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Petit dialogue "le regard".

 

-          Je ne vous regarde pas, je ne peux pas.

 

-          Pourquoi ?

 

-          Vous m’entendez trop lorsque mes yeux sur les vôtres se posent !

 

-          Qu’entends-je ?

 

-          Les mots dans ma tête indisciplinés, qui résistent, s’obstinent à ne point mourir en attendant les vôtres qui       tardent, s’éternisent dans l’absence.

 

-          Mais je vous regarde, rien de plus, rien de moins !

 

-          C’est terrible alors ; savez-vous que les mots s’entendent même lorsqu’ils se taisent ; le regard est une frontière fort insuffisante, l’alliée des sentiments voilés !

 

-          Oh mais que me reprochez-vous ?

 

-          Simplement votre silence faisant un boucan d’enfer dans mon obscurité où mes mots s’éclaircissent au contact de l’encre bleue ; de noirs ils deviennent « marine », audacieux malgré eux, en équilibre, moins fragiles !

 

-          Vos paroles m’étonnent, mais que puis-je répondre ?

 

-          Oh ne dites rien, mais continuez à me lire, me toucher de cette manière là ; l’écriture étant d’une certaine façon un regard adressé à vous, à l’autre : Une géographie intime que je vous laisse découvrir  ; Ma plus grande part de féminité.

 

-          Je vous lirais toujours !

 

-          Oh c’est un Monde de ne pouvoir dire les choses plus simplement, avec ses lèvres, avec ses yeux, d’écrire continuellement.

 

-          C’est le vôtre, n’est-ce-pas là l’essentiel ?

 

-          Peut-être, je vous l’accorde. 

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Monsieur Robert Paul.

Il marche sous la pluie de Novembre, le parapluie inclné en direction de la bourrasque, c'est signe de détermination poétique, courber son parapluie. Les autres passants, plus terre à terre sans doute, ne marchent plus et se sont abrités sous les porches, dans les abris que leurs offrent les quelques arbres qui restent encore debout dans cette avenue large, si large qu'elle fait penser à l'Escaut du temps jadis, de ce temps ou les peintre y plantaient leurs chevalets et ou les poêtes s'y pendaient sous les ponts, mettant fin à leurs jours.

Il y avait aussi, quelques dessinateurs venus du haut de la ville pour immortaliser le vent, les gouttes d'eau, le vide de la nuit.

Monsieur Paul, défiant les automobiles et les fiacres, les vélomoteurs et les cylindres des géantes cylindrées, n'avait de cesse de saluer ceux que le maire de la ville appellait ses enfants. Pour nous, artisans qui rêvions de devenir artistes, la gloire n'était rien à moins d'être bénie et paraphée par le sourire ou l'apostrophe de Monsieur Robert Paul. 

L'art d'aimer l'art, une fameuse cuisine qui demande mieux que de bonnes épices. Le voici qui nous construit une maison sur la gauche de l'aube, une auberge à l'orée d'un escalier interdit ou encore, un boudoir rigolo pour nos soirs de misère. Vous l'avez déja vu sourire, amusé de nos cabrioles colorées ? Avez-vous déja saisi une émotion inconnue dans ses yeux de maître d'oeuvre ?

Glissez-vous sous son parapluie, sous ce royaume secret se cache le reflet de la ville, de nos pas, de l'infinie attention de l'homme pour ses petits cabotins. Mais il sait si bien pardonner lorsque le vert déborde et que les voyelles s'emballent. Il est l'heure. On se boit un café, à l'abri, chez lui, chez vous, chez nous. Have a good evening dear Mister Paul. 

 

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Il s'agit d'un ouvrage de Maurice Barrès (1862-1923, publié en 1921. Barrès explique lui-même, dans la préface, qu'il a pris le titre de ce livre sur la facade "rococo" de l'église "Santa Maria della Passione" à Milan. Il ne faut pas y voir seulement l'effet du hasard. "Amori et Dolori Sacrum" devait servir de prétexte à l'écrivain lorrain pour exprimer l'idée essentielle de sa propre philosophie esthétique: l'union de l' art et de la vie. "Toutes les réalités où s'appuient nos regrets, nos désirs, nos espérances, nos volontés, se transforment à notre insu en matière poétique". N'y a-t-il pas dans l'art rococo, si facilement décrié par tous ceux qui ne le connaissent point, un sens, voire un besoin du drame? Là où l'on ne voit que prétextes à décorations inutiles, n'y a-t-il pas, au contraire, tout le drame de l'homme, c'est-à-dire sa faiblesse devant le cosmos et sa précarité en face de son destin? Le drame de l'homme -Barrès nous l'apprend dès les premières pages de son livre -est qu'il n'y a pas de volupté profonde sans brisement de coeur. Amour, douleur et mort sont les trois dimensions du monde dans lequel l'homme joue, pleure, évolue. Ce drame de l' "impermanence" de l'homme dont les besoins sont par ailleurs "infinis", est évidemment romantique; mais il est aussi, pour nous qui le voyons avec le recul nécessaire, le drame du "rococo" où la recherche de l'espace et l'ordonnance quasi symboliste des décorations, des fleurs et des panaches cachent presque toujours une infinie tristesse.

