Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16115)

Trier par

INSPIRATION...

Une giclée de mots de la tête à la main...

Une bouffée de vérité qui tend vers demain?

L'écriture se libère et nous revient l'envie

Au profond d'la nuit où s'installe l'insomnie...

Le cerveau fatigué, mais qui encore s'emballe

C'est la preuve que la vie triomphe de ses dédales!

Alors, le cœur s'accroche, se maintient en douceur

Pour laisser de côté nos si stupides peurs!

J.G.

Lire la suite...

12273317458?profile=originalLeopoldo Méndez

Mexico, 1902-1969

Hommage à José Guadalupe Posada

(gravure sur linoléum, 1953)

On reconnaîtra au premier plan José Guadalupe Posada (1852-1913), burin en main, observant hors champ les exactions de la soldatesque sur les paysans. A gauche, les révolutionnaires Ricardo Flores Magόn (1873-1922) et, derrière ce dernier, Lázaro Guttiérrez de Lara (1870-1918). Au travail devant la casse d’imprimerie, un ouvrier typographe, qui pourrait être Leopoldo Méndez lui-même, son disciple né en 1902 comme le rappelle l’affiche à droite. Tous dénoncent la répression exercée par le président Porfirio Díaz (1830-1915). İ Revoluciόn !

(gravure sur linoléum, 1953)

« Tu as fondé ici l’imprimerie,

La lettre arriva à la nuit du peuple,

La nouvelle secrète ouvrit les lèvres. 

Tu as fondé ici l’imprimerie.

Tu as implanté l’école au couvent.

La toile d’araignée a reculé,

Et le recoin des dîmes étouffantes.

Tu as implanté l’école au couvent. »

Pablo Neruda*1

 

 12273317659?profile=originalÁngel Zárraga y Argüelles

Durango, 1886-Mexico, 1946

La poétesse

(huile sur toile, 1917)

 

      Sans même remonter aux fondamentaux que sont les fresques naturalistes de l’époque classique maya, je pense en particulier aux peintures murales de Bonampak ou de Cacaxtla, ce « ballet de formes et de couleurs franches » (Octavio Paz), il m’a semblé intéressant dans un premier temps de nous pencher sur les origines de la peinture mexicaine.

      Les Trois Grands, Rivera, Orozco, Siqueiros, par leurs talents respectifs et leurs fortes personnalités ont éclipsé les autres muralistes mexicains. Cet art se voulait pourtant collectif, et ils furent nombreux à se fondre dans ce mouvement, à un moment au moins de leurs carrières.

Ces petits sur l’affiche, qui ne manquaient pourtant pas de caractère, je vais donc simplement les citer pour mémoire et surtout, pour, quelques-uns d’entre eux, en profiter pour aussi abondamment que faire se peut illustrer ce billet.

Le muralisme n’est pas une génération spontanée de peintres décidés à s’exprimer hors les galeries et musées. Il est né bien sûr de la Révolution mexicaine de 1910, mais aussi des journaux, des affiches, de la caricature, de la tradition populaire. Ferments puissants qui lui ont permis d’éclore et de fleurir sur les murs. Et acte politique visant à unir la Nation grâce à cet « art collectif par excellence, qui appartient à tous et est accessible à tous », selon la formule de Diego Rivera.

Il eût donc ses précurseurs, ses éclaireurs, dont beaucoup rejoindront le muralisme après l’avoir inspiré…

 

12273317695?profile=originalJosé María Jara

 La veillée funèbre (détail)

« Qu’il y ait encore des échanges

ici-bas, avec vous, mes amis !

Seulement ici-bas sur la terre !

Demain ou plus tard,

selon ce que voudra le cœur

de l’Auteur de la Vie,

nous quitterons sa demeure. »

Les chants de Nezahualcόyotl*2

 

      Mais il fallut d’abord se libérer. Après la longue période de colonisation et de domination espagnole, la révolte est portée par « le cri de Dolorès » du père Miguel Hidalgo y Costilla (1753-1811), le 15 septembre 1810 :

« Mes enfants, voulez-vous être libres ? »

Après la rébellion et malgré une sanglante répression, le pays devint indépendant en 1821 pour se proclamer République fédérale des Etats-Unis du Mexique en 1824. Las, en 1864 Maximilien d’Autriche, porté par Napoléon III, est fait empereur du Mexique. Défait par Benito Juárez (1806-1872), le monarque est destitué puis exécuté trois ans plus tard. La république est à nouveau instituée, pour entrer de 1876, date de son élection, sous la trop longue présidence de Porfirio Diaz qui installa peu à peu un régime dictatorial jusqu’en 1911 et la Révolution menée au nord par José Doroteo Arango Arámbula, dit Pancho Villa, et Emiliano Zapata, El Caudillo del Sur.

