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Pour ceux qui ont froid, je me lève !

0800 99 340 
Ces mots résonnent tel un murmure subsistant dans l’air. Des bonbons ou des coups de bâton, joyeux Noël, bonne année, ma sœur, mon frère.
Après le va-et-vient de cette magie inexplicable qui habite encore mon aire de repos, devenus sombres.
Guettant le moindre mouvement de pas, de faisceaux de lumière lunaire, à l’écoute d’un petit mot, à l’ombre.
J’espère bouger d’un millimètre, et retrouver ces bonnes humeurs passagères.
Une lumière grisâtre zèbre différents endroits de la rue, donnant l’impression d’une discothèque fermée avec quelques spots allumés.
Omit d’avoir été éteints par un membre du personnel trop fatigué après une nuit bien arrosée.
Ici au fond de mon puits, la nuit commence pour moi, le gardien des lieux. Le souffle expulsé à l’instant de ma bouche provoque un nuage blanc de glace, me rappelant ainsi que la nuit sera longue et froide, bon dieu.
Chacune de mes cellules entre déjà en hibernation. Je bouge à peine un cil et constate que mes muscles se mettent en action. Mes os fragiles comme de fins cristaux me crispent de douleur, sans concession.
Chaque spasme incessant m’alerte que la température de mon corps diminue petit à petit et qu’un nouveau combat commence, sans issue, c’est dit.
Je ne sais pas combien de temps je tiendrai, indépendamment de ma volonté, je ne sais si l’aube levée, c'est-à-dire à l’issue des heures lancinantes qui se seront écoulées tout au long de la nuit, la dernière peut-être, je serai disposé à ciller. Je me retrouve une fois de plus dans mon coin à minus vingt degrés.

Tout à l’heure, c’est Halloween, il est une heure du matin et j’envisage d’aller me coucher. Je repousse cet instant toujours un peu plus tard.
L’air pinçant les moindres parcelles de ma chair me menace de congélation si je reste dix minutes sans bouger. Ce qui rend forcément tout sommeil impossible, un vrai cauchemar.
Pourtant, je suis fatigué, j’ai tellement envie de dormir. Qu'est-ce qui me pousse à rester ici sous carton sans chauffage, ni confort ?
J’en ai oublié la raison. J’y suis, c’est tout. Qu’est-ce que je raconte. C’est ma raison qui gèle. Bien sûr que je m’en souviens, une partie je crois. Une longue histoire dont les détails s’affinent au fil du temps qui traine. Va savoir à raison ou à tort.
Je peux toujours ranger l’un ou l’autre journal, histoire de boucher les interstices qui laissent entrer le froid dans mon fourbi, c’est surtout pour passer le temps et me réchauffer les phalanges que le flux sanguins retrouvent son débit.
Non, c’est un mauvais plan, je verrai après. Car là tout de suite dans la seconde, si je m’extirpais de mes draps d’un coup de jambe, il est sûr que je devrais recommencer mon travail de concentration, d’accommodation, ma soumission à maître Celsius. Sans façon. Pourquoi prendre le risque de détruire ce que j’ai pris valeureusement le temps de construire. Je dirais même plus, ce que j’ai froidement pris le temps d’apprivoiser… le thermomètre, mon très cher Dominus.
En tout cas, je suis chanceux. Je ne sens pas de coup de vent ou de gel exécuteur. Cette nuit, la bise assassine ne viendra pas me chatouiller les pieds, n’apportera pas de giclée de neige sur ma couette de fortune. Allez haut les cœurs !
Ma richesse. Nous venons d’installer une tôle au dessus de ma voute, un espace en retrait dans une ruelle du centre. Mon Taj Mahal, c’est un endroit parfait. Un carré aménagé par mes soins, mon œuvre, mon chez-moi. Ma chouchoute.

