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Le siècle du mépris


Quand le feu couve sous la cendre il finira par surgir au moindre coup de vent ! Et ils sont nombreux les coups de vent ! Les mécontentements grondent sur la planète. De tous ordres, de toutes communautés d’hommes et de femmes qui se plaignent sans cesse et ne reçoivent pas de réponse à leurs questions et surtout à leurs souffrances. On pourrait penser que le “progrès” qui nous soulage au quotidien, celui d’appuyer sur un bouton, a mis fin à ces souffrances. Bien au contraire, il manque l’essentiel : l’amour. Et voilà que d’être privé d’amour l’homme a sombré dans le mépris. Il le reçoit d’en haut, s’en défait et le propulse vers le bas comme pour gagner un peu de temps à se prémunir d’une catastrophe imminente. Car c’est bien cela la vraie question à laquelle nous sommes tous confrontés. Pourquoi sommes -nous si méprisants à l’égard des uns et des autres ? Serait-ce la peur d’avoir à partager ? Serait-ce de penser que nous valons d’avantage que notre voisin ? Serait-ce la peur d’être submergé ? Par d’autres populations que notre voisin devenu insupportable ou par la mer qui menace de nous engloutir ? Par les calculs incessants, privatifs de liberté, abandonnant et étouffant les cris de désespoir au profit d’ambitions plus nobles, plus élevées que ces cris jugés inacceptables, trop coûteux, voire injustes ? Attention , le mépris est un danger suprême. Il submergera les côtes des continents, leurs fameux “progrès” illusoires, les rêves des familles pour leurs enfants. Il est temps d’éteindre ce feu qui couve. Définitivement. Ainsi ce départ nouveau pourra véritablement porter le nom de révolution des idées et ne s’inscrira plus hypocritement au bas des stèles de villages censées avoir résolu la fin du mépris.

Pensée du jour. 23/11/ 2019

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administrateur théâtres

SPECTACLES

« River » Dreams On ! Au théâtre des Martyrs

River

De quoi sont faits nos souvenirs ? Traces du passé ? Traces rêvées ? Et dans ces parties lointaines de notre mémoire quels secrets y avons nous enfoui ? Et nos amours perdues ? Aussi entêtantes que la mélodie d’une chanson ? Qu’en reste-t-il en nous ? La blessure est-elle devenue superficielle ? Et les enfants qui partent loin de notre nid ? Que faire quand l’oubli efface tout et qu’on ne reconnaît plus l’autre…

Et les au revoir quand on s’accroche à un hypothétique espoir.
Et les adieux, quand il ne nous restera plus que le souvenir, peut-être une caresse ou une odeur, quand on parlera à l’absente ou à l’absent.

À partir des champs de l’intime et des deuils qu’il nous faut faire, la chorégraphe Michèle-Anne De Mey bâtit une fiction dansée. Elle rassemble huit personnages, danseurs, acteurs, musiciens, circassiens et un chien, qui raconteront, à travers gestes et paroles, ce qu’on abandonne et ce qui nous suit quand on quitte une maison : les souvenirs communs et les souvenirs secrets. De la chambre, du salon, du jardin, et de la rivière.

Distribution

Un spectacle de Michèle Anne De Mey créé pour et en collaboration avec Charlotte Avias, Didier De Neck, Gaspard Pauwels, Fatou Traoré, Alexandre Trocki, Violette Wanty, Nino Wassmer, Zaza le chien • chorégraphie Michele Anne De Mey assistée de Fatou Traoré • textes Thomas Gunzig en collaboration avec Didier De Neck et Alexandre Trocki Du 12 au 23 novembre. Grande salle

Au gré de vos …harmonies


Un bouquet d’harmonies… et quelques clefs

« RIVER » vous offre un extrait du concerto pour piano No. 1 de Tchaikovsky, de nombreux extraits de Franz Schubert, les parfums de George Gershwin, l’Andante sostenuto de Franz Schubert, extrait de la 21e Sonate pour piano en si bémol majeur, D. 960, son ultime sonate , achevée le 26 septembre 1828, plusieurs arrangements pittoresques de « Die Moldau » de Smetana, le rêve en liberté, de sublimes « Summertime » chantés et dansés, et l’évidence même dans ce programme : « La jeune fille et la mort », exaltante et hypnotique. La dernière clef c’est « Memories of the Silver Screen » de Laurel & Hardy… Entrez et laissez vous emmener ! Au gré de vos propres harmonies.