 

« La cucaracha,

La cucaracha,

Ya no puede caminar

Porque no tiene,

Porque la falta,

Marijuana que fumar »

Air traditionnel devenu chant révolutionnaire

 (Le cafard, le cafard, ne peut plus cheminer, parce qu’il n’a pas, parce qu’il lui manque, de la marijuana à fumer. Cucaracha, le cafard, étant bien sûr l’occupant, l’exploiteur ou le tyran du moment)

 

« Terre et liberté ! »

clamaient les peones réunis autour d’Emiliano Zapata

pendant que Pancho Villa faisait son cinéma (La vida del general Villa, 1914*3).

« Droit de vote pour tous »,

« Non à la réélection ! »

tonnaient ceux qui soutenaient Francisco Madero qui,

une fois élu président en 1911,

ne rendit pas leurs terres aux paysans indiens.

 

Une période de troubles et de luttes intestines s’ensuivit jusqu’en 1920 et l’élection d’Álvaro Obregόn. Les temps resteront agités, néanmoins les commandes publiques de fresques stimuleront la création.

      En matière d’art, un rejet de l’académisme, des relents du colonialisme, dès lors s’impose. Certains artistes fréquenteront assidument les sites archéologiques afin de plonger aux racines préhispaniques de leur culture.

Cependant je ne saurais oublier ces portraits de villageois peints avec beaucoup de naturalisme par un indigène.

 

12273318462?profile=originalHermenegildo Bustos

Purisíma del Rincn, 1832-1907

Portrait de famille

(huile sur bois)

(photo captée sur le Net)

Facteur rural comme Cheval et tout aussi singulier. Un indien pieux aux multiples talents, grand portraitiste au demeurant.

Précurseur ?

Pas vraiment, il n’y eut ni avant ni après, il ne quitta jamais son canton, définitivement hors courant. Une sorte de primitif flamand égaré dans l’espace et le temps, « peintre amateur, sans maître » tel qu’il le revendiquait.

 

Pas plus que ne le sont les peintres de la Nouvelle-Espagne, Juan Correa (1646-1716), Cristόbal de Villalpando (1649-1714), José de Ibarra (1685-1756), ou même Miguel Mateo Maldonado y Cabrera (1695-1768), un peintre d’origine zapotèque, ou encore José de Páez (1720-1790), tous ces « Vieux Mexicains » versés dans l’imagerie religieuse.

Pas d’avantage José Augustín Arrieta (1803-1874), peintre de genre, Felipe Santiago Gutiérrez (1824-1904) ou Tiburcio Sánchez de la Barquera (1837-1902), tous deux bons portraitistes au style un peu hiératique, le très romantique Manuel Ocaranza (1841-1882), José María Velasco Gomez (1840-1912), excellent paysagiste, Gonzalo Carrasco Espinosa (1859-1936), un jésuite qui peignit essentiellement des sujets religieux. Ou encore El Velorio, tel qu’on surnomme José María Jara (1866-1939). Ce dernier, un extraordinaire artiste mexicain pure souche, n’affirma pas davantage un style personnel, pourtant ce nocturne, d’un caravagisme très tardif certes, ne cesse d’imprimer ma rétine…

 

12273318854?profile=originalJosé María Jara, dit El Velorio

Orizaba, 1866-Morelia, 1939

La veillée funèbre

(huile sur toile, 1869)

« Le vendredi à sept heures du soir

tu es morte

en regardant vers la porte

et la lumière t’a inondée.