On m’a promis une chaufferette. Si je tiens cette nuit, je l’aurai certainement demain. Que puis-je espérer de plus ? Tapons dans les mains. 
En attendant, je dois absolument occuper mon esprit à autre chose que dormir et penser froid, frigo, gel, tremblement ou magnum au caramel.
C’est bizarre, quand il fait froid on pense souvent à ce genre de choses et à leurs opposés. Par exemple, je me prendrais bien un seau de chocolat chaud et plus jamais de thé glacé.
Ou encore, comment certaines personnes peuvent-elles avoir envie d’investir dans des longs caleçons, une combinaison de ski, des moufles et se taper les Alpes autrichiennes pour pratiquer la glisse ?
Avec un tel budget vacances, j’investirais plutôt dans des draps de bain, un maillot, de la crème solaire, un ticket pour Hawaï et que le soleil me rôtisse.
Il paraît que quand on est face à la mort, on voit sa vie défiler. Je confirme, je me rappelle de tout chaque nuit. Je suis impressionné ! J’ose dire que je me connais par cœur, j’ai fait le tour de mon auto psychanalyse in fine.
L’ironie du sort c’est que chaque nuit je meurs à petit feu, de froid, pour renaître chaque matin. Je ne laisserai pas la nature me laisser fondre, provoquer la condensation de mon esprit, de ma volonté de vivre, c’est certains…
Demain matin, c'est-à-dire dans une bonne heure, je serai là. Nina Simone me rappellera à l’ordre.

Birds flying high you know how I feel. (Les oiseaux volent haut, tu sais comment je vais)
Sun in the sky, you know how I feel. (Le soleil dans le ciel, tu sais comment je vais)
Breeze driftin' on by, you know how I feel. (La brise dérive, tu sais comment je vais)
La chaleur reprendra sa place dans ma chaire pour quelques heures à nouveau, en fonction de ce que la météo m’accordera. Je ne suis pas fine bouche, ces quelques degrés me suffiront. Le temps pour moi de recharger mes idées, mon corps. Que demain soit bon et généreux avec moi et tous mes potes dehors. 
Voilà ma dernière volonté si cette nuit le gel devait figer mon corps et endormir mon âme à jamais. J’écrirais sur le verso de mon carton qui contenait 12 boîtes de lait : 
Le 0800 99 340 pour mes copains. Moi je m’en fous. Parce que :
It's a new dawn (c’est une nouvelle aube)
It's a new day (c’est un nouveau jour)
It's a new life (c’est une nouvelle vie)
For me (pour moi)
And I'm feeling good (et je vais bien)
…

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J'ai tant appris de toi

Doux ami

Me donner de la joie, te causait du plaisir.

Lors, tu n'hésitais pas, en ayant le désir,

À m'envoyer, toujours par voie prioritaire,

Un ouvrage récent, qui avait pu te plaire.

Je recevais émue, tes dons, venus du coeur.

Volumineux, souvent, ils faisaient mon bonheur;

Livres d'art ou coffret de disques remarquables,

Envois accompagnés de billets agréables.

En lisant Kundéra, en écoutant Gréco,

En reprenant, parfois, L'Irrel de Malraux,

Je pense à la ferveur que tu avais à vivre,

Et à te ressourcer, en acquérant des livres.

J'ai pleuré ton départ, subit, imprévisible,

Te sachant devenu tout à fait insensible.

Je te redis: merci! J'ai tant appris de toi!

Ton âme m'accompagne, apaisante parfois.

2 novembre 2012

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Epître à l'âme

12272846062?profile=originalEpître à l'âme

 

Petit chat mouillé mort

Noyé, perdu, happé par la bonde

De l'étang du temps, marre

Supplice de la goutte, de l'onde

 

Marais mouvant du vent

Qui exhale ses bulles fétides

Laisse sur le sable ses rides

Sur le rivage un visage absent

 

Et vous vide jusqu'à l'exhaure

Suaire, épithélium du corps

Souvenir à jamais conservé

D'une fratrie, d'une amitié

Michel Lansardière


A une amie trop tôt disparue, il y a vingt ans, elle en avait à peine plus, trop fragile pour ce monde.

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Le goût de la vue

Si fades et insipides que soient ses heures obscures,

Si longues et sans prénoms les routes des balanciers

De la pendule, qui courent vers d’incertains sentiers,

Elle essaie de garder le goût et la texture

 

De la vie qu’elle ne vit qu’avec procuration,

Puisque ce sont les autres qui guident ses moindres pas

Parfois vers des issues qu’elle-même ne choisit pas,

Mais finit par prendre par la force des vents.

