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Faux bonheur

Tu as beau noyer ton chagrin

Sous les fous rires esclaffés,

Sous les fortes doses de café

Et sous tes kilos entassés

A courir en restant en place

Derrière la toute petite trace

De cet amour qui te piétine

Comme si tu n’étais que vermine

Ou un petit zéro sur la gauche

Alors que son cœur te chagrine

Et reste aussi dur que la roche,

Tu ne recouvreras l’amour

Qu’en recouvrant ta dignité

Tu ne retrouveras la paix

Qu’une fois l’illusion oubliée

Et le regard tendant plus loin

Encore plus loin que le bout de ton nez !

Mais ton cœur voudra-t-il céder ?

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Les jardins secrets du TINIRI.

 

A  perte  de  vue  brûle  le  désespoir,

D’un  jaune  éperdu  de  la  virginité,

De son étoffe d’or tordue par un guipoir,*

Pour ramper discrète en toute impunité.

 

L’aride  Tiniri*  offre  ses  barkhanes,*

Au jeu des alizés et du sec Harmattan,*

Pour mener ses croissants et livrer leurs arcanes,

Aux  maîtres  du  désert  et  autres   habitants.

 

Pour  effrayer  les gens, sans  être troubadours,

Les djinns joyeux parfois font chanter les dunes,

Qui s’éveillent alors  mugissant leurs  tambours,

Au  rythme  de  la peur qui va de l’autre à l’une.

 

Jardin des  mirages des mille  et  une nuits,

Il cache ses trésors sous ses plages sans fin,

Tandis  que  l’océan  du  ciel bleu de l’ennui,

Aspire  la  moiteur  blottie  dans  le  sol  fin.

 

Gourmande  de  chaleur, de  vent  et  de  soleil,

L’eau s’élance à l’assaut pour s’étourdir dans l’air,

Tirant  ses  gouttes  sœurs  de  leur demi-sommeil,

Pour  sculpter  le  sable de  roses  couleur  chair.

 

Cristaux de gypse miel, emmêlés de poussières,

Granuleuses  du  sol  enrobé  pour  guiper,

Des pétales durcis  aux  paillettes rosières,

Poussant dans le secret des jardins d’or drapés.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

 

*TINIRI : Le Sahara (en arabe) est, donc le nom donné à une région désertique de l’Afrique, mais de son vrai nom TINIRI en langue autochtone qui est la langue berbère.

*Guipoir : outil servant à guiper, à faire des broderies à mailles larges.   GUIPER

Terme de métier. Guiper la frange, faire des franges torses, comme font les passementiers et les rubaniers, en les attachant d'un côté et les tordant de l'autre, avec l'instrument qui se nomme guipoir.

   Imiter sur le vélin, ou par une broderie, la dentelle appelée guipure.

*Barkhanes : dunes en croissant.

*Harmattan : vent sec.

 

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Le Témoin

 

Web

 

 

Au moment de la guerre d'indépendance du Congo Belge, un professeur venu de ce pays avait donné une conférence fort intéressante sur les drames qui s'y passaient,
De retour chez moi, j'ai écrit sans faire de pause, je crois, une pièce de théâtre que j'ai intitulée« Le témoin» et qui a été publiée, à compte d'auteur, aux éditions Beauchemin qui n'en n'ont pas assuré la vente. Je voulais qu'elle soit jouée avant.
Cette pièce a été reconnue comme étant de qualité.( comité de lecture de Radio Canada). Je lui ai donné un caractère surréaliste. Je n'ai pas précisé le lieu de l'action. Rapatrié, le héros se croit toujours en danger et délire. Il a changé son nom.

Je propose à mes lecteurs d'acquérir les exemplaires que je possède, en y mettant une dédicace. Le prix pourrait être de treize dollars canadiens, en tenant compte des frais d'envoi.

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Le rapport du groupe d’experts chargé de réfléchir à la mutation numérique des acteurs belges francophone du livre a été rendu public après avoir été présenté au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en juillet dernier.

