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  J comme... Justice, J comme Jaar (Alfredo):

    Dès le 9 octobre 2012            La nouvelle expo à L’ING : ALFREDO JAAR, photographe chilien:

                               Titre : « Let There Be Light » « Que JUSTICE soit faite ! » 


  dans le cadre du
Projet d’art contemporain international Newtopia - The State of Human Rights, Malines.

Un  travail artistique sur la problématique des droits de l’homme

L’Espace culturel ING a le plaisir de présenter une exposition entièrement dédiée aux   œuvres d’Alfredo Jaar, artiste   chilien de renommée internationale établi à New York. Ce projet satellite   fait partie intégrante de Newtopia. L’état des droits de l’homme, une exposition collective d’envergure internationale qui se tiendra prochainement  à Malines(ING en est le  principal sponsor).


  Viscéralement concerné par la question des droits de l’homme, Jaar a réalisé tout   au long de ses trente ans de carrière des œuvres textuelles, photographiques   et filmiques ainsi que des installations s’articulant autour des conflits armés, politiques et sociaux qui ébranlent la planète. Sans relâche, il y explore les relations Nord-Sud et y dissèque avec un œil critique la façon dont ces événements sont relayés, présentés et commentés dans la presse internationale. Le travail de Jaar s’intéresse aux actualités internationales et  en particulier aux violations des droits de l’homme, aux exclusions sociales et aux inégalités économiques. Il attire l’attention du public sur une multitude de sujets comme le génocide rwandais, les exactions de la junte militaire chilienne sous l’œil complice des Américains, les mines d’or au Brésil, la pollution au Nigeria, les questions liées à la frontière entre le   Mexique et les États-Unis et les conséquences du néolibéralisme.

La violence dans les medias: une consommation passive dénoncée

En déconstruisant les images de violence et d’atrocités jetées en pâture par les   médias, Alfredo Jaar dénonce à mots couverts la politique de l’image et remet en question la consommation passive de cette imagerie. À l’heure où ces images sont devenues d’une banalité affligeante et interchangeables, les œuvres de Jaar soulèvent notamment la question de savoir si cette sursaturation d’images médiatiques de guerre et de violence n’engendre pas l’indifférence et, dans ce cas, comment y remédier. Autrement dit, elles posent la question complexe de l’empathie et de l’affect, de l’engagement et de la responsabilité individuelle, ainsi que de la réhabilitation de ces valeurs.    12272837294?profile=original                                                                  

Focus sur le continent africain

L’exposition  fait un gros plan sur le continent africain à travers des œuvres qui documentent les drames dont des pays comme l’Angola, le Soudan et l’Afrique du Sud ont été et sont toujours le théâtre. Mais le visiteur y découvre aussi et surtout une série d’installations photographiques faisant partie du Rwanda Project (1994-2000), un projet à long terme exemplaire dans lequel Jaar a tenté de mettre en évidence l’absurdité et les conséquences d’une   extermination (le troisième plus grand génocide du XXe siècle) qui a coûté la vie à plus d’un million de Tutsis en 1994.

Au cœur de ce projet se pose la question éthique de la représentation de la violence, de la souffrance et de la douleur, et notamment du rôle controversé de la photographie dans ce domaine. Comment peut-on documenter dans les limites de la décence des exécutions de masse à travers des images ? Comment peut-on documenter la souffrance sans verser dans le voyeurisme et la spectacularisation ? Comment  peut-on encore engendrer l’empathie dans un monde saturé d’images de violence ? Quelle est la responsabilité du photographe dans ce contexte? Voici quelques-unes des questions qui viennent à l’esprit à la vue des œuvres magistrales de Jaar qui brillent par leur subtilité et par le respect dont leur auteur témoigne à l’égard de ses sujets.

Personnage attachant, Alfredo Jaar cite E.M.Cioran en anglais:  

“I am simultaneously happy and unhappy, exalted and depressed, overcome by pleasure and  despair of contradictory harmonies” et se déclare "pessimiste dans l'âme par rigueur intellectuelle" et "optimiste par  la volonté de changer le monde"  ...et les médias? Ses oeuvres montrent l'imperceptible humanité qui transparaît derrière la  vision cruelle de la  réalité.

Et Comme Jean-Luc Godard, Alfredo Jaar professe que " tout art est politique, le reste... décoration."

L'exposition peut sembler minimaliste. Certes, mais ô combien chargée de sens. C'est une qualité. Les installations sont percutantes. Un livret du visiteur, magnifiquement relié, est offert à chaque visiteur, afin de l'éclairer sur la genèse de l'oeuvre. Il lui permettra en outre  de garder une trace, une lumière,  qui,  invitée chez soi, sera  comme veilleuse  de justice et d'humanité.

  

http://www.alfredojaar.net/index1.html  

                                                                             

 

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Un petit éclairage sur Georges Rouault (cf. vidéo Albert Roussel illustré par Rouault que vous êtes nombreux a avoir appréciée, ce qui m'a beaucoup touché). N'étant point expert c'est surtout l'occasion d'ajouter quelques illustrations.

Rouault (1871-1958) fut d'abord verrier-restaurateur de vitraux anciens, d'où certainement sa propension à bien cerner ses personnages, leur donnant toute leur forte expressivité. Très religieux,

12272834499?profile=originalSainte Véronique (Notre-Dame-de-Toute-Grâce, Passy, Haute Savoie)

12272835260?profile=originalFlagellation (Passy)

il eut néanmoins pour sujet de prédilection des créatures marginalisées, prostituées notamment sur lesquelles il porte un regard plein de compassion, sans jugement.

