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POURQUOI PAS?

 Un vrai coup de pied dans petit bonheur

Dans jour trop bleu, dans grand malheur!

Un éclat de rire comme un sanglot...

Et oui, un jour ça fait bobo!

Un coup de désir d'avoir envie...

De donner du sens à la vie

Un éclat de colère pour ceux-là

Qui tirent nos pensées vers le bas!

La vie, la mort, ça va, ça vient

Dans un sourire défier le destin!

Et l'idée de génie dans l'instant

Simplement ignorer le temps...

J.G.

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Les Bergers

une aquarelle d'ADYNE GOHY

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a inspiré

Les Bergers

Haïkus

de

RAYMOND MARTIN

 

Lune montante lune descendante

Allure peu ordinaire

Frissons du ciel

 

Bâtons assurés

Mains fermes nez au vent

Casquette de travers   

 

Cheminement incertain

Ciel grave sombre

Pierres roulantes

 

Enigme de la nuit

Hiboux aphone

Clair de lune énigmatique

 

Formes hideuses exprimées

Horizon voilé d’inquiétude

Sonne le gave impérial

 

Au coup de nez

Comptés moutons empressés

Chien gardien vigilant

 

Pluie amère

Bergers transpercés de froid

Loin l’odeur du café

 

Transhumance éternelle

Clair de ciel enneigé

Chemin poudreux destin lointain

 

Bruissement des sapins

Ombres devinées barrières ouvertes

Arche des ponts centenaires

 

Ciel moutonneux

Sentier de pierraille

Moutons broutant l’herbage

 

Lacs neigeux vairons  affamés

Isards sautillant  

Rochers escarpés lac frémissant

 

Brume emprisonnant la vallée

Verte en soleil d’été

Noirâtre à l’appel du loup

 

Goupil en chasse

Musaraigne en haleine

Mulot  léthargique

 

Rosée perlée du matin

Sur le museau du Patou

Chien heureux troupeau bien gardé

 

Bergers rassurés

Halte au bout du chemin

Pain café saucisson châtaignes  grillées

 

La bergerie embaumée

Âtre scintillant de ses feux follets

Lait caillé fromage espéré

 

 

Raymond Martin

Juillet 2015

 

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

 

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12273132270?profile=originalL' "Histoire naturelle de la religion" est une dissertation critique, due au philosophe écossais David Hume (1711-1776): publiée en 1758, elle se rattache à l' "Enquête sur l'entendement humain". Dans le but d'expliquer la genèse du besoin religieux chez l'homme, Hume distingue les deux problèmes religieux: historique et philosophique. Les arguments théoriques invoqués pour démontrer le théisme, constituent une chose bien différente des processus mentaux effectifs dont la religion est issue; religion qui est, certes, fondée sur la nature humaine, mais non pas sur la raison ni sur la foi. L'intérêt suscité par les étranges vicissitudes de la vie, les espérances, les préjugés et les craintes qui assaillent l'esprit humain, permettent d'expliquer la genèse de la religion, qui fut à l'origine un polythéisme et un culte des héros. Le monothéisme, bien qu'il soit plus juste que le polythéisme, a exercé une influence déprimante sur l'humanité, surtout lorsqu'il s'associe à des terreurs superstitieuses, inspirant une attitude de soumission et d'avilissement et proposant comme les seules acceptées par Dieu, les vertus monastiques de la mortification, de l' humilité et de la résignation; les héros du paganisme répondent avantageusement aux saints du Christianisme. D'autre part, même dans les religions les plus pures et les plus hautes, les faveurs de la divinité sont sollicitées par les fidèles, moins la pratique des vertus morales que par de frivoles observances et des rites superstitieux. Aussi l'auteur conclut-il que ce n'est, ni dans les miracles, ni dans les prophéties et le surnaturel, -création d'une passion morbide de l'homme envers le merveilleux, -qu'il faut rechercher les preuves d'un but intelligent du monde et d'une finalité morale de la vie, mais dans les manifestations les plus communes et les plus ordinaires de la nature et de notre expérience morale. Dans toutes les manifestations de la vie, le mal se trouve mêlé au bien; la modération et la tempérance dans nos désirs constituent l'attitude la moins exposée aux tempêtes de l'existence. Sauvons-nous donc autant que possible "dans les régions calmes, quoique obscures de la philosophie". L'auteur tenta ultérieurement de résoudre l'énigme dans ses "Dialogues sur la religion naturelle" écrits en 1749-1751, mais publiés à titre posthume, où il fait intervenir dans la discussion un croyant orthodoxe, un naturaliste sceptique, un déiste rationaliste, sans dissimuler sa sympathie pour le second, tout en jugeant parfois sa doctrine exagérée et tout en concluant que "la cause de l'univers et les causes de l'ordre de l' univers ont probablement quelque lointaine ressemblance avec l' intelligence humaine".

Dans ces deux Traités, la critique des conceptions dogmatiques de la théologie est poussée bien plus loin que celle des déistes, puisqu'elle n'admet pas comme objectivement valable l'idée de Dieu, sans cependant en tirer des arguments contre les religions positives, qui ne reposent pas sur des notions rationnelles, mais sur des sentiments et des croyances irrationnelles. L'expérience religieuse est un instinct originel fourni par la nature et analogue à celui de l'amour-propre, de l'instinct sexuel et de l'amour filial: un fait naturel correspondant aux origines de la vie humaine, toutes de passion et d'imagination. Avec Hume, Toland, Rousseau et Voltaire, -précédés par Herbert of Cherbury, -la critique des religions positives, se mêlant à des préoccupations religieuses, alimentées par des motifs rationnels ou pratiques, donne lieu au Déisme: philosophie religieuse plus que religion.

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Pour vous faire part de ma dernière expérience mêlant état de flow et croquis aquarelle menant vers une pratique artistique hors des sentiers battus, je dirai que qui ne m’a pas suivi jusqu'ici risque d’être désorienté en tombant sur ce dernier article où je communique un nouveau résultat de mes expériences de « flow » appliquées à une forme d’aquarelle de circonstance.

Pourtant, dans l’article précédent et celui encore d’avant j’avais soulevé l’hypothèse d’une possibilité de « créativité augmentée » provoquée par les états euphorisants liés à la pratique sportive « engagée » en terrain d’aventure, à travers l’escalade de cette voie nord-est de la Tête de braque dans le massif du Caroux.

 

Si vous regardez ma vidéo jusqu’au bout (regardez-là directement sur Dailymotion, la voir en tout petit lui enlève complètement son atmosphère), si vous me suivez vraiment dans cette escalade et que vous la viviez comme si vous y étiez, vous entrerez vous aussi au cœur de cette expérience en comprenant combien sa première phase (celle de l’action dans l’escalade) est importante puisque c’est elle qui conditionne la réussite de la seconde : le croquis aquarellé.

