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J'ai écrit ce texte en 2003. Il a été lu lors de la reconstitution d'une cérémonie de prestation de serment telle qu'à la Renaissance, vers le milieu du seizième siècle.
"Imaginez-vous marchant par un chemin poussiéreux le long des remparts de la Bonne Ville de Binche. Non, nous ne sommes pas en l’an 2003 : c’est un bel après-midi d’été vers le milieu du seizième siècle.
Déjà, depuis une lieue, cheminant avec les paysans, les commerçants, les soldats, et aussi des pèlerins sur la route de Saint Jacques de Compostelle, vous admirez le fier beffroi de notre belle cité, rayonnante sous l’ardent soleil. L’air vibre de chaleur. Les moissonneurs ont érigé çà et là des meules blondes. Des bœufs, agacés de nuées de mouches, tirent de lourdes charrettes. Quelques militaires à pied ou à cheval se hâtent de rejoindre leur garnison. C’est qu’il y a du monde sur la route de Binche !
Imaginez que vous vous présentiez enfin à la Porte Saint Paul. Mais oui, celle-là même où fut reçu Charles-Quint à Binche en août, il y a un an ! On s’y presse d’entrer, d’en sortir, sous l’œil débonnaire, parfois amusé, des gardes espagnols, embarrassés de leur cuirasse et de leurs casques. Mais n’ont-ils pas fière allure !
Pour pénétrer dans l’enceinte fortifiée de Binche, il faut se faufiler parmi les tombereaux et chariots de blé, d’étoffes, de toutes sortes de victuailles et de marchandises dont se repaît le bon peuple binchois. Vous voilà au pied du refuge de Bonne Espérance, que vous saluez d’un regard, en vous engageant dans l’étroite rue qui conduit au cœur de la cité. Elle n’est pas très longue, cette rue. En son milieu, dans un caniveau, coule un filet d’eau sale, qu’il faut enjamber pour croiser un attelage. L’ombre des façades vous rafraîchit un peu. Vous croisez quelques commères qui jacassent, une jeune fille qui s’esclaffe d’un rire clair, un chien, un corniaud, la queue et les oreilles basses. Un porteur d’eau s’annonce aux fenêtres ouvertes, des gamins se poursuivent en hurlant, et vous saluez quelque connaissance.
Imaginez que vous voilà dans le haut de la rue. Sur votre gauche, c’est le parvis de la collégiale. C’était le Moustier Sainte Marie, mais collégiale elle est, depuis que les chanoines de Lobbes y ont mis à l’abri les reliques de Saint Ursmer, il y a plus de cent ans. C’est maintenant le Saint Protecteur de notre ville. Il est vénéré du bon peuple qui n’a de cesse de lui rendre hommage.
L’heure des vêpres est encore loin. Espérant encore un peu de fraîcheur, vous y entrez. Point de mobilier, point de prie-dieu. Bourgeois, artisans, manants, des hommes et des femmes vont et viennent : deux hommes discutent affaires en chuchotant, des amoureux s’y sont donné rendez-vous, des femmes à genoux prient silencieusement en attendant le prêtre confesseur. C’est que ce lieu est saint. Mais il est aussi lieu de vie publique. Quand sonneront les cloches, quand apparaîtra le prêtre dans ses vêtements liturgiques, quand il prononcera les premiers mots latins de la messe, alors le silence se fera autour d’un profond recueillement respectueux de la divinité.
Vous admirez les vitraux illuminés de soleil. Ils racontent la vie des saints, le paradis, l’enfer. Des rais de lumière tranchent l’obscurité de la collégiale, et dessinent sur les dalles du sol des taches colorées.
Les statues polychromes sur leur piédestal, les peintures parfois naïves qui illustrent les saints évangiles, le chemin de croix, vous les connaissez. Mais vous ressentez encore la majesté et la spiritualité de l’édifice.
Vous sortez de la collégiale. La chaleur vous étouffe, et vous étourdit quelques instants. Ce n’est pas la Cour des Miracles, mais sur le parvis, quelques misérables, mendiants et estropiés, espèrent que vous leur accorderez l’aumône. Vous leur jetez quelques piécettes, et vous hâtez le pas.
Non loin de la Collégiale, Jacques Dubroeucq, l’architecte montois, avait érigé l’imposant palais de Marie de Hongrie. C’est là qu’on festoya l’an dernier, lorsqu’elle y reçut Philippe d’Espagne, l’héritier des Provinces des Pays-bas. La sœur de Charles-Quint avait voulu ces fêtes grandioses, tant et si bien que leur éclat rayonne dans l’Europe entière. Dans quelques siècles, on en parlera encore… C’est donc avec fierté que vous adressez un regard admiratif au majestueux château, et à ses splendides jardins à l’italienne, tout vibrant sous le soleil, et où se promènent richement vêtus, dames et seigneurs de la Cour de Marie.
