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FAÇADE

Qui suis-je ? Dis-moi, me connais-tu ?
Sais-tu ce que cacherait mon image
Derrière les traits de mon visage
Que tu crois connaître. Le connais-tu ?

Derrière tant de vernis et d’ombres,
Derrière l’artifice de ma face
Aux beautés visibles en surface,
Peux-tu percer mon côté sombre ?

Peux-tu discerner le goût âcre
Que cache la couleur en façade
N’offrant de moi que la parade,
Le bon côté, le simulacre ?

Sais-tu lire dans mes apparences
L’essence de ma vie d’ascète
Dont seuls mes mots sont l’interprète
Sans que te déroute le non-sens ?

Derrière le faux-semblant, l’aspect
De femme de cœur, de femme d’idée,
Seul le miroir de l’amitié
Saura percer ma vérité.

Khadija, Agadir, 25/11/12
© Khadija ELHAMRANI

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La Vida

 

 Oiseau de quartz vert et améthyste

 

 

Le mot vie a simple apparence.

Il reste ignoré dans l’enfance.

Or tout comme l'aspect d' un grain,

Il ne promet rien de certain.

 

Célébrée dans tous les pays,

La vie prend des noms qui varient.

On peut préférer l’un ou l'autre,

 Semblant plus chantant que le nôtre.

 

L'existence qu'on a choisie

N'exclut jamais la poésie

La beauté surgie, nous déroute

Le sublime, lui, nous envoûte.

 

Tous nos émois sont éphémères.

Notre sort demeure un mystère.

À la recherche du bonheur

On provoque les coups de coeur

 

8 mai 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Fruit de vernissage

Fruit de vernissage

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Voici un petit coup d’œil au forum Arts et Thérapie… Voici un fruit inattendu suite au vernissage au Centre Thérapeutique Molière.

 

Vernissage. Les tableaux et les dessins ont trouvé leurs pans de murs respectifs. L’artiste a recherché l’accord des teintes et des couleurs entre celles qui habitent les œuvres et celles qui meublent les murs des pièces de consultations. L’endroit est un centre thérapeutique pluriel. Dans le bureau de consultation logopédique, le mur du fond est du plus beau marron comme l’est celui du mur derrière le chat, noir et marron lui aussi, dans le dessin encadré, encre et crayon.

 

La mère a amené son garçon. Est-il dyslexique ? Est-il dysphasique ? De quelle dysharmonie plus ou moins évolutive souffre-t-il ? S’agit-il d’une déviance, d’une incrustation de la mémoire tout à coup ou progressivement défaillante ou délétère ? De quoi souffre donc ce petit être ? Souffre-t-il du syndrome d’Angelman ? Peut-être montre-t-il des mouvements peu précis, des difficultés d'apprentissage, mais chez lui pas d’accès de rires prolongés. D’ailleurs, il a bien peu de bonne humeur, de plaisanterie, de situations amusées. L’enfant est quelque peu muré dans un sérieux curieux. Cet enfant ne montre aucune imagination. Un jour, une heure, un instant, ces rêveries se sont envolées : elles ont pris la clé des champs. Derrière la logopède, au mur, à la cimaise, il regarde le chat. Peut-on penser que matou le regarde également de derrière la paroi transparente en verre ? Que se passe-t-il incidemment? Le chat plisse-t-il ses yeux lumineux ? L’enfant, vers elle, abaisse la tête et les yeux. La logopède soudainement ressent l’émergence d’un nouvel enjeu. Et il parle : « Avant, je dessinais aussi. » La logopède, féline, rapide et subtile, a pris la balle au bond. Il y a là une perche lancée par l’enfant signe d’une brèche dans sa défense, une ouverture sous l’apparence, une qualité neuve de sa présence. Avant, il coloriait. Mais ses lèvres ont dit : je dessinais.

Oui, lui aussi peut penser qu’il crée : première avancée vers l’œuvré réalisée : la sienne. La logopède a pu travailler : elle sait y faire. Elle fut à son affaire, technique et intuitive, d’aller lui titiller sa structure de pensée logico-cognitive, son symbolique, son imaginaire…

Le soir, c’est elle, amusée, fascinée, qui me l’a raconté. Bien-sûr, monsieur le chat au mur a joué l’immobile, l’insipide, le timide, le blasé. C’est lui pourtant, de ses yeux écarquillés, de sa panse béante, qui l’avait incité, innové, invité, provoqué, merveilleusement.