 

Il faut dire que ces expériences vont pour moi bien plus loin qu’une simple aventure à épisodes se terminant par une petite aquarelle : elles révèlent la possibilité d’une « créativité augmentée » accessible par autre chose que les pistes déjà explorées, laissant selon ma propre expérience « loin derrière » toutes les autres formes de préparation à l’expression picturale où d’optimisation créative déjà efficace que je connais (pour en avoir pratiqué bon nombre dont le brainstorming, les techniques associatives telles que le Mind Mapping, la Mind Map, analogiques d’Edward de Bono, les aléatoires, ou les méthodes SCAMMPERR la plupart utilisées lorsque j’étais créateur de modèle en bureau d’étude entreprise, et celles dites de « pleine conscience » associée à des moyens de relaxation, de méditation, scénarios de visualisation active, ou passive comme dans l'exploitation du « cerveau droit », la « pensée latérale », etc.).

Ma démarche à travers mes « expériences » actuelles pourrait peut-être évoquer les principes de la méthode C-K (C pour concept – K pour knowledge) où tout raisonnement innovant se construit simultanément sur deux espaces de pensée qui obéissent à des logiques différentes : un espace de concepts (C) et un espace de connaissances (K), et dans lequel c’est l’expansion conjointe de ces deux espaces qui induit la génération d’éléments inconnus à partir de faits connus.

On peut penser à cela si on met en parallèle l’acte sportif et l’acte pictural, chacun d’eux confrontant ses découvertes, concepts et connaissances propres à ceux de l’autre...

Mais ce que je vis dans les phases d’implication sportive en terrain d’aventure se rapprochant le plus des états de « flow » de « niveau 4 » (le plus élevé) est tout autre, car il s’agit d’une immersion dans un champ de conscience modifié où de nombreuses distorsions impliquent une perception du monde différente, où le temps n’existe plus, où la conscience de soi disparaît, où celle des difficultés reste pourtant très lucide, apportant une réponse immédiate, maîtrisée (presque « automatisée ») aux problèmes soulevés par ces difficultés, dans une sensation de contrôle de soi et de l’environnement tout à fait étonnante. La concentration et l’attention sont extrêmes, mais sans stress, ni effort, ni conflit d’aucune sorte.

Mais ce n’est pas tout : le sentiment de réussite dans lequel on est plongé s’affirme comme une certitude absolue doublée d’une immense jubilation, les objectifs à atteindre paraissant d’une accessibilité incroyablement facile.

Dans l’expérience qui nous concerne ici, je réalise donc l’aquarelle en conditions environnementales plutôt difficiles encore sous l’influence du « flow » sportif tout proche (appelé aussi « expérience optimale », celle-ci n’étant pas seulement l’apanage des sportifs de haut niveau), mais elle a été faite si rapidement et avec une telle facilité, que je suis bien obligé de constater que même dans le cas où ma créativité n’aurait pas été « augmentée » à ce moment-là (à vérifier par d’autres expériences), les idées d’atmosphère, de composition, d’interprétation et de finalisation tant graphiques que couleur étaient formulées avant même que le motif soit commencé : il est incontestable que je bénéficiais de dispositions mentales « améliorées » même si le contexte environnemental pouvait laisser supposer le contraire.

Étrangement, je ne considérais pas les contraintes techniques comme handicapantes (déséquilibre permanent dans un vent violent, travail précaire, séchage trop rapide de l’aquarelle, etc.), les défauts en résultant (cernes et auréoles) me paraissant au contraire être des « atouts visuels » pour mieux éterniser l’instant présent celui-ci étant bien plus important que le résultat obtenu (nous sommes là bien loin des critères de la bienséance « artistico – esthétique » dictée par les salons à la mode dans laquelle la dimension autotélique disparaît complètement) !

 

Aquarelle et expérience de flow à la Tête de braque (3e et 4e longueurs)

Je reviendrai plus tard sur l’équilibre subtil entre objectif et moyens, défi et compétence, mais je sais après cette expérience (pourtant très courte) que le sentiment d’immense satisfaction et de bien-être que j’en ai retiré ne vient pas spécialement de la qualité du travail réalisé ni de sa dimension, mais bien de l’acte pictural lui-même indissociable de l’action dans laquelle il était inclus.

Dans les premiers constats que je fais à propos de ce test, je note l’importance de l’ambiance « terrain d’aventure », de l’environnement « pleine nature », de mon entière implication, physique, psychique et mentale par rapport à un objectif à atteindre déterminé comme facteurs de réussite dans le déclenchement des processus de « flow ».

Mais ces éléments auraient probablement été insuffisants si mes compagnons de cordée n’avaient pas été là : le facteur humain né de l’échange et du partage, l’osmose avec autrui dans des conditions hors contexte du quotidien, l’interdépendance avec ses semblables, sont donc ici des éléments déterminants dans le sentiment d’accomplissement, de plénitude et de réussite de « l’expérience créative optimale ».

Ce que j’espère aborder à l’avenir c’est une étude circonstanciée de la dimension autotélique de ces expériences afin d’améliorer nos aptitudes à la création artistique sous toutes leurs formes en les rendant reproductibles à volonté, et accessibles à qui que ce soit.

Vaste chantier où nombre de problèmes sont à résoudre et quantité de contradictions à surmonter, mais « le jeu en vaut la chandelle », en tout cas en ce qui me concerne je ressens bien au-delà de leur durée intrinsèque les effets positifs de mes « expériences » !

En attendant, nous verrons dans le prochain article les enseignements que j’en retirerai, et quel motif j’ai réalisé à partir du splendide paysage composé par le sommet des trois principales aiguilles dominant les Gorges d’Éric au Caroux, toujours sous l’emprise de la « conscience augmentée » dans la dernière partie de l’ascension de l’arête NE de la Tête de braque (un motif beaucoup plus proche d'un « sentiment de la vie » que d'une beauté idéalisée de ce paysage, c'est peut-être dans cette différence que se cache la puissance de la « conscience augmentée »)...

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Déjà l'automne.

 

 

Regardez les feuilles mordorées dans l'air vagabonder,

les arbres du grand parc, majestueux et somptueux,

déjà s'écheveler,

le ciel faïencé, oublieux de l'été,

sur les branches dégringoler,

il pleut décidément trop fort en ce matin d'octobre,

les frondaisons arborescentes

ne pourront y résister longtemps ;

le parc sera bientôt dépossédé de son immense chapeau,

de sa vêture verte et brune.

Il ne sera plus que bois endormi !

A deux pas d'où je suis,

une jeune femme assise sur un banc gris,

dégrafe sa robe en jean,  de sa main blanche et fine,

en extrait un sein clair près duquel

une petite tête rose et ronde

s'impatiente puis le goûte non sans délectation ;

voilà son premier Monde !

La jeune femme s'applique à se donner à lui,

le contemple de son regard lumineux, printanier ;

ils sont en osmose,

aux antipodes de ce matin trop froid d'octobre,

 de l'automne hivernal !

Demain, je reviendrais à la même heure,

au même endroit,

simplement pour y retrouver un p'tit brin printanier.

 

NINA

 

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CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

Du 30 – 09 au 18 – 10 – 15, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) vous propose une exposition consacrée à l’œuvre de Monsieur CHRISTIAN KUBALA, un excellent peintre français, intitulée : INVITATION A LA REVERIE.

CHRISTIAN KUBALA décline son œuvre dans un style expressionniste lequel est exclusivement centré sur la couleur comme assise de la forme.

En fait, même si le dessin se perçoit dans le trait servant à créer le volume, c’est la couleur qui règne en maîtresse, à un point tel que le visiteur pourrait, erronément, s’imaginer que la finalité de l’artiste serait de supplanter définitivement la forme. En réalité, la fonction du chromatisme est celle de renforcer l’impact visuel qu’elle laisse sur l’espace de la toile.