 

Depuis un cercueil en bois

arbre creux endormi

ton corps retournera

dans un drap blanc

à l’ombre fraîche de la terre. »

Mόnica Mansour

(poétesse mexicaine née en Argentine en 1946,

extrait de Lumière)

 

      En revanche, il fallait bien ouvrir la fenêtre au modernisme et entrer, après s’être malgré tout imprégné des avant-gardes européennes (cubisme, fauvisme, futurisme), dans une pure mexicanité.

Lumière donc sur quelques autres de ces véritables précurseurs évoqués plus haut…

 

12273318486?profile=originalJuan Cordero

Teziutlán, 1824 – Mexico, 1884

Paysage

 (huile sur toile ; musée insulaire de La Palma)

 

12273319470?profile=originalSaturnino Herrán

Aguascalientes, 1887-Mexico, 1918

La moisson

(huile sur toile, 1909)

 

12273320095?profile=originalRoberto Montenegro

Guadalajara, 1885-Mexico, 1968

Pêcheur de Majorque

(huile sur toile, 1915)

 

 12273320669?profile=originalÁngel Zárraga y Argüelles

Durango, 1886-Mexico, 1946

Portrait de Pierre Bonnard

(huile sur toile, 1920)

 

      Nous ferons juste allusion à Joaquín Clausell (1866-1935) et Alfredo Ramos Martínez (1871-1946), tous deux fortement marqués par la France et les impressionnistes. Plus important certainement fut le rôle joué par Germán Gedovius (1867-1937), déjà à l’avant-garde à sa manière, mais encore trop pénétré de culture européenne. Ou celui de Julio Ruelas (1870-1907), peintre symboliste et illustrateur, un Mexicain à Paris (il est enterré au cimetière du Montparnasse) que l’on peut voir comme un précurseur de Posada.

Par contre nous noterons surtout au passage le rôle particulier que joua la gravure, avec ce fort pouvoir de diffusion culturelle qu’elle exerce et d’influence qui en découle. Avec ces devanciers que furent Gabriel Vicente Gahona (1828-1899), dit Picheta, Manuel Manilla (1830-1895) et ses gravures de Calaveras*4, Santiago Hernández (1832-1908), autre créateur de Calaveras, et José Trinidad Pedroza (1837-1920). Et trois activistes qui se signalèrent notamment dans ce domaine, José Guadalupe Posada (1852-1913), Leopoldo Méndez (1902-1969) et Pablo O’Higgins (1904-1983), originaire des Etats-Unis, qui devint l’assistant de Diego Rivera avant de s’affirmer comme peintre et illustrateur.

Populaire Posada… Possédé par la gravure, pointe incisive, subversive, force de la caricature. Initié à la lithogravure par José Trinidad Pedroza, il prit son essor notamment grâce à sa collaboration avec l’éditeur et imprimeur Antonio Vánegas Arroyo (1850-1917) qui lui permit de propager son œuvre à grande échelle sur une multitude de supports, des feuilles volantes pour l’essentiel. Lui, que son travail rapproche de Goya, Daumier ou Dubout, finit sa vie démuni quoique toujours très crâne, ses os jetés à la fosse commune. Au Panteόn de Dolores.

      En retour de flamme, outre ses milliers de gravures restées dans la mémoire populaire, il eût trois grands admirateurs, José Clemente Orozco (https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/jos-clemente-orozco-l...), Diego Rivera ( https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/diego-rivera-los-tres...), et Leopoldo Méndez, qui, à leur manière, poursuivirent son œuvre. On connait moins bel héritage.

12273320876?profile=originalDiego Rivera (1886-1957)

Songe d’un dimanche après-midi à l’Alameda Central (détail, 1948)

Le petit garçon au parapluie, c’est Diego Rivera, il a dix ans il sait que ce n’est pas vrai mais il a le droit de rêver. Il est fier, il est grand, il porte élégamment le canotier. Derrière lui, protectrice, entre fantasme et possible équilibre, Soleil et Lune, yin et yang, Frida Kahlo. Il tient la main de La Cavalera Catrina, la Mort  joyeuse, bras dessus, bras dessous avec son créateur, José Guadalupe Posada, chapeau melon et canne en main dans l’Alameda Central, le jardin public du centre historique de Mexico.

