville de Bruxelles,
Jean Houssiau, AVB
11h - 11h20 : Pause café
11h20 :
Les archives du patrimoine à la Direction des Monuments et des Sites (Région Bruxelles-Capitale). Gestion & valorisation,
Cécilia Paredes, Administration de l'Aménagement, du Territoire et du Logement, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale
11h45 :
Une matériauthèque au centre des métiers du patrimoine de la Paix-Dieu. Conservatoire et outil didactique,
Anne-Françoise Cannella, La Paix Dieu - Institut du Patrimoine wallon
12H10 :
Recherche en péril ? Vers une vision prospective de la sauvegarde des archives d'architecture,
Sébastien Charlier, Faculté de Philosophie et Lettres, Université de Liège
12h35 : Débat
13h - 14h : Pause midi
14h - 17h30:
Expériences étrangères et projets de collaboration
Président de séance : Jean-Pierre Chupin, Laboratoire d'étude de l'architecture potentielle de l'Université de Montréal
14h10 :
Collecter les archives d'architecture : questions anciennes et nouveaux enjeux,
David Peyceré, Centre d'archives d'architecture du XXe siècle, Cité de l'architecture et du patrimoine (Paris)
14h35 :
The Royal Institute of British Architects: Partnerships and Friendships,
Charles Hind, RIBA
14h50 :
New ways to make architecture archives accessible to a large public,
Alfred Marks et Ferry Piekart, Netherlands Architecture Institute
15h25 - 15H45 : Pause café
15h45 :
Au-delà de la conservation des archives, la question cruciale de leur mise en valeur, Joëlle Neuenschwander Feihl, Archives de la construction moderne, Ecole polytechnique fédérale de Lausanne
16h10 :
Entre « trou de mémoire » et réappropriation : le sort des archives architecturales en République Démocratique du Congo,
Yves Robert, Faculté d'architecture La Cambre Horta, Université libre de Bruxelles
16h35 : Débat
17h - 17h30 : Conclusions 
 

Inscriptions :

Le colloque "Les Archives d'architecture en Communauté française : quelle politique ?" se tiendra les 24 et 25 février 2011

Lieu : CIVA, rue de l'Ermitage 55 à 1050 Bruxelles.
Inscription obligatoire : camara.civa@gmail.com

Conditions :
Les frais de participation sont gratuits excepté que le lunch sera payant et s'élève à 15€ par journée.
L'inscription en ligne ne sera effective que lors de la réception du paiement sur le compte Ing : 630-0126983-69 / IBAN : BE71 6300 1269 8369 – BIC BBRUBB

Merci de compléter le formulaire ci-dessous et de le renvoyer à l'adresse : camara.civa@gmail.com  ou par fax : 00 32(0)2 642 24 55
Madame, Monsieur............................................................ 
Nom................................................................................... 
Prénom.............................................................................
Nationalité......................................................................... 
Institution.......................................................................... 
Adresse du bureau...........................................................
Fonction........................................................................... 
Courriel............................................................................. 
Téléphone......................................................................... 
Gsm.................................................................................
Merci de cocher votre (vos) participation(s) :
o    Sera présent(e) à la conférence de Jean-Pierre Chupin, le 23 février à 19h30
o    Sera présent(e) la journée du 24 février
o    Sera présent(e) la journée du 25 février
o    Sera présent(e) lors de la visite des Archives d'Architecture Moderne le 24 février à 17h
Informations pratiques :
Contact : Lamya Ben Djaffar :
tél : + 32 2 413.34.55
mail : lamya.bendjaffar@cfwb.be
Une initiative de la Communauté française Wallonie-Bruxelles et de la Faculté d'architecture La Cambre Horta de l'ULB

Les Archives d’architecture en Communauté française quelle politique
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JEUNESSE - OH JEUNESSE

 

 

JEUNESSE

 

 

JEUNESSE    OH  JEUNESSE

 

 

COMME UN ECLAIR TU M’AS EBLOUIS !

MAIS TU ES PASSEE SANS DOMMAGE POUR AUTRUI

 

QUARANTE COUPS VONT SONNER ET JE SUIS ENCORE A ME DEMANDER

SI LES 19 PRINTEMPS DE MA FILLE NE SONT PAS LA POUR ME RAPPELER

MES TENDRES ANNEES.

 

 

JEUNESSE  OH  JEUNESSE – JE NE T’AI PAS COMPLETEMENT PERDUE

CAR MES TENDRES ANNEES JE LES AI REVECUE AVEC TOI MA PETITE FILLE

JE LES AI RETROUVEES ET MEME DOUBLEMENT PUISQUE NOUS ETIONS DEUX.

 

 

JEUNESSE  OH  JEUNESSE – SI ON LE VEUT VRAIMENT TU RESTE

ET TU NOUS ACCOMPAGNE TOUT AU LONG DE CETTE VIE

QUI VAUT VRAIMENT LA PEINE SI ON AIME ET ON RIE !

DE LA VOIR PASSER AVEC PEINE ET NOSTALGIE DE NE POUVOIR AVOIR DEUX

VIES

 

 

 

FLORA

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LA VIE

 

LETTRE A LA VIE…..

 

Citation de ma petite sœur Petite Marie

‘’je suis car je pense…je pense car je vis…je vis car j’avance…’’

 

Le Plus précieux joyau et une merveille de la nature

La plus belle chose « LA VIE »

 

Merci maman, merci papa

grâce à vous je suis là,

et depuis toujours j’adore la vie

 

Dans les mauvais moments, j’ai été heureuse

de vivre, de respirer, de souffrir, d’aimer,

d’être mère et d’avoir donné la vie, d’être grand-mère

à mon tour, car la vie donne la vie, et je continue

de vivre, de respirer, de souffrir et d’aimer encore

et encore et c’est un sentiment merveilleux.

 

Dans les bons moments, je suis émerveillée et tous

mes sens sont en éveils, pour profiter pleinement

de ces moments magiques

Vivre, respirer, aimer, souffrir et donner le meilleur

de moi- même à ceux que j’aime 

souvenirs des bons et mauvais moments, mais que

je garde précieusement pour les raconter à mes

petits enfants

 

et leur dire que j’adore la vie et…

 

déjà cité  ‘’qu’elle vaut vraiment la peine, si on

                  aime et on rie, de la voir passer avec

                  peine et nostalgie, de ne pouvoir avoir

                 deux vies’’

 

Merci maman, merci papa, de m’avoir donné la vie

 

Flora

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