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La coccinelle

La coccinelle

 

 

 

Bonjour  vous qui m’observez.

 

Vous me reconnaissez ?

 

Je suis un coléoptère.

Non ! Pas un hélicoptère

Mais une coccinelle.

 

Pour l’instant je ne suis pas belle.

Inutile de prendre cet air dégoûté.

Apprenez à me regarder.

 

Dans 21 jours, 21 nuits,

Vous allez être surpris.

Devant vous, je vais me transformer.

Devant vous, je vais me métamorphoser.

 

Cela se fera en quatre étapes.

Ça vous épate ?

 

Œuf, larve, nymphe, coccinelle…

Ouvrez bien vos oreilles.

C’est mon existence que je vais vous raconter.

Asseyez-vous sagement et écoutez.

 

Je suis née à l’envers,

Le nez en l’air.

Ma maman ayant choisi

L’arrière d’une feuille, comme abri.

En dessous de celle-ci, elle nous a laissées.

Tant bien que mal, nous nous y sommes accrochées.

 

Dans nos jolis œufs orangés,

Cinq jours, nous y sommes restées.

 

La sortie de notre coquille

Ressemble à un jeu de quilles.

Certaines de mes sœurs s’agrippèrent,

D’autres, malheureusement, tombèrent.

 

Et me voici, grande d’un millimètre.

J’avance centimètre par centimètre.

Aveugle, seule… mais je n’ai pas peur.

 

J’ai faim ! Il me faut des pucerons.

Une bonne centaine environ.

Lentement, je les repère

Car j’ai un excellent flair.

Ces gros lourdauds ne bougent pas,

Malgré qu’ils soient deux fois comme moi.

 

Voyez comme je suis agile,

Le long de ces tiges fragiles.

J’y monte, j’y descends

Et si je percute des méchants,

Je les détruis à coups de mandibules.

 

Je suis une petite larve courageuse.

Je vais bientôt m’enfermer dans une bulle.

J’en suis bien heureuse

Car je vais m’envelopper

De jolis fils de soie tissée.

 

Sept jours seulement, il me faudra

Pour qu’une ravissante nymphe, je sois

 

Si je ne rencontre pas de fourmis

Qui sont nos pires ennemies.

 

Une petite larve ne pèse pas lourd

Devant une troupe de balourds.

 

Les fourmis élèvent et protègent les pucerons,

Tandis que nous les mangeons.

D’où tant de discussions.

 

Mais revenons à mon cocon de soie

Que je vais quitter avec joie

Car pour la première fois,

Je vois.

 

Une ravissante coccinelle, je suis devenue.

Mes élytres rouges cachent mes ailes menues

Qui me permettront de m’envoler

Vers ton épaule dorée.

 

Si tu le permets, je m’y reposerai

Et te raconterai

Des histoires de ma Contrée.

 

Maintenant, suis-je belle ?

 

Souffle sur mes ailes

Que je monte au ciel.

Je réaliserai tes vœux,

Car je suis la petite bête à Bon Dieu.

Grand'ry Marylise

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Harmonie et chaos

 

Face aux érables dépouillés,

Aux tapis déchirés, mouillés,

Issus de leur magnificence,

Je somnole dans le silence.

La routine, les habitudes,

La rassurante certitude

Que le soleil, fidèlement,

Apparaîtra dans un moment.

Pour sortir de ma léthargie,

Et retrouver mon énergie,

J'ai besoin de la joie qui danse,

Dans l'or de ses rayons intenses.

Mes jours chagrins sont peu nombreux

Or n'est-ce pas miraculeux?

Le pire qui surgit sans cesse,

Ravage les êtres en détresse.

Le mystère de la vie, sur terre,

Enivre et tout autant atterre;

Sublime harmonie et chaos.

N'y pas penser plus qu'il ne faut!

La beauté partout se révèle,

Détruite, elle se renouvelle.

Chaque saison a ses saveurs.

L'espérance égaye les coeurs.

01/ 11/2012

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Pluies d'automne

Pluies d’automne

 

Des yeux embués d’angoisse, coule mon terrible chagrin.

Nostalgie d’un soleil réjouissant, chaleur d’amour.

Vent frisquet, les arbres frétillants d’incertitude.

