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Publications en exclusivité (3146)

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Sur le tableau, un dessin magique à la craie rehaussé de gouache blanche

pour apporter un peu de rêve à mes élèves...

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Haïkus inspirés par un dessin de Liliane Magotte

De Suzanne Walther-Siksou

Gracieux tableau
plaine et collines voisines
village endormi.


Blanc éblouissant
sous l'éclairage lunaire
la joie a surgi


Fascinante nuit
incrustés sur du velours
des bijoux célestes.


Énergie nocturne
symphonie silencieuse
hymne de l'espoir


Offrande inouïe
coup de baguette magique
enfants ébahis.


La force de l'art
onirique ou naturelle
la beauté captée.

4 décembre 2015

 

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Tous mes remerciements à Suzanne pour cette merveilleuse surprise.

Un partenariat

Arts

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"Famille de labradors"

Aquarelle de Nicole Duvivier

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 Une famille attendrissante.


Une rencontre coup de coeur,
Deux chiots, paraissant songeurs,
Près de leur mère protectrice,
Dans un éclairage propice.

Corps satiné, d'un tendre brun,
Regard intense de chacun.
Sans doute un courant de tendresse
Circule entre eux sans allégresse.

Devenus somptueuse image,
Ils causent un étrange émoi,
Certainement empreint de joie,
Par l'énergie qui s'en dégage.

Une famille de labradors
Unis par un lien  qui est fort.
Oeuvre touchante d'une artiste,
Animalière réaliste.

Suzanne Walther-Siksou

1/12/2015

Billet de partenariat réalisé à la demande de Suzanne Walther-Siksou.

Un partenariat

Arts

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Lettres

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« Dis-moi donc charmant petit être, poussière d’or et de soleil,

Quel doux miracle t’a fait naître et quel fut ton premier réveil ? »

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Voici un ouvrage aux couleurs subtiles et chatoyantes fêtant en pleine lumière solaire le mystère de la métamorphose du papillon, archétype puissant préfigurant toute métamorphose humaine traversant un chaos créateur  inévitable. L’artiste peintre apporte toute son originalité sensible pour évoquer ce grand secret ouvrant sur les mondes invisibles protecteurs lors de ce passage de la pesanteur terrestre à la lévité libératrice. Le texte poétique innocent est la ronde de Pentecôte chantée, dansée par les enfants de L’Oiseau Lyre. Les aquarelles s’adressent à tous les âges.

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Texte de Rébecca Terniak

Divers poésies et chants 

Aquarelles de Michèle Pouilly
40 pages couleur dont 20 aquarelles originales,
format 240 x 240 mm
Ed. La Lyre d’Alizé, juillet 2015
Novoprint Juillet 2015 - 22 €
Pour enfants jusqu’à 12 ans et familles

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Sur La Butte de Montmartre

une aquarelle d'Adyne Gohy

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a inspiré

Les Musiciens

un poème de Raymond Martin

 

Songes macabres d’une nuit d’été, engoncés dans le  boléro étriqué du toréro dépité.

Un bœuf insensé, sur le toit pris de vertige, sauta les yeux fermés dans le passage de

La petite boucherie, où vaquent  à leurs travaux  tuyautés les employés du gaz.

 

« Au suivant » dit le grand Jacques, ne regardant jamais derrière lui, troublé par ses vingt ans.

Son copain Georges content d’avoir connu Fernande, lui sourit tendrement.

Le p’tit frisé au nez de fouine cherche une rime pour ses « cuisses de mouche ».

 

Un grand coup de vent et le chapeau de Charles sombre en Méditerranée un peu frisée.

Excité tel un  lombric hors de son tunnel.  Léo crie : « Poètes vos papiers ! Racontez-moi la mer. »

Maurice, oreilles aux aguets, s’en va chercher ses partitions. « Diantre! »  s’étouffe Claude,  vexé.

 

Joe  à  toutes jambes s’écrie : « Attention voilà les Daltons ! Cachez vos gueules de métèques ! 

Georges le barbu en tombe sur sa guitare et gratouille:

- Laissez-moi le temps de vivre, crie-t-il.

- Laissez-vous aller Milord, s’époumone un frêle piaf quelque peu éméché ! »  

 

Un marteau sans maître gît sur les pavés moussus, étonné par les employés du gaz.

« Si j’avais un marteau ! déclame un blondinet  avec  pompes et circonstances.

- Quel beau  rossignol blondinet,   s’écrie la Castafiore.

- Tiens, lui dit-elle, voilà un marteau. »  

 

Tout est en ordre, cornemuse au placard, Erik goûte  ses trois  morceaux en forme de poire,  

Quand soudain une « Pacific » exhale ses fumées. Arthur n’est pas loin se dit-il, envouté par

Le rythme lancinant de cette épopée musicalement ferroviaire.

 

Du  piano à bretelles, sous les doigts de Suzon, sortent des sons émanant d’une nuit d’été.

Souriant de sa performance, elle s’active à la vue d’un chaland pressé endimanché de choix.

Stoppé net, il écoute avec une appréciation non retenue ces notes en chaussée.

 

Sa charge le pressant, un sourire satisfait, du bout de ses doigts tombent  quelques sous

Dans la boite du violon capitonnée d’un satin émeraude. Suzon, aux anges, s’active au mieux. 

D’un signe de la tête, il  salue Suzon et reprend  sa marche pressée vers le bas de la butte. 

  

La marche nuptiale résonne dans la tête d’Emile, volontaire de l’archet comme de coutume.

Actionne celui-ci sur les cordes en boyau de mouton, grinçantes au bord de l’asphyxie.

Exécution magistrale sans miaulement, la marche s’écoule sous les doigts  sereins d’Emile.

 

 Raymond  Martin

D’après une aquarelle de : Adyne Gohy

Juin 2015.

 

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

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    C’est certainement le lieu idéal et l’exposition parfaite pour sa première parution en public après les aventures du Piméné et sa naissance magique dans le Cirque de Gavarnie…
    Non, je ne brûle pas les étapes et vous allez bientôt pouvoir me retrouver au refuge des Espuguettes pour en continuer toute l’histoire, mais si vous êtes en Bourgogne et passez par Chalon-sur-Saône vous pourrez la découvrir avant même que je vous la dévoile à la fin de cette nouvelle aventure de la route du bleu !
    Simplement, par ce que l’exposition où elle est présentée se terminera bientôt, et qu’il ne faut pas rater cet évènement.
    Pas seulement parce que vous pouvez y voir cette toile révélant l’une de mes perceptions de « conscience essentielle » (elle-même résultat d’un travail réalisé en « créativité augmentée » à partir d'une « expérience optimale » lors de mon immersion dans le bleu de Gavarnie pendant le vol depuis le sommet du Piméné), non : surtout parce que vous allez vous baigner complètement dans un rêve bleu absolu les yeux grands ouverts, à travers les œuvres (bleues naturellement), de 25 artistes différents !

