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Un message plus que laconique afin de vous inciter, chers membres du réseau "Arts et Lettres", à prendre connaissance, si ce n'est déjà fait, de chroniques savoureuses placées sous les auspices d'Appellanire et de sa sœur Euterpe, signées Jean-Christophe Pucek sous l'appellation "Passee de Arts" : 

http://www.passee-des-arts.com/

Dans la foulée, je me permets de vous en suggérer un deuxième plus axé sur l'art lyrique, cette fois, administré par Christian Chorrier, fin esthète accompli, grand directeur artistique de programmations de festivals et scènes internationales :

http://chorier.blog.fr/

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BLEU DE TOI !

Bleu de toi !

Rien en soi...

Juste le choix

De ta voix !

 

Bleu c'est fou !

Rien du tout...

Juste du flou

Mais c'est nous !

 

Bleu de toi !

Quel émoi...

T'es mon roi

Juste pour moi !

 

Bleus d'amour...

Coule ce jour

Le bruit sourd

D'un coeur lourd !

J.G.

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Ode à la Paix

Ode à la Paix


Depuis que l'Homme fut créé,
Et ça date du temps du Péché,
Il se bat et tue, c'est cruel,
Voyez l'histoire de Caïn et Abel.

Pourtant Dieu avait bien dit :
"Tout est à vous dans ce Paradis,
Sauf ce Pommier en son centre",
...la Pomme qu'il ne fallait pas prendre !

Et depuis lors, comme des cons,
Sans même avoir retenu la leçon,
L'Homme se bat contre l'Homme,
Tout ça pour une histoire de Pomme !

Puis vint Abraham et ses deux fils,
Comme ceux d'Adam ce fut défis 
Et guerres, et combats sans arrêts,
On en est encore là en effet...

Et pourtant ce n'est pas difficile,
Du couteau de quitter le fil :
Tendre la main vers son frère,
Entend l'ami : c'est ma prière,
Pour qu'enfin ce soit un fait :
Que le monde soit en Paix !

 

Léo

 

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Maman, c'est bonheur

Maman, c'est bonheur

 

Une maman, c'est bonheur
Son départ, c'est malheur
Car son coeur, tout de beurre
Va te manquer chaque heure...

Quoi de plus doux qu'une maman,
Pour le coeur aimant d'un enfant
Sinon le refuge d'un papa,
Pourvu qu'il soit encor' là...

Las parents que l'ado souvent jette,
Font pourtant, la vie est bien faite,
Actes d'amour en nous aimant,
Mais furent eux-mêmes des enfants.

Léo

 

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CARTES POSTALES

12272767671?profile=originalComment se souvenir de sa vie ??? S'envoyer une carte postale comme une bouteille à la mer et la retrouver un jour

Petits messages de mots eu verso d'une image quand le recto parle d'autres choses

ou  concordances que le destinataire ne comprendra  ou ne comprendra pas

D'un côté l'intemporel de l'autre un peu de son coeur 

dans l'espace d'un autre temps

que les jours effacent

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Noël avant l'heure (coup de gueule) !!

Affligeant de voir à trois mois de noël

les rayons des supermarchés pleins de

jouets, de chocolats, de calendriers !

 

Insensé.

 

Imaginez un seul instant qu’un bouquet de

roses pourpres vous soit offert, avant

même que le moindre parfum y ait élu

domicile, y soit monté avec lenteur,

tranquille ?

 

N’est-ce pas un peu pareil ?

 

Seuls les baisers échangés dans

le monde, qu’ils soient volés ou

accordés, hors-saison ne cessent

de fleurir, de s’ouvrir plus encore,

entiers et fébriles.

 

Mais noël c’est décembre,

la magie de l’enfance,

l’étonnement,

le sapin vert immense,

les clémentines d’or vêtues,

puis les chants volatiles, infatigables jusqu’au seuil de l’aube.

 

Pas avant de grâce !

 

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Dans mon jardinet

Haïkus

Haïkus

 

Il prend son envol

Son habit noir se déchire

Tout son corps s’empourpre.

...

Eclats de soleil

Innombrables sur le vert

Tombés en désordre.

...

Rabougries, déteintes

Restées sur leur haute tige

Les tulipes durent.

...

