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Ecrire

Ecrire le ciel,

écrire la terre,

sous un soleil-ombrelle,

prendre la pleine mer, 

en été, en hiver,

vêtue de rien, d'un pull-over,

contempler l'infini, 

puis la lune tout en verre,

penser tout à l'envers,

des vers plein la tête,

fermer mes grands yeux verts !

Ecrire le ciel,

écrire la terre,

sous une pluie solaire,

en été, en hiver,

avec au bout des doigts,

une,présence amère,

un murmure solitaire,

étreindre l’infini,

puis la lune qui se perd,

fragile et éphémère,

rêver de  mots perdus,

fermer mes grands yeux verts !

Partir en pleine mer,

dans un bateau tout blanc,

jeter l'ancre en fer-bleu,

prendre feu !

NINA

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Aimer au rythme du vent

Il y a des jours
d’incertitude consentie
des jours
pour rêver le temps
aimer
au rythme du vent
des jours de joie
sans joies
il y a des jours
où j’appartiens
vraiment
au monde des oiseaux
...................................
Martine Rouhart

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Errance nocturne.

Je marche en pleine ville,

tout en peine, chagrine,

mon visage s'efface, je passe,

l'obscurité s'installe ; la nuit.

J'ai oublié mon prénom,

mais le vôtre point encore,

glacé est devenu mon corps,

ma tête s'envole loin de lui,

qui la mord, lui hurle votre absence.

De vos yeux, je recherche cet or-bleu,

la marée d'un regard, tout l'espace.

Mais il n'y a plus personne,

que ces regards qui ne sont pas le vôtre,

tout étrangers à nous !

Je marche en pleine ville,

tout en peine, fébrile,

je suis comme sur un fil, en péril,

Un début de clarté s'immisce, l'aube.

J'ai oublié mes rires

mais les vôtres point encore,

titubant est devenu mon cœur,

mon corps se perd ici, 

dans cette mégalopole,

où  m’obsède votre ombre folle

sans voix, ni chaleur !

Je ne sais plus l'heure qu'il est,

tout en moi, n'est plus que vous,

sans vous.

NINA

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Un long chemin

Un long chemin pour revenir au point de départ - le trésor était sous la pierre ! - Et quel chemin je vous prie ! Comme si une puissance qui nous serait étrangère viendrait en permanence perturber notre bon fonctionnement. Perturber notre envie toute simple celle d'être heureux, anéantir le désir non pas d'affronter la journée, mais de permettre cet assaut cacophonique, ce brouhaha s'emparant immédiatement de nous dès que l'on a posé le pied au sol. Ces rappels au clairon des moments difficiles nous indiquent que la musique n'est pas terminée, qu'elle est faite pour nous, qu'il s'agit de notre invention et que si nous l'avons inventée elle nous est forcément profitable. Que nenni, clairon tais-toi ! Ta musique est fausse et inappropriée. Laisse-nous cinq minutes au moins avant ta torture pour flotter encore sur les nuages de la nuit emportée par le vaisseau des étoiles, allant rejoindre à petits pas la lune pour demain. Quelques minutes glanées comme le mendiant glane son pain quotidien sans penser au lendemain. Sans penser que la vie est dure, décevante, inhumaine souvent, venant tourner les pages contenant ce qu'il y a de plus émouvant et de rebondissant à retenir notre attention. Un long chemin qu'il faut prendre très tôt et abandonner nos jouets, nos joies, nos bonheurs, nos baisers sur le front, nos nuits au clair de lune et ses vaisseaux d'étoiles. Un long chemin, puis un arrêt soudain. Ce long chemin qui a été un attrape-nigaud de tout les jours, une patience extraordinaire à affronter non pas la journée mais jongler avec le bonheur éphémère de vivre, nous disait alors qu'il fallait le suivre et puis aujourd'hui nous en écarter. Ainsi à en revenir à son point de départ et en corriger la trajectoire. Papillons frivoles étions, grands sages désormais deviendrons !


Promenade du jour. 1/2/2020

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Après de bien longs mois de revalidation...

Après de bien longs mois de revalidation, j'ai enfin réussi à reprendre crayon et pinceau ! Ma passion d'artiste animalier est intacte ! J'ai le plaisir de vous partager mon premier "coup de cœur", le portrait d'un adorable téckel nain, réalisé en grandeur réelle, technique gouache . nicole v.duvivier

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IDYLLE

La nuit est la maison de nos caresses chuchotées,

de nos corps bouleversés, des secrets mis à nu !