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Poésies

J’achève l’écriture de mon troisième recueil (fragments)!

Voici un petit extrait (un autre plus long figure sur mon site à la rubrique Poésies www.juliettemouquet.com)  :

 

6.

Toute la singularité et l’éphémère du monde tiennent dans un flocon

Le temps d’étourdir un rêve, qu’un enfant s’émerveille

Déjà a fondu la neige

 

Alors ne fondez pas trop vite et d’ici là : Joyeux préparatifs de Noel…( déjà!)

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Table ronde organisée par luc Bergmans, Asa Josefson et Stanislas Pays

La peinture des anciens Pays-Bas, mine d’or des lettres belges (de 1830 à nos jours)

 

The painting of old Holland, a goldmine of Belgian letters (1830-the present day)

*  *  *

« Dans une perspective comparatiste intra-belge et diachronique, nous nous proposons de revenir sur le rôle capital joué par la peinture ancienne, à partir du XIXe siècle et jusqu’à nos jours, dans l’émergence et la caractérisation d’une littérature nationale en Belgique. Axée autour de la postérité littéraire des Primitifs flamands, de Jérôme Bosch et de Pierre Bruegel l’Ancien, notre réflexion cherchera à dépasser l’étude des seules interactions entre littérature et art, en prenant en compte également le rapport au passé qu’impliquent la promotion et l’exploitation des « vieux maîtres ». Au-delà des seuls enjeux identitaires, nous insisterons sur la dimension proprement créatrice de la relation entre peinture, littérature et histoire en prenant soin de relever et d’interpréter les fluctuations, les oppositions et les points communs qui se présentent selon les périodes et l’origine communautaire des auteurs ».

 

Programme

Table ronde organisée par luc Bergmans, Asa Josefson et Stanislas Pays

Jeudi 29 novembre 2012

14h15
Introduction de Luc Bergmans

Présidence de séance : Laurence Brogniez

  • 14h30 Lieven D’hulst (K.U. Leuven)
    Van Hasselt et La Renaissance : de la médiation artistique dans la jeune nation belge
  • 15h Kim Andringa (Paris-Sorbonne Nouvelle, Université de Liège)
    Les gras et les maigres : Camille Lemonnier, Pierre Bruegel et la cuisine sociale
  • 15h30 Véronique Jago-Antoine (Archives et Musée de la littérature, Bruxelles)
    Le masque et la plume : Emile Verhaeren et Jean de Boschère devant l’art flamand

16h pause

Présidence de séance : Dorian Cumps

  • 16h15 Hans Vandevoorde (V.U. Brussel)
    Les maîtres flamands dans l’oeuvre de Karel van de Woestijne et d’August Vermeylen
  • 16h45 Luc Bergmans (Paris-Sorbonne, CESR, Tours)
    Les influences des Primitifs flamands et de Pierre Bruegel l’Ancien sur l’oeuvre graphique et littéraire de Félix Timmermans
  • 17h15 Åsa Josefson (Paris-Sorbonne)
    La peinture en tant que source d’inspiration du fantastique belge. L’exemple du Péché originel de Hugo van der Goes dans l’œuvre de Thomas Owen

20h30 «À la vie, la mort» -Tableau-concert d’après Bruegel par le collectif  l’ARFI  Auditorium de Musicologie, 5, rue François-Clouet, Tours.
Réservation auprès du service culturel de l’université, Bureau 109 bis A, 3 rue des Tanneurs, 37000 Tours, 02.47.36.64.15. Tarif 5 €

 

 

Vendredi 30 novembre 2012

Présidence de séance : Véronique Jago-Antoine

9h30 Laurence Brogniez (U.L. Bruxelles)  Ensor, grand peintre flamand : entre fiction critique et autofiction

  • 10h Eva-Karin Josefson (Université de Caen Basse-Normandie)
    Maurice Maeterlinck et La Parabole des aveugles de Pierre Bruegel l’Ancien