"Amori et Dolori sacrum", qui est de la même veine que "Du sang, de la volupté et de la mort", comprend six chapitres: "La mort de Venise"; "Stanislas de Guaita"; "Une impératrice de la solitude"; "Souvenir de Pau en Béarn"; "Leconte de Lisle"; "Le 2 novembre en Lorraine". Les trois premiers chapitres sont les plus importants, car, indépendamment de l'abondance, au demeurant bien venue, de leur texte, ils montrent les qualités exceptionnelles de caractère et de passion de personnages que, sans Barrès, nous n'eussions peut-être pas connus et qu'en tous cas nous eussions moins aimés. -Venise, qui meurt lentement sur la lagune où croissent les fièvres paludéennes, apporte certaine mélancolie pernicieuse à ceux mêmes qui la choisissent pour y chager le cours de leur destin ou pour y mourir. Tour à tour, Maurice Barrès évoque le souvenir de Goethe, de Chateaubriand, de Byron, de Musset et de George Sand. Il parle de la mort du peintre lorrain Léopold Robert, "qui se sentait malade du mal de ceux qui désirent trop". Il nous dit que Richard Wagner, après être venu à Venise en 1857 pour y écrire le deuxième acte de "Tristant et Iseult" y meurt un quart de siècle après. Entre la Venise des doges, disparue depuis longtemps et celle des toutistes et des marchands, l'on préfère, à qui sait comprendre la beauté intérieure des choses, la Venise agonisante et pauvre où persistent, en dehors des sacrilèges des reconstitutions, tant de prestiges et de charmes. La Venise du Carnaval, joyeuse et brillante, celle des courtisanes, des loups et des intrigues, n'est pas nécessairement la plus authentique, et barrès de nous donner à cette occasion l'une des meilleures définitions du drame "rococo", de ce drame qui tout entier se trouve, dans la musique de Cimarosa et de Mozart et qui nous force à penser, malgré nous, au destin de Don Juan: "C'est quand Venise met son masque de satin noir qu'elle multiplie ses puissances de tristesse".

"Stanislas de Guaita", occultiste, psychologue, philosophe, et pour tout dire poète, "s'enfermait dans la catégorie de l' idéal". Guaita, poussé par un sens religieux fort rare, devint historien des sciences occultes. Sa vie, avenue Trudaine à Paris et dans son château d' Alteville en Lorraine, montre les étapes parcourues par une âme qui voulait, avec la certitude confiante des obstinés et des idéalistes, une société régénérée, une beauté morale sans cesse plus pure, - "Elisabeth de Bavière": ces pages furent, dans leur forme primitive, destinées à préfacer un ouvrage du docteur Constantin Christomanos, un des familiers de l'impératrice. Cette femme belle, forte, sensible à l'excès, et qui devait mourir si bêtement poignardé par un imbécile, Luccheni, resta toute sa vie animée d'un "invincible dégoût de toutes choses", en communion perpétuelle avec l'idéal et la mort. -"Pau", comme Hyères et Menton, apprendrait-elle à ceux qui y viennent goûter la douceur de son climat, qu'il faut parfois mourir dans la quiétude et la paix d'un beau paysage? "Quel amour de la vie, quelle tristesse sans voix de se savoir périssable!" Ce pèlerinage de l'artiste aux cimetières, cette nécessité sentimentale de trouver des disciplines spirituelles là où la mort a vaincu l'homme tout chargé qu'il est du poids de son amour et de sa poésie, Maurice Barrès nous l'explique dans une simplicité tragique: "Je pense qu'il faut aller aussi dans les endroits où l'on meurt, pour apprendre à se résigner".

Ce livre est celui d'un voyageur et d'un amant. Il mêle, à la connaissance des choses, le "Moi" barrésien de l'artiste délicat et sensible jusqu'à l'émotivité et c'est pourquoi, malgré son romantisme apparent, il reste de tous les temps.

 

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J'ai tellement soif (Mi-e asa sete)

 

J'ai tellement soif

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 (musique, paroles, voix, guitare: Antonia Iliescu)

J’ai tellement soif

Je voudrais boire la nuit

Avec tout son fleuve noir

Qui la porte sur les bras

Je voudrais mordre

Le croissant de feu de la lune

Je voudrais siroter les étoiles

De ce verre d’obscurité embrasée

Mais la nuit me dévore, me dévore, me dévore…

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La nuit me dévore

Dans les cris des lointains horizons

Et  des stridents parfums d’été

Le sommeil m’est ravi

Le sommeil m’est endormi

Par cette merveille noire : la nuit.

Je voudrais siroter les étoiles

De ce verre d’obscurité embrasée

Mais la nuit me dévore, me dévore, me dévore…

 

 

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À la pensée de l'impuissance

 

Deux grandes croix pour annuler

Les strophes que je viens d’écrire.

Ne suis surprise ni troublée,

Ce jour n’a rien pour me séduire.

 

Le ciel, distributeur de joie,

Par sa beauté époustouflante,

Est figé au-dessus des toits,

En une pâleur attristante.

 

Mais je demeure sans bouger

Dans un silence confortable,

Oublieuse de mes projets.

L’indifférence m’est aimable.

 

Lors, soumise à l’accoutumance,

Privée de grâces à savourer,

À la pensée de l’impuissance,

Je transcris pour me rassurer.