On se bousculait le soir du vernissage à galerie de la Ferme de Corcelle !

On se bousculait le soir du vernissage à galerie de la Ferme de Corcelle !

      Effectivement, c’était la foule des grands soirs vendredi dernier à 18 h 30 pour le vernissage de l’exposition « La ferme n’y voit que du bleu » à la ferme atelier - galerie d’Arlette PASCAL et Jean-Noël à Châtenoy-le-Royal.

       Le bleu dans tous ses états à travers le regard des peintres et plasticiens, tel pourrait aussi être le titre de cette très belle exposition.
     Un bleu couleur d’espoir comme le précisait lors de son discours inaugural l’un des élus représentant la ville de Chalon-sur-Saône, rappelant au passage ses nuances symboles de paix que l’on retrouve notamment à travers les couleurs du drapeau de l’UNESCO ou des casques des soldats de l’ONU, symboles dont nous avons tant besoin en ce moment… 

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

      En arrivant à l’atelier - galerie de la ferme de Corcelle vous êtes accueilli (e) par un très beau « jardin bleu » qui vous plonge dès le départ dans l’ambiance de l’exposition.
      Installation lumineuse et lampions bleu-nuit, ingénieuse et superbe œuvre collective de l’association en charge de l’exposition et de l'atelier de la ferme sous la houlette d’Arlette PASCAL…

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Une promenade ludique à travers les œuvres des peintres, plasticiens, céramiste, vidéaste, sculpteurs, photographe exposés (ici, à l’entrée de la salle-atelier, les objets bleus de Fabienne BICHON, véritable fée du raku).

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Un peu plus loin, le totem Tengri et installation d’Elisabeth GACHOT-MERCK exprimant le grand bleu-l’infini, une élévation de la pensée à travers le bleu, comme toutes les autres œuvres de cette exposition.

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Dans la salle du « Four à pain » avec d’autres œuvres des artistes invités (dont de superbes grisés au graphite couleur d’Arlette PASCAL), trois de mes toiles (acrylique et huile sur toile), avec sur le mur de gauche celle qui est le fruit de l’histoire du bleu de Gavarnie et du vol du Piméné, dont je vous conte l’histoire depuis quelques jours déjà.  
     Vous n’en verrez que cette photo en perspective pour cette fois (à moins d’aller la voir « pour de vrai » à la ferme de Corcelle ), car vous le savez, cette histoire n’en est qu’à son début (je vous présenterai cette huile sur toile lors du dernier article de cette série), mais face à vous on peut deviner derrière le visiteur en conversation devant ma toile inspirée du bleu de Gavarnie, une autre de mes toiles bleues « Lionnes chassant », un hommage aux artistes paléolithiques de la grotte Chauvet.

      L’exposition « La ferme n’y voit que du bleu » sera terminée le soir du 6 décembre (ne ratez surtout pas la nocturne du 5 décembre qui vous permettra de 19 h jusqu’à 21 h 30 de profiter des installations illuminées).     

      En attendant, la ferme atelier - galerie vous ouvre ses portes tous les jours de 15 h à 19 h au 7 rue du Pont à Châtenoy-le-Royal (Chalon-sur-Saône).

    La devise de l’exposition est empruntée au testament de Maria Elena VEIRA DA SILVA :
        « Je lègue à mes amis
        Un bleu cæruleum pour voler haut
        Un bleu de cobalt pour le bonheur
        Un bleu d’outremer pour stimuler l’esprit… »
    …Une devise que je portais inconsciemment en moi en montant au Piméné !

    Les artistes qui exposent à la ferme atelier - galerie de Corcelle sont :

            Fabienne BICHON,  céramiste,
            Agnès BONNOTTE,  peintre,
            Suzel D’ALESSIO,   peintre,
            Bernard DEFAUT,   peintre,
            Christian DEJEUX ,  peintre,
            Galerie DURAMEN, designers, collectif de créateurs,
            Elisabeth GACHOT-MERCK, plasticienne,
            Tony GAGNIARRE, peintre, plasticien,
            Bernadette GROZELIER, plasticienne,
            Jacques HUBSCHWERLIN, peintre,
            Michel LECUYER, peintre,
            Alain MARC, carnettiste, peintre, plasticien,
            Annie MAUGEY, peintre, plasticienne,
            Chantal MONESTER, Jane W, peintres,
            Arlette PASCAL, carnettiste, peintre, plasticienne,
            Annie PECOIL, peintre,
            Jean PECOIL, peintre,
            Daniel PERNETTE, peintre,
            Nicole PERNETTE, peintre,
            Walter PETRIZZO, peintre,
            Françoise TRONCHET, peintre,
            Odile VAILLY, plasticienne,
            Christiane VANDROUX, photographe,
            L’Atelier d’arts plastiques de La ferme de Courcelle,             et ses (installations du Jardin Bleu)

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        Mon dernier article ne s'ouvrait pas pour beaucoup d'entre-vous par le lien de ma dernière lettre d'information, alors, avec toutes mes excuses, je recommence tout !        

     Pourtant c’est dans une magnifique nouvelle aventure que je vous emmène à présent, loin des miasmes et des errances destructives de nos sociétés, pour vous replonger dans une beauté paisible, somptueuse, lumineuse et tonique.

         Pour célébrer l’espérance et l’amitié, retisser les fils ténus de la vie, et sans oublier toutes celles et ceux pour lesquels ces mots sont vains, projeter dans l’avenir une énergie de pensées constructives, généreuses, en harmonie avec la nature et nos sources les plus profondes d’accomplissement, puisque cette énergie est avant tout source de bonheur.

        L’histoire que je vous raconte à présent est celle de la très récente naissance d’une toile selon ma démarche picturale, en suivant le processus de « créativité augmentée » auquel j’ai déjà consacré plusieurs articles dans ce journal, qui a le pouvoir presque magique de nous faire basculer sans artifices de la « conscience ordinaire » à la « conscience essentielle », en décuplant les possibilités de notre imagination.

