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SEULE

J'ai le cœur adolescent et le corps plein de rêves,

orphelin de caresses, des baisers de vos mains, de la

voix de vos gestes.

J'ai du feu plein la tête et du ciel dans les yeux, ma bouche

est rose pourpre, à jamais éternelle, car promise à la vôtre !

J'ai de l'ombre dans les mains lorsque je n'écris plus, que

l'or de mes pensées s’éteint trop loin de vous, que ma

plume vagabonde devienne plomb et mes mots alourdis,

plus jamais ne respirent !

Puissent les livres et leurs voix salvatrices, me consoler

un peu !

NINA

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Un fracassant « tramway nommé Désir » à l'Atelier Jean Vilar


Ah! Les beaux jours? …Par Tennessee Williams.

Presque un spectacle fleuve que le metteur en scène, Salvatore Calcagno, transpose au cœur d’un été torride en Sicile. Le spectateur est pris dans un filet de résonances étonnantes qui ne cessent de se croiser. Salvatore Calcagno conçoit la scène contemporaine comme une rencontre quasi sensuelle de différents langages artistiques : musical d’abord, ah! L’extraordinaire pianiste, le jeune Meraviglioso Lorenzo Bagnati qui crée un mystérieux   dialogue harmonique avec Blanche et son Gaspar de la nuit! Plastique, ah!  Bastien Poncelet, ce danseur éphèbe  énigmatique et  fascinant. Cinématographique: des clips on ne peut plus chauds signés Zeno Graton. Enfin chorégraphique, l’Afrique du Nord ou l’Asie Mineure au rendez-vous avec la voluptueuse Rehab Mehal? Ajoutez à cela les jeux de lumière d’Amélie Géhin  et les maquillages très élaborés d’Edwina Calgagno… Ce qui est sûr c’est que le  metteur en scène décidément très créatif  serre  néanmoins au plus près le contexte américain qui a finalement très peu changé, où l’origine socio-économique ou géographique peut conditionner le destin de façon déterminante.

Résidence symbolique, parée de hautes colonnes, “Belle Reve” est le nom de l’ancienne plantation où Stella (Marie Bos) et Blanche (Sophia Leboutte) ont grandi dans la splendeur fanée après la guerre de Sécession. Un « bon temps » destructeur qui empêche Blanche d’affronter toute réalité. L’alcool, le sexe et la fumée lui servent d’écran. Les mensonges aussi.


À la fin poignante d’ « Un tramway nommé Désir » Blanche, telle une star omniprésente et intense,  n’est plus la femme coquette qui a tout perdu et s’est vue forcée de se jeter dans la promiscuité pour rassasier sa quête désespérée d’amour et d’argent. Pathétique et plus démunie que tout, elle brandit désespérément  son dernier  rêve puéril de rejoindre un hypothétique “beau” qui refera d’elle une princesse. Hélas, le superbe porteur de fleurs androgyne (Bastien Poncelet) annoncera la victoire de la Mort sur l’emblème de sa Vie, le tramway fracassant du Désir.


Ironiquement, l’appartement minable de Stanley et Stella où accoste Blanche à La Nouvelle Orléans, se compose d’une cuisine, d’une chambre et d’une salle de bains. Des fausses perles comme cloisons. C’est tout sauf un paradis, un lieu où, une à une, toutes les illusions  de Blanche fondront dans une atmosphère suffocante malgré le nom prestigieux et symbolique de l’adresse : “Elysium Fields”.

À la fin, Stella ne sera  plus la jeune femme amoureuse de son mari “parfait”. Stanley. Lucas Meister, très physique, est un beau gosse qui bouge comme un mannequin. Craquant physiquement, mais entier et immuable dans ses jugements. On peut dire qu’il reste le même jeune prolétaire arrogant et buté qu’il était au début. D’un bout à l’autre, il reste bloqué, humilié et  outré par la discrimination et le mépris que lui impose Blanche. Exaspérée par son machisme et son manque d’éducation, elle le traite de Pollack, terme  hautement dénigrant. Campant sur ses positions, il est incapable d’identifier ses propres lacunes et à les changer pour sa femme et son enfant. Sa nature statique et phallocratique est mise en lumière par les jeux de poker bien arrosés avec ses amis qui soulignent  par contraste l’évolution psychologique et dramatique de Stella et de Blanche. On retrouve  Tibo Vandeborre dans le rôle ténébreux de Mitch.

