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SPECTACLES

Une force virulente? « Angels in America »

La pièce a été écrite en 1991. Il y a près de trente ans déjà que la pièce-fleuve de l’américain Tony Kushner recevait le prestigieux prix Pulizer. L’ épopée intime et politique est ramassée ici sur deux heures trente. « Angels in America » confronte deux mondes qui se cognent : l’immobilisme, le rejet de l’Autre versus l’ouverture et le progrès de l’humanité au sein d’un universalisme de bon aloi. Elle met en scène l’histoire parallèle et turbulente de deux couples en difficulté, un homosexuel et un hétéro : Louis Ironson et son amant Prior Walter, et l’avocat mormon Joe Pitt et son épouse Harper. Après les funérailles de la grand-mère de Louis, Prior lui apprend qu’il a contracté le syndrome de Kaposi, autrement dit, le Sida et Louis panique. Le début d’une apocalypse ?

L’image contient peut-être : nuit et plein air

Joe Pitt, mormon bon teint, qui doit négocier avec sa femme ses tendances homosexuelles, travaille pour Roy Cohn, personnage réel ancien avocat de Trump au service de Reagan qui se découvre atteint par le sida également. Coup d’éclairage sur quelques turpitudes. Valse des téléphones, présence obsédante de l’univers médical, de lits en bataille, les couples se désagrègent, le chaos du millénium approche, ce sera la fin du monde, prédit l’aigle ou l’ange rétrograde et vengeur ! Tandis qu’à Salt Lake City, la vie continue. Le monde se remplit d’hallucinations, symboles tangibles des craintes les plus irrationnelles. Nous voilà même en bord de banquise en déroute. C’est glaçant ! Mais après le cataclysme, dans la deuxième partie de la pièce, de nouveaux liens se créent, la compassion et le pardon prennent presque imperceptiblement le dessus, la vie renaît. Une rédemption. Le principal fléau à combattre n’est-il pas tout d’abord, celui de la peur de l’autre ? 

Philippe Saire 
souligne dans sa note d’intention que même si le Sida se soigne aujourd’hui, que s’il est devenu « moins grave » qu’auparavant, et que l’homosexualité commence à être chose acquise et banalisée… le vivre ensemble reste une question cruciale qui nous sauvera ou nous condamnera sans appel. Il n’y a qu’à voir combien ce qui nous est étranger continue à créer des réactions de rejet, dans tous les domaines. Le choix de telle ou telle société se pose aujourd’hui intensément, au niveau planétaire. Voulons-nous voir nos enfants et nos petits-enfants vivre dans un monde de cauchemar ? Le risque c’est de voir disparaître tout ce qui donne un sens à notre aventure humaine. Le risque c’est le repli sur soi et la férocité destructrice du suprématisme. Par aveuglement et irresponsabilité. Nous sommes ici au cœur d’une actualité virulente qui décidera ou non du naufrage de notre civilisation qu’aucune main magique ne viendra sauver, si ce n’est la nôtre.

Voilà donc pour les thèmes et les idées. Mais la manière dont cette vibrante épopée est chantée, vaut une note artistique 10/10. Philippe Saire est tout d’abord un chorégraphe d’une remarquable limpidité et fluidité lorsqu’il nous emmène dans la réflexion par le mouvement des corps. Il a dans sa fabuleuse équipe trois de ses élèves de l’école de Lausanne, et un belge, gentil comme un ange, Jonathan Axel Gomiz ! Le metteur en scène nous explique que la genèse de sa création a commencé par l’interprétation purement physique des histoires qui se chevauchent, se croisent et se complètent. A la façon d’une « bande dansée ? » le texte semble superposé par la suite à la vérité des corps et des tableaux vivants, ce qui rend le verbe d’autant plus percutant. Le spectateur est happé par les mouvements et se sent danser sur scène, cependant que l’esprit est à l’écoute intense du texte et analyse. Le jeu des voix se permet l’utilisation artistique de l’amplification et la fresque n’en est que plus fascinante. Le liant entre texte et corps c’est l’humour, tantôt bienveillant, tantôt sarcastique, tout comme dans les fabliaux d’antan, une sorte d’état de grâce qui permet à l’homme de ne pas tomber au fond de la disgrâce moderne. On constate donc que ce spectacle est monté avec un soin immense, sans la moindre faute de goût. Tout est beau à regarder, à la façon d’une ode humaniste généreuse qui se doit de nous donner la force d’âme, à chacun selon ses moyens, de redresser le cap d’une civilisation en dérive.