12272835497?profile=originalEt il n'a pas ouvert la bouche (Passy)

En cela il assure la liaison entre le fauvisme, les maîtres de la couleur pure (Matisse, Vlaminck, Derain...) et l'expressionnisme allemand, chargé de symbolisme (Kirchner, Nolde, Berckmann...), fortement teinté de pessimisme.

   Si l'on dit de Kees van Dongen (Cornelis Théodorus Marie van Dongen, 1877-1968, dit), qu'il fut un fauve aux griffes rognées (Emil Nolde avait prévenu : "Les oeuvres inoffensives ont rarement une grande valeur", 1907), un mondain (son comportement pendant la seconde guerre mondiale fut également douteux), il reste néanmoins un grand orchestrateur de couleurs, jouant de lumière comme un projectionniste.

12272835888?profile=originalKees van Dongen : Femme au chapeau vert (1907)

C'est certainement pour cela qu'il fut si prisé des célébrités de son temps.

12272836276?profile=originalKees van Dongen : Lucie et son danseur (1911, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg)

   Inutile de présenter Henri Matisse (1869-1954), sans controverse le maître absolu de la couleur sauvage, le précurseur au parcours exemplaire. Et sa palette reste sa meilleure carte de visite.

12272836880?profile=originalHenri Matisse : Nu (noir et or), 1908 (musée de L'Ermitage, Saint-Pétersbourg)

Pour terminer :

12272837074?profile=originalBouquet (Georges Rouault)

A vous tous,

Amitiés.

Michel Lansardière

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Une mer d'encre,

Écrire,

Rien de bien extraordinaire,

un soleil bleu ou vert,

une flambée de lumière,

dans nos yeux, nos corps

et puis nos cœurs ;

une fenêtre sur le monde

grande ouverte,

bleu-mer,

partout où l’on respire ;

écrire, s’étendre,

prendre le large,

bien au delà  des feuilles, des cahiers ;

ces quais immaculés, déchirants,

où tout commence,

et rien jamais ne se termine ;

un bras de mer, pour toucher l’infini,

l’embouchure de soi,

l’authentique naissance.

Ma vie.

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LEVITATION

Posée là , sur la pelouse

insolite image

elle plane silencieuse et dessine avec les arbres le graphisme improbable

de la terre en mouvement

Château La  Coste  en Provence

Tom Shannon sculpteur Américain 12272833496?profile=original

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Concours de fin d’année Espace NLB

Huit catégories :

- Peinture - Sculpture - Céramique - Photographie

- Bijoux - Calligraphie - Textile - Reliure d'art

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Chers artistes, chers créateurs,

Espace NLB vous propose de participer à son concours de fin d’année, aucune thématique imposée.

Adressez-nous une photo de l’(des) œuvre(s) choisie(s) par vos soins (maxi 3) en indiquant en légende titre, technique, dimensions sans omettre de nous communiquer vos nom et adresse, e-mail, n° de téléphone.

Les œuvres seront présentées sur le site espace NLB jusqu’au 31 décembre 2012 et courant janvier le palmarès sera rendu publique.

Chaque lauréat de chaque catégorie sera présenté dans Espace NLB La Revue des Arts Pluriels et sur le site Espace NLB, il recevra également un chèque de 100 euros.

Les décisions du jury sont définitives et sans appel.

Droit de participation de 10 euros par catégorie à régler par chèque à l’ordre de : Nathalie Lescop-Boeswillwald, pour l’étranger uniquement par mandat international.

Date limite de réception des dossiers : 31 octobre 2012.

Adresse mail où nous adresser vos oeuvres :

espacenlb@hotmail.fr

Coordonnées postales pour l'envoi du droit de participation :

Nathalie Lescop-Boeswillwald

Espace NLB Concours

La Valade

87520 Veyrac

Un concours est une manière de promouvoir l’art et les créateurs, soyez nombreux à y participer et à vous en faire l’écho.

Merci d’avance et bonne chance à tous !

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Un soir, une absence,

 

La lune blanche,

de clarté échevelée,

chemine, trottine, avance

et glisse sur ma peau « réglisse »,

s’inanime poudreuse sur

mes lèvres entrouvertes,

de vos baisers d’hier constellées ;

elles portent en votre absence

ce  voile tombé du ciel,

maillé de pluies, de soleil et de neige ;

votre amour superbement les pare !

La lune,

me suit toujours, inlassable,

très ronde et lumineuse ;

j’erre dans Paris assagi, il est tard,

je contemple le ciel ardoisé,

rétréci par les toits, illuminé par elle ;

on dirait un bijou, une pierre précieuse,

moins que vous  !

Je veux des fresques de moi,

partout en vous,

des résonances dans votre profond,

intarissable silence.

M’entendez-vous ?

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LA DECHIRURE (suite et fin)

A l'arrivée à la gare du midi en fin d'après-midi, sa décision était prise, elle ne préviendrait pas mais attendrait le lendemain matin afin de trouver Julien seul à l'appartement après le départ de sa mère pour le bureau. Sandrine lui avait bien dit qu'il se cloitrait dans sa chambre, alors elle le surprendrait et on verrait bien!

Elle ne pouvait rien préparer, elle était seulement pleine d'amour, d'anxiété, de regret et par-dessus tout, elle voulait Julien apaisé, heureux et elle se sentait étrangement calme, comme dans un état second...

