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SOUVENIR D'ENFANCE...

Une image, une odeur, une atmosphère, un oiseau qui faisait notre ciel,… nous plongent parfois dans une enfance que nous avons tendance à embellir. Le bambin a grandi, ses goûts ont changé et peut-être après tout, n’est-ce qu’un leurre ?

Sa mémoire lui fait un film mais il s’obstine… Et aimerait tellement que, l’espace d’un instant ou quelques heures dans sa journée, le même bonheur lui revienne… Mais il se retrouve devant sa réalité et s’en trouve terriblement déçu… Alors, il s’en accommode et se dit, qu’après tout, il a bien vécu sans cela jusqu’à maintenant.

Qui ne se souvient des cuberdons de notre enfance ? Ils étaient tellement odorants que nous en salivions à l’avance… Il faut bien dire que si nous n’en étions pas privés, nous en connaissions la valeur, nos parents ne nous permettant de nous en délecter qu’avec parcimonie. Une fois en bouche, nous le gardions précieusement pendant quelques longues minutes pour nous en imprégner du goût avant de le croquer… C’était alors un feu d’artifice de saveurs qui pétillait sur le palais et glissait voluptueusement le long de la langue jusqu’au fond de la gorge… Nous recommencions l’opération jusqu’à ce qu’on nous le permette. Le petit sachet de bonbons restants était précieusement remis au fond de l’armoire jusqu’au lendemain…

J’ai vainement essayé de retrouver cette saveur d’antan. J’en ai testé des bonbons qui n’avaient de cuberdon que le nom. De toutes les couleurs alors que les vrais étaient rouges, sirupeux à l’intérieur et croquants… J’en ai été écœurée. Alors, je me contenterai de me souvenir…

Cuberdons, pâte de pommes, spéculoos, caramels au beurre, ballons de Tournai… Il a suffit d’y goûter un jour pour que la saveur reste ancrée en nous…

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Une grâce fabuleuse

 

Songerie

...

Très tôt, s’est emparée de moi l’ensorceleuse.

La passion me fit, maintes fois, soucieuse.

J’accueillais le besoin d’aimer intensément,

J’y consacrais mes soins fort minutieusement.

...

Cette énergie en moi me poussait à agir,

Sans prendre une minute, afin de réfléchir.

Je vivais, spontanée, avec exubérance.

Je crois, en y pensant, que j'avais de la chance.

...

Sous le soleil, un jour, le temps me sembla froid.

Je conservai le goût de chanter, toutefois.

A l’ardeur, succéda une morne indolence.

Qui affecta ma joie, non pas mon innocence.

...
Mon espoir perdura de revoir l'être aimé.

En ce monde tout est possible désormais.

Notre histoire n'est certes pas miraculeuse,

La grâce qui nous lie me paraît fabuleuse.

15 novembre 2008

 

 

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Les jours de nostalgie

 

 

Les jours de nostalgie, repensez-vous à moi,

mon ami de jadis qui, à la nuit venue,

me donniez rendez-vous sur un rayon de lune ?

...

Assis à mes côtés, vous déposiez des croix,

Petits baisers furtifs, sur mes notes de droit,

et moi, embarrassée, je rougissais d’émoi.

Est-ce si loin ce temps ou peut-il se confondre

avec cette minute et celles qui suivront?

...

Je n’avais que vingt ans, je suis restée la même,

et vous êtes, sans doute aussi, resté vous-même,

vivant dans le présent, toujours intensément,

aimant avec ardeur, trop exclusivement.

Les jours de nostalgie, repensez-vous à moi?

...

Non jamais? C’est tant pis! Je ne vous aime plus.

Excepté bien souvent, où pendant mon sommeil,

un génie malicieux vous ramène vers moi.

...

                                                                             28/12/1989

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Du 02-05 au 20-05-12 se tient à l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050, Bruxelles), une exposition à la fois fort intéressante et intrigante, laquelle a pour dénominateur commun (bien que différemment exprimé) la beauté et le mystère de l’entrelacs et de la courbe comme véhicule d’un voyage vers la pensée aboutie.Deux artistes méritent particulièrement notre attention, deux personnalités à la recherche obstinée d’elles-mêmes. Cette recherche passe par les arcanes de ce fil conducteur qui se fraye un chemin parmi les mille et une possibilités qui se dessinent sur la toile de la vie dont le tableau n’est que le modeste compte-rendu.Invisible est le fil d’Ariane qui sous-tend l’œuvre plastique de Madame 
MARIEVA SOL. Ce fil a pour particularité d’être le catalyseur d’un tracé qui ne s’achève que pour en créer un autre. La main qui le trace ignore tout de son futur. Du néant originel, elle lui assure une continuité. De segment en segment, elle porte la ligne directrice à son terme dans la réalisation d’une histoire. Que ce soit en termes plastiques ou littéraires (Marièva Sol est également auteure et poétesse), l’artiste se laisse guider par sa plume-pinceau dans l’instantané propre à l’écriture automatique.Les dessins exposés à l’ESPACE ART GALLERY illustrent un recueil intitulé
 DANSEZ MAINTENANT TOUT L’ÉTÉ DANS LA BISE – édité dans la Collection du Cercle des poètes du 18ème
 Paris, 2012. La poétesse Marièva Sol l’a spécialement conçu pour cette exposition. Quant aux dessins, ils se divisent en deux séries : une polychrome, l’autre monochrome.
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Le dénominateur commun à ces deux univers est le trait évoqué plus haut, lequel, au fil des entrelacs assure courbes et volutes aux personnages qu’il anime et que l’on croirait sortis tout droit d’un cirque imaginaire. Courbes et couleurs se marient pour créer la silhouette dans sa chair. Le couple est le thème central de l’œuvre de Marièva Sol. Néanmoins, aux dires de l’artiste, une stylisation volontaire entraînant une certaine raideur est apportée à la figure masculine. Tandis que les personnages féminins sont essentiellement régis par la courbe, accentuant à la fois leur sensualité (conçue comme condition sine qua non à la viabilité de l’Art par l’artiste) ainsi que leur féminité : maternité et plaisir de la forme, tout est guidé par l’entrelacs, englobant nature et figure humaine dans une ivresse de couleurs chatoyantes.Au contact de l’œuvre de Marièva Sol, le visiteur peut se demander si, en dernière analyse, il ne se trouve pas confronté à deux écritures. D’un côté, une œuvre polychrome portée par l’exubérance (43 x 53 cm pour toute la série), ensuite des pièces monochromes de dimension réduite par rapport à la première (24 x 32 cm) où le personnage, réalisé en bleu se détache sur un fond blanc. Si nous parlons de différence d’ « écriture », c’est parce que nous nous trouvons face à un langage du rythme différent dans son expression plastique.Dans son œuvre polychrome, l’artiste confère à ses personnages une musique rythmique essentiellement assurée par la conjonction entre la couleur et le trait. Tandis que dans ses compositions monochromes, le trait se révèle dans l’acrobatie restituée résultant de la posture. La danse en est le thème principal et des titres tels que 
TWIST,
FRENCH CANCAN,
CLAQUETTES,
HIP HOP ou
 SLOW, sont parfaitement évocateurs de l’idée de la torsion corporelle, essentielle pour mettre le volume en exergue. Mais il s’agit ici d’un volume traduit par la sensualité fine des courbes enlacées comme pour
 SLOW, lequel est un chef -d’œuvre de rythme issu de la posture. L’homme et la femme « empiètent », si l’on peut dire, sur la forme de l’autre tout en étant enlacés. Observez le mouvement du genou de la danseuse « enveloppant » celui du danseur, ainsi que la conception du visage de l’homme qui « occulte » celui de la femme. C’est de cet enlacement que naît le rythme de la danse, l’érotisme de la danse. Le texte qui l’accompagne intitulé 
DANSER AU-DELA DE LA VIE, tiré de son recueil cité plus haut, est un hymne à l’érotisme païen exprimé dans sa forme biblique :   (extrait)