Du 06 au 14 décembre 2019 … seulement !

Dominique-Hélène Lemaire

 INFOS & RÉSERVATIONS
02 223 32 08 – http://theatre-martyrs.be/

 Philippe Weissbrodt

Les mardis et samedis à 19h00, les mercredis, jeudis et vendredis à 20h15, le dimanche 08.12 à 15h00. Bord de scène mardi 10.12.

GÉNÉRIQUE DU SPECTACLE :

JEU Adrien Barazzone, Valeria Bertolotto, Pierre-Antoine Dubey, Joelle Fontannaz, Roland Gervet, Jonathan Axel Gomis, Baptiste Morisod CHORÉGRAPHIE & MISE EN SCÈNE Philippe Saire ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE Chady Abu-Nijmeh DRAMATURGIE Carine Corajoud LUMIÈRES Eric Soyer CRÉATION SONORE Jérémy Conne SCÉNOGRAPHIE Claire Peverelli COSTUMES Isa Boucharlat PRODUCTION Compagnie Philippe Saire COPRODUCTION Arsenic (Lausanne), Comédie de Genève, Théâtre des Martyrs.

La Compagnie est au bénéfice d’une convention de soutien conjoint avec la Ville de Lausanne, le Canton de Vaud et Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture. Le spectacle est lauréat du concours Label + romand – arts de la scène, et soutenu par la Loterie Romande et de Sandoz – Fondation de famille. La Cie Philippe Saire est compagnie résidente au Théâtre Sévelin 36, Lausanne.

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LE SOIR.

Le soir qui descend sur les toits et les gens,

enjolive la ville, la féérise dès l'heure du crépuscule,

où chaque rose, arbre et enfance tout à l'heure

immenses, en cet instant clair-obscur,

ne sont plus que d'humbles miniatures !

La lune qui déambule au dessus des toitures,

fantomatique et pleine, infuse sa clarté dans le ciel endeuillé,

où chaque étoile, nuage et soleil blanc, tout à l'heure

moins précieux, en cet instant magique,

murmurent une musique pour nous, tout éblouis !

Le ciel certains soirs devient un Opéra !

NINA

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La nuit, le jour

L'aube déshabille sans empressement

la nuit  qui s'éclaircit, sans un bruit, petit à petit,

tombent comme la pluie sur le sol rose et nu,

de sombres lainages et de noires dentelles, 

pour laisser place à de pâles soieries !

Voici la naissance du jour, l'éclaircissement

du ciel faïencé, point de soleil encore,

mais juste son corps environné de brume !

Ma cafetière chantonne dans la pièce à côté,

tout autour virevoltent des papillons fleuris

et des essaims d'abeilles vêtues d'ensoleillement !

Ma tête tourne un peu, entre l'ombre et la clarté,

vertigineuse, elle se souvient de vous, qui comme

la nuit, s'en est allé, sans un mot, sur la pointe 

des pieds !

L'horloge s'est arrêtée entre la nuit et l'aube en

plein été.

NINA

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NUIT,

Le soleil à l'ombre de la terre tombe,

à l'instar de ma robe dans la pénombre de vous,

Ce soir, la nuit est lente, tout ambrée, affolante ! 

Nos corps tout médusés, incendient nos esprits,

dans cet hiver clos, nos silhouettes démesurées,

murmurent, s'enchantent l'une de l'autre !

La terre regarde le soleil, qui sans cesse 

la touche de ses  pourpres baisers .!

L'un et l'autre s'aiment.

Ce soir, la nuit est mouvante sur nos peaux

si émues, elle nous couvre l'un et l'autre et

retarde le jour..

NINA

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LA JOIE ET LA TRISTESSE.

La joie est un soleil tout bleu,

la tristesse, son ombre,

la joie est l'herbe qui chantonne,

la tristesse, le gazon immobile,

la joie est l'ombre pleine de vous,

la tristesse, une larme trop lourde,

la joie est l'alphabet qui danse, tourbillonne,

la tristesse un ciel sans rien dedans,

la joie est une terre couleur mer,

la tristesse, une mer couleur terre,

la joie est une effervescence de l'instant,

la tristesse, une joie fatiguée, 

la joie c'est l'enfance dans l'adulte,

la tristesse, l'adulte dans l'enfant,

la joie, c'est ce regard ému lorsque tombe la neige,

la tristesse, une pluie de Toussaint,

la joie, c'est regarder la vie, s'émerveiller toujours,

la tristesse, l'indifférence, l'absence de mouvemente en soi !

La joie, c'est ce baiser qui retrouve le vôtre,

la tristesse l'oubli;

NINA

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Chaud, chaud

La terre n'est plus cet immense point d'interrogation d'il y a quelques siècles.Ce temps où l'on croyait cette dernière plate jusqu'à ce que certains voyageurs intrépides démontrèrent qu'elle est bien ronde et qu'on ne tombait pas à son extrémité ! Maintenant la terre on la connaît bien. Elle est petite, on en fait vite le tour, nous sommes nombreux dessus et elle est en piteux état. Celui qui abandonne sa bouteille en forêt, ses cartons graisseux dans les buissons ne peut plus ignorer sa contribution à la défaire. Ainsi qu'à chaque tour de clef le nuage noir qu'il envoie sur ses propres enfants. Et s'il se dissipe à ses yeux il vient tout la haut s'ajouter à tous les nuages noirs qui bientôt nous recouvrirons tous, êtres et plantes. Y verrons-nous quelque chose ? Y respirerons-nous encore le parfum du printemps, de l'automne, du blé et des vendanges. Non, tout sera noir, couleur charbon et la moindre étincelle enflammera le charbon. C'est donc la chaleur qui s'est emparée de la terre et de nous qui sommes en surchauffe de tout connaître, de tout avoir, traqués par le besoin d'arpenter villes, villages, musées, statues, vallées et montagnes afin d'emporter en nos tiroirs des parcelles de bien commun.Et oui, elle est bien petite la terre et bien fragile ! Maintenant qu'on le sait on ne jettera plus sa bouteille de champagne à la mer; Promis, enfants jouisseurs !


Pensée du jour. 5/12/2019
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L'aube

Ce matin, l'aube est pâle,

bleues mes cernes, assombrissent mes yeux,

ma tête murmure une vague tristesse,

de sa voix pleine de vous !

Ce matin, le soleil est voilé,

blanche ma peau, accentue la monochromie hivernale,

mes gestes inlassables, tâtonnent votre absence,

avec cette légèreté pleine de vous !

Ce matin, le ciel est maritime,

mon cœur tout en vrac, exacerbe mon chagrin,

ma main écrit l'immobilité de la vôtre, son silence,

avec cette persévérance pleine de vous !

Ce soir, le monde me semble se résumer à vous,

à cet espace infini, dans lequel je me perds

juste pour ne jamais cesser d'écrire.

NINA
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L'HIVER

Lorsque l'hiver se fait plus chaud, plus doux,

l'automne se déboutonne, se dévêt, se donne

puis s'étend toute brune,  sur le sol mordoré,

en attendant, patiente, la neige et les blondes clartés !

Une fois les premiers flocons tombés, 

inanimés au sol,

l'arborescence ici et là,

entonne, de sa voix argentée,

des chants et des cantiques,

des musiques composées, par notre sainte terre !

C'est noël, s'enneigent le soleil

et l'enfance qui danse

et les femmes qui bercent

aux quatre coins de notre belle terre.

NINA

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L'ATTENTE...

La pluie est venue

Un rythme s'impose

Point de déconvenue

Ni d'regard morose...

Ce soir tu viendras

Un soleil au cœur

Chasser les langueurs

Et m'ouvrir tes bras...

La pluie subtilement

Occulte la ville

Complice des amants

Une douceur fragile...

J'aime ce temps d'automne

Presque autant que toi

La vie y bourdonne

D'un si bel émoi!

J.G.

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Au théâtre des Martyrs: "L’histoire approximative mais néanmoins touchante et non écourtée de Boby Lapointe"

Salade russe, avec ou sans Mayo ?

Debout les crabes, la marée monte ! Bobby Lapointe l’alliterophile absolu de la chanson française, le prince de l’imagination, se réveille ce soir, sous le jeu vivant et bon enfant de trois mauvaises herbes poussant d’ordinaire leur spectacle de par les rues ensoleillées du royaume de Belgique. Mais c’est bientôt l’hiver, et les manteaux, écharpes et parapluies ont envahi les rues, les gens se pressent pour échapper aux morsures de la froidure, et les baladins cherchent des murs…La bise venue, rien ne valait donc mieux pour les artistes batteurs de pavés, que l’accueillante fourmilière du Théâtre des Martyrs. Un lieu sûr pour ces saltimbanques chercheurs d’abri côtiers, rêveurs d’été, enchanteurs de plages, capteurs de sirènes et de pirates en goguette, et enfileurs de tableaux historiques à l’envers.

Ils sont 5 vaillants bricoleurs, unis comme les doigts de la main, mais on n’en voit que trois. Leur mission est de promouvoir notre belle langue française, affirment-ils, sans toutefois vouloir brandir haut et fort le flambeau du lexique ni celui de l’ami Grévisse. L’orthographe – on le sent, on le redoute – ils la traitent …par dessus la jambe. Comme dans Boby!

Mais qu’importe, s’il ne s’agit que réveiller les voix des géants endormis de notre chanson française ! Ceux qui ont tissé l’enfance des Boomers de tout poil. Georges Brassens, et sa moustache bien peignée, la pipe en coing (pour l’asseng) , une guitare ou une femme sur les genoux…et son parent pauvre : Sieur Bobby Lapointe. les artistes en culottes courtes veulent nous faire rire à coups répétés d’anti-héros chansonniers, ou de chansonniers anti héros. …Ce n’est pas la même chose, figurez-vous ! Mais pas mal de coups d’épée dans l’eau. Toute monde ne s’improvise pas Don Quichotte.

Mais soyez sans crainte : les reprises des tubes de Bobby se font à la bonne franquette, même si la mise en œuvre musicale est un peu légère. On avait adoré à la Samaritaine, Dieu ait son « æme », le trio féminin Tibidi , qui interprétait Boby Lapointe. Elles étaient absolument craquantes dans le genre : charme fou, diction parfaite, harmonie des voix, chorégraphie…


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Ces messieurs s’adonnent aux plaisirs des rimes et des clowns sur scène, mais la mayo prend-elle pour autant ? Pour que le rire joyeux fuse, il ne suffit pas de malmener la chronologie, jouer l’absurdie, Merci Lydie, ou de contrepéter à tire l’harigot, il faut que le grain de folie intoxique… On leur souhaite donc un peu plus d’arsenic ou de digitaline ou quelques graines d’hellébore, pour que le feu ne reste pas celui d’un déjeuner de soleil ou celui de quelques brindilles en fumeroles … Debout les fourmis ! Ou les cigales, c’est comme vous l’entendrez !

Au gré de leurs moultes prestations en places publiques, les artistes ont rassemblé assez d’éléments épars de la vie du bonhomme Lapointe que quitta sa Katy pour l’éternité, pour en faire un spectacle grand format, sous chapiteau permadur et qui tienne la route en hiver. Keep trying !

Dominique-Hélène Lemaire 

 THEATRE DES MARTYRS

 Petite salle - 27.11 > 14.12.19 - 1h15 - sans entracte

Les mardis et samedis à 19h00, les mercredis, jeudis et vendredis à 20h15, les dimanches 01 & 08.12 à 15h00.
Bord de scène vendredi 06.12 animé par Michael Delaunoy.