Ses parents l'attendaient à la gare, ils étaient venus la chercher à deux et leurs mines désolées réveillèrent chez Hélène son sens de la dérision! Elle se mit à rire un peu nerveusement et les prit par le cou en leur disant simplement : C'est vraiment un peu dur la vie parfois, mais je vais régler le problème demain, car rien n'est pire que l'incertitude!

 

Contre toute attente, Hélène dormit d'une traite à peine la tête sur l'oreiller et se réveilla d'elle-même à 8H, comme elle se l'était promis.

Il faisait beau et il allait faire chaud comme la veille, sa toilette faite elle enfila donc sa robe à pois marine et blanche que Julien adorait et bu seulement un grand verre de lait car son estomac s'était noué et elle n'aurait rien pu avaler!

Elle prit cependant le temps de passer à la petite boulangerie de son quartier pour y acheter les petits pains au chocolat que Julien aimait et prit le tram en direction de son destin...

 

Après son coup de sonnette, il y a son murmure dans l'allophone... c'est moi Julien...

Puis le grésillement de l'ouvre-porte...

Ensuite elle entame en courant l'escalier en collimaçon vers ce 3ème étage sans ascennseur où se cache son amour.

Comme à l'accoutumée lui viennent en tête les paroles de cette chanson:

Quand je monte, je monte, je monte chez toi

J'ai le coeur qui bat, qui bat, qui bat...

Et dans ce petit escalier qui n'en finit pas de tourner...

 

Comme elle lui tourne la tête! Et comme il bat fort aujourd'hui son coeur!

Elle est à bout de souffle quand la porte s'ouvre sur un Julien barbu et méconnaissable dont le regard gris s'illumine pourtant en la découvrant...

ça y est, elle est blottie dans ses bras et respire sa bonne odeur de tabac blond, plus prononcée qu'à l'ordinaire et aussi sans trace d'eau parfumée... Après un baiser long et passionné, ils se retrouvent assis dans le canapé et sur les deux visages, des larmes coulent...

C'est comme une litanie, une longue plainte qui sort à mots hachés de la bouche de l'homme qu'elle aime: -Je ne saurais vivre avec cette responsabilité... Elle est si fragile... Mais je t'aime tellement, je t'aime infiniment... Tu es tout ce dont je rêve... tout ce que je désire... tu es si forte toi! Sous une apparence fragile tu as la force des justes! Ma chérie, ma douce, comment pourrai-je vivre sans toi?

Son regard est embué, ses mains se tordent! Où est donc passé le jeune homme équilibré et joyeux qui l'entrainait dans de longues promenades et parlait de ses projets, de ses patients, de l'ouverture de son cabinet! Celui qui projetait d'aller rencontrer le grand-père, médecin de campagne dans les Ardennes et espérait que l'aîeul serait heureux que sa petite fille devienne la femme d'un jeune confrère... Tout cela est balayé par cette mauvaise farce que leur fait la vie!

Alors, elle sait Hélène... Elle sait que c'est elle qui doit prendre une décision, que plus jamais la légèreté ne sera leur compagne. Le poids d'un passé dans lequel elle n'avait pris pourtant aucune part, ce poids devenu trop lourd, allait les écraser... le bonheur avait claqué la porte et elle s'était prise les mains dedans! Cela faisait si mal, mais pour sauver l'image merveilleuse de son amour, elle se devait d'être forte et le laisser partir...

Alors elle a dit :-Je comprends, j'ai très mal mais je comprends... je ne t'en veux pas, c'est à la vie que j'en veux et nous lui montrerons de quoi nous sommes capables! Je ne nous oublierai pas et je pense que toi non plus...

Une demi-caresse sur la joue rugueuse...

-N'ouble pas de te raser, tu fais peur à ta soeur en homme des bois!

Du sac d'osier, elle sort la casquette étoilée et la lui tend avec ces mots : Elle a dormi sur mon coeur!

Un dernier baiser léger, rapide, déjà désincarné, un sourire qui tremble... et elle s'en va.

Il ne l'a pas retenue, et elle a noté qu'il s'est redressé déjà! Dans son regard elle a lu un étrange mélange qui longtemps allait la poursuivre, il était fait de détresse, d'adoration et de reconnaissance...

 

Elle marche avec lenteur pour rentrer chez elle et même si l'air lui fait un peu défaut, elle ne prendra ni tram, ni bus, elle a tout le temps...

Elle a toute la vie pour tenter de ravauder sa déchirure!...

 

FIN

J.G.

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L'Abbaye de Fontevraud  (Pays de la Loire) accueille en résidence des réalisateurs d'animation qui souhaitent mener un travail d'écriture (scénario, étude graphique, storyboard) sur un projet personnel de court ou long métrage. L'appel à projets pour la session du printemps 2012 est ouvert.

Les réalisateurs, quelle que soit leur nationalité, bénéficient d'une bourse de création pour un séjour minimum d'un mois.

La date limite d'envoi du dossier de candidature est fixée au 15 novembre 2012.

 

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INDIFFERENCE



Tiens mon silence en main et fais-en un bouquet,
Puis écrase-le du poing et écrase-le du pied
Juste afin d’éprouver ta force et ta dureté.
La touffe de mes mots blêmes, effacés et froissés,
Assouvira peut-être ta violence et ta haine,
Mais en moi je saurai que tes colères sont vaines ;
Elles ne pourront jamais taire le flot de rengaines
Que secrète mon verbe aiguisé par mes peines.
Mes mots sont des nuages qui transportent aux vents
Mon corps lourd et meurtri par les coups de canons
De tes indifférences qui bafouillent mes pardons
Et de tes injustices qui cassent mes ailerons.
Mais je suis le phénix qui renaît de ses cendres !
Que tu craches ton feu ou jettes tes esclandres,
Mon armure est solide même si je joue la tendre.
L’espoir et le bonheur, je saurais les attendre.

Khadija, Agadir, jeudi 4 octobre 2012
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HISTOIRE COURTE 24.(2ème partie...)

LA DECHIRURE (suite...)

 

En attendant l'ascenseur, comme à l'accoutumée, Hélène regarde dans la boite aux lettres s'il n'y a pas de courrier et surtout, un timbre étranger avec sur l'enveloppe la petite écriture illisible et penchée, mais qu'elle aurait pu déchiffrer même si la cécité était venue la surprendre!

Il y avait bien un timbre à l'effigie d'un roi et qui lui était adressé, mais ce n'était pas la petite écriture penchée! Alors tout à coup, le coeur d'Hélène se mit à battre très fort, elle fit stopper l'ascenseur un étage trop tôt et s'assit dans la cage d'escalier.... d'une main fébrile, elle ouvrit l'enveloppe et se mit à lire :

Ma douce Hélène,

Cette lettre m'est bien pénible à envoyer, mais c'est Julien qui me le demande afin de ne pas te laisser sans nouvelles... Et je dois te dire que je ne reconnais plus mon frère en cet homme effondré qui passe ses journées à pleurer et a doublé sa consommation de cigarettes que tu lui avais pourtant demandée de modérer et qui a même perdu le courage de t'écrire!

Mais j'en viens aux faits : Josée, son ex, a fait une tentative de suicide alors qu'il se trouvait aux urgences pour son stage d'été. Quand il l'a reconnue sur une civière, c'est lui qui a posé la transfusion alors qu'elle était encore inconsciente. C'est son père qui l'a trouvée en rentrant de voyage, par chance un jour plus tôt que prévu... c'était vraiment in extremis!

Lorsqu'elle a ouvert les yeux et découvert Julien à son chevet, elle a psycologiquement supprimé le passé et s'est mise à lui parler comme s'ils s'étaient quittés la veille, alors que comme tu le sais il y a un peu plus d'un an qu'il avait mis fin à une relation qui battait de l'aile depuis trop longtemps.

C'était quelques mois avant votre rencontre et... et je crois pouvoir affirmer qu'il a enfin découvert avec toi à quoi ressemble vraiment l'amour.

Le père de Josée déboussolé s'est défoulé sur Julien en l'accusant d'être la cause du geste de sa fille qui parait-il ne s'est pas remise de la rupture et dans la foulée, il lui a balancé qu'il en avait parlé à notre mère qu'il a continué à voir malgré tout! Et là, Julien a brusquement compris que la veuve et le divorcé étaient un peu plus que des relations et il se sent coupable du malheur de tout le monde!

Je ne saurais te dire à quel point je me sens désolée de ce qui est ici en train de se passer et je pense qu'il serait bien si tu pouvais ne pas tarder à rentrer...

Je t'embrasse comme une soeur

Sandrine.

 

Hélène gravit en courant le dernier étage. Des larmes incontrolables coulaient sur ses joues lorsqu'elle atteignit l'appartement, elle se dirigea vers sa chambre comme une somnambule et se laissa tomber sur le lit en sanglotant.

 

Maryvonne avait entendu le claquement de la porte, alors anxieuse, elle a ouvert celle de la chambre, puis elle s'est baissée pour ramasser sur le sol cette lettre qui y trainait... et si inondée de larmes l'ancre avait coulé par endroit, l'écriture ronde et appliquée était bien lisible! Alors, dans un deuxième temps, elle prend sa nièce par les épaules et la décolle de l'oreiller...

-Ma chérie, ma douce, calme toi, ça va aller, ça va aller tu verras!

Doucement, interminablement hélène pleure sur l'épaule tendrement acceuillante.

Dans l'ambrasure de la porte, éclairée par le soleil couchant, la large silhouette de l'oncle se dessine. Il est présent, impuissant, bras ballants. Il lit lui aussi la lettre tendue par sa femme, ses poings se serrent, il s'assied aux pieds du lit et de ses grands bras entoure les deux femmes.

-Ce n'est pas possible! Cela n'a aucun sens, tout va rentrer dans l'ordre, dit-il, nous allons dîner comme prévu, et demain matin je te conduirai au train bleu. Tu vas rentrer et remettre ces foutues pendules à l'heure, conclu-t-il!

 

Hélène se souvient de ce dîner comme dans un rêve à la limite du cauchemar... la douceur d'un petit vent du soir  sur son visage qui séchait les larmes incontrôlables; le whisky glacé, commandé par son oncle qu'elle a bu un peu trop vite;ce rire déchirant qui l'avait saisie au moment du clafouti que le serveur avait déposé devant elle en disant " des cerises pour la plus belle...!"; la nuit fiévreuse qui a suivi et au petit matin le quai de gare, elle, sa valise, et sa peine pour ce long voyage où elle aurait tout le temps, enfin seule, de mettre un peu d'ordre dans sa pauvre tête!