Bien que, personnellement, nous ayons horreur de ce terme, c’est, notamment, dans la « nature morte » que l’artiste laisse apparaître le mieux les aspects les plus vitaux de son style.

FLEURS ET CERAMIQUES (76 x 65 cm – huile sur toile)

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nous offre un mariage chromatique unissant la matière à l’élément floral. Fleurs et céramiques se confondent par le biais de notes vivaces, créant une symbiose à l’intérieur même de la forme. Cette forme se définissant exclusivement par la couleur offre des contrastes tendres, lesquels ne s’entrechoquent nullement. Fleurs et céramiques reposent sur le bord de la table, laquelle, malgré le dessin qui la définit dans le trait, constitue à elle seule, une plage de couleur que le regard appréhende comme forme. Les fleurs consistent dans leurs pétales, à peine esquissés. Des traits horizontaux les fixent dans un chromatisme jaune et rouge vifs. La matière définissant la céramique ne se distingue en rien de l’arrière-plan, lequel est constitué de rouge vif, de brun-clair, de vert avec quelques touches de bleu.

En réalité, tout est une question d’arrière-plan ou plus exactement, dans la manière de fondre le sujet dans celui-ci. Observons une composition similaire, à savoir CERAMIQUES ET POIRE (49 x 57 cm – huile sur toile).

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La matière soulignant la céramique est présente dans toute sa chair. Il en va de même pour la poire, posée en oblique sur la base de la coupe.

La présence de cette matière s’explique par rapport au rôle joué par l’arrière-plan, lequel représente une vue dominée par la nature lointaine, exprimée à la fois par une étendue d’herbe, dans la partie centrale de la toile, culminant avec une série d’arbres dans la partie supérieure, baignés par une haute note jaune-foncé, évoquant la lumière du soleil.

Il s’agit d’une œuvre hautement structurée, en ce sens qu’elle se compose de trois plans :

1) le rebord de la fenêtre, la rattachant à la base de la toile.

2) les céramiques avec la poire, comprises dans la végétation.

3) la strie d’arbres, elle-même « soulignée » en un seul plan à partir du bord de la coupe et du goulet du vase.

FLEURS ET CERAMIQUES (mentionné plus haut), au contraire, se distingue de l’œuvre précédente par un arrière-plan nu dont le chromatisme englobe, presque en les dématérialisant, les céramiques.

Bien que les deux sujets reposent sur un support, la finalité n’est pas la même, étant donné que CERAMIQUES AVEC POIRE (mentionné plus haut) exprime la matérialité des céramiques dans une mise en perspective avec la nature, dont le chromatisme habille, tout en retenue, l’espace scénique de couleurs tendres. FLEURS ET CERAMIQUES, lui, exprime la beauté des fleurs dans une symphonie de couleurs, alliant matière et arrière-plan dans une même unité.

On peut se demander, au premier regard, si ONDINES (43 x 54 cm – huile sur toile)

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participe également de la « nature morte » représentant des poissons. En fait, il n’en est rien. Car le sujet se faufile dans un jeu directionnel se déroulant dans l’eau. L’ensemble évoluant à l’intérieur d’une uniformité chromatique, constituée d’une unité entre le brun et le bleu, en légers dégradés.

L’expressionnisme de CHRISTIAN KUBALA donne le sentiment d’aspirer la matière en l’élaguant dans un tourbillon créé par le pinceau, particulièrement dans le paysage labouré qu’offre LA CLAIRIERE (71 x 85 cm – huile sur toile).

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Dans cette œuvre, la dimension expressionniste atteint des proportions abyssales, en ce sens qu’elle transcende la vérité de la nature, notamment, dans la réalisation des cimes des arbres, conçues comme des nuages, ainsi que les troncs dont certains sont « irradiés » d’un rouge fauve.

La force de cette œuvre s’accomplit dans la coexistence d’un chromatisme de nature différente, s’exprimant dans une unité à consonance brune, de laquelle se dégage une quantité de couleurs à l’origine de la forme, dans la conception d’en ensemble narratif.

Comment interroger un rêve ? Par la symbolique ? Par le biais du vécu individuel ? A trois quarts envahi par un bleu en dégradés, LE REVE BLEU (78 x 93 cm – huile sur toile)

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allie un figuratif à peine ébauché, confiné dans l’onirisme, avec un chromatisme tout en ondulations, laissant l’imaginaire du visiteur dériver au fil du rêve. C’est à ce stade qu’intervient l’abstrait comme assise d’un expressionnisme devant aller au-delà de son simple discours pictural.

Ici aussi, mais de manière fort discrète, l’œuvre se structure en trois plans :

1) une étendue de bleu, entrecoupée d’une trainée noire parsemée de jaune, occupe la moitié de l’espace.

2) des formes imprécises conçues par des notes noires et blanches.

3) un arrière-plan tenu dans un flou dominé par une écriture abstraite avec quelques vagues résurgences géométriques, subtilement esquissées, à la couleur noire.

La forme, nous l’avons vu, est capitale pour l’artiste mais elle ne peut être qu’imprécise pour que celle-ci devienne une clé offerte au visiteur, afin qu’elle puisse renfermer en elle tout le mystère menant au dévoilement de l’œuvre. La couleur, elle, existe pour affirmer le ressenti ainsi que le sentiment le plus profond de l’artiste. Celui-ci va même jusqu’à évoquer le chaud et le froid dans la gamme des sentiments.

L’artiste, qui a fréquenté les Beaux Arts de Saint-Omer sur le tard, a une formation de dessinateur industriel. Il a, néanmoins, beaucoup travaillé la peinture sur chevalet en tant qu’autodidacte. Cette immersion première dans le dessin industriel lui a été extrêmement bénéfique, puisque c’est grâce à la précision que cela requiert que les perspectives n’ont pour lui plus aucun secret.

Il a, d’ailleurs, débuté par le trompe-l’œil avant d’arriver à son style actuel. Son expressionnisme est, néanmoins, nourri d’une note d’abstrait avec laquelle il jongle, passant de l’un à l’autre comme dans LE REVE BLEU (mentionné plus haut).

Il nous avoue, d’ailleurs, sans le moindre détour, qu’il peint à la façon d’un Alain Bashung, en ce sens que ce que l’artiste aime par-dessus tout concernant le chanteur disparu, c’est qu’il jouait avec les mots, en ce sens que ceux-ci prennent un tout autre sens, une fois la phrase terminée : le mot signifie autre chose. D’ailleurs, l’artiste peint en musique. Et ses goûts musicaux sont très éclectiques. Alliant le côté slave de sa mère (provenant du nord de la Pologne) avec la culture française, il est tout aussi à l’aise avec le sentiment bohème d’un Dvorak qu’avec la poésie et la rêverie de la musique populaire française. Il débute toujours sa toile avec l’acrylique, ce qui lui permet de la laisser pendant un certain temps, pour la reprendre par la suite, et la terminer à l’huile. Il voue une grande admiration à Cézanne ainsi qu’à Van Gogh, dont on retrouve l’influence dans la façon dont il traite les fleurs, tant dans le trait que dans le symbolique de la couleur, comme il le prouve dans FLEURS ET CERAMIQUES (mentionné plus haut).

