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Le bruissement de la vie

Sous la brise du feuillage des platanes,
Quand souffle le tendre ramage virginal,
Sous le préau, où de vertes feuilles planent,
Les enfants y chahutent sans le moindre mal.

Sous la brise du feuillage des marronniers,
Quand vite s’engouffre le doux vent de l’été,
Derrière des murs aux cartables rainurés,
Des coeurs déjà y brûlent pour l’éternité.

Sous la brise du feuillage des châtaigniers,
Quand s’engouffre le doux vent de la liberté,
Parmi les glaneurs, tels une grande armée,
De prétendus seigneurs s’échangent des baisers.

Sous la brise des saules de la rivière,
Quand se met à souffler le doux air de l’espoir,
Des songes disent des phrases coutumières,
Lors, aux amants liés à de nobles devoirs.

Puis les feuilles ont jauni sur les platanes,
Venue la froide bise de l’automne.
Des enfants grandis bataillent et chicanent
Sous des préaux jonchés de couleurs ocre-jaunes.

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administrateur théâtres

LA SCALA DI SETA, rythmique endiablée pour intrigue amusante à L’Opéra de Liège

Gioachino Rossini

 : 

La scala di seta
("L'échelle de soie")

 


12273151294?profile=originalAprès le succès de
« La Cambiale di matrimonio », en 1810 - le jeune Gioachino Rossini avait à peine 18 ans, Antonio Cera – directeur du Teatro San Moisè de Venise, décida de faire à nouveau appel  à Rossini pour la réalisation de quatre farces supplémentaires: « L’inganno felice », « La Scala di seta », « L’occasione fa il ladro » (1812) et « Il Signor Bruschino » (1813). Le public vénitien qui a assisté au succès de LA SCALA DI SETA du compositeur le 9 mai 1812 n’a pas manqué de remarquer que le sujet de l’œuvre était fort similaire à celui de « Il Matrimonio segreto » (Domenico Cimarosa) dont le succès à Vienne en 1792   avait été  immédiat et retentissant.  Du modèle théâtral français, le livret en conserve les caractéristiques d’une dramaturgie construite autour de l’intrigue dans laquelle sont impliqués les personnages, sans développer outre mesure leur portrait individuel. Par contre, pour les situations comiques, c’est le principe de la farce à l’italienne qui s’applique s’attelant à faire jaillir des personnages l’aspect giocoso, à travers le contraste social qui s’exprime dans les différences linguistiques et dialectales. Ici, le thème du mariage clandestin sert de toile de fond. Elle est composée d’imbroglio sentimentaux, et de rebondissements souriants. Rossini et le librettiste, Giuseppe Marie Foppa, ont construit un mécanisme théâtral parfait où la musique, dont le rythme soutenu invite à la joie, cède parfois le pas, par jeu uniquement, à la langueur sentimentale d’une aria, qui permet à la voix de se déployer dans toutes ses nuances, élégiaques et acrobatiques. Pour le reste, le dynamisme prend le dessus dès la très célèbre symphonie d’ouverture, pétillante et d’une fraîcheur mélodique séduisante. 

 

Christopher Franklin assurera la direction musicale. Ce sera l'occasion de découvrir, pour la première fois à Liège, Damiano Michieletto, metteur en scène de renommée internationale. Une belle équipe (avec Julie Bailly et Laurent Kubla)  qui donnera toute son envolée comique à cette œuvre, garantissant au public un moment joyeux dont on espère, tout comme lors de la création, qu'il fera naître dans la salle des sourires, voire des éclats de rire. Vous avez dit : opera buffa ?

 

L'histoire: 

Opéra en un acte: 
On se trouve dans les appartements de Giulia la pupille de Dormont. Elle voudrait se débarrasser de la  surveillance jalouse  de Germano, le serviteur de son tuteur, domestique bouffe qui est amoureux d'elle. La jeune fille, en dépit de l'opposition de Dormont, a secrètement épousé Dorvil et chaque nuit, elle le reçoit en secret  grâce à une échelle de soie. Il faut qu'elle permettre au jeune marié, caché dans l'une des armoires adjacentes, de quitter la chambre. Germano est sur le point de sortir, quand Lucilla, sa cousine se présente.

Enfin seul avec Julia, Dorvil avoue être préoccupé par l'arrivée de son ami Blansac jeune prétendant que le tuteur lui veut pour mari. D'abord inquiet puis rassuré par ses serments d'amour, Dorvil saute du balcon juste à temps pour éviter d'être vu par le tuteur. Les événements se précipitent et Giulia doit concevoir un plan pour se débarrasser du prétendant qu'on voudrait lui imposer. Le mieux serait qu'il tombe amoureux de Lucilla. Dorvil brûle néanmoins de jalousie. Lucilla et Blansac tombent amoureux l'un de l'autre, mais Germano continue de semer le trouble dans les couples et fait presque échouer les plans de Giulia... À minuit, la fuite de Giulia et Dorvil est interrompue par l'arrivée  inattendue  de Blansac et de Germano. Dormont se réveille, et les deux amants n'ont plus qu'à lui révéler la vérité. Dormont leur pardonnera voyant que Blansac est amoureux de Lucilla. Il donne son consentement aux épousailles. 