 

Hélène était née compréhensive et douce, elle n'en avait aucun mérite à ses yeux. Simplement c'était son tempérament, se mettre mentalement à la place de l'autre pour mieux le comprendre lui semblait couler de source et c'est aussi ce qui avait en partie séduit Julien! Cela le changeait tellement du caractère égocentrique et manipulateur de Josée.

Au début du voyage, Hélène imaginait son retour avec optimisme, elle se voyait dans les bras  qu'elle n'aurait jamais du quitter. Mais au fil des km, sa vision devint plus pessimiste. S'il se sent coupable, que puis-je bien faire? Etait la lancinante question... Nier son implication dans le geste de Josée ne servirait à rien, elle en était persuadée car elle connaissait trop bien la droiture de Julien! Cela lui déchirait le coeur de penser à la souffrance qu'il endurait à cause d'elle, car si leur amour n'était pas survenu, il se sentirait moins coupable et plus libre.

...........

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Collection Robert Paul - Reproduction interdite

 

Signor

« Signor », ou mieux encore : « Sinior », selon les règles de la stricte orthophonie : ainsi apostrophait-on à Bruxelles, à Malines, à Anvers surtout, ces citoyens opportunistes par trop enclins à singer les manières de l’occupant espagnol.

Apostrophe ironique mais aussi, d’une certaine manière, menaçante: allusion plus que claire au jeu du drap traditionnel, espagnol d’origine, jeu qui se pratique encore en certaines occasions folkloriques, où il s‘agit de faire sauter à des hauteurs de plus en plus vertigineuses une poupée anthropomorphe curieusement articulée, qui porte jusqu’à nous ce nom, à écrire comme on le prononce : « opsiniorke », soit le petit Monsieur qui fait : « Hop » ! »

L’on sait que Michel de Ghelderode usa de ce thème pour composer sa pièce fameuse. Le jeu, s'est transformé en supplice dit du drap, où l'on défenestrait le sieur occupant, puis le faisant sauter dans le drap, et retirant ce dernier, le laissant choir et se fracasser les os sur les pavés.

Les « Opsiniorke » anciens qui nous sont parvenus intacts ne sont qu’au nombre de deux, et se trouvent respectivement aux Musées d’Anvers et de Malines, chacune de ces villes revendiquant pour elle la possession du plus bel exemplaire, sinon du plus ancien ; ils y sont conservés, à jamais immobiles, dans de lourds et superbes coffres du temps.

 

Max Elskamp choisit ce thème comme en-tête de lettre gravé pour le Conservatoire de la Tradition Populaire ; il en fera effectuer un cliché qui lui permettra de se constituer un ex-libris personnel réservé à ses ouvrages de folklore.

L'exemplaire présent est entouré d'une version bleue et rose (il en existe une jaune et bleue) des fameux entrelacs de coeurs gravés par Elskamp (lacs d'amour), s'imprégnant de la belle tradition du petit peuple flamand qui, offrant aux mariés un coffre de bois pour contenir leur lingerie précieuse, le décoraient de coeurs entrelacés.

 

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Le nouveau monde amoureux

12272832659?profile=originalIl s'agit d'un Traité de Charles Fourier (1772-1837), publié à Paris (cinq courts extraits sous le titre «Fragments») dans la Phalange de 1845 à 1849, et en volume aux Éditions Anthropos en 1967.

Procédant de la Théorie des quatre mouvements et des destinées générales (publiée anonymement en 1808), toute l'oeuvre de Fourier développe un projet de transformation radicale du monde par la construction d'un ordre fondé sur la connaissance précise et la satisfaction intégrale des douze passions fondamentales, ordre qui doit trouver son expression et sa réalisation dans le phalanstère. Au Traité de l'association domestique et agricole (1822), au Nouveau Monde industriel et sociétaire (1829), le Nouveau Monde amoureux, rédigé dans le cadre du grand traité d'ensemble entre 1817 et 1829, apporte le complément essentiel d'une organisation érotique de la société.

Le système de Fourier défie l'analyse, car il faudrait le retranscrire intégralement pour en saisir la complexité et l'inventivité, d'autant qu'il conviendrait d'expliquer les néologismes rendus nécessaires par la nouveauté de l'entreprise. Extraordinaire taxinomie de cas, combinatoire de fantasmes, tableau des éléments du désir, l'ouvrage parcourt l'histoire des corps et des institutions, des plaisirs et des sentiments. Éthique, médecine, hygiène, sociologie, anthropologie, ethnologie, toutes ces disciplines du savoir se trouvent convoquées. Fourier recourt aux réseaux métaphoriques pour décrire, analyser, imaginer: musique, danse, religion, gastronomie, chevalerie, botanique lui fournissent ainsi le répertoire de leurs images. Classement (cinq ordres d'amour, soixante-quatre espèces d'adultère), dispositif de «scènes» où se déploient les modèles construits par l'imagination scientifico-poétique, diagramme de figures, le traité se lit aussi comme un poème à la langue somptueuse où s'amalgament sédiments d'une culture et éclats oniriques.

 

Si la Théorie [...] de 1808 rêvait d'un culte de la volupté, le Nouveau Monde amoureux célèbre la souveraineté de l'amour. Reflet divin, il est aussi «passion de la déraison». Il forme et multiplie les liens sociaux, tout en accomplissant ce que chacun refoule. Intégrant l'individu à la société, il unit le bien et le bonheur. «Foyer pivotal», besoin lié aux plaisirs de la table, il est une force irrésistible. Le nouvel ordre doit donc jouer au mieux du «clavier passionnel». De là l'importance d'une analyse fine de toutes ses gammes et de ses harmoniques. De là aussi le scandale. Fourier envisage toutes les pratiques amoureuses et montre comment leurs combinaisons participent de l'ordre idéal. Érotisme, création artistique et ferveur religieuse dérivent d'un même élan vital. Les «manies», entendons les perversions, sont nécessaires à l'équilibre individuel et à l'unité sociale. Fourier, en cela comparable au seul Sade, ne recule devant aucune hardiesse, mais oppose au divin marquis l'échange harmonieux de plaisirs exaltés et une célébration de la vie (voir R. Barthes, Sade, Fourier, Loyola, 1971).

 

Le Nouveau Monde amoureux, fable didactique, se définit comme une utopie poétique. Système, il séduit les théoriciens; délire rigoureusement maîtrisé, il enchante les rêveurs. Hymne minutieux à la libération de l'homme et de la femme, où l'énergie sexuelle se résout en esthétique, où la nature se confond avec l'art, il offre avant tout le superbe exemple d'une pensée essentiellement baroque où la saisie de l'ensemble va de pair avec le recensement des moindres détails. Réceptacle du chaos des formes vitales, il se fait l'organisateur de la Création. Fourier écrit là l'un des textes les plus authentiquement révolutionnaires rendus possibles par le grand bouleversement de 1789.

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Le livre de mon ami

12272832069?profile=original« Le livre de mon ami » est un roman d'Anatole France, pseudonyme d'Anatole François Thibault (1844-1924), publié à Paris chez Calmann-Lévy en 1885.


«Le Livre de Pierre» relate les vingt premières années du narrateur, Pierre Nozière, le prétendu «ami» de l'auteur, en fait, son double. Le récit se compose d'une série d'anecdotes. «Premières Conquêtes» nous introduit dans l'univers enchanté de la mémoire d'un enfant: ses peurs nocturnes, ses affections réelles ou imaginaires, son environnement familial chaleureux. Ce sont là les premières pièces réunies pour établir «le registre de la famille Nozière», afin de respecter la conviction de Pierre: «Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir.» Dans «Nouvelles Amours», on voit la conscience de l'adolescent s'éveiller à d'autres valeurs morales ou esthétiques. Après avoir songé à se faire ermite au jardin des Plantes, «un lieu saint, assez semblable au Paradis terrestre», il est fasciné par un étrange vieillard: le père Le Beau, qui conserve chez lui des montagnes de livres et d'objets bizarres, dont il tient méticuleusement le catalogue. La vocation littéraire de Pierre Nozière naît sans doute là et s'approfondit au cours de ses études. Ses premières amours achèvent d'épanouir une âme romanesque et rêveuse.

 

«Le Livre de Suzanne» tire sa matière de ce qui «dans les cahiers de Pierre Nozière, se rapportait de près ou de loin à l'enfance de sa fille». Suzanne découvre dès ses premiers pas dans le monde l'émerveillement de la beauté, et son père, pédagogue attentif, en tire des réflexions sur l'éducation qu'il rapporte parfois sous forme de dialogue, analysant de façon pénétrante le rôle formateur de l'imagination.

 

Le Livre de mon ami illustre plusieurs thèmes fondamentaux de la pensée d'Anatole France. On y voit s'exprimer un humanisme fervent, s'appuyant volontiers sur des exemples édifiants. L'histoire de la grand-mère de Pierre, qui sauve son pauvre maître à danser en pleine Terreur révolutionnaire, est bien de cette veine et annonce, sous certains aspects, Les dieux ont soif. On peut retrouver également cette valeur fondamentale dans l'univers bâti par l'écrivain: une véritable passion pour le savoir, l'Histoire et l'érudition, incarnée par le père Le Beau, et plus encore pour l'objet même à travers lequel elle se réalise, le livre. A travers celui-ci sont également célébrés l'imagination, le génie poétique ou la patience vertueuse, rationnelle et obscure, de l'érudit, du paléographe qui conserve, répertorie ou reconstitue l'ouvrage pour l'arracher à l'oubli et à la destruction. Ainsi, la figure de l'«éditeur», occupé à réunir les «fragments» des prétendus cahiers de Pierre Nozière, poursuit la même quête que Sylvestre Bonnard, à la recherche d'un manuscrit rare et inconnu, la même ascèse que Jérôme Coignard, autre porte-parole de France.

 

Le livre est toujours une relique, digne par conséquent d'un véritable culte. En effet, c'est par lui que la subjectivité des émotions privées peut communier dans l'universel. La preuve en est donnée par le Virgile auquel le narrateur est attaché: «C'était un méchant petit Virgile anglais de Bliss; je l'ai encore. Je le garde aussi précieusement qu'il m'est possible de garder quelque chose; des fleurs desséchées s'en échappent à chaque fois que je l'ouvre. Les plus anciennes de ces fleurs viennent de ce bois de Saint-Patrice où j'étais si heureux et si malheureux à dix-sept ans.» Comme Brotteaux des Ilettes, le vieux sage de Les dieux ont soif, chérissant son Lucrèce, comme Sylvestre Bonnard, désirant jusqu'à la folie un ouvrage inaccessible, nous sommes tous à la poursuite d'un livre, réel ou imaginaire, écrit ou à écrire, rêvé ou possédé, avec lequel se confond notre bonheur.