L’expressionnisme de CHRISTIAN KUBALA s’inscrit dans une écriture associant une ébauche de départ que l’on peut considérer comme un ectoplasme autour duquel la couleur se fait chair, jusqu’à l’aboutissement de la forme, laquelle, même si elle a toujours été l’expression d’un signifié tout au long des cultures et des siècles, trouve dans notre lecture contemporaine, tributaire de l’histoire de la pensée, une échappatoire absolue à toute forme de codification.

François L. Speranza.

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Une publication
Arts

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Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul, éditeur responsable

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

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François Speranza et Christian Kubala: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles

(30 septembre 2015 - Photo Robert Paul)

                  

                        

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Exposition Christian Kubala à l'Espace Art Gallery en septembre 2015 - Photo Espace Art Gallery

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Les effets d'une négligence

Soliloque

 

Fin de soirée à ma manière.

Ce jour ne fut pas salutaire.

Je subis un débordement,

L'accueillis dans l'énervement.

 

Un robinet laissé ouvert,

Tous les tapis d'eau recouverts.

Ailleurs sont des inondations

Qui causent des lamentations.

 

Pour oublier les lourds efforts

Que je fis subir à mon corps

J'aimerais rire, me distraire.

Or je médite solitaire.

 

Ne saurais me moquer de moi

 Car je fais de mon mieux je crois.

Je veux me pardonner d'avance

Au cas d'une autre négligence.

 

7 octobre 2015

 

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Un enivrant pouvoir

 

J’ai souvent un pouvoir qui n’appartient qu’à moi.

Je cours pour prendre mon élan et je décolle.

Le corps en croix, les jambes jointes, je m’élève.

 

 

Alors je monte en flèche et assurée je plane.

Cette ascension au gré du vent est griserie.

Encore un peu plus haut et puis je redescends.

 

 

Allègrement portée, j'atterris sans efforts.

Des spectateurs au sol tentent de m’imiter

Mais demeurent figés s’affligeant de leur poids.

 

 

Encore émerveillée après l'atterrissage

Je reste à savourer l’instant de sainteté

Qui me fit éprouver l’ivresse de l’espace.

   

7/4/1998

 

 

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administrateur théâtres

12273124254?profile=originalLa    ¡¡¡ C O R E E ¡¡¡    à l’honneur en Belgique! Le festival se termine le 14 octobre, au Palais des Beaux-arts de Bruxelles! 

 

 Le Centre Culturel Coréen de Bruxelles organise en collaboration avec BOZAR le 1er Festival de Musique Coréenne du 23 septembre au 14 octobre. Entre Bruxelles (BOZAR et Ancienne Belgique) et Anvers (Amuz),  sept concerts invitent à découvrir quelques-unes des multiples facettes musicales de la Corée, partie intégrante de la culture coréenne.  Invitation à embarquer pour un périple musical dans une contrée lointaine aux sons aussi étonnants qu’envoûtants.

 

Le  thème du Festival, Echo & Création, évoque cet aller-retour permanent, métissage assumé entre tradition et modernité :

 

Tradition : AHN Sook-sun, figure emblématique du pansori, l’art traditionnel coréen du récit chanté, est l’invitée d’honneur du Festival.

Nouvelle tradition : Une nouvelle génération d’artistes, comme Geomungo Factory et SU:M, font résonner les sons d’instruments traditionnels au rythme de leurs créations modernes.

Classique : Deux invités de marque, le grand pianiste Kun-woo Paik et la violoniste Ji-young Lim, récente lauréate du Concours Reine Elisabeth, nous plongent au coeur de la musique classique.

Contemporain : De l’Indie pop à l’Electro, la Corée montre son effervescence avec Sunwoo JungA et Sioen, à mille lieues du célèbre Gangnam Style.

 

La musique en Corée, hier et aujourd’hui : La musique traditionnelle coréenne, appelée Gugak, illustre les épisodes douloureux de l’histoire du pays. Une histoire marquée par un fort sentiment de tristesse lié à la séparation du Nord et du Sud. Dès le VIIe siècle la pratique musicale se divise en deux courants : la musique de Cour et la musique folklorique.

 

À la Cour royale, le Gugak est utilisé lors de rituels, cérémonies, services religieux et autres événements importants. Dansé et chanté, il fait l’éloge des rois du passé. Lors des événements officiels, son format strict prend le pas sur le contenu. Le jeu des instruments peut alors prendre la tournure de simple démonstration symbolique.


À cette musique du pouvoir répond celle du peuple, la musique folklorique dont le Pansori est l’un des fiers représentants. Il s’agit d’une chanson narrative traditionnelle souvent associée { l’opéra pour le caractère épique de ses récits. Classé au patrimoine immatériel de l’UNESCO, cet art du peuple a ensuite été adopté par l’aristocratie. Les histoires bien que jalonnées d’épisodes douloureux, présentent en général une issue heureuse. Le chant du Pansori est très expressif, son discours stylisé est servi par des gestes et des mimiques marquées. Traditionnellement une vocaliste est accompagnée d’un percussionniste.


En Corée, la chanson folklorique, littéralement chanson du peuple, s’inspire de la vie quotidienne. Elle accompagne travaux aux champs et aux rizières, crie le départ de l’être aimé, exorcise les petits et grands soucis de la vie. On y retrouve l’émotion douce et amère des coréens. L’Arirang, chanson utilisée comme symbole de la Corée et de sa culture, représente la quintessence des chansons populaires. Chaque région possède sa propre version. C’est un chant d’adieu, teinté de regret et de mélancolie.


Aujourd’hui, en marge de l’immense succès de la K-Pop, véritable fusion de dance-pop, hip-hop, R&B, électro, pop-ballad et rock reconnue par le Time comme l’exportation la plus rentable de Corée du Sud, se développent de nouveaux courants musicaux. Parmi eux, on trouve de jeunes artistes souhaitant redonner un nouveau souffle aux instruments traditionnels en leur imprimant le rythme d’écritures plus contemporaines. Geomungo Factory, qui participe au Festival, mêle ainsi au Geomungo (une cithare traditionnelle coréenne à 6 cordes apparue au IVe siècle et jouée à l’aide d’un plectre en bambou permettant de pincer ou gratter les cordes) des pulsations contemporaines en intégrant des sons de notre monde interconnecté. 

    LES TROIS DERNIERS CONCERTS DU FESTIVAL:

Geomungo Factory

BOZAR-Studio le 07/10 à 19h, coproduction du Bozar et du Centre Culturel Coréen de Bruxelles

Festival de Musique Coréenne: Geomungo Factory

Le Geomungo est une cithare traditionnelle coréenne  à 6 cordes jouée { l’aide d’un plectre en bambou. Factory fait lui référence aux ateliers Warholiens. L’ensemble Geomungo Factory se compose de 3 joueurs de geomungo et d’un joueur de gayageum (également de la famille des cithares, il comprend 12 cordes de soie et une caisse en bois de paulownia). Formé en 2006, le groupe souhaite écrire des morceaux originaux tout en redonnant un écho à la musique traditionnelle coréenne. Ses membres ont introduit plusieurs instruments modernes afin de populariser le geomungo auprès d’un public plus large.