Dates: 

Du vendredi, 11/03/2016 au samedi, 19/03/2016

Distribution

Chef d'orchestre  

Christopher Franklin

Metteur en scène  

Damiano Michieletto

Décors, Costumes  

Paolo Fantin

Lumières  

Alessandro Carletti

 

~

Giulia   

Mariangela Sicilia

Dorvil   

Ioan Hotea

Germano   

Filippo Fontana

Dormont   

Federico Buttazzo

Blansac   

Laurent Kubla

Lucilla   

Julie Bailly

 

Orchestre: Opéra Royal de Wallonie/ Production: Rossini Opera Festival

http://www.operaliege.be/fr/activites/operas/la-scala-di-seta

 

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Dans le jardin,de l'aube à la nuit

Des éclaboussures roses. Une lueur de commencement.
Les vies repliées s'étirent,
trilles et chants d'oiseaux
premières sonorités vibrantes,
un nouveau jour se lève
sur le bassin de pierre.
J'écoute le chœur de l'aube
cadeau ordinaire extraordinaire,
comme si c’était le dernier.

Un bleu de cotonnade. La clarté prend le ciel.
De branche en branche
bruissements et jeux de plumes,
des mésanges viennent boire,
les tourterelles s'envolent
dans un battement d’étoffe au vent.
Je les vois monter vers le soleil,
s'alléger dans la lumière
et c'est moi qui m'élève dans les airs.

Les ombres mauves. L’aile du soir se déploie.
Invisible dans le feuillage
un rossignol se met à chanter
l'or rouge du couchant,
la douceur tiède du bain suprême
dans le bassin de pierre.
Je regarde se dissoudre les matières,
mes pensées se détendent,
l'esprit s'apaise.

Sous le cerisier en fleur,
changeante et immuable,
hors du temps du monde
loin des tumultes,
la vasque de mon jardin,
arrosée d'averses blanches.

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Rêve de jour

Pour sortir de la somnolence,
Je fais appel à mon esprit.
Ma mémoire intervient, je pense.
Ma raison veille et réagit.

Lors, je me retrouve en errance.
Je parcours des sentiers battus.
Ne suis servie que par mes sens.
Mes anciens désirs se sont tus.

Nombreux possèdent le pouvoir
De se rendre dans un espace,
Où manifester leur vouloir.
J'y vois une indicible grâce.

Là, ils acquièrent la croyance
Que leurs voeux seront satisfaits.
Rêve, est nommée cette espérance.
Elle a d'un baume les effets.

29 février 2016

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Bébé JGobert

Bébé 
 
Sans faire de bruit,
pour ne pas le réveiller.
Sur le petit berceau, je me suis penchée

Visage fermé, avec de petites mains
sa tête couverte de cheveux d'or
Paisiblement il dort.

Doucement, Maman me dit :
C'est notre nouveau bébé.  C'est une fille.
Nous allons l'aimer, ma chérie.
 
 Maman me dit : elle.         
Le bébé ouvre les yeux, ils sont bleus
Enfin, elle me regarde
Alors je dis :
Bonjour Bérénice,
 je suis ta grande sœur Rebecca.
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Le rêve en héritage

Poètes et compositeurs
Entendent des chants romantiques,
Quand leur esprit les mène ailleurs,
En des espaces mélodiques.

Le rêve d'amour de Verlaine
Est demeuré attendrissant;
Il laisse deviner sa peine.
Celui de Liszt est frémissant.

Hommage à ceux qui ont capté
L'harmonie, ardente ou légère,
D'une symphonie écoutée,
Chargée d'un fascinant mystère.

C'est un héritage sans prix
Que nous ont légué des rêveurs.
Leurs oeuvres transcendent la vie.
On les accueille avec ferveur.

28 février 2016

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L'acte d'écrire.

Lorsque l'on est confronté dès l'enfance,

à l'adolescence puis au commencement

de l'âge adulte, à une réalité trop brutale

et rugueuse, il est alors vital et salvateur

de devenir rêveur, créateur ;

pour simplement ne pas être dessaisi de soi,

 donc d'avoir la capacité, l'aisance de toucher l'autre.

L'acte d'écrire s'est imposé à moi très tôt ;

 prendre mon stylo à l'instar d'un décollage,

pour d'une certaine façon

voler, errer dans l'entre-deux ;

 dessiner des mots, engendreurs de sonorités,

c'est prendre déjà de l'altitude, puis

à un moment, poser son stylo,

 atterrir en silence et sans heurt.

