Article pour le journal:
FDF:Fédération démocrate francophone.Je m'intéresserais en quelque mots à la francophonie.
EN 2010 le Français était parlé par 220 millions d'êtres humains sans parler du nombre de perroquets et autres ménates cela fait du monde sur terre!
Le français est parlé sur les 5 continents, seule langue avec l'anglais p!96,2 millions d'Africains parlent français. Deuxième langue maternelle de l'Union Européenne et
tout simplement deuxième langue parlée de U.E!!
Alors,le but que nous poursuivons de défendre notre langue est plus qu'important, honorable, et .. indispensable.
Anatole France(auteur français 1844-1924) disait du français: “La langue française, c’ est une vraie femme. Et cette femme est si belle, si fière,
si modeste, si hardie,
si touchante, si voluptueuse, si chaste, si noble, si familière, si folle, si sage, qu’on l’aime de toute son âme,
et qu’on n’est jamais tenté de lui être infidèle.”
Alors si nous luttons pour la liberté et le respect de le femme dans le monde. ICi , dans notre petit pays ajoutons y cette autre femme, celle d'Anatole France si
malmenée, si rejetée.
Si on nous empêche de l'aimer, si on nous force à lui être infidèle, la seule solution c'est de voter aux prochaines élections pour ceux , les SEULS qui défendent le
Langue Française
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La police avait utilisé sans succès un détecteur de métaux pour tenter de retrouver les lingots. Hubert Goffin se rappela qu’il existait des petits appareils portatifs permettant de repérer les conduites et divers câbles électriques dans les murs, afin d’éviter ainsi de percer au travers. Le soir même, sur discrète instruction, la fouille des camionnettes permit d’en repérer deux. Les plombiers et les électriciens en possédant un chacun, la surveillance autour d’eux s’accrut d’avantage. Maurice Mignolet, un des électriciens, à cause de son passé un peu tumultueux était un peu plus dans le collimateur. Ce soir là, l’inspecteur Goffin avait décidé de le suivre. A ses collègues, il avait déclaré que ses lombes d’oreilles le chatouillaient lorsqu’il apercevait Mignolet, et qu’à plusieurs reprises dans sa carrière, il avait pu vérifier que c’était en présence d’un malfrat. On le tirait un peu en bouteille, mais pas trop cependant, car ses états de service étaient brillants, et il avait bouclé pas mal d’affaires qui semblaient bien définitivement en panne. La filature, si on peut dire, car l’adresse de l’électricien était connue et ce dernier rentra directement chez lui, amenant le policier en banlieue. Le crépuscule rendait encore plus lugubre l’espèce de terrain vague parsemé d’épaves entourant la maison de Mignolet. Après avoir emprunté des petites routes de campagne de plus en plus étroites, un chemin de terre menait à une ancienne ferme, entourée de plusieurs dépendances, le tout fort délabré. Il n’était pas question d’approcher par le devant sans être vu, et la propriété était adossée à une rivière. De plus, un gros chien était enchaîné dans cour, ce qui ne laissait qu’une seule possibilité à l’inspecteur pour approcher les bâtiments ; contre le vent.
Après avoir caché son véhicule à l’écart, derrière un boqueteau, l’inspecteur s’approcha de la ferme en décrivant un large détour, se cachant sporadiquement, tantôt derrière un tronc d’arbre, tantôt derrière une vielle machine rouillée ou toutes sortes de ferrailles jonchant le sol, à rendre jaloux un démolisseur. La nuit était maintenant tombée, et les quelques luminions éclairant l’endroit étendaient des ombres menaçantes alentour. Hubert Goffin était parvenu derrière le groupe de bâtiments vétustes sans alarmer le chien. Comme il se demandait ce qu’il était bien venu faire là, inspectant les murs qui n’offraient de ce côté aucune fenêtre au regard, une lumière fusa par un petit vasistas en haut du mur d’une grange, à plus ou moins quatre mètres du sol. L’inspecteur fouilla l’étroite bande de terrain qui séparait le bâtiment des eaux noires coulant à quelques mètres et finit par trouver parmi les détritus un vieux sommier, qui appuyée au mur, lui permit de se hisser et discerner une partie de l’intérieur de la grange. Au milieu d’un bric-à-brac indescriptible n’ayant rien à envier à l’extérieur, se trouvait une vieille camionnette aux couleurs de la société distributrice d’électricité dont les sigles avaient été retirés. L’intérieur du véhicule était seul fortement éclairé, laissant la grange dans la pénombre, où on pouvait distinguer quantité d’outils. Mignolet, en salopette de mécanicien, émergea d’un coin sombre et entra dans la partie arrière de la camionnette, où il se mit à ferrailler. Pendant près d’une heure, l’inspecteur n’eu droit qu’au spectacle des gerbes d’étincelles d’une disqueuse, alternant avec les éclairs violacés d’un poste de soudure à l’arc. De temps à autre, Mignolet apparaissait furtivement pour prendre un outil ou une pièce de métal. La position des plus inconfortables força l’inspecteur à descendre de son perchoir. Des crampes harcelaient ses mollets et le froid aidé par l’humidité qui montait de la rivière, le portait à la limite de l’éternuement. Il fallait qu’il se réchauffe. Comme il regagnait son auto, il se retourna et se statufia sur place. Non seulement le chien, un énorme dogue noir de jais avait été lâché, mais il y avait aussi son frère jumeau. A suivre ...
De l’aube à la nuit noire,
l’épine dans mon cœur,
à vous me fait songer,
parti je ne sais où !
Poignard d’une rose,
sans soleil, ni terre,
ayant perdu son frère,
le bel aubépinier,
que des mains assassines
ont replanté si loin !
Oh rose, pour vivre encore si peu,
sans l’arbre rose et blanc,
tu t’armes jusqu’au cœur,
puis dans ta robe sombre,
sur toi toute repliée, légère,
tu commences ton deuil de fleur solitaire !
Oh les roses puissent-elles un
jour s’envoler au dessus de tous les jardins
du monde ?
Certains achètent de l'Art
comme d'autres faisaient grimper
aux heures lentes des disettes,
au prix de l'or, celui du blé.
En quelque palais forteresse
aux murs armés, vitres blindées,
sous des soleils artificiels,
le Cri de Münch s'est encastré
bâillonné d'ouate, anesthésié.
Le sable assèche le Niger.
La pluie déserte le manioc.
Le béton rogne la planète.
Qu'importe l'alarme stridente
qu'une oeuvre livre libre aux siècles
pourvu que nulle préemption
ne torde leur cou,aux Affaires
qui gagnent à faire tourner
carré, le bon sens qu'il nous reste!
Ce 4 mai 2012
Bienvenue au concert des Estourdions ce vendredi 4 mai à 20h, à la Chapelle de Lindthout.
Au programme: Chants du Monde, chants Renaissance anglaise et française, mélodie russe, bulgare, etc...répertoire varié, dirigé par Véronique Ravier. Venez partager notre enthousiasme!
En deuxième partie, l'ensemble vocal féminin Kalliopi: Poulenc, Fauré, Haydn.
Ce serait un plaisir de vous y rencontrer.
Cordialement,
Pascale
Entrée libre. Un drink est offert après le concert.
2a, Avenue des Deux Tilleuls, 1200 Bruxelles (entre métro Montgomery et Mérode)
Vingt ans déjà que s'est tournée la page
Je n'ai pourtant pas perdu ton beau visage!
Et je revois cette tache de naissance
As de carreau discret à l'aile de ton nez...
Où j'ai encore envie de poser un baiser.
Je ressens bien là, tout ce qu'est l'impuissance!
Car si c'est aujourd'hui la fête des mamans
Si l'amour éprouvé est aussi fort qu'avant...
Je ressens comme jamais le poids de ton absence!
Même si nous n'avions pas même caractère
Il y avait mêlé douceur et cet élan...
Que l'on ne ressent bien qu'une fois seulement...
Et fait de cet amour le plus joli critère!
J.G.
Bonsoir Valériane, Bonsoir Adyne,
J'ai été très touchée par vos compliments qui me vont droit au coeur.
Merci beaucoup. Je vous souhaite une bonne fin de semaine.
Très cordialement
Marie-France
Ô cette joie de vivre héritée de ma mère!
La beauté m'apportant, surprise, émotion,
Me plongea, bien des fois, dans l'exaltation.
Chanter, me détournait des peines éphémères.
...
J'accueillis rarement la froide indifférence.
J'allais m'ensoleiller, à l'affût du bonheur,
Espérant éprouver de nouveaux coups de coeur.
Aux lèvres me venaient de berçantes romances.
...
Lors, mes chants attirèrent la muse musicienne,
Éternelle, à l'écoute, égrenant l'harmonie.
Sans doute étant émue par ma douce manie,
M'offrit avec ses mots, une poésie mienne.
...
Au bout de mon chemin, en dépit des obstacles,
Je garde mon envie de rester en éveil.
Je capte la liesse émanant du soleil
Et m'étonne attendrie, face aux mêmes miracles.
...
3 mai 2012
Des pans de Cornouailles s'effondrent...
il n'était pas Tristan,
je ne suis pas...Yseult.
Nous étions deux manants
bardés de réglisse et de cuir.
Entre ce large sans phare
et ses 'abords de herses violentes;
dans cette gabare sans voile,
les mains mortes à la barre,
la mer monte...
Ce qu'il faut de courage
pour mourir!
Ce qu'il en faut pour rompre
ses peurs et vivre!
Goût noir, salé ,sans balise;
dents d'écueils aplanies...
Quand la mer monte,
je vogue...
Je désire vous regarder vivre,
lorsque vous vous levez,
lorsque vous vous couchez,
tantôt triste, tantôt gai,
ou les deux à la fois,
que vous vous êtes perdu ;
oh oui juste une fois !
Je désire vous entendre respirer plus fort,
lorsqu'à moi vous songez,
que la neige vous brûle,
que le vin vous endort,
que le lait vous enivre,
lorsque partout je suis,
et à la fois nulle part,
oh oui juste une fois !
Je désire vous savoir fou,
lorsque vous m’écrivez des mots qui vous dépassent,
que les taire vous soit devenu insoutenable,
qu’aucune lèvre de femme,
à l’exception des miennes,
contre les vôtres ne trouve grâce.
Oh oui juste une fois !
Je désire être l’eau, l’ombre et le soleil,
tout à la fois,
que votre peau avale ;
cette femme, en pleine clarté, cachée,
ce bijou or et vert,
dont l’écrin pourpre vous êtes.
Oh oui je le sais bien !
Convalescence de l’écriture,
l’âme et le corps,
l’un dans l’autre en jachère ;
villégiature des mots,
hors de moi,
pour qu’ils forcissent un peu,
s’émancipent,
sans peine refleurissent,
dans mon sang, dans ma chair ;
qu’ils puissent de vous se rapprocher un peu,
vous toucher, sans dans le vide chuter.
Pourrais-je redevenir ce petit jardin bleu,
qui sous vos yeux fiévreux,
murmurait l’alphabet de la terre,
de la mer et du ciel,
l’insufflait aux êtres qui s’y attardaient,
agrandissaient leurs yeux,
s'ébahissaient,
s’y perdaient émus et tout joyeux,
bien plus vivants qu’hier ?

Il a perdu son élégance,
Mon magnolia glorieux.
En ce jour terne et pluvieux,
Il illustre la décadence.
...
Ses larges fleurs, roses et blanches
Ratatinées, rongées, roussies,
Mais attendrissantes aussi,
Restent accrochées à ses branches.
...
Constatant leurs décrépitude,
Accélérée en ce printemps,
Capricieux et moins chantant,
Je médite par habitude.
...
Moi-même, en pleine décadence,
Mécontente d'être enlaidie,
Sans entrain, un peu engourdie,
Je pense avoir eu de la chance.
...
2 mai 2012
Je serais en séances de dédicaces ce 05 mai autour de mes livres "l’Amour en Lettre Capitale" et "Nouvelles en quête d'(h)auteur"après le spectacle "Sur un nuage" à salle de la Bouteillerie à Fontaine l’Évêque, Boulevard du Nord à 19h30.
Doux ami, j’ai le goût d’un vent de romantisme,
Ardent et parfumé, un tantinet fripon,
Répandant dans l’air frais un courant d’héroïsme,
Suivi de rires clairs comme roses pompons.
...
Enjouée, j’ai l’envie d’un bain d’adolescence.
Occultant les années, je refais le chemin
Sur lequel, autrefois, j’avais eu cette chance,
De marcher près de toi en te donnant la main.
...
Le hasard se rendant à ma persévérance,
M’a fait réaliser ma plus douce espérance:
Te retrouver enfin, un plaisir éperdu.
...
Notre amitié, depuis, demeure forte et tendre
Cependant tu es loin, je t’ai un peu perdu.
Je ne sais pas toujours être sage et attendre.
...
10/12/2005
Du 24 au 28 avril 2012, à La Samaritaine, à Bruxelles. Clichés: P. Eyben
Des émotions plein la tête et le coeur, là, tu as visé juste Fabienne!
Merciiiii de tout coeur à Fa et Pascale pour ce Topoï millésimé...
"La chance n'a pas de mesure, ni couleur, ni parure" dis-tu dans Topoï...tu navigues parmi les arbres, les étoiles, les mots, les sons...tu as passé le mur du son ce soir, sûr!
Parfois on dirait une danse autour du feu, des nuées d'étoiles parachutées parmi nous, des rivières éclaboussées d'oiseaux, des arbres, des forêts, des chiens qui aboient, des gisants...une symphonie de mots et une navigation qui vous coupe le souffle...
De l'énergie, de la force, de la douceur...
A voir, ce fabuleux destin de Fabienne et Pascale, une soirée qui compte! J'en viens...soirée inoubliable!
Doux ami,
Tout travail mérite salaire
Et cadeau reçu récompense.
À offrir on peut se complaire,
On se substitue à la chance.
...
Celui qui reçoit un présent,
Ému et maintes fois ravi,
Veut souvent rendre, aux cours des ans,
Obligé ou en a l’envie.
...
On dit merci différemment.
Un sonnet est certainement
Offrande, fruit de la tendresse.
...
J’inscris, dans celui-ci, ma joie,
Mes voeux de santé et ma foi.
Reçois-le comme une caresse.
...
20 mars 2006
N’être plus personne,
pas même un visage, un regard,
un corps, ni une fleur,
mais une particule sombre,
sans clarté ni luminosité,
contrairement à la nuit,
fredonnante, caressante.
Éclipse obscure, dans l’espace perdue !
N’être plus personne,
étrange particule, étrangère,
détachée de tout,
inconsistante et lourde.
Nul cri, ni sourire, ni sanglot,
de soi ne sort ;
peut-être un souffle froid.
Sans pensée et mutique : Survie !
Oh drame,
n’écrire que de l’encre, noire ou bleue,
rien que cela ;
clôture autour de soi.
Êtes-vous parti à jamais mon ami,
mon frère ?
Avez-vous éteint ma voix, en partant ?
Oh cet incendie qui jaillissait de mes lèvres,
puis de mes mains, était notre saison pourpre et bleue,
chaude, propageable à cette arborescence végétale et de chair,
où les arbres, les fleurs et les hommes avec aisance y
respiraient ;
où les mots y fleurissaient, grandissaient puissants,
à l’instar d’herbes folles, incroyablement vertes,
inarrachables !
L’écriture c’était moi et vous,
pour les humains.
Ces mains-là viennent de loin,de là-bas, de si haut...
Tannées,presque brûlées par le soleil,usées par le labeur quotidien, ces mains-là ont su rester coquettes, parées de bijoux,habillées de pierres précieuses, d'anneaux de lumière.
Ces mains-là se reposent,en douceur, en méditation, elles récitent un mantra, une prière, un désir secret, sacré ...
Avec le temps,comme des ruisseaux issus de nulle part et se perdant à l'infini, les rides ont creusé la peau,virevoltant, s'entrecroisant,se perdant pour mourir au creux de la main.
Plus saillantes, les veines nous rappellent la Vie qui va, la Vie qui vibre et qui éclate au grand jour...
Ces mains-là disent la paix, la foi, l'Amour aussi.
Des mains de femme, peut-être...qui ont tant choyé, caressé, donné, aimé...
Ces mains-là ont véçu le froid des hivers qui ne finissent pas, le soleil des étés courts et brûlants, les pluies glacées qui annoncent la neige, les vents qui s'infiltrent.
Ces mains-là ont prié, espéré, imploré,pacifié.
Caressant les billes d'une foi plus que millénaire, elles ont appelé la paix, la tendresse, l'harmonie au coeur de soi,au coeur du monde.
Ces mains-là rayonnent de bonté, de beauté.
Elles m'offrent l'espoir d'un temps de sérénité, d'un instant où il suffit d'être là, en silence, en respect, en amour avec l'autre.
Ces mains-là me parlent. Elles me disent la simplicité, la tendresse et l'Amour. Elles me racontent l'histoire de ce peuple de montagnes, de ces gens qui chaque jour côtoient les dieux, la -haut, si loin ...
Elles me confient la souffrance au quotidien, l'humilité devant la terre qui nourrit, la patience face au temps qui défile, qui s'efface en laissant la marque de son passage sur la peau...
Je ne connaîtrai jamais ces mains-là. je ne saurai pas leur rudesse, ni leur douceur, leur force ni leur faiblesse. Je ne saurai pas leurs caresses.Je ne saurai rien de ces mains-là, rien d'autre que la lumière qu'elles exhalent. Rien d'autre que la paix qu'elles m'offrent...
Rien d'autre ...
Jacques Staempfli.
La police avait mis pas moins de quatre heures avant de découvrir le panneau coulissant, parfaitement refermé. Où étaient passés les lingots ? Depuis le débit des travaux, les camionnettes des différents artisans étaient systématiquement contrôlées par le gardien, maintenant, tous les véhicules étaient sur ordre de police passés à la fouille. Le magot était donc toujours dans la propriété.
