Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16117)

Trier par

L'aube

Ce matin, l'aube est pâle,

bleues mes cernes, assombrissent mes yeux,

ma tête murmure une vague tristesse,

de sa voix pleine de vous !

Ce matin, le soleil est voilé,

blanche ma peau, accentue la monochromie hivernale,

mes gestes inlassables, tâtonnent votre absence,

avec cette légèreté pleine de vous !

Ce matin, le ciel est maritime,

mon cœur tout en vrac, exacerbe mon chagrin,

ma main écrit l'immobilité de la vôtre, son silence,

avec cette persévérance pleine de vous !

Ce soir, le monde me semble se résumer à vous,

à cet espace infini, dans lequel je me perds

juste pour ne jamais cesser d'écrire.

NINA
Lire la suite...

L'HIVER

Lorsque l'hiver se fait plus chaud, plus doux,

l'automne se déboutonne, se dévêt, se donne

puis s'étend toute brune,  sur le sol mordoré,

en attendant, patiente, la neige et les blondes clartés !

Une fois les premiers flocons tombés, 

inanimés au sol,

l'arborescence ici et là,

entonne, de sa voix argentée,

des chants et des cantiques,

des musiques composées, par notre sainte terre !

C'est noël, s'enneigent le soleil

et l'enfance qui danse

et les femmes qui bercent

aux quatre coins de notre belle terre.

NINA

Lire la suite...

L'ATTENTE...

La pluie est venue

Un rythme s'impose

Point de déconvenue

Ni d'regard morose...

Ce soir tu viendras

Un soleil au cœur

Chasser les langueurs

Et m'ouvrir tes bras...

La pluie subtilement

Occulte la ville

Complice des amants

Une douceur fragile...

J'aime ce temps d'automne

Presque autant que toi

La vie y bourdonne

D'un si bel émoi!

J.G.

Lire la suite...
administrateur théâtres

SPECTACLES

Au théâtre des Martyrs: "L’histoire approximative mais néanmoins touchante et non écourtée de Boby Lapointe"

Salade russe, avec ou sans Mayo ?

Debout les crabes, la marée monte ! Bobby Lapointe l’alliterophile absolu de la chanson française, le prince de l’imagination, se réveille ce soir, sous le jeu vivant et bon enfant de trois mauvaises herbes poussant d’ordinaire leur spectacle de par les rues ensoleillées du royaume de Belgique. Mais c’est bientôt l’hiver, et les manteaux, écharpes et parapluies ont envahi les rues, les gens se pressent pour échapper aux morsures de la froidure, et les baladins cherchent des murs…La bise venue, rien ne valait donc mieux pour les artistes batteurs de pavés, que l’accueillante fourmilière du Théâtre des Martyrs. Un lieu sûr pour ces saltimbanques chercheurs d’abri côtiers, rêveurs d’été, enchanteurs de plages, capteurs de sirènes et de pirates en goguette, et enfileurs de tableaux historiques à l’envers.

Ils sont 5 vaillants bricoleurs, unis comme les doigts de la main, mais on n’en voit que trois. Leur mission est de promouvoir notre belle langue française, affirment-ils, sans toutefois vouloir brandir haut et fort le flambeau du lexique ni celui de l’ami Grévisse. L’orthographe – on le sent, on le redoute – ils la traitent …par dessus la jambe. Comme dans Boby!

Mais qu’importe, s’il ne s’agit que réveiller les voix des géants endormis de notre chanson française ! Ceux qui ont tissé l’enfance des Boomers de tout poil. Georges Brassens, et sa moustache bien peignée, la pipe en coing (pour l’asseng) , une guitare ou une femme sur les genoux…et son parent pauvre : Sieur Bobby Lapointe. les artistes en culottes courtes veulent nous faire rire à coups répétés d’anti-héros chansonniers, ou de chansonniers anti héros. …Ce n’est pas la même chose, figurez-vous ! Mais pas mal de coups d’épée dans l’eau. Toute monde ne s’improvise pas Don Quichotte.