 

Elle change les rayons des yeux des autres en siens,

Par leurs pieds elle emprunte de méconnues allées

Que lui dessinent ceux qui dans le noir condamnaient

Ses pas à ne sentir du sol tout le bien.

 

Si jamais son petit cœur rebelle n’aime les suivre

Elle ne peut point leur dire non ou les contester.

Par complaisance ou par abnégation elle tait

Ses désirs de marcher dans la lumière et vivre.

 

Alors elle substitue à ses pupilles cendrées

Un flair hyper puissant qu’on dirait un canin

Qui s’oriente à travers les monts et les jardins

En reniflant la terre et les fleurs de ses prés.

 

Pour chaque fleur elle donne non un nom mais un goût !

Elle a dans le palais une palette de tons :

Des couleurs elle connaît uniquement les noms,

Alors elle se retrouve là où d’autres se clouent.

 

Le rouge sous ses doigts fins devient ambre piment

Et le jaune solaire chaleureux curcuma

Ou safran aux saveurs du désert et des mâts

Allant à la recherche de valeureux diamants.

 

Le gris est pour elle mucre et le noir est du poivre,

Seul le rose est pour elle authentique et fidèle.

Aux bleus elle a donné le goût d’iode et de sel,

Cumin devient le vert et paprika le cuivre.

 

Celui qui la connaît sourit et la salue,

Ceux qui l’ignorent se disent qu’elle divague et s’enivre

A dérouter leurs sens déformés à la suivre,

Mais elle avance fière, sereine elle évolue.

 

Elle essaie de garder de la vie le secret

Que d’autres, plus aveugles, prétendraient bien savoir ;

Si par malheur hélas vous vous perdiez un soir,

Laissez-vous par son flair et par son goût guider.

 

Khadija, Agadir, Dimanche 28/10/2012 à 23H11

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LES MOTS DOUX...

On peut les dire

Les garder

Les chérir

les oublier...

 

On peut y croire

Les chanter

De mémoire

Les rappeler...

 

On peut penser

Les connaitre

Et puis être

Tout bousculé!

 

On peut les vivre

En frissons

Etre ivre

De ce poison!

 

On peut sans doute

Les jeter

Si un doute

Vient à passer...

 

On peut frémir

Les goûter

Réagir

Et les aimer...

 

Et puis écrire

Qu'ils sont fous

Qu'ils déchirent

Tous ces mots doux!

J.G.

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La coccinelle

La coccinelle

 

 

 

Bonjour  vous qui m’observez.

 

Vous me reconnaissez ?

 

Je suis un coléoptère.

Non ! Pas un hélicoptère

Mais une coccinelle.

 

Pour l’instant je ne suis pas belle.

Inutile de prendre cet air dégoûté.

Apprenez à me regarder.

 

Dans 21 jours, 21 nuits,

Vous allez être surpris.

Devant vous, je vais me transformer.

Devant vous, je vais me métamorphoser.

 

Cela se fera en quatre étapes.

Ça vous épate ?

 

Œuf, larve, nymphe, coccinelle…

Ouvrez bien vos oreilles.

C’est mon existence que je vais vous raconter.

Asseyez-vous sagement et écoutez.

 

Je suis née à l’envers,

Le nez en l’air.

Ma maman ayant choisi

L’arrière d’une feuille, comme abri.

En dessous de celle-ci, elle nous a laissées.

Tant bien que mal, nous nous y sommes accrochées.

 

Dans nos jolis œufs orangés,

Cinq jours, nous y sommes restées.

 

La sortie de notre coquille

Ressemble à un jeu de quilles.

Certaines de mes sœurs s’agrippèrent,

D’autres, malheureusement, tombèrent.

 

Et me voici, grande d’un millimètre.

J’avance centimètre par centimètre.

Aveugle, seule… mais je n’ai pas peur.

 

J’ai faim ! Il me faut des pucerons.

Une bonne centaine environ.

Lentement, je les repère

Car j’ai un excellent flair.

Ces gros lourdauds ne bougent pas,

Malgré qu’ils soient deux fois comme moi.

 

Voyez comme je suis agile,

Le long de ces tiges fragiles.