JEU Valentin Demarcin, Benoit Janssens, Virgile Magniette
LUMIÈRES Renaud Ceulemans
REGARD EXTÉRIEUR & RÉGIE Axel Cornil & Allan Bertin
CRÉATION COLLEXTIVE Les compagnons pointent
PRODUCTION Les compagnons pointent

RÉSERVATIONS
par téléphone +32 2 223 32 08 ou via le site http://theatre-martyrs.be/

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administrateur littératures

Les secrets de famille enfouis comme braises sous la cendre, soudain exhumés, révélés, des secrets bien pesants, parfois paralysants, à l'origine de drames ou de destinées brisées, résultats de liaisons "coupables" ou de l'une ou l'autre folie, les secrets de famille, telle était la thématique principale des Rencontres Littéraires du 26 novembre, autour de laquelle gravitèrent, sous la houlette de l'inaltérable Gérard Adam, Evelyne Wilwerth, Dominique Costermans et Alain Dantinne, au centre la mère de famille aussi bien déclinée au passé qu'au présent.

Ayant exploré dans sa vie tous les genres littéraires, du roman à l'écriture théâtrale en passant par la nouvelle et l'essai biographique, se faisant le plaisir d'éveiller la créativité chez les autres via de stimulants ateliers d'écriture, Evelyne Wilwerth nous présenta ce soir "Tignasse étoile", roman dans lequel nous suivons de près et par palier  la vie, de ses huit ans à ses vingt-cinq ans, de Jacinthe "aux yeux brun fleur fanée". Un véritable tempérament de feu soumis aux défis, crises, délires et insensées prises de risque, non dénué d'un bel humour dans sa quête de sincérité et de vérité. Malgré un lourd secret, que lui cachent ses parents, lui pendant continuellement aux basques tel une épée de Damoclès, Jacinthe tente de se réaliser en tant qu'artiste. Pour le meilleur?

Ecrivain, romancière et nouvelliste maintes fois primée, auteur de publications didactiques et de quelques ouvrages sur l'environnement destiné aux plus jeunes et aux enseignants, Dominique Costermans nous parla quant à elle de "Outre-mère" qui fut finaliste du Prix Marcel Thiry en 2018. Un roman familial teinté de romance, moins le récit de l'authentique histoire d'un juif bruxellois enrôlé dans l'armée allemande devenu ensuite indicateur au service de la Gestapo, que celui de son dévoilement malgré le silence imposé régnant encore dans sa famille deux générations plus tard. Une psychologie fouillée, accrocheuse.

Poète, romancier et enseignant ayant étudié les Lettres et la Philosophie, Alain Dantinne, qui fut membre du comité de lecture des Editions L'Arbre à Paroles, nous plongea de son côté dans "Brise de mère", une oeuvre au titre évocateur. Une femme dans son siècle, née à la fin de la première guerre mondiale, évolue dans l'ombre de son mari et de ses quatre enfants en un temps où le patriarcat imposait renoncement et soumission aux mères. Le dernier de ses fils l'accompagnera jusqu'au crépuscule de sa vie. Emotion et réflexion au rendez-vous.

Les secrets, dans les familles notamment, peuvent parfois causer de considérables dommages, même d'irréversibles dégâts et l'innocent devient subitement coupable aux yeux des autres alors qu'il n'a en fait que hériter d'un passé chargé de fautes, d'erreurs ou d'actions douteuses, un exemple parmi d'autres, choc et/ou traumatisme en résultant, toute une vie pouvant basculer dans un perpétuel enfer...pour la vie!

Les écrivains de ce soir ont-ils exhumé de leurs vécus au travers de leurs récits? Ceci doit sans doute rester...secret mais levons-en un malgré tout concernant cette Soirée: exceptionnellement votre serviteur et chroniqueur était absent aux Rencontres pour raison personnelle! Comme quoi...

Thierry-Marie Delaunois, auteur et chroniqueur, 27 novembre 2019

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administrateur théâtres

Art digital: Monet, Monet!

20 mille lieues sous la peinture…

L’image contient peut-être : plein air

Quand on parle d’héritage culturel, on pense transmission, éducation artistique, racines et révolutions… Mais aussi plaisir.  

L’événement artistique proposé par « Monet, the immersive experience  » plonge dans le plaisir visuel grand format et haute définition, et vous enveloppe comme un manteau miroitant de bienveillance. Les ancêtres des pixels sont à la fête! Ce sont les innombrables coups de pinceau du maître de l’impressionnisme, Claude Monet (Paris, 1840 – Giverny, 1926) qui sont en cause. Ce peintre emblématique  a su observer et représenter la réalité de manière révolutionnaire après l’apparition de la photographie. Lors de cette expérience immersive, vous pénétrez dans le mystère d’une luminothèque extraordinaire, prêt à voyager de tableau en tableau avec l’impression d’y pénétrer corps et âme. Façon Alice au pays des merveilles, en vrai, tout en poursuivant le parcours anecdotique très intéressant de la longue vie de l’artiste. Dans un environnement aussi mystérieux qu’un kaléidoscope mais sans son aspect un peu figé, ici tout semble prendre vie dans une magie visuelle et récréative. Tour à tour, les champs de coquelicots, la pie dans la neige, les falaises d’Etretat, la cathédrale de Rouen, les meules de foin, les bords de la Tamise, vous captent sous leur charme enchanteur.

L’art et la paix, ou la paix de l’art? C’est l’occasion de réfléchir. Les nymphéas de Monet n’étaient-ils pas une commande de son ami Clemenceau pour rendre honneur à la paix après les déflagrations de la grande guerre? La paix, ce bonheur insigne que nous avons la chance de connaître en Europe depuis de nombreuses décennies et dont nous ne mesurons pas toujours la chance. Et oui, vous rencontrerez une carpe multicolore aux couleurs de paradis frétillant entre les nénuphars…
Oui,vous serez à la Gare Montparnasse, tapant du pied pour vous réchauffer, en plein cœur des années de la révolution industrielle, dans le bruit fracassant d’une locomotive à vapeur! Rêves d’antan et femmes en crinolines…

L’image contient peut-être : une personne ou plus

Ainsi donc, si les amusement Parks ont la côte et attirent des millions de visiteurs, grands et petits, on passe ici à l’amusement gallery, et l’éducation y trouve son compte. C’est peut-être pour certains un premier pas posé vers l’univers culturel si riche de notre vieille Europe, vers laquelle tant de regards étrangers se tournent, avec passion jalouse parfois.

Sous les projecteurs anciens et modernes, voici donc Monet, la tête de file des peintres impressionnistes qui fait partie de ce capital culturel intangible qui nous a formés depuis l’école et a éduqué notre curiosité artistique, notre sens du beau, du bon, du vrai.

L’image contient peut-être : salon et intérieur

Bien sûr il y a une différence intrinsèque et fondamentalement entre les inestimables œuvres originales que l’on retrouve dans les musées, les collections privées et les livres d’art et leurs clones audio-visuels composés avec soin au cœur de studios d’images de synthèse. Mais cette approche ludique de l’art vaut aussi le détour… Il y a de beaux précédents, avec d’autres peintres comme van Gogh ou Breughel qui ont attiré des foules de visiteurs. Cet événement a rencontré déjà un vif succès à Barcelone.

Les plus jeunes générations qui sont bombardées d’ « edutainment« , entendez de l’éducation par l’amusement, à l’école comme à la maison, adorent ces nouveaux styles d’apprentissage ludique via écrans, jeux vidéos et autres interactivités immersives. Ils seront ravis de découvrir à travers les oeuvres pixellisées, les œuvres de l’artiste en format géant, ses voyages successifs de la Normandie à Venise en passant par Londres et la Norvège, sa vie passionnante et rebelle en pleine révolution photographique, les amours de sa vie… et Gyverny, sa dernière halte. Le balayage de presque un siècle, sous forme d’ « entercation »! A chacun ses néologismes!

Aucune description de photo disponible.

C’est donc l’occasion rêvée de plonger dans les pigments si bien juxtaposés par l’artiste, qu’ils vous donnent l’impression nager dans un univers de relief, de mouvement et de profondeur, un monde transcrit sur la toile en vibrations lumineuses. Ne manquerait-il que les parfums puisque même les sons vous rejoignent…? C’est l’occasion unique de s’attarder sur des détails célébrant la Nature et la lumière si bien mises en scène par l’artiste, la beauté, transformée en idée, merci Platon. C’est un moment précieux où l’on apprécie l’urgence que Monet avait de peindre l‘éphémère que l’on voit se démultiplier tout autour de soi… Et l’on se recueille, plein de gratitude, devant l’énergie sublime des coups de pinceau du grand maître.

Dominique-Hélène Lemaire

Dès le 30 novembre 2019, et jusque fin avril 2020 à Bruxelles.

*Une réalisation d’ Exihibition Hub, PME bruxelloise, qui allie technologie et sens artistique

*A 200 m de la Grand place, au pied de l’hôtel Novotel, dans une galerie privatisée pour l’occasion, la galerie Horta  moins connue que sa petite soeur marchande, la galerie Agora, mais que vous serez sûrement ravis de découvrir!

Adresse: Rue du Marché Aux Herbes 116, 1000 Bruxelles

Horaire

Lundi : de 10h à 18h
Mardi : fermé
Mercredi : de 10h à 18h
Jeudi : de 10h à 23h
Vendredi : de 10h à 18h
Samedi : de 10h à 18h
Dimanche : de 10h à 18h

Dernier accès 1h av

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les-chercheurs-du-temps-par-emmanuelle-nuncq.jpg?profile=RESIZE_710xEn revenant dans le plat pays après quelques mois d’absence, je découvris plusieurs ouvrages posés sur mon bureau.  Ils étaient soigneusement rangés comme si quelqu’un s’était  laissé le temps d’une courte révérence.  J’apprécie ce respect discret pour ces œuvres en attente de mon regard.  Etrange de deviner que quelqu’un attend un avis sur le résultat d’un travail longuement mené.

J’ai saisi l’ouvrage posé au-dessus de la pile, le premier de couverture m’intriguait, me rappelait-il quelque chose?  À cet instant précis j’ai ressenti une impression étrange. Comment puis-je décrire cette étincelle?  Comment vous parler des regards qui semblaient attiser ma curiosité.  Ces regards?  Oui, les visages présents sur la couverture semblaient m’appeler, m’aspirer, m’entrainer  vers des contrées étranges.  C’était, oui peut-être,  la même impression qui me rendait fébrile quand en pleine adolescence j’ouvrais un « Jule Verne ».  Je devinais une évasion, un rêve soutenu et cette intuition me dictait qu’une perle se tenait à ma portée.

Emmanuelle Nuncq, tel est le nom de l’auteure.  Un nom qui s’imprimait sur ma rétine sans pour autant me décrire la personne.  J’aime les gens, surtout quand ils s’auréolent de simplicité.  Le hasard faisant bien les choses, elle fut présente au salon Mon’s livre et m’offrit le plaisir d’une courte interview.  Pourquoi parler de cette rencontre?  En raison d’une intuition, encore une, une vibration mystérieuse.  Et si l’auteure avait le pouvoir de remonter le temps?  Et si les antagonistes de son roman n’étaient pas qu’affabulation?  Une question taraudait ma curiosité.  Pourquoi l’auteure portait-elle une libellule posée sur le sommet de son chemisier?  Était-ce la libellule ou le reflet d’une personnalité lumineuse qui intrigua le public qui nous écoutait?  Sorcellerie (le mot est hurlé très très fort) crieront certains et à ces cris de jalousie je rétorquerai : Talent.  Un ami me taquina gentiment.  Serais-tu tombé en amour?  En quelque sorte oui, mais si j’avais osé lui répondre, peut-être aurait-il dévoyé mon propos.