Stella qui au début avait accueilli sa sœur dans son foyer avec la plus grande bienveillance ne peut pas croire que Stanley ait finalement abusé de Blanche et laisse les médecins emporter sa sœur ravagée par l’alcool et les désillusions vers l’hôpital psychiatrique. Ceci nous ramène à une image du profond malaise et de l’isolement dont souffrait Tennessee Williams, vivant difficilement son homosexualité dans le contexte d’exclusion toxique de l’époque.

Dominique-Hélène Lemaire  

Un tramway nommé Désir

Tennessee Williams

Traduction inédite Isabelle Famchon
Direction artistique et mise en scène Salvatore Calcagno
Avec Lorenzo Bagnati, Marie Bos, Salvatore Calcagno, Sophia Leboutte, Réhab Mehal, Lucas Meister, Pablo-Antoine Neufmars, Bastien Poncelet, Tibo Vandenborre

Créé au Théâtre de Liège

Lieux et dates :

Du 28 Janvier au 1er Février Jean Vilar à Louvain-la-Neuve
11 au 13 Mars à Mons
15 Février Marche-en-Famenne
21 au 30 Avril Théâtre Varia à Bruxelles
5 au 9 Mai Théâtre de Namur

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ENCORE UN JOUR...

Encore un jour qui s'achève

Vide de sens, vide de toi.

Un jour trop lent qui tremble…

De ne plus éprouver de joie!

Un jour entier à faire seulement…

Des gestes vains du quotidien soulant!

Absent de désirs et de rêves…

Où les sentiments semblent en grève!

La nuit se répand…

Avec aussi le vent…

La pluie qui bat sur la fenêtre

Et le constat de mon mal-être!

Et pourtant…

Les mots s'alignent machinalement

Et à mon grand étonnement

Défilent les images

Du plus beau de nos âges!

Des images claires de printemps

Et de la tiédeur du temps

Et de la caresse des brises…

Embaumées de senteurs exquises!

Alors je souris tendrement…

A notre image dans le temps.

J.G.

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C'est une belle journée

C'est une belle journée qui s'annonce.Enfin le ravissement est arrivé !  Il était temps, direz-vous. Après avoir attendu un demi- siècle, il vient d'arriver ce qui aurait pu arriver en une heure. Mais le mieux est toujours lent et le pire si rapide ! Voilà qu'enfin l'humanité, après tout ce temps, se met à marcher droit. Ses promesses de bon sens, son passé misérable ressassé en permanence, ses conflits pour une goutte d'huile, ses avarices croulant sous le poids d'abondances honteuses, ses préemptions masculines... Terminé tout cela, c'est une belle journée qui s'annonce ! Dehors, alors qu'un léger brouillard lentement se dissipe, le ciel se fracture et laisse passer un généreux rayon de soleil. La journée promet d'être belle. Mon voisin me salue d'un geste amical et son sourire trahit enfin tout les espoirs  longtemps contenus, toutes ces frustrations de bonheur qui attendaient impatiemment la sortie. Comment en effet ne pas retrouver ses joies d'enfant quand les hommes sont enfin passés du stade primaire au stade secondaire voire supérieur. Secondaire n'est déjà pas si mal. Ils tolèrent d'avantage leurs croyances diverses, se battent moins pour avoir saisi l'insupportable souffrance des plaies occasionnées ainsi que l'absurdité des efforts à reconstruire. Sans oublier les famines, les épidémies engendrées, les viols, les vols... que causaient toutes leurs ignorances. Non, tout va mieux maintenant. Vous pouvez dormir tranquille, prendre l'air dans votre jardin, humer le doux parfum des fleurs et lever les yeux au ciel. Le bruit que vous entendez n'est pas celui d'un avion de chasse ou d'un bombardier d'eau. Tout cela est du passé maintenant. C'est une belle journée qui s'annonce !


Pensée du jour. 31/01/2020

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administrateur théâtres

"Les émotifs anonymes" au théâtre le Public

SPECTACLES

Comédie caramel beurre salé! "Les émotifs anonymes"

Surmonter la timidité paralysante, combattre la solitude, voilà le défi des hyperémotifs. Aux rendez-vous des angoissés, Angélique, chocolatière talentueuse, est morte de trac. Tout lui fait peur, elle s’est inscrite aux émotifs anonymes, un groupe de parole, pour faire fondre son malaise. Jean-René, patron d’une chocolaterie en faillite, a des phobies sociales et voit un psy. Le portier d’hôtel a bien raison « Etre seul, il n’y a rien de pire ! ». C’est le chocolat et son désir qui les conduira aux plaisirs de l’amour salvateur. A un train d’escargots… faut-il le dire, et c’est très bien !