Un spectacle navrant, un cœur en déroute.

 

Sol mouillé, pleuvoté amèrement, dos courbé.

La sagesse de s’exprimer malgré l’ennui passager.

Un lac rempli de frissons, l’âme dénudée.

Un parfois étrange, l’esprit en désolation.

 

Des yeux vitreux à la recherche constante d’un espoir.

Le rire d’un bleu souverain, des mains gercées, la douleur.

J’ennuage le mépris, je dessine l’ensoleillement

Dans un coloris où la saison se dit charmante.

 

André, épervier

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UNE SORCIÈRE COMME LES AUTRES

Fini le jour des esprits et des sorcières…

Larmes de pluie et chrysanthèmes…

Cette année, j’avais décidé de ne pas sortir mon balai. Je n’ai d’ailleurs pas vu la horde d’enfants habituelle à cause des travaux dans les rues. Je n’ai pas accompagné mes semblables pour le grand Sabbat du Bois des  Farfadets. Je resterai donc une sorcière sédentaire faisant peur à quatre petits enfants que les parents ont mis en garde contre mes maléfices.

Aujourd’hui, c’est le grand nettoyage au Paradis pour la fête des Saints… Je me demande comment ils peuvent bien fêter ça. A la manière des dieux de l’Olympe ? Ou bien celle des mormons ? A moins que ce soit paillettes et bling bling ?

Demain, ce sera la fête des morts. Mais vu qu’il y a des défunts qui sont déjà saints, d’autres qui ne le seront jamais et les vraiment mauvais qui sont d’office partis en enfer… comment faire le tri dans tout ça et fêter ceux qui feront vraiment la fête ?

… Qui feront la fête… sans nous qui sommes vraiment loin d’être à la fête sauf peut-être quelque veuf  ou veuve joyeux. Et peut-être aussi des enfants sans cœur qui danseront sur la tombe de leurs parents. Bruyères et pomponettes…  Ainsi nommée la chatte du boulanger  de Pagnol qui n’avait pas été fidèle…

La fidélité à l’être aimé, est-ce les larmes qui n’arrêtent pas de couler ou vouloir changer de vie et la prendre à bras-le-corps, quoi qu’on en dise ou qu’on en pense… Tout simplement pour aller mieux et continuer d’avancer ?

Sorcière, peut-être… maléfique pour les uns… bien-aimée pour les autres. Tout simplement, une âme en perdition qui a suivi les chemins de traverse avant de reprendre le cours de la vie.

Somme toute, une sorcière comme les autres.

 

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MON JUPITER

Il a l’élan de l’océan avec ses vifs remous fougueux
Quand il me tient par le bassin, m’enlace pour me faire valser
Sur la cadence de ses chants et de ses mots d’amour profond
Et me faire vibrer tous les pores et tourner la tête et le corps.
Puis, déçu de mes faux refus, il se retire, farouche et fier,
Jurant de ne jamais se faire enjôler le cœur et les sens.
Mais à voir mon sourire solaire se fendre pour laisser paraître
Une rivière de perles blanchies par la lumière de mon amour,
Le raz de sa passion le porte sur mes terres tant désirées
Qu’il se frotte à l’accore de mes rives escarpées sans se soucier
Des lésions que fort il dédie aux nuits passées à rêvasser
De mes contours à embrasser comme embrasse la rosée les fleurs.
Alors mon cœur de laine, de mousse, retrouvant la douce volupté
De ses baisers ne sait des non que les souvenirs et le nom
Et accueille l’amant en aimant à ses volontés se plier.
Sur le mou ressac de nos cœurs l’amour se meurt et la passion
Rallume ses brasiers refroidis pour repartir les sens hardis.

Khadija, Agadir, jeudi 18 octobre 2012 à 23H11.

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Personnes très importantes

 

Des personnes très importantes,
Durant un temps de notre vie,
Suscitèrent notre énergie,
Et nombreuses joies débordantes.

Les premières, indispensables,
Se partageaient le premier rang:
Papa, maman, les grands-parents,
D'un dévouement intarissable.

Ô! devenu irremplaçable,
Le fascinant petit voisin,
Qui avait fait de son jardin,
Une citadelle imprenable.