 

20 novembre 2011

 

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IMPOSSIBLE AMOUR

extrait de IMPOSSIBLE AMOUR
LA DAME EN MAUVE

Extrait a colon

À toi

Ce mars 1998

Au soleil couchant, je métire dans un rayon en son déclin

La voix de Renata Scotto sélève pure, claire et je demeure, à lécoute, le geste suspendu ému de tant de beauté et me sens nu de tout passé. Il me plaît demmener ma Dame en Mauve comme Don Quichotte sa Dulcinée Au pays de lau-delà. Tout est possible puisque le temps lui-même est un leurre. Ma pensée sélance de Renata à Ma Dame en Mauve. S’élance de ma Raison à mon Imaginaire.

Ma Dulcinée. Je ne puis vous occire moins encore castrer ma propre imagination Kierkegaard na-t-il pas dit « La vérité se vit et s’éprouve » Je vous ai tellement éprouvée !

Le timbre du téléphone grelote, une voix, un message, je ne bronche pas.

Ce message dénoyaute mon rêve me laissant une pensée dynamitée, éclatée. Téléphone ! Mine anti personnelle ! Il sonne, sonne, sonne, impératif. Renata chante fortissimo, le téléphone sonne sonne, sonne

Tu mécris : « À défaut d’avoir l' amour que tu désires, contente-toi d’un amour plus calme, plus rassurant »

Je me tords de rire en songeant à cette phrase. Tu parles d’une joie de vivre ! D’un élan ! D’un don, d’une amplitude de sentiments. Les gens sont parcimonieux de leurs propres sentiments et conçoivent très bien

LA PASSION SELON SAINTE COUETTE

Il ne sert à rien de vouloir communiquer. Communiquer avec qui ? Un trou ? Le vide ? Pourquoi me faut-il quitter mes rêves ? Pour entendre et voir les gens greloter de peur, la crainte est à ce point chevillée, inhérente à. l'être que même aimer l’action, le faire, « aimer » doit se réaliser avec le bon dosage, en toute sécurité. Certes, la découverte de la vérité ne peut s’éprouver quà travers le stable, le durable, le quantifiable mais, l’amour EST mouvance, élancement, imagination libre. On ne peut mathématiser les élans du coeur, moins encore, en faire son deuil. Je préfère aimer jusquà la lie que de périr d’ennui. Jai un penchant certain pour les amours maudits, impossibles. Les amours « casse-gueule » Profonds comme des gorges torrentielles ; Tortueuses comme des noueds de vipère. Des amours, tour à tour, affilés ou veloutés mais passionnants Je coupe net à cet amour popote que tu me proposes ; Sans doute, suis-je plus déséquilibré qu’il ny parait ; J’en accepte laugure

DIMANCHE

Au son de l’accordéon, que dis-je ? Des accordéons éclatent les pasodobles, tanguent les javas. Au son de l’accordéon je joue avec mon Game- boy (un jeu de rôle) que “jai entamé il y a une bonne année. Au son dun tango, je revois furtivement ma Dame en Mauve. Un songe, un rêve, une illusion me pince le coeur mais, « le mauve » me sied.

Je feuillette, toujours au son de l’accordéon, les Pensées de Pascal (Ce qui est aussi irrévérencieux qu'un juron à la Grand-messe.) Je lis, également, les comptes rendus des années quarante 45 pour répondre à un nouveau au club ; un avocat qui ma énervé en chantant les louanges de Degrelle Je t’oublie dans ‘lactivité vois, je t”oublie, oublie, oublie ; Vois, comme je suis raisonnable je moccupe !

Lundi

Dans le plus grand silence, je dirais presque monacal, jai monté l’habitat de « VAILLANTE » La petite fourmi Je moccupe.

Hier, j’ai réparé une sonnette palière pour ma voisine. J’ai branché un timbre plus aigu. Jai cru qu'elle n”allait pas s’arrêter de me remercier Je m’occupe Je bricole à tourne vis que veux-tu Cet après midi je vais monter une voiture de sport miniature avec moteur et tutti quanti Vois je m’amuse.

.

Mozart fils, emplit mon coeur Ce fond sonore convient très bien pour les aventures de Nivard de Chasse-pierres maitre verrier. Je suis occupée de livre le livre de Bernard Tirtiaux. Le Passeur de Lumière. Je fais une orgie de lecture de musique d’oubli ; Je me noie Au secours ! À toi !

Bientôt Pâques, ma Dame en Mauve s’en va, là-bas, très loin près du village de Laleux. Pour combien de temps ?

Peu importe. Quand revient-elle ? Sans importance ; j’ai lhabitude, je me laisse aller, laisse couler le temps et me berce de souvenirs.

À tout hasard, bonnes fêtes de Pâques

PB

Lisez Quartier Nord Centre millénaire
écrit par une sénior pour les séniors
http://aristide3.aceblog.fr


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NON MERCI...

 

Je n’en veux pas de votre automne

Ne compte-t-on l’âge en printemps ?

Je refuse d’être gentille bobonne

De vivre enfin il est plus que temps

 

Et puisque je suis née en automne

J’exigerai mon premier printemps

Et ses émois même si je grisonne

J’ai jusqu’ici assez perdu de temps

 

Et si je ne connais plus d’autre été

J’aurai vécu une belle vie à l’envers

Conjuguée au présent sans le rêver

Ni avoir peur du trop lointain hiver

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Phoenix se traîne… Elle est au jardin, lieu propice à la réflexion.