En 2012, après des années à peaufiner leur art, à travailler leur écriture tout en rénovant d’anciens instruments, leur travail est reconnu à travers leur sélection officielle au showcase du World Music Expo (WOMEX), plus grand marché d’art au monde. Geomungo Factory a tourné à travers sept pays européens et est devenu un véritable ambassadeur de cet instrument millénaire.

https://www.youtube.com/watch?v=pv6PK4hG_n8 ; 

 

SU:M

BOZAR-Studio le 14/10 à 20h, coproduction du Bozar et du Centre Culturel Coréen de Bruxelles

Festival de Musique Coréenne: SU:M

Leur philosophie ? « Un minimum de membre pour un maximum d’effet ». Exprimer l'essence de la vie. Leur musique est un savant mélange d’imagination et de légèreté. SU:M est né en 2007 sous la houlette de Jiha Park, joueuse de Piri, Yanggeum et de Saengwang, trois instruments traditionnels coréens, et de Jungmin Seo, interprète de Gayageum. Le duo a souhaité inaugurer une nouvelle ère de la musique traditionnelle coréenne. Leur  musique narrative colorée tente d’éclairer la vie moderne en partant de leurs émotions musicales et de leurs expériences de vie quotidienne.

Suite à la sortie de son 1er album Rhythmic Space : A Pause For Breath en novembre 2010, SU:M est sélectionné au Mulhae Arts Plus (MAP) et remporte le prix de l’Esprit expérimental au Concours ‘Projet Musical Coréen du XXIe siècle’. On les entend lors du showcase officiel du WOMEX en 2013 à Cardiff. Ils sortent l’année suivante un second opus.

Composant leur propre répertoire, les deux artistes créent une musique aux sonorités cristallines, sans accessoires ni effets artificiels. Leurs instruments ancestraux donnent vie à des sons qui respirent la liberté et la nature, faisant de leurs concerts une expérience particulièrement singulière. Leur concert au BOZAR s’inscrit au sein d’une tournée en Belgique.

https://www.youtube.com/watch?v=r6l5qfuaxYI Communiqué de presse réalisé par le Centre Culturel Coréen septembre 2015

 BELGA/AFP/File / Nicolas Maeterlinck
Lim Ji Young of South Korea celebrates after winning Belgium's Queen Elisabeth Violin Competition on May 30, 2015

Ji-Young Lim

 Ji-Young Lim

BOZAR-Salle Henri Le Boeuf le 14/10 à 20h, coproduction du Bozar et du Centre Culturel Coréen de Bruxelles

Jeune violoniste de 20 ans, Ji-Young Lim revient sur la scène du Bozar où elle a remporté en mai dernier le Concours Reine Elisabeth 2015.

  • First Prize: Ji Young Lim, 20, South Korea
  • Second Prize: Oleksii Semenenko, 26, Ukraine
  • Third Prize: William Hagen, 22, United States
  • Fourth Prize: Tobias Feldmann, Germany
  • Fifth Prize: Stephen Waarts, 18, United States/Holland
  • Sixth Prize: Fumika Mohri, 21, Japan

Accompagnée au piano de Da Sol Kim, elle clôture le Festival de Musique Coréenne.

Rondo brillant pour violon et piano, op. 70, D 895 Franz Schubert
Sonate pour violon et piano, op. 162, D 574 Franz Schubert
Sonate pour violon et piano n° 2, op. 100 Johannes Brahms
Carmen: fantasie brillante, for violin and piano, op. 3, no. 3 Jenö Hubay

  Après une formation à l’Université Nationale des Arts de Séoul auprès de Nam-Yun Kim, la jeune musicienne remporte plusieurs compétitions dont l’Ishikawa Music Award en 2012 au Japon, la Compétition Concerto du Festival International des Grandes Montagnes en Corée, puis la Compétition Internationale Eurasiatique de Musique au Japon et le prix MIMC de la Compétition Internationale de Musique d’Indianapolis en 2014 où elle reçoit aussi le prix spécial Mozart. Depuis 2011, elle s’est produite en concert à Lichtenberg, Séoul, Munich, Montréal, Indianapolis.

BELGA/AFP/File / Nicolas Maeterlinck<br />Lim Ji Young of South Korea celebrates after winning Belgium's Queen Elisabeth Violin Competition on May 30, 2015

http://www.violinist.com/blog/laurie/20155/16815/

http://cobra.be/cm/cobra/projecten/kew2015

https://www.youtube.com/watch?v=qCmTyZ0vkQw

 

Centre Culturel Coréen de Bruxelles

Rue de la Régence, 4 - 1000 Bruxelles

0032 (0-2-274.29.80 – info@kccbrussels.be

Ouverture : lundi au samedi de 9h à 17h

http://brussels.korean-culture.org

Infos et contacts

▶ Sook-sun Ahn Pansori, Voix traditionnelle

23 Septembre 2015, mercredi | 20:00 | BOZAR, Studio | 12 €

▶ Kun-woo Paik Récital Piano

30 Septembre 2015, mercredi | 20:00 | BOZAR, Hall M | 12 €

▶ Korean & Belgian Ensemble Concert suivi du violoniste Roby Lakatos

2 Octobre 2015, vendredi | 20:00 | Amuz (Antwerp) | 17 €

▶ Sunwoo JungA et SIOEN

3 Octobre 2015, samedi | 19:00 | Ancienne Belgique, AB Club | 7 €

 

Geomungo Factory Nouvelle Tradition

7 Octobre 2015, mercredi | 20:00 | BOZAR, Studio | €12

SU:M Nouvelle Tradition

14 Octobre 2015, mercredi | 20:00 | BOZAR, Studio | €12

Ji-young Lim Récital Violon

14 Octobre 2015, mercredi | 20:00 | BOZAR, Henry Le Boeuf Hall | 10~42 €

 

BOZAR

Ticket Shop: Bozarticket - Ravensteinstraat 23 Rue Ravenstein, 1000 Brussels

Mardi>Samedi - 11:00>19:00 et 1h avant chaque performance

Téléphone: +32 (0)2 507 82 00 / Mardi>Vendredi 11:00>19:00, Samedi 13:00>19:00

http://www.bozar.be

 

 

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Bonjour,

 

Pour cette rentrée je vous propose de prendre contact avec :

Mes Bouquins  

Le Cartel du Ricminphy  roman lauréat du Lions Club désormais sur Kindle (299)     du rififi dans le monde de la pharmacie à propos d’un produit minceur

Pacifique Secret , roman   Un avion disparait des écrans radar, l’intrigue décolle…

Provoquez votre succès en Com-vente  pour mieux convaincre   désormais sur Kindle (2€99)

Je serais friand de vos commentaires, merci

 

Mes 27 pièces de théâtre,  depuis 2006  13 créées  et jouées régulièrement en francophonie

 

Une nouvelle pièce : «  Demander la main de ta femme »  1F-2H  90’  Alice n’en peut plus de Maël devenu macho…Alice vit un amour platonique avec Hugo….