Violets ou rouges

Promesses sûres de fleurs

Des bourgeons se fendent.

 

24 mai 2009

 

 

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Chaque année, la ville de Salzbourg rend hommage à Wolfgang Amadeus Mozart, l'enfant du pays qui fit la renommée de la ville. Au cours de l'hiver, un festival lui est entièrement dédié : la Semaine Mozart. Pour cette nouvelle saison, les plus grands talents : le Wiener Philharmoniker, les musiciens du Louvre, Marc Minkowski, Daniel Barenboim, entre autres, y donneront leur interprétation des oeuvres de ce génie du XVIIIe siècle. Mais Salzbourg est aussi le centre culturel et spirituel le plus ancien d'Autriche, que les Princes-Archevêques voulurent modeler à la manière d'une petite Rome. Une journée à Munich, en fin de parcours, nous offrira l'occasion de visiter l'Ancienne Pinacothèque, une des galeries de peinture les plus riches d'Europe.

 
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T'AIMER

 
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T’AIMER !
 
Par tout le sang versé Par l’amour apocryphe
L’amour aux dragons fous aux hurlants hippogriffes
Par le ciel au soir noir balayé de lavandes
Par les chants fredonnés Par les nuits qui se tendent
Par le néant vomi des gueules qui se fendent
      D’amour T’aimer encore et puis encore
            T’aimer !
 
 
Par les seins nus glacés des vierges impeccables
Par les rayons d’argent tendus comme des câbles
Du plus vaste du ciel à nos enfers intimes
Par le couteau luisant du sang noir des victimes
Et ces ordres de mort que l’Ombre nous intime
      Et de haine à crever Et puis encore
            T’aimer !
 
 
Par les chants consternés des amours dérisoires
Par ces guerriers de deuil et leur chant de victoire
Et ces villes brûlant vers des lunes tragiques
Les états muselés Les foules anarchiques
Les cris Les roulements de ces tonneaux bachiques
      Aux ripailles du vice Et puis encore
            T’aimer !
("Poussière d'âme, éd. Chloé des lys 2009)
 
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De vous à moi, nous.

 

Est-ce que nos pensées en cet instant se touchent ?

 

Le silence de nos bouches décroît, puis cesse

jusqu’à devenir audible et palpable  lorsqu’une pensée naît d’elles,

enneige tout en bleu nos cahiers d’écriture

vastes comme le Monde.

 

Bien avant l’intempérie douce et bleue, nos pensées

dans l’obscurité se rencontrent-elles, s’ensoleillent ?

 

Faut-il constamment faire fleurir les mots ?

 

 

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L'ART

"L'Art doit être un moyen d'exprimer un message :

  les lignes et les couleurs n'ont pas seulement le pouvoir de reproduire ce que nous voyons, la réalité que nous

 présente la nature aparante, mais elles détiennent un pouvoir émotif qui peut communiquer au spectateur un état d'âme;"

     Paul Gauguin

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AMIEL

A la Grande école du Tricot, Phoenix a fait la connaissance d’Amiel

Elles se sont tout de suite reconnues. Sans en parler, elles se sont jaugées…  Amiel a lu en la petite magicienne et su immédiatement le profit qu’elle pouvait en tirer : enfin la sève nouvelle qu’elle attendait depuis si longtemps !

Bien qu’elle ne fût pas dupe, Phoenix se laissa approcher… Serait-elle cependant assez forte pour ne pas tomber dans le piège ? Elle savait que la magie était à double tranchant et qu’elle donnait des pouvoirs infinis dans les deux sens… Tout dépendait de la force qu’elles avaient acquise au fil du temps.

La magie blanche n’offre que du positif puisqu’elle est basée sur l’amour… Celle-là n’avait plus suffi à Amiel depuis bien longtemps… Depuis qu’elle avait compris la force du pouvoir. Elle se repaissait de la détresse de ceux qui l’appelaient à l’aide… Plus ils s’affaiblissaient plus elle le renforçait.