Mais soyez sans crainte : les reprises des tubes de Bobby se font à la bonne franquette, même si la mise en œuvre musicale est un peu légère. On avait adoré à la Samaritaine, Dieu ait son « æme », le trio féminin Tibidi , qui interprétait Boby Lapointe. Elles étaient absolument craquantes dans le genre : charme fou, diction parfaite, harmonie des voix, chorégraphie…


fktmyq8AZsLX2k5b4opk8kbTO5-6JptrGe5wFytryCQy3TmLP6avkEZUabBmA_m_4-8rk2tH9BRB4ZlIJvqdct_FxUzkEiqNSQ0qxOKZwGtAwpYLVdecO8WlI-g6jax4pBFkKGOery7qkvp1_mzqnoh35d-sjt_--ooGEkW3Ezok1PItMEkW?profile=RESIZE_710x

Ces messieurs s’adonnent aux plaisirs des rimes et des clowns sur scène, mais la mayo prend-elle pour autant ? Pour que le rire joyeux fuse, il ne suffit pas de malmener la chronologie, jouer l’absurdie, Merci Lydie, ou de contrepéter à tire l’harigot, il faut que le grain de folie intoxique… On leur souhaite donc un peu plus d’arsenic ou de digitaline ou quelques graines d’hellébore, pour que le feu ne reste pas celui d’un déjeuner de soleil ou celui de quelques brindilles en fumeroles … Debout les fourmis ! Ou les cigales, c’est comme vous l’entendrez !

Au gré de leurs moultes prestations en places publiques, les artistes ont rassemblé assez d’éléments épars de la vie du bonhomme Lapointe que quitta sa Katy pour l’éternité, pour en faire un spectacle grand format, sous chapiteau permadur et qui tienne la route en hiver. Keep trying !

Dominique-Hélène Lemaire 

 THEATRE DES MARTYRS

 Petite salle - 27.11 > 14.12.19 - 1h15 - sans entracte

Les mardis et samedis à 19h00, les mercredis, jeudis et vendredis à 20h15, les dimanches 01 & 08.12 à 15h00.
Bord de scène vendredi 06.12 animé par Michael Delaunoy.

JEU Valentin Demarcin, Benoit Janssens, Virgile Magniette
LUMIÈRES Renaud Ceulemans
REGARD EXTÉRIEUR & RÉGIE Axel Cornil & Allan Bertin
CRÉATION COLLEXTIVE Les compagnons pointent
PRODUCTION Les compagnons pointent

RÉSERVATIONS
par téléphone +32 2 223 32 08 ou via le site http://theatre-martyrs.be/

Lire la suite...
administrateur littératures

Les secrets de famille enfouis comme braises sous la cendre, soudain exhumés, révélés, des secrets bien pesants, parfois paralysants, à l'origine de drames ou de destinées brisées, résultats de liaisons "coupables" ou de l'une ou l'autre folie, les secrets de famille, telle était la thématique principale des Rencontres Littéraires du 26 novembre, autour de laquelle gravitèrent, sous la houlette de l'inaltérable Gérard Adam, Evelyne Wilwerth, Dominique Costermans et Alain Dantinne, au centre la mère de famille aussi bien déclinée au passé qu'au présent.

Ayant exploré dans sa vie tous les genres littéraires, du roman à l'écriture théâtrale en passant par la nouvelle et l'essai biographique, se faisant le plaisir d'éveiller la créativité chez les autres via de stimulants ateliers d'écriture, Evelyne Wilwerth nous présenta ce soir "Tignasse étoile", roman dans lequel nous suivons de près et par palier  la vie, de ses huit ans à ses vingt-cinq ans, de Jacinthe "aux yeux brun fleur fanée". Un véritable tempérament de feu soumis aux défis, crises, délires et insensées prises de risque, non dénué d'un bel humour dans sa quête de sincérité et de vérité. Malgré un lourd secret, que lui cachent ses parents, lui pendant continuellement aux basques tel une épée de Damoclès, Jacinthe tente de se réaliser en tant qu'artiste. Pour le meilleur?

Ecrivain, romancière et nouvelliste maintes fois primée, auteur de publications didactiques et de quelques ouvrages sur l'environnement destiné aux plus jeunes et aux enseignants, Dominique Costermans nous parla quant à elle de "Outre-mère" qui fut finaliste du Prix Marcel Thiry en 2018. Un roman familial teinté de romance, moins le récit de l'authentique histoire d'un juif bruxellois enrôlé dans l'armée allemande devenu ensuite indicateur au service de la Gestapo, que celui de son dévoilement malgré le silence imposé régnant encore dans sa famille deux générations plus tard. Une psychologie fouillée, accrocheuse.