J’y monte, j’y descends

Et si je percute des méchants,

Je les détruis à coups de mandibules.

 

Je suis une petite larve courageuse.

Je vais bientôt m’enfermer dans une bulle.

J’en suis bien heureuse

Car je vais m’envelopper

De jolis fils de soie tissée.

 

Sept jours seulement, il me faudra

Pour qu’une ravissante nymphe, je sois

 

Si je ne rencontre pas de fourmis

Qui sont nos pires ennemies.

 

Une petite larve ne pèse pas lourd

Devant une troupe de balourds.

 

Les fourmis élèvent et protègent les pucerons,

Tandis que nous les mangeons.

D’où tant de discussions.

 

Mais revenons à mon cocon de soie

Que je vais quitter avec joie

Car pour la première fois,

Je vois.

 

Une ravissante coccinelle, je suis devenue.

Mes élytres rouges cachent mes ailes menues

Qui me permettront de m’envoler

Vers ton épaule dorée.

 

Si tu le permets, je m’y reposerai

Et te raconterai

Des histoires de ma Contrée.

 

Maintenant, suis-je belle ?

 

Souffle sur mes ailes

Que je monte au ciel.

Je réaliserai tes vœux,

Car je suis la petite bête à Bon Dieu.

Grand'ry Marylise

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Harmonie et chaos

 

Face aux érables dépouillés,

Aux tapis déchirés, mouillés,

Issus de leur magnificence,

Je somnole dans le silence.

La routine, les habitudes,

La rassurante certitude

Que le soleil, fidèlement,

Apparaîtra dans un moment.

Pour sortir de ma léthargie,

Et retrouver mon énergie,

J'ai besoin de la joie qui danse,

Dans l'or de ses rayons intenses.

Mes jours chagrins sont peu nombreux

Or n'est-ce pas miraculeux?

Le pire qui surgit sans cesse,

Ravage les êtres en détresse.

Le mystère de la vie, sur terre,

Enivre et tout autant atterre;

Sublime harmonie et chaos.

N'y pas penser plus qu'il ne faut!

La beauté partout se révèle,

Détruite, elle se renouvelle.

Chaque saison a ses saveurs.

L'espérance égaye les coeurs.

01/ 11/2012

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Pluies d'automne

Pluies d’automne

 

Des yeux embués d’angoisse, coule mon terrible chagrin.

Nostalgie d’un soleil réjouissant, chaleur d’amour.

Vent frisquet, les arbres frétillants d’incertitude.

Un spectacle navrant, un cœur en déroute.

 

Sol mouillé, pleuvoté amèrement, dos courbé.

La sagesse de s’exprimer malgré l’ennui passager.

Un lac rempli de frissons, l’âme dénudée.

Un parfois étrange, l’esprit en désolation.

 

Des yeux vitreux à la recherche constante d’un espoir.

Le rire d’un bleu souverain, des mains gercées, la douleur.

J’ennuage le mépris, je dessine l’ensoleillement

Dans un coloris où la saison se dit charmante.

 

André, épervier

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UNE SORCIÈRE COMME LES AUTRES

Fini le jour des esprits et des sorcières…

Larmes de pluie et chrysanthèmes…

Cette année, j’avais décidé de ne pas sortir mon balai. Je n’ai d’ailleurs pas vu la horde d’enfants habituelle à cause des travaux dans les rues. Je n’ai pas accompagné mes semblables pour le grand Sabbat du Bois des  Farfadets. Je resterai donc une sorcière sédentaire faisant peur à quatre petits enfants que les parents ont mis en garde contre mes maléfices.

Aujourd’hui, c’est le grand nettoyage au Paradis pour la fête des Saints… Je me demande comment ils peuvent bien fêter ça. A la manière des dieux de l’Olympe ? Ou bien celle des mormons ? A moins que ce soit paillettes et bling bling ?

Demain, ce sera la fête des morts. Mais vu qu’il y a des défunts qui sont déjà saints, d’autres qui ne le seront jamais et les vraiment mauvais qui sont d’office partis en enfer… comment faire le tri dans tout ça et fêter ceux qui feront vraiment la fête ?