        Rien d’occulte dans tout cela, mais une démarche élaborée tout au long d’une vie, au cours de laquelle les expériences accumulées débouchent sur un acte créatif global où chaque phase préalable à l’élaboration d’un produit pictural final fait partie à part entière de ce produit.

       L’action s’est déroulée il y a quelques jours à peine au cœur des Pyrénées, face au splendide Cirque de Gavarnie depuis le refuge des Espuguettes et le sommet du Piméné, qui est le plus beau belvédère connu pour observer l’ensemble des hauts sommets qui couronnent le cirque glaciaire.

            Une plongée les yeux grands ouverts dans l'un des plus beaux bleus du monde !

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Le grandiose théâtre dans lequel se déroule cette aventure créative au cœur des Pyrénées (Image © 2015 Digital Globe — © 2015 Google).

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Le Piméné (face ouest) et l’arrête Petit – Grand Piméné dominant Gavarnie (en fond de vallée), vus de la Serre des Tousaus : la pyramide est presque parfaite et on imagine facilement depuis ce point de vue la difficulté d’un décollage sur ce versant depuis son sommet si l’on veut respecter (ce que nous avons fait) l’interdiction de décollage et de survol côté parc National des Pyrénées (l’autre versant) : pas de droit à l’erreur !

        Elle s’est terminée par une dernière expérience créative picturale à l’atterrissage dans la vallée après un vol en parapente somptueux permettant d’approcher au plus près le bleu indéfinissable généré par l’ombre matinale des gigantesques murailles constituant le Cirque de Gavarnie.

        Produit final de l’aventure, une toile qui en exprimera « l’intériorité » sera réalisée ultérieurement en atelier.

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L’indéfinissable bleu de la lumière à l’ombre des immenses parois glaciaires du Cirque de Gavarnie : ce n'est pas pour rien que cet endroit est classé au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO !

         Ainsi, en ce qui me concerne dans cette nouvelle aventure, la montée au refuge des Espuguettes, les premières études à l’aquarelle réalisées en imprégnation du milieu naturel autour du refuge dans le parc National des Pyrénées, puis la montée au Piméné à 2800 m avec envol en parapente depuis son sommet suivi d’ultimes études toujours à l’aquarelle, réalisées à l’atterrissage sous les effets encore actifs de l’état de flow [ou d’expérience optimale] généré [e] par le vol le lendemain matin, sont des éléments indissociables de la toile qui en sera le produit.

         Celle-ci matérialisera la « conscience essentielle » qui se dégagera de l’ensemble de l’aventure et des émotions qu’elle aura provoquées, en exprimant particulièrement le fait marquant qui m’aura le plus inspiré.

         C’est à nouveau la quête d’un bleu extraordinaire qui est à l’origine de cette aventure, une couleur aux vibrations très subtiles ici, qui rend ce haut lieu du pyrénéisme encore plus prodigieux à contre-jour dans la lumière du matin.

        Pour conclure cette introduction aux reportages permettant de mieux comprendre ma démarche picturale globale débouchant sur la réalisation d’une toile à travers les expériences et études initiales qui en sont à l’origine, je tiens à remercier chaleureusement toute l’équipe des parapentistes du club de vol libre MJC de Rodez [fille et garçons] qui ont assuré la logistique de cette belle aventure du « vol Piméné ».

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Une partie de l’équipe qui m’accompagnait quitte la vallée, et attaque la montée vers le refuge des Espuguettes à travers la forêt... (Photo © Angeline MAHUAS)

        Ils ont permis en ce qui me concerne, la réussite d’une entreprise qui n’était pas si évidente que cela au départ puisque je devais concilier de nombreux paramètres liant pratique picturale, sportive, et connivence au milieu naturel, sans sortir du cadre législatif et de sécurité qui nous était imposé [différentes autorisations préalables, rigoureux respect des horaires, de la réglementation très stricte du parc National des Pyrénées, des règles de survol du village et de la vallée de Gavarnie, des fréquences radio obligatoires, de la réglementation aérienne locale concernant le couloir d’accès et de dégagement de l’hélicoptère du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne, etc.].

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Enfin, la dernière pente avant le refuge : je suis plutôt content d’arriver en haut du plateau de Pailla après la cadence soutenue de cette montée, surtout chargé comme nous le sommes tous puisque le parapente se rajoute à nos affaires de montagne, au duvet, à la gourde, à la nourriture, etc. (...(et dire que nous serons presque autant chargés demain pour faire l’ascension du Piméné, la peinture mène donc à tout) ! (Photo © Olivier LESCA)

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Le refuge des Espuguettes sur son promontoire (nous ne pourrons accéder qu'à son sas "hiver" puisqu'il est fermé en cette saison), dominé par les faces nord-est et nord des deux Astazou (3071 m et 3012 m) séparés par le fameux couloir Swan, splendide classique pyrénéenne (on remarquera qu’à leur pied leurs glaciers ont tant reculé ces dernières années à cause du réchauffement climatique qu’ils ne se réduisent plus qu’à peau de chagrin). (Photo © Olivier LESCA)

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Compte tenu des circonstances, mon matériel est réduit le plus possible afin de ne pas alourdir davantage mon sac (palette aquarelle de voyage Winsor et Newton 12 couleurs avec son réservoir d’eau, deux pinceaux à réservoir Pentel, crayon mine graphite 2B, gomme et petit carnet Paperblanks + pince de maintien des pages).

Ce matériel est largement suffisant pour prendre mes notes de terrain (la « conscience ordinaire ») puisque le plus important dans ma démarche n’est pas la qualité des aquarelles réalisées sur le motif, mais l’intérêt des éléments retirés du vécu de cette expérience afin d’en restituer ultérieurement dans ma toile la « conscience essentielle ».

 

        Nous entrerons par le prochain article dans le vif du sujet avec les premières notes aquarellées, puisque le schéma du projet étant à présent établi je vous donne rendez-vous dans quelques jours au refuge des Espuguettes, avec un nouveau regard sur la haute montagne, et les moments magiques qui lui sont associés en attendant l’ascension du Piméné et l’envol depuis son sommet.

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L’arche d’alliance, archétype du trésor disparu, aurait renfermé les Tables de la Loi.

L’arche geneseoas est un triangle parfait symbolisant l’abondance, la fécondité pour les disciples de Pythagore.