10h30 pause

Présidence de séance : Delphine Rabier

  • 10h45 Stanislas Pays (CESR, Tours, K.U. Leuven)
    Postérité d’un thème romantique : la folie d’Hugo van der Goes
  • 11h15 Martine De Clerq (H.U. Brussel) « L’enragé » : l’autobiographie masquée de Jean de Boschère et de Dominique Rolin
  • 11h45 Dorian Cumps (Paris-Sorbonne) Archétypes et iconicité dans la nouvelle fantastique belge contemporaine : à propos de La Madonne de Nedermunster (1962) d’Hubert Lampo et du Retour des Chasseurs (1970) de Gabriel Deblander

12h15 Conclusion

 

Lieu:

Salle Rapin - Centre d'Études Supérieures de la Renaissance, 59 rue Néricault-Destouches 
Tours, France (37)

 

 

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De petits objets d'art

 

 

Rose des sables

 

La nature offre des surprises,

Qui émeuvent, charment ou grisent,

Quand on les découvre, ébahi.

L'âme en liesse, on applaudit.

Issu de lois, le merveilleux

Est déclaré miraculeux.

Il ensoleille l'existence,

Peut atténuer la souffrance.

La beauté qui se renouvelle,

Devenue chose naturelle,

Reste délectable au passant

La contemplant, par accident.

Quand je marche sur une plage,

Je m'approprie des coquillages,

Petits objets d'art émouvants,

Éparpillés au gré du vent.

J'en prends plus que je ne devrais.

M'en délester me rend navrée,

Quand, à la fin de mes vacances,

Je les rends à la providence.

C'est que j'en ai tout plein chez moi,

En évidence et, quelques fois,

Je les recouvre d'un peu d'eau,

Comme cailloux dans un ruisseau.

24 /11/2012

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L'arbre à terre

images?q=tbn:ANd9GcQGOcbDFJLLC_3lKFJGyNwc-3EueBEoFB5ITdQulM_B7K6B1BxuLA

La foudre a frappé un arbre dans le jardin,
Un arbre centenaire dur et fier pourtant.
Mais l'éclair est sans frontières, ce malin !
Et l'arbre dur et fier s'est cassé gentiment.

Frappé au coeur il est plié en deux
Et gémit encore de son vivant ;
La lumière qui l'a brisé de ses voeux
A fait de son amoureux un pauvre mendiant.

A terre maintenant lui jadis si haut,
Atterré d'une telle force, s'en veut
D'être aussi misérable, sans le moindre mot
A crier à l'amante et à son feu !

Dévoré par lui en tous ses membres,
Le froid surgit maintenant. La pluie et le vent
Agitent le désespéré qui tremble
Puis couchent le géant dans un dernier craquement.

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« Exil Nocturne» Poèmes de Barbara Dyens

Quand il libère la pensée,De la logique qui la guide,Le rêve entraîne l'âme au loin.L'imprévisible la ravit,L'immerge dans l'anxiété,Ou l'inonde de nostalgie.À son retour, la voyageuse,Ressent les émois, en images,De son récent pèlerinage.La poétesse les exprime,En mots se passant de la rime,Clairsemés et énigmatiques.Malgré le ton simple et sincère,Elle demeure solitaire,Exilée de nuit, en ailleurs.18/8/2004
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http://www.payot.ch/fr/nos-librairies/nos-magasins/magasin?bookstoreId=0235

 

Vendredi 14 décembre 2012 [19h30-21h00]

Signature : Rébecca Terniak

« Les bergers de Noël ». Une belle histoire, des illustrations vives et des chants

recréent la magie de Noël à travers ce conte-spectacle destiné aux enfants dès 6 ans."

À Lausanne Pépinet 

 

Voilà !!

L'annonce de ma signature prochaine pour le dernier né LES BERGERS DE NOËL

est en ligne sur le site de la grande librairie romande Payot à Lausanne.

Je suis très contente de cette belle opportunité de me voir offrir une soirée pour présenter mon dernier livre.

Les autres livres de mon édition La Lyre d'alizé www.lalyredalize.org  seront aussi mis en valeur.

 

Je me réjouis de pouvoir inviter tous les amis, les familles et les enfants actuels autant que tous ceux qui sont passés

vivre à mon jardin d'enfants chantant L'Oiseau Lyre et qui ont joué ce jeux des Bergers en gestuelle d'Eurythmie

et tout déguisés.