Poète, romancier et enseignant ayant étudié les Lettres et la Philosophie, Alain Dantinne, qui fut membre du comité de lecture des Editions L'Arbre à Paroles, nous plongea de son côté dans "Brise de mère", une oeuvre au titre évocateur. Une femme dans son siècle, née à la fin de la première guerre mondiale, évolue dans l'ombre de son mari et de ses quatre enfants en un temps où le patriarcat imposait renoncement et soumission aux mères. Le dernier de ses fils l'accompagnera jusqu'au crépuscule de sa vie. Emotion et réflexion au rendez-vous.

Les secrets, dans les familles notamment, peuvent parfois causer de considérables dommages, même d'irréversibles dégâts et l'innocent devient subitement coupable aux yeux des autres alors qu'il n'a en fait que hériter d'un passé chargé de fautes, d'erreurs ou d'actions douteuses, un exemple parmi d'autres, choc et/ou traumatisme en résultant, toute une vie pouvant basculer dans un perpétuel enfer...pour la vie!

Les écrivains de ce soir ont-ils exhumé de leurs vécus au travers de leurs récits? Ceci doit sans doute rester...secret mais levons-en un malgré tout concernant cette Soirée: exceptionnellement votre serviteur et chroniqueur était absent aux Rencontres pour raison personnelle! Comme quoi...

Thierry-Marie Delaunois, auteur et chroniqueur, 27 novembre 2019

Lire la suite...
administrateur théâtres

Art digital: Monet, Monet!

20 mille lieues sous la peinture…

L’image contient peut-être : plein air

Quand on parle d’héritage culturel, on pense transmission, éducation artistique, racines et révolutions… Mais aussi plaisir.  

L’événement artistique proposé par « Monet, the immersive experience  » plonge dans le plaisir visuel grand format et haute définition, et vous enveloppe comme un manteau miroitant de bienveillance. Les ancêtres des pixels sont à la fête! Ce sont les innombrables coups de pinceau du maître de l’impressionnisme, Claude Monet (Paris, 1840 – Giverny, 1926) qui sont en cause. Ce peintre emblématique  a su observer et représenter la réalité de manière révolutionnaire après l’apparition de la photographie. Lors de cette expérience immersive, vous pénétrez dans le mystère d’une luminothèque extraordinaire, prêt à voyager de tableau en tableau avec l’impression d’y pénétrer corps et âme. Façon Alice au pays des merveilles, en vrai, tout en poursuivant le parcours anecdotique très intéressant de la longue vie de l’artiste. Dans un environnement aussi mystérieux qu’un kaléidoscope mais sans son aspect un peu figé, ici tout semble prendre vie dans une magie visuelle et récréative. Tour à tour, les champs de coquelicots, la pie dans la neige, les falaises d’Etretat, la cathédrale de Rouen, les meules de foin, les bords de la Tamise, vous captent sous leur charme enchanteur.

L’art et la paix, ou la paix de l’art? C’est l’occasion de réfléchir. Les nymphéas de Monet n’étaient-ils pas une commande de son ami Clemenceau pour rendre honneur à la paix après les déflagrations de la grande guerre? La paix, ce bonheur insigne que nous avons la chance de connaître en Europe depuis de nombreuses décennies et dont nous ne mesurons pas toujours la chance. Et oui, vous rencontrerez une carpe multicolore aux couleurs de paradis frétillant entre les nénuphars…
Oui,vous serez à la Gare Montparnasse, tapant du pied pour vous réchauffer, en plein cœur des années de la révolution industrielle, dans le bruit fracassant d’une locomotive à vapeur! Rêves d’antan et femmes en crinolines…

L’image contient peut-être : une personne ou plus

Ainsi donc, si les amusement Parks ont la côte et attirent des millions de visiteurs, grands et petits, on passe ici à l’amusement gallery, et l’éducation y trouve son compte. C’est peut-être pour certains un premier pas posé vers l’univers culturel si riche de notre vieille Europe, vers laquelle tant de regards étrangers se tournent, avec passion jalouse parfois.