Sont temporairement durables,
Les relations très importantes;
Les circonstances étant changeantes,
Et les désirs renouvelables.

VIP est un mot que je reprends:
- Qui, pour tous, a de l'importance?
- Celui qui combat la souffrance!
N'ennoblit personne un haut rang.

31 octobre 2012

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Splendide
Si il y a bien une auteure pour enfants que je suis et dont j'attends chaque sortie littéraire c'est bien Rébecca Terniak . Ce livre ne dément pas la qualité des livres précédents tant sur le contenu que sur la forme, le sens et l'imagination . Que nous soyons engagés vers ces bergers ou non , arguant une toute autre appartenance, arrêtez vous comme je l'ai fait car ces bergers de Noël ne sont que lumière dans leur pictural ; Une vraie merveille , ce livre ! je l'ai acheté dans une autre librairie avant son apparition sur le site fnac, mais j'avoue que comme l'an dernier je vais l'acheter à nouveau pour l'offrir car bien que livres pour enfants, l'adulte toujours se sent concerné par les livres de R Terniak . Je les garde jalousement, c'est ainsi depuis le premier .
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Traversées, numéro 66 est sorti de presse

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Un très beau choix d'auteurs ! Merci à Traversées !!

Abonnement: 4 numéros (Belgique) : 22,00 € (Etranger : 25,00 €)

1 numéro (Belgique) : 7,00 € (Etranger : 8,00 €)

à verser au compte bancaire n° 088.2136790.69 de Traversées, Faubourg d’Arival, 43 à 6760 VIRTON (Belgique)

(CODE IBAN : BE71 0882 1367 9069 – CODE BIC : GKCCBEBB)

Pour la France, il est préférable que vous envoyiez un chèque à l’adresse ci-dessous libellé au nom de “Colette HERMAN”.

Précisez le numéro à partir duquel l’abonnement doit prendre cours.

Ne pas oublier de mentionner : « TRAVERSEES A PARTIR DU N°… »

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En plus d’expositions documentaires historiques et littéraires

rehaussées d’iconographie à l’appui, de conférences débats

et autres épisodes scéniques en tant que « diseuse » de mots émaux

issus du patrimoine portant sur le thème de l’Empire de Flore,

 

Valériane d'Alizée propose des rencontres revêtant la forme

D’Ateliers pédagogiques d'initiation naturaliste

 « À Fleurs de Mots » et « Voix au Chapitre »

 

(Écrit et Oralité

Vers et Prose)

 

 

liés aux rythmes des saisons,

thème tant sacré que profane :

 

Interventions ponctuelles en milieu scolaire, foyers sociaux culturels

Centres spécialisés, Musées, Maisons de l’Environnement,

ainsi que sous forme de stages,

et selon proposition, possibilité de cours particuliers,

 

 Sessions organisées tant au service des « Anciens »,

 que de « pousses juvéniles » introvertiesjeunes en difficulté,

individus souffrant d'handicaps légersde troubles cognitifs,

de déficience visuelle, d’instabilité émotionnelle, de troubles bi polaires, de pathologie d’Alzheimer, d’autisme, sans oublier les malades

en longue hospitalisation, les détenus… etc. :

 

 

En introduction, tenter de faire prendre conscience à chacun d’entre-eux de la valeur fondamentale de la Terre, notre Mère universelle, et de sa fille, la Nature…

 

1. Évocation des grands botanistes explorateurs de l'histoire…

2. Valorisation d’une noble essence végétale ce « géant » qui nous survit : l'arbre, rameaux persistants ou caduques, lierre, laurier noble et autres feuillages symboliques…

3. Valorisation de la "Reine des fleurs", la Rose, et son pendant tout aussi royal, le Lis candide, de la Vigne, des Vergers présidés par Pomone et récoltes fructifères semblables aux céréales…

4. Hommage à notre Mère universelle à tous, Gaïa, Hommage à l'art d'Hortésie (les jardins), qu’ils soient bouquetiers, à vocation utilitaire…

5. Aux plantes potagères, médicinales, « Fleurs de simples » et autres espèces florales méconnues, rares ou en voie de disparition, telle la violette double dite de Parme cultivée à Toulouse, sans oublier les « fleurs à parfum » du pays de Grasse, chantées par Maurice Maeterlinck (« l’Intelligence des Fleurs »)…