… Qui feront la fête… sans nous qui sommes vraiment loin d’être à la fête sauf peut-être quelque veuf  ou veuve joyeux. Et peut-être aussi des enfants sans cœur qui danseront sur la tombe de leurs parents. Bruyères et pomponettes…  Ainsi nommée la chatte du boulanger  de Pagnol qui n’avait pas été fidèle…

La fidélité à l’être aimé, est-ce les larmes qui n’arrêtent pas de couler ou vouloir changer de vie et la prendre à bras-le-corps, quoi qu’on en dise ou qu’on en pense… Tout simplement pour aller mieux et continuer d’avancer ?

Sorcière, peut-être… maléfique pour les uns… bien-aimée pour les autres. Tout simplement, une âme en perdition qui a suivi les chemins de traverse avant de reprendre le cours de la vie.

Somme toute, une sorcière comme les autres.

 

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MON JUPITER

Il a l’élan de l’océan avec ses vifs remous fougueux
Quand il me tient par le bassin, m’enlace pour me faire valser
Sur la cadence de ses chants et de ses mots d’amour profond
Et me faire vibrer tous les pores et tourner la tête et le corps.
Puis, déçu de mes faux refus, il se retire, farouche et fier,
Jurant de ne jamais se faire enjôler le cœur et les sens.
Mais à voir mon sourire solaire se fendre pour laisser paraître
Une rivière de perles blanchies par la lumière de mon amour,
Le raz de sa passion le porte sur mes terres tant désirées
Qu’il se frotte à l’accore de mes rives escarpées sans se soucier
Des lésions que fort il dédie aux nuits passées à rêvasser
De mes contours à embrasser comme embrasse la rosée les fleurs.
Alors mon cœur de laine, de mousse, retrouvant la douce volupté
De ses baisers ne sait des non que les souvenirs et le nom
Et accueille l’amant en aimant à ses volontés se plier.
Sur le mou ressac de nos cœurs l’amour se meurt et la passion
Rallume ses brasiers refroidis pour repartir les sens hardis.

Khadija, Agadir, jeudi 18 octobre 2012 à 23H11.

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Personnes très importantes

 

Des personnes très importantes,
Durant un temps de notre vie,
Suscitèrent notre énergie,
Et nombreuses joies débordantes.

Les premières, indispensables,
Se partageaient le premier rang:
Papa, maman, les grands-parents,
D'un dévouement intarissable.

Ô! devenu irremplaçable,
Le fascinant petit voisin,
Qui avait fait de son jardin,
Une citadelle imprenable.

Sont temporairement durables,
Les relations très importantes;
Les circonstances étant changeantes,
Et les désirs renouvelables.

VIP est un mot que je reprends:
- Qui, pour tous, a de l'importance?
- Celui qui combat la souffrance!
N'ennoblit personne un haut rang.

31 octobre 2012

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Splendide
Si il y a bien une auteure pour enfants que je suis et dont j'attends chaque sortie littéraire c'est bien Rébecca Terniak . Ce livre ne dément pas la qualité des livres précédents tant sur le contenu que sur la forme, le sens et l'imagination . Que nous soyons engagés vers ces bergers ou non , arguant une toute autre appartenance, arrêtez vous comme je l'ai fait car ces bergers de Noël ne sont que lumière dans leur pictural ; Une vraie merveille , ce livre ! je l'ai acheté dans une autre librairie avant son apparition sur le site fnac, mais j'avoue que comme l'an dernier je vais l'acheter à nouveau pour l'offrir car bien que livres pour enfants, l'adulte toujours se sent concerné par les livres de R Terniak . Je les garde jalousement, c'est ainsi depuis le premier .
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Traversées, numéro 66 est sorti de presse

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Un très beau choix d'auteurs ! Merci à Traversées !!

Abonnement: 4 numéros (Belgique) : 22,00 € (Etranger : 25,00 €)

1 numéro (Belgique) : 7,00 € (Etranger : 8,00 €)

à verser au compte bancaire n° 088.2136790.69 de Traversées, Faubourg d’Arival, 43 à 6760 VIRTON (Belgique)

(CODE IBAN : BE71 0882 1367 9069 – CODE BIC : GKCCBEBB)

Pour la France, il est préférable que vous envoyiez un chèque à l’adresse ci-dessous libellé au nom de “Colette HERMAN”.