Marcher dans une ville, dans la nature,

ou même en bord de mer, agrandit l'espace

disponible dans sa tête,

élargit nos pensées ;

nous écrivons ainsi d'une autre manière,

en pensant à cet autre voyage qui se

pérennisera, prendra corps

 sur l'espace blanc et lisse

qui s'offre à mes yeux clairs et grands,

puis aux vôtres ombragés.

NINA

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TRACES

12273160100?profile=originalSur l'immensité de nos rêves , des traces à suivre

Pas de géant ou bonds d'un animal fabuleux ...

Au loin brille la possibilité d'une histoire en train de se faire

AA

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Le rêve d'icare

Il fut un temps où je planais,
Impondérable dans l'espace,
Vivant une suave grâce.
Je n'en étais pas étonnée.

N'ai plus ce pouvoir onirique.
Or ma raison est déroutée.
La défient des réalités
Nées d'une énergie diabolique.

Aux yeux des humains ébahis
Le monde se métamorphose.
Il les meurtrit où il explose.
Leur espérance avait menti.

Face à une extrême souffrance,
Ne recevant aucun secours,
C'est au rêve qu'ils ont recours.
Ils le nourrissent de croyances.

Imprévisible est le hasard.
Mieux vaut agir avec prudence,
Se méfier de l'ignorance.
Je pense au malheureux Icare.

27 février 2016


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HISTOIRE COURTE 35.

 SECRET DE FAMILLE...

Pourquoi si longtemps après? Cette lancinante question me taraude depuis mon départ!

Renonçant à l'avion trop rapide, j'ai choisi le train pour Berlin. J'aurais aussi bien pu prendre ma voiture, mais j'appréhendais à juste titre trop de distraction et surtout, il y avait cette migraine qui ne me quitte pas depuis que j'ai reçu cette lettre!

Une lettre qui m'a surpris, choqué et au final chamboulé! On se croit un homme libre, fort, qui a su apprivoiser sa vie et qui sans véritables attaches a pu trouver un équilibre, et puis voilà qu'une lettre un beau jour vient faire éclater une foule de questions! J'avais besoin du train et de cet espace de temps pour réfléchir...

Le wagon est presque vide et je n'ai pas pris la peine de mettre mon bagage en hauteur, je l'ai posé à mes côtés, avec l'imper  et ce chapeau à la Bogart , qu'un jour j'ai adopté pour plaire à une amie et dont l'image démodée me convient! Nostalgie d'une époque dont ma mère a su si bien me parler, lorsque je n'étais qu'un petit garçon un peu trop turbulent, que seules les "histoires" pouvaient contenir pour de précieuses minutes de calme...

Maman est partie il y aura deux ans dans une dizaine de jours. Qu'aurait-elle pensé de cette lettre, de cet appel d'un passé auquel je suis étranger et qui pourtant me concerne directement?

On ne devient adulte vraiment que lorsqu'on se retrouve orphelin et d'autant plus lorsqu'on est un enfant unique et combien chéri par une mère au caractère trempé, qui avait repris son indépendance peu après ma naissance, ne supportant pas le joug d'un homme jaloux qui lui plombait la vie! Ma mère était faite pour le bonheur et pour le rire qui fusait sans cesse et a illuminé ma vie.

Si je ne suis pas marié, c'est probablement parce que je n'ai jamais rencontré dans une autre femme cette fureur de vivre en gaité, même si sa vie fut jalonnée comme toute vie de problèmes, elle les a toujours résolus d'un revers de son optimisme!

Et voilà, je relis la missive, j'ai une sœur, ou plutôt une demi-sœur. Mon père que je n'ai pas vraiment connu est mort en me laissant ce cadeau... elle n'a que vingt ans, la moitié de mon âge et pourrait être ma fille! Elle m'écrit sa détresse et m'appelle au secours, elle habite Berlin et elle m'écrit! Pourquoi pas un mail, un coup de fil, un intermédiaire, un notaire, que sais-je? Non! Une lettre, et quelle lettre, presque qu'un roman, si bien pensé, si bien écrit, si bien décrit!

Alors que faire? Ne pas répondre par un courrier, je n'aurais pas été à la hauteur! Non, simplement y aller, la surprendre...

Le train a pris de la vitesse, il sera à l'heure et une autre question se pose : Prendre directement un taxi pour me rendre chez elle? Mais, sera-t-elle présente? Téléphoner? Je ne le sens pas! Prendre une chambre d'hôtel et laisser du temps au temps... rôder dans son quartier, l'épier, elle m'a joint une photo, je devrais la reconnaitre...