 Au XIIe siècle, l’arche était un coffre à secrets d’où dériva le mot arcane au XVe….

 

C’est fabuleux, mais que voilà bien des mystères, même pour les animaux qui, comme nous, s’interrogent.

 

12273128470?profile=original(photo L. M.)


Jacques Servières, notre fabuliste, qui semble posséder la langue des oiseaux, devrait nous éclairer en nous confiant quelques détails de son alchimie. Il nous tint à peu près ce langage dans un entretien accordé le 15 octobre 2015.

Jacques Servières est né en 1954 et rien ne le prédestinait à la sculpture.

C’est un autodidacte, un sculpteur d’instinct, qui a appris à lire dans le roc et qui, au fil des ans et de la pierre, a déjà donné vie, depuis 1986, à près de cinquante œuvres monumentales. Figures hiératiques à l’étrange beauté d’icônes païennes.

     Ceci dit, le dialogue avec la pierre, il connait. Il a d’abord construit sa maison de ses mains, pierre à pierre. Puis un ami tailleur de pierre lui apprit les rudiments du métier en Anjou, terre de pierres s’il en est. C’est là qu’il entre vraiment en résonnance avec la roche. Ensuite, dans son pavillon de banlieue, il s’est mis à créer son univers. Au grand dam des voisins. Il a fallu changer de terrain, se mettre au vert.

Il a largué les amarres, oh pas bien loin, posant là sur la Marne son canoé pour y trouver son île, son jardin d’hiver. Et un beau stock de pierres du pont-aqueduc abandonné.

Malgré son âme nomade, la marne, c’est bien connu, est une terre qui vous colle aux pieds, retenant là ses semelles de vent, même si, pour se ressourcer, il repart de temps en temps.

« Moi, mes souliers ont passé dans les prés,

Moi, mes souliers ont piétiné la lune.

Puis mes souliers ont couché chez les fées

Et fait danser plus d’une… »

Felix Leclerc (1914-1988)

 

Et depuis, printemps, été, automne, hiver… et printemps, il voyage en solitaire, donnant à sa sculpture la forme que lui dicte le calcaire. Car il sait écouter, sans trop s’occuper des courants comme du qu’en-dira-t-on.

 Ce qui n’empêche pas quelque susceptibilité.

« Dans notre société seul le produit intéresse, pas l’homme qui est derrière. 

On prend, on jette, on oublie. »

D’ailleurs, quand la mairie de Chessy, qui pourtant s’enorgueillit de « son » Jardin de sculptures de la Dhuys, organise un évènement comme Sculptures en Fête, elle omet bêtement de l’inviter. Si vous en faites, vous n’êtes pas à la fête.

Une autre anecdote, révélatrice de l’état d’esprit du bonhomme. Lors de la dernière restauration du Pont Neuf, qui s’est terminée début 2007, notre artiste déterminé apprend sur France Culture que des moellons avaient été déposés pour en alléger la structure. Têtu, l’homme est prêt à remuer la terre pour gagner son ciel. Ainsi, après maints coups de fil, il a pu récupérer ce dépôt de blocs calcaires du plus ancien pont de Paris. Marne et Seine réunies. Le bon roi Henri en aurait souri, les amants aussi.

Alors Servières… Surréaliste, nabi, naïf, brut, dada oulipesque ou yop la boum ? Je ne sais. Tout cela est exquis, mais foin d’étiquettes toutes faites, nul n’est prophète. Il est tout juste dépositaire de cet art vierge et vivace pour un bel aujourd’hui, moins bien que demain.

Tout simplement « …des statues

Qui se tiennent bien tranquillement le jour dit-on

Mais moi je sais que la nuit venue

Elles s’en vont danser sur le gazon. »

Charles Trenet (1913-2001)

 

12273128867?profile=original(photo L. M.)

 

Servières qui reprendrait certainement à son compte cette inscription de Cheval…

« Pour les hommes de bien, tous les peuples sont frères.

Notre devise à nous est de les aimer tous. »

 

12273129269?profile=original(photo L. M.)

 

Au jardin de la Dhuys, ouvert librement à tous et à tout vent, on rencontre surtout des randonneurs, des joggers, des enfants. Et le sculpteur qui poursuit son œuvre buissonnière. Jamais aussi libre que lorsqu’il est au bloc.

« Car c’est la récompense

Ô sculpteur gigantesque

D’avoir réalisé ton rêve

Surhumain

Va - sic - tu peux bien graver

Ton nom à chaque fresque

Hier c’était le labeur

C’est la gloire demain. »

De Cheval encore cet envoi, lui qui manquait peut-être de lettres mais ni d’art ni d’esprit.

 

Mais la gloire s’accorde-t-elle avec le travail hors les sentiers battus ?

Van Gogh, citant Thomas Carlyle dans sa correspondance, note :

« Vous connaissez les lucioles qui au Brésil sont si lumineux, que les dames le soir les piquent avec des épingles dans leur chevelure, c’est très beau la gloire, mais voilà, c’est à l’artiste ce que l’épingle de toilette est à ces insectes. »

 

Outre son travail en taille directe, Servières est aussi un dessinateur qui aime livrer ses impressions dans ses carnets.

Ah oui, une dernière chose, monsieur Servières… Continuez à cultiver votre jardin seine-et-marnais.

Les fleurs y poussent bien...

 

12273129694?profile=original(photo L. M.)

 

... les passereaux chantent au rythme de sa massette et prospèrent,

 

12273130085?profile=original(photo L. M.)

 

... la paix niche à Chessy.

 

12273130872?profile=original(photo L. M.)

 

Passants, arrêtez-vous dans ce champ des possibles, ces rondes figures et comptines.

Pierre…

 

12273130899?profile=original(photo L. M.)

Feuilles…

12273131855?profile=original(photo L. M.)

 

 Ciseau…

 

12273132070?profile=original(sculpture en cours d'exécution ; photo L. M.)

Pierre… feuille… ciseaux… ou puits… de la postérité ou de l’oubli...

 

12273132672?profile=original(photo L. M.)

 

Laissons la nature ou les hommes, ou les deux enfin réconciliés, avant que de trancher.

Echappons, en attendant, au poids de l’ennui.

 

12273132883?profile=originalGustav Vigeland (1869-1943 ; photo L. M.)

 

Vous aurez peut-être plaisir à voir ou revoir la première partie de cet article, pour cela cliquez sur https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/le-jardin-extraordinaire-de-jacques-servi-res-1-2

Laissez-vous entraîner dans ce jardin enchanteur et, comme moi, entonnez à tout va :

C'est fou tout ce que l'aqueduc a !

