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Départ d'un amour,

                        

De l’aube à la nuit noire,

l’épine dans mon cœur,

à vous me fait songer,

parti je ne sais où !

Poignard d’une rose,

sans soleil, ni terre,

 ayant perdu son frère,

le bel aubépinier,

que des mains assassines

 ont replanté si loin !

Oh rose, pour vivre encore si peu,

sans l’arbre rose et blanc,

tu t’armes jusqu’au cœur,

puis dans ta robe sombre,

sur toi toute repliée, légère,

 tu commences  ton deuil de fleur solitaire !

Oh les roses puissent-elles un

jour s’envoler au dessus de tous les jardins

du monde ?

 

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Ce Cri de Münch

 

Certains achètent de l'Art

comme d'autres faisaient grimper

aux heures lentes des disettes,

au prix de l'or, celui du blé.

 

En quelque palais forteresse

aux murs armés, vitres blindées,

sous des soleils artificiels,

 

le Cri de Münch s'est encastré

bâillonné d'ouate, anesthésié.

 

Le sable assèche le Niger.

La pluie déserte le manioc.

Le béton rogne la planète.

 

Qu'importe l'alarme stridente

qu'une oeuvre livre libre aux siècles

pourvu que nulle préemption

ne torde leur cou,aux Affaires

 

qui gagnent à faire tourner

carré, le bon sens qu'il nous reste!

 

Ce 4 mai 2012

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Bienvenue au concert des Estourdions ce vendredi 4 mai à 20h, à la Chapelle de Lindthout.

Au programme: Chants du Monde, chants Renaissance anglaise et française, mélodie russe, bulgare, etc...répertoire varié, dirigé par Véronique Ravier. Venez partager notre enthousiasme!

En deuxième partie, l'ensemble vocal féminin Kalliopi: Poulenc, Fauré, Haydn.

Ce serait un plaisir de vous y rencontrer.

Cordialement,

Pascale

Entrée libre. Un drink  est offert après le concert.
2a, Avenue des Deux Tilleuls, 1200 Bruxelles (entre  métro Montgomery et Mérode)

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L'ABSENCE...

 

Vingt ans déjà que s'est tournée la page

Je n'ai pourtant pas perdu ton beau visage!

Et je revois cette tache de naissance

As de carreau discret à l'aile de ton nez...

Où j'ai encore envie de poser un baiser.

Je ressens bien là, tout ce qu'est l'impuissance!

Car si c'est aujourd'hui la fête des mamans

Si l'amour éprouvé est aussi fort qu'avant...

Je ressens comme jamais le poids de ton absence!

Même si nous n'avions pas même caractère

Il y avait mêlé douceur et cet élan...

Que l'on ne ressent bien qu'une fois seulement...

Et fait de cet amour le plus joli critère!

J.G.

 

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Remerciements

Bonsoir Valériane, Bonsoir Adyne,

J'ai été très touchée par vos compliments qui me vont droit au coeur.

Merci beaucoup. Je vous souhaite une bonne fin de semaine.

Très cordialement 

Marie-France

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Face aux mêmes miracles

 

 

le posson fleur 

Ô cette joie de vivre héritée de ma mère!

La beauté m'apportant, surprise, émotion,

Me plongea, bien des fois, dans l'exaltation.

Chanter, me détournait des peines éphémères.

...

J'accueillis rarement la froide indifférence.

J'allais m'ensoleiller, à l'affût du bonheur,

Espérant éprouver de nouveaux coups de coeur.

Aux lèvres me venaient de berçantes romances.

...

Lors, mes chants attirèrent la muse musicienne,

Éternelle, à l'écoute, égrenant l'harmonie.

Sans doute étant émue par ma douce manie,

M'offrit avec ses mots, une poésie mienne.

...

Au bout de mon chemin, en dépit des obstacles,

Je garde mon envie de rester en éveil.

Je capte la liesse émanant du soleil

Et m'étonne attendrie, face aux mêmes miracles.

... 

3 mai   2012

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Des pans de Cornouailles...

Des pans de Cornouailles s'effondrent...

il n'était pas Tristan,

je ne suis pas...Yseult.

 

Nous étions deux manants

bardés de réglisse et de cuir.