Le jour est sa fenêtre immense, face à laquelle,

se désaccordent nos bouches, se désenlacent nos

mains jusqu'à minuit demain ! 

Tout près, j'entends une musique végétale, celle des

arbres ; ces notes emplies de soleil et de vent, parfois

de rires,  qui font frissonner les feuillages transparents !

Nos regards mutuellement éblouis se parent de silence,

se séparent jusqu'à minuit demain.

Au loin, j'entends tinter les sept coups matinaux du

clocher de l'église, je prends mon ciré vert et mon

pull outremer et je sors sous la pluie.

Alors tu me regardes triste, partir puis peu à peu décroître

tout au bout de la rue, jusqu'à ne plus me voir, mais envahir

tout en toi, jusqu'à minuit demain.

Tu fermes la porte, tu pleures un peu et le jour s'impose à

nous, le soleil nous brûle.

NINA

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SEULE

J'ai le cœur adolescent et le corps plein de rêves,

orphelin de caresses, des baisers de vos mains, de la

voix de vos gestes.

J'ai du feu plein la tête et du ciel dans les yeux, ma bouche

est rose pourpre, à jamais éternelle, car promise à la vôtre !

J'ai de l'ombre dans les mains lorsque je n'écris plus, que

l'or de mes pensées s’éteint trop loin de vous, que ma

plume vagabonde devienne plomb et mes mots alourdis,

plus jamais ne respirent !

Puissent les livres et leurs voix salvatrices, me consoler

un peu !

NINA

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Un fracassant « tramway nommé Désir » à l'Atelier Jean Vilar


Ah! Les beaux jours? …Par Tennessee Williams.

Presque un spectacle fleuve que le metteur en scène, Salvatore Calcagno, transpose au cœur d’un été torride en Sicile. Le spectateur est pris dans un filet de résonances étonnantes qui ne cessent de se croiser. Salvatore Calcagno conçoit la scène contemporaine comme une rencontre quasi sensuelle de différents langages artistiques : musical d’abord, ah! L’extraordinaire pianiste, le jeune Meraviglioso Lorenzo Bagnati qui crée un mystérieux   dialogue harmonique avec Blanche et son Gaspar de la nuit! Plastique, ah!  Bastien Poncelet, ce danseur éphèbe  énigmatique et  fascinant. Cinématographique: des clips on ne peut plus chauds signés Zeno Graton. Enfin chorégraphique, l’Afrique du Nord ou l’Asie Mineure au rendez-vous avec la voluptueuse Rehab Mehal? Ajoutez à cela les jeux de lumière d’Amélie Géhin  et les maquillages très élaborés d’Edwina Calgagno… Ce qui est sûr c’est que le  metteur en scène décidément très créatif  serre  néanmoins au plus près le contexte américain qui a finalement très peu changé, où l’origine socio-économique ou géographique peut conditionner le destin de façon déterminante.

Résidence symbolique, parée de hautes colonnes, “Belle Reve” est le nom de l’ancienne plantation où Stella (Marie Bos) et Blanche (Sophia Leboutte) ont grandi dans la splendeur fanée après la guerre de Sécession. Un « bon temps » destructeur qui empêche Blanche d’affronter toute réalité. L’alcool, le sexe et la fumée lui servent d’écran. Les mensonges aussi.


À la fin poignante d’ « Un tramway nommé Désir » Blanche, telle une star omniprésente et intense,  n’est plus la femme coquette qui a tout perdu et s’est vue forcée de se jeter dans la promiscuité pour rassasier sa quête désespérée d’amour et d’argent. Pathétique et plus démunie que tout, elle brandit désespérément  son dernier  rêve puéril de rejoindre un hypothétique “beau” qui refera d’elle une princesse. Hélas, le superbe porteur de fleurs androgyne (Bastien Poncelet) annoncera la victoire de la Mort sur l’emblème de sa Vie, le tramway fracassant du Désir.


Ironiquement, l’appartement minable de Stanley et Stella où accoste Blanche à La Nouvelle Orléans, se compose d’une cuisine, d’une chambre et d’une salle de bains. Des fausses perles comme cloisons. C’est tout sauf un paradis, un lieu où, une à une, toutes les illusions  de Blanche fondront dans une atmosphère suffocante malgré le nom prestigieux et symbolique de l’adresse : “Elysium Fields”.