 

 

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Aquarelle et croquis au Parc National Forillon


Disposant enfin d’une bonne connexion et d’un peu plus de disponibilité, je vous
retrouve
pour la suite de mon carnet de voyage au Canada en Gaspésie, dans la belle province de Québec.

J’en étais resté au phare du Cap des Rosiers où des paysages splendides m’accueillaient avec leurs falaises abruptes plongeant dans la mer, où je me dirigeais vers un parc national très connu mais désert en cette période de l’année, qui nous ouvre aujourd'hui ses portes .
En fait nous les ouvrons symboliquement car elles sont fermées (comme toutes celles des autres parcs nationaux) en ce moment : il faut si on veut randonner à l’intérieur des parc en respectant les restrictions locales hors saison d’ouverture, le faire en s’acquittant des droits d’entrée journaliers avec les bornes spéciales disposées à cet effet au départ des principaux sentiers, je respecte donc la réglementation si je veux aller plus loin (en plus on peut très bien tomber si on ne le fait pas sur un garde qui peut nous contrôler)…


Panneau de l'ours

Je n'y ai pas rencontré d'ours heureusement, car ce panneau en travers du chemin dans un endroit éloigné de toute présence humaine, n’était pas là pour me rassurer…


Nous voici donc au contact d’une nature intacte où le thème principal du parc est basé sur l’harmonie entre l’homme, la terre et la mer : ici les montagnes Appalaches, qui font partie des plus anciennes montagnes du monde avec leurs roches sédimentaires, parfois volcaniques, disparaissent dans le Golfe du Saint-Laurent.
Nombreuses sont les espèces végétales et animales qu’on peut rencontrer dans le parc, où, dans un mélange de forêt boréale et de toundra alpine, se côtoient le castor, l’orignal, le lynx, et même l’ours. Je n’y vois pour ma part que de nombreux oiseaux et un petit porc-épic pas farouche du tout qui veut bien se laisser dessiner tout le temps qu’il faut, mais pas le moindre humain, c’est la nature comme je l’aime.


Cap Bon-Ami

La page de croquis du Cap Bon-Ami : j’aurais pu faire plus sombre le cap, mais il faut penser lorsqu’on réalise ce type de sujet à conserver l’équilibre des valeurs de sa page afin qu’elle reste harmonieuse une fois terminée…

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12272846460?profile=originalIl s'agit d'un roman de Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette (1873-1954), publié à Paris chez Flammarion en 1928.

 

La Naissance du jour est un ouvrage largement autobiographique: l'auteur y emploie la première personne, les personnages qui s'adressent à la narratrice l'appellent «Madame Colette» et la propriété provençale de l'écrivain, «la Treille muscate», sert de cadre à l'action. En outre, Colette fait intervenir des protagonistes réels: sa mère Sido, son père le capitaine Colette et les amis qu'elle fréquente à Saint-Tropez. Le héros masculin, Vial, emprunte quelques traits à Maurice Goudeket, compagnon de Colette avec lequel celle-ci se mariera en 1935; mais l'intrigue bâtie autour de lui est fictive: Hélène Clément est un personnage inventé et Colette, contrairement à la narratrice qui éloigne Vial, n'a pas repoussé l'amour de Maurice Goudeket.

 

La narratrice, qui a plus de cinquante ans, est entrée dans une nouvelle phase de son existence: celle du renoncement serein à l'amour. Elle passe un été paisible dans sa maison provençale et partage volontiers la compagnie de quelques personnes de sa connaissance, mais elle prise surtout la solitude qui lui permet de se consacrer à l'écriture, à la nature, à ses animaux familiers et aux rites domestiques. Elle voit souvent son voisin, Vial, un célibataire d'une trentaine d'années avec lequel elle entretient une relation de franche camaraderie. La jalousie d'Hélène Clément, une jeune fille qui aime en vain Vial, fait soudain découvrir à la narratrice que celui-ci est amoureux d'elle. Colette et Vial partagent une nuit de veille tout entière consacrée à une longue discussion sur leur relation; Colette explique qu'elle a passé l'âge d'aimer. Au matin, Vial s'en va et la narratrice retrouve, non sans une certaine nostalgie, sa calme existence habituelle.