Ce groupe d’experts composé de Pascal Francq, Philippe Goffe, Tanguy Habrand, Georges Hoyos et Frédéric Young a contacté plus d’une trentaine de personnes pour établir un rapport à même de guider les Ministres de la Culture et de l’Enseignement dans la redéfinition cohérente d’une nouvelle politique du livre et du manuel scolaire.
Après avoir rappelé le contexte de cette étude, le rapport s’interroge entre autres sur l’avenir des métiers, la possibilité d’anticiper cette évolution technologique et l’arrivée de nouveaux acteurs, les nouvelles attentes des lecteurs et la protection des droits d’auteurs. Dans un troisième temps, cette analyse recommande la création d’un environnement favorable qui a généré la mise en place d’un partenariat interprofessionnel (le PILEn), un outil de veille et des formations à l’attention des professionnels du livre. Le rapport propose également une série d’autres recommandations tant au niveau de la politique du livre que de l’enseignement.

Consulter le rapport dans sa totalité:

 

Voir en plein écran

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AMOUR

Sois là pour moi : fort doux et puissant

transporte moi dans le ciel, emplis ma vie,

de ces couleurs dont seul l'amour connait le secret.

Je te veux là tout prêt,

sur toi je veux pouvoir me reposer,

je veux t'étreindre dans mes bras

sentir ton corps tout contre moi

prendre ta force et ta sève

étendre les bras et libérer mon être

sentir en moi la rencontre du ciel et de la terre.


Près de toi, je me sens libre d'être

Près de toi, je me sens libre d'exister

Près de toi, j'ai envie de chanter

Près de toi, mon coeur gelé peut céder

¨Près de toi, mes larmes peuvent couler

¨Près de toi, je ris

Près de toi, je souris

Près de toi, tout simplement je vis

Près de toi, le printemps renait en moi

NIDÂME

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La joie cajoleuse

 

Satisfait le corps et l'esprit,

Une gâterie savoureuse,

Un plaisir qui rend l'âme heureuse.

Lors, allégé, l'être sourit.

Une gâterie savoureuse,

Contente et, bien des fois, nourrit.

Lors, allégé, l'être sourit

À l'espérance prometteuse.

Contente et, bien de fois nourrit,

Une tentative amoureuse.

À l'espérance prometteuse,

Nul ne saurait donner de prix.

Une tentative amoureuse,

Distrait, repose un coeur meurtri.

Nul ne saurait donner de prix

Aux instants de joie cajoleuse.

Distrait, repose un coeur meurtri,

La nature mystérieuse.

Aux instants de joie cajoleuse,

L'ardeur desséchée refleurit.

4 octobre 2012

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S'IL TE PLAIT...

Fais-moi donc un sourire

Pour une journée soleil

Que le gris s'illumine

Que le bonheur s'éveille!

Fais-moi donc un sourire

Pour que j'oublie mes deuils

Ils auront mauvaise mine

Les complaintes, les écueils!

 

Fais-moi donc un sourire

Pour que je n'aie plus froid

La tendresse dans des yeux

Peut me remplir d'émoi!

 

Fais-moi donc un sourire

Rien n'aura d'importance

Et pour un tel cadeau

j'oublierai les errances!

 

Fais-moi donc un sourire

Pour que je nie les pleurs

Je retrouverai la vie

Elle reprendra couleur!

J.G.

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L’ ERG  (Ecole de recherches graphiques - Bruxelles) a accueilli en mars 2012, Milad Doueihi, historien du religieux dans l’Occident moderne, titulaire de la Chaire de recherche sur les cultures numériques à l’Université Laval (Québec).

Penser l’avenir des sociétés numériques avec les outils de nos traditions humanistes : telle est l’ambition d'un livre qu'il a édité sous ce titre. Mais comment créer un humanisme numérique qui aurait intégré les exigences de nouveaux supports que rien ne permet de fixer dans l’espace ni de stabiliser dans le temps ? Voici quelques réflexions qu'il nous livre autour de ce sujet.