Lansardière Michel (texte et photos)

 

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                         LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

 

Du 30-04 au 18-05-14, l’ESPACE ART GALLERY (35, Rue Lesbroussart, 1050 Bruxelles) organise une exposition consacrée à l’artiste Camerounais WILLIAM KAYO, intitulée LES PIECES DU TEMPS.

Dire de l’art contemporain africain qu’il résulte d’un brassage entre les expressions artistiques autochtones et les principaux courants occidentaux est effectivement fort juste, néanmoins, n’en va-t-il pas de même pour toute forme d’art en pleine régénérescence ? Qu’aurait été l’art Français du début du 20ème siècle si ce dernier avait refusé d’explorer les plastiques ainsi que les mythes océanien et africain ? De quelle autre façon aurait-il pu prendre conscience de ce qu’André Malraux appelait : la prise de conscience de la totalité de l’Art ?

Il y a un certain nombre d’années, dans une galerie bruxelloise en vogue, se tenait une exposition sur l’art contemporain des Schona du Zimbabwe. C’était, à l’époque, l’une des premières tentatives de présentation d’œuvres contemporaines africaines. Et ce choix n’était en rien anodin, en ce sens que concernant l’histoire des arts traditionnels de l’Afrique Noire, l’art Schona représente une exception car il s’agit d’une des rares sculptures lithiques, par opposition à la tradition plastique sur bois, que l’on retrouve dans la totalité du continent africain. Contrairement à ce que d’aucuns imaginaient, les réactions furent pour le moins mitigées, en ce sens que le sentiment de regarder des pièces issues d’artefacta occidentaux auxquels l’on aurait apporté « une touche » africaine, se dégageait. En fait, l’idée sous-jacente au sortir d’une telle exposition était la suivante : ce qu’a fait un Brancusi, un sculpteur Africain peut le faire aussi ! Evidemment, l’Art du 20ème siècle fut régénéré par l’ « Art Nègre » mais force était de constater, à l’époque de cette exposition sur l’art Schona contemporain, que quelque soixante-dix ans plus tard, les artistes Africains assuraient un « retour à l’expéditeur » en bonne et due forme. Heureusement, et ce depuis maintenant plusieurs années, nous n’en sommes plus là ! Une voie a été tracée laquelle recule constamment les sentiers battus.

 

Et le résultat s’exprime avec un créateur tel que WILLIAM KAYO.  

De quelle manière considérer son œuvre au sein de l’histoire de l’art africain contemporain ? Il s’agit d’un artiste qui, adolescent, entra de la façon la plus anodine, en contact avec l’art de Salvador Dali tout simplement en feuilletant un journal. Ce contact, absolument fortuit, le conduisit à aimer follement le Surréalisme, au point de s’engouffrer dans cette voie comme première approche créative jusqu’à trouver, au fil du temps, son propre langage à l’intérieur d’un substrat culturel fourmillant de traditions à la fois orales, musicales et plastiques.

Au premier regard, une alchimie subtile entre l’Afrique et l’Occident perce des œuvres de ce plasticien. Nous somme subjugués par la maitrise avec laquelle ce dernier appréhende l’espace et la lumière.

SOLITUDES (80 x 80 cm – technique mixte)

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est une évocation scénique d’une Afrique ancestrale, enveloppée dans un halo en fusion, composé de blanc évanescent se mariant au vert virant vers le jaune-clair. Les personnages évoluent dans un décor rural. Dans cette œuvre, l’on remarque une interpénétration réussie entre le dessin (ce fut sa première forme d’expression) et la peinture. Cela apparait flagrant avec le rendu physique du jeune agriculteur, lequel est très peu atteint par la polychromie dont les contours à la mine structurent les lignes directrices, tant pour l’anatomie que pour les vêtements. Une zone se révèle vers le haut, à droite du tableau, laissant apparaître ce qui ressemble à une ferme, auréolée d’une lumière flamboyante. Une portion de la toile a été soulevée et travaillée vers la droite, accentuant  l’impression d’une construction architecturale.

La conception des personnages est caractéristique de l’œuvre de WILLIAM KAYO, en ce sens qu’à l’exception de PORTRAITS (65  x 70 cm – technique mixte),

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présentant des femmes Africaines souriant ainsi que pour SOLITUDES, où le jeune agriculteur a manifestement été portraituré, les personnages conçus par l’artiste se réduisent à la plus simple expression de silhouettes, frêles et diaphanes, souvent campées debout, toujours baignées d’une lumière enveloppante, mises en exergue par un contour extrêmement appuyé, conçu à la sciure de bois.    

« Les silhouettes nous suivent », affirme l’artiste, en pointant son doigt vers le sol pour désigner nos ombres. Ce sont là les traces que nous laissons de nous-mêmes ».

Dans HORIZONS (90 x 90 cm – technique mixte),

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les silhouettes se dressent au loin. Une zone rouge incandescente, comprise entre des notes bleues, en dégradés et jaunes, fait irruption au centre du tableau.

Est-ce l’horizon qui se dessine ? Toujours est-il que dans cette œuvre les personnages féminins, plutôt stylisés, « regardent » au loin. Sauf que nous ne voyons pas leur regard, nous le devinons. En fait, nous le devinons parce que nous substituons le nôtre au leur. Et cette boite de cirage rouillée, campée au cœur d’une zone noire, à hauteur du regard, que l’artiste a trouvée au fond d’une poubelle, arrive dans la composition comme un imprévu, un élément volontairement perturbateur, censé brouiller la magie du moment. Où se situe-t-elle face à l’horizon ? Où se place-t-elle face à nous-mêmes ? Et cet horizon qui divise le tableau, qu’est-il réellement ? Le visiteur se situe précédant les personnages mais de quel côté de l’horizon est-il lui-même ? L’horizon est une vue de l’esprit car il change selon les latitudes. Selon que l’on se situe d’un côté ou de  l’autre. Observez cette série de collages, à peine perceptibles, réalisés de façon minimaliste, se fondant dans les diverses zones chromatiques, sous-tendant à l’instar d’un muret imaginaire, le haut et le bas du tableau, tel l’horizon définit le ciel et la terre. Le titre de l’œuvre se décline au pluriel. Sa lecture nous en fournit les clés.