Je n'arrive pas à me décider, est-elle jolie, ou simplement banale? Impossible de trancher, la pellicule peut être si trompeuse, en tant que photographe je le sais bien! Au travers de ses lignes, je la ressens belle, belle comme quelqu'un que je chéris déjà, sans la connaitre, tellement ses mots ont su me bouleverser, car ils sont si proches de mon ressenti que s'en est troublant...

Chamboulé, elle m'a chamboulé!

J.G.

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Un rêve empli de merveilleux

Les rêves que l'on pense fous,
Provoquent des rires sous cape.
Ou des sourires d'indulgence.
On doute d'une extrême chance.
Elle fait pourtant des miracles.

Zola nous conta le destin
D'une fragile jeune fille.
Qui rêvait d'épouser un prince.
Cela lui semblait naturel,
Brodeuse de riches étoffes.

Le fils d'un prince de l'église
En devint ardemment épris.
Obtint le droit de l'épouser,
In extremis, elle mourait.
La ressuscita cette grâce.

Or la petite mariée
Ne put survivre hors de son rêve.
Elle y retourna éperdue.
Son âme s'envola ailleurs,
Vers une autre cérémonie.

19/9/2002

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Rêve ou réalité

Il arrive que vous viviez un moment magique.
Tout y est beau comme sur une carte postale
Un superbe clip vidéo, un court métrage oscarisé.
Au réveil vous réalisez que c’était un rêve.
Une histoire parfaite sans la moindre faute 
Mais ce n’était hélas qu’un rêve idyllique
Qui redonne « sa dimension » à votre réalité.

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En résumant

Vision d'inhumation 

J’étais l'homme attristé d’être un peu esseulé
J’avais l’âme peinée d’être aimé si mal
Et le cœur usé dans un corps de mâle
Fatigué de la quête des baisés mendiés 

Or voici le temps des moissons à faucher.
La fin de mon hiver, l'instant d’effacer
Les images d’antan, les histoires passées.
les souvenirs de vie, les roses sont fanées

Voila rendu à l’éternité mon tout dernier souffle.
Passe alors par sa bouche, un mot qui l’étouffe
Un cri déchirant,
Hurlé par mon enfant.

J’ai usé ma vie d’homme, aliéné à la sienne.
J’eu peu à dire en père évité. Là, ils viennent !

Ils verrouillent la trappe sur mon beau décor.
Ils vont l’incendier, pourtant dans mon corps 
Il y a toujours il y a encore, un cœur à aimer
Il y est toujours il y est encore, le cœur à brûler

Dans ce feu d’enfer, j’entends tes prières 
De larmes mouillées. Je ne peux rien faire
La porte est fermée, mes doigts sont croisés.
Mon corps prisonnier, mon cœur est cloué.

Comme une première fois tu me redis tout bas 
Ce nom qui me mettait en joie, ce mot si beau «Papa »
Appelle moi souvent ce ne sera pas vain
J’écouterai les vents et viendrai tenir ta main

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administrateur théâtres

12745977_1156764844368409_7958470845572117_n.jpg?oh=8c091799e102dea0edf1e7139baf2886&oe=575BD9A0Ernestine ou Célestine? Sous la lucarne, une soubrette bretonne très ... trouble!  On ne  sort pas indemne de cette vivante peinture naturaliste  - le décor est signé Noémie Breeus - car question hypocrisies de toutes natures,   voilà une époque qui n’a rien à envier à la nôtre! Voilà une humanité  avare, égoïste, hypocrite, aux allures nationalistes et antisémites. Mais on rit! Les coincés gloussent faiblement, les femmes réagissent sans tabous!  Et tous ovationnent la comédienne! Les littéraires jubilent.  Les historiens et les sociologues s’inquiètent. Et ils ont raison de le faire.  

 La langue fleurie de la plébéienne « sans instruction » s’est déliée et affirmée dans un journal intime « légèrement retravaillé » par Octave Mirbeau (selon ses dires), et édité en 1900 sous forme de feuilleton sulfureux.  La jeune Célestine croque  à belles dents les travers de la société  bourgeoise à l’aube du 20ième siècle,  la dépravation généralisée  des mœurs familiales, religieuses, sociales et politiques. La guerre.

« La mercière m'a expliqué que, sous Napoléon III, tout le monde n'étant pas soldat comme aujourd'hui, les jeunes gens riches «tombés au sort» avaient le droit de «se racheter du service». Ils s'adressaient à une agence ou à un monsieur qui, moyennant une prime variant de mille à deux mille francs, selon les risques du moment, leur trouvait un pauvre diable, lequel consentait à les remplacer au régiment pendant sept années et, en cas de guerre, à mourir pour eux. Ainsi, on faisait, en France, la traite des blancs, comme en Afrique, la traite des noirs?... Il y avait des marchés d'hommes, comme des marchés de bestiaux pour une plus horrible boucherie? Cela ne m'étonne pas trop... Est-ce qu'il n'y en a plus aujourd'hui? Et que sont donc les bureaux de placement et les maisons publiques, sinon des foires d'esclaves, des étals de viande humaine? »

 Cela fait beaucoup pour une seule femme qui,  craignant  de ne pas avoir le succès  rêvé dans la galanterie de haute  lice, a préféré se tourner vers le métier  plus humble de femme de chambre. Mais elle ne mâche pas ses mots et ne manque  ni de courage, ni de clairvoyance. Toutefois,  Célestine s’avère être un personnage très ambigu, car dès l’entrée de jeu, elle affiche  une perversité assumée qui ne fera qu’embellir.