 

Entre ce large sans phare

et ses 'abords de herses violentes;

 

dans cette gabare sans voile,

les mains mortes à la barre,

 

la mer monte...

 

Ce qu'il faut de courage

pour mourir!

 

Ce qu'il en faut pour rompre

ses peurs et vivre!

 

Goût noir, salé ,sans balise;

dents d'écueils aplanies...

 

Quand la mer monte,

je vogue...

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Je désire......

Je désire vous regarder vivre,

lorsque vous vous levez,

lorsque vous vous couchez,

tantôt triste, tantôt gai,

ou les deux à la fois,

que vous vous êtes perdu ;

oh oui juste une fois !

Je désire vous entendre respirer plus fort,

lorsqu'à moi vous songez,

que la neige vous brûle,

que le vin vous endort,

que le lait vous enivre,

lorsque partout je suis,

et à la fois nulle part,

oh oui juste une fois !

Je désire vous savoir fou,

lorsque vous m’écrivez des mots qui vous dépassent,

que les taire vous soit devenu insoutenable,

qu’aucune lèvre de femme,

 à l’exception des miennes,

contre les vôtres ne trouve grâce.

Oh oui juste une fois !

Je désire être l’eau, l’ombre et le soleil,

tout à la fois,

 que votre peau avale ;

cette femme, en pleine clarté, cachée,

ce bijou or et vert,

 dont l’écrin pourpre vous êtes.

Oh oui je le sais bien !

 

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Ecriture (suite)

Convalescence de l’écriture,

l’âme et le corps,

l’un dans l’autre en jachère ;

villégiature des mots,

hors de moi,

pour qu’ils forcissent un peu,

s’émancipent,

sans peine refleurissent,

dans mon sang, dans ma chair ;

qu’ils puissent de vous se rapprocher un peu,

vous toucher, sans dans le  vide chuter.

Pourrais-je redevenir ce petit jardin bleu,

qui sous vos yeux fiévreux,

murmurait l’alphabet de la terre,

de la mer et du ciel,

l’insufflait aux êtres qui s’y attardaient,

agrandissaient leurs yeux,

s'ébahissaient,

s’y perdaient émus et tout joyeux,

bien plus vivants qu’hier ?

 

 

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Décadence

 

 

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Il a perdu son élégance,

Mon magnolia glorieux.

En ce jour terne et pluvieux,

Il illustre la décadence.

...

Ses larges fleurs, roses et blanches

Ratatinées, rongées, roussies,

Mais attendrissantes aussi,

Restent accrochées à ses branches.

...

Constatant leurs décrépitude,

Accélérée en ce printemps,

Capricieux et moins chantant,

Je médite par habitude.

...

Moi-même, en pleine décadence,

Mécontente d'être enlaidie,

Sans entrain, un peu engourdie,

Je pense avoir eu de la chance.

...

                                                                              2 mai 2012

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Séance de Dédicaces ce 05 mai

Je serais en séances de dédicaces ce 05 mai autour de mes livres "l’Amour en Lettre Capitale" et "Nouvelles en quête d'(h)auteur"après le spectacle "Sur un nuage" à salle de la Bouteillerie à Fontaine l’Évêque, Boulevard du Nord à 19h30.12272805296?profile=original 12272805688?profile=original12272804490?profile=original

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Fantaisie

 

Doux ami, j’ai le goût d’un vent de romantisme,
Ardent et parfumé, un tantinet fripon,
Répandant dans l’air frais un courant d’héroïsme,
Suivi de rires clairs comme roses pompons.
...
Enjouée, j’ai l’envie d’un bain d’adolescence.
Occultant les années, je refais le chemin
Sur lequel, autrefois, j’avais eu cette chance,
De marcher près de toi en te donnant la main.
...
Le hasard se rendant à ma persévérance,
M’a fait réaliser ma plus douce espérance:
Te retrouver enfin, un plaisir éperdu.
...
Notre amitié, depuis, demeure forte et tendre
Cependant tu es loin, je t’ai un peu perdu.
Je ne sais pas toujours être sage et attendre.
...


10/12/2005

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Du 24 au 28 avril 2012, à La Samaritaine, à Bruxelles. Clichés: P. Eyben



Des émotions plein la tête et le coeur, là, tu as visé juste Fabienne!