Il ne faut guère que quelques pas pour rejoindre la Grand’Place. Chemin faisant, vous passez devant une mauvaise taverne. Une puanteur de vinasse mêlée de cervoise tiède s’exhale de la porte ouverte. Dans la pénombre, un manant, ivre d’exécrable piquette, beugle une manière de gaie ritournelle, dont la mode nous vient d’Italie. Il n’a pour auditeurs que quelques compères de beuverie, ivrognes au regard vide affalés sur leur banc de bois.
Sur la place du Marché, la Grand’Place, il y a foule : bourgeois, manants, paysans se bousculent. Les uns vendent, les autres achètent. On y propose au marché aux herbes, sous des échoppes de toiles, des légumes frais cueillis, amenés dans des carrioles à grandes roues par des maraîchers qui les vantent de leur plus forte voix. Le marché aux poulets, à la rue Neuve, est tout bruyant du piaillement des volailles. A la halle aux draps, on y trouve de la laine et de la sayette, sorte de serge dont les artisans binchois se sont fait une spécialité depuis trois siècles. Tout près, à la halle aux filets, on y marchande du fil de lin et de chanvre. A la halle au blé, un brasseur négocie des grains et du houblon. A la triperie, des vilains se disputent quelque mauvaise étoffe.
Au grand poids de la halle, on y pèse laine, sel, bois, toutes les marchandises amenées les unes en charrette, les autres sur des bêtes de somme, ou encore à dos d’homme ou par brouette. C’est qu’il faut payer le winaige, la taxe seigneuriale sur tous les biens entrant et sortant de la ville.
Imaginez toute cette animation, témoignage de l’activité d’une ville prospère et riche. Vous vous mêlez à la foule que surveillent quelques sergents de ville : des malandrins, des ladres s’y essayent à quelques menus larcins.
A côté des trois arches de la halle aux viandes, voici l’Hôtel de Ville. Vous êtes arrivé. Dans la grande salle, vous saluez le Prévôt, et prenez place parmi les jurés et conseillers du Magistrat de Binche.
Voilà, Mesdames et Messieurs les conseillers, comment nous pouvons, sans prétention historique, imaginer l’atmosphère à Binche en 1550."
Arborescence d’avril, de mai,
vert enfance, rire végétal,
douce intranquillité des branches,
pleines de fruits, de fleurs, de bourdonnements,
de ces vies toutes petites, invisibles.
Branches mobiles et jacassantes,
sous l’ample ciel faïencé bleu et mauve,
mutique, paisible,
dont l’hôte depuis toujours,
est l’astre incendiaire,
de la terre si épris,
insomniaque tout contre elle,
dès l’été revenu ;
voilà pourquoi le ciel s'empourpre
certains soirs
Je suis la « tâcheronne » des herbes potagères
Mille ans de servitude m’ont collé les talons
Et je tonds les chardons de mes petits ciseaux.
Pays de solitude et d’amour flamboyant
Me ceinturent d’orage, de lames de couteaux
Et je tonds les chardons de mes petits ciseaux.
Harcelé par l’ortie, l’espoir plus ne se porte
Sur le noir taureau fou vêtu de lune ardente
Et je tonds les chardons de mes petits ciseaux.
Un jour la mort viendra, chevauchant des soleils,
Planter un clou d’argent, là, juste entre mes yeux …
Lors je tonds les chardons de mes petits ciseaux.
Term. Le 1 12 2009 15 5 2012
Mon dernier polar à la gloire de la commissaire Moreau est sorti aux Ed. Edilivre, aussi disponible sur Amazon.fr.
"La commissaire frappe un grand coup" par Paul Deléon.
Parutions précédentes: "La commissaire fait Ramadan"
"Du rififi au château"
Il y a bien peu de temps encore,- pour qui regarde les siècles d'un peu haut , comme d'un aérophane, c'était hier,- lorsque l'hiver étendait sur nous ,pauvres gens du Nord, sa main glacée , nous étions sa proie; impossible d'échapper à l'annuelle fatalité , à l'inévitable supplice du vent qui cingle, de la pluie qui fouette , de la glace , de la neige, des dégels, de la boue affreuse de la désolante obscurité. Comment fuir ? Pour les privilégiés de la Fortune voyageant en chaise poste , il fallait une semaine pour traverser la France du nord au sud ; pour les autres il en fallait deux , et dans quelles conditions !
Voitures non chauffées,avec vis disjointes, cachots terribles, fatigue affreuse. Après c'était les Alpes à franchir par dessus les neiges éternelles, au risque de s'y engloutir ; ou bien alors, la mer ! La mer encore redoutable aujourd'hui ,comme un fauve apprivoisé dont on craint les retours de sauvagerie, mais à laquelle on se confie pourtant volontiers ; alors, c'était l'épouvante , l'inconnu, l'abandon aux vents contraires , l'incertitude : arriverait-on jamais ? Et si l'on arrivait , quand arriverait-on?