« J’adore servir à table. C’est là qu’on surprend ses maîtres dans toute la saleté, dans toute la bassesse de leur nature intime. Prudents, d’abord, et se surveillant l’un l’autre, ils en arrivent, peu à peu, à se révéler, à s’étaler tels qu’ils sont, sans fard et sans voiles oubliant qu’il y a autour d’eux quelqu’un qui rôde et qui écoute et qui note leurs tares, leurs bosses morales, les plaies secrètes de leur existence, tout ce que peut contenir d’infamies et de rêves ignobles le cerveau respectable des honnêtes gens. Ramasser ces aveux, les classer, les étiqueter dans notre mémoire, en attendant de s’en faire une arme terrible, au jour des comptes à rendre, c’est une des grandes et fortes joies du métier, et c’est la revanche la plus précieuse de nos humiliations... »

  Malgré sa condition de domestique-travailleuse sexuelle à domicile,  elle écrit un journal intime  on ne peut plus cartographié, acerbe et lucide, et foisonnant d’érotisme qualifié à l’époque de nauséabond.  C’est donc un rôle très complexe que Stéphanie Moriau prend à bras le corps et à fleur de peau, aussi facilement, semble-t-il que si elle allait innocemment pendre une lessive fraîche au jardin !

 L’espace miteux et glauque  de la soupente où  Célestine se réfugie est son espace de liberté, où grâce à la plume, elle s’humanise mais révèle, presque malgré elle, le développement sournois d’un esprit immoral et manipulateur. Pour tromper son ennui, dans la solitude glacée de sa retraite sous les toits,  Célestine se fait un véritable théâtre : jouant   les provocations, les  cajoleries, la  férocité, l’humour, la moquerie, le dédain, la duplicité  avec, au bout de tous les contes, l’engrenage fatidique de l’humiliation-haine-vengeance.  Le rythme verbal adopté  puise activement dans des parlers  divers, ce qui a le don de divertir, question d’alléger quelque peu l’intense  tension naturaliste. Cette vivacité verbale contraste  elle, de façon presque comique,  avec la gestuelle et les déplacements  très étudiés qui jouent sur une sorte d’inventivité tranquille, à la manière d’un strip-tease particulier longuement prémédité. La dynamique est puissante et implacable. Comme  Célestine astique, range innocemment, déplace de menus objets, se met au lit épuisée,  s’habille et se déshabille mille fois pour le service ! Quel art consommé  de poser sa coiffe de domestique de mille façons  et  d’endosser les bretelles de son tablier immaculé par-dessus une robe sévère dont le boutonnage rappelle ceux des noirs habits ecclésiastiques.

Le personnage, une vraie réjouissance littéraire, est incarné par une  comédienne en armes, une vraie  vedette en la matière.  Stéphanie Moriau, joutant avec elle-même, est passée maître dans le pouvoir narrateur, l’enchaînement des flashbacks les changements de ton abrupts. La comédienne possède  l’art de  ballotter le spectateur entre le chaud et le froid. Faisant miroiter sans aucun répit  les tonalités sombres ou rebelles de Célestine, elle  lui sert le poison  des souvenirs amers, douloureux,  parfois  même totalement effroyables, à la façon d’une cynique prestidigitatrice. La complicité entre Stéphanie Moriau et la metteuse en scène Danielle Fire est évidente.

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Malgré l’huis-clos, on en a plein les yeux. L’imaginaire  prend alors  ses quartiers  dans cette petite ville de  Normandie où  Célestine a échoué -pourquoi- ? Par ses yeux on  contemple la richesse véreuse  d’une demeure que l’on appelle château, on s’attarde chez l’épicière ou la mercière, on parlotte avec les voisins, on surprend les secrets sordides des alcôves, des monastères et des églises. On court à Ostende (la honte !) et on se retrouve  à Cherbourg, en fin de parcours, là où  Célestine a achevé sa métamorphose et  s’avère pire  que toutes ses dénonciations! La chaleur suffocante de la dernière scène fait froid dans le dos et rappelle étrangement  les  conclusions désabusées de l’auteur Georges Orwell dans  son «Animal Farm».