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Autant en emporte l’automne

Autant en emporte l’automne

Le glas sonne-t-il mon automne ?
Cette saison que pourtant ma chair affectionne ?
Il s’incruste dans mes entrailles, dans un être atone.
De jets d’encre de ciguë, il macule mon écorce,
A mes branches, il fait de douloureuses entorses.
Naguère mustang dans l’arène de la vie,
Je vainquais les maux que m’infligeaient les picadors.
Avec brio dans les rodéos de la vie je triomphais des matadors.
L’automne de ma vie, d’Ulysse a usurpé la ruse,
A pénétré dans mon enceinte et se diffuse.
De ses lianes, vigoureusement, il m’enlace.
Tel un boa, il m’étouffe et ne s’en lasse.
Et mon écorce se desquame et s’effrite
Mais je n’entends point lâcher du lest :
A ce pugilat je combats la décrépitude armé de cestes.
Et mon tronc de phénix reprend vie et résiste.
A la vie je demeure fidèle amant depuis bien longtemps
Aubades et sérénades, je chanterai quelques printemps.

03,octobre 3012

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ENIGME EST TON REGARD

Lointaine beauté  inaccessible

Tu passes , errante, égarée dans des lieux sans âme

Ta parure donne à tes gestes un pouvoir que nul ne conteste

Vie tendue sur le fil éphémère du temps

"Toute vie est à refaire et à réinventer

toute vie faite de précieux instants "

gardés ou perdus

Instants diamants cousus sur ta guenille rapiécée

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Petits souhaits

J’espère qu’un jour Monsieur Barak

Vende « Nasa» et « Challenger »

Et me donner des billets verts

Pour faire loger les sans baraques

 

Ça je le veux et je l’espère.

Et je le souhaite de tout mon cœur

 

J’escompte qu’un jour Sire Edison

Vienne me donner plein de lumière

Pour éclairer cases et maisons

Où crèchent des gosses en pleine misère

 

Est-ce vraiment qu’il va le faire ?

Et tous mes vœux, les satisfaire ?

 

J’aspire qu’un jour un bon émir

Vienne m’offrir pétrodollars

Pour que je puisse ainsi nourrir

Ces affamés, aux yeux hagards

 

Moi je le rêve et sûr je veux

Je suis certain que lui  le peut

 

J’attends qu’un jour monsieur Hollande

Vienne me donner Euros et Francs

Pour acheter beaucoup de viande

Pour faire nourrir des indigents.

 

Des bons moments de douce trêve

Pour me nourrir de bien rêves.

 

J’aime qu’un jour monsieur Poutine

M’offre des Roubles sans compter

Pour acheter riz et farine

Et faire nourrir les affamés

 

J’aime les voir ces présidents

Tendre la main à ces enfants

 

Je rêve qu’un jour le président

Mette le pied dans les taudis

Qu’il sèche les larmes des enfants

Qui rarement mangent la nuit

 

Levez les mains vite et priez

Pour que mes vœux soient exaucés

 

 

 

                                           M S Gasmi

                              Sousse,le 12/07/2012

 

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Ô le beau jour!

En hommage à Pierre Reverdy

« C’est aujourd’hui que je vous aime! »

Des mots joyeux, simplement dits,

Un tendre aveu de Reverdy,

Animé d'une ardeur extrême.

Des mots joyeux simplement dits,

 Commençant un charmant poème,

Animé d'une ardeur extrême,

Ô le beau jour! sans interdits.

  Commençant un charmant  poème,

Un chant venu du paradis.

Ô le beau jour! sans interdits,

Qui fait que l'on se sent bohème.

Un chant venu du paradis,

Débordant d’une grâce extrême,

Qui fait que l'on se sent bohème,

Accueillant un brin de folie. 