Elle n’arrête pas de penser à celui pour lequel son cœur bat…

Elle n’a plus reçu ni bisous ni nouvelles de lui depuis belle lurette.

L’a-t-il oubliée ? A-t-il trouvé mieux à Brocéliande ? Préfère-t-il garder ses distances ? N’était-elle pour lui qu’une passade ?

Elle sait qu’elle n’est pas de celles qui attirent immédiatement l’attention… Merlin, lui, n’a que l’embarras du choix… Elles ne demandent toutes qu’à lui tomber dans les bras…

Un enchanteur enchante, n’est-ce pas ???

Et puis, il a un de ses sourires à vous faire fondre immédiatement… Un sens de l’humour qui est du meilleur ton, attentionné, galant… Comment ne pas tomber amoureuse de lui ?

Mais cette Mélodia ne lui dit rien qui vaille… Un homme, tout magique qu’il soit, n’en reste pas moins un homme… Et elle a tous les atouts pour faire tomber le plus fidèle d’entre eux…

La nuit est tombée depuis longtemps… Mais il fait si bon… Et puis toutes ces étoiles… Elle songe aux poupées magiques et à tout le travail qu’elles ont… Rallumer toutes les étoiles de ceux qui n’ont plus d’espoir… En cette période morose, elles ne doivent pas chômer…

Soudain, à ses pieds, se pose doucement une petite étoile toute frêle… Mais si lumineuse que  la nuit  paraît être jour… Pas de ceux illuminés par le soleil… Non, d’une autre clarté, plus colorée, plus enchantée… Magique !!!

Elle n’ose la toucher, de peur de l’éteindre… Elle ne veut perdre aucun instant de ce tableau qu’elle ne reverra pas de sitôt…

Lentement, elle se sent envahie d’une douceur et d’une chaleur bienfaisante… L’étoile irradie au fond de ses tripes… Après un long moment, le petit astre s’adresse à elle… Pas de vive voix, non, cela se passe à l’intérieur d’elle…

« Bonjour ! Je suis une de tes bonnes étoiles… Envoyée par les poupées magiques… Très inquiètes… Tu sais que rien ne leur échappe… Elles savent que, pour toi, ce n’est pas la grande forme. »

« En effet, je ne cesse de me débattre. Merlin me manque tant. Avec lui, je me sentais forte, vivante et libre… Dans ce monde, je n’ai personne… Je vis en recluse et mes jours se sont transformés en nuit profonde »

 « La nuit noire et profonde n’existe pas…

Il y a toujours dans le ciel, même s’ils sont cachés par les nuages, une étoile, une comète, un astre lumineux auxquels s’accrocher…

C’est une superbe idée qui permet de rester debout et de continuer d’avancer quand on a tout perdu…

N’empêche que ça ne reste que la nuit… Un jour, il faut se réveiller et vivre en pleine lumière…

Le soleil a cela de plus beau que la lune, qu’il réchauffe, fait grandir et évoluer… »

« En effet, tu as raison… Je ne pense vraiment qu’à moi et je me complais dans la mélancolie… Il est temps pour moi de voir le jour…

Belle leçon de la nature quand j’ouvre la porte… Ce n’est plus la nuit et pas encore le jour…

Les oiseaux de la nuit laissent tout doucement la place à ceux du jour… Bien plus colorés, au chant plus mélodieux… Une mélodie pour moi seule qui respire à pleins poumons cet air que les « vivants » dormant encore n’auront pas l’occasion de respirer…

Cette odeur de nuit qui s’endort… Mêlée à celle de l’herbe couverte de rosée à laquelle la lumière du jour donne une brillance sublime… Il n’y a qu’à ces moments-là que j’ai l’impression de tenir tous les trésors du monde entre mes mains, que j’ai cette sensation que rien ne pourra m’arriver…

Ce n’est pas possible, devant tant de beauté… Je suis vivante !!!

C’est à mon tour maintenant… Nul ne sait ce que sera le jour mais je suis ici et maintenant dans cet instant bien précis…

C’est un peu comme, après les fêtes, quand on remet en place la décoration, une nouvelle année débute… Il est temps de décrocher les étoiles… Une nouvelle vie commence…

Arrêtons de nous chercher des excuses ou des causes de… Ben oui, on ne nous a pas appris à être humains… On aurait voulu que nous soyons des dieux… Ou des statues de pierre…

Oser le bonheur… En adulte… Se réjouir de chaque instant qui n’a pas été mal…  D’un sourire… D’un moment de complicité… Tout ça est au fond de nous… Le plus con est qu’on le sait… On dit « oui, oui », et pourtant…

Tant pis si je n’entre dans aucun moule, si parfois je sombre, si je déteste le vert, si j’ai peur du noir, si je suis fragile… Personne ne me demande d’être autrement après tout… Sinon moi-même…

Et à quoi cela servirait-il ???

Bon ben, la lumière m’attend… »

Ce faisant, elle esquisse un pas de danse tout en agitant la main pour saluer la petite étoile qui regagne lentement le ciel.