Merciiiii de tout coeur à Fa et Pascale pour ce Topoï millésimé...

"La chance n'a pas de mesure, ni couleur, ni parure" dis-tu dans Topoï...tu navigues parmi les arbres, les étoiles, les mots, les sons...tu as passé le mur du son ce soir, sûr! 

Parfois on dirait une danse autour du feu, des nuées d'étoiles parachutées parmi nous, des rivières éclaboussées d'oiseaux, des arbres, des forêts, des chiens qui aboient, des gisants...une symphonie de mots et une navigation qui vous coupe le souffle...

De l'énergie, de la force, de la douceur...

A voir, ce fabuleux destin de Fabienne et Pascale, une soirée qui compte! J'en viens...soirée inoubliable!

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Fabienne, à la guitare et Pascale, au clavier forment un duo de choc, complices, enjouées... des chants qui vous imprègnent, vous font rêver, émeuvent, bref, aucun ne laisse indifférent.
Et sa voix, tour à tour grave, profonde puis douce...passe par des registres qui créent une ambiance tantôt mélancolique, tantôt poétique, toujours avec cette touche d'humour, de sincérité et de grande générosité.


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Bravo Fabienne et Pascale, on en redemande!
Cette soirée m'a conquise, et l'assistance, chaleureuse, était aussi particulièrement enthousiaste!


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De plus, dans cette ancienne cave voûtée du 17ème siècle, un lieu historique de Bruxelles, intime, que demander de plus?
La Samaritaine, un café théâtre à recommander pour son accueil chaleureux et ses spectacles triés sur le volet! Ce soir, nous étions "chez nous"!


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Avec ma gratitude aux artistes, Fabienne et Pascale!
Pascale Eyben


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Pour te dire merci

Doux ami,

 

Tout travail mérite salaire

Et cadeau reçu récompense.

À offrir on peut se complaire,

On se substitue à la chance.

...

Celui qui reçoit un présent,

Ému et maintes fois ravi,

Veut souvent rendre, aux cours des ans,

Obligé ou en a l’envie.

...

On dit merci différemment.

Un sonnet est certainement

Offrande, fruit de la tendresse.

...

J’inscris, dans celui-ci, ma joie,

Mes voeux de santé et ma foi.

Reçois-le comme une caresse.

...

20 mars 2006

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Vous perdre,

 

N’être plus personne,

pas même un visage, un regard,

un corps, ni une fleur,

mais une particule sombre,

sans clarté ni luminosité,

contrairement à la nuit,

fredonnante, caressante.

Éclipse obscure, dans l’espace perdue !

N’être plus personne,

étrange particule, étrangère,

détachée de tout,

inconsistante et lourde.

Nul cri, ni sourire, ni sanglot,

de soi ne sort ;

peut-être un souffle froid.

Sans pensée et mutique : Survie !

Oh drame,

n’écrire que de l’encre, noire ou bleue,

rien que cela ;

clôture autour de soi.

Êtes-vous parti à jamais mon ami,

mon frère ?

Avez-vous éteint ma voix, en partant ?

Oh cet incendie qui jaillissait de mes lèvres,

puis de mes mains, était notre saison pourpre et bleue,

chaude, propageable à cette arborescence végétale et de chair,

où les arbres, les fleurs et les hommes  avec aisance y

respiraient ;

où les mots y fleurissaient, grandissaient puissants,

à l’instar d’herbes folles, incroyablement vertes,

inarrachables !

L’écriture c’était moi et vous,

pour les humains.

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Ces mains-là,

 Ces mains-là viennent de loin,de là-bas, de si haut...

Tannées,presque brûlées par le soleil,usées par le labeur quotidien, ces mains-là ont su rester coquettes, parées de bijoux,habillées de pierres précieuses, d'anneaux de lumière.

Ces mains-là se reposent,en douceur, en méditation, elles récitent un mantra, une prière, un désir secret, sacré ...

Avec le temps,comme des ruisseaux issus de nulle part et se perdant à l'infini, les rides ont creusé la peau,virevoltant, s'entrecroisant,se perdant pour mourir au creux de la main.

Plus saillantes, les veines nous rappellent la Vie qui va, la Vie qui vibre et qui éclate au grand jour...

Ces mains-là disent la  paix, la foi, l'Amour aussi.

Des mains de femme, peut-être...qui ont tant choyé, caressé, donné, aimé...

Ces mains-là ont véçu le froid des hivers  qui ne finissent pas, le soleil des étés courts et brûlants, les pluies glacées qui annoncent la neige, les vents qui s'infiltrent.

Ces mains-là ont prié, espéré, imploré,pacifié.

Caressant les billes d'une foi plus que millénaire, elles ont appelé la paix, la tendresse, l'harmonie  au coeur de soi,au coeur du monde.

Ces mains-là rayonnent de bonté, de beauté.

Elles m'offrent l'espoir d'un temps de sérénité, d'un instant où il suffit d'être là, en silence, en respect, en amour avec l'autre.

Ces mains-là me parlent. Elles me disent la simplicité, la tendresse et l'Amour. Elles me racontent l'histoire de ce peuple de montagnes, de ces gens qui chaque jour côtoient les dieux, la -haut, si loin ...

Elles me confient la souffrance au quotidien, l'humilité devant la terre qui nourrit, la patience face au temps qui défile, qui s'efface en laissant la marque de son passage sur la peau...

Je ne connaîtrai jamais ces mains-là. je ne saurai pas leur rudesse, ni leur douceur, leur force ni leur faiblesse. Je ne saurai pas leurs caresses.Je ne saurai rien de ces mains-là, rien d'autre que la lumière qu'elles exhalent. Rien d'autre que la paix qu'elles m'offrent...

Rien d'autre ...

 

Jacques Staempfli.

 

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La police avait mis pas moins de quatre heures avant de découvrir le panneau coulissant, parfaitement refermé. Où étaient passés les lingots ? Depuis le débit des travaux, les camionnettes des différents artisans étaient systématiquement contrôlées par le gardien, maintenant, tous les véhicules étaient sur ordre de police passés à la fouille. Le magot était donc toujours dans la propriété.

Des trois inspecteurs qui fouillaient tout de fond en comble, c’est Marc Chenonceau qui fit la découverte. Il y avait dans un coin du parc, un rectangle de pelouse qui avait été soigneusement découpé et replacé. On se mit fiévreusement à la recherche d’une bêche, et à creuser à cet endroit. L’excavation ne prit qu’une minute, car c’est à peine à quinze centimètres de profondeur qu’on atteignit la charogne d’un chat…

L’enquête s’annonçait fastidieuse, dû au nombre d’ouvriers circulant librement dans les six étages du bâtiment. Il s’avéra qu’aucun d’eux n’ignorait avant le drame la présence d’un trésor en métal jaune. Germaine y était allée fort en bavardages. Était-ce à dessein ? Le fait est que cela augmentait considérablement la quantité de coupables potentiels. Nombre de colocataires avaient choisi, soit de séjourner dans une résidence secondaire, soit partir en vacances pour la durée des travaux. L’effet positif de cet exode était néanmoins anéanti.
Au faible nombre des locataires suspects, on trouvait Albert Grégoire, dont l’appartement jouxtait celui de la victime. Celui-ci, marchand de voitures d’occasion peu scrupuleux, n’avait rien en propre, tout ce dont il jouissait était au nom de sa compagne. Il avait accumulé les faillites et traînait également quelques procès pour avoir vendu des autos accidentées dangereusement « bidouillées », ainsi que pour des compteurs kilométriques ayant subit une cure de jouvence. Criblé de dette, il était toujours à l’affût de la bonne affaire à réaliser en un minimum de temps et un maximum de profit. Ayant analysé son profil, les psychologues de la police judiciaire le jugèrent « limite » capable de passer à l’homicide, tout étant éternellement une question de prix.

Le jour du meurtre, il était resté seul la journée entière et n’avait prétendument pas levé le nez de sa comptabilité. Un autre copropriétaire, Gilles Demaret en était, à plusieurs fois par le passé, venu aux mains avec Legris, pour une question de place de parking dans le sous sol. Tous deux se vouaient mutuellement une haine farouche, mais en supposant que Demaret eut poussé Legris dans la cage d’ascenseur vide, cela n’avait aucun rapport avec le vol. La fouille minutieuse de tout l’immeuble ne donna aucun résultat.