Les couleurs ont une grande importance. Celles utilisées par l’artiste peuvent globalement être rangées en deux catégories :

Couleurs tendres : PORTRAITS (mentionné plus haut) - SOLITUDES (mentionné plus haut) – JOUEUSES DE NGONI (65 x 70 cm – technique mixte)

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Couleurs vives : TOTEMS (90 x 90 cm – technique mixte)

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HORIZONS (mentionné plus haut) – SCENES (50 x 90 cm – technique mixte)

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Mais il y a aussi (cela arrive souvent) une catégorie intermédiaire dans laquelle couleurs tendres et vives se côtoient dans un résultat surprenant :

JUST FOR DREAM (65 x 70 cm – technique mixte)

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retient notre attention parce  qu’il pose une question cruciale : y a-t-il un surréalisme « à l’africaine » ?

Ou le surréalisme est-il définitivement universel, susceptible d’être interprété selon chaque sensibilité culturelle ? La force du surréalisme est qu’il nous révèle un autre Sacré : celui du quotidien transcendé par le pouvoir d’une démarche immanente.

Grand amoureux de René Magritte, l’artiste garde un lien à la fois affectif et esthétique avec le surréalisme classique. 

Quelles sont les particularités du style surréaliste de WILLIAM KAYO ?

Surréalisme classique : statisme des personnages, encadrés dans cinq zones compartimentées, telle en architecture en suspens. A l’instar du « surréalisme » magrittien, le personnage est, avant tout, statique, voire impassible. Il évolue, soit en dehors de tout cadre architectural, soit au sein d’une architecture qui ne s’impose nullement par rapport au personnage.

William Kayo : les personnages sont en habits traditionnels – utilisation de la lumière (vive et chaleureuse) par rapport à celle de Magritte (relativement tiède ou objet d’analyse psycho-chromatique : cfr. L’EMPIRE DES LUMIERES (1953-54).   

Il s’agit, chez l’artiste, d’une conception plastique de l’onirique qui envisage le rêve que pour ce qu’il est. Non pas d’une arme contre un système d’idées. Il est vrai que si la symbiose entre surréalisme et art africain interpelle à plus d’un titre, c’est parce qu’elle exprime cette volonté de rapprochement interculturel, désormais ancrée dans le siècle. Une démarche que l’artiste qualifie de Modernité : un brassage des meilleures influences culturelles venues de l’extérieur, enrichissant le substrat culturel vernaculaire.

Quiconque connait un tant soit peu les arts traditionnels de l’Afrique Noire, ne peut séparer les productions artistiques d’avec leurs composantes magico-religieuses. C'est-à-dire, les réalisations plastiques, d’une haute perfection technique du monde fabuleux des esprits ayant souvent revêtu le statut d’Ancêtres. Un monde tel que celui-là peut aisément se passer de « surréalisme » car ses racines baignent dans une spiritualité immémoriale. Un monde dans lequel l’Homme, passant de classe d’âge en classe d’âge, se fond dans une conception de l’Histoire tendant vers l’Humanisme comme finalité. L’Humanisme africain ! 

WILLIAM KAYO assure ce rapprochement interculturel en le considérant comme un « engagement », qu’il fait vivre pleinement au visiteur, en interpellant ses interrogations propres sur le Monde. Les messages  culturels qu’il met en exergue sont exprimés de façon subtilement politique.

Nous le constatons dans  JOUEUSES DE NGOMI (déjà mentionné). Le « ngomi » est un instrument à deux cordes, typique de la région de l’artiste.

Jadis, il était joué exclusivement par les femmes. Désormais, ce sont les hommes qui se le sont approprié et voient d’un très mauvais œil les femmes qui le pratiquent.

Précisons, néanmoins, que si les hommes l’ont adopté, c’est essentiellement en tant qu’ « arme » pour exprimer un message de paix. La sœur cadette de l’artiste joue d’ailleurs de cet instrument, de façon professionnelle, en dépit de l’interdiction dictée par les hommes.

L’artiste qui a réalisé ses études artistiques à l’IFA (INSTITUT DE FORMATION ARTISTIQUE de Mbalmayo, au Caméroun), ne s’abandonne jamais à une surcharge de matière pour attaquer la toile. Tout « excès » existant se justifie dans sa fonction créatrice : conception du volume pour les tissus (cfr. TOTEMS), structures portantes pour chaque cadre (cfr. JUST FOR DREAM).

Il retravaille toujours ses tableaux à la sciure de bois et n’hésite jamais à utiliser des éléments extérieurs tels que le papier ou divers accessoires en fer, interagissant avec la perception immédiate du visiteur.

Bien que jeune, il totalise déjà vingt-six ans de travail et nous avoue qu’il n’aurait jamais pensé trouver dans la peinture l’objet de sa vocation.

Lorsqu’on lui demande ce qu’il espère de l’art africain contemporain, il axe ses espoirs sur une amélioration concernant les structures existantes permettant d’élargir les possibilités à l’accès au Marché de l’Art pour les artistes Africains qui se battent face à ce qu’il qualifie de « chasse gardée ».

WILLIAM KAYO se bat avec son art pour permettre au Monde d’accéder à la classe d’âge du dépassement.

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Collection "Belles signatures" (© 2014, Robert Paul)

François L. Speranza.

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Une publication
Arts
 
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Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement.

 

A voir: 

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza


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  François Speranza: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles (30 avril 2014).

(Photo Robert Paul)

Au vernissage du 30 avril 2014:

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Madame Fadila Laanan, Ministre de la culture et William Kayo

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William Kayo et Robert Paul

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administrateur partenariats

Ce lundi 16 novembre 2015, à 8.20h en entrant en classe, je savais que rien ne serait jamais plus comme avant.

Nous avons immédiatement abordé le sujet avec les élèves dans toutes les classes et à tous niveaux. C'était une demande des élèves, traumatisés, quel que soit leur âge ( de 12 à 20 ans). Les profs qui n'étaient pas capables de répondre à leurs attentes n'en ont pas parlé, en revanche tous ceux qui étaient disposés à le faire l'ont fait, sinon il aurait été impossible de donner cours. Répondre aux questions posées par les elèves, dédramatiser, rectifier l'info, rendre l'espoir, mettre du baume au coeur. Ils m’ont demandé pour faire un dessin, aux couleurs de la France, avec les mots paix, amour; liberté etc...Ils feront l'objet d'un immense panneau qui sera exposé dans un endroit clé de l'école, et notre sapin de Noël de 3m dans la cour sera cette année aux trois couleurs de la France et orné de mots et de colombes blanches...ce qu'ils ont décidé. Oui, l'école est de nos jours le repère face aux dérives de la société et du monde. Plus que jamais, nous les enseignants avons la mission d'éducation, alors que les familles souvent démissionnent. Mes élèves sont de plus de 30 nationalités différentes, de confessions différentes, c'est une richesse, il faut la protéger.