 

journal-web-200x300.jpg?width=394du Mercredi 24 Février au Dimanche 13 Mars 2016

LE JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE

Octave MIRBEAU

Figure tragique du début du XXème siècle, Célestine, quitte Paris pour la province et entre au service de riches bourgeois. À travers son journal, elle brosse avec humour l’étrange galerie de portraits et d’événements qui colorent son quotidien.

Son attirance pour l’énigmatique jardinier cultive l’intrigue jusqu’à la fin…

Avec : Stéphanie MORIAU

Mise en scène : Danielle FIRE

Décors : Noémie BREEUS

Création lumière & Régie : Sébastien COUCHARD

Représentations du Mardi au Samedi 20h15, Dimanche à 16h

Durée du spectacle : 1h25 sans entracte

LE 8 MARS : JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES 

Débat après la représentation

 Avec : Danielle FIRE (Metteur en scène), Stéphanie MORIAU (comédienne)

&  

Thilde BARBONI (Psychologue clinicienne, Professeur à L’Université de Mons et Écrivain)

ANIMATIONS SCOLAIRES  conçues autour de l’œuvre de Mirbeau et proposées en classe avant ou après la représentation. Réalisées par la comédienne, elles sont vivement conseillées pour favoriser l’intérêt, l’écoute et la compréhension des élèves durant le spectacle. Et, un dossier pédagogique, spécialement conçu, est envoyé dès la réservation de l’animation. Il est possible d’organiser les animations au théâtre, complétée d’une visite guidée.

Ces animations sont gratuites pour les écoles de la Région de Bruxelles-Capitale, sinon 8€ par élève à partir de 10 élèves. Vestiaire obligatoire compris.

La place est offerte au professeur accompagnant le groupe.

Cette année, les animations s’inscrivent dans le cadre de la Journée internationale des Femmes, la richesse du texte de Mirbeau offre très nombreuses ressources pour les outils pédagogiques.

Instaurée pour souligner les progrès en terme d’égalité, la journée met aussi en relief les nombreux défis pour une véritable parité des sexes à l’échelle mondiale.

Le 8 mars 1917, les femmes russes ont réclamé du pain et le retour de leurs maris, dont deux millions étaient morts durant la Guerre 14-18. En 1921, Lénine décréta le 8 mars Journée des femmes, les Nations Unies l’officialisèrent en 1977. La 1ère  journée Internationale des femmes eut lieu  en 1975.

 

 http://www.comedievolter.be/

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12273156295?profile=originalA la croisée des influences.


Reprenons le fil de l’histoire…


     Longtemps persécutés, les chrétiens verront leur religion légalisée en 313. Religion qui deviendra la religion officielle de l’Empire romain en 380. Constantin fonde sa capitale, Constantinople, en 330, scindant l’Empire romain en deux.


Cappadoce, terre de saints et de martyrs…


      Saint Paul de Tarse, au premier siècle déjà, après s’être converti, en avait fait une terre de mission. Saint Mammès de Césarée (aujourd’hui Kayseri) fut, quant à lui, livré aux lions en 275. Saint Blaise de Sébaste y mena une vie érémitique au début du IVe siècle.
Et, tandis que Jean-Baptiste crie dans le désert, son écho se fait entendre, se répercute, pour que d’autres préparent le chemin du Seigneur. Ainsi, Saint Basile le Grand (329-379), également de Césarée, fonde les premières communautés de Cappadoce et prône la vénération des icônes. Alors que Saint Grégoire de Nysse (ca 331-394) et Saint Grégoire de Nazianze (329-390) prolongent l’œuvre d’évangélisation.

12273157052?profile=original

     L’Empire romain d’Occident, de plus en plus décadent, est mis à sac par Alaric et ses Wisigoths en 410. Un empire qui s’effondrera définitivement avec l’abdication de Romulus Augustule en 476 après un an de règne, laissant s’épanouir un Empire romain d’Orient, avec une Byzance toute-puissante depuis le schisme de 1054. Jusqu’en 1453, lorsque Constantinople fut prise par les Ottomans.
Mais les incursions arabes sont de plus en plus nombreuses, les habitants se terrent dans des villes, une quarantaine au moins, qui comptent jusqu’à dix-huit niveaux souterrains.
Puis, de 726 à 843, l’iconoclasme se répand comme vérole sur le bas-clergé tandis que les cénobites se replient.

12273156685?profile=originalDans un paysage façonné par une éruption ultra plinienne,
des caches offrent un abri à l’anachorète.
Et vivre comme saint Blaise le reste de son âge sous les replis de sa fruste cappa…

     Les images impies sont détruites ou, au mieux, recouvertes de chaux, remplacées par de simples symboles comme la croix.

12273157674?profile=original

Une période trouble qui ne favorise pas l’épanouissement.