Phoenix se sent ravigotée… Merlin ne voulait plus d’elle… Soit, elle n’en ferait pas une maladie… Un jour peut-être, il lui reviendrait… Peut-être pas, on ne peut forcer le destin… Mais il lui avait donné la force de se battre et d’avancer quoi qu’il lui en coûte.

C’était maintenant que tout commençait pour elle.

Même le ciel était attentif à sa petite personne… Les poupées magiques et Nymphea continuaient de veiller sur elle… Rien ne pouvait lui arriver…

 

 

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Le feu de bois

Le feu de bois

 

Ce petit crépitement qui chante et craquette en consumant la bûche…

 

Il y avait si longtemps que je n’avais plus allumé de feu de bois à la nuit tombante.

 

Le froid a envahi soudainement le petit salon qui donne vue sur le jardin. Alors, frissonnant, j’ai retrouvé cette vieille habitude : faire une boule avec un vieux journal, le recouvrir d’écorces, de pommes de pin ou de petits bois secs, déposer une bûche par-dessus le tout et craquer une allumette, bien sûr.

 

Bonheur de retrouver cette douce lueur de la flamme qui danse en pourléchant les rondeurs du bois sec.

 

La sournoise fumée plonge la pièce froide dans un épais brouillard. Mais c’est la chaleur du feu naissant qui compte. Le petit cric-crac du bois qui pète avec ferveur, semble n’avoir jamais cessé. Je deviens ma propre flamme, aux yeux lumineux, aux reflets chatoyants dans les cheveux.

 

Ce n’est pas le feu qui se propage à mon corps. Non, le rougissement de la bûche de hêtre coupée deux ans plus tôt dans la forêt voisine donne la douce sensation d’apaisement et de bien-être à mes petits petons engourdis par le froid.

 

Dehors, le vent glacial entraîne les gros flocons aux éclats d’argent sous le clair de lune dans une danse frénétique.

 

Remontent alors les souvenirs d’antan, les chemins parcourus chaussée de grosses bottines, un sac sur le dos, avec la sensation du bout du nez glacé, des lèvres sèches et des deux joues gercées. Des soirs d’hiver où je me calfeutrais, des matinées en partance pour le lac gelé, avec derrière moi maman qui s’affaire aux fourneaux, le bouillon de légumes qui mijote, et papa qui s’inquiète.

 

Le lac gelé ouvre toujours la porte aux hardies pirouettes effectuées du haut de mes patins à glace, sous un soleil timide qui tente de chasser la brume matinale, le pas tout à fait sûr. C’est prévu pour glisser tout doux, tout sage, attentive aux craquements de la glace trop fragile.

 

Dans la douce chaleur de la bûche qui crépite, je savoure l’instant à la cadence des flammes qui évoquent, l’air de rien, mes souvenirs les plus chers.

 

Deneyer Viviane 19/11/2011

 

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administrateur théâtres

12272766897?profile=originalLa Missa Solemnis de Beethoven, mardi 15 novembre à 20h aux Beaux-Arts de Bruxelles  12272767492?profile=original

 

 

20:00, HLB : Orchestre des Champs-Élysées

Philippe Herreweghe direction - Hanna-Elisabeth Müller soprano - Gerhild Romberger alto - Benjamin Hulett ténor - David Wilson-Johnson basse - Orchestre des Champs-Élysées , Collegium Vocale Gent , Accademia Chigiana Siena

Ludwig van Beethoven, Missa Solemnis, op. 123

 

A la tête de l’Orchestre des Champs-Elysées et du Collegium Vocale de Gand, Philippe Herreweghe dirigea la Missa Solemnis de Beethoven, mardi 15 novembre à 20h aux Beaux-Arts de Bruxelles. Sur scène on retrouve un merveilleux quatuor de solistes : la soprano Hanna-Elisabeth Müller , l’alto Gerhild Romberger, le ténor Benjamin Hulett et la basse David Wilson-Johnson.

 La Missa Solemnis opus 123 est une  composition liturgique de Ludwig van Beethoven, d’une durée de plus de quatre-vingts minutes, son œuvre la plus longue. Considérée par le compositeur comme « sa meilleure œuvre, son plus grand ouvrage ». L’effectif orchestral impressionnant est entouré  d’un chœur à quatre voix et d’un quatuor de solistes qui font de cette œuvre un monument, une  véritable arche musicale. L’humble Philippe Herreweghe est  un Noé capable de parler à tous, dans la discrétion, presque dans l’intimité. A mains nues.  On se demande quelle église, quelle cathédrale pouvait abriter un tel ensemble de musiciens et de chanteurs. La belle salle Henry Le Bœuf était certes un écrin approprié pour ce monument musical si sculpté et si raffiné. L’écoute du public est  d’emblée, respectueuse.

A commencer par « le Kyrie » dont le « K » éclate  d’abord comme un fruit mûr, puis  il nous livre nombres de vagues et d’ondes de supplications, comme fusant de  la barque biblique. Fort de la grâce acquise par le repentir, le Gloria fracasse la voûte céleste. Il y a ce déchirant « Glorificamus te ! ». Une pause instrumentale prépare l’entrée triomphale des Solistes qui entonnent le « Gratias agimus tibi ». Ils produisent  des croisements de volutes vocales d’une perfection extraordinaire et d’une puissance étonnante. Le « Miserere » se gonfle d’humilité tandis que le « Quoniam passus est » brûle de violence. Le finale exultera. Des mains humaines pétrissent le pain céleste. Celles de Philippe Herreweghe. Les solistes démarrent « un Amen » vibrant qui rappelle le fracas du début. Et  totalement déployés ils reprennent les nœuds  inouïs du « Gloria », pour tisser une voile au vent divin.  