Ce mardi 17 novembre 2015, en rentrant à 17h.

Je n'en puis plus de lire des statuts haineux, d'entendre des imbécilités, de lutter contre les amalgames. Je me retrouve comme le 12 septembre 2001, à décortiquer avec mes élèves les événements de la veille, à remettre les pendules à l'heure, à panser les plaies d'une jeunesse effrayée, abasourdie par les propos tenus un peu partout sur les réseaux sociaux, dont ils sont friands, dont ils ne mesurent pas encore les dommages qu'ils peuvent causer, dont ils se servaient jusque là pour partager leur petit monde d'adolescents "bisounours". La jeunesse s'est réveillée avec une gueule de bois et elle souffre. Beaucoup de mes élèves sont de confession musulmane. Ils sont salis, choqués, leurs valeurs sont aussi bafouées que celles du citoyen à l'arbre généalogique celte, gaulois, ménapien, nervien, aduatique ou burgonde. L'école reste le dernier rempart contre les amalgames, par l'éducation qu'elle dispense et promeut, elle reste garante de la liberté et de la démocratie. La bête s'est exprimée aujourd'hui devant moi. Je l'ai trucidée et continuerai encore et toujours.

Ce mardi 24novembre 2015, voici les premiers dessins !

12273135082?profile=originalLa Palestine fait toujours son apparition, et je ne censure pas, mais relie aux événements tout le symbole d'une lutte universelle pour la paix . Les mots Pray et For sont aux couleurs de la France et de la Belgique.

Tout réside dans la tolérance.

12273135466?profile=originalPhoto trouvée sur le net.

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L'accueil

 Pantoum

 

Dans la paix que crée le silence,

J'accueille volontiers  des mots,

Petits fantômes amicaux,

Envoyés par la providence.

 

J'accueille volontiers des mots

Me tirant de la somnolence.

 Envoyés par la providence.

Ils réaniment mon cerveau.

 

Me tirant de la somnolence,

Me mettent en éveil aussitôt.

Ils réaniment mon cerveau,

Lors je suis en reviviscence.

 

Me mettent en éveil aussitôt.

Me rend éblouie la brillance.

Lors je suis en reviviscence,

Je vais où me mènent les mots.

 

23 novembre 2015

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Vivre dans la tendresse

Soliloque

La tendresse nous vient de ceux qui nous entourent
Et qui sont attentifs à nous savoir heureux.
Or elle arrive aussi sur les ondes qui courent,
Venue d'amis lointains se montrant chaleureux.

Il est des solitaires que le sort a privé,
Au cours du temps qui passe en instaurant l'absence,
De ceux qui les aimaient, au hasard dérivés.
Ils s'attristent parfois, plongés dans le silence.

Mais reste intarissable la source de tendresse
Que l'énergie vitale produit par la beauté.
Le zéphyr la charrie sous forme de caresses,
Incite à l'accueillir dans l'inactivité.

Ne pas laisser baisser le niveau de tendresse!
Son action efficace agit avec douceur.
Elle entretient l'espoir causant de l'allégresse
Et tout comme la pluie ravive les couleurs.

22 novembre 2015

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Ecrire

Capucine écrit.

Sans trop de rimes, ses mots ont un rythme.

Il y en a tant qui écrivent aussi.

Chacun ses rimes, chacun sa prose.

Il y en a tant qui n'écrivent jamais,

qui portent en eux

des trésors d'imagination.

Capucine écrit.

Et parfois se dit:

A quoi bon?

Il y en a tant qui écrivent aussi.

Sur tout, sur rien.

Tout s'écrit.

Mais est-ce que tout se lit?

Il y en a tant qui ne lisent pas.

Capucine écrit.

Il y en a tant qui écrivent aussi.

Si on s'unissait pour écrire la Paix...

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Un brouillard surprenant

une aquarelle d'Adyne Gohy

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a inspiré

En Champagne

un poème

de

Raymond Martin

                                         

 

Solitude des amours  mortes des ceps rabougris sous le manteau brumeux de l’oubli.

Envol de croassements lugubres  et massifs  au-dessus de la terre Palatine.   

L’horizon dessine des êtres difformes qui s’évanouissent sous l’aube violine et frémissante.  

 

Le  chevalier poète à la rose, hante-t-il encore de nos jours cette terre crayeuse, généreuse ?

Voit-on encore des traces de ses valeureux destriers caparaçonnés d’un drap de Damas ?

Entendons-nous encore les murmures de ses vers enflammés pour la Dame de Castille ?

 

« L’autre matin, entre un bois et un verger, une bergère j’ai trouvé. Pour se distraire,

Elle chantait une chanson de printemps : « Ici le mal d’amour me tient. »

Je m’empresse aussitôt pour écouter son chant, et lui dis sans délais :

« Belle, Dieu vous donne le bonjour ! »

 

Aussitôt et sans hésiter, elle me rendit mon salut.

Elle avait de la fraîcheur et de belles couleurs.

Et j’eus envie de l’aborder :

« Belle, si vous m’aimez, vous aurez de moi riche toilette.

Elle me répond  - Mensonge !

Les chevaliers sont des menteurs !

J’aime mieux Perrin, mon berger

Qu’un gentilhomme menteur !....... »

 

Amour m’aura livré maints durs assauts.

Chanson, va vite et le cœur léger,

Et salue mes gens de Champagne.

 

Cette noble terre de souvenirs toujours palpables, en éternel devenir rayonne en Majesté.

Son  terroir  généreux offre à celui qui ose souffrir  la juste récompense, mais tant attendue.

Une léthargie semble  habiter le sol, qui ne demande qu’un coup de soc pour renaître.

 

Tout semble désordonné en ce tableau un peu désœuvré des ceps dépourvus de sarments.

Le temps passe mais son œuvre offrira : Emeraudes et rubis à ces ceps régénérés.  

La dextérité de l’homme sera récompensée par un breuvage tout en finesse et fraîcheur.

 

   Raymond Martin

   Inspiré par une aquarelle de : Adyne  Gohy.