12273158477?profile=original

     Heureusement la paix revint au Xe siècle et avec elle les arts renaissent et prospèrent. C’est à cette époque bénie que fleurissent les plus belles églises rupestres et leurs fresques d’influence byzantine.
Epoque sur laquelle nous nous attarderons bientôt et qu’on appelle parfois la Renaissance macédonienne.
En 1071, la Cappadoce est conquise par les Turcs seldjoukides.

12273158685?profile=originalLa petite mosquée d’Ürgüp (XIIe)…

12273159281?profile=original… est aussi creusée partiellement dans le tuf


     Des mosquées s’édifient et, dans la plaine là-bas jouxtant le plateau cappadocien, sur la route de la soie, des caravansérails s’érigent tous les quarante kilomètres environ, offrant gîte, couvert et protection aux marchands caravaniers.

12273159477?profile=originalLe caravansérail de Sultanhan

construit par les Seldjoukides près d’Aksaray

12273159867?profile=originalLe passé nous éclaire.
Le caravansérail de Sultanhan, bâti en 1229, couvre 5000 m2

     En 1299, Osman 1er fonde la dynastie ottomane qui conquiert peu à peu tout le territoire anatolien. Beaucoup de chrétiens quittent le pays ou se convertissent sous la pression. Jusqu’en 1923 où les derniers d’entre eux sont expulsés.


Un passé mouvementé, brossé en quelques traits hâtifs car la région connut encore bien des révolutions, à donner le tournis à un derviche !
Nonobstant, les communautés chrétiennes perdurèrent longtemps et ornèrent la vallée de Göreme notamment de leurs plus riches peintures.


A suivre…

Michel Lansardière (texte et photos)

En attendant d'ouvrir une nouvelle fenêtre...

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... vous pouvez retrouver la première partie de cet article, enrichi de nouvelles photographies, sur :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/tr-sors-cach-s-de-cappadoce-1-re-partie?xg_source=activity


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Emblise

Ne retiendrai-je de ma petite vie
Que ce seul lieu bercé d’accents de paradis
Cette forêt , ce bois , appelé Emblise ?
J’y menais la fonction de châtelain du vent,
Au bon temps de l’été, celui de la brise
Qui frôle, douce, le visage des enfants.

Autour de cet havre forestier, les arbres
Nous cachaient des cheminées alignées,
Des maisons ouvrières, agglutinées
A ces usines du Nord, aux toits en zigzag,
Grises, huileuses, hurlant comme des vagues,
Cognant de fières falaises de vieux marbre.

Les hirondelles goûtaient la sérénité
De ma grange et la chaleur de la paille,
Hébétées, fuyant l’hostile ferraille
Des ateliers et flots effrayants de vélos,
Quittant, heures pointées, l’infernal chaos
Et la sirène stridente de la liberté.

Champs de betterave, blé et pomme de terre
S’entremêlaient dans le décor de ce bosquet,
Voyant, une fois la récolte rentrée,
Une horde de femmes venues glaner
La part du pauvre , usage autorisé,
A ces foulards, ces sourires des durs hivers !

Quand à la bougie j’apprenais mes leçons,
Dehors, le soir, grands ducs, chouettes et hiboux
Hululaient leurs interminables réunions.
Non loin de la fenêtre, dans le noir , au bout,
Me conviant à la joie de leurs beaux dimanche,
Je voyais les lueurs de leurs yeux immenses.

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Sur les plateaux de la balance

Songerie

 

En blanc, est l'image figée

De ma rue où la vie se terre.

Aucun rayon joyeux n'y erre.

Il ne cesse pas de neiger.

 

Une imperceptible poussière,

Venue d'un lointain horizon,

Est tombée, la nuit, à foison.

Certes, une manne nourricière.

 

Le soleil demeurant absent,

Rien de fabuleux ne se passe.

Une pellicule de glace

Subrepticement se répand.

 

Sans aucune mélancolie,

Attentive, je vis l'instant.

 Parfois, un soudain changement

Introduit de la poésie.

 

Merveileuse est la providence,

Qui m'accorde un heureux sursis,

Je lui adresse un grand merci.

N'a pas menti mon espérance.

 

Or, dans la suprême balance,

Pour que chaque fragile humain,

Ait à accomplir son destin, 

Sont lancés les dés de la chance.

 

24 février 2016

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Jonas et le chat. JGobert

Cerné dans un joli bocal, Jonas voit tout, saisit, interprète tout. Il visionne les jours du haut de l’étagère. Les silences de la maison annonciateurs de tempête, les regards noirs assassins des habitants et les sourires extrêmement mortels de tout ce monde qui vivote, végète autour de lui. L’ambiance n’est pas des meilleures dans cette demeure. Un vieux couple qui ne se supporte plus et que la vie divise, sépare, déchire. Le bruit de portes qui claquent et des pas sur le parquet ne laissent pas de doute. Un nouveau conflit va se déclarer. Une ambiance délétère, étouffante, irrespirable s’installe. 