 

De nombreuses comédies (une interactive « La Cour-ge »)  pour des distributions variées de 1 à 12 comédiens (certaines modulables)

 

Quelques textes pour émoustiller la réflexion :   « Nous y sommes »  1f-1h ; » Avoir ou ne pas avoir » 3 F ou 3 H  ou 1H-2F ; « Les Exclus » 3 H ou 1F- 2H ; « Mort pour » ! 1F-2H ou 3 H……

 

Trois pièces  convenant à Café-théâtre : « Cœur Croisé » ; « Chamonix », et « Demander la main de ta femme »

 

On peut en lire de larges extraits depuis mon site

Si embryon d’intérêt pour l’une ou l’autre, n’hésitez pas à me demander la fin

Merci de votre intérêt à vous qui êtes venus jusque-là….  

Un bel automne à Vous

 

 

 

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Les rôles inversés

Songerie


Je pus assister mes garçons
En leur prodiguant mes leçons
Durant leur long apprentissage.
Surtout au sujet du langage.

Or en ce temps j'étais sévère,
Les instruisais à ma manière.
Ils sont devenus bien pensants
Et se montrent reconnaissants.

J'ai longtemps joui d'un prestige.
S'ils étaient pris dans un litige,
C'était vers moi qu'ils accouraient,
De ma compétence assurés.

Tout a changé brutalement.
S'ils ont parfois un différend
Ils savent se tirer d'affaire.
Le droit n'est plus champ de mystères.

Ils ont accès à un savoir
Qui donne plaisir et pouvoir.
Fascinée je fus éblouie
Par les effets de l'énergie.

S'adapter est incontournable.
Je ne m'en sentais pas capable.
Mon fils aîné me prit en mains
Et me mit sur le bon chemin.

Ce fut un professeur sévère
Qui souvent se mit en colère,
Oubliant bien étourdiment
Que l'âge rend l'esprit plus lent.

Je souris certes satisfaite.
La providence fut parfaite.
Je profite journellement
D'avoir appris profondément.

Je me maintiens dans le courant
Grâce au soutien de mes enfants.

J'utilise leur savoir-faire
Quand maintes fois je le préfère.

3 octobre 2015

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Peur.

Je suis vêtue d'une robe noire

qui en cet instant me semble trop étroite,

les yeux cernés de bleu, le teint pâle,

 parfumée de lilas blanc,

je suis assise dans un train de banlieue,

 destination Paris-Nord ; je suis pensive,  inquiète,

j'ai peur brusquement de la vie ;

une pensée furtive me traverse violemment,

cette peur de tout perdre m'assombrit d'un coup !

Peur de la vie, lorsqu'elle se fait trop belle, attachante,

qu'elle puisse un jour de façon impromptue ne plus être,

 m'imposer l'incolore du vide.

Malgré cela, je persiste à écrire chaque jour,

 ce petit chemin vert chauffé par le soleil,

 butiné ça et là, par les baisers tièdes et joyeux,

de l'ondée claire et douce ;

  faire croître tout cela m'impose une discipline bienfaitrice,

 qui se moque royalement de l'éphémère,

de l'effacement brutal ;

en cela, l'écriture se fait mère,

mais une mère point trop douce, encore moins indulgente,

mais stimulante, soucieuse essentiellement de mon indépendance,

 de ma capacité à faire face, à affronter l'absurde,

 à être dans la pleine conscience du moment touché puis traversé,

à s'en faire notre alliée, pour simplement vivre l'instant,

celui qui ne me sera jamais volé ;

oui hâtons-nous lentement !

Puissions-nous faire comme la rose,

qui s'ouvre, se ferme, s'entrebâille,

se laisse contempler, caresser, recouvrir par la nuit,

se laisse perler de rosée et s'attendrir par l'aube étincelante ;

 oui la rose ne fait qu'exister et se moque de demain.

Elle reçoit le condensé de chaque chose qui la touche !

Ecrire est un pieds de nez à l'inéluctable finitude;

des pas de nous laissés juste après ;

puis une voix que des yeux entendront.

En face de moi, l'inoubliable regard

d'un enfant blond, me contemple, s'étonne,

de mon brusque obscurcissement,

me fait don de son ensoleillement bleu-ciel,

c'est un peu une rose !

NINA

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OUVERTURE

12273123656?profile=originalRonde parfaite Lune de Septembre

Comme une ouverture vers l'autre nuit

Vers ce je ne sais pas encore

Vers la parfaite vision

Lune Ronde est venue dans ma fenêtre de la nuit

AA

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Une fantaisie excitante

Pantoum

 

La journée reste éblouissante.

Au ciel des nuages figés

De soleil certes gorgés.

Je ressens une joie ardente.

 

Au ciel des nuages figés

D'une beauté attendrissante.

Je ressens une joie ardente.

L'envie me prend d'y voyager.

 

D'une beauté attendrissante

Sont tous ces îlots enneigés.

L'envie me prend d'y voyager,

Une fantaisie excitante.

 

Sont tous ces îlots enneigés

Faits d'une matière fondante.

 Une fantaisie excitante

D'y être engloutie immergée.

 

                                                                         2 octobre 2015

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administrateur théâtres

12273127690?profile=original 

OPÉRA

LA VESTALE

GASPARE SPONTINI

Alessandro de Marchi & Eric Lacascade

 

 

13, 15, 17, 20, 22 Octobre 2015  20:00

25 Octobre 2015  15:00

 

 Au CIRQUE ROYAL

 

Opéra en trois actes, version française

Livret de Victor-Joseph Etienne de Jouy

Création Salle Montsansier, Paris, 15/12/1807

 

                                                                                         NOUVELLE PRODUCTION

 « Depuis La Vestale, il n’a point été écrit une note qui ne fût volée de mes partitions ! » Gaspare Spontini avait parfaitement conscience du caractère influent de sa partition: il y proposait de nouvelles perspectives pour l’opéra, en imaginant l’ensemble de la partition selon une dramaturgie forte qui déterminait des effets naturalistes, l’orchestration et la forme musicale, et en ouvrant ainsi la voie à des compositeurs d’opéra tels que Rossini, Wagner, Berlioz et Meyerbeer... Ce grand opéra avant la lettre, regorgeant de tableaux spectaculaires sur l’amour interdit d’une vestale pour un général romain, fit aussitôt de Spontini le compositeur le plus important de l’ère napoléonienne. Pour sa première mise en scène d’opéra, le metteur en scène français Éric Lacascade aborde un thème actuel : « Plus que la passion amoureuse, l’enjeu de l’opéra est la libération d’une femme qui s’affranchit du pouvoir religieux. »

 

La vestale est une œuvre à redécouvrir, véritable passerelle entre le baroque et le romantisme. Si l’influence de Gluck se fait sentir dès les premiers accords de l’ouverture comme dans les scènes chorales, superbes, ou les grands récitatifs, l’originalité et le raffinement de l’orchestration de Spontini porte en elle de nombreuses innovations que bien des contemporains et successeurs lui empruntèrent. Berlioz notamment citera souvent l’opéra de Spontini en exemple et Wagner dirigera l’œuvre en 1844.

L’histoire se déroule sur fond de tragédie romaine. Le général Licinius est amoureux d’une jeune prêtresse du temple de Vesta, Julia. Alors qu’ils se jurent fidélité, le feu sacré placé sous la surveillance de Julia, s’éteint. Arrêtée, celle-ci refuse de dénoncer son amant et se voit condamnée à être enterrée vive. Elle sera sauvée par la puissance de l’amour. Un orage divin enveloppe le temple et permet à Licinius d’arracher Julia à sa tombe. Le feu sacré est restauré.