À la fin, Stella ne sera  plus la jeune femme amoureuse de son mari “parfait”. Stanley. Lucas Meister, très physique, est un beau gosse qui bouge comme un mannequin. Craquant physiquement, mais entier et immuable dans ses jugements. On peut dire qu’il reste le même jeune prolétaire arrogant et buté qu’il était au début. D’un bout à l’autre, il reste bloqué, humilié et  outré par la discrimination et le mépris que lui impose Blanche. Exaspérée par son machisme et son manque d’éducation, elle le traite de Pollack, terme  hautement dénigrant. Campant sur ses positions, il est incapable d’identifier ses propres lacunes et à les changer pour sa femme et son enfant. Sa nature statique et phallocratique est mise en lumière par les jeux de poker bien arrosés avec ses amis qui soulignent  par contraste l’évolution psychologique et dramatique de Stella et de Blanche. On retrouve  Tibo Vandeborre dans le rôle ténébreux de Mitch.

Stella qui au début avait accueilli sa sœur dans son foyer avec la plus grande bienveillance ne peut pas croire que Stanley ait finalement abusé de Blanche et laisse les médecins emporter sa sœur ravagée par l’alcool et les désillusions vers l’hôpital psychiatrique. Ceci nous ramène à une image du profond malaise et de l’isolement dont souffrait Tennessee Williams, vivant difficilement son homosexualité dans le contexte d’exclusion toxique de l’époque.

Dominique-Hélène Lemaire  

Un tramway nommé Désir

Tennessee Williams

Traduction inédite Isabelle Famchon
Direction artistique et mise en scène Salvatore Calcagno
Avec Lorenzo Bagnati, Marie Bos, Salvatore Calcagno, Sophia Leboutte, Réhab Mehal, Lucas Meister, Pablo-Antoine Neufmars, Bastien Poncelet, Tibo Vandenborre

Créé au Théâtre de Liège

Lieux et dates :

Du 28 Janvier au 1er Février Jean Vilar à Louvain-la-Neuve
11 au 13 Mars à Mons
15 Février Marche-en-Famenne
21 au 30 Avril Théâtre Varia à Bruxelles
5 au 9 Mai Théâtre de Namur

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ENCORE UN JOUR...

Encore un jour qui s'achève

Vide de sens, vide de toi.

Un jour trop lent qui tremble…

De ne plus éprouver de joie!

Un jour entier à faire seulement…

Des gestes vains du quotidien soulant!

Absent de désirs et de rêves…

Où les sentiments semblent en grève!

La nuit se répand…

Avec aussi le vent…

La pluie qui bat sur la fenêtre

Et le constat de mon mal-être!

Et pourtant…

Les mots s'alignent machinalement

Et à mon grand étonnement

Défilent les images

Du plus beau de nos âges!

Des images claires de printemps

Et de la tiédeur du temps

Et de la caresse des brises…

Embaumées de senteurs exquises!

Alors je souris tendrement…

A notre image dans le temps.

J.G.

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C'est une belle journée

C'est une belle journée qui s'annonce.Enfin le ravissement est arrivé !  Il était temps, direz-vous. Après avoir attendu un demi- siècle, il vient d'arriver ce qui aurait pu arriver en une heure. Mais le mieux est toujours lent et le pire si rapide ! Voilà qu'enfin l'humanité, après tout ce temps, se met à marcher droit. Ses promesses de bon sens, son passé misérable ressassé en permanence, ses conflits pour une goutte d'huile, ses avarices croulant sous le poids d'abondances honteuses, ses préemptions masculines... Terminé tout cela, c'est une belle journée qui s'annonce ! Dehors, alors qu'un léger brouillard lentement se dissipe, le ciel se fracture et laisse passer un généreux rayon de soleil. La journée promet d'être belle. Mon voisin me salue d'un geste amical et son sourire trahit enfin tout les espoirs  longtemps contenus, toutes ces frustrations de bonheur qui attendaient impatiemment la sortie. Comment en effet ne pas retrouver ses joies d'enfant quand les hommes sont enfin passés du stade primaire au stade secondaire voire supérieur. Secondaire n'est déjà pas si mal. Ils tolèrent d'avantage leurs croyances diverses, se battent moins pour avoir saisi l'insupportable souffrance des plaies occasionnées ainsi que l'absurdité des efforts à reconstruire. Sans oublier les famines, les épidémies engendrées, les viols, les vols... que causaient toutes leurs ignorances. Non, tout va mieux maintenant. Vous pouvez dormir tranquille, prendre l'air dans votre jardin, humer le doux parfum des fleurs et lever les yeux au ciel. Le bruit que vous entendez n'est pas celui d'un avion de chasse ou d'un bombardier d'eau. Tout cela est du passé maintenant. C'est une belle journée qui s'annonce !