                                                                     31 décembre 2006

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JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

Du 26-09 au 14-10-12 se déroule à l’ESPACE ART GALLERY(Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) une exposition dont l’une des particularités est celle de nous faire découvrir les jeunes talents.

Parmi ceux-ci, une jeune artiste de 22 printemps nous offre son travail de fin d’études. Après avoir passé trois ans à l’Helb-Ilya Prigogine (INRACI), Mademoiselle JUSTINE GUERRIAT   livre son interprétation sur l’idée de la création au sens large du terme. Le sujet de son travail de fin d'études étant libre, elle saisit cette opportunité pour nous livrer sa vision intime de cette problématique. Car c’est, en effet, une « problématique » dans toute l’acception philosophique : un raisonnement aboutissant à l’amorce d’une réflexion.

L’artiste a voulu créer une image où la lumière, associée au sujet, demeure primordiale. Elle s’est centrée sur la notion de l’ « ineffable » et sa définition de ce terme se base sur le rôle de l’image en tant qu’écriture.

JUSTINE GUERRIAT fait donc de l’indicible le support d’un langage.

Sa directrice de projet à l’INRACI, Madame Brigitte De Mees, a supervisé son travail qui lui a valut un 1er Prix.

L’imaginaire est le terrain fertile, par excellence, où se manifeste l’ineffable. Interpellé par les images exposées, il les interprète au gré de sa fantaisie et de sa culture.

Ballons gonflés, en suspension dans l’espace…ventres en gestation d’où émerge une lumière germinale.

 

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Sujets « flottants » à l’intérieur d’un espace variant du noir opaque au translucide, à l’instar de la photo N° 6 où la silhouette apparaissant au regard du visiteur, pose la question de savoir si c’est elle qui est déjà créée ou si c’est le regard qui la construit, au fur et à mesure que le visiteur s’en approche.

L’artiste parle de « portraits » mais en insistant sur le fait qu’il s’agit de portraits de dimension « mentale ». Néanmoins, le « portrait » le plus classique soit-il, n’est-il pas, en définitive, une œuvre de dimension « mentale » ?

La photographie N° 2 montrant un profil féminin est un fin compromis entre peinture classique dans l’alchimie existant dans le clair/obscur et la photographie dans la restitution de celui-ci.

 

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Les œuvres N° 6 (citée plus haut) et N° 8 (60 x 40 cm), traduisent parfaitement la problématique dans laquelle l’artiste s’est engagée. L’œuvre N° 6, est une véritable dissertation sur la lumière basée sur un questionnement : qui engendre quoi ?

 

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Est-ce la lumière qui provoque la silhouette ou est-ce cette dernière qui met la lumière en valeur ? Impossible d’y répondre tant l’un se fond dans l’autre à travers un filtre d’opacité qui participe précisément de cet « ineffable » à la base de son discours. Cette image psychanalytique que l’imaginaire s’en fait : la silhouette, frêle, à peine esquissée, émergeant, imprécise, de son aura de vapeur lumineuse, pensée comme une étendue métaphysique en germination.

 

L’œuvre N° 8, propose, toujours sur le thème de la lumière, un autre discours, à savoir ce qui existe devant et derrière l’objectif (l’ombre savamment cadrée de la lucarne sur la gauche évoque ce qu’il y a derrière la caméra).

 

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Le sujet de cette photographie demeure la lumière. Cette lumière aveuglante qui s’imprime sur la rétine comme un sceau incandescent dans sa pleine matérialité.

 

JUSTINE GUERRIAT, qui se destine à la photo d’art, travaille aussi bien l'argentique que le support numérique. Elle est principalement photographe mais il y a chez elle l’œil et la sensibilité du peintre ainsi que le cadrage du cinéaste.

 

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Les œuvres exposées à l’ESPACE ART GALLERY, primées par le jury qui les a jugées, le prouvent aux yeux de l’Art.

 

François L. Speranza.