(Museo Mural Diego Rivera, photo captée sur le Net)

 

12273320895?profile=originalJosé Guadalupe Posada

Aguascalientes, 1852-Mexico, 1913

Squelette des braves Ku Klux Klan

(typogravure, ca 1913)

 

Et Billie Holiday chantera en 1939

“ Southern trees bear a strange fruit

Blood on the leaves and blood at the root. ”

(« Les arbres du Sud portent un étrange fruit

Du sang sur les feuilles et du sang aux racines »)

sur une composition d’Abel Meeropol*5

De l’autre côté de la frontière,

là où la ségrégation sévissait,

 avec son lot de lynchages.

 

Et enfin, l’art eût ses agitateurs d’idées… Tels le Docteur Atl (Gerardo Murillo, dit ; 1875-1964), Marius de Zayas (1880-1961), caricaturiste installé à New-York, promoteur notamment du cubisme et du futurisme, ou Ramόn Alva de la Canal, figure du stridentisme puis du trentetrentisme (le mouvement İ 30-30 !) :

 

12273320284?profile=originalRamón Alva de la Canal

Mexico, 1892-1985

Les collines de Guerrero

(huile sur toile, 1920)

 

Dans le mouvement furtif du trentetrentisme pointèrent, entre autres, Fernando Leal (1896-1964), Francisco Díaz de Leόn (1897-1975) ou Gabriel Fernández Ledesma (1900-1983), seconds couteaux au trait vif et incisif comme une balle de carabine İ 30–30 !

Beaucoup d’autres ensuite viendront, suiveurs, suivistes, stridentistes, contemporáneos… ou inclassables, tous dignes d’intérêt que nous découvrirons dans un prochain chapitre…

 

12273321272?profile=originalİ Adelante caballeros ! Tel Dom Quichotte en avant pour de nouvelles aventures !

Il y a encore de l’eau au moulin et des batailles à mener… Chargez !

 (gravure de José Guadalupe Posada)

Michel Lansardière (texte et photos)

 

*1 Ricardo Eliécer Neftalí Reyes-Basoalto, alias Pablo Neruda (1904-1973). Le poète chilien chante en fait ici les louanges du général José Miguel Carrera Verdugo (1785-1821), héros de l’indépendance de son pays. Cette ode à la liberté, pour laquelle tous les deux sont morts, m’a semblé tout à fait adaptée au Mexique comme à Posada.

*2  Ou Chants d’orphelin (icnocuica) de Nezahualcόyotl (1402-1472), traduits du nahuatl par Georges Baudot (1935-2002). Des vers d’époque aztèque d’une poignante beauté.

*3 On pense que Zapata signa aussi un contrat avec la Mutual Film Corporation, mais moins charmeur que Villa, il ne devint pas un héros de « Western ». Des documentaires furent néanmoins réalisés. Zapata fut abattu lors d’un guet-apens le 10 avril 1919, Villa assassiné le 20 juillet 1923. De l’un comme de l’autre le cinéma en a fait ses choux gras.

Le président Madero fut lui aussi abattu, le 21 février 1913, en même temps que son vice-président, deux jours après son frère Gustavo.

*4 Calaveras : figures populaires représentant crânes et squelettes toujours très présentes lors de fêtes, carnavals et chez les graffeurs que nous découvrirons aussi au chapitre suivant. La Catrina en est le type, créé par Posada, moderne vanité virevoltant au rythme endiablé d’une danse macabre. El Día de muertos, jour de liesse populaire qui dure en fait du 31 octobre au 2 novembre, coïncidant ailleurs à Halloween, à la Toussaint et au Jour des défunts, est classé au patrimoine culturel de l’Unesco.

12273321285?profile=originalJosé Guadalupe Posada

La Cavalera Catrina

Force dévastatrice, libératrice de la caricature.

En France à la même époque, on peut rapprocher les Calaveras des « Diableries », qui furent très en vogue dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Créées par Louis Alfred Habert (1824-1893) et Pierre Adolphe Hennetier (1828-1888), ces saynètes bouffonnes publiées sous forme de vues stéréoscopiques par Adolphe Block (1829-1903).

12273321488?profile=originalLouis Alfred Habert

Mlle Satan en costume d’homme prône l’émancipation féminine

par la grève des crinolines.