Pensée du jour. 31/01/2020

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administrateur théâtres

"Les émotifs anonymes" au théâtre le Public

SPECTACLES

Comédie caramel beurre salé! "Les émotifs anonymes"

Surmonter la timidité paralysante, combattre la solitude, voilà le défi des hyperémotifs. Aux rendez-vous des angoissés, Angélique, chocolatière talentueuse, est morte de trac. Tout lui fait peur, elle s’est inscrite aux émotifs anonymes, un groupe de parole, pour faire fondre son malaise. Jean-René, patron d’une chocolaterie en faillite, a des phobies sociales et voit un psy. Le portier d’hôtel a bien raison « Etre seul, il n’y a rien de pire ! ». C’est le chocolat et son désir qui les conduira aux plaisirs de l’amour salvateur. A un train d’escargots… faut-il le dire, et c’est très bien !


Nos deux émotifs sont animés par la même passion : le chocolat. – ©Frédéric Sablon

Une comédie caramel beurre salé, faite pour les 14 février, fébrile, touchante, captivante. La fable drôle et tendre issue du film éponyme, est de Jean-Pierre Améris et Philippe Blasband, l’auteur de « Tuyauterie », jouée sur la même scène où se distinguait déjà le couple mythique : Charlie (Dupont) et Tania (Garbaski), un duo sur scène et à la ville. Arthur Jugnot signe une mise en scène en proximité, car la salle des voûtes du théâtre le Public, s’y prête merveilleusement. Au bout d’un moment, ce que l’on a failli prendre pour des poubelles sélectives, s’avère être l’intérieur d’un coffret de chocolats, design pralines Marcolini, et se transforme en salle de réunion, table de restaurant, lit double dans une chambre d’hôtel, salon, canapé de psy, hall d’accueil de la chocolaterie qui retombe sur ses pattes !… Et vive le langage des fleurs et du chocolat !

Car malgré leur timidité compulsive, les deux émotifs tombent amoureux l’un de l’autre, ce qui génère nombre de quiproquos, malentendus et situations cocasses. Ils font tout pour se défiler, puis se culpabilisent, jusqu’à ce que les cloches victorieuses de l’église annoncent enfin la marche nuptiale. Les deux protagonistes sont adroitement épaulés de deux comédiens agiles mais parfois un fifrelin envahissants : Ayline Yay et Nicolas Buysse qui interprètent les six autres personnages.


Allons, du courage, chers anonymes fragiles ! « Qui craint de souffrir, souffre déjà de ce qu’il craint », disait l’admirable Montaigne. Et vous, qu’est-ce qui vous paralyse ?

Dominique-Hélène Lemaire ( pour Arts et Lettres)

LES ÉMOTIFS ANONYMES


07/01 > 22/02/20 1H15 CRÉATION SALLE DES VOÛTES À VOIR EN FAMILLE DÈS 10 ANS au théâtre le Public

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  • « Aujourd'hui, en Europe, le jaune est une couleur discrète, peu présente dans la vie quotidienne et guère sollicitée dans le monde des symboles. Il n'en a pas toujours été ainsi. Les peuples de l'Antiquité voyaient en lui une couleur presque sacrée, celle de la lumière, de la chaleur, de la richesse et de la prospérité. Les Grecs et les Romains lui accordaient une place importante dans les rituels religieux, tandis que les Celtes et les Germains l'associaient à l'or et à l'immortalité. Le déclin du jaune date du Moyen Âge qui en a fait une couleur ambivalente. D'un côté le mauvais jaune, celui de la bile amère et du soufre démoniaque : il est signe de mensonge, d'avarice, de félonie, parfois de maladie ou de folie. C'est la couleur des hypocrites, des chevaliers félons, de Judas et de la Synagogue. L'étoile jaune de sinistre mémoire trouve ici ses lointaines racines. Mais de l'autre côté il y a le bon jaune, celui de l'or, du miel et des blés mûrs ; il est signe de pouvoir, de joie, d'abondance.
    Toutefois, à partir du XVIe siècle, la place du jaune dans la culture matérielle ne cesse de reculer. La Réforme protestante puis la Contre-Réforme catholique et enfin les ‘valeurs bourgeoises’ du XIXe siècle le tiennent en peu d'estime. Même si la science le range au nombre des couleurs primaires, au même titre que le rouge et le bleu, il ne se revalorise guère et sa symbolique reste équivoque. De nos jours encore, le jaune verdâtre est ressenti comme désagréable ou dangereux ; il porte en lui quelque chose de maladif ou de toxique. Inversement, le jaune qui se rapproche de l'orangé est joyeux, sain, tonique, bienfaisant, à l'image des fruits de cette couleur »