                                        Soubrette

                                        Ou vestale

                                     Je danserai pour toi Seigneur

                                         Comète

                                         Vespérale

                                     Je t’offrirai enfin mon cœur

                                          Archange

                                          Ou démon

                                               (…)

                                          Te séduirai dernier amant

                                           Valseuse

                                            Sur nuage

                                            Dans tes bras divins réfugiée
12272807854?profile=original12272808255?profile=original12272808284?profile=originalLe texte demeure païen mais son objet pourrait se retrouver dans l’esprit du Cantique des Cantiques lorsque l’auteure associe charnellement l’amant à la figure de Dieu.Mais l’artiste a été aussi de tout temps fascinée par la magie de la Bande Dessinée. Et cela se perçoit dans son graphisme. L’humour et souvent la caricature, typiques de la BD, sont aussi de la fête comme il est loisible de le constater dans
 FRENCH CANCAN où le corps filiforme de la danseuse est, en quelque sorte, avalé par la jupe toute en guirlandes. Parmi les auteurs de bandes dessinées préférés de Marièva Sol figurent Franquin. Le personnage de
 GASTON LAGAFFE représente, selon ses dires, le summum de l’ « intelligence de la situation ».Les dessins de Marièva Sol sont l’expression d’une paix retrouvée. Une paix qu’elle avait perdue très jeune suite au décès de sa grand-mère envers qui elle était fort attachée. Cet évènement la plongera dans une grande solitude qui se transformera en souffrance et fera émerger en elle l’éclosion d’un mysticisme qui ne la quittera plus et dont son œuvre tant plastique que littéraire en est l’expression. Adolescente, elle se « disputera » avec Dieu lui reprochant de l’avoir abandonnée, tout en le priant. Ce qui contribuera à former en elle les prémices d’un déisme qui la rendra « chrétienne », avant même toute lecture didactique de la Bible. Tiraillée entre l’envie de devenir comédienne (elle a suivi les cours de René Simon) et celle d’être institutrice, elle optera pour le deuxième choix. Son expérience de l’univers de la pédagogie lui offrira l’opportunité de développer ses dons artistiques au bénéfice des enfants avec qui elle conservera un excellent contact, en leur redonnant confiance tout en les laissant s’exprimer dans une totale liberté. Ce contact optimal engendrera en elle le besoin de distiller le bonheur « au Monde », comme elle le dit.Parmi les critiques  exprimées par les personnes entrées en contact avec son œuvre, il en est une qui va très loin, à savoir que la gaité émanant de ses compositions témoigne d’un lourd passé de souffrance. Et comme l’artiste le dit elle-même, d’un vivre tragique est née une œuvre gaie où le festif et l’humour occupent la première place. Marièva Sol qualifie sa façon de créer comme l’expression d’ « une petite musique avec une idée à l’intérieur ». Si, d’aventure, une rupture de rythme devait se produire, cela ne serait pas si grave car elle se sent libre de s’exprimer comme elle l’entend. Le bonheur n’a nul besoin de règles pour s’épanouir.Il y a quelque chose d’intriguant dans le pseudonyme qu’a pris l’artiste : Marièva Sol.Le prénom, en tant que contraction biblique entre Marie, la mère de Jésus et Eva, la tentatrice…et puis Sol : le soleil ! Hélios ! Mélange terrible ou cocasse ? Peut-être les deux ensemble ! Car Marièva Sol révèle dans la beauté de son œuvre le souvenir de tensions passées.Marièva Sol qui travaille à l’encre n’a jamais fréquenté les Beaux-Arts, néanmoins, elle a fréquenté la Faculté des Arts Plastiques à Paris où elle a passé deux ans de Maîtrise sans présenter de Mémoire. L’artiste fait partie de plusieurs cercles de poésie.





Marièva Sol: Personnages de légendes (Vidéo proposée et réalisée par Robert Paul)

Cette volonté de s’abandonner à l’aventure de la main qui explore le terrain créateur se retrouve, différemment exprimée, chez Madame 
PATRICIA PROUST-LABEYRIE.Les œuvres présentées à l’ESPACE ART GALLERY résultent d’un projet intitulé « Arts et Sciences », lequel rassemble un groupe de plasticiens, de philosophes et de musiciens, à l’écoute des moindres variations dans le passage des émotions.Les œuvres présentées furent toutes réalisées l’été dernier. Elles résultent du résultat d’un mois d’enfermement chez elle où, se tenant à l’écart de la société, l’artiste s’est sentie extrêmement proche du Monde. Et par « Monde » il faut entendre « son monde personnel », l’empire de ses émotions lui ouvrant la voie à l’interprétation des évènements, en total décalage avec le réel.Sa peinture pose une interrogation : qu’est-ce que le réel ? Nous sommes tous dans l’impossibilité d’y répondre rationnellement. L’image, elle, s’en charge car en se déployant à notre regard, elle offre une myriade d’interprétations possibles.Parmi ses toiles exposées, un tableau faisant partie d’un triptyque (82 x 64 cm), interpelle nos sens.12272808660?profile=original
Par ses
 COURBES SPECULAIRES, Patricia Proust-Labeyrie nous offre un graphisme aux reflets démultipliés qui renvoient de manière inversée à la peinture de base. Cette perception phénoménologique du créé s’opère dans l’éventail émotionnel du visiteur comme un réel  miroir incarné par ce dernier, en ce sens qu’il devient, en quelque sorte, le miroir de l’œuvre de l’artiste. Ce qui résulte de cette œuvre à forte connotation intellectuelle est semblable à un message sur le buvard de l’âme apparaissant sous l’effet de l’encre sympathique. Leonardo da Vinci s’était lui-même essayé à cette technique. Et il y a fort à parier que ses résultats devaient s’approcher plus du mystère kabbalistique que de l’ « introspectif »  à proprement parler. Que ce soit en matière littéraire ou picturale, force est de constater qu’il y a un « avant » et un « après » Freud. Jérome Bosch avait beau extérioriser ses délires sur la toile, il n’en demeurait pas moins un produit de son siècle, s’inscrivant sur un substrat culturel gothique, définit par des canons bibliques. Lorsque Salvador Dali atteignit le pinacle de sa production surréaliste il avait parfaitement maîtrisé les principales théories psychanalytiques en vogue à son époque.Patricia Proust-Labeyrie, à la manière de Anselm Kieffer qu’elle révère, estime que le discours intellectualiste permet d’analyser sur le même plan l’Art avec les mutations sociopolitiques.Son travail s’efforce d’investiguer la pensée dans tous ses méandres. Un masque cache un autre masque et sa peinture déclenche l’ultime questionnement : que ce passe-t-il, à un moment déterminé dans la rencontre entre le créateur et son œuvre, en tenant compte du fait que le moment n’est nullement statique et qu’il est le résultat d’une suite d’autres moments, entraînant d’autres émotions ?La peinture de Patricia Proust-Labeyrie (à l’huile et à l’acrylique) participe d’un impressionnisme mental résultant d’une adaptation aux mouvements du lieu en phase avec les mutations du réel dont nous, miroirs sensibles, habitant au cœur de la peinture, incarnons les métamorphoses.L’artiste qui nourrit également une grande admiration pour Joseph Beuys et Malevitch, enseigne dans divers ateliers, de même qu’elle organise des séances « Bien être » d’Histoire de la peinture destinées aux patients du service psychiatrique de l’Hôpital Charles Perrens à Bordeaux.
L’arrêt sur image de la part du visiteur face à une œuvre de Patricia Proust-Labeyrie lui intime l’obligation de laisser promener son regard sur la surface entière du tableau, conçue comme un champ onirique où tout se dédouble et démultiplie pour retourner à la matrice.
Entrelacs et courbes spéculaires tracées par des mains qui se cherchent au fil de l’acte créateur. Un acte vers l’inconnu. Le poser signifie s’aventurer à travers les méandres d’une Terra Incognita. Mais quel que soit la conclusion de ce voyage, il ne peut que faire tomber le dernier masque : celui de notre inconditionnelle nécessité d’exister par la mémoire célébrée de cet acte.
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Vidéo proposée et réalisée par Robert Paul sur des oeuvres de Patricia Proust-Labeyrie