Précisez le numéro à partir duquel l’abonnement doit prendre cours.

Ne pas oublier de mentionner : « TRAVERSEES A PARTIR DU N°… »

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En plus d’expositions documentaires historiques et littéraires

rehaussées d’iconographie à l’appui, de conférences débats

et autres épisodes scéniques en tant que « diseuse » de mots émaux

issus du patrimoine portant sur le thème de l’Empire de Flore,

 

Valériane d'Alizée propose des rencontres revêtant la forme

D’Ateliers pédagogiques d'initiation naturaliste

 « À Fleurs de Mots » et « Voix au Chapitre »

 

(Écrit et Oralité

Vers et Prose)

 

 

liés aux rythmes des saisons,

thème tant sacré que profane :

 

Interventions ponctuelles en milieu scolaire, foyers sociaux culturels

Centres spécialisés, Musées, Maisons de l’Environnement,

ainsi que sous forme de stages,

et selon proposition, possibilité de cours particuliers,

 

 Sessions organisées tant au service des « Anciens »,

 que de « pousses juvéniles » introverties, jeunes en difficulté,

individus souffrant d'handicaps légers, de troubles cognitifs,

de déficience visuelle, d’instabilité émotionnelle, de troubles bi polaires, de pathologie d’Alzheimer, d’autisme, sans oublier les malades

en longue hospitalisation, les détenus… etc. :

 

 

En introduction, tenter de faire prendre conscience à chacun d’entre-eux de la valeur fondamentale de la Terre, notre Mère universelle, et de sa fille, la Nature…

 

1. Évocation des grands botanistes explorateurs de l'histoire…

2. Valorisation d’une noble essence végétale ce « géant » qui nous survit : l'arbre, rameaux persistants ou caduques, lierre, laurier noble et autres feuillages symboliques…

3. Valorisation de la "Reine des fleurs", la Rose, et son pendant tout aussi royal, le Lis candide, de la Vigne, des Vergers présidés par Pomone et récoltes fructifères semblables aux céréales…

4. Hommage à notre Mère universelle à tous, Gaïa, Hommage à l'art d'Hortésie (les jardins), qu’ils soient bouquetiers, à vocation utilitaire…

5. Aux plantes potagères, médicinales, « Fleurs de simples » et autres espèces florales méconnues, rares ou en voie de disparition, telle la violette double dite de Parme cultivée à Toulouse, sans oublier les « fleurs à parfum » du pays de Grasse, chantées par Maurice Maeterlinck (« l’Intelligence des Fleurs »)…

6. Aux fêtes découlant du calendrier chrétien, telle la "célébration de Noël" ponctuant "l'Hiver, saison de l'art serein", selon une formule de Stéphane Mallarmé…

7. Mise en lumière du corpus ou d’une pièce d’un auteur, ses accords majeurs et correspondances stylistiques noués avec l'un de ses "frères de plume" ou d’art… tel que le mythe d’Ophélie

8. Études naturalistes portant sur Colette : "Regards croisés mêlant Herbier et le genre félin, sur Francis Jammes, ce "Faune habillé de bure" et maintes personnalités ambassadrices louant le culte de Natura…

Signé Valériane d'Alizée

 

A lire, pour mémoire:  Portrait ou Parcours artistique de Valériane d’Alizée, Auteur-Interprète

 

La page de Valériane d'Alizée où vous pouvez la contacter

 

Note de l'éditeur responsable:

Si vous dirigez une organisation, un groupe où l'on peut s'intéresser à La Flore dans l'Art et l'Histoire à travers les siècles, Valériane d'Alizée est la personne compétente pour vous proposer des animations culturelles de qualité.

R. P.

 

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Le mystère de ma mémoire

 

J'ai une étonnante mémoire.

Elle a capté les moindres faits,

M'ayant émue dans le passé.

Elle conserve mon histoire.

Sont engrangés tous les poèmes,

Dès mon enfance, appris par coeur.

Je les récite sans erreurs.

Rien ne se perd de ce que j'aime.

Or, ma mémoire, souvent, paresse.

Elle n'enregistre pas tout.