Sous les projecteurs anciens et modernes, voici donc Monet, la tête de file des peintres impressionnistes qui fait partie de ce capital culturel intangible qui nous a formés depuis l’école et a éduqué notre curiosité artistique, notre sens du beau, du bon, du vrai.

L’image contient peut-être : salon et intérieur

Bien sûr il y a une différence intrinsèque et fondamentalement entre les inestimables œuvres originales que l’on retrouve dans les musées, les collections privées et les livres d’art et leurs clones audio-visuels composés avec soin au cœur de studios d’images de synthèse. Mais cette approche ludique de l’art vaut aussi le détour… Il y a de beaux précédents, avec d’autres peintres comme van Gogh ou Breughel qui ont attiré des foules de visiteurs. Cet événement a rencontré déjà un vif succès à Barcelone.

Les plus jeunes générations qui sont bombardées d’ « edutainment« , entendez de l’éducation par l’amusement, à l’école comme à la maison, adorent ces nouveaux styles d’apprentissage ludique via écrans, jeux vidéos et autres interactivités immersives. Ils seront ravis de découvrir à travers les oeuvres pixellisées, les œuvres de l’artiste en format géant, ses voyages successifs de la Normandie à Venise en passant par Londres et la Norvège, sa vie passionnante et rebelle en pleine révolution photographique, les amours de sa vie… et Gyverny, sa dernière halte. Le balayage de presque un siècle, sous forme d’ « entercation »! A chacun ses néologismes!

Aucune description de photo disponible.

C’est donc l’occasion rêvée de plonger dans les pigments si bien juxtaposés par l’artiste, qu’ils vous donnent l’impression nager dans un univers de relief, de mouvement et de profondeur, un monde transcrit sur la toile en vibrations lumineuses. Ne manquerait-il que les parfums puisque même les sons vous rejoignent…? C’est l’occasion unique de s’attarder sur des détails célébrant la Nature et la lumière si bien mises en scène par l’artiste, la beauté, transformée en idée, merci Platon. C’est un moment précieux où l’on apprécie l’urgence que Monet avait de peindre l‘éphémère que l’on voit se démultiplier tout autour de soi… Et l’on se recueille, plein de gratitude, devant l’énergie sublime des coups de pinceau du grand maître.

Dominique-Hélène Lemaire

Dès le 30 novembre 2019, et jusque fin avril 2020 à Bruxelles.

*Une réalisation d’ Exihibition Hub, PME bruxelloise, qui allie technologie et sens artistique

*A 200 m de la Grand place, au pied de l’hôtel Novotel, dans une galerie privatisée pour l’occasion, la galerie Horta  moins connue que sa petite soeur marchande, la galerie Agora, mais que vous serez sûrement ravis de découvrir!

Adresse: Rue du Marché Aux Herbes 116, 1000 Bruxelles

Horaire

Lundi : de 10h à 18h
Mardi : fermé
Mercredi : de 10h à 18h
Jeudi : de 10h à 23h
Vendredi : de 10h à 18h
Samedi : de 10h à 18h
Dimanche : de 10h à 18h

Dernier accès 1h av

Lire la suite...

les-chercheurs-du-temps-par-emmanuelle-nuncq.jpg?profile=RESIZE_710xEn revenant dans le plat pays après quelques mois d’absence, je découvris plusieurs ouvrages posés sur mon bureau.  Ils étaient soigneusement rangés comme si quelqu’un s’était  laissé le temps d’une courte révérence.  J’apprécie ce respect discret pour ces œuvres en attente de mon regard.  Etrange de deviner que quelqu’un attend un avis sur le résultat d’un travail longuement mené.

J’ai saisi l’ouvrage posé au-dessus de la pile, le premier de couverture m’intriguait, me rappelait-il quelque chose?  À cet instant précis j’ai ressenti une impression étrange. Comment puis-je décrire cette étincelle?  Comment vous parler des regards qui semblaient attiser ma curiosité.  Ces regards?  Oui, les visages présents sur la couverture semblaient m’appeler, m’aspirer, m’entrainer  vers des contrées étranges.  C’était, oui peut-être,  la même impression qui me rendait fébrile quand en pleine adolescence j’ouvrais un « Jule Verne ».  Je devinais une évasion, un rêve soutenu et cette intuition me dictait qu’une perle se tenait à ma portée.