François L. Speranza.


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Beau paillon, toi qui voltiges
Dans l'azur éclatant du ciel,
Balançant à peine les tiges
De ces fleurs dont tu bois le miel.

Dis-moi donc, charmant petit être,
Poussière d'or et de soleil,
Quel doux miracle t'a fait naître ?
Et quel fut ton premier réveil ?

Ô Profond et divin mystère,
Avant de régner dans l'azur,
Tu rampas d'abord sur la terre.

Or, voici que ton aile brille
De l'éclat de mille couleurs :
Beau papillon, tu fus chenille,
Toi qui ressembles aux fleurs, tes soeurs,

(Adapté de F. Stockmar)

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La symphonie merveilleuse

 

C'est l'histoire d'une petite fille qui rêvait d'un monde meilleur, d'un monde de joie, d'amitié et d'amour.

 

Elle s'appelait Fany. Souvent, par curiosité ou par hasard, elle surprenait de discussions de 'grands',d'adultes.

Elle entendait que là-bas, dans des pays qui  lui paraissaient si lointains, des gens se battaient, faisaient exploser des villes, rasaient des forêts. Elle savait aussi, Fany, que beaucoup d'enfants souffraient...

Alors, le soir, dans son lit, entre larmes et espoir, Fany réfléchissait et parlait, parlait ...aux anges,à ceux qu'elle appelait ses amis. Elle  leur disait ses soucis, ses peurs, ses tristesses pour les enfants de là-bas. Et de tout son coeur elle souhaitait changer ce monde si dur et si injuste. Il est vrai qu'à huit ans on a les espoirs les plus fous, les plus généreux ...

 

La vie est si belle lorsque le printemps s'éveille et que la Nature éclate de santé, de beauté, de merveilles...

La Nature..Mais, oui ... La Nature...C'est peut-être là qu'elle trouverait la solution : dans la Nature, celle dont son ami Franco lui avait si souvent parlé. Franco, l'homme des bois, du silence, de la montagne.

Quand il racontait la montagne, Fany fermait les yeux et se laissait emporter... C'est lui qui lui avait appris les merveilles de la Nature: le soleil qui se lève pour un jour nouveau, plein de promesses; le joyeux murmure d'un ruisseau qui bondit d'une pierre à l'autre; le bruissement du vent dans un feuillage, le chant d'un oiseau qui s'élève au coeur de la forêt.

La Nature qui exprime tout son Amour pour qui sait l'apprécier, pour qui sait l'écouter,pour qui sait le vivre...

 

Une nuit, Fany rêve: elle se voit dans la Nature, et elle trouve une réponse ...

Au réveil, très décidée et avec le souvenir des confidences de son ami, Fany part pour la forêt, seule, avec un coeur ' gros comme ça' !

Déjà, derrière la montagne,on devine le lever du soleil, Fany connaît un endroit merveilleux pour voir le soleil se lever.

Elle aime beaucoup ce moment de la journée... la naissance du jour.

Le soleil lui envoie ses premiers rayons remplis d'un amour extraordinaire: elle les prend en plein coeur et se sent comme soulevée de terre...une douce musique l'entoure, l'envoûte. Elle se sent si légère , comme si elle flottait.

Elle voit la lumiète ,telle qu'elle est, parfaite.

Incapable de prononcer le moindre mot, Fany vit ces instants intensément, à l'écoute de toutes les merveilles qu'elle traverse lorsqu'elle devine une présence . Elle croit d'abord apercevoir une libellule puis, sa vue plus claire ,elle distingue un petit personnage qui virevolte autour d'elle. Tout en riant, il a l'air de bien s'amuser de l'air surpris de Fany.

C'est un Elfe, un fils du Vent.

- Bonjour Fany ! Je suis content de te voir. Nous t'attendons depuis si longtemps !

- Depuis longtemps... vous m'attendez ?

- Oui..Tu rêves d'un monde meilleur ..

- C'est vrai..mais comment le sais-tu? Qui te l'a dit ?

- Oh , ne t'inquiéte pas. Nous les fils du vent savons beaucoup de choses...

Alors voilà: la réalisation de ton rêve dépend de toi et de toi seule. Tu auras certainement besoin d'aide, mais il ne tient qu'à toi de suivre le chemin que te dictera ton coeur. tu pourras rendre le monde meilleur et plein d'amour si tu le veux vraiment.

- Bien sûr que je le veux ! Mais comment vais-je m'y prendre, je n'y arriverai sans doute jamais.

- Je te le redis: il te suffira d'écouter la voix de ton coeur...Laisse-toi guider par cette petite voix .

 

Fany allait poser encore plein de questions au petit Elfe quand elle se rendit compte qu'il avait disparu.

Elle se retrouve seule, assise au pied d'un chêne immense. Plongée dans ses réflexions, elle ne voit pas le jour décliner et s'endort contre le tronc du grand arbre.

Soudain, fany se retrouve à l'intérieur du chêne ! Et là, un monde incroyable s'offre à ses yeux ..

Au coeur du grand chêne,règne une intense activité. Des dizaines, des centaines de petits personnages s'affairent dans tous les sens et avec un ordre qui semble parfaitement réglé. Chacun occupe une place bien précise et effectue sa tâche avec passion. Ils sont tellement absorbés qu'ils ne s'aperçoivent même pas la présence de la petite fille.

Fany constate que l'endroit où elle se trouve est divisé en sept parties distinctes selon les couleurs de l'arc-en-ciel.

Les lutins disposent devant eux de très grands seaux dont ils extirpent de toutes petites gouttelettes qu'ils placent délicatement dans des petits sachets de couleur. Fany se dit qu'elle a une chance exceptionnelle: elle assiste à la fabrication d'un arc-en-ciel !

Mais voilà qu'un lutin, vêtu différement s'approche d'elle pour l'accueillir. C'est le Grand Maître des couleurs...

Il  explique à Fany qu'elle se trouve à l'endroit même où l'on confectionne les gouttes de rosée qui sont dispersées chaque matin sur chaque feuille, sur chaque fleur, sur chaque brin d'herbe.