 

L’opéra de Spontini  fut  créé à Bruxelles dès 1810. En 1954, Maria Callas remet le rôle au goût du jour dans une mise en scène mémorable d’un certain Visconti. Mais il faudra encore plus de cinquante ans pour le réentendre à la Monnaie !

 

Le chef d’orchestre italien Alessandro de Marchi que nous n’avons pas eu l’occasion d’entendre depuis plusieurs saisons, viendra diriger l’Orchestre symphonique de la Monnaie pour cette nouvelle production qui sera présentée au Cirque Royal  du 13 au 25 octobre 2015. On y retrouvera également les Chœurs de la Monnaie dirigés par le chef Martino Faggiani et la MM Academy préparée par Benoît Giaux.

La mise en scène, confiée au français Eric Lacascade,  a été créée en 2013 au Théâtre des Champs-Elysées à Paris et a, depuis le début, été mise en place en vue de la présenter au Cirque Royal de Bruxelles. Issu du monde du théâtre, le metteur en scène français Eric Lacascade fait ici ses premiers pas à l’opéra. Il nous propose une version détachée de tout historicisme comme de toute transposition contemporaine. Le dispositif scénique est simple, un plateau nu brûlé par le soleil ou plongé dans la pénombre, quelques meubles. Eric Lacascade utilise une certaine stylisation dans le décor et le jeu des chanteurs pour dégager les traits psychologiques des personnages tout en se tenant au plus près de la musique de Spontini. Il voit dans l’ouvrage de Spontini un drame intemporel et définit ainsi le personnage principal : « Julia,  femme victime, femme guerrière, femme révoltée, femme insoumise, révélée à elle-même par l'amour passion. La puissance de cette passion, la puissance de cette femme enflammée dépasse de loin toute époque. Soumise à un rituel ancestral dans lequel la femme est au service de Dieu et de l'homme, elle ose choisir la singularité de son amour, contre la loi divine, contre la loi de la cité. » Il ajoute que c’est également la « présence du peuple, peuple de vestales, de prêtres, de guerriers, de citoyens, foule bigarrée et mélangée, toujours au bord de l'explosion qui fait aussi la puissance de l'œuvre. »

La Monnaie - La Vestale

 Photo © Chad Ress / Gallery Stock

 
Titre jadis incontournable du répertoire bruxellois, La Vestale de Spontini n’a pas été donné ces dernières décennies. Nous vous présenterons la version française de cette tragédie lyrique, une oeuvre que l’on peut considérer comme annonciatrice du grand opéra. Le metteur en scène de théâtre français éric Lacascade, connu pour ses adaptations de Molière, Kleist et Shakespeare, proposera ici sa première mise en scène à l’opéra, déjà donnée au Théâtre des Champs-Élysées à Paris en coproduction avec la Monnaie. Il adaptera sa production à l’espace du Cirque Royal, où il sera rejoint par le chef d’orchestre Alessandro De Marchi.   Peter de Caluwe

 


La distribution réunit des artistes invités régulièrement sur la scène bruxelloise, Yann Beuron, Sylvie Brunet-Grupposo, Julien Dran et Jean Teitgen. Pour ses débuts pour la Monnaie, la soprano franco-canadienne Alexandra Deshorties interprétera le rôle de Julia.


Le ténor français Yann Beuron qui créa en 2014 le rôle du mari de la sœur ainée dans Au monde de Philippe Boesmans, interprètera pour la première fois le rôle de Licinius, l’amant de la vestale. La mezzo-soprano française d’origine sicilienne Sylvie Brunet-Grupposo incarnera la Grande Vestale. Elle avait impressionné le public et la critique pour ses débuts dans le rôle d’Azucena (Il Trovatore) en 2012 et dans la reine Gertrude (Hamlet, Verdi) en 2014. Dans le rôle de Cinna, nous retrouverons le jeune ténor français Julien Dran, découvert à la Monnaie avec le personnage d’Edmondo dans Manon Lescaut (Puccini) en 2013, et, dans le rôle du Souverain Pontife, la basse française Jean Teitgen,.

Coproduction La Monnaie / De Munt, Théâtre des Champs-Élysées
Avec le soutien de SWIFT

Réservation en ligne ICI

CALENDRIER et tickets: http://cirque-royal.org/?

gclid=CjwKEAjw1riwBRD61db6xtWTvTESJACoQ04QIvV5xD1WDEVqDXrl1VU7KZn26akA5juepBocDpxdZRoCGNfw_wcB

 

La Monnaie

http://www.lamonnaie.be/fr/opera/568/La-Vestale

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Face à la nuit

 Soliloque

De mon salon plein de lumière
J'entrevois la profonde nuit.
Sur le gazon tombe la pluie
En perles fines et légères.

Ma pensée demeure imprécise.
J'essaie vaguement de savoir,
En cet instant de fin d'un soir,
Pourquoi mon âme est indécise.

Contente d'être bien solide,
J'ai profité d'un bel été
À la saveur de douce paix.
L'immense ciel y fut splendide.

Je ne me sens plus entière
En ayant changé de visage
Et perdu à jamais l'usage
De talents dont je fus fière.

Les saisons ont nombreux effets
Sur les présents de la nature.
Ils se renouvellent, perdurent.
Ses pouvoirs restent inchangés.

Le vent de vie tourne les pages
Du livre ouvert de chaque humain.
Il y contiendra son destin
Qui se déroule sans présages.

Des joies et des souffrances arrivent
Souvent imprévisiblement,
Différentes complètement.
Elles s'en vont à la dérive.

Sur le tapis de la descente,
Ne sais où je vais atterrir
Ni ce que je pourrai cueillir
Si la chance y est en attente.

30 septembre 2015

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ENCORE FAIM...

Des jolis mots qui foisonnent

Dans les livres et les chansons

Qui dans la mémoire résonnent

En dépit de toute raison!

De ces matins qui frissonnent

A l'idée d'un rendez-vous

Et des heures que l'on se donne

Où l'on pourra être fou!

Des lambeaux de nuits torrides

A l'écoute de deux corps

Où de vivre on est avide...

Cette envie de dire encore!

De se perdre dans des yeux

Et d'y retrouver la vie

Et puis se sentir heureux

L'histoire n'est jamais finie!

J.G.

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administrateur théâtres

12273128054?profile=original12273128282?profile=original12273129266?profile=original

12273129701?profile=originalVoici du  panache et  de la  flamboyance  pour ouvrir la  saison à ORW  à Liège.  Jean-Louis Grinda*est de retour avec une somptueuse mise en scène de l'Ernani de Verdi en collaboration avec l’Opéra de Monte-Carlo.   

Pour souligner l’opulence musicale  de l’œuvre, Jean-Louis Grinda choisit d’utiliser une toile de plastique tendue,  faisant miroir, inclinée en fond de scène qui dédouble les clairs-obscurs et les saisissants jeux de lumière de Laurent Castaingt de manière très  onirique. Ceux-ci jouent avec la transparence des écrans et  font surgir  la vision extraordinaire d’une reine de lumière en robe blanche  autour de laquelle surgissent  des   personnages  vêtus de brocart, figés et  muets, comme dans un cauchemar. Nous sommes dans les toutes premières mesures de l’ouverture.