 

Le titre de l'oeuvre place celle-ci sous le signe d'un renouveau. La durée du jour que Colette, comme jadis sa très matinale mère, aime surprendre dès son lever est l'équivalent symbolique de la durée de la vie. Au seuil de la vieillesse, la narratrice, qui cherche à apprendre «le chic suprême du savoir-décliner», porte un regard neuf sur elle-même et le monde: «Une des grandes banalités de l'existence, l'amour, se retire de la mienne... Sortis de là, nous nous apercevons que tout le reste est gai, varié, nombreux.» Il y a là un vrai commencement, l'apprentissage exaltant de l'inconnu. Parfois le ton est plus mélancolique; mais, jusqu'au bout, l'art de Colette demeure avant tout un art de vivre: apprendre à vieillir, ce n'est pas, loin de là, apprendre à mourir; c'est, toujours et encore, apprendre l'infinie et jeune nouveauté de la vie.

 

Pour cela, Colette s'inspire de sa mère Sido, morte en 1912, dont la figure tutélaire domine l'ouvrage. La Naissance du jour s'ouvre en effet sur une lettre de Sido, et d'autres missives viennent ensuite rythmer le livre, comme autant de respirations fondamentales. Cette mère magicienne, qui sait décrypter les secrets des êtres aussi bien que ceux de la nature, capable d'une compassion et d'un émerveillement universels, c'est, pour Colette, l'inspiratrice et le modèle par excellence: «D'elle, de moi, qui donc est le meilleur écrivain? N'éclate-t-il pas que c'est elle?» L'autre modèle de l'ouvrage, comme l'indique une phrase du texte détachée en exergue, n'est autre que Colette elle-même: «Imaginez-vous, à me lire, que je fais mon portrait? Patience: c'est seulement mon modèle.» Une telle affirmation explique le mélange de vérité autobiographique et de fiction romanesque qui caractérise la Naissance du jour, tout comme nombre de livres de Colette. Ambiguïté qui constitue le charme propre de cette écriture et lui confère sa portée heuristique: «Pourquoi suspendre la course de ma main sur ce papier qui recueille, depuis tant d'années, ce que je sais de moi, ce que j'essaie d'en cacher, ce que j'en invente et ce que j'en devine?»

 

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ART EN CAPITAL - GRAND PALAIS

12272843482?profile=originalJe serai presente  pour la 7 année, à ART EN CAPITAL 2012 au GRAND PALAIS 

 du 27 novembre au 2 décembre 2012 de 11h à 19h30 (mardi 27 à partir de 14h)

Av.Winston-Churchill - 75008 Paris

nocturnes le 29 novembre et le 1er décembre jusqu'à 22h30

J'exposerai à cette occasion 2 bronzes12272844457?profile=original"On parlera d'amour, on rattrapera le temps, ensemble on changera le jour.."12272844688?profile=original"Forêt étrange et magique, le temps d'une nuit d'automne qui ressemble à un rêve, où les Dames revêtiront les arbres de leurs chevelures dorées, pour redonner vie à la nature"

 

 

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INCESTE




Cette photo dit , hélas, tout...

Garçons comme filles sacrifiés,

Pour le plaisir d'un fou, d'un gourou,

Que de larmes ont mal séché !

Les condamner ne suffit pas :

Ils veulent être appelés "papa"...

Mais ne méritent pas ce nom,

Tout juste celui de démons !

Il faut dénoncer ces horreurs

Qui amènent partout le malheur,

Du nord au sud, c'est certain,

Il y aura toujours des lendemains !

Et les victimes ont ce droit

D'encore aimer... ces pères-là !

Car à travers le pardon,

C'est le début de la reconstruction...

L'amour est parfois mal nommé,

Quand on voit ces atrocités !

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ENCORE TOI !

Je ferme les yeux et j'imagine...

Mes doigts courir sur ton visage

Y a des sillons dans le paysage!

Ils se forment quand on tourne les pages.

Je sens la vie qui t'a marqué...

La forme des lèvres, inoubliable!

Et nos baisers encore palpables..

Mes souvenirs sont embusqués!