Nos deux émotifs sont animés par la même passion : le chocolat. – ©Frédéric Sablon

Une comédie caramel beurre salé, faite pour les 14 février, fébrile, touchante, captivante. La fable drôle et tendre issue du film éponyme, est de Jean-Pierre Améris et Philippe Blasband, l’auteur de « Tuyauterie », jouée sur la même scène où se distinguait déjà le couple mythique : Charlie (Dupont) et Tania (Garbaski), un duo sur scène et à la ville. Arthur Jugnot signe une mise en scène en proximité, car la salle des voûtes du théâtre le Public, s’y prête merveilleusement. Au bout d’un moment, ce que l’on a failli prendre pour des poubelles sélectives, s’avère être l’intérieur d’un coffret de chocolats, design pralines Marcolini, et se transforme en salle de réunion, table de restaurant, lit double dans une chambre d’hôtel, salon, canapé de psy, hall d’accueil de la chocolaterie qui retombe sur ses pattes !… Et vive le langage des fleurs et du chocolat !

Car malgré leur timidité compulsive, les deux émotifs tombent amoureux l’un de l’autre, ce qui génère nombre de quiproquos, malentendus et situations cocasses. Ils font tout pour se défiler, puis se culpabilisent, jusqu’à ce que les cloches victorieuses de l’église annoncent enfin la marche nuptiale. Les deux protagonistes sont adroitement épaulés de deux comédiens agiles mais parfois un fifrelin envahissants : Ayline Yay et Nicolas Buysse qui interprètent les six autres personnages.


Allons, du courage, chers anonymes fragiles ! « Qui craint de souffrir, souffre déjà de ce qu’il craint », disait l’admirable Montaigne. Et vous, qu’est-ce qui vous paralyse ?

Dominique-Hélène Lemaire ( pour Arts et Lettres)

LES ÉMOTIFS ANONYMES


07/01 > 22/02/20 1H15 CRÉATION SALLE DES VOÛTES À VOIR EN FAMILLE DÈS 10 ANS au théâtre le Public

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  • « Aujourd'hui, en Europe, le jaune est une couleur discrète, peu présente dans la vie quotidienne et guère sollicitée dans le monde des symboles. Il n'en a pas toujours été ainsi. Les peuples de l'Antiquité voyaient en lui une couleur presque sacrée, celle de la lumière, de la chaleur, de la richesse et de la prospérité. Les Grecs et les Romains lui accordaient une place importante dans les rituels religieux, tandis que les Celtes et les Germains l'associaient à l'or et à l'immortalité. Le déclin du jaune date du Moyen Âge qui en a fait une couleur ambivalente. D'un côté le mauvais jaune, celui de la bile amère et du soufre démoniaque : il est signe de mensonge, d'avarice, de félonie, parfois de maladie ou de folie. C'est la couleur des hypocrites, des chevaliers félons, de Judas et de la Synagogue. L'étoile jaune de sinistre mémoire trouve ici ses lointaines racines. Mais de l'autre côté il y a le bon jaune, celui de l'or, du miel et des blés mûrs ; il est signe de pouvoir, de joie, d'abondance.
    Toutefois, à partir du XVIe siècle, la place du jaune dans la culture matérielle ne cesse de reculer. La Réforme protestante puis la Contre-Réforme catholique et enfin les ‘valeurs bourgeoises’ du XIXe siècle le tiennent en peu d'estime. Même si la science le range au nombre des couleurs primaires, au même titre que le rouge et le bleu, il ne se revalorise guère et sa symbolique reste équivoque. De nos jours encore, le jaune verdâtre est ressenti comme désagréable ou dangereux ; il porte en lui quelque chose de maladif ou de toxique. Inversement, le jaune qui se rapproche de l'orangé est joyeux, sain, tonique, bienfaisant, à l'image des fruits de cette couleur »

    Présentation par l’éditeur de Jaune. Histoire d’une couleur, par Michel Pastoureau, Le Seuil, octobre 2019, 240 p.
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BIenvenue

Ô vous tous qui passez au devant de ma porte,

Enfants de misère, compagnons de la lune,

Si le frimas vous glace, si la peur vous emporte,

Entrez sans sonner car notre vie est commune!