La mer c'était l'inconnu , arriverait-on jamais , à travers les tempêtes, à travers le calme, plus redoutable encore ?
Un célébre capitaine qui eut son heure de célébrité: Michel Pacha,le créateur de Tamaris près de Toulon m'a dit être resté quinze jours en vue d'un port sans y entrer !
Plus que la tempête on craignait le calme, ce calme actuellement si bienfaisant, si voluptueux ...alors c'était l'immobilité , cela pouvait être la mort par la faim, par la soif ...(...)
Aujourd'hui, quel changement ! On part le soir , et le lendemain matin on s'éveille au milieu des oliviers dont les troncs capricieux et le feuillage argenté réjouissent le regard; si la mauvaise chance ne vous fait pas rencontrer le trop fameux mistral, une température déjà plus douce vous détend les nerfs et la gaieté de Marseille, achève de vous mettre de bonne humeur; vous montez sur un beau navire , vingt-quatre heures après vous débarquez à Alger; et c'est le soleil, la verdure , les fleurs , la vie !
Ah! Il ne faudrait pas trop vous monter l'imagination . Depuis le temps où j'esquissais à Saint-Eugéne le 3e acte de Samson -,il y aura bientôt quarante ans,- Alger a bien changé;Ce n'est plus l'Alger de la Suite Algérienne; On aurait pu en faire la plus délicieuse des villes orientales , tout en la rendant habitable aux Européens :on ne l'a pas voulu.
On a détruit les parcs, les palais arabes;et d'affreuses bastilles ont surgi partout , subtituant à l'art musulman une désolante barbarie , alors qu'on s'imaginait porter la civilisation ....
Maintenant une heureuse réaction s'opère; de belles constructions s'élèvent , on revient même dans les villas élégantes ,au style arabe si riche et si pittoresque. Mais les arbres disparaissent de plus en plus, on bâtit encore , on bâtit toujours.
(...)
Mais il ne faut pas rester à la ville si l'on veut goûter le charme de l'Algérie. Il faut prendre la ligne d'Alger à Oran et voir la campagne. Alors tout en songeant que chez nous les arbres n'ont plus de feuilles, la terre plus de fleurs, le ciel plus de soleil et plus d'étoiles, on se baigne dans la volupté d'une nature enchantée. Un ciel d'un bleu clair et transparent,d'un bleu que nous ne connaissons pas, surprend et ravit le regard ; parfois s'y montre une tache éblouissante , comme si quelques pinceaux trempés de lumière l'avait touchée. De tous côtes surgissent les orangers surchargés de leurs fruits d'or, les blés , les vignes couvrent d'immenses étendues, tout respire la vie, l'abondance, la fertilité d'une terre puissamment nourricière.
C'est en suivant ce chemin que je suis arrivé dans les montagnes, dans les bois où l'on a trouvé quelquefois des panthéres, à l'ombre d'un volcan éteint depuis des milliers d'années et qui distille encore des eaux presque bouillantes connues des Romains qui savaient en profiter, eaux bienfaisantes où je suis venu me tremper ...
Séjour enchanteur où l'on jouit du silence absolu, si précieux pour le repos et le travail. C'est là que j'ai écrit entre autres choses, sur des vers délicieux et incompréhensibles de Banville la mélodie " aimons-nous".
Que la nature est belle ! Le sol fourmille de plantes inconnues chez nous, et d'autres qui sont de simples variantes de celles que nous connaissons. L'acanthe, l'illustre acanthe elle-même s'y trouve à l'aise, les arums ,aux feuilles en fer de lance,y fourmillent, les uns, petits, aux fleurs gentiment striées de violet, les autres ,plus grands aux fleurs blanches, de place en place, paraît un bouquet de feuilles tressées,d'un beau vert foncé, elles sortent d'un oignon énorme, ce sont des scilles, qui plus tard montreront une touffe de jolies fleurs bleues
(...)
Nous n'aurions pas tout dit sur la campagne d'Algérie, si nous passions sous silence son plus grand charme : son parfum. de quel côté que vous alliez dans cette campagne, un parfum pénétrant, exquis, spécial à ce pays et qui ne se rencontre nulle part, même sous les tropiques où s'ouvrent tant de fleurs embaumées, vous enveloppe et vous grise.
D'où vient ce parfum ? Il ne m'a jamais été possible de le comprendre. Lui seul suffirait à faire aimer cette terre d'élection.
Extrait des notes et souvenirs de Saint Saëns, tome du manuscrit du Musée de Dieppe( Rassemblés par Jean Bonnerot).