*5 Abel Meeropol (1903-1986), auteur-compositeur, publia son poème Strange fruit en 1937 sous le pseudonyme de Lewis Allan, après avoir vu la photo du lynchage d’Abram Smith et de Thomas Shipp en 1930. Plus tard il adopta les enfants d’Ethel et Julius Rosenberg après leur exécution en 1953 dans la prison de Sing Sing pour espionnage au profit de l’URSS.

12273321682?profile=originalPhoto Lawrence H. Beitler (1885-1960)

Lire la suite...

ETREINTE,

Le temps qui passe me donne à vous,

mes yeux des vôtres sont fous,

mes mains blondes et longues

ne s'accordent qu'aux vôtres,

mes nuits sans vous, sont infécondes !

La pluie qui tombe m'apporte votre parfum,

ma vie dans l'ombre, s'ensoleille de vous, ,

ma peau n'a de mémoire que la vôtre,

mon corps ne se pare que du vôtre,

du crépuscule à l'aube !

NINA

 

Lire la suite...

Mélange.

Je dessine dans votre tête des pensées toutes bleues,

des chemins infinis, des rosiers et des neiges,

des soleils tout un cortège !

Je greffe partout en vous, des bouts de moi,

je mélange mes sourires à vos yeux,

ma peau à la vôtre,

ma vie à votre éternité : LA NOTRE !

NINA

Lire la suite...

Mes impressions de lectrice sur le livre de Frédéric Halbreich.

Dans « Petite foire aux illusions » Frédéric Halbreich a rassemblé des textes inédits de différentes périodes de sa vie. Quelques textes en prose (à l'écriture surréaliste) entament le recueil, suivent des poèmes en vers libres, certains, très courts, tendent à se rapprocher du haïku, mais l’ensemble demeure très personnel et unique. Cette écriture est déconcertante car elle laisse notre esprit danser tantôt sur un rythme de blues, tantôt s’emballer sur un air de rock (assez métallique). Ce n’est pas un rythme de croisière, la traversée est mouvementée !

Un univers particulier donc, où la douceur croise la douleur du vivre,où les mots du Je virent en jeux de mots, où le silence restitue au présent sa force quand il ne laisse pas la place au néant, salvateur.

Sommes-nous réellement dans l’illusion ou faut-il chercher dans l’ombre des mots la parole « terre ferme » ? Dans chaque poème quelques vers sont comme îlots de sauvetage.

Après avoir lu « La muette », j’ai pensé : « Le silence avale l’univers / La vie avale la mort / tandis que se terre la lumière »

Il semble ne pas y avoir d’autre choix que d’aimer le néant dans lequel se confond l’autre et tout l’amour qu’on lui porte… même si tout cela grince quelque part parce que le monde… souffre.
La rouille parfois s’en mêle :

« Celui qui attendait là
Avait la tête rouillée
Dans le vent qui soufflait fort
S’envolaient de misérables
Particules de misère »

Les couleurs sont présentes car elles sont au cœur de la vie du peintre qu’est l’auteur. On retrouve le noir, le rouge et la lumière pour des mots qui parfois orchestrent une Danse de guerre.

« Le voisinage tremble
Et ma liberté retrouvée pleure
Il existe une danse de guerre
Que j’habite
Elle enflamme l’espace
Et l’absence d’ombre
Me rapproche de l’infinité
J’évoque le néant coloré »

Il y a l’enfance, bien sûr, mais partout le père dépose soit des notes de musique, soit des touches de couleurs au lieu de cailloux… L’âme de l’homme jette ses vœux dans l’Univers et prend le risque d’en voir certains s’évanouir « dans le bleu du dos du ciel »

« Déposons là notre victoire », dit l’auteur et allons à l’essentiel ; l’amour tel qu’il se lit dans « Les baisers voleurs »

« As-tu transi mon intérieur
En disparaissant
Kilométré ma douleur
Avec un fil d’argent
Posé ton sceau
Par amour de l’Art
Sur ma langueur
Expiatoire
As-tu démasqué l’amour
Et ses baisers voleurs
Alors enfin le silence
Nous reprendra
Mais l’excédent de ce silence
Ce sera encore toi »

.
Carmen Pennarun

Lire la suite...