 

Le « Credo » inaugure des sonorités puissantes, ardentes, en crescendo, soutenues par les bois. « Descendit »  énoncent 4 ténors du chœur. Et le relief de « Incarnatus est »  est longuement poli et modelé par  le ténor soliste. Dieu fait chair.  Fusent les regrets amers et la souffrance du « Crucifixus » . Chaque mot de cette œuvre est une prière en soi. « Passus et sepultus est » est chanté par et pour la multitude qui s’aperçoit de l’ampleur du sacrifice. Glorieux, grandiose et brillant, voilà le « Resurrexit » ! Les sopranes cueillent la musique et les instruments rétablissent un calme propice au quatuor vocal. Violons et flûtes se glissent jusqu’au ciel. Joie.  Trois accords nets  annoncent une dernière louange qui se fond dans les instruments. Du tout grand art ! Comme si tous les sentiments tournés en musique se dissolvaient dans une ascension éperdue  de l’esprit.

De sombres notes débutent « le Sanctus ». Les cuivres sont emplis de déférence pieuse. « Le deus Sabbaoth » est presque murmuré avant l’élan des sopranos. Mais elles sont déjà si haut ! Violons, violoncelles semblent caresser de leurs mains  le Dieu fait homme. Violons et flûtes redoublent de soins et de tendresse. Est-ce que la Vierge elle-même est à l’archet ?  Dans « le Benedictus », l’homme s’efface devant l’indicible majesté du divin. Tout le plateau se lève, les percussions tonnent ; le violon, les yeux fermés, n’a pas lâché sa louange et entame un solo exalté. La voix pure de la soprano se mêle à celle de l’alto, l’humanité se berce au creux de la main de Dieu. « Qui tollis peccata mundi » évoque cette folie divine qui nous arrache à la mort. Le violon qui s’était évanoui revient avec tendresse sur la  dernière note et la promesse, toutes deux  tenues.

« L’Agnus Dei » est un mystère d’imbrication. Par-dessus les instruments, vibre la basse ; puis le duo des alto et ténor transfigurés se répond. La soprane magnifique joint sa voix, humble et noble à la fois… et le chœur chante déjà, miroir de l’invisible.

Les voix supplient que ce soit la paix qui l’emporte. Des quatre coins du monde, la demande pressante est universelle.  Les instruments  semble faire diversion et jouer la débandade mais la clameur reprend, harmonieuse. La  musique fourmille de rebondissements à l’infini. Chacun y va de sa note plus légère que l’air, murmurée sur les ailes de l’espoir. C’est un spectacle d’une vitalité  radieuse. Tous les spectateurs en sont épris. Tous ont vécu l’expérience extraordinaire d’une musique complexe en renaissance perpétuelle.   La salle entière exulte.

L’Orchestre des Champs-Elysées, qui joue sur instruments d’époque, fêtait à Bruxelles sous la direction prestigieuse de Philippe Herreweghe, ses 20 ans de résidence.

 

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http://www.bozar.be/activity.php?id=11019&selectiondate=2011-11-15

 

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Soirée automnale,

 

Ciel rouge,

 

obscure arborescence nue,

 

indéfinie et silencieuse.

 

Fin d’automne,

 

seuil du soir,

 

baille la rose assombrie.

 

Crépuscule qui descend,

 

tout doucement,

 

nuit minuscule,

 

incomplète et sans lune.

 

Ton regard bouscule mon cœur,

 

presque l’arrête, le désoriente,

 

le hante.

 

Cœur qui s’effraie de son chant,

 

bien trop ample, bruyant ;

 

peur que tu l’entendes un seul

 

instant !

 

pudeur.

 

Puis,

 

s’endort la rose brune,

 

nuit noire et pleine,

 

si légère à présent.

 

Mère pour la terre.

 

 

 

 

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Retour de la nuit

 

 

Haïkus

 

Je ne peux dormir,

Douillettement dans mon lit

Je pars en voyage.

...

Mon guide me mène,

Ouvre les portes fermées,

A toutes les clés.

...

Mon ami arrive

Il va jouer du violon.

Ma joie est immense.

...

J’écoute ravie;

Des airs de valses m'enchantent

Mon âme s’endort.

...

24 mai 2009

 

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administrateur théâtres

 

 Sylvie NICOLAÏ  est  Clara SCHUMANN  

dans Clara et Robert SCHUMANN 


de l'auteure belge Sylvie Nicolaï

 

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spectacle créé par LE THEATRE DU GRAND MIDI à L'XL THEATRE

 dans le cadre du  FESTIF'FESTIVAL 2011 - La parole est aux Jeunes Artistes  du 15 au 19 novembre à 20h30

 

 

                                                            &

 

 

 

Emilie DUVIVIER  est La MALIBRAN 

dans UNA VOCE POCO FA 

de  l'auteure belge Sandrine WILLEMS

 

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spectacle créé par LE THEATRE DU GRAND MIDI à L' XL THEATRE


 

du 15 au 19 novembre à 20h30

 


  

 

                                                    Deux destinées extraordinaires: Clara et Maria,

Deux femmes extraordinaires. 

 

Elle s’appelait Clara. Femme de tête et de cœur,  amante et mère incomparable. Une princesse sombre. Elle s’appelait  Maria. Irrémédiablement belle, riche et intensément jeune. Une princesse blanche.

Toutes deux vivent la passion d’un homme entre tous et de la musique. Toutes deux subissent la tyrannie de  pères autoritaires. Pour l’une la passion devient constructrice, pour l’autre destructrice. Le spectateur est captif entre ces deux faces de la féminité qui lui sont tendues comme un miroir, fondement du théâtre.

 

Les deux interprètes de cette rencontre poétique et musicale sont habitées par la fougue du  romantisme. Toutes deux, anciennes élèves de Bernard Damien, ont accompli un travail magistral   de création et d’interprétation. La création de Sylvie Nicolaï est un patient  travail d’assemblages des lettres  enflammées qu’échangèrent Clara et  Robert Schumann. L’ensemble est  mis en scène avec vivacité et amour palpable. Ce texte volubile retrace leur histoire d’amour avant que le compositeur ne sombre dans la folie, la laissant à la tête d’une nombreuse progéniture.

 

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 Emilie Duvivier reprend le texte splendide et touchant de Sandrine Willems,  jeune auteure belge vivant à Nice, qui retrace la vie éphémère de Maria Felicia Malibran. E.E Schmitt dirait « chacun sait qu’une biographie est une autobiographie sincère. En croyant parler d’une autre, on parle sans fard de soi ». Les deux comédiennes mettent tant de cœur dans leur interprétation qu’on ne peut pas les imaginer étrangères au texte et uniquement interprètes. Ou alors elles possèdent un talent hors du commun. 

Toutes deux nous livrent ce qui se passe  au-delà des mots et nous tendent ce miroir dans lequel elles et nous, pouvons nous voir. Toutes deux pénètrent avec talent ce que ces deux personnages féminins extraordinaires éprouvent. Clara : « Je veux vivre et vous chérir et me souvenir ! » Maria : «Je te donne ma vie, mais je ne vis plus ! ».  Puis au bord du désespoir : « Encore vivre, encore chanter ! » alors qu’elle agonise à 28 ans après une chute mortelle à cheval. « Un amour, enfin à sa hauteur ! »



 

Il y a  un formidable crescendo entre les deux parties du spectacle. Emilie Duvivier ajoute tout son corps rayonnant sur le plateau. Et une lumière incandescente. « De ma voix, je pouvais faire n’importe quoi. Trois octaves balayées d’un souffle. » Tout en elle est vibrant, intense et juste. Sa voix souffle des confidences à des spectateurs assis au premier rang devant un décor éblouissant de blancheur. Des bribes de  mélodies inoubliables de Maria sont ressuscitées avec une justesse  surprenante. Elle avoue que l’acharnement du succès et l’angoisse l’ont fait vivre comme une bête traquée aux côtés d’un père tyrannique. Que « les jours les plus heureux de sa vie » étaient avec Bellini, qui ne la désirait pas. Elle soupire avec amertume que les gloires de l’art lyriques « sont aimées pour ce qu’elles font, pas pour ce qu’elles sont ». Une question qui nous vrille le cœur. Tout son corps « impossiblement beau »  et rose de féminité palpite, bondit et se terre  comme un  animal en souffrance, l’émotion nous étreint. Le sourire se perle, la bouche frémit, les ongles écarlates agrippent sa tunique vaporeuse  de déesse.  Ses yeux radieux nous transpercent, et  tout en elle confesse avec passion  son histoire malheureuse à cet enfant mort en son sein. Les noces de la scène et de la comédienne lui font tout donner d’elle-même.  Le spectateur est subjugué. Par le texte et par l’actrice.  « Qui a goûté à l’ovation d’un public ne peut plus s’en passer ». Ce spectacle d’exception le prouve en tout cas.

 

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UN PEU DE PUB...

Ca y est!!! La maintenance est enfin terminée...
Alors, si vous aimez lire, si vous avez envie de faire plaisir...

"S'il-te-plaît, dessine-moi un mouton" est la transposition imaginaire d'une réalité parfois douloureuse...

"Le Septième Paradis", pur produit de l'imagination en partant d'une expression courante "le septième ciel". Pour y arriver, il faudrait donc auparavant passer par les six autres... La suite des aventures de Merlin et de la petite vieille qui était venue frapper à sa porte en lui demandant de lui dessiner un mouton...

"La petite fille qui aimait trop... (les st honorés)" est biographique et ne paraîtra jamais en Belgique pour des raisons personnelles.

Si vous êtes intéressés, soit vous cliquez sur le lien qui suit en passant commande en ligne avec une carte de crédit soit vous me contactez via la messagerie...

http://www.thebookedition.com/livres-yvette-h-auteur-39604.html
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Du sang, de la volupté et de la mort

Il s’agit d’un recueil de proses de Maurice Barrès (1862-1923), publié à Paris chez Charpentier et Fasquelle en 1894.