On vint alors avec un détecteur de métaux afin de sonder les surfaces fraîchement carrelées ou cimentées, mais sans plus de succès. Les enquêteurs se perdaient en conjectures, l’or s’était littéralement envolé. Il fallait avouer que le produit du larcin avait été astucieusement caché, et ils se demandaient s’il n’allait pas falloir se résoudre à surveiller discrètement la propriété jusqu’au moment où l’auteur du larcin essaierait de l’en faire sortir. Cette perspective n’enchantait guère les enquêteurs qui continuèrent leurs investigations. La constatation la plus troublante, était la vitesse avec laquelle le malfaiteur avait découvert la cachette des lingots.

Quatre inspecteurs étaient en planque à l’extérieur de la propriété, de manière à ce qu’ils puissent à deux embrasser du regard la totalité du mur d’enceinte. Ils planquaient douze heures d’affilées, en deux équipes. Cela mobilisait beaucoup de personnes, car l’enquête continuait d’autre part, mais, le chantier devant se terminer bientôt, la police supposait que si le larcin avait été opéré par un des artisans, ce dernier ne disposait plus que de quelques jours pour récupérer son butin. Plus l’échéance approchait, plus le ou les malfaiteurs auraient à prendre de risques. La fouille approfondie des véhicules n’avait pas faibli, elle était maintenant drastique. C’est l’inspecteur Goffin, qui imagina comment le malfaiteur avait bien pu découvrir si vite la planque aux lingots.  A suivre ...  

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Le mois de mai

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Toute la nature est en fête,

Baignant dans l’harmonie parfaite.

L’espoir s’active, en grand vainqueur,

Posant de la joie dans les coeurs.

Ô ces printemps de ma jeunesse,

Vécus si souvent dans l’ivresse.

Quand le mois de mai nous revient,

En l’accueillant, je me souviens.

...

Refrain

Le mois de mai, le mois de mai

Empli du parfum du muguet !

Visages heureux, toilettes claires,

Un doux soleil, tendre lumière.

Plus fort devient le goût d’aimer

Dans la splendeur du mois de mai

...

II

Chaque saison certes nous charme

Mais parfois fait verser des larmes.

J’aime la neige immaculée

Et les dentelles de gelée.

Loin des gens que sa venue hante,

L’hiver par sa beauté enchante.

Le printemps redresse les torts,

Redonne énergie et ressort

...

 Refrain

NB

: Ce poème a été mis en musique par feu M.Maurice Durieux, compositeur,violoniste dans l’orchestre symphonique de Montréal

 

 

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Privée d'émois

J'ai marché, les membres las

Sous un ciel clair, dans la lumière,

Sans espérance, sans prière.

Frileuse, je pressais le pas.

...

Privée d'émois, je suis sans mots.

Je vis l'instant dans le silence

L'esprit et l'âme en somnolence.

Pourtant les arbres sont si beaux!

...

J'aimerais à nouveau vouloir

En sortant de ma lassitude.

Lors, j'appelle par habitude,

Ma muse chantre de l'espoir.

                     ...                                                                                        ...'

 J'écoute, elle reste muette,

Faute d'émois n'a rien à dire.

Ballade ou sonnet à transcrire,

M'auraient plongée dans une fête.

...

30 avril 2012

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La muse des maudits

 

En hommage à Patricia Guenot

...

Quand elle s’introduit, très subrepticement,

Près d’un être souffrant, en profond désarroi,

Auquel la révolte se mêle activement,

La muse des maudits, transcende son effroi.

...

Elle lui dit les mots qui ne contrarient pas

Son envie de crier sa douleur et sa rage,

Respecte sa colère et l’incite au combat.

Cette aide lui paraît énergisante et sage.

...

Les chants désespérés ressemblent à des sanglots

Quand une tendre muse en a dicté les stances.

Nous les trouvons toujours émouvants et très beaux.

Ils racontent comment on subit la souffrance.

...

Ce n’est que rarement que dans la poésie,

On se heurte à des mots véhiculant l’horreur.

On croise peu souvent des poètes maudits.

Quand ils ont du talent, leurs vers nous vont au coeur.

...

Il existe une femme, élue de cette muse

Qui choisit d’inspirer les êtres révoltés.

Elle écrit des sonnets étranges et qui médusent.

Chacun d’eux est empreint de sauvage beauté.

...

24 août 2005

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