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Les fleurs qui durent

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Petites créatures vivantes,
Toutes les fleurs sont émouvantes.
Parmi les dons que l'on nous fait
Rien n'est plus touchant qu'un bouquet.

Quand en pot elles ont racines,
Pour qu'elles durent on les câline.
Elles ont besoin de tendresse,
De bons soins qui jamais ne cessent.

Parfois elles furent reçues
D'un être qui n'existe plus.
Face à leur beauté qui persiste,
On aimerait être un artiste.

19 Octobre 2015


.

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Sous le lilas qui refleurit

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Peinture de Suzanne Walther-Siksou

Je suis en un état de grâce,
Vue imprenable sur le ciel.
Ce jour la lumière est de miel.
Stylo en main, je me prélasse.

Me sont venus deux vers chantants.
Je les pose sur une sur une page,
Ils me révèlent des images,
Venues de loin certainement.

Alors que je pense à ma muse,
L'esprit joyeux et en éveil,
En m'abandonnant au soleil,
De curieux dessins m'amusent.

Lors j'aperçois, silencieuse,
Sous le lilas qui refleurit,
Tout en bleu, semblant alanguie,
Une dame mystérieuse.

6 mars 2014

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Pardon à celles qui m'ont aimé

Pardon à celles que n’ai pas salué,
Quitté trop vite, par force ignorées.
Ces rires à conserver, jeunes et réjouis
Ont fané leurs visages, alors j’ai fui.

Pardon à Marthe, à sa limonade du jeudi,
Sa maison ouverte aux enfants pour la première télévision
Perchés, couchés, serrés ou accroupis,
Rêvant à la couleur, à sa riante illusion !

Pardon à Georgette si belle à quarante ans,
Aux yeux de braise qui ont allumé les miens,
Eveillé l’improbable désir enfantin
D’un amour pour une maman.

Pardon à Jeanine, as-tu pensé un instant
Que je puisse balayer, pusillanime,
Ce lien qui a été si constant
A nos retours de l’usine ?

Pardon à Marie, la femme de ma vie
Qui m’a tant appris, si bien élevé,
Que je n’ai pas salué tant je fus effrayé,
La bonne mère que j’ai tant chéri.

Je vous demande pardon, vous qui ne m’avez rien pris
Mais apporté l’amour sans contrepartie et avec bonté,
A l’époque quand je n’avais pas compris.
Je répare donc à vos pieds cet oubli insensé.

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Exposition de Cécile Parent

Bonjour.

Vous êtes tous les bienvenus à mon exposition "Symphonie des sphères" à "l'Espace Art Gallery", à Bruxelles.

Jerry Delfosse se fera un plaisir de vous accueillir à l'occasion du vernissage le 12 novembre 2015 et tout au long de l'évènement jusqu'au 29 novembre 2015.

Au plaisir d'une prochaine rencontre.

Cécile Parent

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Première exposition solo de Gaétan Patenaude

     C’est toujours pour moi un grand plaisir lorsqu’un ancien stagiaire vole de ses propres ailes et expose en solo dans une belle galerie d’art, cela prouve au moins la valeur du travail réalisé ensemble à un certain moment.

     Amis (es) de Montréal, de Québec et des environs (ou qui passerez par-là ces jours-ci et jusqu’à mi-novembre), camarades de stages vous souvenant de lui, allez admirer  le travail de Gaétan à travers son exposition intitulée Ma rivière aquarelle : Repères d’un parcours.

     L’exposition se tient à la galerie L’ARTICHO, située à Québec 135, rue Saint-Vallier Est, depuis le 27 octobre jusqu'au 14 novembre 2015.

      Le vernissage aura lieu le 30 octobre 2015, de 17 h à 19 h.

    Gaétan sera présent à la galerie le soir du vernissage ainsi que les samedis après-midi 31 octobre, 7 et 14 novembre 2015.

     Cette exposition est la troisième étape d’une phase de partage plus soutenue de sa démarche d’artiste.

     La première a été la mise en ligne de son site web  www.mariviereaquarelle.com en décembre 2012 et la deuxième, la publication d’un livre numérique intitulé Ma rivière aquarelle : Parcours d’un regard. Les informations pour le consulter se trouvent à l’adresse suivante :

http://www.mariviereaquarelle.com/inscription

   N’hésitez pas à communiquer avec lui pour tout supplément d’information : info@mariviereaquarelle.com, et transmettez-lui mes amitiés et félicitations si vous le rencontrez !