L'intégral du texte a été publié dans ' L'écho de Paris' 24 décembre 1911.
Écriture,
battements de cœur en une danse
voluptueuse et intime,
cadencée et rythmée par le chant de mon sang,
dont m’échappe l’accent.
Vie précieuse,
pourpre et chaude,
océanique en moi,
pour vous, devenue infinie.
Vous,
long fleuve vert,
s’y mêlant tout entier,
avec un bout de ciel.
Je porte une vie secrète ;
peut m’importe alors l’instant que je traverse,
sa couleur, sa douceur, ou bien sa cruauté,
puisque je suis vivante au plus profond de moi.
Touchée de l’intérieur je suis, toute réparée.
Dire autrement, la douleur, la joie,
ou bien l’absence de tout, ou presque ;
ce remplissage de rien au fond, si lourd,
est un envol formidable,
cette naissance que je me donne,
légitime, la véritable.
Vie partagée ensuite,
transfusion de vous à moi,
L’encre et le sang étant semblables.
QUI AURAIT UNE IDÉE, UNE PROPOSITION ABORDABLE ???
QUI AURAIT QUELQUE CHOSE A LOUER OU DONNER EN HÉBERGEMENT
DU CÔTÉ DE SOIGNIES OU ENVIRON ?
Soba a besoin d'une chaîne d’entraide urgente.
Elle vit une situation difficile qui appelle de l'aide et requiert nos idées
car perdant son hébergement et ne se trouvant pas trop argentée,
et ne peut se permettre de mettre plus de 350 E, tout compris
ce qui ne lui donne guère de chance dans le monde immobilier.
Or, il est hors de question que Soba se retrouve à la rue et dans la détresse.
Elle vit actuellement dans SOIGNIES et devrait avoir besoin de rester dans ces environs
pour son travail ou bien elle va nous dire dans quelle ville elle pourrait aussi aller.
Nous espérons qu''il puisse exister parmi nous une personne d'Arts et Lettres, en Belgique,
ou bien des connaissances de cette personne,
vivant pas trop loin du lieu de travail de Soba
et qui pourrait lui louer quelque chose de possible pour elle.
En effet, elle craint que la liste d'attente des services sociaux soit bien trop longue
pour qu'elle puisse ne pas restée démunie.
Un immense Merci à tous ceux qui pourront se mettre en mouvement pour aider Soba !
Rébecca
13.5.2012
http://www.foireecobioalsace.fr/
Tout sur le site ci-dessus
EXTRAIT DE PROGRAMME -
JEUDI 17 Mai 2012
En ouverture –
- 10h - intervention de Coline SERREAU, Serge LATOUCHE et Jean ZIEGLER,
- 13 h Vers une cité végétale
Par Luc SCHUITEN, illustrateur et architecte visionnaire bruxellois. - 15 h Bisphénol A et perturbateurs endocriniens : pourquoi la santé est-elle liée à la santé de l’environnement ?
Par André CICOLELLA, porte-parole du Réseau Environnement Santé et conseiller scientifique à l’INERIS. - 15 h Faites pousser des fermes près de chez vous
Par Sjoerd WARTENA, président de Terre de Liens.
- 15 h Petite enfance et créativité
Par Francine GRANDADAM, jardinière d’enfants.(Steiner Waldorf de l’ERS de Colmar) - 11 h La belle verte - film de Coline Serreau
- 13 h 30 Solutions locales pour un désordre global - film de Coline Serreau
Suivi d’un débat avec la réalisatrice Coline SERREAU et Serge LATOUCHE, penseur de la décroissance. - 16 h 30 Saint Jacques… la Mecque (Coline Serreau)
- 17 h La révolution des sols vivants. De Perrine Bertrand et Yann Grill.
- 13 h Vers une cité végétale
Le pays invité est la Belgique. Journée Cinéma consacrée à Coline SERREAU.
CONFÉRENCES -> espace conférences
- 11 h15 Dernière nouvelle : Destruction massive par Jean Ziegler Géopolitique de la faim.
Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d’autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques. Et pourtant, les experts le savent bien, l’agriculture d’aujourd’hui serait en mesure de nourrir normalement 12 milliards d’êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?
- 17 h Fukushima, 1 an après…
Animée par Michel DANNEQUIN, administrateur de la CRIIRAD. - 17 h La décroissance comme projet urbain
De Serge LATOUCHE professeur émérite d’économie à l’Université Paris-Sud 11 et à la faculté de droit Jean Monnet, objecteur de croissance.
CINÉMA/DÉBAT -> espace conférences
Journée Cinéma consacrée à Coline SERREAU, actrice, réalisatrice, scénariste et compositrice. Elle présentera trois de ses films et débattra avec le public.