 

Et vous, poètes fous que l’on voit passionnés

Sur le flanc de le muse, votre seule fortune,

Quand tous ignoreront vos mots, chez moi, laissez

Entrer cent sonnets car notre vie est commune!

 

A vous oiseaux d’hiver qui cherchaient un abri,

Finissant votre vol au gré de l’infortune,

Je vous offre mon toit, mon salon et mon lit !

Entrez, sansonnets, car notre vie est commune!

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Les mots.

 

Je voudrais refleurir ma voix de lilas et de roses,

en faire don à vos lèvres mi-closes, qui n'osent pas.

je voudrais que votre silence se taise, pour laisser

place à vos sonorités, sans lesquelles ma voix

demeurera incomplète, car non reçue par la vôtre !

Les mots le saviez-vous, sont nés pour être enlacés,

sinon jamais ils ne grandissent, sauf s'ils s'écrivent,

par l'écriture ne meurent jamais, grandissent dans

des yeux, murmurent un peu !

Oui écrire, c'est exister dans l'urgence, juste pour

l'amour des mots.

NINA

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Les Atrides saison 2019-2020 au théâtre du Parc

Quel luxe, face à la vulgarité qui nous entoure!

Un spectacle  grandiose, de par ses références à la culture grecque ancienne, pilier fondateur de notre culture européenne, et pour  sa  charge émotionnelle surprenante de modernité, son envergure d’humanité profonde et son intelligence extrême. Un travail d’adaptation ultra moderne des oeuvres d’ Eschyle, Sophocle, Euripide et Sénèque sur fond de musique pop-rock et un plateau de lumière éblouissante. Une banquise prête à fondre à cause de la folie humaine?


Un spectacle qui puise sa lumière autant dans les doigts roses de l’aube nouvelle, que dans l’amour de la lumière dans l’Attique baignée du sang des Atrides. Les champs de coquelicots sous le ciel bleu et les ruines de la Grèce antique n’en témoignent-ils pas?   Faut-il d’ailleurs dans le cas présent  dire Atrides ou Astrides? Car la formidable équipe artistique choisie par Georges Lini, Directeur artistique de la Compagnie Belle de Nuit,  n’est rien moins qu’étincelante et forme une constellation dramatique d’une force lumineuse incroyable autour de la tragique  légende antique.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes debout

LE CYCLE DE LA HAINE
COMME PIÈGE ÉTERNEL
DE L’HUMANITÉ.

Georges Lini et son équipe pose sa fabuleuse production sur les planches de l’un des plus beaux théâtres que nous connaissions: le théâtre du Parc. Mais bien sûr, l’écrin de choix s’envole aux premières paroles, et le texte qui se déploie nous renvoie aux images de la Grèce éternelle et aux questions essentielles de l’homme en quête existentielle.

L’image contient peut-être : 9 personnes, dont Inès Dubuisson, texte qui dit ’Daphné d'Heur Clytemnestre Itsik Itsik Elbaz Agamemnon Inès Inès Dubuisson Electre Félix Félix Vannoorenberghe Oreste Wendy Piette Iphigénie Stéphane Fenocchi Léopold Terlinden Egisthe Pylade François Sauveur /musicien Pierre Constant /musicien’

Tous les comédiens présentent un corps à corps charnel avec l’histoire antique, révélant avec poésie, tout le tissu des émotions intimes de chacun des membres de cette famille frappée de malédiction divine et dont Euripide,  en particulier,   contait l’aventure humaine avec tant de compassion. Inès DUBUISSON dans le rôle d’Electre et  Félix VANNOORENBERGHE, son frère Oreste. Le formidable  Itsik ELBAZ qui, sur les mêmes planches avait incarné Hamlet et Macbeth, se glisse cette fois dans la peau d’Agamemnon. Face à lui, Daphné D’HEUR, sensuelle, juste jusqu’au bout des cheveux,  est cette Clytemnestre blessée et révoltée qui n’accepte pas la décision de de sacrifier leur fille pour s’attirer les vents favorables afin de reconquérir l’Hélène  de Ménélas. En fin de compte une situation terriblement banale… Vaut-elle une guerre impitoyable qui dura dix ans ?  La folie du monde a de tout temps été universelle.  Elle se décline avec les mots d’orgueil, de violence et de vengeance. La banalité du mal.