     Je rajoute autre chose qui n'a rien à voir avec l'exposition de Gaétant : lors de la modification de l'article précédent, les commentaires que j'y avais déjà et auxquels j'allais répondre se sont perdus, que leurs auteurs veuillent bien me pardonner !

L'affiche de l'exposition
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Le choix

Ennui profond,
Je tourne en rond.
Vrai, je bougonne
Dieu me pardonne!

M'en prends au sort,
Mais bien à tort,
J'ai de la chance,
Vis sans souffrance.

Je nie mon âge,
Ou m'en outrage.
Ô vanité
Des vanités!

29 janvier 2013.

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DEUX... VOIES

 

 

        DEUX... VOIES

…L'ancre est de nouveau levée
Et l'encre retrouve sa source
Et je m'embarque dans les deux voies
La mer est calme
L’air marin invite aux voyages
Mes yeux se purifient à l’azur
Et celui du ciel de mon âme


Ma plume sort de sa somnolence
Décide autant de fois de changer de cap
Et mes mots longtemps en jachère
Se mettent à l’œuvre
Les sveltes lettres entament une danse
Sous les yeux étonnés d’une lune radieuse
Et l’éternelle envie
Des étoiles du firmament en hypnose


Les lignes accompagnent les lignes des allées
Les points ceux du passage des oiseaux
Les accents accentuent la tonalité
Les échos qui chevauchent les échos
Et les échos qui répondent aux échos
Et je m’éloigne… en solitaire


Je sens partout des étreintes
Je vis toujours sous l’emprise des étreintes
Quand mes bras enlacent avec fougue
Quand mes bras entourent avec force
Le tronc Ô combien mouvant des souvenirs…!


Dire que je suis versatile…
Dire que je vis sur un socle d’argile…
Dire que je suis l’indéchiffrable errant…
Pourquoi ne pas l’être ?
Quand le ciel des saisons change d’humeur…
Quand l’arbre reconnaît son ardeur…
Quand la rose étiolée renaît de ses cendres…
Quand la source agonisante reprend vie…
Après le rétrécissement de ses racines…

 

… Et je m’éloigne, le corps et l’esprit ailleurs
Pour partager les noces des deux voies…
Celle de l’ancre levée de l’embarcadère
Et celle de l’encre de la vie
Je mets une nouvelle passerelle symbolique
Entre les deux voies…en symbiose

© Kacem Loubay
Mercredi 3 octobre 02
khénifra - Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive

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Aiguilles Godefroy, Déplasse et Viala au Caroux, aquarelle Alain MARCQue les choses soient très claires, cette aquarelle n'est pas une aquarelle comme nous en réalisons toutes et tous au cours de nos balades dans la nature ou nos carnets de voyage (ce qui est déjà formidable quand on peut le faire) : elle est le produit d'une expérience dont le processus commence dans une réflexion et une démarche particulières qui lui sont bien antérieures.

L'intention qui en est à l'origine n'est pas de réaliser une « belle aquarelle » ni une aquarelle révélatrice d'un talent quelconque de son auteur, ni de représenter un paysage en tant que tel, mais d'étudier, d'élaborer et de tester un processus créatif nouveau dont le prolongement ne doit pas s'arrêter à une simple expérience graphique et picturale tout aussi intéressante qu'elle soit.

Mon projet va plus loin que cela, car il touche l’individu dans son développement personnel tout en étant un formidable tremplin dans l’élaboration d’œuvres en arts plastiques comme j'ai pu le vérifier à partir des expériences qui ont suivi (étant à la fois « cobaye et chercheur » dans ce projet il y a un énorme décalage entre la publication de mes articles et les résultats que j'ai déjà obtenus).

Mais ils sont bien là, les produits picturaux de ces expériences, et ils sont loin d'être inintéressants !

Je reparlerai plus tard des phases de développement des croquis aquarellés et des aquarelles de terrain réalisés à travers ces expériences, ainsi que des implications mentales qui ont débouché sur des toiles de plus grand format à partir des méthodes que j'ai développées et qui tirent leurs enseignements du fruit de ces expériences.

Mais aujourd'hui, je témoigne de leur intérêt pour l'énergie positive, l'enthousiasme, l'esprit de réussite et le sentiment d'immense bonheur qu'elles procurent.

Ce qui était le plus difficile pour moi était de transposer la stimulation créative ressentie lors des états de « flow » (également nommés « expérience optimale » selon les psychologues, ou d'entrée dans la « zone » comme le disent les médecins du sport) à un état de conditionnement mental qui la rende si possible reproductible en dehors de tout contexte sportif.