 

   Merci à Thibaut IV de Champagne pour ses vers courtois.

   Juin 2015.

 

         

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

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Anne-Michèle Hamesse à Martine Rouhart
1 min · Région de Bruxelles-Capitale ·
"Séparations"
Editions Dricot, 2015
Martine Rouhart
Fiction et réalité s’enchevêtrent savamment dans ce roman très attachant de Martine Rouhart.
On s’y sent tout de suite en connivence avec l’auteur et ses personnages. Des thèmes universels, les abandons, les ruptures, la fin de l’amour sont évoqués ici tout en nuances, les émotions sont vraies, on les ressent profondément.
Car c’est de notre existence même qu’il est question, déclinée ici par le biais de ces tranches de vie empruntées à l’un ou à l’autre et qui toutes entrent en résonance avec nos propres expériences, nous avons tous plus ou moins enduré certaines épreuves que ce roman raconte
L’écriture de Martine Rouhart emprunte beaucoup à la vie, elle s’adonne avec passion à l’écriture qui lui offre des milliers de double vies à portée de mains.
Ces autres vies, autant de cadeaux pour le lecteur, des bonheurs d’écriture qu’il emporte avec lui comme des trésors.
Ainsi ces : "il ne lui avait rien laissé que son absence" et autres "des centaines d’anges passèrent" ou ce "il quitta le salon emmenant la lumière avec lui" ou encore, mais il y en a tant et tant : "les plaisirs bariolés de la Méditerranée"…."les grands silences blancs de la montagne"…
Tous les arts se rejoignent, ainsi un bon tableau donne l’envie d’y entrer pour s’y promener, de même "Séparations" nous entraîne dans une balade d’émotions cernée de beaux paysages, vous parcourez ces pages comme on remonte la mémoire, émus de reconnaître des sentiments éprouvés dans le passé et qui ressurgissent au fil des pages.
Dans les décors du livre vous êtes chez vous, vous respirez des senteurs oubliées il y a quelque chose de proustien dans ce temps perdu qui défile et pourtant l’écriture est simple, dépouillée d’artifices, la petite musique de Sagan n’est pas loin, cette tristesse douce qui baigne les histoires de toutes nos histoires
Il y avait un défi à écrire un tel roman à la construction rigoureuse, puzzle à la mécanique minutieuse où chaque pièce compte, avec une acuité d’observation sans faille, des similitudes troublantes, des facettes innombrables.
Un pari gagné sans nul doute.
Car tout ce savoir-faire n’empêche jamais l’émotion de déborder des pages.
Par quelle magie ? C’est tout simplement ce qui s’appelle le talent.
Anne-Michèle Hamesse
Novembre 2015

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IL PLEUT !

Il pleut sans discernement

Sans élégance, sans parfum...

Il pleut sans pudeur, bêtement

Et même l'espoir est défunt!

Il pleut!

Des bruines d'antan me souviens

Légères et pénétrantes

Faisant chanter le matin

Avant que nos lèvres mentent...

Il pleut!

Y a eu des jours d'orage

Qui soulagent les tensions

Qui même au bout de leur rage

Nous ramènent à la raison!

Il pleut!

Une envie de cheveux mouillés

Un désir de plonger nue

De manger des œufs brouillés

De se sentir éperdue...

Il pleut!

Besoin de fermer les yeux

De retrouver les saveurs

Qu'on éprouve quand on est deux

Quand la pluie... c'est du bonheur!

Il pleut!

Je me fous de la météo

Demain le ciel sera bleu

Et ce moral à zéro

Calmement y mettre le feu...

J.G.

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I:  Les lumières en marche                        Balise: Lumières

II;  L'humanisme en marche                       Balise: humanisme 

II:: Voix et chemins antiques de la Grèce   Balise:  Voix et chemins antiques de la Grèce

Il vous suffira de cliquer sur une de ces balises pour voir l'état d'avancement des ces chantiers.

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Les crieurs nocturnes




Propos


À monsieur Paul

Quand des parents prient, leurs enfants
Sont sûrs que Dieu qui les entend
Peut arrêter ce qui les blesse
Ou sauvagement les agresse.

Lors les murmures qui s'envolent,
Bien facilement les consolent.
Ayant oublié leurs effets,
Croiront sans doute à des bienfaits.

Les prières se perpétuent
Mais sans empêcher que l'on tue
Et n'apportent de réconfort
Qu'aux survivants pleurant un mort.

Nombreux recours sont disponibles
Dans des situations pénibles.
Il faut n'en négliger aucun.
Parfois elles touchent chacun.

Les médecins sauvent des vies
Quand à agir on les convie.
Font de leur mieux les militaires
Où leur action est nécessaire.

Réveillez-vous, vous qui dormez
Restez vigilants désormais!
Ne cessez d'affûter vos armes
Agissez devançant l'alarme!

16 novembre 2015

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Bains de jouvence

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Pour Adyne, propos

Ma mémoire pourtant fiable,
Loin d'elle envoie se promener
Les nombres nommant les années,
Marquées de faits inoubliables.

Cependant se trouvent datés,
Du temps de mon adolescence,
Des incidents sans importance
Ou d'autres certes inusités.

Je notais, un jour achevé,
Ce qui m'avait rendu heureuse
Ou confuse, parfois nerveuse,
Et mes défis à relever.

Tout comme le fait ma mémoire,
Qui laisse les années en blanc
En contant des événements,
Je pourrais vivre mon histoire.

Devient plus épais mon passé
Sans s'alourdir d'émois intenses.
Je n'attache plus d'importance
À mes souvenirs entassés.

Face à des grâces inouïes,
Que j'accueille dans l'innocence,
L'exaltation de la jouvence
Anime mon âme éblouie.

15 novembre 2015

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LA PETITE DAME...

La petite dame était si menue

Un petit oiseau aux ailes cassées

Regard éperdu, démarche chaloupée

Alors, l'observant se sentir émue...

De s'exprimer elle avait difficile

Dans ses mots choisis teintait un accent

Si son discours était devenu fébrile

C'est qu'être seule est loin d'être évident!

La petite dame qui s'était perdue

Cherchait un sourire pour s'y accrocher

Et peut-être aussi une main tendue

Avons donc tenter de les lui donner...

Un peu plus sereine elle est repartie

La minute suivante l'avions égarée

Mais dans nos mémoires elle s'était blottie

Ne sera pas facile de l'en déloger...

J.G.

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