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LA BERGERE DU SILENCE

J’adore la profondeur et l’ampleur du silence !

Quand il me ceint l’ouïe d’une aura de mystère,

Le vide devient musique et avale les misères

Des heures sans parfums et des fades ambiances.

 

Je voudrais embrasser les déserts aériens,

Rejoindre les nuages cotonneux et légers,

Voler au ciel bleu ses hauteurs et sa paix

Et m’en faire une paire d’ailes de blanc vélin.

 

Epouser du silence la transe et les rythmiques,

N’entendre que le chant des vents dans les vallées,

Percevoir de la brise les venues et allers

Sur les flans séduisants de montagnes mystiques.

 

J’aimerais bien devenir la bergère du silence,

En saisir la jouissance dans ses moments magiques

D’absence d’assonances phoniques ou symphoniques

 Cherchant l’harmonie loin des tumultueuses nuisances.

 

Mon troupeau serait fait de brassées de mutisme,

De belles touffes tressées de lumière et de calme

Que la tranquillité éloigne du vacarme

Des bêlements sonores ignares des aphorismes.

 

Ma flûte traversière mieux que celle de Pan

Fera vibrer le vent traversier, et ma lyre

Composera des chants avec les fins murmures

Du zéphyr alisé célébrant les amants.

Khadija, Agadir, Samedi 06/10/12 à 21h46.

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Afin d'être sereine

J'ai certes le besoin, pour vivre comme avant,

De ne pas me priver d'une habitude ancienne.

Quand je me sens troublée, tes pensées me reviennent,

Je t'écris un poème et le confie au vent.

De ne pas me priver d'une habitude ancienne.

Tu accueillais, ému, mes gestes innocents.

Je t'écris un poème et le confie au vent.

Erre non loin de moi, la muse musicienne.

Tu accueillais, ému, mes gestes innocents,

Toujours tendre, indulgent, serein quoiqu'il advienne.

Erre non loin de moi la muse musicienne

Elle a, selon les jours de surprenants accents.

Toujours, tendre, indulgent, serein quoiqu'il advienne.

Tu donnais à ma vie un espoir enlevant.

Elle a selon les jours de surprenants accents,

La vie qui fait, soudain, que des grâces surviennent.

Tu donnais à ma vie un espoir enlevant.

Par ta voix conservée, tes rêves me parviennent.

La vie qui fait, soudain, que des grâces surviennent

Permet à mon esprit de te sentir vivant.

6 octobre 2012

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d'ocre et de bistre

ocre-thumb.jpg?width=400pastel sec sur papier (Personnage imaginaire)

Les promesses d'un visage

J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.

Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux,
Amant de la muse plastique,

Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;

Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,

Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! " 

Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

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HISTOIRE COURTE 24.( première partie)

LA DECHIRURE...

Les quelques plis bien alignés  du chemisier de mousseline immaculée cachaient de sa lingerie, juste ce qu'il en fallait!

La jupe de tergal blanc caressait discrètement les formes déjà parfaites de ses dix-sept printemps et une haute ceinture de chevreau doré soulignait la finesse de la taille élancée.

Hélène portait à l'épaule un joli sac d'osier à l'allure un rien gonflée, car il cachait un trésor dont elle ne voulait pas se séparer... une casquette d'étudiant, piquée d'étoiles dorées symbolisant les années entassées!

Ce trésor si précieux lui avait été confié comme une partie de lui qu'elle aurait emportée pour ces vacances lointaines qu'elle n'avait pu éviter..

Elle portait peu de maquillage, seules les lèvres étaient rouges et en se retroussant sur un sourire, éclataient sur la blancheur de ses dents.

Elle revenait d'un bon pas au long de la Croisette, après avoir réservé "Chez Félix" la table demandée par son oncle et parrain...

 

Lorsque leur fille unique, il y a déjà dix ans, s'était enfuie au Québec en compagnie du canadien qu'ils n'avaient pas voulu connaitre, puisqu'il était déjà marié! Le choc avait été terrible!

Alors, pour aider la grande soeur, la mère d'Hélène avait accepté que sa toute petite fille passe la majorité de ses vacances.chez sa tante où elle serait particulièrement choyée. Hélène s'en était fort bien accomodée et même avec bonheur, car elle était sensible à la détresse de sa gentille marraine.

Bien sûr les liens avec leur fille s'étaient renoués, Noémie, avait écrit à ses parents pour s'expliquer, avait même demandé le pardon qui lui avait été accordé. Ted avait, par ailleurs divorcé et le couple qu'ils formaient semblait solide quoique sans enfants.

N'empêche, elle était si loin leur fille...

 

Hélène était le rayon de soleil de cette famille et elle en avait conscience, pourtant, elle non plus n'était plus une fillette mais déjà une femme amoureuse! Son attachement pour un étudiant bien plus âgé qu'elle, n'avait pourtant pas été discuté, expérience oblige... Justement sa présence pour les vacances était le gage du sérieux de sa relation...

-Loin des yeux, loin du coeur, avait chuchoté la marraine à sa mère, mais Hélène caressait le sac d'osier et ses grands yeux pétillaient de bonheur... Elle avait la réponse dans cette confiance, dans ce dépôt d'identité...

.....