Interactif

Et le spectateur, touché par la musique et le jeu sur le plateau, les ronds dans l’eau, de rebondir sur le champ et de partir lui-même à la recherche de ses harmonies. Viennent à l’esprit les premiers vers de « Correspondances » de Baudelaire,

«  La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers. »

Mais La première chose qui m’ait envahi le coeur est la musique de “The River of no return” la seconde, un inexplicable souvenir de :”Madison Bridge”, la troisième plongeait dans le fleuve Léthé celui de l’oubli où les âmes deviennent bienheureuses. Le bonheur retrouvé des études classiques, les rives où Orphée perd Eurydice.

Sur le plateau

Car par devant soi il y a des jeux de transparence et de lumière, comme pour visiter l’âme, les voiles de la mort, une armoire magique à double fond tapissée avec la robe d’une des femmes, des danseuses par trois, comme celles qui vous imposent un impossible choix et un vieil homme assis dans un fauteuil qui fait tourner une boîte à musique avec sa danseuse hypnotique. Un chien, ce meilleur ami. Bien bien vivant, celui-là ! Ou non, c’est selon. Demandez à la rivière.

 Les souvenirs de l’homme eux sont exposés, radiographiés, photographiés, filmés, pris sur le vif, agrandis… joués, mimés, symbolisés, dans des tableaux qui ne cessent de s’évanouir et de se renouveler. Cependant que l’homme est en proie à la litanie des choses de sa vie. Il tient les rênes, il ne lâche pas un fil. Tout y passe, de la moindre fourchette à poisson, au sécateur grippé ou la housse de couette à fleurs rapiécée. Une mémoire qui frise l’obsession. « Ma tante part en voyage avec… « 

Cherchez l’intrus ! Il n’y en a pas. Sauf l’infinie solitude, la nostalgie, le temps en marche égrené par des musiques sublimes. Et la proche séparation d’avec sa maison qui a tout vu, tout en tendu, tout vécu. « Summertime », bonheur opiniâtre, pour réveiller l’été de l’âme, pour d’ultimes étreintes et se souvenir.

Aux pinceaux

La fresque poétique de l’A Dieu régie par Michèle Anne De Mey (Kiss and Cry) s’appuie sur ses huit piliers : les artistes qui fonctionnent comme un seul être, un organisme vivant qui résiste au temps et refuse de mourir. Les armes de la mise en scène : la présence, le verbe dépouillé, le corps et le mouvement exaltés. Notre espoir contre la perte et le noir complet. Une harmonie retrouvée ? Signée Charlotte Avias, Didier De Neck, Gaspard Pauwels, Fatou Traoré, Alexandre Trocki, Violette Wanty, Nino Wassmer, et Zaza le chien Boris Cekevda, au mixage sons…


Echo

Et voici celle que j’aime, l’harmonie qui répond pour moi au spectacle, en écho lumineux :

« J’ai essayé, dit-il, de me faire une compagnie avec toutes les choses qui ne comptent pas d’habitude. Je vais vous paraître un peu fou et je dois être un peu fou. Je me suis fait doucement compagnie de tout ce qui accepte amitié. Je n’ai jamais rien demandé à personne parce que j’ai toujours peur qu’on accepte pas, et parce que je crains les affronts. Je ne suis rien, vous comprenez ?
Mais j’ai beaucoup demandé à des choses auxquelles on ne pense pas d’habitude, auxquelles on pense, demoiselle, quand vraiment on est tout seul. Je veux dire aux étoiles, par exemple, aux arbres, aux petites bêtes, à de toutes petites bêtes, si petites qu’elles peuvent se promener pendant des heures sur la pointe de mon doigt. Vous voyez ?
A des fleurs, à des pays avec tout ce qu’il y a dessus.
Enfin à tout, sauf aux autres hommes, parce qu’à la longue, quand on prend cette habitude de parler au reste du monde, on a une voix un tout petit peu incompréhensible. »

Jean Giono, Que ma joie demeure.

Dominique-Hélène Lemaire

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Ne plus écrire

Ne plus écrire,

oublier les mots,

cette seconde voix tapie à l'ombre en moi,

au fil de la vie,

pour vous, pour toi,

ce soleil tantôt noir, tantôt bleu,

continuer pourtant à croire

en leur résurrection, leur retour,

un genre de grand amour,

mais rien, plus jamais là au rendez-vous ;

prendre son stylo alors, son bloc

et les appeler très fort tout en silence,

hurler en dedans de soi, en vain.