Emmanuelle Nuncq, tel est le nom de l’auteure.  Un nom qui s’imprimait sur ma rétine sans pour autant me décrire la personne.  J’aime les gens, surtout quand ils s’auréolent de simplicité.  Le hasard faisant bien les choses, elle fut présente au salon Mon’s livre et m’offrit le plaisir d’une courte interview.  Pourquoi parler de cette rencontre?  En raison d’une intuition, encore une, une vibration mystérieuse.  Et si l’auteure avait le pouvoir de remonter le temps?  Et si les antagonistes de son roman n’étaient pas qu’affabulation?  Une question taraudait ma curiosité.  Pourquoi l’auteure portait-elle une libellule posée sur le sommet de son chemisier?  Était-ce la libellule ou le reflet d’une personnalité lumineuse qui intrigua le public qui nous écoutait?  Sorcellerie (le mot est hurlé très très fort) crieront certains et à ces cris de jalousie je rétorquerai : Talent.  Un ami me taquina gentiment.  Serais-tu tombé en amour?  En quelque sorte oui, mais si j’avais osé lui répondre, peut-être aurait-il dévoyé mon propos.

Dieu qu’il est bon de se laisser séduire par un roman joliment construit.  On prétend que mes choix sont de plus en plus difficiles.  On me prête le jugement sévère.  Il n’en est rien, mais tout de même, tant de lectures quémandent  de la rigueur et de l’originalité afin de séduire mon temps de lecture.  Il y a tant d’ouvrages qui manquent cruellement d’originalité.

« Les chercheurs du Temps » ne m’a à aucun moment déçu, au contraire, je l’ai adoré.  L’histoire est une quête savamment diluée,  une course effrénée à la rencontre de quelques pointures du passé (jeu de mots, l’auteure comprendra).  Une écriture fraiche à souhait, drôle, éclectique et loin d’être dénuée d’intérêt si l’on considère que l’on va s’imprégner d’anecdotes puisées dans l’autre Histoire, celle qui porte un « H » majuscule.  Qu’importe, je n’ai pas envie de vous endormir sous des propos ampoulés, je n’ai qu’une requête, c’est de vous partager le plaisir que j’ai tiré de cette lecture.  Je n’ai qu’un regret, il est de taille, c’est d’être arrivé à la fin de l’ouvrage et par obligation de devoir m’arracher à ce roman que j’ai adoré.

12273318292?profile=original

Le pitch:

Les Chercheurs du Temps, ce sont Claence Fertennant et Roxane Marty, des voyageurs du passé qui utilisent leur pouvoir pour étudier la Littérature française en allant à la rencontre de ses plus prestigieux représentants.

Entre personnages marquants, révélations historiques, ennemis et situations incontrôlables, nos deux amis ne sont pas au bout de leurs surprises.

Philippe De Riemaecker

Lire la suite...

Première audition de piano

Voici deux ans je reprenais des cours privés de piano. Mon jeune professeur est en troisième année du Conservatoire de Mons.  Il a organisé avec une collègue une audition publique pour leurs élèves.  Une expérience que j'ai accepté de vivre. L'audition avait lieu ce samedi 23 devant une trentaine de personnes.  Certes, j'étais stressée. D'ailleurs j'ai failli au trou noir durant le troisième morceau lorsque mes mains se sont mises à trembler mobilisant ainsi toute mon attention.  Fort heureusement, j'ai su me raccrocher et finir sans avoir à rougir.  

J'ai interprété.  :

Valse en la mineur, Op. posthume de Chopin,

Prélude en mi mineur, op. 28 n°4 de Chopin

Pierre et le Loup (arrangement pour piano) de Prokofiev.

Cette expérience me motive à poursuivre cette belle aventure.  

12273319478?profile=original12273319262?profile=original

12273320092?profile=original

Merci.

Zoé

Lire la suite...

Tout un poème

Je couvre
mes carnets de mots
je cours
après mon souffle

et là-bas

une étoile
se couche
qui dit tout un poème
en se passant
de mots

..................................
Martine Rouhart

Lire la suite...

Poussière d'étoile?

A travers la porte fenêtre un rayon de soleil hivernal vient exploser aux murs du salon. Il dépose sur un tableau une lumière imprévue dont l'éclat au passage me fait frissonner.