Ce qu'il faut que je transpose de l'action sportive à l'expression picturale est très complexe (les facteurs physico-chimiques et neuromédiateurs déterminants pour le conditionnement mental dans une situation sportive donnée tels que l'adrénaline, les endorphines, la sérotonine, les monoamines, etc., ne sont à cause de mon absence de connaissances spécifiques, ni compréhensibles, ni « envisageables » dans une situation différente du contexte où ils se manifestent).

Alors, j'en relève les éléments que je considère comme déterminants au cours de l'escalade :

    • une projection dans l'objectif clair d'atteindre le sommet avec le plus de maîtrise et d'aisance possible en accumulant un maximum d'énergie positive (celle-ci apparaît sans en avoir conscience si les deux autres s'affirment en synergie),

    • une implication totale, une intense concentration tout au long de l'escalade,

    • la mise en phase dans la totalité de l'action des compétences personnelles (physiques, intellectuelles, mentales, etc.) avec les difficultés du projet (tant globales que sectorielles),

    • un véritable relâchement mental afin de se détacher de toute distraction « externe » pour se concentrer uniquement sur l'environnement immédiat et l'enchaînement des gestes d'escalade (ce que je n'ai pas toujours fait pendant ces deux dernières longueurs de corde, car je me suis souvent arrêté pour contempler, réfléchir et me « nourrir » de mon environnement),

    • une modification réelle de la perception du temps qui s'écoule (je dirai plutôt de son interprétation),

    • une maîtrise presque « absolue » du self contrôle dans l'action (je savais bien avant, que celle-ci était d'abord liée au niveau d'entraînement),

    • l'adaptation immédiate du comportement individuel face aux difficultés techniques imprévues survenues au cours de l'escalade.

 
Aquarelle en créativité augmentée à la Tête de... par Watercolourman

À partir de tout cela, entre les notes prises en analysant mon comportement dans le stade le plus élevé de l'état de « flow » (que je pense avoir vécu pendant l'action sportive), et en établissant un parallèle avec mes méthodes personnelles de concentration lors de toute action picturale, j'en dégage et étudie les différents points communs réunissant les deux actions ainsi que leurs différences, et j'en tire plusieurs analyses débouchant chacune sur des « exercices » particuliers dont l'aquarelle ci-dessus des aiguilles sommitales du Caroux est l'un des premiers produits (de même que mon « chêne vert » ou le « rocher aux lichens » sont le résultat d'autres exercices similaires, l'aquarelle réalisée dans le cours même de l'escalade ne faisant pas directement partie de ces exercices).

Cette vidéo est constituée de deux parties (il est important de bien comprendre la première pour mieux suivre la seconde, car j'y explique ma démarche, l'acte pictural ayant commencé bien plus tôt pendant l'escalade) : a priori, la première (celle de l'escalade), pourrait ne rien à voir avec la seconde (celle de la réalisation de l'aquarelle), il n'en est rien !

Les deux participent à une même expérience (entreprise depuis plusieurs épisodes, voir par exemple l'article précédent) destinée à élargir notre potentiel créatif et à optimiser de nouvelles approches dans le développement de l'expression picturale...

 

Il va sans dire que les méthodes que je suis en train d'expérimenter ne peuvent (pour l'instant) pas s'appliquer à une peinture en milieu urbain ni à un travail où on serait en permanence déconcentré.

Mais je commence à les appliquer sans implication sportive spéciale !

Par contre, les notions d'émerveillement, le rapport à la nature et la façon de se fondre en elle sont des éléments très importants : c'est par eux que passe cette chose si étrange, de l’ordre de l’essence du monde qui permet une projection de l’état intérieur en même temps qu'une interaction entre soi et l’univers (on rejoint ici certains échanges de Michel Onfray avec François-Xavier Bellamy à propos du livre « Cosmos » - et de bien d'autres penseurs présents et passés à travers leurs questionnements – échanges que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer dans un article récent)...

On touche aussi (mais d'une façon particulière) à l'existentiel. Cela nous amène à d'autres conceptions de l'art contemporain qui relèveraient non plus d'un présent créatif qui veut se différencier, mais de l'universel.

Un art « métacontemporain » en quelque sorte, qui consisterait à ne plus admettre la peinture (ou la sculpture ou toute autre forme de création actuelle) comme une fin en soi, mais comme un témoin de l'intériorité de l'être (par-delà son ego celui-ci n’existant plus dans ce rapport à l'univers) associé à un nouveau questionnement de l’essence du monde dont elle révélerait une forme de perception.