6. Aux fêtes découlant du calendrier chrétien, telle la "célébration de Noël" ponctuant "l'Hiver, saison de l'art serein", selon une formule de Stéphane Mallarmé…

7. Mise en lumière du corpus ou d’une pièce d’un auteur, ses accords majeurs et correspondances stylistiques noués avec l'un de ses "frères de plume" ou d’art… tel que le mythe d’Ophélie

8. Études naturalistes portant sur Colette : "Regards croisés mêlant Herbier et le genre félin, sur Francis Jammes, ce "Faune habillé de bure" et maintes personnalités ambassadrices louant le culte de Natura…

Signé Valériane d'Alizée

 

A lire, pour mémoire:  Portrait ou Parcours artistique de Valériane d’Alizée, Auteur-Interprète

 

La page de Valériane d'Alizée où vous pouvez la contacter

 

Note de l'éditeur responsable:

Si vous dirigez une organisation, un groupe où l'on peut s'intéresser à La Flore dans l'Art et l'Histoire à travers les siècles, Valériane d'Alizée est la personne compétente pour vous proposer des animations culturelles de qualité.

R. P.

 

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Le mystère de ma mémoire

 

J'ai une étonnante mémoire.

Elle a capté les moindres faits,

M'ayant émue dans le passé.

Elle conserve mon histoire.

Sont engrangés tous les poèmes,

Dès mon enfance, appris par coeur.

Je les récite sans erreurs.

Rien ne se perd de ce que j'aime.

Or, ma mémoire, souvent, paresse.

Elle n'enregistre pas tout.

Certes, elle fait déjà beaucoup

Mais je regrette ses faiblesses.

Je me trouve dans l'embarras,

Quand je ne sais qui m'interpelle.

C'est bien en vain que je l'appelle,

Elle cherche et ne trouve pas.

Ne se soucie, non plus, des nombres,

Ni de l'orthographe des mots.

C'est sans doute un grave défaut,

Qui, maintes fois, m'a rendue sombre.

Ce qui me parait fantastique,

Comblant les vides décevants,

Est une liste alphabétique,

Qui m'offre des noms émouvants.

30 octobre 2012

 

 

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administrateur théâtres

HUIS CLOS de Jean-Paul SARTRE du 3 au 26 octobre (Petite Salle) à L’XL Théâtre

« Voilà, voilà, c’est comme ça ! » : la première phrase (anodine ?) de  Huis clos. Close-up : sur les personnages car à l’XL Théâtre. Théâtre de proximité, l’espace théâtral s’est transporté là où les spectateurs se cachent d’habitude dans le noir, et les personnages  qui évoluent dans l’arène improvisée inondée de lumière entrent pratiquement dans votre « bulle ». Décor : trois divans de couleur, simplifiés en chaises de paille et bois. Tu ne jugeras point! Et pourtant on est dans l’enfer du jugement tout au long de la pièce. Le débat s’articule autour de la culpabilité, des actions qui nous définissent ou non. Au centre une table et une horloge en bronze qui ne parle pas d’heure dernière mais de la première dans le monde d’après, interminable. A chaque roulement de tambour - quel cirque !- les personnages sont catapultés avec violence sur le plateau. Puis ils se relèvent et cherchent des explications.  Cela donne une  prise directe avec la violence des affects phénoménaux des comédiens. C’est du théâtre de l’élan vital, mis en scène en trois semaines nous dit Bernard Damien, homme aux multiples talents, à l’engagement artistique et politique incandescents. Pas le temps de disserter sans fin sur le texte. Trois semaines  pour se concentrer sur le jeu théâtral brûlant,  la pertinence des moindres mouvements. C’est le premier spectacle de Vanessa Mauro dans le rôle d’Estelle. Quel débuts fulgurants! Et quelle chance de pouvoir jouer avec Raffaele Giuliani qui a  joué un soir sur deux « l’Etranger » sur la même scène et la mystérieuse et captivante Amélie Segers dans le rôle d’Inès! 12272841855?profile=original 

C’est vif, c’est dynamique et mouvementé, on ne s’endort pas en enfer et on ne s’en évade pas. Sauf par le rire. D’ailleurs, « Pourquoi dormir si on n’a plus besoin de sommeil ? Bonheur perdu : avec leurs paupières, les habitants de la terre se faisaient 4000 petites évasions à l’heure ! »  Maintenant il est trop tard ! Doute : « Peut-être, n’avons-nous jamais été vivants ? » Une mise en scène saisissante de simplicité: les comédiens montent sur les chaises sur la pointe des pieds pour contempler leur vie d’avant et retrouver le contact avec ceux qui ont la tête à rire plus qu’à pleurer. C’est d’une efficacité inouïe.