Sur la langue la fraîcheur de la vodka glacée apporte un regain de chaleur. De l'armoire monte la musique jazzy que j'ai sélectionnée, une voix rogue s'envole sur des notes dont la douceur me monte aux yeux...

Passé et présent se figent tandis que je rêve à tes bras. La nostalgie m'enrobe et mon regard se mouille... nous ne sommes que poussière certes! Mais poussière d'étoile?

J.G.

Lire la suite...

FLIRT

Ne croirait-on pas voir l'hiver avec l'automne flirter déjà ?
 
L'automne dont l'échancrure de sa robe pourpre et or,
 
à l'hiver se donne et galante chantonne !
 
Ne croirait-on pas entendre l'hiver murmurer à l'automne
 
des paroles blanches et chaudes et étreindre non sans
 
fougue la belle partiellement dévêtue ?
 
Ne croirait-on pas sentir l'impatience de l'hiver d'aller
 
floconner un peu sur la peau mordorée de l'automne
 
défleuri, qui sous mes pas gémit ?
NINA
 
Lire la suite...

Le siècle du mépris


Quand le feu couve sous la cendre il finira par surgir au moindre coup de vent ! Et ils sont nombreux les coups de vent ! Les mécontentements grondent sur la planète. De tous ordres, de toutes communautés d’hommes et de femmes qui se plaignent sans cesse et ne reçoivent pas de réponse à leurs questions et surtout à leurs souffrances. On pourrait penser que le “progrès” qui nous soulage au quotidien, celui d’appuyer sur un bouton, a mis fin à ces souffrances. Bien au contraire, il manque l’essentiel : l’amour. Et voilà que d’être privé d’amour l’homme a sombré dans le mépris. Il le reçoit d’en haut, s’en défait et le propulse vers le bas comme pour gagner un peu de temps à se prémunir d’une catastrophe imminente. Car c’est bien cela la vraie question à laquelle nous sommes tous confrontés. Pourquoi sommes -nous si méprisants à l’égard des uns et des autres ? Serait-ce la peur d’avoir à partager ? Serait-ce de penser que nous valons d’avantage que notre voisin ? Serait-ce la peur d’être submergé ? Par d’autres populations que notre voisin devenu insupportable ou par la mer qui menace de nous engloutir ? Par les calculs incessants, privatifs de liberté, abandonnant et étouffant les cris de désespoir au profit d’ambitions plus nobles, plus élevées que ces cris jugés inacceptables, trop coûteux, voire injustes ? Attention , le mépris est un danger suprême. Il submergera les côtes des continents, leurs fameux “progrès” illusoires, les rêves des familles pour leurs enfants. Il est temps d’éteindre ce feu qui couve. Définitivement. Ainsi ce départ nouveau pourra véritablement porter le nom de révolution des idées et ne s’inscrira plus hypocritement au bas des stèles de villages censées avoir résolu la fin du mépris.

Pensée du jour. 23/11/ 2019

Lire la suite...
administrateur théâtres

SPECTACLES

« River » Dreams On ! Au théâtre des Martyrs

River

De quoi sont faits nos souvenirs ? Traces du passé ? Traces rêvées ? Et dans ces parties lointaines de notre mémoire quels secrets y avons nous enfoui ? Et nos amours perdues ? Aussi entêtantes que la mélodie d’une chanson ? Qu’en reste-t-il en nous ? La blessure est-elle devenue superficielle ? Et les enfants qui partent loin de notre nid ? Que faire quand l’oubli efface tout et qu’on ne reconnaît plus l’autre…

Et les au revoir quand on s’accroche à un hypothétique espoir.
Et les adieux, quand il ne nous restera plus que le souvenir, peut-être une caresse ou une odeur, quand on parlera à l’absente ou à l’absent.

À partir des champs de l’intime et des deuils qu’il nous faut faire, la chorégraphe Michèle-Anne De Mey bâtit une fiction dansée. Elle rassemble huit personnages, danseurs, acteurs, musiciens, circassiens et un chien, qui raconteront, à travers gestes et paroles, ce qu’on abandonne et ce qui nous suit quand on quitte une maison : les souvenirs communs et les souvenirs secrets. De la chambre, du salon, du jardin, et de la rivière.