Je ferme les yeux pour mieux sentir...

Le grain spécifique de ta peau

Je peux assimiler tes maux...

Mon âme s'est remise à frémir!

Je sens mon coeur en débandade

En retrouvant au coin de tes yeux

Cette cicatrice des jours heureux...

Et notre amour en escapade!

J.G.

.

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Hanouka, la fête des lumières (Comptine)

Une, deux, trois, quatre ,cinq, six, sept, huit,

Petites flammes, rayonnantes

Vont rendre une maison joyeuse.

Allumées à la fin du jour,

quand les étoiles apparaîtront,

Elles seront certes émouvantes.

Une seule, le premier soir,

puis les sept autres, une à une,

pour célébrer une victoire.

Les enfants se feront conter

le courage de leurs ancêtres

et la compassion de leur Dieu.

Il assura leur délivrance,

en leur redonnant du courage,

pour triompher de leurs tyrans.

Se souvenant, ils apprendront

à demeurer reconnaissants.

L'année finira en chansons

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PROCRASTINATION.

 

 

Passé  et  avenir  sont  sans  importance,

Les procrastinateurs jouissent d’aujourd’hui,

Ajournent  l’ouvrage,  font  de  la  résistance, 

Remettent au lendemain le temps déjà enfui.

 

Nerveux, pas de report s’ils aiment le travail,

Sans  tarder  ils  y   vont  avec  satisfaction,

Contre toute attente  prennent leur attirail,

Pour se mettre  à l’œuvre sans dépréciation.

 

Gaiment ils s’y collent et sifflent en travaillant,

Avec enthousiasme finissent  le  boulot,

Entrepris la  veille  tout  en  plaisantant,

Pour suivre les desseins nés dans leur ciboulot.

 

Oisifs ils ne sont pas, ils doivent aimer c’est tout,

Boudent  les  besognes  sans  plaisir  immédiat,

Pour  hier peut-être,  je n’suis pas un  fait-tout,

Demain  je  ne  sais pas,  je pense à mon cardia.

 

Ces  temporisateurs remettent à  leur  pension,

Tout un sac d’intentions qu’ils ne feront jamais,

Ou  alors  sans  doute  en  association,

Avec des sociétés ou bien à la mi-mai.

 

Légende croyez-vous, rumeur sans fondement ?

Les  retardataires  n’existent  pas  chez  vous,

Prenez donc un miroir et comptez franchement,

Ce  qui  reste à  faire,  vraiment  le saviez-vous ?

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

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Empathie,

Oh donnez-moi votre regard, vos yeux,

pour que la vie me murmure, me chante,

les couleurs de tout,

 l’aube d’un regard dès lors que le nôtre s’y arrête,

 lui parle, l’écoute, l’humanise.

Oh donnez-moi votre voix, votre bouche,

pour que l’épiderme du Monde,

 fasse frissonner le mien, dés lors qu’il est touché,

 de trop couvert, il deviendra absolument nu,

réceptif.

Je parle de ce Monde invisible,

 hurlant dans la tête d’une petite fille autiste, chétive,

dont le prénom est Lise, si triste dans cette pièce bleue.

Cher Ami, votre écoute, votre affection à mon égard,

m’ont  fait devenir « moi », capable de rencontrer,

de donner, de recevoir,

 de VIVRE.

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Des vers venus dans le silence

À Rébecca Terniak

 

« et lent, et s'essayant sur l'escalier boitant,

Le morne aïeul a pris sa pipe et l'on n'entend,

Dans ce logis, où chacun vit à l'étouffée,

Que ce vieillard qui fume, à pesantes bouffées.»

Très souvent, sans même y penser,

Je me surprends à prononcer

Ces vers venus dans le silence.

Ils créent une douce ambiance.

Sous l'effet d'un enchantement,

Je les récite en les scandant.

Aussitôt, je vois un espace

Où un vieil homme se déplace.

Ces alexandrins murmurés

Ont pour moi un charme discret,

Lié peut-être à mon enfance;

J'accueille maintes souvenances.

22/11/2012

NB: Les vers reproduits sont extraits du long poème

«Un toit là-bas» écrit par Emile Verhaeren.Je crois qu'il a été mis en musique.

                                                    

                                                            

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