Faire du neuf avec ce qui ne l’est pas

C’est la force du texte remanié par Georges Lini conjuguée avec celle de l’interprétation, qui engage le spectateur dans une intensité d’affects et  une recherche  incessante  de sens car, à la manière de l’illustre Pasolini, dont les paroles ouvrent et referment le texte,  il s’emploie à la découverte méthodique  des zones cachées de l’histoire en sa version officielle. Georges Lini décape la tradition pour faire ressortir des questions que l’on ne se posait pas. Va-t-il réussir à réhabiliter une Clytemnestre pétrie d’humanité? Pari tenu, grâce à son adaptation moderne des textes antiques et grâce à la personnalité généreuse de la comédienne artiste qui incarne avec volupté la mère protectrice d’Iphigénie (exquise Wendy PIETTE) , l’épouse abandonnée d’Agamemnon, l’amante désillusionnée  d’Egyste (un extraordinaire Stéphane FENOCCHI) , la gouvernante du palais en l’absence du maître. Et l’incomparable Itsik ELBAZ.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes qui dansent, personnes sur scène et personnes debout

La femme serait-elle la mesure de toute chose, l’antidote de l’absurdité de la guerre, de l’orgueil démesuré, des passions dévastatrices? Le grain de vie? La petite sœur d’Electre, Chrysothémis en témoigne. Son  absolu désir de vivre nous vrille le cœur ! Aussi convainquante qu’Ismène, sœur d’Antigone chez Jean  Anouilh. Jouée aussi par Wendy PIETTE.   Choose life !  Inutile de dire que ce spectacle est un haut lieu de réflexion, d’émotion et de beauté de mise en scène. A classer  parmi  les incomparables!

Dominique-Hélène Lemaire

« Les Atrides » au Théâtre Royal du Parc à Bruxelles du 16 janvier au 15 février 2020.

Avec Pierre CONSTANT, Daphné D’HEUR, Inès DUBUISSON, Itsik ELBAZ, Stéphane FENOCCHI, Wendy PIETTE, François SAUVEUR, Léopold TERLINDEN et Félix VANNOORENBERGHE

Mise en scène et adaptation Georges LINI

Assistanat Xavier Mailleux

Scénographie et costumes Thibaut DE COSTER et Charly KLEINERMANN

Lumières Jérôme DEJEAN

Musique Pierre CONSTANT et François SAUVEUR

Vidéo Sébastien FERNANDEZ / Copyright photos: Sébastien Fernandez

Photos :  Jérôme DEJEAN

20:15
15:00 LES DIMANCHES
15:00 LE SAMEDI 15 FÉVRIER 2020
RELÂCHE LES LUNDIS

DURÉE : 1h45 (pas d’entracte)

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Reincarnation

Les bras en croix

fossilisee dans l'antre de ton bois

ton écorce sera

la croûte de mon âme 

abritée sous ta ramee

je boirai

à petites goulees

 ta sève sucrée.

 

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12273318272?profile=originalEn jeux d'écritures, notre atelier d'écriture citoyen, entamera début février un nouveau cycle, en groupe toujours, mais avec une accompagnement plus personnalisé. Développer notre imaginaire, se rencontrer, s’amuser, prendre le temps d’écrire pour soi ainsi que de partager notre vision du monde, nos rapports à la création et aux autres, tels sont les objectifs de nos ateliers.

La participation est gratuite mais ATTENTION ! l'inscription est obligatoire (sur elisabeth.mertens@arc-culture.be) et le nombre de places est limité ! Dépêchez-vous !

Plus d'info sur notre atelier d'écriture citoyen : https://arc-culture.be/blog/projets/en-jeux-decriture/

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Un jour,

Un jour je m'emparerai de votre ombre,

je m'en ferai un long manteau fantôme,

à proximité de vous,

je serai dans vos pas plus vivante, pas à pas !

Un jour je boirai en douce, dans votre verre,

j'y laisserai mes lèvres, leur parfum,

ce bouche à bouche sans réserve et secret,

incendiera nos mots à venir !

Un jour vos mains seront les miennes

et vice versa, votre silhouette épousera la

mienne, dès lors qu'elle la frôlera,

la bousculera tout en dedans !

Désir.

