N’être plus personne,
pas même un visage, un regard,
un corps, ni une fleur,
mais une particule sombre,
sans clarté ni luminosité,
contrairement à la nuit,
fredonnante, caressante.
Éclipse obscure, dans l’espace perdue !
N’être plus personne,
étrange particule, étrangère,
détachée de tout,
inconsistante et lourde.
Nul cri, ni sourire, ni sanglot,
de soi ne sort ;
peut-être un souffle froid.
Sans pensée et mutique : Survie !
Oh drame,
n’écrire que de l’encre, noire ou bleue,
rien que cela ;
clôture autour de soi.
Êtes-vous parti à jamais mon ami,
mon frère ?
Avez-vous éteint ma voix, en partant ?
Oh cet incendie qui jaillissait de mes lèvres,
puis de mes mains, était notre saison pourpre et bleue,
chaude, propageable à cette arborescence végétale et de chair,
où les arbres, les fleurs et les hommes avec aisance y
respiraient ;
où les mots y fleurissaient, grandissaient puissants,
à l’instar d’herbes folles, incroyablement vertes,
inarrachables !
L’écriture c’était moi et vous,
pour les humains.
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