 

Une publication

Arts
12272797098?profile=originalLettres

Note de Robert Paul:

Nous constatons ici avec plaisir que -via nos écoles belges-  la recherche et la réflexion sont encore et toujours heureusement délivrées à une talentueuse relève qui fait ses preuves et nous sommes heureux d’en signaler leur savoir faire.

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L'immortalité

 

À Rébecca Terniak

J'ai repris «L'immortalité»,

Je le lis à  petites doses.

À chacun ses priorités

Et sa compréhension des choses.

Kundera est de bonne foi;

Il insiste, avoue qu'il invente

L'héroïne portant sa voix.

Agnes apparaît émouvante.

Émaillés d'idées et d'émois,

Les romans ne m'attirent guère.

Croyants, immergés dans leur foi,

Les auteurs paraissent sincères.

Apprendre, d'immortels élus,

Qui offrent au monde leur richesse,

Ce que l'intelligence a pu,

Me comble, m'emplit d'allégresse.

Après la ferveur de l'amour,

L'exubérance de la vie

M'émeut, certes, encore chaque jour,

Fait que me revienne une envie.

2 octobre 2012

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administrateur théâtres

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On juge les pièces de Frank Wedekind indésirables à l’époque de  l’Allemagne de Bismarck. Et pour cause : elles sont crues, sauvages, sensuelles et vilipendent la morale hypocrite  de la bourgeoisie bien-pensante.  L’Eveil du Printemps fait scandale en 1891 et est censuré. Cette époque-là apparemment  si opposée à la nôtre, est-elle révolue? Pas si sûr. Si le sexe, depuis mai 68,  est devenu obsessionnel et formaté, pour mieux le contrôler, l’utiliser et le  proposer à la consommation, les peurs sont toujours présentes. Des tabous ont disparu, le vocabulaire a changé, la position sociale de la femme a évolué, mais certainement pas partout.  La montée des intégrismes en témoigne. A quoi il faut ajouter la nouvelle  crainte, justifiée, du sida.

Mélange de lieux et  d’époques: Wendla regarde  le film « Le  ballon rouge (1956) » à la télé. Sur scène il y a  une cabine de téléphone désaffectée, des tonnes de livres croulent devant un lit suspendu, un banc public tagué trône sur le toit, échappées de musique techno, des vieux postes télé, épars. C’est  la société  des parents aveugles et des maîtres souverains qui  porte la responsabilité du drame...Quel drame attend donc notre société mortifère? 

12272839287?profile=originalDès la deuxième scène, on plonge dans un monde à part, obscur, lumineux et ludique, celui d’une bande d’adolescents qui déferle à tous les étages du décor  vivant avec stupeur l’éclosion de sa sexualité… jusqu’au bord de scène. On pourrait croire que c’est «Rebel with a cause » (1955) ou l’Amérique de James Dean qui déferle.  Ou celle de « The  Virgin suicides » (1999).  L’époque  imprécise  replonge certes les  babyboomers dans leurs premiers émois. Ils avaient aussi des parents engoncés dans leur vertu, muets sur « la chose », hypocrites,  inquiets de grossesses non voulues, soupçonneux et accusateurs et à l’extrême, despotiques au possible. Espérons que les enfants des babyboomers, les  générations X ou Y,  se sentiront peut-être  moins concernés par la pièce. Quoique … leur éducation sexuelle a peut-être été aussi malhabile et inquiète. Quant aux générations futures…, les Z, nul ne sait. On ne peut leur souhaiter que le bonheur d’Être : bien dans sa peau et dans son être. Le repli sur soi menace  toujours, les intégrismes montent,  la jeunesse qui se veut toujours  secrète et rebelle désespère parfois. Sur  Facebook, les très jeunes déferlent : besoin de rassemblement, de recul vis-à-vis des parents ? Leurs pulsions de vie et de mort restent identiques.