Dieu qu’il est bon de se laisser séduire par un roman joliment construit.  On prétend que mes choix sont de plus en plus difficiles.  On me prête le jugement sévère.  Il n’en est rien, mais tout de même, tant de lectures quémandent  de la rigueur et de l’originalité afin de séduire mon temps de lecture.  Il y a tant d’ouvrages qui manquent cruellement d’originalité.

« Les chercheurs du Temps » ne m’a à aucun moment déçu, au contraire, je l’ai adoré.  L’histoire est une quête savamment diluée,  une course effrénée à la rencontre de quelques pointures du passé (jeu de mots, l’auteure comprendra).  Une écriture fraiche à souhait, drôle, éclectique et loin d’être dénuée d’intérêt si l’on considère que l’on va s’imprégner d’anecdotes puisées dans l’autre Histoire, celle qui porte un « H » majuscule.  Qu’importe, je n’ai pas envie de vous endormir sous des propos ampoulés, je n’ai qu’une requête, c’est de vous partager le plaisir que j’ai tiré de cette lecture.  Je n’ai qu’un regret, il est de taille, c’est d’être arrivé à la fin de l’ouvrage et par obligation de devoir m’arracher à ce roman que j’ai adoré.

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Le pitch:

Les Chercheurs du Temps, ce sont Claence Fertennant et Roxane Marty, des voyageurs du passé qui utilisent leur pouvoir pour étudier la Littérature française en allant à la rencontre de ses plus prestigieux représentants.

Entre personnages marquants, révélations historiques, ennemis et situations incontrôlables, nos deux amis ne sont pas au bout de leurs surprises.

Philippe De Riemaecker

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Première audition de piano

Voici deux ans je reprenais des cours privés de piano. Mon jeune professeur est en troisième année du Conservatoire de Mons.  Il a organisé avec une collègue une audition publique pour leurs élèves.  Une expérience que j'ai accepté de vivre. L'audition avait lieu ce samedi 23 devant une trentaine de personnes.  Certes, j'étais stressée. D'ailleurs j'ai failli au trou noir durant le troisième morceau lorsque mes mains se sont mises à trembler mobilisant ainsi toute mon attention.  Fort heureusement, j'ai su me raccrocher et finir sans avoir à rougir.  

J'ai interprété.  :

Valse en la mineur, Op. posthume de Chopin,

Prélude en mi mineur, op. 28 n°4 de Chopin

Pierre et le Loup (arrangement pour piano) de Prokofiev.

Cette expérience me motive à poursuivre cette belle aventure.  

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Merci.

Zoé

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Tout un poème

Je couvre
mes carnets de mots
je cours
après mon souffle

et là-bas

une étoile
se couche
qui dit tout un poème
en se passant
de mots

..................................
Martine Rouhart

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Poussière d'étoile?

A travers la porte fenêtre un rayon de soleil hivernal vient exploser aux murs du salon. Il dépose sur un tableau une lumière imprévue dont l'éclat au passage me fait frissonner.

Sur la langue la fraîcheur de la vodka glacée apporte un regain de chaleur. De l'armoire monte la musique jazzy que j'ai sélectionnée, une voix rogue s'envole sur des notes dont la douceur me monte aux yeux...

Passé et présent se figent tandis que je rêve à tes bras. La nostalgie m'enrobe et mon regard se mouille... nous ne sommes que poussière certes! Mais poussière d'étoile?

J.G.

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FLIRT

Ne croirait-on pas voir l'hiver avec l'automne flirter déjà ?
 
L'automne dont l'échancrure de sa robe pourpre et or,
 
à l'hiver se donne et galante chantonne !
 
Ne croirait-on pas entendre l'hiver murmurer à l'automne
 
des paroles blanches et chaudes et étreindre non sans
 
fougue la belle partiellement dévêtue ?
 
Ne croirait-on pas sentir l'impatience de l'hiver d'aller
 
floconner un peu sur la peau mordorée de l'automne
 
défleuri, qui sous mes pas gémit ?
NINA
 
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