Certes, elle fait déjà beaucoup

Mais je regrette ses faiblesses.

Je me trouve dans l'embarras,

Quand je ne sais qui m'interpelle.

C'est bien en vain que je l'appelle,

Elle cherche et ne trouve pas.

Ne se soucie, non plus, des nombres,

Ni de l'orthographe des mots.

C'est sans doute un grave défaut,

Qui, maintes fois, m'a rendue sombre.

Ce qui me parait fantastique,

Comblant les vides décevants,

Est une liste alphabétique,

Qui m'offre des noms émouvants.

30 octobre 2012

 

 

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administrateur théâtres

HUIS CLOS de Jean-Paul SARTRE du 3 au 26 octobre (Petite Salle) à L’XL Théâtre

« Voilà, voilà, c’est comme ça ! » : la première phrase (anodine ?) de  Huis clos. Close-up : sur les personnages car à l’XL Théâtre. Théâtre de proximité, l’espace théâtral s’est transporté là où les spectateurs se cachent d’habitude dans le noir, et les personnages  qui évoluent dans l’arène improvisée inondée de lumière entrent pratiquement dans votre « bulle ». Décor : trois divans de couleur, simplifiés en chaises de paille et bois. Tu ne jugeras point! Et pourtant on est dans l’enfer du jugement tout au long de la pièce. Le débat s’articule autour de la culpabilité, des actions qui nous définissent ou non. Au centre une table et une horloge en bronze qui ne parle pas d’heure dernière mais de la première dans le monde d’après, interminable. A chaque roulement de tambour - quel cirque !- les personnages sont catapultés avec violence sur le plateau. Puis ils se relèvent et cherchent des explications.  Cela donne une  prise directe avec la violence des affects phénoménaux des comédiens. C’est du théâtre de l’élan vital, mis en scène en trois semaines nous dit Bernard Damien, homme aux multiples talents, à l’engagement artistique et politique incandescents. Pas le temps de disserter sans fin sur le texte. Trois semaines  pour se concentrer sur le jeu théâtral brûlant,  la pertinence des moindres mouvements. C’est le premier spectacle de Vanessa Mauro dans le rôle d’Estelle. Quel débuts fulgurants! Et quelle chance de pouvoir jouer avec Raffaele Giuliani qui a  joué un soir sur deux « l’Etranger » sur la même scène et la mystérieuse et captivante Amélie Segers dans le rôle d’Inès! 12272841855?profile=original 

C’est vif, c’est dynamique et mouvementé, on ne s’endort pas en enfer et on ne s’en évade pas. Sauf par le rire. D’ailleurs, « Pourquoi dormir si on n’a plus besoin de sommeil ? Bonheur perdu : avec leurs paupières, les habitants de la terre se faisaient 4000 petites évasions à l’heure ! »  Maintenant il est trop tard ! Doute : « Peut-être, n’avons-nous jamais été vivants ? » Une mise en scène saisissante de simplicité: les comédiens montent sur les chaises sur la pointe des pieds pour contempler leur vie d’avant et retrouver le contact avec ceux qui ont la tête à rire plus qu’à pleurer. C’est d’une efficacité inouïe.

 Le vivant est symbolisé par la sexualité et la séduction qui  inondent la scène infernale sur laquelle il n’y a pas de trace de bourreau. Un homme, deux femmes, le trio infernal se poursuit. Cela suffit.  Question: « Pourquoi nous a-t-on réunis ? Le hasard : ils casent les gens où ils peuvent, selon leur ordre d’arrivée. Je vous dis qu’ils ont tout réglé ! Alors tout est prévu ! Tout. Nous sommes assortis. Est-ce qu’il ne vaut pas mieux croire que nous sommes là par erreur ? Ils font l’économie du bourreau : c’est chacun de nous pour les deux autres ! Evidence : Aucun de nous ne peut se sauver seul ! Il faut juste de la bonne volonté.