Petite foire aux illusions

12273315888?profile=originalLe présent recueil regroupe quelques textes écrits à différents moments. L'oeil averti décèlera. Certains sont tout récents, les plus anciens ont vingts ans, mais aucuns d'entre eux n'ont été publiés. Au-delà de la forme utilisée, poétique libre, prose, nouvelle poétique ou encore maximes proches du haïku, j'ai eu  la faiblesse de trouver quelques cohérence à cet assemblage. Bonne lecture, tout ça n'est qu'illusion. 

Lire la suite...

Je voudrais .....

Je voudrais juste que vous enlaciez tout mon corps de vos bras, que vous y entriez en un monumental chant, le temps d'un infini instant !
Je voudrais que la nuit ait l'apparat du jour, que le jour ait l'ampleur de la nuit, sa transparence sombre, que le soleil pour nous, devienne sur nos peaux jumelées, un diadème vermeil, tout enchâssé en elles !
Je voudrais l'éternité de tout cela, un ciel tombé sur terre, une terre bleue et chaude.
Je voudrais juste que vous m'enlaciez .....
NINA
Lire la suite...

Emerveillement.

les baisers solaires d'un ciel d'hiver sont parfois bien plus chauds que ne le sont ceux de mai ou de juillet !

Lorsque le ciel d'hiver nous donne tout son bleu, son éclat, n'est-ce pas extraordinaire pour nos visages levés vers lui,

tout offerts ? , 

Ne s'agit-il pas d'un instant fabuleux, d'une inestimable offrande ?

Rien ne se voit, mais tout se reçoit ; ne faut-il pas s'émerveiller d'une clarté, d'un souffle chaud, de tous ces instants fugaces, mais oh combien mémorables ! Les écrire, les peindre, les mettre en musique un peu plus tard, en faire don, les faire exister tout le temps..

Dans ces moments là, le ciel ne prend t-il pas la forme d'un visage, enfin sa dimension, voire toute son immensité ?

La terre alors, ne devient-elle pas complémentaire au soleil devenu bleu, indissociable ?

Je le crois.

NINA

Lire la suite...
administrateur théâtres

Help! A l'aide! Billet urgent!

72748825_10217561189875318_2541960545708277760_n.jpg?_nc_cat=106&_nc_eui2=AeFuXDy1Gg_arKfub35djwJlBpTLlwW7mLHufA6FYZrb-tWd3xNOVibDfrg_-tujKefL0NrvN48HhIv2GzdBheYA971Tg7UNyrPFg2M4GoRvig&_nc_oc=AQkq9jZBGW7Tgsn9qEA6_jq0AWilIMriMTIcIt-Q7kmU7mzowahIByNYCaO6oGROLeI&_nc_ht=scontent.fbru1-1.fna&oh=6edd761257906b8d8abb628436fb7b75&oe=5E2C0C11&profile=RESIZE_710x
  • 12271920090?profile=originalMoi

    Bonjour tout le monde! L'année dernière Arts et Lettres a été censuré par Facebook et jamais les liens hyper texte n'ont été réactivés. Aujourd'hui, jour pour jour , c'est mon blog www.deashelle.com qui assure le lien entre Facebook et notre réseau qui est victime d'un blocage. Tous mes articles

  • 7:02 PM
  • 12271920090?profile=originalMoi

    et mes photos ont disparu de toutes les pages, groupes et profiles de mes correspondants et des miens. J'ai trouvé un lien où vous seriez très aimable de signifier votre plainte et demander que ce lien soir sorti de la liste rouge et réactivé. Pour le bien de la journaliste bénévole et celui des artistes qu'elle soutient depuis dix ans plus un !  

  • 7:03 PM
  • 12271920090?profile=originalMoi

    Il faut écrire votre réclamation dans la rubrique " Veuillez nous en Informer " sur le lien suivant : https://developers.facebook.com/tools/debug/sharing/?q=https%3A%2F%2Fwww.deashelle.com%2F&hc_location=ufi

  • Merci de tout coeur à tous ceux qui prendront la peine de me venir en aide.... Deashelle

URGENT! 

Lire la suite...