Ne plus écrire,

au fil de la vie,

c'est juste de la survie,

un plein tout vide,

ce désenlacement lent de la terre avec le ciel,

cette mer sans vague,

un calme sans musique, un soleil froid  !

Mais j'écris toujours ce grand amour,

celui qui s'élargit et grandit

au fil du temps !

Bonheur.

NINA

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L'IMAGINATION...

Elle s'en va et elle revient...

Dans un sacré va et vient!

Un jour elle va s'arrêter

En aura marre de frimer!

Quand on pense prendre une gamelle

Toujours là, elle se rebelle!

Sur un mot ou sur une phrase

Elle survit, se sent en phase...

Elle donne sens à nos envies

Et comble nos insomnies...

Ensuite, au petit matin

Elle nous fait nous prendre en main!

C'est une amie très fidèle

Elle fait déployer nos ailes

L'imagination!

J.G.

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Et si ......

Et si ce train de banlieue ce soir portait des ailes d'acier,

que la plafond de la gare du Nord devenait ciel  !

Et si les usagers devenaient des voyageurs,

que les métros soient des bateaux, les tunnels des marées hautes !

Et si les néons placés ici et là étaient de beaux soleils,

que les messages SNCF, les chants des déferlantes,

que les quais noirs et tristes, des pistes d’atterrissage !

Et si Paris s'envolait vers le Midi, la Seine devenait la Garonne,

les mimosas ici et les lilas là bas !

Et si mon cœur, mon corps et mon jardin tout bleu

remplissaient tout vos yeux !

NINA

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Lilas

Le lilas d'un baiser refleurit peu à peu des lèvres qui à force d'être

délaissées sont devenues incroyantes !

Le lilas d'un baiser réinsuffle peu à peu de la mémoire à des lèvres

pour lesquelles hier n'existe plus !

Le lilas d'un baiser n'a t-il pas découvert son jardin sur vos lèvres

stupéfaites ?

NINA

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ENLACEMENT

Je dessine dans votre tête des pensées toutes bleues, des chemins infinis,

des rosiers et des neiges, des soleils tout un cortège ! 

Je greffe partout en vous, des bouts de moi, je mélange mes sourires à vos

yeux; ma peau à la vôtre, ma vie à votre éternité ; LA NOTRE !

NINA

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VIE

La vie parfois prend des accents d'hier et de demain

qui troublent nos esprits et enchantent nos instants !

L'hiver au printemps, l'été en plein automne, un amour d'hier

resurgissant demain, bien plus grand, une enfance retrouvée

alors que j'écris à l'ombre du soleil !

Une vie à l'envers, il pleut tout bleu en plein désert ......

NINA

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VIE SANS ELLE

Une existence sans littérature est pareille à une

cour de récréation sans enfance, à un jardin sans fleurs,

à un cœur qui ne serait qu'organique, à un livre sans voix,

bref à un ciel tout vide !

NINA

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DESIR,

J'ai attaché à ces mots que je vous écris mon désir,

que vos yeux nus face à lui détachent, enlacent !

Mon cœur grâce à vous, dans mon corps est devenu bijou,

bien plus étincelant et palpitant qu'un diamant sur un sein !

Mes mains ont empreinté cet infini chemin blanc, pour y tracer ce bleu

dont le brun-vert de vos yeux infinis a tant besoin pour vivre.

NINA

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Voyage,

Je voyage, suis dans un train bleu,

je lis "les vestiaires de l'enfance" de Patrick Modiano ;

cela me rend tellement heureuse !

Lorsque je vais à Paris, c'est déjà un voyage, la Seine cuivrée 

et plus lente qu'en été, moins verte, m'attend.

Je me rapproche d'elle sous une pluie hivernale déjà,

mais rien ne m'attriste car j'entends ses flots verts respirer 

d'où je suis !

NINA

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PENSÉE SECRÈTE

 

Ce soir je devine puis regarde vos gestes exprimés

ici et là en vous, solaires;

Gestes que vous pensez être nés, juste pour moi seule ;

racines de ces caresses, de ces baisers immatériels,

dont par la pensée vous me couvrez entière !

NINA

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PENSÉE SECRÈTE

 

Ce soir je devine puis regarde vos gestes exprimés

ici et là en vous, solaires;

Gestes que vous pensez être nés, juste pour moi seule ;

racines de ces caresses, de ces baisers immatériels,

dont par la pensée vous me couvrez entière !