 Tout est dans le mouvement et le rythme infernal. Cela se termine comme un carrousel  mythique de chevaux de bois liés les uns aux autres. Pas d’échappatoire, tension dramatique maximum. Nous avons affaire à des  planteurs d’émotion brillants: les jeunes comédiens donnent tout, leur corps et leur âme. Leur humanité, en bloc ou au détail.  Ils sont ahurissants de vérité. Le jaillissement théâtral fuse de toutes parts et  ravage la scène. Pas le temps de s’appesantir sur le texte, les graines germeront plus tard… dans le bon humus du rire.  

avec Raffaele Giuliani qui a joué tous les soirs en alternance « l’Etranger »  - Amélie Segers - Vanessa Mauro et Tanghi Burlion

mise en scène Bernard Damien / assistante Anne-marie Cappeliez

12272842087?profile=original12272842666?profile=originalRéservez le prochain spectacle :

du 6 au 10 novembre à 20h30: "Sous le ciel de Paris"

http://www.xltheatredugrandmidi.be/index.php?pid=1

 

 

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Ceux qui s'aimaient vraiment

Doux ami,

Les morts ne sont pas seuls à ne répondre pas.
Des vivants que l'on aime, on attend les messages,
Peu importe où ils sont et quel que soit leur âge.
On espère avec foi, souvent en vain, hélas!

Sont-ils devenus sourds ou bien indifférents?
Difficile d'admettre l'extrême lassitude.
L'oubli est ressenti en une peine rude,
Qu'il puisse demeurer durable nous surprend.

On persiste à penser qu'on est resté les mêmes,
Que sont toujours intacts nos goûts et nos penchants,
Or soudain on entend distinctement un chant
Qui prétend que la vie sépare ceux qui s'aiment.

Cela est souvent vrai. Pour ceux restés vivants,
Défiant la durée et le poids de l'absence,
Dans cette nostalgie qu'engendre le silence,
Quand ils s'aimaient, vraiment, ils s'aiment tout autant.

28/4/2005

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administrateur théâtres

Goûtez d’ores et déjà à l’Inde!

En prélude au festival europalia.india, Europalia invite chacun à partager ses souvenirs, aventures et images d’Inde en participant à son concours photos en ligne europalia.india.

12272840882?profile=originalVoyageurs et photographes ont la possibilité de s’approprier la page facebook d’Europalia et de devenir l’un des artistes de l’ exposition virtuelle sur www.europalia.eu

 

Le concours se déroulera du 12 octobre 2012 au 12 avril 2013 sur www.facebook.com/Europalia. Chaque mois Europalia publiera les meilleures photos dans son exposition virtuelle sur www.europalia.eu.

A la fin du concours un prix Europalia et un prix du public seront attribués. Chaque participant a la chance de gagner une journée VIP pour deux personnes durant le festival europalia.india. Une journée surprise pleine d’histoire, de culture et de saveurs indiennes !  Rendez-vous donc  sur: www.facebook.com/Europalia

Du 4 octobre 2013 au 26 janvier 2014 le 24ÈME FESTIVAL EUROPALIA fera découvrir la beauté inégalée de l’Inde : le raffinement des sculptures, les représentations exotiques des nombreux dieux, l’exubérance des Maharajas, les nombreuses et anciennes religions toujours bien vivantes, la savoureuse cuisine indienne, les légendes fascinantes, les pierres précieuses et les bijoux, les spectacles tournoyants de Bollywood, l’envoûtante musique indienne, la scène artistique contemporaine et son bouillonnement, le raffinement et la grâce des danseurs pour qui chaque mouvement de main ou de pied a une signification particulière … et encore beaucoup plus encore !

Tous ces événements plongeront le public dans le mystère intemporel de l’Inde, durant quatre mois, au sein de nombreux centres culturels de Belgique et des régions  environnantes.

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Les grandes et les petites choses

 

En hommage admiratif, à M.Robert Paul

On sait bien que les grandes choses

Exigent un travail assidu,

Considérable, à fortes doses.

Pas de succès qui ne soit dû.

Or ce n'est pas qu'en s'appliquant,

Que l'on parvient à l'excellence.

Le grand art est fort exigeant,

Il met en jeu l'intelligence.

Ont persévéré longuement,

Déterminés, infatigables,

Doués incomparablement,

Ceux qui paraissent remarquables.

Je prends plaisir à les louer.

Moi, je crée de petites choses.

Or c'est un bon choix, je suppose.

Mieux vaut savoir s'évaluer.

29 octobre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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