 Le vivant est symbolisé par la sexualité et la séduction qui  inondent la scène infernale sur laquelle il n’y a pas de trace de bourreau. Un homme, deux femmes, le trio infernal se poursuit. Cela suffit.  Question: « Pourquoi nous a-t-on réunis ? Le hasard : ils casent les gens où ils peuvent, selon leur ordre d’arrivée. Je vous dis qu’ils ont tout réglé ! Alors tout est prévu ! Tout. Nous sommes assortis. Est-ce qu’il ne vaut pas mieux croire que nous sommes là par erreur ? Ils font l’économie du bourreau : c’est chacun de nous pour les deux autres ! Evidence : Aucun de nous ne peut se sauver seul ! Il faut juste de la bonne volonté.

 Tout est dans le mouvement et le rythme infernal. Cela se termine comme un carrousel  mythique de chevaux de bois liés les uns aux autres. Pas d’échappatoire, tension dramatique maximum. Nous avons affaire à des  planteurs d’émotion brillants: les jeunes comédiens donnent tout, leur corps et leur âme. Leur humanité, en bloc ou au détail.  Ils sont ahurissants de vérité. Le jaillissement théâtral fuse de toutes parts et  ravage la scène. Pas le temps de s’appesantir sur le texte, les graines germeront plus tard… dans le bon humus du rire.  

avec Raffaele Giuliani qui a joué tous les soirs en alternance « l’Etranger »  - Amélie Segers - Vanessa Mauro et Tanghi Burlion

mise en scène Bernard Damien / assistante Anne-marie Cappeliez

12272842087?profile=original12272842666?profile=originalRéservez le prochain spectacle :

du 6 au 10 novembre à 20h30: "Sous le ciel de Paris"

http://www.xltheatredugrandmidi.be/index.php?pid=1

 

 

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Ceux qui s'aimaient vraiment

Doux ami,

Les morts ne sont pas seuls à ne répondre pas.
Des vivants que l'on aime, on attend les messages,
Peu importe où ils sont et quel que soit leur âge.
On espère avec foi, souvent en vain, hélas!

Sont-ils devenus sourds ou bien indifférents?
Difficile d'admettre l'extrême lassitude.
L'oubli est ressenti en une peine rude,
Qu'il puisse demeurer durable nous surprend.

On persiste à penser qu'on est resté les mêmes,
Que sont toujours intacts nos goûts et nos penchants,
Or soudain on entend distinctement un chant
Qui prétend que la vie sépare ceux qui s'aiment.

Cela est souvent vrai. Pour ceux restés vivants,
Défiant la durée et le poids de l'absence,
Dans cette nostalgie qu'engendre le silence,
Quand ils s'aimaient, vraiment, ils s'aiment tout autant.

28/4/2005

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administrateur théâtres

Goûtez d’ores et déjà à l’Inde!

En prélude au festival europalia.india, Europalia invite chacun à partager ses souvenirs, aventures et images d’Inde en participant à son concours photos en ligne europalia.india.

12272840882?profile=originalVoyageurs et photographes ont la possibilité de s’approprier la page facebook d’Europalia et de devenir l’un des artistes de l’ exposition virtuelle sur www.europalia.eu

 

Le concours se déroulera du 12 octobre 2012 au 12 avril 2013 sur www.facebook.com/Europalia. Chaque mois Europalia publiera les meilleures photos dans son exposition virtuelle sur www.europalia.eu.