Phoenix pris donc toutes les précautions utiles pour les cours suivants : formule magique et grigri protecteur à chaque cours et se tenir le plus loin possible d’Amiel…

Cette dernière a très vite compris que Phoenix n’était pas du tout venant et qu’elle ne pourrait jamais l’affronter de face… Elle se tint tout d’abord à distance. Il y avait bien assez de substance en ces âmes tourmentées pour s’occuper pendant quelques temps…

Pan avait remarqué son manège mais il ne voulait à aucun prix intervenir. Il était là pour leur enseigner l’art du tricot… Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus et ce n’était après tout pas de sa faute si ces stupides mortels étaient aussi faibles et influençables… Sa classe se vidait mais il ne bougea pas.  D’ailleurs,  cela lui plût assez puisqu’il trouvait qu’il avait bien trop d’élèves…

Au contraire de Phoenix qui avait bénéficié de l’enseignement de Merlin et des pulls qu’il lui avait prêté, les autres étaient tout à fait démunis et espéraient beaucoup des cours de Pan…

Il fut aisé à Amiel de repérer les plus faibles d’entre eux…  Et au fil du temps, la classe se vidait peu à peu…  Personne ne savait vraiment ce qu’il advint d’eux mais nul doute qu’ils ont quitté l’école plus désespérés et tourmentés que quand ils s’étaient inscrits.

Phoenix ne pouvait intervenir sans l’aide de Merlin… Tout au plus essayait-elle d’attirer l’attention de la sorcière quand elle approchait de trop près ceux qui s’étaient inconsciemment placé sous sa protection… Ils n’avaient, eux, aucun pouvoir, mais ils avaient vu combien il était bénéfique de rester dans son sillage. D’autant plus qu’ils trouvaient Amiel un peu trop « à l’ouest »… Ils ignoraient tout de la sorcellerie et donc, pour eux, elle n’était qu’une douce dingue qui les amusait beaucoup au début mais plus du tout maintenant.

Et tant qu’ils appréciaient la compagnie de Phoenix, il ne pouvait rien leur arriver… Amour, amitié, copinage, entraide, rires complices… sont des sentiments positifs qui ne causent de tort à personne tout en renforçant les pouvoirs bénéfiques… Phoenix gagnait donc en assurance tout en restant sur ses gardes…

Amiel enrageait mais il fallait qu’elle ronge son frein si elle voulait parvenir en beauté à ses fins…

Elle n’avait que faire des pulls puisqu’elle ne devait pas se protéger, elle, mais si elle parvenait à accrocher la petite magicienne à son palmarès, elle pourrait encore mieux se rapprocher des forces des ténèbres…

Le combat s’engagea donc un soir de novembre…

Amiel profita d’une pause entre les cours pour se rapprocher de Phoenix… Elle engagea d’emblée la conversation… Trop heureuse que Phoenix la questionne, très adroitement,  sur son activité maléfique, elle ne s’aperçut pas qu’elle était la seule à se dévoiler…

La magicienne comprit très vite qu’elle n’était qu’une sorcière de seconde zone. Cela la rassura quelque peu… Elle seule parviendrait à bout d’Amiel… Mais il fallait qu’elle reste attentive parce que la bêtise peut tout aussi bien causer des dégâts irréversibles que la magie noire…

Pan les observait à distance : il savait qu’il ne pouvait rester éternellement neutre. Un jour viendrait où il devrait choisir son camp. En attendant, il comptait les points et se rapprochait une fois de l’une, une fois de l’autre.

C’était surtout Phoenix qui l’intriguait… Amiel s’était dévoilée depuis longtemps et il parviendrait sans doute à contenir sa folie… Par contre, la petite magicienne parlait peu… Il faut dire qu’il avait été d’entrée particulièrement maladroit et elle s’était refermée comme une huître…  Il s’était aperçu qu’elle savait tricoter et il lui avait fait savoir d’une façon très hautaine… Du genre : « tu crois tout savoir, ma petite, mais je vais te démontrer le contraire… »

Or Phoenix ne demandait qu’à apprendre et, si elle avait prononcé deux paroles, elle s’efforcerait de ne plus réitérer l’expérience…

Il fallait donc que Pan l’apprivoise s’il voulait en savoir un peu plus… Qui était ce professeur si doué qui lui avait appris tant de choses et notamment à irradier comme un petit soleil sur sa classe…

Quand il entrait dans le local, c’était à peine si ses élèves s’en apercevaient… Quand elle y entrait, tous les sourires s’illuminaient…