VENDREDI 18 MAI 2012
Journée sur le thème de la ville en transition
Entre autres :
- 15 h 30 La quatrième révolution : vers l’autonomie énergétique
De Carl-A. Fechner. Documentaire sur les solutions pour passer aux énergies renouvelables dans les 30 ans à venir. Suivi d’un débat en présence de Mycle SCHNEIDER, prix Nobel alternatif et avec la participation de l’association ECOtrinova. - 17 h Quels enfants laisserons-nous à la planète ?
D’Anne BARTH. Ce film sur l’École Les Colibris (de Pierre Rabhi), aux Amanins dans la Drôme, nous renvoie à l’enjeu même de l’éducation, notre éducation et celle des générations futures. - 18 h 15 Debtocracy
De Katerina KITIDI et Aris HATZISTEFANOU, journalistes. Le film traite de la crise de la dette grecque de2010. Suivi d’un débat animé par les Amis du Monde Diplomatique sur les dettes publiques.
SAMEDI 19 MAI 2012
Entre autres :
- 13 h Entre se taire ou dire de trop, y a-t-il une voie du milieu ?
La Communication Non Violente au service de la relation (la CNV selon Marshall Rosenberg) par Sylvie BRAUN, formatrice en CNV. - 17 h Témoignage de la première expérience d’éco habitat collectif à Strasbourg
Par Claire LAUFFENBURGER d’Eco-logis.- 11 h La révolution des sols vivants
De Perrine BERTRAND et Yann GRILL. - 13 h La guerre des ondes
De Jean HECHES. Les effets de la téléphonie mobile sur la santé.
Suivi d’un débat en présence du réalisateur et de Janine LE CALVEZ, présidente de l’association Priartem, qui veille à l’implantation des antennes-relais de téléphonie mobile. - 13 h Le Titanic Apicole. Le tome 1 de la trilogie : La Terreur Pesticide
D’Ananda et Dominique GUILLET, président-fondateur de l’Association Kokopelli. Réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics des abeilles, de l’humanité et de la. - 15 h Gasland
De Josh FOX. Ce film documentaire sorti en 2010 a pour objet l’impact environnemental et sanitaire de la méthode d’extraction du gaz de schiste par fracturation hydraulique. - 15 h Le Titanic Apicole. Le tome 2 de la trilogie : Désert d’Abeilles ?
D’Ananda et Dominique GUILLET.
Documentaire sur l’impact de la désertification, des nécro-technologies, de la pollution des eaux, de l’urbanisation,… - 17 h Let’s make money
D’Erwin WAGENHOFER. Premier film à démonter les bases du système libéral et ses conséquences humaines, démographiques et écologiques. - 17 h Le Titanic Apicole. Le tome 3 de la trilogie : Abeilles : du bétail à miel dans les enclos des colonies humaines
D’Ananda et Dominique GUILLET. Ce documentaire évoque tous les précipices de l’apiculture productiviste.
- 11 h La révolution des sols vivants
DIMANCHE 20 MAI 2012
Dimanche
- 15 h Nutrition et troubles du comportement : maladies dégénératives, hyperactivité, autisme, allergies, alzheimer, schizophrénie, dyslexie, parkinson.
Par Elke AROD, association STELIOR- Genève
- 17 h Une vision prospective de la gestion durable des eaux
Par Joseph ORSZÁGH, ancien doyen de la faculté polytechnique de Lubumbashi (Congo) et ancien chercheur à l’Université de Mons (Belgique). Représentant pendant 15 ans des Amis de la Terre à la Commission des Eaux de la Région Wallonne.
Voilà un extrait de programme mais mieux est de découvrir le site.
Je me réjouis de retrouver des amis qui travaillent bien.
Quand on a plus rien , il nous reste le coeur pour espérer
plus rien que les larmes pour pleurer, l'injustice, l'abandon
Toute une vie a ne penser qu'a donner et offrir un sourire
Il ne reste plus rien , un amour perdu , une vie déchue
pas de toit , pas même un lit pour dormir, rien
que m'arrive t'il , pourquoi tomber si bas, pourquoi
alors que durant toutes ces années je n'ai fait qu'aider...
Aider jusqu'a m'oublier , oublier qui j'étais
ce parcours où la détresse m'emprisonne à son tour...
A vous la haut, êtres tant aimés
ne m'abandonnez pas , guidez mes pas
afin de pouvoir me reconstruire,
ne me laissez pas seule dans mon parcours.
Ne me laissez pas seul , ceci est ma prière
mon espérance .
Tu te sentais protégée là où tu vivais
mais on te demanda de partir
partir avec comme seul baguage
une valise remplie de désespoir
Tu croyais en son amour ,
et celà pour toujours
la vie en décida autrement.