A la fin du concours un prix Europalia et un prix du public seront attribués. Chaque participant a la chance de gagner une journée VIP pour deux personnes durant le festival europalia.india. Une journée surprise pleine d’histoire, de culture et de saveurs indiennes !  Rendez-vous donc  sur: www.facebook.com/Europalia

Du 4 octobre 2013 au 26 janvier 2014 le 24ÈME FESTIVAL EUROPALIA fera découvrir la beauté inégalée de l’Inde : le raffinement des sculptures, les représentations exotiques des nombreux dieux, l’exubérance des Maharajas, les nombreuses et anciennes religions toujours bien vivantes, la savoureuse cuisine indienne, les légendes fascinantes, les pierres précieuses et les bijoux, les spectacles tournoyants de Bollywood, l’envoûtante musique indienne, la scène artistique contemporaine et son bouillonnement, le raffinement et la grâce des danseurs pour qui chaque mouvement de main ou de pied a une signification particulière … et encore beaucoup plus encore !

Tous ces événements plongeront le public dans le mystère intemporel de l’Inde, durant quatre mois, au sein de nombreux centres culturels de Belgique et des régions  environnantes.

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Les grandes et les petites choses

 

En hommage admiratif, à M.Robert Paul

On sait bien que les grandes choses

Exigent un travail assidu,

Considérable, à fortes doses.

Pas de succès qui ne soit dû.

Or ce n'est pas qu'en s'appliquant,

Que l'on parvient à l'excellence.

Le grand art est fort exigeant,

Il met en jeu l'intelligence.

Ont persévéré longuement,

Déterminés, infatigables,

Doués incomparablement,

Ceux qui paraissent remarquables.

Je prends plaisir à les louer.

Moi, je crée de petites choses.

Or c'est un bon choix, je suppose.

Mieux vaut savoir s'évaluer.

29 octobre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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SALUT TONTON

Le 29 octobre 1981, la Camarde vint frapper à la porte de Georges et comme elle était aguichante, il la suivi... Bien entendu, il a laissé sa guitare, ses chansons, ses pipes, ses chats, les Mimis, les Ninons, Fernande... pourtant, sur le Boulevard du temps qui passe, il est toujours présent dans nos coeurs   

Aujourd'hui, ayons pour Georges Brassens une petite pensée et soyons des passeurs de mémoire car Tonton doit continuer à vivre.  

En tout cas, il doit bien se marrer au sein des vignes du seigneur avec Brel, Ferré, Barbara, et tous les autres copains sans oublier la Jeanne.

Amitiés à vous tous,

Freddy Sosson

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Les murmures d'amour

Les murmures d’amour

Ô le raffinement du temps des belles dames

Et des messieurs galants préoccupés de l’âme,

Du charme de l’esprit et de celui du corps.

Ils savaient les louer, en merveilleux accords.

...

Libertins, moralistes, philosophes, amoureux,

N’étaient préoccupés surtout que d’être heureux.

La liberté hélas est chose rare au monde

Même pour les enfants réunis en des rondes.

...

S'imposent les efforts pour un bon rendement.

Les amants au repos s’aiment charnellement.

N’ont que faire de mots regorgeant de saveur.

Ils exaltent leur corps au rythme des moteurs.

...

En errance souvent, je pense à d'anciens jours,

Lors, je prête l’oreille aux murmures d’amour.

Ceux d'amis que j'aimais laissent mon âme en quête.

L'oubli aurait pour moi l'effet d'une défaite.

5/6/1990

 

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Le chat de Giacometti

 

  alberto-giacometti-1.jpg

 

Alberto Giacometti, né à Borgonovo dans le Val Bregaglia le 10 octobre 1901 et mort à Coire le 11 janvier 1966, est un sculpteur et un peintre suisse.

 

 

chatdegiaccometti.jpg                                              

Giacometti, Le chat

 

"Les clébards, les clébards, y'en a qu'pour les clébards ! (prononcer avec l'accent d'Arletti dans Hôtel du Nord)... Et moi ? C'tun comble, tu dis pas un mot de moi, s'pèce de sale traître !

 

- Trop de choses à dire, mon vieux (ou moins , car le mystère est plus simple ou plus profond, ce qui revient au même)... Et puis quand même, je ne sais plus combien de poèmes Baudelaire t'a consacrés dans Les Fleurs du Mal... C'est déjà  pas mal, non ? Ça devrait suffire à satisfaire ton narcissisme... Je compense une injustice : Baudelaire est très injuste envers les chiens.

 

- Pfffffff...."

 

........

 

Afin de préserver la paix de ma maison et l'intégrité du canapé, je cède aux injonctions de "mon" chat qui me reproche mon article sur "le chien de Giacometti".

 

Il se trouve que Giacometti, par gentillesse ou par calcul, a eu la bonne idée de ne pas oublier le deuxième "animal domestique" du foyer humain, avant que l'on n'y introduise toutes sortes de bestioles inapprivoisables comme les cobras, les serpents à lunettes ou les crocodiles.

 

Je vais donc parler du chat...

 

... Et d'abord de "mon" chat.

 

Que penser d'abord de cet adjectif possessif ? On ne voit pas très bien comment un animal qui passe les trois quarts de son temps dehors, qui mange à deux ou trois écuelles différentes et qui me trompe peut-être avec un autre maître (ou une autre maîtresse) peut être précédé d'un adjectif (on dit maintenant un "déterminant") possessif.

 

Je commencerais donc par dire que le chat, contrairement au chien n'appartient à personne.


Ce qui fait le charme du chat est qu'il reste toujours au trois quarts sauvage. Contrairement, au chien, il est pratiquement impossible de dresser un chat et on ne peut jamais savoir si et quand il va sortir ses griffes.

 

Parlons maintenant du chat de Giacometti...

 

Il a les quatre pattes posées par terre, comme le chien et, comme le chien, il semble marcher (je ne reviens pas sur l'explication de ce paradoxe, développée dans l'article sur le chien de Giacometti) ...

 

Il est lui, aussi "horizontal", comme le chien, mais remarquez la position de sa tête : elle est dans le prolongement du corps, alors que la tête du chien de Giacometti est inclinée vers le sol, comme s'il cherchait une trace invisible. Le chat n'a pas l'odorat aussi développé que le chien, mais il a une excellente vue. Il regarde, il attend, il guette et il bondit.

 

Le chat de Giacometti ne manque pas, lui non plus, d'humour. Son corps semble fait de deux morceaux indépendants, comme si le chat était fait de deux chats : un chat immobile au niveau des pattes avant et un chat qui marche au niveau des pattes arrière, seules la disposition de ses pattes arrière donnent l'illusion du mouvement (faites l'expérience de cacher les pattes arrière)... Quant à sa queue, elle est exactement dans le prolongement de son arrière train et légèrement relevée.

 

Que dire encore de ce chat ? Il est impossible, contrairement au chien de Giacometti de  déterminer sa race (siamois ? égyptien ? européen ?) ; le chat de Giacometti se rapprocherait davantage de ce que Platon appelle une "Idée" (eidos) que de ce qu'Aristote appelle une "forme (hylé).

 

Le chat de Giacometti est une "idée de chat", un "chat en général". Il en résulte que la statue du chat ne produit absolument pas le même effet affectif (éventuellement un peu bébête) d'attendrissement, d'affection, de nostalgie, etc., que celle du chien.

 

Le chat de Giacometti n'a absolument rien de "sentimental" ; comme dit Rudyard Kipling : "il s'en va tout seul" ; il va son chemin, sans se préoccuper de moi, alors que j'ai l'impression que si appelais le chien de Giacometti.... il ne manquerait pas "d'obéir".

 

Alors pourquoi les chats ?

 

Si les chats laissent peu de prise à l'affectivité, ils parlent, en revanche, beaucoup à l'imagination. Le chat est ce qui nous relie au mystère de la nature comme "autre de l'esprit". L'homme ne peut pas vraiment "apprivoiser" le chat au point de lui faire adopter, comme il le fait avec le chien, un comportement quasi humain (on ne dit pas d'un chat "qu'il ne lui manque que la parole").

 

Nous avons "crée" le chien pour être un peu moins seuls dans la nature indifférente ou hostile au sein de laquelle nous nous sentons "de trop", mais nous avons fait entrer le chat dans nos maisons pour avoir "sous la main" le mystère de l' indifférence.