Plus de 300 costumes resplendissants, d’inspiration Renaissance, signés  Teresa Acone et une  réplique stylisée  de combats équestres de Paulo Ucello contribuent à créer  l’atmosphère grisante de légende épique. L’importante distribution  glisse  sur  l’échiquier du drame romantique, fait de porphyre er de marbre noir. Les décors sont signés Isabelle Partiot-Pieri. Le mouvement entre ceux-ci simule  la main du destin, le moteur invisible de l’ouvrage. La très belle direction des choristes  evient à Pierre Iodice. Le décor au  troisième acte suggère le tombeau de Charlemagne surmonté de l’aigle impérial,  auprès duquel se fera le couronnement. Le dernier acte  s’ouvre sur  une couche nuptiale surmontée d’un  immense dais de soie blanche   parsemée  d'écussons dorés,  auquel seront  assorties les tenues de bal de la cour  pour les  épousailles princières.

Les personnages. Une femme Elvira (Elaine Alvarez), flanquée de  sa nourrice Giovanna (Alexise Yerna), face au monde guerrier des hommes : un oncle, un grand d’Espagne,  De Silva (la basse Orlin Anastassov), vieillard qu’elle déteste et qu’elle doit épouser.  Don Carlo (Lionel Lhote), le roi d’Espagne qui lui a aussi demandé sa main et  lui a même offert la couronne. Son cœur appartient à  Ernani (le ténor argentin Gustavo Porta), prince proscrit, cuirassé dans une voix forte, stable  et assurée,  poursuivi par une fatalité meurtrière, devenu bandit avide de vengeance : son père a été tué par le père de Don Carlo. Traqué par les émissaires du roi, iI s’est réfugié dans les montagnes d’Aragon.

Tout pour l’amour. Il rêve d’enlever Elvira. Le malheureux couple  se voue  en effet un amour sincère et juste, seule harmonie dans cette fresque guerrière  mue par la poudre et le glaive. Encore deux hommes de plus  au tableau : Riccardo, l’écuyer du Roi et Jago, celui de De Silva. L’amour est la valeur absolue d’Elvira et sa seule arme. Elle est prête à perdre la vie et irait jusqu’à tuer  si elle ne peut pas vivre aux côtés de son amant.  « Ernani involami » est d’une poignante beauté, brodé de belles demi-teintes fort délicates. 

 Tout pour l’honneur. La machine à broyer les hommes dans le sang - Jalousie et Vengeance - se réveille. De Silva a offert à son insu l’hospitalité à Ernani en fuite. Ernani, croyant Elvira  mariée,  lui offre sa tête en cadeau de noces, quand, enflammés par l’idée de vengeances communes, Ernani et De Silva  décident de se liguer contre le roi. Il revient à Ernani de l’abattre, pour venger la mort de son père.  Inconscient ou la proie d’une malédiction,  Ernani conclut avec De Silva un pacte fou où  il  offre à son ennemi de se supprimer par le glaive lorsque De Silva fera retentir trois fois un cor fatidique!  L’honneur est la valeur absolue d’Ernani,  et rien ne tiendra devant  ce pacte  insensé !  Aucun usage de la raison ou les supplications d’Elvira  n’arrêteront  son passage à l’acte. Pauvre folie des hommes.  Etranglé par l’orgueil de ses principes et la  spirale des vengeances en série, il s’immole aux pieds de celle qu’il peut enfin épouser sous l’œil impassible de De Silva. Quelle absurdité ! Elvira avait  fini par obtenir  la clémence du nouvel empereur du Saint Empire  grâce à  la sincérité et la pureté de ses sentiments. Victoire éphémère de l’amour.  En effet, au  troisième acte, le roi Don Carlo,  accédant au trône impérial sous le nom de Carolus Quintus,  avait su contourner la haine, trouver le chemin de la paix et  de la clémence. On est frappé par la noblesse de ton de Don Carlo, qui s’oppose à la dérisoire vendetta et l’orgueilleuse dette d’honneur!  Le goût du sang, la folie de vengeance et de  jalousie de De Silva  viennent tout ruiner. Le trio final est un hymne rutilant fait de désespoir et de malédiction.

12273129069?profile=originalTout pour la musique. L’orchestre dirigé par Paolo Arrivabeni enchaîne les airs, les chœurs chatoyants et les dialogues  avec une énergie dévorante. La constance  des différentes haines se dégage de chaque scène avec  obstination dans une atmosphère de fatalité. It’s a man’s world. Et à l’opposé, parée de tout le  mystère de féminité, des couleurs  tendres  aux plus crépusculaires, l’interprétation  vocale impérieuse d’Elaine Alvarez est royale et sereine malgré  l’intensité de sa souffrance. Elle suscitera vivats et applaudissements enthousiastes très mérités lors des nombreux rappels en scène. Tout aussi royale est l’interprétation et  la voix ronde et souple de Don Carlo. Lionel Lhote le sublime baryton qui nous a enchantés dans Les pêcheurs de perles tout dernièrement sur la même scène, et il  se surpasse encore. « O de’verd’anni miei » médite-t-il devant la tombe de Carolus Magnus, symbole de sagesse. Avec sa très belle présence scénique, c’est probablement, notre voix préférée dans ce magnifique spectacle qui ne cesse de nous rappeler de façon étonnamment vivante,  les  tableaux  de Velasquez.

ernani-c-opera-royal-de-wallonie-lorraine-wauters-27.jpg?itok=IhBFmvyR&width=452                          http://www.operaliege.be/fr/activites/operas/ernani

ernani-c-opera-royal-de-wallonie-lorraine-wauters-14.jpg?itok=yAQQppjf&width=452

* Jean-Louis Grinda a dirigé l'Opéra Royal de Wallonie pendant des années, avant l'actuel directeur général et directeur artistique Stefano Mazzonis Di Pralfera  

Saison : 2015-2016

Durée : 2:40 /Langue : Italien /Direction musicale : Paolo Arrivabeni / Mise en scène : Jean-Louis Grinda/ Chef des Chœurs : Pierre Iodice/ Artistes : Gustavo Porta, Elaine Alvarez, Orlin Anastassov, Lionel Lhote, Alexise Yerna/ Nombre de représentations : 6 /

Dates : Du jeudi, 24/09/2015 au mardi, 06/10/2015   

 crédit photos: (© Opéra Royal de Wallonie - Lorraine Wauters).

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Ecriture prompte

"Combien de frimousses

Ai-je vu sur la mousse ?

Beaucoup de peau surannée

Avec au beau milieu des plis ailés

Que n'ai-je comme sensation ?

Lorsqu'elles se déroulent d'émotion

Tant à vouloir saisir les formes

Avec une emprise de couleur d'orme

Chair de poule

Au centre des cuisses roulées

A faire surgir au bout oblongue

Une volonté d'embrasser

Plus que des boucles blondes

D'un seul geste de doigt

Surgit le drôle en moi

Pour les plaisirs des seuls yeux

Trés loin de l'émoi et de l'adieu

Tout mon être derrière l'image

Souffre de ne pouvoir caresser l'hommage

Digne d'un Homme

Au sourire pâle individuel et gommé".

 12273127272?profile=original

11/11/2013

Écriture prompte

Eric DELACROIX.

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