Grâce aux Ondines qui s'ébattent joyeusement dans les réserves d'eau de la terre, ces gouttes de rosée possèdent un pouvoir extraordinaire: au lever du soleil, les Salamandres, ces petits personnages qui habitent le soleil, envoient les rayons sur les gouttes de rosée. Les sept premiers rayons forment alors un arc-en-ciel et , de cette rencontre entre le soleil et la rosée, entre le feu et l'eau, jaillit l'espace d'une seconde, la symphonie merveilleuse de la Nature: une musique pleine de force et d'amour magique, capables de réaliser les rêves les plus secrets, les espoirs les plus fous.

C'est seulement pendant cette seconde que la symphonie possède un pouvoir magique: il suffit qu'un seul être humain l'entende de tout son coeur et de tout son amour et il peut changer le monde. Seulement pendant cette seconde-là...

Jusqu'à ce jour, les hommes ne se sont pas préoccupés de cette symphonie merveilleuse, trop absorbés par leur activités, persuadés que tout s'achète, et que la Nature ne rapporte rien ...

Les yeux écarquillés, Fany écoute les explications et à mesure que le récit avance, la fillette comprend mieux la richesse de sa rencontre avec le fils du Vent et les confidences de son ami Franco.

Le Grand Maître des couleurs termine à peine son récit que Fany se retrouve au pied du chêne.

Elle constate qu'elle a passé la nuit au coeur de l'arbre et que le jour est sur le point de se lever.

Suivant la voix de son coeur, elle se laisse tendrement bercer par une douce brise où elle reconnai^t son ami le petit Elfe, puis émerveillée, elle voit les septs premiers rayons du soleil se répandre sur les gouttes de rosée.

Elle est alors transportée de Joie et d'Amour dans une explosion de couleurs et de musique merveilleuses.

De tout son petit coeur débordant d'espoir et d'amour ,elle souhaite un monde meilleur et là au plus profond de la lumière , dans l'écrin de la symphonie magique , elle voit naître un monde de Paix et d'Amour.

 

Là-haut, dans la forêt qui mène au sommet de la montagne , un homme , l'ami Franco comprend lui aussi qu'il vit le premier jour d'un monde nouveau, où les hommes retrouveront la Paix et l'Amour entre eux, et avec toute la Nature .

 

Jacques Staempfli ( Eclats de mots)

 

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Éloge de la villanelle

 

                                                                                                 

Villanelle

...

Poétique, amusante,

La villanelle ravit.

Elle babille, charmante.

...

Sa structure est attrayante.

À retirer de l'oubli,

Poétique, amusante.

...

Naïve mais contraignante.

Ses exigences s'allient,

Elle babille, charmante.

...

Elle devient élégante

Quand la grâce l'ennoblit,

Poétique, amusante.

...

Joyeusement innocente,

Se moquant, elle sourit.

Elle babille, charmante.

...

Inattendue, elle chante,

Reposant certes l'esprit.

Elle babille, charmante,

Poétique, amusante.

...

7 mai 2012

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L'ART du THE

L12272806491?profile=originalLe musée d'Arts Asiatiques de Toulon  présente jusqu'en Octobre tout un éventail de céramiques Japonaises et Coréennes du Musée Cernuschi de Paris

Il est question de l'histoire du Thé depuis son origine en Chine au VIII ème siècle  et sa dégustation pour garder en éveil les moines durant leurs longues méditations

C'est un prêtre Zen qui l'introduisit au Japon au XIV ème siècle sa consommation se généralise alors par des rites codés et raffinés qui deviennent l'incarnation même du geste et de l'harmonie comme une conception de vie remarquable de simplicité austère

Telle cette présentation à Toulon comme à Kyoto  comme à Nice  (A suivre au prochain billet )

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J'ai rentrer

apres des mois tres dificiles j'ai rentrer. Je voudrais prendre beaucoup de temps parmi les amis ici et vois leur oeuvres et prend d'inspiration. J'ai ajouter encore de mes oeuvres si j'espere que ils vous plairent. Merci a tous qui a ajouter des beaux commentaires sur mes oeuvres.

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Au bord d'un lac illimité

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Silence dans l’arrêt du temps.

La beauté engendre l’ivresse

Sous un ciel d’un bleu ardent.

... 

Illimité un lac argent.

Je longe un jardin en liesse.

Silence dans l’arrêt du temps.

... 

Sur la rive de nombreux bancs.

Une brise tendre caresse,

Sous un ciel d’un bleu ardent.

... 

Le zéphyr de paix se répand.

Pour que l’espérance renaisse,

Silence dans l’arrêt du temps.

... 

Ce lieu crée un enchantement.

Mon âme s’emplit de tendresse,

Sous un ciel d’un bleu ardent.

... 

Aucun présage inquiétant,

Nul regret, porteur de tristesse.

Silence dans l’arrêt du temps,

Sous un ciel d’un bleu ardent.

... 

                                                                      8 septembre 2006

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J'ai une immense admiration pour l'oeuvre de Raymond Trousson. Le XVIIIe siècle y occupe une place prépondérante.

Etant donné que 2012 est l'année Rousseau, je m'attache à lire la biographie que R. Trousson lui a consacrée.

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BIBLIOGRAPHIE DE RAYMOND TROUSSON

 

Livres

Le thème de Prométhée dans la littérature européenne, Genève, Droz, 1964, 2 vol. (2e éd. augmentée 1976; 3e éd. 2001).

Un problème de littérature comparée : les études de thèmes. Essai de méthodologie, Paris, Lettres Modernes, 1965.

Socrate devant Voltaire, Diderot et Rousseau. La conscience en face du mythe, Paris, Lettres Modernes, 1967.

Rousseau et sa fortune littéraire, Bordeaux, Ducros, 1971 (2e éd. augmentée, Paris, Nizet, 1977).

Voyages aux Pays de Nulle part. Histoire littéraire de la pensée utopique, Bruxelles, Éditions de l'Université, 1975 (2e éd. augmentée 1979; 3e éd. revue et augmentée 1999).

Thèmes et mythes. Questions de méthode, Bruxelles, Éditions de l'Université, 1981.

Balzac disciple et juge de Jean-Jacques Rousseau, Genève, Droz, 1983.

Le Tison et le Flambeau. Victor Hugo devant Voltaire et Rousseau, Bruxelles, Éditions de l'Université, 1985

Stendhal et Rousseau. Continuité et ruptures, Köln, DME-Verlag, 1986 (2e éd., Genève, Slatkine Reprints, 1999).

Jean-Jacques Rousseau. I. La marche à la gloire, Paris, Tallandier, 1988. II. Le deuil éclatant du bonheur, Paris, Tallandier, 1989 (2e éd. 2003).

L'affaire De Coster-Van Sprang, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1990.

Charles De Coster ou La vie est un songe, Bruxelles, Labor, 1990.

Jean-Jacques Rousseau. Bonheur et liberté, Nancy, Presses Universitaires, 1992.

Histoire de la libre pensée. Des origines à 1789, Bruxelles, Éditions Espace de Libertés, 1993.

Jean-Jacques Rousseau. Heurs et malheurs d'une conscience, Paris, Hachette, 1993.

Isabelle de Charrière. Un destin de femme au XVIIIe siècle, Paris, Hachette, 1994.

Défenseurs et adversaires de Rousseau. D'Isabelle de Charrière à Charles Maurras, Paris, Champion, 1995.

Images de Diderot en France 1784-1913, Paris, Champion, 1997.

D'Utopie et d'Utopistes, Paris-Montréal, L'Harmattan, 1998.

Petite histoire de l'Académie, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1999.

Iwan Gilkin poète de la nuit, Bruxelles, Labor, 1999.

La Légende de La Jeune Belgique, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 2000.

Jean-Jacques Rousseau jugé par ses contemporains, Paris, Champion, 2000.

Visages de Voltaire XVIIIe-XIXe siècles, Paris, Champion, 2001.

Religions d'utopie, Bruxelles, Ousia, 2001.

Charles Van Lerberghe. Le Poète au crayon d'or, Bruxelles, Labor, 2002.

Sciences, techniques et utopies. Du paradis à l'enfer, Paris, L'Harmattan, 2003.

Antoine-Vincent Arnault. Un homme de lettres entre classicisme et romantisme, Paris, Champion, 2004.

Rousseau par ceux qui l'ont vu, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB-Le Cri, 2004, 308 p.

Denis Diderot ou le vrai Prométhée, Paris, Tallandier, 2005.

Diderot jour après jour. Chronologie, Paris, Champion, 2006.

Diderot, Paris, Gallimard, coll. «Folio biographies», 2007.

Éditions critiques

Fougeret de Monbron, Le Cosmopolite ou le Citoyen du monde suivi de La Capitale des Gaules ou La Nouvelle Babylone, Bordeaux, Ducros, 1970.

Louis-Sébastien Mercier, L'An deux mille quatre cent quarante. Rêve s'il en fut jamais, Bordeaux, Ducros, 1971.

Diderot, Apologie de Socrate, dans Œuvres complètes, Paris, Hermann, 1978, t. IV, p. 235-81.

Tiphaigne de la Roche, Histoire des Galligènes, Genève, Slatkine, 1979.

Louis-Sébastien Mercier, L'An deux quatre cent quarante suivi de L'homme de fer (édition de 1799), Genève, Slatkine, 1979.

Denis Veiras, Histoire des Sévarambes, Genève, Slatkine, 1979, 2 vol.

Simon Tyssot de Patot, La vie, les aventures et le voyage de Groenland du R.P. Cordelier Pierre de Mésange, Genève, Slatkine, 1979.

Simon Tyssot de Patot, Voyages et aventures de Jacques Massé, Genève, Slatkine, 1979.

Gabriel de Foigny, La Terre australe connue, Genève, Slatkine, 1981.

Diderot, Le Pour et le Contre ou Lettres sur la postérité, texte établi par E.Hill, introduit et annoté par R. Trousson, dans Œuvres complètes, Paris, Hermann, 1986.

Diderot, Les Deux amis, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, dans Œuvres complètes, Paris, Hermann, 1986, t.XXV, p. 445-54.

Diderot, Plan d'une tragédie intitulée Térentia, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Paris, Hermann, 1986, t.XXV, p. 455-507.

André Baillon, Le Pénitent exaspéré, texte établi et commenté par R. Trousson, Bruxelles, Labor, 1988.

Lettres et pensées du prince de Ligne, d'après l'édition de Madame de Staël; présentées et annotées par R. Trousson, Paris, Tallandier, 1989.

Romans libertins du XVIIIe siècle, introductions et notes par R. Trousson, Paris, Laffont ("Bouquins"), 1993 (rééd. Paris, Édition du Club France Loisirs, 1999).

Charles De Coster, Lettres à Elisa, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Bruxelles, Labor, 1994.

Voltaire et les droits de l'homme. Textes sur la justice et la tolérance, présentés et annotés par R. Trousson, Bruxelles, Editions Espace de Libertés, 1994.

Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, présentées et annotées par R. Trousson, Paris, Imprimerie Nationale, 1995, 2 vol..

Jules Destrée, Journal 1882-1887, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1995.

Romans de femmes du XVIIIe siècle, introductions et notes par R. Trousson, Paris, Laffont ("Bouquins"), 1996.

Charles De Coster, Contes brabançons - Le Voyage de noce, édition présentée par R. Trousson, Bruxelles, Labor, 1997.

Le Roman noir de la Révolution, édition établie, présentée et annotée par R. Trousson, Bruxelles-Paris, Complexe-Nathan, 1997.

Iwan Gilkin, Mémoires inachevés. Une enfance et une jeunesse bruxelloises 1858-1878, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Bruxelles, Labor, 2000.

Jean-Jacques Rousseau, Paris, Presses de l'Université de Paris Sorbonne ("Mémoire de la critique"), 2001.

Charles Van Lerberghe, Lettres à Fernand Severin, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 2002.

A.-V. Arnault, Souvenirs d'un sexagénaire, édition critique par R. Trousson, Paris, Champion, 2003.

Charles-Joseph de Ligne, Règne du grand Selrahcengil, dans Caractères et portraits, édition critique dirigée par D. Acke, Paris, Champion, 2003, p. 81-92.

Charles-Joseph de Ligne, Mes conversations avec Jean-Jacques (1796) – Mes deux conversations avec Jean-Jacques (1809), dans Caractères et portraits, édition critique dirigée par D. Acke, Paris, Champion, 2003, p. 485-500.

P. Mantegazza, L'An 3000. Rêve, traduction, introduction et notes par R. Trousson, Paris, L'Harmattan, 2003.

Denis Diderot, Paris, Presses de l'Université de Paris Sorbonne ("Mémoire de la critique"), 2005.

Charles-Joseph de Ligne, Suite du roman : Valérie ou Lettres de Gustave de Linar à Ernest de G., dans Œuvres romanesques, t. II, édition critique dirigée par M. Couvreur, Paris, Champion, p. 261-287.

J.P.G. Viennet, Mémoires et Journal 1777-1867, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Paris, Champion, 2006.

Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau, publié sous la direction de Raymond Trousson et Frédéric S. Eigeldinger, Paris, Champion, 2007.

Charles De Coster journaliste à l'Uylenspiegel, Bruxelles, Espace de libertés, 2007.

Diderot, Paris, Gallimard, 2007.

Voltaire 1778-1878, Paris, Presses Universitaires de la Sorbonne, 2008.

«Voltaire, Pandore», dans Œuvres complètes de Voltaire, 18C, Oxford, Voltaire Foundation, 2008.

Voltaire, Paris, Tallandier, 2008.

Sébastien Longchamp, Anecdotes sur la vie privée de M. de Voltaire, présenté et annoté par Raymond Trousson, Paris, Champion, 2009.

«Voltaire, Socrate», dans Œuvres complètes de Voltaire, 49B, Oxford, Voltaire Foundation, 2009, p. 265-346.

J.-H. Bernardin de Saint-Pierre, La Vie et les ouvrages de Jean-Jacques Rousseau, édition présentée et annotée par R. Trousson, Paris, Champion, 2009.

Victorine de Chastenay, Mémoires, présentés et annotés par R. Trousson, Paris, Tallandier, 2009.

C.A. Collini, Mon séjour auprès de Voltaire, édition présentée et annotée par R. Trousson, Paris, Champion, 2009.

Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, édition critique par R. Trousson, Paris, Champion Classiques, 2010.

L.-S. Mercier, De J.-J. Rousseau considéré comme l’un des premiers auteurs de la Révolution, Paris, Champion, 2010.

Jean-Jacques Rousseau. En 78 lettres, un parcours intellectuel et humain, Cabris, Éditions Sulliver, 2010.

BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE

Vérité et littérature au XVIIIe siècle. Mélanges rassemblés en l'honneur de Raymond Trousson, Paris, Champion, 2001.

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Frida Kahlo par Angélique Ionatos

Marie-Anne Georges

Mis en ligne le 05/12/2003

Pour la première fois, l'artiste grecque chante en espagnol.«Alas pa'volar» décline des extraits du journal de la peintre mexicaine.