Depuis ce matin, Jonas n’est pas dupe de ce qui se passe. Une nouvelle effervescence émane au fur et à mesure que les heures passent. La nervosité, l’émoi des choses de la maison est palpable. Jonas a appris la récente nouvelle aussi.

Il est revenu.

Jonas connait tous les secrets de la maison. Il en a vu des divergences, des contradictions.  Il expérimente chaque fois la situation qui évolue selon un rythme bien précis.  La tempête va se lever et finir dans un bruit d’enfer.  Une discussion de plus en plus vive, des mots cruels, odieux entrainant le réveil de blessures profondes comme toujours.

Tel un voyageur sans bagages, lui, il va et vient sans prévenir, vagabonde dans le quartier. Parfois expulsé, chassé, il fuit mais revient toujours. S’adossant à la fenêtre pour mieux voir, son nez humide contre la vitre, il attend que la porte s’ouvre. Sa maitresse l’attend et l’accueille avec un grand sourire. Elle l’aime ce vieil ami trainant son pelage noir comme un fantôme perdu.

Son chagrin n’est pas là. C’est son fils, son petit qui a quitté la maison en désaccord avec son père. Les griefs d’une vie qui ne se déroule pas comme elle devrait. Les manques, les mésententes continuelles entre le père et le fils ont compliqué sa vie à elle. Son chagrin de n’avoir pu restaurer, résoudre les fractions entre eux.

Il sera, de nouveau, en très colère de revoir cette sale bête. Les méchancetés n’ont pas de prise sur cet animal qui d’un regard sombre le toise avec mépris. Triste mode de fonctionnement pour cet homme qui n’aime plus personne.

Dépassée par tant d’embarras, elle reste vivre là malgré tout. Elle n’a plus la force de générer une autre vie.  Débordée à chaque instant par de multiples griefs, elle s’épuise doucement. Elle et son chat seraient heureux si les jours n’étaient pas des batailles continuelles, des combats de jour sans fin, avilissants, épuisants et totalement stériles. Inféconds de n’avoir pas gardé d’amour, ni de tendresse durant ces longues années. L’absence du fils les tourmente tous les deux chaque jour.

Ce petit chat noir, loin d’être beau, est devenu son ami.  Il ne lui est pas hostile et dans un semblant de bonheur, elle peut le caresser, l’embrasser, le cajoler, le garder serré contre elle. Grâce à lui, les souvenirs d’un passé lointain et révolu s‘adoucissent. Pouvoir aimer un peu. C’est un petit bonheur, une petite source de vie sans contrainte.

Il ne les aime pas, ni elle ni le chat. Et il le leur fait bien sentir. Il s’est muré dans son monde depuis le départ de son fils. Il ne communique plus que pour râler, exprimer son ressentiment. Il crie, hurle, braille ou s’enferme des heures dans un silence pesant, chargé de rancœur. Il cherche à comprendre ce qui n’a pas marché.

Cet ombrage contre le chat ne fait qu’augmenter et envenimer les choses. Comme toujours, elle ne cédera pas. Et lui fera tout pour qu’elle se sépare de ce petit compagnon, qu’elle lâche prise.  Jonas sait qu’elle tiendra comme jamais contre cette agitation qui ne la concerne plus, qui ne la touche plus.  Son bonheur est ailleurs dans les souvenirs de ce fils tant aimé.

 

 


 

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Panique noir soleil

Le bruit court qu'on a volé la reine.L'Afrique est en émoi.Ses yeux d'un noir encreÉclairaient la plus obscure des négociations.Ses narines exhalaient un souffleFaisant fuir une flotte de navires ennemis.Ses lèvres charnues, fermées,Laissaient entrevoir tous les espoirs.Le continent entier était à pieds.Ils sont maintenant cul-de-jatte,En cul de sac.Sa couronne jaune de fin tissuÉtait-t'elle à présent flétrie,Meurtrie, en une autre patrie ?Que faire ?Se tourner vers les cieux ?Peine perdue.Vers l'enfer ?Encore moins.Rongés d'anxiété,Les millions d'AfricainsAttendirent donc...Jusqu'au jour où elle apparut enfin.Elle était dans les bois, méditant,Se demandant comment se faire désirerDavantage.Elle attendit un mois.Découvrit le secret :Disparaître... Et attendre,Jusqu'à ce que toutes les langues pendent,Pour arriver à pas feutrésPour être par le pays portéeAux plus hautes nuées.Ainsi feront les femmes voulant jouirDu statut de reine.Avoir toujours le même portrait,User du même stratagèmeEt réussir... ou mourir dans les bois.* Ce poème est extrait de mon livre "Le sol à l'envers" publié sous mon pseudonyme Karl Chaboum, publié et distribué dans les bonnes librairies par les éditions Chloé des Lys.Voir la photo de la reine dans mes "Photos"
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