Distribution

Un spectacle de Michèle Anne De Mey créé pour et en collaboration avec Charlotte Avias, Didier De Neck, Gaspard Pauwels, Fatou Traoré, Alexandre Trocki, Violette Wanty, Nino Wassmer, Zaza le chien • chorégraphie Michele Anne De Mey assistée de Fatou Traoré • textes Thomas Gunzig en collaboration avec Didier De Neck et Alexandre Trocki Du 12 au 23 novembre. Grande salle

Au gré de vos …harmonies


Un bouquet d’harmonies… et quelques clefs

« RIVER » vous offre un extrait du concerto pour piano No. 1 de Tchaikovsky, de nombreux extraits de Franz Schubert, les parfums de George Gershwin, l’Andante sostenuto de Franz Schubert, extrait de la 21e Sonate pour piano en si bémol majeur, D. 960, son ultime sonate , achevée le 26 septembre 1828, plusieurs arrangements pittoresques de « Die Moldau » de Smetana, le rêve en liberté, de sublimes « Summertime » chantés et dansés, et l’évidence même dans ce programme : « La jeune fille et la mort », exaltante et hypnotique. La dernière clef c’est « Memories of the Silver Screen » de Laurel & Hardy… Entrez et laissez vous emmener ! Au gré de vos propres harmonies.

Interactif

Et le spectateur, touché par la musique et le jeu sur le plateau, les ronds dans l’eau, de rebondir sur le champ et de partir lui-même à la recherche de ses harmonies. Viennent à l’esprit les premiers vers de « Correspondances » de Baudelaire,

«  La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers. »

Mais La première chose qui m’ait envahi le coeur est la musique de “The River of no return” la seconde, un inexplicable souvenir de :”Madison Bridge”, la troisième plongeait dans le fleuve Léthé celui de l’oubli où les âmes deviennent bienheureuses. Le bonheur retrouvé des études classiques, les rives où Orphée perd Eurydice.

Sur le plateau

Car par devant soi il y a des jeux de transparence et de lumière, comme pour visiter l’âme, les voiles de la mort, une armoire magique à double fond tapissée avec la robe d’une des femmes, des danseuses par trois, comme celles qui vous imposent un impossible choix et un vieil homme assis dans un fauteuil qui fait tourner une boîte à musique avec sa danseuse hypnotique. Un chien, ce meilleur ami. Bien bien vivant, celui-là ! Ou non, c’est selon. Demandez à la rivière.

 Les souvenirs de l’homme eux sont exposés, radiographiés, photographiés, filmés, pris sur le vif, agrandis… joués, mimés, symbolisés, dans des tableaux qui ne cessent de s’évanouir et de se renouveler. Cependant que l’homme est en proie à la litanie des choses de sa vie. Il tient les rênes, il ne lâche pas un fil. Tout y passe, de la moindre fourchette à poisson, au sécateur grippé ou la housse de couette à fleurs rapiécée. Une mémoire qui frise l’obsession. « Ma tante part en voyage avec… « 

Cherchez l’intrus ! Il n’y en a pas. Sauf l’infinie solitude, la nostalgie, le temps en marche égrené par des musiques sublimes. Et la proche séparation d’avec sa maison qui a tout vu, tout en tendu, tout vécu. « Summertime », bonheur opiniâtre, pour réveiller l’été de l’âme, pour d’ultimes étreintes et se souvenir.

Aux pinceaux

La fresque poétique de l’A Dieu régie par Michèle Anne De Mey (Kiss and Cry) s’appuie sur ses huit piliers : les artistes qui fonctionnent comme un seul être, un organisme vivant qui résiste au temps et refuse de mourir. Les armes de la mise en scène : la présence, le verbe dépouillé, le corps et le mouvement exaltés. Notre espoir contre la perte et le noir complet. Une harmonie retrouvée ? Signée Charlotte Avias, Didier De Neck, Gaspard Pauwels, Fatou Traoré, Alexandre Trocki, Violette Wanty, Nino Wassmer, et Zaza le chien Boris Cekevda, au mixage sons…


Echo

Et voici celle que j’aime, l’harmonie qui répond pour moi au spectacle, en écho lumineux :