Angélique Ionatos est une artiste atypique. Dès qu'on la qualifie ainsi, la chanteuse grecque ne manque pas de relever, dans un éclat de rire, l'alpha privatif de cet adjectif dans sa langue d'origine. Cela fait trente ans qu'elle poursuit son petit bonhomme de chemin, assez éloigné des émissions télévisées de variétés, davantage proche d'un public fidèle qui remplit les salles où elle se produit. Elle ne se plaint pas de cet état de fait. «Depuis que j'ai 18 ans, je vis de ce que j'aime. Je chante et on me paie pour cela. Quel luxe!»

Rapport à la poésie

Eprise de poésie, Angélique Ionatos a beaucoup chanté, dans sa langue natale, son auteur de prédilection: Odysseus Elytis, prix Nobel de littérature en 1979. Volubile, elle parle de son rapport organique à la poésie. «Je ne peux pas vivre sans. La poésie, c'est la vie. Depuis que je suis toute jeune, ma mère m'a récité de la poésie. C'est dans la forme poétique que j'ai trouvé les choses les plus fortes qui m'ont donné envie de vivre et de comprendre le monde. Au commencement, il y a le verbe. La Bible est un livre très poétique, qui est le livre des livres. J'en parle d'autant plus facilement que je ne suis pas croyante.»

Et de poursuivre, tout aussi passionnée: «Qu'est-ce que le propos poétique? Des choses quotidiennes, éclairées différemment, apparaissent comme inédites. Chez les enfants la poésie est innée, parfois, après, certains se donnent beaucoup de mal pour l'étouffer.» Après «Marie des brumes» et «Sappho de Mytilène», voilà qu'Angélique Ionatos s'empare d'une autre figure féminine mythique: Frida Kahlo. Et celle qui a un rapport assez familier avec l'espagnol chante pour la première fois dans cette langue. «Cela surprend tout le monde, mais le grec et l'espagnol sont deux langues qui possèdent une phonétique similaire.» Pour la petite histoire, Angélique est fille d'un marin qui ramenait de ses voyages en Amérique du Sud des disques qu'elle écoutait en boucle. Plus tard, elle maîtrisera l'espagnol après l'avoir étudié durant trois ans.

Ceci posé, l'idée de l'album «Alas pa'volar» (Des ailes pour voler) en revient à Christian Boissel, fidèle orchestrateur musical de ses dernières productions. «Il y a 5-6 ans, il est tombé amoureux du journal de Frida Kahlo. Il s'est mis en tête d'en mettre en musique des extraits. Au fur et à mesure, il m'a fait part de son désir que je les interprète.» Si certaines parties du journal ont été mises en musique telles quelles, d'autres ont nécessité une adaptation. Un travail réalisé par Christine Ferarios, et consistant, par exemple, en une inversion de phrases. «Un travail de haute couture par rapport à la musique», relève Angélique Ionatos.

Là voilà donc, à l'aube de ses 50 ans, plongée dans l'univers de cette peintre à la vie plus que mouvementée, militante à la personnalité exigeante. «Il est vrai que quand on compose soi-même, ce qui est mon cas depuis longtemps, on a parfois envie de se reposer de son propre univers. Je trouvais que c'était une bonne occasion d'aller voir ailleurs en tant qu'interprète.»

Mais se plonger ne signifie pas forcément se fondre, d'autant plus que Christian Boissel a emballé le tout dans un environnement musical éloigné des canons de la musique mexicaine - mais pas hispanophone. Pour preuve, ce «Tango de la lokura». «Christian n'a pas voulu faire "à la manière de". De toute façon, il n'est pas de cet univers-là, il ne peut pas tricher.»

La scène avant tout

Du disque à la scène, il n'y avait qu'un pas, rapidement franchi, étape quasi incontournable pour l'artiste. «J'ai été très claire. Je ne voulais pas faire semblant d'être Frida. Je ne voulais pas non plus de mexicaneries de pacotille, ni des choses comme cela. Et cela a été entendu. On a travaillé avec le Colombien Omar Porras (par ailleurs metteur en scène d'un fantaisiste «Ay Quixote» et de «Noces de sang» remarquées, NdlR) qui n'était pas en mal d'exotisme. Il a fait quelque chose de très léger, d'onirique, de poétique.» Et la chanteuse de préciser: «Lors de mes précédentes prestations, j'ai toujours voulu qu'il y ait une petite mise en scène, mais la musique restait la maîtresse de mes mouvements. Ici, c'est vraiment du théâtre musical avec chaque chanson qui raconte une histoire.» Alors que le parti pris musical de Christian Boissel peut parfois surprendre, l'interprétation qu'en donne Angélique Ionatos donne chair et voix à des états paroxystiques - pourrait- il en aller autrement alors que sa patrie est aussi celle de la tragédie? Désir furieux de celui qui n'est pas là, sublimation de l'être aimé, peine, douleur, habitent l'album. A l'image de ce troublant «Y a volar» où Frida écrivait: «Des pieds pour quoi faire/Si j'ai des ailes pour voler/Appui numéro un, appui numéro deux/C'est le un qui me fait défaut/Et c'est lui qu'il me faut.»

Angélique Ionatos canta Frida Kahlo, «Alas pa'volar», un CD Naïve, NV 46911

© La Libre Belgique 2003

Savoir Plus

Et en Belgique? Jusqu'à présent, le spectacle n'est pas programmé dans notre pays. Au grand regret d'Angélique Ionatos qui, à l'adolescence, passa quelques années en Belgique. A l'affiche des Abbesses à Paris, entre les 14 et 26 octobre, «Angélique Ionatos canta Frida Kahlo» reçut la visite de pas mal de programmateurs de centres culturels, mais aucun belge. En attendant, l'artiste espère que son agent arrivera à récupérer la situation afin de trouver la bonne personne qui la représentera dans notre pays. D'ici là, outre diverses dates en France, le spectacle devrait, tout naturellement, être accueilli par le festival de Mexico.

© La Libre Belgique 2003

 

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Ma sœur, qui préfère l’agitation de la ville à celle de la campagne, me faisait remarquer hier, alors que nous faisions la file à la caisse, que les gens trouvaient normal d’attendre tandis que deux caissières s’entretenaient entre elles pendant qu’une cliente prenait son temps pour ensacher ses achats…

Elle me disait que, dans son coin, chose pareille n’existerait pas sous peine d’une émeute. En effet, il m’est déjà arrivé, alors que je l’accompagnais, d’être étonnée de la rapidité avec laquelle vous êtes expédié… Vous n’en avez pas encore terminé avec les vôtres que, des marchandises du client qui vous suit arrivent déjà sur le tapis…

Si je déteste faire les courses, la caisse est le seul endroit où je me sens à l’aise dans un magasin… L’attente ne me dérange pas… Bien au contraire, je la mets à profit pour étudier le genre humain… Souvent étonnant : c’est là que vous trouvez la plus grande panoplie des vices et des vertus…

En premier, il y a la mémère qui s’est arrangée pour faire ses courses à l’heure de grande affluence et qui râle parce qu’elle est pressée… faisant des yeux de chien battu parce qu’il se trouve toujours une âme charitable, très souvent un jeune homme « bien de sa personne » qui détesterait qu’on pense que « les jeunes sont tous pareils » ou qui a tout simplement une âme de boyscout… Cette mémère donc, fini immanquablement par passer avant tout le monde…

Devant vous, la mère de famille rentrant du boulot et pressée d’aller nourrir ses oisillons affamés, vous prend à témoin de la situation… C’est tout juste si elle ne proposerait pas la solution finale pour tous ces vieux emmerdeurs qui n’ont que ça à faire toute la journée…

-Vous avez bien raison, madame, éradiquons les vieux… Mais avez-vous songé que nous le deviendrons tous un jour ? Et peut-être serons-nous alors bien content d’aller emmerder un tas de gens aux heures de pointes… Le seul moment où on peut encore voir du monde et se donner une importance qu’on a perdue au sein de sa famille.

 Des cris, des jérémiades, des pleurs… Il se trouve toujours l’un ou l’autre parent qui a fort à faire entre le petit tas hurleur qui se roule par terre, le caddie rempli de cochonneries sucrées, frelatées, jouets en tout genre, et les œillades outrées de la dame de bonne famille qui elle, « dresserait vite fait » le chenapan… Ce qu’elle essaie d’ailleurs vainement de faire. Finalement, le petit Kevin (pourquoi s’appellent-ils tous Kevin ?) triomphant, pose sur le tapis le jouet ou le bonbon que sa mère, jurant qu’on ne l’y reprendra plus, qu’il restera une autre fois seul à la maison, a renoncé à lui arracher des mains.

-J’adore tous les Kevin, je leur fais d’ailleurs toujours un clin d’œil complice… Pourquoi être sage ? Puisqu’alors vous ne recevez rien, pas même un encouragement… Le jouet qu’il ne regardera plus dans quelques minutes est son trophée, sa victoire… Pour quelle raison s’en priverait-il ? Et pourquoi devrait-on plaindre un parent qui n’a rien compris à l’éducation ? Une bonne action égale une récompense… fût-elle orale, un simple encouragement, une mise en valeur de l’acte d’être un enfant sage… Par contre, l’inverse est aussi vrai : si je ne suis plus adepte de la fessée, je refuse de croire, comme certains le prétendent, qu’un enfant est trop petit pour comprendre…

Mais je me perds dans mes pensées… Comme toujours lorsque je suis la dernière de la file d’attente… Ceux qui étaient derrière moi sont partis depuis longtemps à une autre caisse… Où, bien souvent, ils n’ont gagné que peu de temps.

Vous y trouvez aussi parfois le voleur, quasi pour le fun, puisqu’aux caisses, vous ne trouvez que les bonbons qui attireront le regard des Kevin… Ce qui, vous l’avouerez, ne vaut pas la peine d’être pris en flagrant délit…Tout le monde n’y a vu que du feu… Sauf moi… Mais il peut être rassuré : je ne suis pas une délatrice et puis,  les magasins, voleurs volés, n’ont qu’à être plus vigilants… J’admire la technique et je regarde ailleurs.

Ah, c’est à mon tour… Veuillez m’en excuser, mais je dois m’occuper de mes marchandises… Vous voyez, comme  cela va vite lorsqu’on prend la peine de prendre le temps et d’observer ses semblables.

Maintenant, je me consacre entièrement à la caissière… Avez-vous pensé qu’à l’heure où vous râlez parce qu’il faut encore faire des courses avant de rentrer du boulot ou pendant vos heures de liberté, elle travaille… Elle doit tout entendre, recevoir les plaintes, les affronts et les morves des Kevin ?

Alors, un bonjour, un merci et un au revoir… enrobés d’un sourire… Et quelques mots gentils pendant le scannage des marchandises… cela ne mange pas de pain, donne un peu de courage à la dame et me donne l’impression d’un peu de soleil dans mon petit cœur de hérisson.

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Besoin de te parler

 

Tu m'as longtemps offert une douce tendresse

J'étais pour toi l 'amie, la soeur que tu aimais.

Ton énergie, ta joie, certes me ranimaient,

Tu ne me donnais pas de leçons de sagesse.

...

Parfois, tu m'écrivais en me voulant complice.

Tu racontais si bien, fidèle, avec ferveur,

Tes amours savourés qui te rendaient rêveur.

Grisé, tu recréais des scènes de délices.

...

Tu recevais ému tes rentes affectives,

Étant sur le chemin menant aux souvenirs.

De ton heureux séjour, tu aimais accueillir

Des parfums vaporeux, des grâces restées vives.

...

Ce sont tes derniers mots que je relis souvent.

J'entends ta chère voix, tu me dis que tu m'aimes.

Tu m'avoues que ton coeur te cause des problèmes.

Il a cessé de battre or tu restes vivant.

...

5 mai 2012

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Hymne au soleil

 

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En prodiguant, soudain, sa lumière aveuglante,

Il inonde de joie l'immensité des cieux.
De ces fous qu'il enivre, il fait baisser les yeux.
Dans l'éblouissement, conduit les âmes errantes.
...
Il inonde de joie l'immensité des cieux.
Il ôte des coeurs lourds l'angoisse exténuante,
Dans l'éblouissement, conduit les âmes errantes.
Rend impondérables les penseurs soucieux.
...
Il ôte des coeurs lourds l'angoisse exténuante.
Fait sourire, apaisés, les êtres malheureux,.
Rend impondérables les penseurs soucieux,

Les mène en un ailleurs de grâces rayonnantes.
...
Fait sourire, apaisés, les êtres malheureux,

 Répand une énergie puissamment agissante,

Les mène en un ailleurs de grâces rayonnantes,
Féerie de couleurs, univers fabuleux.
...

14/1/2004

 

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Christ de pitié soutenu par saint Jean et par deux anges, détail, attribué à Jean Malouel (connu à partir de 1397-1415), Paris, Musée du Louvre© RMN-GP (Musée du Louvre) / Adrien Didierjean
Le "Christ de Pitié" attribué à Jean Malouel, un tableau du XVe siècle à l’histoire fascinante, a été présenté jeudi par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et le président du Louvre Henri Loyrette. Inconnu jusqu’à son authentification récente, il est entré dans les collections du Louvre, un événement. Il sera exposé dans les salles du musée à partir du 16 mai
Le ministre a annoncé officiellement l’acquisition par l’Etat pour le musée du Louvre du « Christ de Pitié soutenu par saint Jean l’évangéliste en présence de la Vierge et de deux anges ». Le tableau a été attribué à Jean Malouel (1370 ?-1419), une des figures majeures de la peinture néerlandaise et un des plus illustres primitifs français, puisqu’il a passé la plus grande partie de sa carrière en France.
Le Christ de Pitié est le troisième tableau connu de Malouel
Après avoir travaillé à Paris en 1396 pour la reine de France Isabeau de Bavière, il est devenu le peintre du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, puis celui de son fils, Jean sans Peur. Malouel est l’oncle des frères Limbourg, dont le style rappelle la fraîcheur des couleurs et la douceur des formes.

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Oeuvres attribuées à Jean Malouel, conservées au Louvre - A gauche, Grande Pietà ronde - A droite, Christ de Pitié © A droite, RMN-GP (Musée du Louvre) / Adrien Didierjean - A gauche, A droite, 2009 Musée du Louvre / Erich Lessing

Jusqu’ici, deux tableaux seulement avaient été attribués à Jean Malouel : la « Grande Pietà ronde », conservée au Louvre depuis 1864, et la « Vierge et l’Enfant entourés d’anges », dite « Vierge aux papillons », acquise en 1987 par la Gemäldegalerie de Berlin.
La découverte du « Christ de Pitié » est donc un évènement. Il s’agit de « l’acquisition majeure des cinquante dernières année » pour le Louvre, en matière de peinture, avait estimé en janvier dernier Vincent Pomarède, le directeur du département des peintures du musée.
L'histoire rocambolesque d'un tableau, du presbytère au Louvre en passant par une brocante
L’histoire commence en 1985, quand un brocanteur du centre de la France achète le tableau pour quelques centaines de francs au curé de Vic-le-Comte (Puy-de-Dôme). Le prêtre, décédé depuis, avait besoin d’argent pour faire des travaux de chauffage dans son église et s’était débarrassé de cette œuvre reléguée dans un coin du presbytère. Elle était recouverte d’un vilain badigeon qui la rendait méconnaissable.
Dès 1986, le brocanteur avait pressenti que son tableau pouvait être intéressant. Il avait fait retirer le badigeon et mené des recherches. En 1999, il montre au Louvre son « Christ de Pitié » qui montre des ressemblances frappantes avec la « Grande Pietà ronde » attribuée à Malouel. Mêmes couleurs délicates, même élégance des formes, même silhouette du Christ mort aux longs bras souples.
L'Etat a acquis le "Christ de Pitié" pour 7,8 millions d'euros
Il faudra encore plus de dix ans pour que le tableau soit acquis par l’Etat. La transaction est délicate : la loi de 1905 attribue aux communes la propriété des biens garnissant les églises. Celle de Vic-le-Comte aurait pu revendiquer la propriété du « Christ » de Malouel.
Pour éviter tout litige, le vendeur a reversé à la municipalité 2,3 millions d’euros sur les 7,8 millions que lui a rapporté la vente à l’Etat.
L'acquisition de l'oeuvre, classée trésor national, par le Louvre est totalement financée par Axa, moyennant une importante déduction fiscale. Une loi de 2002 permet en effet à des entreprises de bénéficier d’un avantage fiscal qui acquièrent pour l’Etat une œuvre classée trésor national.
Le "Christ de Pitié" attribué à Malouel sera exposé à partir du 16 mai 2012 à côté de la "Grande Pietà ronde" dans la salle 3 du Louvre (Aile Richelieu, 1er étage)

(Document Culturebox)


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                    Article pour le journal:
 

                  FDF:Fédération démocrate francophone.Je m'intéresserais en quelque mots à la francophonie.
                  EN 2010 le Français était parlé par 220 millions d'êtres humains sans parler du nombre de perroquets et autres ménates  cela fait du monde sur terre!
                  Le français est parlé sur les 5 continents, seule langue avec l'anglais p!96,2 millions d'Africains parlent français. Deuxième langue maternelle de l'Union Européenne et
                  tout simplement deuxième langue parlée de U.E!!
                  Alors,le but que nous poursuivons de défendre notre langue est plus qu'important, honorable, et .. indispensable.
                  Anatole France(auteur français 1844-1924) disait du français:   “La langue française, c’ est une vraie femme. Et cette femme est si belle, si fière,
             si modeste, si hardie,               
             si touchante, si voluptueuse, si chaste, si noble, si familière, si folle, si sage, qu’on l’aime de toute son âme,
             et qu’on n’est jamais tenté de lui être infidèle.”
             Alors si nous luttons pour la liberté et le respect de le femme dans le monde. ICi , dans notre petit pays ajoutons y cette autre femme, celle d'Anatole France si     
             malmenée, si rejetée.
             Si on nous empêche de l'aimer, si on nous force à lui être infidèle, la seule solution c'est de voter aux prochaines élections pour ceux , les SEULS qui défendent le   
             Langue Française

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La police avait utilisé sans succès un détecteur de métaux pour tenter de retrouver les lingots. Hubert Goffin se rappela qu’il existait des petits appareils portatifs permettant de repérer les conduites et divers câbles électriques dans les murs, afin d’éviter ainsi de percer au travers. Le soir même, sur discrète instruction, la fouille des camionnettes permit d’en repérer deux. Les plombiers et les électriciens en possédant un chacun, la surveillance autour d’eux s’accrut d’avantage. Maurice Mignolet, un des électriciens, à cause de son passé un peu tumultueux était un peu plus dans le collimateur. Ce soir là, l’inspecteur Goffin avait décidé de le suivre. A ses collègues, il avait déclaré que ses lombes d’oreilles le chatouillaient lorsqu’il apercevait Mignolet, et qu’à plusieurs reprises dans sa carrière, il avait pu vérifier que c’était en présence d’un malfrat. On le tirait un peu en bouteille, mais pas trop cependant, car ses états de service étaient brillants, et il avait bouclé pas mal d’affaires qui semblaient bien définitivement en panne. La filature, si on peut dire, car l’adresse de l’électricien était connue et ce dernier rentra directement chez lui, amenant le policier en banlieue. Le crépuscule rendait encore plus lugubre l’espèce de terrain vague parsemé d’épaves entourant la maison de Mignolet. Après avoir emprunté des petites routes de campagne de plus en plus étroites, un chemin de terre menait à une ancienne ferme, entourée de plusieurs dépendances, le tout fort délabré. Il n’était pas question d’approcher par le devant sans être vu, et la propriété était adossée à une rivière. De plus, un gros chien était enchaîné dans cour, ce qui ne laissait qu’une seule possibilité à l’inspecteur pour approcher les bâtiments ; contre le vent.

Après avoir caché son véhicule à l’écart, derrière un boqueteau, l’inspecteur s’approcha de la ferme en décrivant un large détour, se cachant sporadiquement, tantôt derrière un tronc d’arbre, tantôt derrière une vielle machine rouillée ou toutes sortes de ferrailles jonchant le sol, à rendre jaloux un démolisseur. La nuit était maintenant tombée, et les quelques luminions éclairant l’endroit étendaient des ombres menaçantes alentour. Hubert Goffin était parvenu derrière le groupe de bâtiments vétustes sans alarmer le chien. Comme il se demandait ce qu’il était bien venu faire là, inspectant les murs qui n’offraient de ce côté aucune fenêtre au regard, une lumière fusa par un petit vasistas en haut du mur d’une grange, à plus ou moins quatre mètres du sol. L’inspecteur fouilla l’étroite bande de terrain qui séparait le bâtiment des eaux noires coulant à quelques mètres et finit par trouver parmi les détritus un vieux sommier, qui appuyée au mur, lui permit de se hisser et discerner une partie de l’intérieur de la grange. Au milieu d’un bric-à-brac indescriptible n’ayant rien à envier à l’extérieur, se trouvait une vieille camionnette aux couleurs de la société distributrice d’électricité dont les sigles avaient été retirés. L’intérieur du véhicule était seul fortement éclairé, laissant la grange dans la pénombre, où on pouvait distinguer quantité d’outils. Mignolet, en salopette de mécanicien, émergea d’un coin sombre et entra dans la partie arrière de la camionnette, où il se mit à ferrailler. Pendant près d’une heure, l’inspecteur n’eu droit qu’au spectacle des gerbes d’étincelles d’une disqueuse, alternant avec les éclairs violacés d’un poste de soudure à l’arc. De temps à autre, Mignolet apparaissait furtivement pour prendre un outil ou une pièce de métal. La position des plus inconfortables força l’inspecteur à descendre de son perchoir. Des crampes harcelaient ses mollets et le froid aidé par l’humidité qui montait de la rivière, le portait à la limite de l’éternuement. Il fallait qu’il se réchauffe. Comme il regagnait son auto, il se retourna et se statufia sur place. Non seulement le chien, un énorme dogue noir de jais avait été lâché, mais il y avait aussi son frère jumeau.  A suivre ...

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