NINA

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Quel plaisir de vous retrouver, mes chères et chers amis, après ces longs mois passés loin de vous !

C'est qu'ils n'ont pas été sans action, croyez-le, mon silence n'étant pas synonyme d'oubli. Car ce qui compte, ce n’est pas l’apparence des choses, mais ce qu’elles cachent, ce qu’elles protègent comme un trésor, qui est fragile, presque insaisissable, un secret qu’on ne transmet qu’aux êtres de confiance pour mieux le sublimer.

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Regardez ce paysage de neige : imaginez que la page s’anime, et qu’en un instant, vous soyez plongé (e) dans un espace-temps différent...
Pour mieux comprendre, lisez le dernier article de mon blog (je n'ai pas le temps de le modifier pour l'adapter à votre lecture ici, veuillez m'en pardonner), mais avant, regardez sa vidéo, que je partage avec vous, ci-dessous.
Alors, si vous pensez que cette démarche est digne d’intérêt et que ses résultats méritent d’être plus largement partagés, dites-le-moi, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ?

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PARLEZ-MOI DE VOS PETITS TRACAS chez Premédit

Venez découvrir mon dernier livre Parlez-moi de vos petits tracas aux éditions Prem'édit et pourquoi pas l'offrir à l'un de vos proches pour Noël ! Ce petit livre aborde avec humour les petits tracas qui pimentent nos vies afin de les dédramatiser et prendre la vie du bon côté. Il est disponible sur Amazon, sur commande en librairie et sur le site Premedit.net.

Il n'attend que vous, alors n'hésitez plus à le commander pour vous ou pour faire un cadeau!

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administrateur théâtres

Bizet à Liège en Novembre 2019, des perles fabuleuses!

Une perle d’opéra!


« Les Pêcheurs de perles » à l’Opéra  de Liège

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Nous attendions beaucoup des « Les Pêcheurs de perles » à l’Opéra  de Liège puisque, c’est la deuxième fois que nous assistons à cette production,  dans la mise en scène sobre et poétique du nippon Yoshi Oïda et les décors de Tom Schenk.   La mise en scène  de 2015  n’a pas pris une ride, car elle touche l’universel.   Il s’agit du premier opéra que Bizet composa à 24 ans. Il était  pour l’époque, d’un exotisme délirant dans la partition et le livret, la référence à la mer et  aux pêcheurs de la  côte étant omniprésente. L’opéra se déroulait dans l’île de Ceylan,  ce qui est maintenant devenu le Sri Lanka depuis 1972.  Mais le metteur en scène, Yoshi Oïda,  désireux de nous transporter dans un ailleurs mythique et imaginaire, semble s’être inspiré soit de la culture  matriarcale des plongeuses  japonaises « ama »,  une coutume  vieille de  quatre mille ans en ce qui concerne le culte de la mer,  ou de celle de « noros », ces femmes  chamanes de l’ancien royaume du royaume des Ryûkyû, Okinawa, un archipel  japonais en forme de Dragon, aux portes de Taiwan, un centre du monde habité par les dieux.  Vestales japonaises, ces femmes  sont toujours là à entretenir une communication sacrée avec les forces divines de la nature, et à un degré supérieur, celles de l’univers. La crainte qu’inspirent  les dangers des  flots marins, engageait naturellement  sur les chemins du sacré. Le sensuel et le spirituel se rejoignant.

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 Et voici une nouvelle  distribution, très solide, combinée à une très belle performance musicale sous la direction de  Michel Plasson, 86 ans,   qui connaît  si intimement  cette œuvre  de Bizet. Les costumes dessinés par Richard Hudson sont  des variations du bleu ardoise  de  « Ce toit tranquille, où marchent les colombes », déclinés en turbans, écharpes, chemises frustes, et vêtements de travailleurs de la mer, bleu de Gênes. Un contraste saisissant avec les voiles éclatants de blancheur de la déesse vierge.   Lumières subtiles et ouvragées de Fabrice Kebour qui fait coïncider le soleil levant meurtrier  avec les cuivres orchestraux des premiers rayons d’une aube incandescente.   Pierre Iodice,  fidèle commandeur  des chœurs de la maison liégeoise,  assurait aux choristes  une fluidité de flots marins, ménageant des moments de frissons poétiques et célestes!   Ainsi,  au tomber du rideau, la salle comble  a   offert  une nouvelle fois – à juste titre – une ovation debout, pleine d’enthousiasme associée à un tonnerre d’applaudissements pour cette œuvre dont le foisonnement des joyaux mélodiques regorge  de morceaux pleins de feux et d’un riche coloris selon  les dires de Berlioz. 

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Le livret se déroule comme un long  flashback nostalgique et tragique de solitude héroïque bercée par le roulis de la vague marine.  Zurga et Nadir, deux hommes tombés amoureux de Leïla dans leur jeunesse ne veulent pas risquer leur amitié et  font le serment de  ne pas répondre à leurs sentiments pour elle. Mais plusieurs années plus tard, il semble que l’amour pour  cette femme idéalisée ne  se soit   jamais éteint. « À aucun autre moment le sensuel n’est aussi chargé d’âme et la part d’âme aussi sensuelle que dans la rencontre. Tout est alors possible, tout est en mouvement, tout est dissous. Il y a là une attirance réciproque, vierge encore de convoitise, mélange naïf de confiance et de crainte. Il y a là quelque chose de la biche, de l’oiseau, … pureté angélique, présence du divin… Ce quelque part, cet incertain pourtant animé par la force du désir… La rencontre promet davantage que ne peut tenir l’étreinte. On dirait, si je peux m’exprimer ainsi, qu’elle ressortit à un ordre supérieur des choses, cet ordre qui fait se mouvoir les étoiles et féconde les pensées… »
Hugo von Hofmannsthal, Chemins et rencontres.

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Et bien que la jeune et fougueuse Leïla ait juré  à Zurga  devenu roi, et au reste du village de  rester  la très chaste et pure gardienne du  rocher qui surplombe la mer, et dont la tâche est de repousser les mauvais esprits qui emportent les pêcheurs dans les abysses,   son désir la porte  toujours vers Nadir, le coureur des bois. Cyrille Dubois chante un héros élégiaque, plein  de charme, au timbre galbé et chaleureux et charismatique, porté par un souffle puissant.   Annick Massis développe habilement le rôle féminin de cet opéra, commençant par celui d’une femme  innocente et docile et concluant celui-ci dans  une apogée  d’amour passionné, cueillant à chaque pas de fulgurantes vocalises.  Elle  a promis par trois fois de « vivre sans ami, sans amour, sans amant ! » Malheur à elle si elle succombe !    Le lien qui l’unit  mystérieusement à Zurga est de l’avoir sauvé dans sa jeunesse, lorsqu’il était un pêcheur rescapé, accueilli sous le toit familial. Elle a gardé de lui, un collier de perles.    Intense, impulsive, très passionnée, elle forme avec Nadir  un duo  pris par l’élixir de  la musique et qui chante l’ élévation  vertigineuse es sentiments . Tous deux  atteignent les profondeurs du cœur. C’est ce qui bouleverse le public.  Bien sûr, la chute est imminente. Et lui, flotte dans le ravissement ! « Oui, c‘est elle! C‘est la déesse. Plus charmante et plus belle. Oui, c‘est elle. C‘est la déesse qui descend parmi nous. Son voile se soulève et la foule est à genoux. »  Passent les pêcheurs et leurs nasses d’osier «Je crois entendre encore, Caché sous les palmiers, Sa voix tendre et sonore Comme un chant de ramiers. Ô, nuit enchanteresse, Divin ravissement, Ô, souvenir charmant, Folle ivresse, doux rêve! Aux clartés des étoiles, Je crois encore la voir Entrouvrir ses longs voiles Aux vents tièdes du soir. Ô, nuit enchanteresse, Divin ravissement, Ô, souvenir charmant, Folle ivresse, doux rêve » ponctués par des violoncelles en voix  presqu’humaines.

L’image contient peut-être : 1 personne, plein air

L’orchestre construira l’angoisse et le silence, les présages de mort et d’épouvante et leurs chasubles blanches, leurs torches hostiles,  les barques agitées par les flots. Le chœur est rempli d’effroi «  Un  étranger s’est introduit parmi nous ! »Tout est dit ! La vindicte de la foule se lève comme une effroyable tempête. Le quatuor d’interprètes a été complété par le brutal et revêche  Nourabad de Patrick Delcour. Brutalité et cruauté sont les maîtres mots qui enclenchent tout de même le remords chez Zurga. Les erreurs humaines sont sources de larmes, Leila  dans des accents qui font penser à  Norma, agile et palpitante, victime de sa fonction de prêtresse, plaide la cause de Nadir, il est innocent : «  Accorde-moi sa vie, pour m’aider à mourir » : c’est alors que déferle la rage de la jalousie qui rend le roi  Zurga aveugle, barbare et cruel.  Ce rôle est tenu par le baryton belge  Pierre Doyen, au timbre brillant,  qui  retrouve,  après avoir sombré dans la sauvagerie de la jalousie,  une ligne de chant ferme, noble et élégante.   Au bord du trépas romantique, les amants se  fondent  déjà dans l’amplitude de l’éternité lumineuse, dans une ivresse mystique, auprès d’un dieu salvateur.  Mais ils ne mourront pas car Zurga, ayant reconnu le collier donné à la jeune-fille d’antan,  leur ouvre les chemins de  l’exil,  après avoir mis le feu au camp pour brouiller les pistes. Est-ce à dire, que jamais les liens entre  les personnes ne se rompent, ni ici, ni ailleurs? Le couteau est inutile et vain.