« J’ai essayé, dit-il, de me faire une compagnie avec toutes les choses qui ne comptent pas d’habitude. Je vais vous paraître un peu fou et je dois être un peu fou. Je me suis fait doucement compagnie de tout ce qui accepte amitié. Je n’ai jamais rien demandé à personne parce que j’ai toujours peur qu’on accepte pas, et parce que je crains les affronts. Je ne suis rien, vous comprenez ?
Mais j’ai beaucoup demandé à des choses auxquelles on ne pense pas d’habitude, auxquelles on pense, demoiselle, quand vraiment on est tout seul. Je veux dire aux étoiles, par exemple, aux arbres, aux petites bêtes, à de toutes petites bêtes, si petites qu’elles peuvent se promener pendant des heures sur la pointe de mon doigt. Vous voyez ?
A des fleurs, à des pays avec tout ce qu’il y a dessus.
Enfin à tout, sauf aux autres hommes, parce qu’à la longue, quand on prend cette habitude de parler au reste du monde, on a une voix un tout petit peu incompréhensible. »

Jean Giono, Que ma joie demeure.

Dominique-Hélène Lemaire

Lire la suite...

Ne plus écrire

Ne plus écrire,

oublier les mots,

cette seconde voix tapie à l'ombre en moi,

au fil de la vie,

pour vous, pour toi,

ce soleil tantôt noir, tantôt bleu,

continuer pourtant à croire

en leur résurrection, leur retour,

un genre de grand amour,

mais rien, plus jamais là au rendez-vous ;

prendre son stylo alors, son bloc

et les appeler très fort tout en silence,

hurler en dedans de soi, en vain.

Ne plus écrire,

au fil de la vie,

c'est juste de la survie,

un plein tout vide,

ce désenlacement lent de la terre avec le ciel,

cette mer sans vague,

un calme sans musique, un soleil froid  !

Mais j'écris toujours ce grand amour,

celui qui s'élargit et grandit

au fil du temps !

Bonheur.

NINA

Lire la suite...

L'IMAGINATION...

Elle s'en va et elle revient...

Dans un sacré va et vient!

Un jour elle va s'arrêter

En aura marre de frimer!

Quand on pense prendre une gamelle

Toujours là, elle se rebelle!

Sur un mot ou sur une phrase

Elle survit, se sent en phase...

Elle donne sens à nos envies

Et comble nos insomnies...

Ensuite, au petit matin

Elle nous fait nous prendre en main!

C'est une amie très fidèle

Elle fait déployer nos ailes

L'imagination!

J.G.

Lire la suite...

Et si ......

Et si ce train de banlieue ce soir portait des ailes d'acier,

que la plafond de la gare du Nord devenait ciel  !

Et si les usagers devenaient des voyageurs,

que les métros soient des bateaux, les tunnels des marées hautes !

Et si les néons placés ici et là étaient de beaux soleils,

que les messages SNCF, les chants des déferlantes,

que les quais noirs et tristes, des pistes d’atterrissage !

Et si Paris s'envolait vers le Midi, la Seine devenait la Garonne,

les mimosas ici et les lilas là bas !

Et si mon cœur, mon corps et mon jardin tout bleu

remplissaient tout vos yeux !

NINA

Lire la suite...

Lilas

Le lilas d'un baiser refleurit peu à peu des lèvres qui à force d'être

délaissées sont devenues incroyantes !

Le lilas d'un baiser réinsuffle peu à peu de la mémoire à des lèvres

pour lesquelles hier n'existe plus !

Le lilas d'un baiser n'a t-il pas découvert son jardin sur vos lèvres

stupéfaites ?

NINA

Lire la suite...

ENLACEMENT

Je dessine dans votre tête des pensées toutes bleues, des chemins infinis,

des rosiers et des neiges, des soleils tout un cortège ! 

Je greffe partout en vous, des bouts de moi, je mélange mes sourires à vos

yeux; ma peau à la vôtre, ma vie à votre éternité ; LA NOTRE !

NINA

Lire la suite...

VIE

La vie parfois prend des accents d'hier et de demain

qui troublent nos esprits et enchantent nos instants !

L'hiver au printemps, l'été en plein automne, un amour d'hier

resurgissant demain, bien plus grand, une enfance retrouvée

alors que j'écris à l'ombre du soleil !

Une vie à l'envers, il pleut tout bleu en plein désert ......

NINA

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles