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Quand le feu couve sous la cendre il finira par surgir au moindre coup de vent ! Et ils sont nombreux les coups de vent ! Les mécontentements grondent sur la planète. De tous ordres, de toutes communautés d’hommes et de femmes qui se plaignent sans cesse et ne reçoivent pas de réponse à leurs questions et surtout à leurs souffrances. On pourrait penser que le “progrès” qui nous soulage au quotidien, celui d’appuyer sur un bouton, a mis fin à ces souffrances. Bien au contraire, il manque l’essentiel : l’amour. Et voilà que d’être privé d’amour l’homme a sombré dans le mépris. Il le reçoit d’en haut, s’en défait et le propulse vers le bas comme pour gagner un peu de temps à se prémunir d’une catastrophe imminente. Car c’est bien cela la vraie question à laquelle nous sommes tous confrontés. Pourquoi sommes -nous si méprisants à l’égard des uns et des autres ? Serait-ce la peur d’avoir à partager ? Serait-ce de penser que nous valons d’avantage que notre voisin ? Serait-ce la peur d’être submergé ? Par d’autres populations que notre voisin devenu insupportable ou par la mer qui menace de nous engloutir ? Par les calculs incessants, privatifs de liberté, abandonnant et étouffant les cris de désespoir au profit d’ambitions plus nobles, plus élevées que ces cris jugés inacceptables, trop coûteux, voire injustes ? Attention , le mépris est un danger suprême. Il submergera les côtes des continents, leurs fameux “progrès” illusoires, les rêves des familles pour leurs enfants. Il est temps d’éteindre ce feu qui couve. Définitivement. Ainsi ce départ nouveau pourra véritablement porter le nom de révolution des idées et ne s’inscrira plus hypocritement au bas des stèles de villages censées avoir résolu la fin du mépris.

Pensée du jour. 23/11/ 2019

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administrateur partenariats
Commentaire de Liliane Magotte le 23 novembre 2019 à 20:08

Merci de votre réponse,cher Gilbert.

Et bien non, je n'y participe pas, et oui, je le regrette souvent !

Les relations entre les gens, voisins, collègues, et même en famille, sont parfois si compliquées, que la patience me manque. Et pourtant, comme vous le dites si bien, tout sauf la solitude ! Elle peut être plus cruelle que la foule, et cette foule stressante  me donne néanmoins l'impression que j'existe.

Excellente soirée d'automne finissant.

Commentaire de Gilbert Czuly-Msczanowski le 23 novembre 2019 à 18:28

Bonsoir chère amie,
La nature humaine est complexe. Je ne vous apprends rien. Il y a toujours de l'intérêt dans les rapports entre les gens. Vous voilà l'otage de vos voisins qui vous invitent pour que vous ne vous plaignez pas d'eux ! A votre place je n'accepterais leur invitation que s"ils comprenaient que le bruit me dérange.Vous avez raison, ça peut prendre du temps et comme on fuit la solitude ...
Amitiés,gilbert.


administrateur partenariats
Commentaire de Liliane Magotte le 23 novembre 2019 à 15:46

Quand je pense que rien que certains de mes voisins sont insupportables avec leurs apéros de rue bruyants en été...et ils sont amicaux car sommes toujours invités ! Je me dis qu'effectivement il y a un problème cher Gilbert !

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