 

Je laisse la parole à Baudelaire :

 

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Charles Baudelaire.. (Les Fleurs du Mal)

 

 

 

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administrateur théâtres

12272847069?profile=originalAntigone est  une héroïne extraordinaire d’énergie juvénile, de volonté, de fidélité aux engagements, de fidélité aux lois divines qui sont au-dessus de celles des hommes. Elle symbolise la  lutte ouverte contre la dictature et la manipulation. C’est cela, l’Antigone de Sophocle, avec un chœur compatissant, ému aux larmes par le courage héroïque de la fille d’Œdipe qui voit disparaître pour toujours la lumière du jour qu'elle adore.

Jean Anouilh transforme la pièce de Sophocle. D’abord Créon superbement  incarné par Bernard Sens  expose un argumentaire détaillé des raisons pour lesquelles  il obéit à son destin  de chef d’un peuple de Thèbes ravagé par les guerres fratricides. Il a décidé d’exercer le pouvoir par esprit de service, de « faire son devoir »  et  de ramener un peu de paix à la cité. Le jeu de la folie d'Antigone par Wendy Piette  est si efficace que l’on se met à croire à la sagesse de Créon et à ses bonnes intentions. On se met, avec lui, à taxer Antigone d’égoïste et d’orgueilleuse. L'Ubris, c'est l’offense la  plus terrible chez les Grecs!   Dans des duos poignants, sa sœur Ismène (Manon Hanseeuw) qu’elle aime tendrement et plus tard son oncle, finissent par la traiter plusieurs fois de folle. C’est alors que l’on est le plus dérangé, car ils n’ont pas forcément tort.12272846896?profile=original12272847086?profile=original

Mais… la pièce fut écrite par Jean Anouilh pour réagir à l’affichage à Paris et dans tous les villages de France des « petites affiches rouges », des affiches immondes de la Propagande fustigeant les Résistants et assimilant à des terroristes dix d’entre eux  accusés d’attentats. Ils  furent  exécutés le 21 février 1944. Une rue porte leur nom à Paris: rue du Groupe Manouchian. On ressort donc de cette soirée, perplexe, dérangé, ouvert aux terroristes en herbe ?

Ou penchant vers le respect de la loi ? Même si c’est la loi de Créon, créée pour  manipuler la foule, lui donner un bouc émissaire et surtout lui donner un cadre de vie où le bonheur existe. Créon, un despote éclairé ? « La loi est d’abord pour les filles de roi ! Tu penses que tu es au-dessus des lois? »  Presque convaincue par les arguments de bon sens de Créon et l’amour qu’il éprouve pour elle, « Je t’aime bien Antigone, même avec ton sale caractère!»  Antigone a failli retourner à sa chambre et taire le crime qu’elle venait de perpétrer en ensevelissant son frère, contre la volonté de Créon. Créon veut la sauver, il est prêt à faire disparaître les témoins gênants par amour pour elle et pour son fils Hémon (Nicolas d’Oultremont), le fiancé d’Antigone. Il lui a démontré l’hypocrisie des prêtres : « Tu risques la mort pour une pantomime de prêtres ? C’est absurde ! » Il lui a révélé l’indignité écœurante  des frères ennemis qui valent moins que rien.  Mais non, tout d’un coup, elle se ressaisit et hurle qu’elle crache sur le petit bonheur sale et  sur l’espoir qu'elle trouve encore plus sale.  Cynisme héroïque et orgueilleux qui sèmera la mort autour d’elle ou résistance glorieuse par amour de la liberté ?

12272846695?profile=originalCette pièce est bouleversante comme son  décor, sorte de centrale électrique impressionante, et sa distribution magistrale.  Elle reste longtemps à flotter dans l’esprit du spectateur qui n’en finit pas de s’interroger. Le questionnement nuancé, subtil  et complexe empêche de prendre parti de façon manichéenne. Il invite tout simplement à la réflexion. D’autres éléments de la mise en scène sont très interpellants. Notamment la mosaïque de films de violence urbaine ou guerrière,  les tableaux inoubliables du reporter (Benoît Verhaert) qui va désabusé comme un  chœur omniscient et qui filme les scènes avec délectation.  De même, le tableau des foules aveugles friandes de sang et de « justice ». Et les misérables gardes auxiliaires de la « justice » … veules à souhait. Tout vous donne la nausée. Alors, tout d’un coup, d’aucuns pencheront pour Antigone!

http://www.trg.be/Public/Spectacle.php?ID=3784&saison=3772

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