Un jour, n’y tenant plus, il lui demanda de but en blanc de qui elle tenait cet enseignement… Comme elle n’avait aucune raison de lui mentir, elle le lui dit… Au nom de Merlin, il comprit enfin : celui-ci avait été un jour son élève… Mais l’élève avait depuis bien longtemps dépassé le professeur… Ce qui menaçait de se réitérer avec Phoenix…

Dans l’état actuel des choses, il ne savait pas encore trop dans quel camp il fallait se positionner…

Phoenix, elle, avait décidé d’adopter profil bas… De ne prendre que le positif de cet enseignement qu’elle trouvait bien curieux…

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Une caresse inattendue

 

Alors que j’étais toujours sage,

Je faisais la fin de mon stage,

Chez un confrère renommé,

Qui élégamment me formait.

 

J’avais l’humeur gaie et parfois,

Je chantonnais à haute voix,

Quand seule avec le secrétaire,

Je méditais sur une affaire.

 

Je tapais un mémoire, un jour.

Mon patron plaidait à la cour.

Or, en revenant, il prit place,

Discrètement, en mon espace.

 

Il restait calme, sans paroles.

Son silence me parut drôle,

Puis, en me surprenant beaucoup,

Il mit un baiser sur mon cou.

 

Je pris ce geste à la légère,

Comme une lubie passagère,

Et sus vite trouver le tour

De m’exprimer avec humour

 

Je lui conservai mon respect.

Donc en ce temps, j’avais assez

De jugement et de sagesse

Pour accueillir une caresse.

 

                                                                     15 novembre 2011

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Peio Serbielle sur les ondes

Invité de Chantal  Destribats  sur  www.cotesudfm.fr,  dans son émission "Chemins de Sable", Peio  parle de sa Terre, le  Pays Basque, de sa culture, de ses engagements,  et de son métier d'artiste. 
Maintenant  en écoute -  http://peioserbielle.com/ld/20111109(R).php 
Son dernier disque NAIZ est,  dès aujourd'hui,  disponible en téléchargement ICI  http://peioserbielle.com/vente.php

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Le genre humain malade du sida

 

Un mal qui répand la terreur,

Aussi puissant qu’une tornade,

Rendant affreusement malade,

Survint soudain pour son malheur.

 

Dans tous les états de la terre,

Eut lieu un grand questionnement;

Il fallait sans retardement,

Élucider ce grand mystère.

 

S’il s’agissait d’un châtiment,

Il existait des responsables,

Gens corrompus et pitoyables.

À neutraliser vitement.

 

On accueillit tous les «on sait»

Et des soupçons injustifiables.

On cibla un groupe coupable,

Certainement, le temps pressait.

 

Ce fut une erreur condamnable.

Il est un constat bien réel:

Partout les besoins sexuels

Causent des torts irréparables.

 

Devraient seuls se sentir minables

Ceux qui perpètrent des délits

Ou qui commettent, dans un lit,

Des abus conjugaux blâmables.

 

15 novembre 2011

 

 

 

 

 

 

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administrateur théâtres

12272770466?profile=originalAu nom du chef d’orchestre René Jacobs, toutes les oreilles se dressent.

 

Sa présentation de «  ACI, GALATEA E POLIFEMO » de George Friedrich Haendel    avait  été applaudie debout, avec l’orchestre  « Akademia für alte Musik Berlin » au mois de septembre dernier lors du Klara festival aux Beaux-Arts.

 

Cette fois nous l’avons rejoint avec une pièce rarement jouée : Les Créatures de Prométhée (1801) de Beethoven, suivie de Seconde Romance pour violon (1802) et la Cent-quatrième Symphonie « Londres » (1795) de Haydn , interprétés dans la même  salle Henry Le Boeuf, aux Beaux-Arts de Bruxelles, ce 12 novembre dernier.

 

Le bonheur c’est tout d’abord de voir les musiciens communiquer entre eux  leur enthousiasme pour la musique, à coups d’œillades entendues, de sourires et d’humeurs joyeuses. « Die Geschöpfe des Prometheus » constitue l’unique ballet jamais composé par Beethoven. La légende grecque de Prométhée devient une espèce de poème sonore qui n’insiste pas tant sur la rébellion de ce fils de Titan dévoué à la cause humaine, qui déroba pour les humains la flamme de l’intelligence, de la science et des arts, mais plutôt sur la beauté et la sérénité qui éclosent de  la poésie de la musique et des arts, toutes muses confondues. Une lumière spirituelle encore plus éblouissante que la chaleur physique du feu. 