À suivre.

Article et vidéo précédents sont ici : Aquarelle et expérience de flow à la Tête de braque (3e et 4e longueurs)

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Bawis d'automne

Cet automne les pierres m'oint encore raconté des histoire de bawis*, retrouvez-les ici. (on peut aussi cliquer directement sur les images)

Voici deux photographies en avant goût :

12273129480?profile=original

12273130055?profile=originalBonne visualisation, découverte, ou encore stimulation

*

Bawi est le nom que je donne à mes empilements de pierres, fragiles par instabilité.

J'ai rencontré un jour un homme qui lui aussi avait ce souci de donner un nom à la chose, il les appelle piéreqs.

Bawi vient de Balancing Art Work International, une cause commune des gens qui comme moi élève les pierres dans un monde qui n'est pas leur leur.

Piéreq de son côté compose Pierre érection équilibre.

Notre rencontre est consultable ici.

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L'adolescent et la jeune fille,

 

Dans un couloir bleu,

marche une frêle jeune fille brune,

dont la tonalité des pas est semblable

à un chant dans la tête d'un adolescent

mélancolique et seul, pensif face à la mer ;

sa tristesse est néanmoins joyeuse,

tant il est empli d'elle, sa muse de chaque instant,

son commencement !

Dans une chambre claire,

l'adolescent fébrile,

l'écrit toute entière, à l'encre bleue,

jusqu'à ce que résonne le nu murmure

de ses pas juvéniles, qui s'enhardissent déjà  ;

une femme peu-à-peu se dessine.

La mer au loin se retire et se tait.

NINA

 

 

 

 

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Poèmes et poésies


La poésie que la vie offre
Étalée et non dans des coffres
Est une manne irréductible
Or en manquer n'est pas possible.

Certains appellent poésie
Un courant de douce énergie
Qui cause un émoi agréable
Ou qui était insoupçonnable.



Les artistes ont la tentation
De révéler des sensations
Éprouvées le temps d'une grâce.
De cela jamais ne se lassent.

Ils expriment leurs coups de coeur
En faisant un choix de couleurs.
Par leurs vocables les poètes,
Tracent des images parfaites.

Écrire sans nécessité
En l'état de félicité
Donne naissance à des poèmes
Nommés poésies parfois même.

25 octobre 2015

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Élucubrations poétiques

 

L'inspiration venue de haut,

Des monts fréquentés des oiseaux,

Quand vers nous un vent la dépose

Souvent semble être de la prose.

 

Ses mots pleuvent en abondance

Avec pouvoir de transcendance.

Nouvel aspect du familier.

Ce qui existe est falsifié.

 

Cerveau, ô mon cerveau je sais

Pourquoi je n'aurai pas accès

À un espace fantastique

Au cours d'errances oniriques.

 

Tu es pourtant mine de mots

Mais elle demeure au repos,

Sans aucun foyer volcanique.

J'y prends des grâces romantiques.

 

Me tient dans la réalité

Qui est parsemée de beauté

Ma raison toujours vigilante,

À tout jamais intansigeante.

 

26 octobre 2015

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Sommes nous manipulés ?