 

Composé de vingt-six textes répartis sur quatre sections ("Idéologies passionnées"; "En Espagne"; "En Italie"; "Dans le Nord"), le livre combine nouvelles ("Un amateur d'âmes"), études ("l'Évolution de l'individu dans les musées de Toscane") et descriptions ("Sur la volupté de Cordoue"; "les Jardins de Lombardie") où l'état des choses donne accès à autant d'états d'âme. L'unité s'y fait peu à peu, lyriquement, dans la recherche d'un frisson par quoi "composer une vie intense et contrastée".

 

Rien ici de convulsivement décadent, malgré l'effet d'accroche du titre, habituel chez Barrès (ni l'Ennemi des Lois ni Toute licence sauf contre l'amour ne dépasseront pareillement un anarchisme distingué), qui préfigure aussi par là le livre jumeau Amori et dolori sacrum. Des "magnificences délabrées" de Tolède aux délicatesses de Lombardie, de l'Espagne "pointe extrême d'Europe" aux eaux ternies de Flandre, d'Aristote à Stendhal ou de Gounod à Wagner, la quête vagabonde vise plutôt l'exploration d'une sensibilité que l'explosion d'une sensualité. La grâce un peu négligée, faussement malhabile parfois, d'une écriture qui n'est jamais aussi mélodique que dans le libre cours de sa tentation picturale, cache alors sous son vagabondage un travail, et sous les séductions de sa mollesse, une discipline. Dans l'espace, elle fait affleurer les strates de temps (tel est le sens du mot de "mort") qui l'ont composée; dans la "volupté", elle traque une authenticité de l'être (son "sang"). Dans cet entrelacs de paysages, de tableaux et d'écriture, il s'agit de configurer une identité au visage de l'auteur, la mise en forme littéraire sauvant peut-être l'individu de sa dispersion dans la multiplicité des expériences. Plutôt qu'un exotisme, c'est donc un intimisme qui se dégage des diverses errances, dans le droit fil du Culte du moi, héritant d'un égotisme qui se refuse à sacrifier l'une pour l'autre l'ouverture ou le resserrement sur soi-même. C'est cette hésitation entre la profondeur et l'étendue qui fait le phrasé de Barrès, jugé selon les cas trop superficiel ou un peu empesé, mais qui, les quelques préciosités dépassées, peut mieux que tout autre fondre dans une harmonie tiraillée les chatoiements d'une identité. La recherche de la sensation évoque, certes, encore un peu son Des Esseintes, les "syllabes chantantes" sont sans doute un peu trop suaves, le croisement du wagnérisme et du culte de la terre assurément ne présage idéologiquement rien de bon; restent cependant l'opiniâtre analyse d'une subjectivité, et, en dépit de rares joliesses, l'enchantement d'une langue capable de l'essentiel: l'invention d'une voix.

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A la recherche de sponsors

 Prochainement, je vais publier un livre sur mon travail ( 30 ans de carrière) le coût est assez élevé ; je suis donc à la recherche de sponsors. Si vous en connaissez ou si vous avez des adresses, cela me ferait grand plaisir . Un grand merci à vous tous...

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La recherche de la vérité en art

"La vue de la nature fait naître chez l'artiste le besoin de rendre par l'art les sensations qu'elle lui a données, le besoin de créer après nous avoir donné celui de croire, de la comprendre et de l'aimer;  c'est elle qui, aiguissant nos sensibilités, nous montre que le beau est dans tout et partout, aussi bien dans les merveilleux spectacles qu'elle nous offre que dans la plus légère des ombres qu'elle projette sur la plus simple des formes, aussi bien dans une radiense beauté de Vénus que dans la pâquerette ou un bleuet."

Auguste Rodin (Eclairs de pensée)

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Départ d'un amour, de Rose à Pierre.

Je vous écris d'un cyber.
 
Suis partie quelques jours.
 
Dès que possible je détruirais les lettres ; suis pressée aujourd'hui.
 
Suis tout près de la mer, ciel blanc et bas, mouvant, un rien lumineux. 
 
Normandie fort belle, venteuse.
 
Soleil un peu timide mais tout de même suffisamment chaud en ce mois de novembre. 
 
Besoin de tranquilité, de réfléchir un peu.
 
Rien de bien grave, envie de flots.
Un oiseau long et sombre passe, repasse, m'agace ; sans doute est-il porteur de toute l'ombre du Monde, sans vous, devenu veuf !
Encore toutes mes excuses pour ces quelques mots touchants dites-vous, mais visiblement dérangeants, en trop.
Savez-vous que je suis la seule rose qui pousse, grandit et resplendit dans la pierre, ma terre ?
 
A vous mon cher ami.
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Un message revigorant

Doux ami

 

Le message que tu m’adresses,

Imprégné de fraîches senteurs,

Me fait retrouver ma candeur

Dans une bouffée de tendresse.

 

Imprégné de fraîches senteurs,

Empli de pensées qui caressent,

Dans une bouffée de tendresse,

Il fait battre mon faible coeur.

 

Empli de pensées qui caressent,

Il a le parfum du bonheur.

Il fait battre mon faible coeur,

M’emplit d’une vive allégresse.

 

Il a le parfum du bonheur,

Celui-même de ma jeunesse,

M’emplit d’une vive allégresse,

Griserie que donnent des fleurs.

 

                                                                      13 novembre 2009

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