  En témoigne un livret que René Jacobs s’est ingénié à reconstituer et que l’on peut retrouver dans le programme. On rêverait de voir surgir les danseurs! Ce livret  correspond très bien aux idées des Lumières que Beethoven propose avec verve et légèreté. Le rêve, c'est l'intelligence et l'élévation. 

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  La musicalité et la joie sont au rendez-vous. Les accords sont précis et vigoureux, les motifs chantants. Au fond du plateau trônent trois contrebasses, comme trois égéries, de véritables sources d’énergie et de sérénité. La musique est vive et  joyeuse,  ciselée avec amour. Les percussions ont des timbres métalliques pleins d’allant qui pourfendent parfois les grondements divins des cordes. On aperçoit des traînées de lumière musicale, quelqu’un marcherait-il à pas farceurs sur des braises brûlantes ? Mais il y a soudain le velouté musical et vibrant  de la harpe cachée jusqu’ici par la stature du chef d’orchestre. Surprise et enchantements. Des accents lourds de majesté fusent, hubris où es-tu ? ...Jamais loin de ce qui est humain. Détrompez-vous, c’est l’aspect dansant des bonheurs divins  qui prime. Le bonheur des sonorités sur des instruments anciens, leur rythme sûr et infaillible.  Les baguettes des percussions s’emballent à nouveau pour former une marche presque guerrière et les violons se dépensent, inépuisables. Une première partie de concert très appréciée.

 

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L’intensité dramatique décuplera dans la Cent-quatrième Symphonie « Londres » (1795) de Haydn  où musiciens et chef d’orchestre organisent une profondeur d’envoûtement qui subjugue la salle. Encore une fois c’est la belle sonorité qui séduit, les envolées des bois, les cuivres qui crépitent avec fougue, la structure de la partition qui se déploie avec sérénité, aisance et définition. Tout un marché joyeux d’étoffes musicales, de textures et de couleurs chatoyantes ponctuées d’airs de farandoles s'offre à nous.  A la fin, avec légèreté et assurance, se chevauchent humour et gravité, les bercements alternant avec l’assaut du ciel. Le plaisir des musiciens est palpable jusqu’au bout.  

 

Et René Jacobs salue, mettant en avant l'immense  violoniste Bernard Forck qui nous a joué aussi la gracieuse Seconde Romance pour violon (1802). Une musique rayonnante qui bombarde nuages tristes et humeurs chagrines. Une musique faite de délicatesse, de dévotion et de félicité profonde.

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Akademie für Alte Musik Berlin

Samedi 12.11.2011 20:00

Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf

René Jacobs direction - Bernhard Forck violon - Akademie für Alte Musik Berlin
Ludwig van Beethoven Die Geschöpfe des Prometheus, op. 43, Romance pour violon et orchestre n° 2, op. 50
Joseph Haydn, Symphonie, Hob. I:104, "London"

 

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"Lettre à… Moïse"

Lettre à… Moïse

Pourquoi Moïse ?

A vrai dire, je ne sais pas : ça m’est venu comme ça. Il m’a toujours semblé être un tel grand homme, à l’origine du « Peuple de Dieu », c’est important, non ?

Il a aussi ramené du Sinaï les fameux « dix commandements » de Dieu !
Sont-ils de Dieu ou sont-ils de lui, « inspiré » par Dieu ?

C’est tout de même différent, non ? 

Car, plus tard, beaucoup plus tard, une autre religion sera « inspirée » directement de la Parole de Dieu même : l’Islamisme et son Coran, dont il est dit que l’Ange Gabriel l’aurait dicté au prophète Mohamed, ou Mahomet…

Mais revenons-en au premier Prophète qui nous occupe ici : Moïse.

Etais-tu un magicien, capable d’ouvrir les eaux de la Mer Rouge, ou bien avais-tu simplement étudié ce phénomène à la cour du Roi d’Egypte, Pharaon, dont tu fis engloutir les chars te poursuivant ?

Etais-tu magicien, ou savais-tu d’une source jaillirait du rocher que tu avais frappé de ton bâton ?

Etais-tu magicien, ou savais-tu que la « manne » devrait tomber du ciel, juste au moment où ton peuple commençait à être affamé et criait contre Jahvé ?

Et le veau d’or ?
C’est qu’ils t’en ont fais voir, les gens de ton peuple !

Et quand arrivé en vue de la Terre Promise, tu appris que tu n’y pénétrerais pas, quel renoncement a dû être le tien, rappelé par le Créateur à ce moment qui pouvait te sembler si mal choisi, qu’as-tu pensé, Moïse ?

Ce qui m’épate encore chez toi, c’est que l’on dit que tu fus « enlevé par un char de feu »…
Quoi, un « char de feu » ! 

Une « soucoupe volante », peut-être ?

Il faudrait admettre alors que certains penseurs (rêveurs, vraiment ?) qui te voyaient venir d’un « autre monde », une « autre dimension », plus exactement, auraient peut-être raison ?

Ton berceau n’aurait pas été posé sur les flots par hasard, récupéré que tu fus, sauvé par cette princesse égyptienne qui te fit prince toi-même ?

Tu viendrais peut-être du même endroit que ce Jésus que tu visitas dans sa « transfiguration » avec un autre Prophète à tes côtés, Elie ?

Comme c’est bizarre tout cela...

Tous ces mystères sur ta naissance, ta vie, tes pouvoirs, ta « mort » qui n’en est pas une, vraiment, mais une « élévation dans les airs », comme ce Jésus, encore une fois, qui devait être « élevé dans les airs » après sa résurrection .

Qui étais-tu donc, Moïse ?
Qui es-tu aujourd’hui, Moïse ?
Où es-tu ?

Léo

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Il y a des nuits comme ça (11... et fin)

On tourne la page

À peine avait-elle tourné la clé de contact que Delphine sentit les larmes lui brouiller la vue.

Marc était rentré, elle en était sûre.

Il dort. Je le vois dormir. Il est à sa place et je ne suis pas à la mienne. Je n'y suis pas depuis des mois, je suis à côté de la plaque depuis longtemps.

Était-ce pour cela qu'elle pleurait ? S'il n'est pas là, c'est un « enfoiré ». Jamais Delphine n'avait entendu Henri parler ainsi. Il y avait de la colère dans ses propos.

J'aurais été si bien dans les bras de cet homme rassurant et prévenant. Il m'aurait fait l'amour avec douceur, presque comme on berce un enfant. Et je me serais laissée faire, attentive à toutes ces choses que j'aurais désirées et qu'il m'aurait prodiguées pour mon plus grand plaisir. Plus tard nous aurions été manger dans un restaurant que je ne connais pas mais où il a ses habitudes, et je lui aurais raconté ma vie.

Et sans cesse les larmes coulaient.

Le soir venu il m'aurait ramenée chez lui, et nous aurions discuté jusqu'à l'épuisement, tous les deux face à face dans un grand canapé, mes pieds nus sur les siens comme un viaduc s'alliant à nos regards croisés. La nuit aurait été apaisante.

Mais on ne pleure pas sur des rêves inassouvis. Alors, pourquoi les larmes ?

Elle tournait vers le boulevard qui l'amènerait chez elle lorsque la lumière se fit. L'espace d'un instant, à travers ses larmes, elle vit une autoroute. L'image était déformée et fugitive, mais cela lui suffit amplement pour comprendre : Marc avait pleuré, lui aussi, alors qu'il faisait route vers leur appartement. Leur prison de silence avait muselé l'expression de leur douleur.

Nous en sommes arrivés à un point où nous ne pouvons plus nous apporter le moindre réconfort. Mon Dieu, quel gâchis...

Pour une fois ce constat la révolta. Bien des fois auparavant elle avait mis un terme à la relation qu'elle entretenait en poussant son partenaire à la quitter.

Les larmes refluaient maintenant, au fur et à mesure qu'elle s'approchait de sa destination, tandis qu'en elle croissait la conviction que cette fois-ci, rien ne pourrait l'empêcher de prendre son destin en main.

Marc, mon Marc, j'anticipe ton regard étonné lorsque je te réveillerai, mais je dois le faire, et j'ose espérer que tu me comprendras. Tant et tant de temps a coulé en pure perte sur ce qui restait de notre amour. Je te sens profondément endormi, achevé par la route que tu as couverte cette nuit, et aussi j'imagine ton cerveau en cacophonie. Pardonne-moi. Ni toi ni moi ne pouvons encore vivre comme cela.

Jamais le visage de Delphine ne fût aussi dur et fermé que ce matin-là, au moment où elle abandonna sa voiture pour rejoindre son appartement.

Elle emprunta l'escalier. Tout au long de son ascension, elle continua d'écouter la petite voix qui lui parlait.

J'ai failli ne pas venir, Marc. Tu vois où j'en suis ? Crois-tu que je puisse encore supporter cette vie ? Non, bien entendu... Et je sais que tu me comprends. Il y a longtemps que j'aurais du faire ce que je vais faire maintenant, et je te demande pardon pour tout ce temps perdu.

La clé tourna et la porte en s'écartant laissa entrer un peu de lumière dans le hall, suffisamment pour que Delphine puisse distinguer le sac de voyage de Marc.

Tu dors, Marc, mais plus pour longtemps, car je suis impatiente maintenant.

Marc dormait comme s'il était prisonnier sous la couette. Elle le regarda longtemps.

Tu ne t'es pas rasé depuis deux jours, mon pauvre amour. Pardonne-moi si je suis maladroite.

Le moment est venu.

Delphine se déshabilla.

L'instant d'après, Marc se réveillait.

***

Oh Marc, comment ai-je pu te laisser si longtemps me donner tant et tant de choses sans vraiment te laisser d'autre plaisir que de me laisser faire ?

Et Delphine pour la première fois de sa vie faisait l'amour à son homme.

Je te donne si peu ici et maintenant, et malgré cela je sens ta surprise et ton étonnement. Laisse-moi t'aimer, et si tu pleures parce que j'entrevois enfin quelque chose que j'aurais dû prendre pour une évidence bien plus tôt, ô mon Amour, je t'en prie, viens pleurer en moi.

***

Bien plus tard, tous les deux couchés sur le côté, leurs yeux et leurs mains pour unique et double lien.

Marc demanda :

— Pourquoi ?

Delphine prit le temps de réfléchir, puis lâcha :

— Parce que je n'ai pas encore compris ce que tu attendais de moi.

Au-dehors, le soleil brillait timidement. Delphine se dit que c'était un bon début.





 

 

Bruxelles, le 3 juin 2009.









Merci à Mon Isabelle pour m'avoir conseillé dans la conception (quel joli mot) de cette histoire. Louée soit sa patience pour avoir vérifié la vraisemblance des mésaventures auxquelles je soumets mademoiselle Delphine avec une constance qui parfois – je l'avoue – touche à l'acharnement.

Pour être tout à fait honnête, je suis le seul responsable du scénario : rien n'a été emprunté à la vie réelle des infirmières que j'ai rencontrées lors de la rédaction de cette histoire. Si toutefois une des scènes a un petit air de « déjà vu » pour l'une ou l'autre d'entre elles j'en serai très fier, car je ne suis vraiment pas « du métier »...

Merci aussi à Samia, ma fidèle conseillère technique et linguistique, et sa sœur Malika, pour avoir donné les justes résonances arabes à la petite prière de Sahar.

Il m'a fallu trois mois pour me résoudre à l'idée d'embarquer Noémie vers le pays des anges : sans cela, Delphine serait aujourd'hui probablement très seule, et incapable de savoir si elle est heureuse ou non. Suite à son « U-turn » salvateur, je l'imagine volontiers maman de deux enfants, et qui sait, rayonnante de bonheur.

Dans dix ans, elle proposera à Marc de l'épouser, pour célébrer le bon choix qu'elle a fait au petit matin, il y a à peine quelques lignes.

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Décès d’Hubert Nyssen

 

 

Décès d’Hubert Nyssen, fondateur des Editions Actes Sud

 

"les lettres françaises, le monde de l’édition et tous les amoureux de la parole qui fait sens, celle qui touche et élève l’homme, sont aujourd’hui orphelins d’un sage, d’un conteur et passeur de culture exceptionnel".

 

Bernard Rentier, recteur de l’Université de Liège

 

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