 Pulsion de mort : Moritz, un  jeune garçon guindé,  fasciné par la réussite scolaire et soumis à ses parents se suicide par peur de ne pas être à la hauteur de leur attentes. Le rythme est incessant entre Eros et Thanatos, entre le  léger et le tragique.  Pulsion de vie : Wendla, 14 ans  épanouie et débordante de vie entreprend sa mère sur les questions de la naissance et de la reproduction. Ingénument voluptueuse et richement dotée par la nature, Wendla est sans complexes – une fille de maintenant ?  Elle se donne naïvement au fougueux Melchior, symbole de la force vitale du corps.  Joue-t-elle un jeu ambigu avec sa mère hors-jeu ? L’innocence et la pureté n’existent pas.  Elle désespère néanmoins  de se faire expliquer les choses de la vie et succombera à un avortement non annoncé. Scène glaçante où quelqu’un plante une croix au pied de son divan après ses dernières paroles : « Vous m’apporterez des primevères ? ». Prémonition lugubre d’un printemps coupé et volé?

12272838676?profile=originalCette « Kindertragödie » mouvante et débordante est d’une grande richesse théâtrale. La bande de jeunes se cherche et cherche sa place dans le monde. Melchior s’en veut. Il a deux morts sur la conscience.  On fait de lui le responsable de la mort de son ami Moritz.  Les parents de Melchior s’affrontent. Des morceaux satiriques de la plus belle espèce génèrent le rire. Entre-deux : infusions habile de chorégraphies suggestives et poétiques. Texte iconoclaste, qui par la voix de Melchior tourne en dérision la Vertu et la Compassion, arguant à la manière de Nietzsche ...et de Saint-Paul que la détresse des uns ne doit pas être le faire valoir des autres.

 http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=314&type=5

de FRANK WEDEKIND.  Adaptation: Jacques Dedecker et Jasmina Douieb Mise en scène: Jasmina Douieb.  Avec : Guy Pion(Mr Gabor), Béatrix Ferauge(Me Bergman), Delphine Bibet(Me Gabor), Réhab Benhsaïne(Ilse), Claire Beugnies(Professeur), Julien De Broeyer(Ernst), Agathe Détrieux(Martha), Vincent Doms(Moritz), Alexis Julemont(Melchior), Agnieszka Ladomirska (Théa), Nicolas Legrain (Jeannot), et Sherine Seyad(Wendla)

"L’Eveil du Printemps"                 DU 04/09/12 AU 20/10/12                         au théâtre le Public

 

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La distance qui nous relie

Entre Agadir et Bruxelles

Entre la distance que je relis

Tant de poèmes ruissellent

Sous le soleil qui reluit.

Maître Paul, sous ta coupole

L'égaré se convertit et se ravit

De bien être sous le monopole

De la poésie et sa magie.

De très loin je vous aborde

De très très près je vous accorde

Le ribab et  le sintir

Qui font vibrer tout l'Agadir.

 

Lahoussine EL HOUSSAINI

Agadir, Ville de la Renaissance

 

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La Bellezza

somewhere-around-nothing

 Ma jeunesse étincelle au feu

Des oiseaux qui passent,

Flèches-hirondelles

Dans l'espace bleu,

Et l'instant sans retour

S'enfuit,

Dans le crépuscule d'or pourpre,

Parmi les jeux et les cris.

J'ai murmuré ton nom

Sous les feuilles,

Le soir penché sur ton visage,

Et je bénis le temps

Où le Prince de la ville

Fut un enfant.

Les fleurs s'en vont

Mais le Printemps demeure,

Toujours, toujours un nouveau Printemps,

Et l'espérance des cœurs battants

Rafraîchit la beauté mortelle.

J'ai murmuré ton nom

Sous les feuilles

Le soir penché sur ton visage,

Et je bénis le temps

Où le Prince de la ville

Fut un enfant.

Je dormirai longtemps

Dans la fraicheur des pierres fidèles,

Je dormirai longtemps

Et quand je m'éveillerai,

Il n'y aura plus que la Beauté,

 

Partout.

 

 

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