NINA 

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12273317864?profile=original

Instantanés_Itinéraires_à_pieds_à_continuer_Vale_Of_Glendalough_Wicklow_Mountains_Ireland

Tellement les jours, à travers la brillante étoile.

Vale of Glendalough.

L’hiver chemine le long de ses sentiers.

Lough Nahanagan.

Quand le gel blanchit au lever du soleil le froid de l’hiver.

Quand dehors, les yeux parlent, et quand dedans, ils te reprennent.

A gauche après le pont dans le village.

Et puis loin, très loin.

Le long des courbes, le chemin continue avec une vue sur les Wicklow Mountains.

Danse et chant des pierres foulées aux pieds.

L’âge de l’arbre au sommet de la colline en face semble indéfinissable,

Et à son approche, après une heure de marche, il nous regarde en fait juste à notre taille.

Glendasan River.

Summit of Camaderry.

The Spink.

Tellement les jours, et ailleurs, un coup d’archet et leurs sourires,

Face au flot des forêts et des voluptés de leurs collines.

Julien Boulier

A Brest

Le 20 janvier 2020

texte déposé Sacem 

code oeuvre  3460963711

 

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SI SEULE.

Face au miroir, 

ma robe ivoire, glisse dans le noir,

ma peau ne se laisse plus voir

depuis son désespoir de n'être plus

l’alliage de la vôtre !

Face au miroir,

mon regard épars, se perd dans le noir,

car il vous cherche, ne se laisse plus voir

ailleurs qu'ici, depuis son désespoir de n'être

plus jumelé au vôtre !

Face au miroir,

mes gestes tâtonnants, éclaircissent le noir,

car ils ne désirent que retrouver vos mains,

ne se laissent plus voir en plein jour,

depuis leur désespoir de n'être plus mêlés aux vôtres !

Face au miroir, me voilà infiniment seule !

NINA

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POURQUOI PAS !

Faire d'une sente, un long chemin,

d'un boulevard, un jardin,

d'un océan pollué, une mer originelle,

d'un marécage, un ruisselet bavard,

d'un abandon, un corps qui s'ouvre,

d'une porte fermée, un entrebâillement de vous,

d'un brouhaha, un silence,

d'une guerre, une réconciliation,

d'un immobilisme, une danse,

d'un cri, un chant,

d'un mutisme, une écriture,

d'un vertige, un frisson,

de l'obscurité, une transparence,

de l'oubli de soi, une enfance,

d'un renoncement, une audace,

d'une rupture, un grandissement,

d'une chute, une ascension,

d'une rose fanée, un nénuphar,

d'une gifle, un enlacement,

de l'indifférence, un simple regard,

du quotidien, l'extraordinaire,

d'un sommeil agité, le souvenir d'un rêve,

d'une grossièreté, l'altitude d'un mot,

d'un grand froid, une chaleur bienfaisante,

d'un livre brûlé, le souvenir de sa voix,

d'une adolescence volée, un cahier retrouvé,

d'un chant, un opéra,

d'un opéra, une symphonie,

d'une symphonie, l'éternité.

Faire de la vie, LA SIENNE.

NINA

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Amoureuse,

L'hiver dans ma tête me dessine un été,

une tempête dans mon corps, fait éclore l'ondée bleue,

l'absence de vous, m'apporte des mots féconds,

l'ombre en plein soleil, expire sous ma plume,

mon cœur ensanglanté cicatrise, dès lors que j'espère,

les larmes sur mon visage se diamantent à l'approche de vous,

ma peau sous mon pull blanc, contre vous s'incendie,

nos yeux pensifs et chauds, s'étreignent en pleine foule,

nous existons ainsi.

NINA

 

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PLEINE LUNE.

L'épouse du soleil, insomniaque fait la fête,

illumine la terre depuis la salle de bal, le ciel immense

et noir, d'où dansent leurs maintes filles, vêtues

comme des étoiles !

L'épouse du soleil, trottine dans l'infini et nous

tend son regard, chaleureux, tranquille, alors

que le soleil, son époux fabuleux, sommeille,

ne prend plus feu !

Les deux originels amants, rendent un peu

jalouses, la terre et puis les mers et même

moi et vous, tellement sans un seul mot, ils

s'aiment et très fort se touchent !

Ce soir, c'est la pleine lune, toute dorée et 

ronde, au dessus des toitures elle vagabonde,

blonde. 

NINA

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