Te voilà seule à devoir te battre
retrouver un toit , avec peu de moyen
Le coeur déchiré , l'âme en peine
où va tu aller, pourquoi cette destinée
Tu ne dois pas perdre courage
les épreuves te font grandir
malgrès ton chagrin espérer
en ce jour où tu pouras rencontrer
l'homme qui partagera ta vie
en toute complicité...
Cette homme existe tu sais
ton chagrin s'effacera alors
ta force te soutiendra
durant ces épreuves.
Et souviens toi que tu n'es pas seule
il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main
On vit ces expériences pour monter plus haut
pour comprendre ceux qui souffrent
pour ouvrir son coeur a ceux qui se soutiennent
pour s'élever dans la lumière quand on sera là haut.
Sois confiante on te protégera
en suivant tes pas pour une meilleure situation
surtout ne baisse pas les bras
tant que l'on peux respirer
on peux avancer .
http://vodpod.com/watch/3102760-paco-ibez-a-galopar
A galopar - Paco Ibáñez
https://www.youtube.com/watch?v=unVF1tAALUk&feature=related
andaluces de jaen - Paco ibañez
https://www.youtube.com/watch?v=liBJ833Xbbg&feature=related
me queda la palabra
https://www.youtube.com/watch?v=3Lbmcm3Jd5Y&feature=related
paco ibañez es amarga la verdad - La povresa
Un chanteur espagnol engagé que j'ai tant aimé - même sans comprendre -
pour la beauté de la voix et de la langue, qui chantait Garcia Lorca et les poètes espagnoles.
La dernière fois que je l'ai entendu, c'était lors d'un concert dans un champs,
du côté de Carcassonne-Minerve, plus âgé mais toujours plein de coeur.
En noir et blanc ou en couleurs,
Des instants, teintés de bonheur,
Resurgissent de mon passé,
Figés sur du papier glacé.
...
Surprise et parfois étonnée,
Me vois traversant les années,
Enfant, paraissant soucieuse,
Adolescente gracieuse.
...
Conservés, de petits clichés,
Du Kodak baby bon marché,
Me ramènent des jours de chance,
Mon premier amour, à distance.
...
Après la douleur, les regrets,
Un jour, j'accueillis de plein gré,
La sagesse qui nous délivre,
Incite à refermer un livre.
...
Face aux scènes que je retrouve,
Je ne sais pas ce que j'éprouve.
De la tendresse, un doux émoi?
A fondu l'amour d'autrefois.
...
Des amas de photos splendides,
Qui m'ensoleillent, me dérident,
Inondent de joie mon roman,
Il ne peut en être autrement.
...
Le long métrage de ma vie,
Quand à le voir je me convie,
Me fait prêter foi à ma muse,
Qui dit vrai et me désabuse.
...
12 mai 2012
Tendrement, ma maison m'a dit durant la nuit :
Méfie-toi des besoins! Le luxe te séduit.
Tu perdrais, c'est certain, de nombreux des avantages.
Tu as droit au repos considérant ton âge.
...
.Sens-tu vraiment l'envie de t’éloigner de moi?
Tu demeures joyeuse, en vivant sous mon toit.
Tu flânes, tu médites, à ton gré, tu paresses,
Me négliges souvent, trouvant que rien ne presse.
...
Je t'offre le silence et la sécurité,
Un jardinet charmant, t'incitant à chanter.
Tu crois mériter plus, une belle demeure?
Un désir satisfait peut révéler un leurre.
...
Honteuse, à mon réveil, j'ai ôté l'écriteau.
Garderai même nid, comme le fait l'oiseau,
Qui, chaque année, revient rebâtir dans un cèdre,
Se mettant à l'abri tout près de ma fenêtre.
...
13 février 1997
En venant vous faire cette courte visite et re visualisant toutes ces manifestations artistiques connues et chères,
l'émotion m'étreint de réaliser tout le bonheur que m'a apporté votre réseau des Arts et Lettres par sa richesse, sa beauté, sa fraternité dans le geste de créer... toute une vie qui nous abreuve, nous nourrit, nous soutient, nous sourit ...
Et le seul regret est de ne pouvoir consacrer autant de temps que désiré pour mieux découvrir tant de merveilles !
Cher Robert Paul, je veux vous dire et redire très haut et très fort toute ma gratitude !
J'aimerais manifester aussi ces mots à mes compagnons de réseau
car nous pouvons nous endormir très vite sur ces très beaux cadeaux.
Message du 1er mai 2012
Elles avaient raclé les miettes sur les tables,
grapillé le charbon au flanc des terrils,
ramassé branches et planches pour allumer
un feu de pauvre.
Mordues par la vie, elles restaient pourtant des mains d'enfant
qui habillaient des poupées imaginaires
et dessinaient des soleils sur des bouts de carton.