Selon toute vraisemblance nous agissons et réagissons comme des marionnettes ! Deux manières de manipuler : avec les mains, c'est la racine première mais aussi avec l'esprit. La manipulation de l'esprit est moins visible à l'oeil nu dans l'immédiat contrairement à la manipulation manuelle qui se voit de suite. On ouvre ou ferme une porte, cela se voit, mais la raison de cette action, si elle peut se deviner, appartient à son auteur. Le but peut-être salutaire ou destructeur selon l' état d'esprit. Sur le grand échiquier de la vie où nous répondons aux qualificatifs de peuple, intellectuels, religieux, politiques, journalistes, diplomates, financiers et hommes d'affaires, humanitaires ..., une information, un évènement peut-être provoqué afin d'obtenir le résultat que l'on escompte, aller vers la direction que l'on souhaite.Exemple frappant : le chômage.Ce mal endémique qui frappe la terre entière. Immédiatement dès que le mot est prononcé il provoque la panique dans le peuple. Il déclenche pauvreté, perte de domicile, solitude, privation, déshonneur, perte d'estime de soi, des verbes comme sombrer, mourir, se suicider ... !  Pour les intellectuels le chômage provient d'un manque d'études, de diplômes, de formation, d'insertion sociale à repenser, d'associations artistiques et culturelles. Les religieux voient l'abandon des valeurs morales, de la famille, de la croyance en un monde meilleur, d'un manque de solidarité et d'amour, d'une humanité bafouée. Les politiques comme un instrument de propagande à leur éternelle réélection. Voyez comme à chaque fois ils promettent de résoudre cette question qui ne l'est jamais !  Les journalistes colportent toutes les versions et en tirent selon leur propre pertinence des audiences qui grimpent en leur faveur. Les financiers et hommes d'affaires qui aiment s'enrichir et jouer à ce poker menteur alimentent leurs névroses obsessionnelles et actionnent les curseurs du chômage au gré de leur profit. On pourrait varier les exemples dans d'autres domaines de la manipulation de l'esprit. Pourquoi tels bombardements, telles radicalisations, telles migrations, tels mensonges déguisés en vérités, telles campagnes de marketing pour faire et défaire la confiance, faire et défaire la consommation des ménages, relancer telle banlieue en déshérence à la veille des élections ? Chacun voit midi à sa porte et se rit de son voisin, car d'être manipulé il l'ignore totalement. Il faudrait pour cela qu'il sache honnêtement et exactement pourquoi la porte doit être ouverte ou fermée !

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Qui est t-elle ?

Elle est venue frapper à ma porte,

vêtue d'une robe blanche, les yeux verts,

une longue chevelure brune toute nattée,

puis des mots en forme de fleurs, de fruits,

de nuages clairs, parfois d'oiseaux sombres,

se sont évadés de ses lèvres nacrées et nues,

impuissantes à les retenir,

pour de plein fouet me toucher, me bouleverser,

m'apprendre l'instant nu ; cet essentiel d'ici et là,

Ce grand silence !

Elle était là, impalpable et pourtant tellement chaude,

 comme ensoleillée, elle ne cessait de contempler

ce grand vide en moi, ce soleil froid, tout en sang,  sans vie ;

ma mère l'ayant pris en s'en allant en plein juillet !

Elle devinait je crois, dans mon invisibilité lourde,

une légèreté possible, une vie consacrée à l'écriture,

cette disponibilité là ; donc des cris, des rires, des larmes,

des colères enfin audibles,

 depuis mon ventre point encore mère,

exprimés, trop vivants.

Depuis j'ai pris son bel accent, j'écris tout le temps,

je laisse ma porte puis mes fenêtre ouvertes,

je guette sa robe blanche, ses longues tresses brunes

 parsemées de fils d'argent, puis je reçois ses mots,

que je restitue un peu plus bleus,

un peu moins grands mais indemnes,

dont la texture est identique à la sienne ;

 la poésie est son Prénom.

 

NINA

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CHEMINEMENT D’UN POETE…

CHEMINEMENT D’UN POETE…

…Mon ciel est de nouveau entrouvert
Sur un horizon qui sourit à l’aube
C’est un autre panorama qui m’invite
Et où les arbres laissent passer les messages
J’ai fini par croire
Que les amis sont toujours là… !
Il se fait qu’on oublie
Et les pages griffonnées
Et les mille promesses…

Je tiens à reprendre ma place
Gérer de ma croisée
L’avancée des essaims d’oiseaux
De décrire l’ambiance de mes échappées
Quand de ma solitude je crée des voyages
Quand de ma rive j’avance ma barque
Pour accoster quelque part
Et lire en toute quiétude
Les mille lignes tatouées…

Je vois que ma muse refuse le retour
Et je me dis au fond de mes évasions :
Qu’importe… !
Elle est loin cette passion
De suivre le sillage des nues
De crier aux portes scellées
Je change une fois de plus
Et je m’en vais au gré des chemins… !

La main de la destinée aveugle
Tâtonne toujours dans l’inconnu
Elle vient souvent me serrer la main
Et puis elle s’éloigne en me tournant le dos
Je n’ai guère besoin de ce sort
Du moment que les lignes sont tracées
Vivre ma vie comme de coutume
Avec une feuille suspendue à un arbre
Qui tarde à se détacher
Quitter son territoire
Et s’étioler sans bruit…

Je viens pour clamer mon silence
Brosser une autre toile
De mes mains je caresse une étoile
Descendue du firmament
Je l’expose sous mes yeux éblouis
Elle est là dans toute sa nudité
Une fleur à peine éclose
Et qui livre son cœur
A un être qui ne fait que… rêver

© kacem loubay
Samedi 10 Septembre 2005
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive

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Là où s'ébauche le flash harmonique de mes nuits

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Là où s'ébauche le flash harmonique de mes nuits, ma course
des mots révèle ma dissemblance en une éruption effusive.
Dans son sillage exalté, la coulée syllabaire courtise
la dualité des contrées parementées de ma comédie allégorique
où la semence de l'obscur échevelle l'ardeur de ma plume élective.
Alors, dans un fracas de ligne et de vapeur, l'auguste pouvoir
s'épanche dans les veinules de ma page et le soufre
de son feu virginal clame l'ampleur de ses téphras
dans un brasier où je m'enlie.
Pénétrés par la mansuétude de mes visions mystique,
les linéaments de la liqueur noire s'étirent
de tout son règne et la fièvre sensuelle qui convulse
entre mes doigts dépasse les versants farouches
de l'admonestation de la normalité amaurose.
Dès lors, ineffable et alliciant, le verbe devient chair
le masque devient visage et, en la lumière
de la gnose, s'accomplit en amant à la blanche rose
jouissant de mon être en osmose.

Nom d'auteur Sonia Gallet


recueil © 2016

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La nuit, je suis

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La nuit,

Les étangs brillent
Du peu de lumière des étoiles.

La nuit,
Je marche seul
Accompagné du bruit feutré de mes pas.

La nuit,
Un souffle léger
Porte les fragrances estivales.

La nuit,
Un air estival
Me couvre de son drap soyeux.

La nuit,
Un cri m'effraie :
Qui a le plus peur de l'ombre ?

La nuit,
La pluie tombe aussi,
Elle crépite sur mon crane.

La nuit,
Le sol gelé craque
Le bruit fait mon chemin

La nuit,
La neige crisse sous les pas
Une ombre légère les enfonce.

La nuit,
Un vent glacial
Fouette durement ma peau.

La nuit,
Je m'allonge dans l'herbe
Pour sentir les étoiles ou la pluie.

La nuit,
Je suis seul,
Seul, avec le grand Tout !

La nuit,
Le silence respire
Il porte, sourit, accompagne.

La nuit,
La paix m'habille
Et la nature me baigne.

La nuit,
Sous le ciel étoilé
Sous le ciel embrumé,
Pétillant, généreux et aimant
Je marche ;

La nuit,
Sous le ciel lunaire
Sous le ciel accueillant,
Serein, joyeux ou obscur
Je marche ;

La nuit,
Sous le ciel qui pleure
Qui duvette ou qui bruine
Sous le ciel incessant
Je marche ;

La nuit aussi,
Je suis.

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Hors du temps

Je sèche mes joues, attristée
Sans comprendre ce qui se passe.
Rien de la mémoire ne s'efface
Or fus vraiment ressuscitée

.

Emplie d'une immense tendresse
J'ai versé des pleurs abondants.
Ne me souviens plus depuis quand
N'y eus recours dans la détresse.

M'imprégnant des pages d'un livre,
Relatant un événement
Auquel je pris part dans le temps.
Soudain me mis à le revivre.

Maître Max Guedj talentueux,
Se fit pilote impitoyable
À éviter comme le diable.
À Londres, devint glorieux.

Dans le jardin du tribunal,
Mes confrères rendent hommage
Pour son téméraire courage
À l'ami au destin fatal.

Me font connaître un être tendre,
Cultivé, qui aimait la vie.
Sa mère est digne mais meurtrie.
Moi je pleure sans m'en défendre.

24 octobre 2015

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Hors du temps

Je sèche mes joues, attristée
Sans comprendre ce qui se passe.
Rien de la mémoire ne s'efface
Or fus vraiment ressuscitée.

Emplie d'une immense tendresse
J'ai versé des pleurs abondants.
Ne me souviens plus depuis quand
N'y eus recours dans la détresse.

M'imprégnant des pages d'un livre,
Relatant un événement
Auquel je pris part dans le temps.
Soudain me mis à le revivre.

Maître Max Guedj talentueux,
Se fit pilote impitoyable
À éviter comme le diable.
 À Londres, devint glorieux.

Dans le jardin du tribunal,
Mes confrères rendent hommage
Pour son téméraire courage
À l'ami au destin fatal.

Me font connaître un être tendre,
Cultivé, qui aimait la vie.
Sa mère est digne mais meurtrie.
Moi je pleure sans m'en défendre.

24 octobre 2015

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