Dominique-Hélène Lemaire

«  Les Pêcheurs de perles » à l’Opéra  de Liège      

Du 08 au 16 novembre 2019

Photos © Opéra Royal Wallonie-Liège

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CONTEMPLATION

Je contemple le ciel et j'y lis vos pensées ma mère !

Je regarde la terre et j'y devine un amour clair que cet

homme aux yeux bruns-verts pour moi ressent,

mais qu'il ne m'avoue guère !

Mes pensées sont folles peut-être, mais je ne veux

point mourir ; je les laisse donc galoper partout en moi,

me nourrir, me tenir chaud.

Existe t-il au monde une altitude plus haute, que les

élans d'un esprit qui se bat  chaque instant pour

grandir et s'élargir encore, pour se remplir de vie ?

NINA

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RENDEZ MOI !

Oh rendez moi mon tablier d'écolière turquoise

ma trousse tout en couleurs,

cette habitude d'oublier l'heure,

mon ardoise noire, mes craies multicolores,

mes balles lancées contre le mur,

la grande corde,

la cour pleine de rires,

mon Vittel-Délice,

mes boucles blondes,

ce désir de devenir grande,

le pain et le chocolat,

l'enlacement de ma mère,

sa main manucurée sur mon visage à l'aube,

le parfum du tilleul dans le jardin d'Angèle,

les parties de cache cache,

les toujours et toujours,

ma première lettre d'amour,

mon amoureux secret,

mon premier vélo blanc,

mes cahiers d'honneur,et du jour,

mes bons points, mes images,

ces jeux en bas de la tour tout le temps,

les poésies apprises,

les dictées trop faciles,

les heures de colle les jours d'automne,

les matinées de catéchisme,

les éclats de rire,

les œufs tout chauds gobés avec délectation,

ces nuits où j'attendais dans mon lit,

les yeux grand-ouverts le père noël,

mon acharnement à vouloir le voir,

ma poupée africaine,

mon livre de jules Verne,

la joie dans les yeux de ma mère, de me voir si heureuse,

la voix de mon père,

les escargots de réglisse, les guimauves et les frais tagada,

mes premiers pas,

cette envie d'écrire déjà dans un cahier tout bleu,

ces heures heureuses.

Rendez moi mon enfance !

NINA

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L'INSTANT

Cueillir l'instant ne le fait point mourir,

contrairement à la rose et ses maints soupirs !

Respirer l'instant nous fait don de la terre toute entière,

alors que la rose nous donne qu'une saison éphémère !

Vivre l'instant immense,  à lui nous indifférencie,

tandis que la rose se contemple, se prend et perd vie !

Tombent du ciel uniformément blanc des gouttes de froid,

alors qu' emmitouflée dans l'instant chaleureux, je ressens

comme un noël à l'intérieur de moi !

Merci à ma mère.

NINA

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A PROPOS DES SENTIMENTS...

Les sentiments sont comme le vent! Ils sont légers puis forts, tourbillonnants...

Parfois ils s'arrêtent, il font une pause le temps de se rendre compte qu'ils sont incontournables. Ils sont caresse mais peuvent détruire, ils sont tristesse ou immense joie! Ils donnent à nos visages ces rides que leurs procurent la patine de nos âmes...

Et si quelques masques essayent de les résumer, ce ne sont bien souvent que duperie! Nous le savons bien, derrière les pleurs se cache le soulagement et derrière le sourire un désespoir latent...

Les sentiments sont comme le vent, ils font de la vie un puzzle que seule la mort un jour peut apaiser... et encore rien n'est moins sûr!!

Car, il me plait de penser que certains sentiments ont un parfum d'éternité...

J.G. 

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