Entre la lessive et le devoir d'écolière,
elles avaient gratté d'irréelles guitares
où leur âme se fendait en notes secrètes
Entrte leurs gerçures,
elles avaient étouffé des colères de rebelle
et, mouillées de larmes, s'en étaint allées
cueillir la fleur rare, éclatée d'une graine aventureuse
entre deux pavés.
Captives dans un atelier et tirant l'aiguille,
elles semblaient sur les taffetas, satins, broderies,
deux papillons voletant de corolle à corolle.
Du lot des meurtrissures, elles émergeaient aériennes
comme si leur vocation était d'apprivoiser les tourterelles.
Un jour d'amour, elles déposèrent leurs fines nervures
dans les poignes d'un ouvrier.
Les unes et les autres avaient de longues racines
gorgées de la houille du Sud et des sables du Nord.
Elles se nouèrent au temps des primevères, dans le souvenir commun
du pain noir.
Quand elles caressèrent mon premier battement de paupières
je reçus leur grâce au plus profond de ma chair.
Quand elles m'apprirent à cueillir un myosotis
ce fut pour le piquer dans mon coeur, que vivant
il y demeure à travers doutes et trébuchements.
Du langage des mains, elles me montrèrent tous les signes,
puissants et délicats.
La tendre pression d'amour et la forte pression d'espoir,
le signe de l'adieu et celui du baiser,
les mains qui prient, s'offrent, maudissent,
et le signe dur
du poing fermé pour la lutte finale,
les mains sur les yeux écrasant les larmes,
celles se frappant l'une l'autre dans l'enthousiasme,
et celles qui se creusent en coupe pour recevoir l'ondée,
ou s'écartent en croix ou dressent le flambeau,
tous ces signres, enfin, qui fusent du coeur...
Les mains, les siennes,
sculptées dans la glaise des corons,
ne se refusant jamais à l'appel d'une détresse,
multiples et uniques, comblées de prodiges
et de poignantes tendresses.
Elles sont vieilles aujourd'hui, traversées de veines bleues,
belles, comme le combat du blessé contre la mort,
comme une justice qui se montrerait nue,
comme l'obstination de l'aveugle à voir le jour
dans sa nuit.
Barbara Y. Flamand
Extrait de "Les mauvais esprits et le crocodile vert".
.
Il a beaucoup plu cette nuit.
Un vent léger sèche les larmes.
La rue anthracite reluit
Mais, ce matin, manque de charme.
...
Sculptures géantes et anarchiques,
Sous un ciel qui ne sourit pas,
Les arbres restés squelettiques,
Sont dépourvus de leurs appas.
...
Inactive, encore une fois,
Accueillant la sérénité,
En ce matin, privé de joie,
Je me surprends à méditer.
...
Soudain, mon âme est à la fête,
Dans le décor d'un pot chinois,
Deux élègantes fillettes
Sont installées tout près de moi.
...
En bouquet , des azalées roses
Ont capté mon regard errant.
C'est le temps des métamorphoses,
Du frémissement du courant.
...
27 avril 2005
La police était médusée, elle émit l’hypothèse que pour une raison qu’on ne pouvait imaginer, les malfrats avaient dû reporter l’opération, et on en resta là. L’inspecteur Goffin n’avait pas complètement abandonné l’idée d’une possible complicité intra-muros, et il profita de sa présence sur les lieux pour aller encore une fois parcourir la propriété. Il refit le tour des bâtiments, s’attardant dans les soubassements. Non, décidément, on avait tout sondé. Comme la pluie tombait maintenant moins abondamment, il refit le tour du parc, et soudain, laissa échapper un abominable juron. Là, sur la pelouse détrempée gisait la charogne du chat, à côté d’un monticule de terre. Les salauds ! On était arrivé à quelques centimètres des lingots, mais la morbidité de la découverte nous avait obnubilés. Il fallait se mettre immédiatement en chasse de la camionnette, les lingots étant à bord. L’inspecteur rameuta tout le monde et ils se précipitèrent à l’endroit où elle était encore garée une heure auparavant ; - c’est bien ce que je pensais « avait-il dit » - on s’est fait avoir comme des bleus ! On retrouva la camionnette abandonnée dans un bois. Le grand trou pratiqué au milieu de son plancher permettait d’ouvrir discrètement une taque d’égout au dessus de laquelle on stationnait. Par temps de forte pluie, on pouvait même opérer au nez et à la barbe de la police…Mignolet, sa compagne et ses chiens avaient disparu, emportant un minimum de choses. Restait le complice à la propriété. Germaine avait dû partir et fut, comme tous les locataires des « Trois Tilleuls », surveillée. Durant deux ans, aucune augmentation sensible de leur niveau de vie ne put être observée. On supposa que Mignolet avait simplement doublé son complice, celui qui avait déterré les lingots et les avait introduits dans le regard d’égout, trop étroit pour y livrer passage d’homme.
Dire que s’il n’y avait pas eu les deux chiens, Hubert Goffin eut compris la nature exacte de la manœuvre ! C’est pourtant eux qui permirent l’arrestation de Mignolet. Un journaliste en mal de copie avait écrit quelques lignes sur un petit drame campagnard. Dans un hameau au fin fond du pays, une pétition circulait contre le propriétaire de deux molosses noirs qui brisaient l’échine de tous les chats du voisinage. Maurice Grignard, alias Maurice Mignolet, du nom de ses parents adoptifs, avait perdu de vue sa grande sœur, Germaine Grignard depuis l’enfance. Le père Grignard avait abandonné son épouse dans la misère, et Maurice avait été placé à l’assistance avant d’être recueillit par la famille Mignolet. Les bavardages incessants de Germaine firent que Maurice reconnut sa sœur, et ils fondirent dans les bras l’un de l’autre. La suite fut moins heureuse. On ne sut jamais à quel niveau Germaine aida son petit frère à dérober l’or du grippe-sou, qu’elle haïssait depuis trente ans. Maurice soutint jusqu’au bout qu’elle se limita à laisser « traîner » une copie de clef, et à déterrer le métal jaune sous la pluie battante. Hubert Goffin « s’arrangea » pour qu’on mentionne la compagne de Maurice comme étant une fille « très simple ». Elle ne fut pas inquiétée, ne fallait-il pas éviter la fourrière aux deux chiens ?
FIN
Comme une bleue pluie légère
Dégouline la belle glycine
Sous les grappes de perles d’améthyste
Nos regards se sont retrouvés
Embaumée par une brise de mai
Je pose ma tête contre son palpitant
Et j’entends l’aveu de son amour violet
Que cette bouche aimante que j’étreins
M’emporte dans la lumière nacrée
11/05/12
Nada
L’heure sonne déjà au cadran médical,
La santé l’exige, il faut faire un bilan,
Le docteur a donné un avis primordial,
Le mal est à suivre d’un regard vigilant.
Qu’importe le moyen pour se rendre au labo,
La file d’attente commence avec ticket,
Les bancs se remplissent, ici pas de robot,
Rieurs, les infirmiers ont tous l’air de mickeys.
Gargouillis laborieux, l’estomac rappelle,
Le déjeuner passé dont l’image sent bon,
Les sueurs et parfums, le nom qu’on appelle,
Se mêlent aux craintes de tomber moribond.
Aucune gousse d’ail suspendue au plafond,
Victimes commodes, le sourire impuissant,
Elles entrent tour à tour dans la pièce du fond,
S’offrir en déjeuner aux gais suceurs de sang.
Retrousser la manche, le moment est venu,
Dracula enfonce l’aiguille agressive,
Qui tète le fluide, l’analyse au menu,
Donnera ensuite la controffensive.
Enfin c’est terminé, le tube est bien rempli,
L’ouate comprime la goutte qui perle,
Un bout de sparadrap et tout est accompli,
L’épreuve est passée, juste un Clochemerle*.
A un autre niveau, dans un lit de douleurs,
Vampire malgré lui un enfant absorbe,
La sève sanguine comme sauve-malheurs,
D’un destin abrégé tournant dans un orbe*.
Veineux ou artériel, la mort fauche l’absence,
De l’influx salvateur dans le corps déchiré,
La goule* n’aura pas la divine essence,
Les médecins du bord l’auront tôt reviré.
Urgentistes, infirmiers, bienfaiteurs merveilleux,
De nuits comme de jours pompent ou transfusent,
Pour sauver des êtres se montrent pointilleux,
Négligent leurs repas, las, bien peu s’amusent.
Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.
Clochemerle : Village ou communauté déchirée par des querelles burlesques.
Orbe : masculin (Note : On le trouve parfois au féminin.) (Désuet)cercle.
Goule : vampire femelle des légendes orientales, qui dévore les cadavres dans les cimetières (vieilli).
Dracula est un roman de l'écrivain irlandais Bram Stoker publié en 1897. Il raconte l'histoire d'un vampire, c'est-à-dire un être immortel qui se repaît du sang des vivants, dont le nom s'inspire du surnom d'un personnage historique, Vlad l'Empaleur, prince de Valachie au XVe siècle. Wikipédia.
Dracula se décrit au contraire comme un prince sicule de Transylvanie, et hormis son nom rien ne le rattache à la figure de Vlad l'Empaleur.
La Transylvanie (du latin « ultra-silvam » au-delà des forêts) est une région du centre-ouest de la Roumanie, délimitée par les montagnes des Carpates.
Les Carpates font peur, les vampires y dorment,
Rêves populaires, en-cas transylvaniens,
Romanciers de l’effroi, leurs lecteurs endorment,
Dans l’épouvante d’immortels alliennyens.
C Q D’A.