 

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administrateur théâtres

12272833660?profile=originalAmandine Beyer

Amandine Beyer violon
Johann Sebastian Bach Partita pour violon n° 3, BWV 1006, Sonate pour violon n° 2, BWV 1003, Partita pour violon n° 2, BWV 1004
BOZAR MUSIC accueille l’une des violonistes baroques les plus douées de sa génération, dans un programme en solo. Amandine Beyer sera sur la scène du Conservatoire dans un programme de sonates et partitas de Bach, sans conteste l’un des sommets de la musique virtuose pour violon seul. L’occasion de découvrir ou de réentendre cette musicienne d’exception, dont la technique et la musicalité transcendent l’écoute.

Un électron libre investit le parquet et les  boiseries craquantes du plateau du Conservatoire de Bruxelles, immensément vide. Vêtue de noir, sourire aux lèvres, une fleur  de soie piquée dans les cheveux courts, et dans les mains,  le violon  blond et minuscule qu’elle va faire chanter dans un instant, voici Amandine Beyer.  Elle  sourit furtivement  à l’espace et au temps avant de glisser sa première mesure. Elle est au centre de l’épure extrême du décor : le vide. Ecrin austère pour la musique complexe de Bach dont rien ne doit distraire. Approche bouddhiste ? Il faut vider la tasse de thé  avant de la remplir? Pour interpréter, il faut d'abord se mettre à la disposition du maître en mettant de côté ses propres perceptions pour accueillir la spiritualité musicale de Jean-Sébastien.

Courage et finesse d’entrée de jeu dans le prélude aigrelet de la Partita n°3. La  magie  de l’archet opère. C’est vif et printanier, puis cela glisse dans la flânerie musicale et les débordements maîtrisés dans le second mouvement. Quelques sourires aigus et l’on verse dans la gavotte sautillante bien connue. La construction est délicate, le bonheur plisse les joues de l’artiste, l’oreille dans la confidence du galbe de l’instrument. La musicienne fait réellement prolongement avec lui. Les sonorités se font plus graves dans les courts menuets mais sont  d’une extrême légèreté. La  souplesse de jeu  parcourt les octaves comme de grands frissons. La bourrée se gave d’échos joyeux, tel un vol de papillon qui butine de fleur en fleur. Gigue finale: écho accéléré de la gavotte. On peut enfin applaudir.

 La sonate N° 2 change la posture de la joueuse. Le soliloque est grave et habité. D’où vient le souffle ? Tout coule et s’enchaîne sans la moindre respiration. Cela donne l’illusion d’un temps en boucle. La fugue démarre après un sourire épanoui, l’œuvre de la musique sans doute. Envols gracieux et descentes élégantes malgré une tension soutenue. L’andante déballe avec patience des papiers de soie car la sonorité a perdu un peu de sa vigueur. L’allegro revient avec des sonorités claires et vives. La virtuosité et le rythme soutenu donnent l’impression d’une conversation à plusieurs voix dans la magistrale solitude.

12272833494?profile=originalC’est évidemment le dernier mouvement,  la chaconne de la partita N°2 qui fascinera pendant plus de 15 minutes. C’est majestueux. Les sons sont pleins, la musicienne joue les yeux fermés. On dirait qu’elle attendait ce moment précis pour consommer ce mouvement avec gourmandise. Les arpèges vibrants montent, descendent le long de la gamme chromatique. Puis il y a cette rupture de rythme, comme pour pénétrer dans le saint des saints d’un lieu accessible à quelques élus seulement. Mais elle nous a ouvert la porte et avec elle on pénètre dans le mystère. La dernière note soutenue est  longue et chaleureuse. Un dernier moment de partage advient avec trois bis programmés. D’abord Matteis. Un mouvement coulé avec une basse continue invisible, où Amandine Beyer se laisse bercer par la mélodie. Puis le 3e mouvement de la sonate en do majeur de Bach : un soliloque ailé, riche d’accents,  d’enchaînements presque  flûtés. Le troisième bis n’aura pas lieu. On ne pouvait sans doute pas faire mieux…

  

http://www.bozar.be/activity.php?id=12128&selectiondate=2012-10-05

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J'ai rencontré Gérald Tron, aquarelliste, en 2004 et nous avons entamé une collaboration qui a duré jusque 2008. Cette collaboration s'est traduite par l'illustration poétique de 70 aquarelles de ce peintre, et d'une douzaine d'expositions en France et en Belgique, dont une à Barvaux et une à Durbuy.

 

Je vous présente ici une première coopération, présentant un château des Ardennes.

 

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UN APPEL DU PARADIS

Filez, heures de tristesse ! Partez loin de ma vie

Je ne veux plus pleurer, je ne veux plus mourir

Mon soleil de retour me ramène le sourire

M’invite à répondre à l’appel du paradis.

 

Eloignez-vous chagrin de mon cœur si fragile.

Qu’il est frais le parfum du jasmin sur son cou ;

Ses relents que je sens encore et me secouent

Les narines et le cœur me rendent bien fébrile.

 

Tellement tendre et tiède est son baiser ardent

Que son appel de loin a ravivé en moi

Réveillant les douceurs et les brûlants émois

Que ne pourraient éteindre la distance et le vent.

 

Allez-vous-en nuages de gris et de tourments !

M’est revenue ma rage d’aimer et mes envies

D’embrasser les plaisirs et les grands appétits

Puisqu’enfin je retrouve mon cœur et ma passion.

 

J’ai longtemps ratissé les rues noires de mes nuits

Vaine recherche éperdue de ses rayons dorés

A tisser de mes mots des voiles perforées

Que sa venue a vite rapiécées et unies.

Khadija, Agadir, Vendredi 5 Octobre 2012

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