    Présentation par l’éditeur de Jaune. Histoire d’une couleur, par Michel Pastoureau, Le Seuil, octobre 2019, 240 p.
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BIenvenue

Ô vous tous qui passez au devant de ma porte,

Enfants de misère, compagnons de la lune,

Si le frimas vous glace, si la peur vous emporte,

Entrez sans sonner car notre vie est commune!

 

Et vous, poètes fous que l’on voit passionnés

Sur le flanc de le muse, votre seule fortune,

Quand tous ignoreront vos mots, chez moi, laissez

Entrer cent sonnets car notre vie est commune!

 

A vous oiseaux d’hiver qui cherchaient un abri,

Finissant votre vol au gré de l’infortune,

Je vous offre mon toit, mon salon et mon lit !

Entrez, sansonnets, car notre vie est commune!

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Les mots.

 

Je voudrais refleurir ma voix de lilas et de roses,

en faire don à vos lèvres mi-closes, qui n'osent pas.

je voudrais que votre silence se taise, pour laisser

place à vos sonorités, sans lesquelles ma voix

demeurera incomplète, car non reçue par la vôtre !

Les mots le saviez-vous, sont nés pour être enlacés,

sinon jamais ils ne grandissent, sauf s'ils s'écrivent,

par l'écriture ne meurent jamais, grandissent dans

des yeux, murmurent un peu !

Oui écrire, c'est exister dans l'urgence, juste pour

l'amour des mots.

NINA

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Les Atrides saison 2019-2020 au théâtre du Parc

Quel luxe, face à la vulgarité qui nous entoure!

Un spectacle  grandiose, de par ses références à la culture grecque ancienne, pilier fondateur de notre culture européenne, et pour  sa  charge émotionnelle surprenante de modernité, son envergure d’humanité profonde et son intelligence extrême. Un travail d’adaptation ultra moderne des oeuvres d’ Eschyle, Sophocle, Euripide et Sénèque sur fond de musique pop-rock et un plateau de lumière éblouissante. Une banquise prête à fondre à cause de la folie humaine?


Un spectacle qui puise sa lumière autant dans les doigts roses de l’aube nouvelle, que dans l’amour de la lumière dans l’Attique baignée du sang des Atrides. Les champs de coquelicots sous le ciel bleu et les ruines de la Grèce antique n’en témoignent-ils pas?   Faut-il d’ailleurs dans le cas présent  dire Atrides ou Astrides? Car la formidable équipe artistique choisie par Georges Lini, Directeur artistique de la Compagnie Belle de Nuit,  n’est rien moins qu’étincelante et forme une constellation dramatique d’une force lumineuse incroyable autour de la tragique  légende antique.

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LE CYCLE DE LA HAINE
COMME PIÈGE ÉTERNEL
DE L’HUMANITÉ.

Georges Lini et son équipe pose sa fabuleuse production sur les planches de l’un des plus beaux théâtres que nous connaissions: le théâtre du Parc. Mais bien sûr, l’écrin de choix s’envole aux premières paroles, et le texte qui se déploie nous renvoie aux images de la Grèce éternelle et aux questions essentielles de l’homme en quête existentielle.

L’image contient peut-être : 9 personnes, dont Inès Dubuisson, texte qui dit ’Daphné d'Heur Clytemnestre Itsik Itsik Elbaz Agamemnon Inès Inès Dubuisson Electre Félix Félix Vannoorenberghe Oreste Wendy Piette Iphigénie Stéphane Fenocchi Léopold Terlinden Egisthe Pylade François Sauveur /musicien Pierre Constant /musicien’

Tous les comédiens présentent un corps à corps charnel avec l’histoire antique, révélant avec poésie, tout le tissu des émotions intimes de chacun des membres de cette famille frappée de malédiction divine et dont Euripide,  en particulier,   contait l’aventure humaine avec tant de compassion. Inès DUBUISSON dans le rôle d’Electre et  Félix VANNOORENBERGHE, son frère Oreste. Le formidable  Itsik ELBAZ qui, sur les mêmes planches avait incarné Hamlet et Macbeth, se glisse cette fois dans la peau d’Agamemnon. Face à lui, Daphné D’HEUR, sensuelle, juste jusqu’au bout des cheveux,  est cette Clytemnestre blessée et révoltée qui n’accepte pas la décision de de sacrifier leur fille pour s’attirer les vents favorables afin de reconquérir l’Hélène  de Ménélas. En fin de compte une situation terriblement banale… Vaut-elle une guerre impitoyable qui dura dix ans ?  La folie du monde a de tout temps été universelle.  Elle se décline avec les mots d’orgueil, de violence et de vengeance. La banalité du mal.


Faire du neuf avec ce qui ne l’est pas

C’est la force du texte remanié par Georges Lini conjuguée avec celle de l’interprétation, qui engage le spectateur dans une intensité d’affects et  une recherche  incessante  de sens car, à la manière de l’illustre Pasolini, dont les paroles ouvrent et referment le texte,  il s’emploie à la découverte méthodique  des zones cachées de l’histoire en sa version officielle. Georges Lini décape la tradition pour faire ressortir des questions que l’on ne se posait pas. Va-t-il réussir à réhabiliter une Clytemnestre pétrie d’humanité? Pari tenu, grâce à son adaptation moderne des textes antiques et grâce à la personnalité généreuse de la comédienne artiste qui incarne avec volupté la mère protectrice d’Iphigénie (exquise Wendy PIETTE) , l’épouse abandonnée d’Agamemnon, l’amante désillusionnée  d’Egyste (un extraordinaire Stéphane FENOCCHI) , la gouvernante du palais en l’absence du maître. Et l’incomparable Itsik ELBAZ.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes qui dansent, personnes sur scène et personnes debout

La femme serait-elle la mesure de toute chose, l’antidote de l’absurdité de la guerre, de l’orgueil démesuré, des passions dévastatrices? Le grain de vie? La petite sœur d’Electre, Chrysothémis en témoigne. Son  absolu désir de vivre nous vrille le cœur ! Aussi convainquante qu’Ismène, sœur d’Antigone chez Jean  Anouilh. Jouée aussi par Wendy PIETTE.   Choose life !  Inutile de dire que ce spectacle est un haut lieu de réflexion, d’émotion et de beauté de mise en scène. A classer  parmi  les incomparables!

Dominique-Hélène Lemaire

« Les Atrides » au Théâtre Royal du Parc à Bruxelles du 16 janvier au 15 février 2020.

Avec Pierre CONSTANT, Daphné D’HEUR, Inès DUBUISSON, Itsik ELBAZ, Stéphane FENOCCHI, Wendy PIETTE, François SAUVEUR, Léopold TERLINDEN et Félix VANNOORENBERGHE

Mise en scène et adaptation Georges LINI

Assistanat Xavier Mailleux

Scénographie et costumes Thibaut DE COSTER et Charly KLEINERMANN

Lumières Jérôme DEJEAN

Musique Pierre CONSTANT et François SAUVEUR

Vidéo Sébastien FERNANDEZ / Copyright photos: Sébastien Fernandez

Photos :  Jérôme DEJEAN

20:15
15:00 LES DIMANCHES
15:00 LE SAMEDI 15 FÉVRIER 2020
RELÂCHE LES LUNDIS

DURÉE : 1h45 (pas d’entracte)

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Reincarnation

Les bras en croix

fossilisee dans l'antre de ton bois

ton écorce sera

la croûte de mon âme 

abritée sous ta ramee

je boirai

à petites goulees

 ta sève sucrée.

 

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12273318272?profile=originalEn jeux d'écritures, notre atelier d'écriture citoyen, entamera début février un nouveau cycle, en groupe toujours, mais avec une accompagnement plus personnalisé. Développer notre imaginaire, se rencontrer, s’amuser, prendre le temps d’écrire pour soi ainsi que de partager notre vision du monde, nos rapports à la création et aux autres, tels sont les objectifs de nos ateliers.

La participation est gratuite mais ATTENTION ! l'inscription est obligatoire (sur elisabeth.mertens@arc-culture.be) et le nombre de places est limité ! Dépêchez-vous !

Plus d'info sur notre atelier d'écriture citoyen : https://arc-culture.be/blog/projets/en-jeux-decriture/

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