Des trois inspecteurs qui fouillaient tout de fond en comble, c’est Marc Chenonceau qui fit la découverte. Il y avait dans un coin du parc, un rectangle de pelouse qui avait été soigneusement découpé et replacé. On se mit fiévreusement à la recherche d’une bêche, et à creuser à cet endroit. L’excavation ne prit qu’une minute, car c’est à peine à quinze centimètres de profondeur qu’on atteignit la charogne d’un chat…
L’enquête s’annonçait fastidieuse, dû au nombre d’ouvriers circulant librement dans les six étages du bâtiment. Il s’avéra qu’aucun d’eux n’ignorait avant le drame la présence d’un trésor en métal jaune. Germaine y était allée fort en bavardages. Était-ce à dessein ? Le fait est que cela augmentait considérablement la quantité de coupables potentiels. Nombre de colocataires avaient choisi, soit de séjourner dans une résidence secondaire, soit partir en vacances pour la durée des travaux. L’effet positif de cet exode était néanmoins anéanti.
Au faible nombre des locataires suspects, on trouvait Albert Grégoire, dont l’appartement jouxtait celui de la victime. Celui-ci, marchand de voitures d’occasion peu scrupuleux, n’avait rien en propre, tout ce dont il jouissait était au nom de sa compagne. Il avait accumulé les faillites et traînait également quelques procès pour avoir vendu des autos accidentées dangereusement « bidouillées », ainsi que pour des compteurs kilométriques ayant subit une cure de jouvence. Criblé de dette, il était toujours à l’affût de la bonne affaire à réaliser en un minimum de temps et un maximum de profit. Ayant analysé son profil, les psychologues de la police judiciaire le jugèrent « limite » capable de passer à l’homicide, tout étant éternellement une question de prix.
Le jour du meurtre, il était resté seul la journée entière et n’avait prétendument pas levé le nez de sa comptabilité. Un autre copropriétaire, Gilles Demaret en était, à plusieurs fois par le passé, venu aux mains avec Legris, pour une question de place de parking dans le sous sol. Tous deux se vouaient mutuellement une haine farouche, mais en supposant que Demaret eut poussé Legris dans la cage d’ascenseur vide, cela n’avait aucun rapport avec le vol. La fouille minutieuse de tout l’immeuble ne donna aucun résultat.
On vint alors avec un détecteur de métaux afin de sonder les surfaces fraîchement carrelées ou cimentées, mais sans plus de succès. Les enquêteurs se perdaient en conjectures, l’or s’était littéralement envolé. Il fallait avouer que le produit du larcin avait été astucieusement caché, et ils se demandaient s’il n’allait pas falloir se résoudre à surveiller discrètement la propriété jusqu’au moment où l’auteur du larcin essaierait de l’en faire sortir. Cette perspective n’enchantait guère les enquêteurs qui continuèrent leurs investigations. La constatation la plus troublante, était la vitesse avec laquelle le malfaiteur avait découvert la cachette des lingots.
Quatre inspecteurs étaient en planque à l’extérieur de la propriété, de manière à ce qu’ils puissent à deux embrasser du regard la totalité du mur d’enceinte. Ils planquaient douze heures d’affilées, en deux équipes. Cela mobilisait beaucoup de personnes, car l’enquête continuait d’autre part, mais, le chantier devant se terminer bientôt, la police supposait que si le larcin avait été opéré par un des artisans, ce dernier ne disposait plus que de quelques jours pour récupérer son butin. Plus l’échéance approchait, plus le ou les malfaiteurs auraient à prendre de risques. La fouille approfondie des véhicules n’avait pas faibli, elle était maintenant drastique. C’est l’inspecteur Goffin, qui imagina comment le malfaiteur avait bien pu découvrir si vite la planque aux lingots. A suivre ...
Toute la nature est en fête,
Baignant dans l’harmonie parfaite.
L’espoir s’active, en grand vainqueur,
Posant de la joie dans les coeurs.
Ô ces printemps de ma jeunesse,
Vécus si souvent dans l’ivresse.
Quand le mois de mai nous revient,
En l’accueillant, je me souviens.
...
Refrain
Le mois de mai, le mois de mai
Empli du parfum du muguet !
Visages heureux, toilettes claires,
Un doux soleil, tendre lumière.
Plus fort devient le goût d’aimer
Dans la splendeur du mois de mai
...
II
Chaque saison certes nous charme
Mais parfois fait verser des larmes.
J’aime la neige immaculée
Et les dentelles de gelée.
Loin des gens que sa venue hante,
L’hiver par sa beauté enchante.
Le printemps redresse les torts,
Redonne énergie et ressort
...
Refrain
NB
: Ce poème a été mis en musique par feu M.Maurice Durieux, compositeur,violoniste dans l’orchestre symphonique de Montréal