JOIE DE VIVRE

Balade matinale sous le ciel assombri, 

automne tout en deuil, 

odeurs de pluie et de châtaignes grillées,

bruissement des arbres et le chant de la pluie,

silence dominical et clapotis des gouttes sur mon parapluie vert, 

mes bottines cerise sur l'asphalte réglisse,

mes mains, mon corps, ennuagés de brume,

au loin tinte la cloche de l'église du village,

je marche à vive allure, pour échapper à l'orage,

autour de moi, aucun visage, sinon le vôtre par la pensée,

oui par la pensée, ma peau lisse contre la vôtre glisse,

nos sourires deviennent rires,

joie de vivre, d'exister pour un instant géant,

une rose pour moi, dans votre regard brun,

ici et là, s'enlacent nos mains,

cet amour de lys, chaque jour s'écrit, pour ne jamais

cesser de vivre.

NINA

Lire la suite...

DANIEL BASTIÉ : LES MONDES CANNIBALES DU CINEMA ITALIEN

Sous-genre du film d'horreur, le cannibal movie a été créé par le cinéaste italien Umberto Lenzi, avant d'être repris par différents confrères. Avec "Cannibal holocaust", Ruggero Deodato atteint un summum qui n'a jamais été surpassé. Issu du "mondo", les films de cannibales ont pour but de susciter le dégoût, tout en proposant une réflexion sur notre société, opposant la vie de tribus primitives à celles des citoyens dits civilisés.12273319875?profile=original

Lire la suite...

GEORGES GARVARENTZ ET LA MUSIQUE DE FILM

Les éditions Ménadès présentent le premier ouvrage sur le compositeur Georges Garvarentz (né Georges Diram Wem) d'origine arménienne. Il a composé de nombreux succès pour le chanteur Charles Aznavour, ainsi qu'une centaine de musiques de film et de séries télévisées. Il est également le compositeur de la comédie musicale "Deux anges sont venus" et de l'opérette "Douchka".

Lire la suite...

Je suis un oiseau, j'ai un appétit d'oiseau sauf pour les mots. J'aime la littérature, la poésie, la musique, les chats et tous les animaux, l'écriture, l'amour et l'Amitié et la nature...J'écris des romans mais la
poésie est mon carburant. Des poèmes brefs, une poésie "de l'instant". J'éclabousse aussi de temps à autre un papier Arche d' aquarelles et de pastels, et cheminer dans mon jardin, saison après saison, heure après heure.

Dans une autre vie...j'ai travaillé comme juriste-fiscaliste, et enseigné le droit des assurances (de personnes) à l'ULB.

-Associations littéraires:

Vice-Présidente de l'Association des Ecrivains Belges de langue française (AEB)
http://www.ecrivainsbelges.be/

Membre du Conseil d'administration de l'AREAW (Association Royale des écrivains de Wallonie)

Chroniqueuse littéraire pour la Revue Reflets Wallonie-Bruxelles
http://areaw.org/

Membre de Clair de Luth (Mons)

Membre de Pen Belgique

-BIBLIOGRAPHIE et PRIX

Agir et accueillir, récit, Théles, 2010
Au fil des pages, roman, Memory,2012
Puzzle, roman, Memory, 2013
Aller-Retour, roman, 2014 (Prix Areaw Emile Poumon 2014)
Séparations, roman, Dricot 2015
Agir et accueillir, édition revue et augmentée, Brumerge 2016
Proche lointain, roman, Dricot 2016
Résonances, deux textes dans le recueil, JFE, mai 2017
L'instant fugace, textes dans les recueils, JFE, volumes 1 et 2, 2017 et 2018
Recueil JFE numéro 1 Carré poétique
Recueil coffret Michele Peyrat, Flou de mots, 2018
La solitude des étoiles, roman, 10/ 2017(ed.Murmure des Soirs)
Cueillette matinale, poèmes, Demdel, 2018
Résonances, tome 2, JFE, août 2018
Recueil collectif De l'humain pour les migrants, JFE 2018
Recueil collectif des "rencontres automnales" de la Lyre Emigrée 2018/et Recueil août 2019
Crimes et sentiments, polar collectif (Audace), 2019
Miroirs à marée basse, poésie (Le Coudrier), 2019 (avec I Bielecki et P Moreau)
Livres d'artistes "Les caresses du silence" avec Marina Boucheï, 2019
et "Au bord du jour", prévu fin 2019
Les Chants de Jane (Grenier Jane Tony), poèmes, "On s'attardera dans la lenteur", septembre 2019

Préface du recueil de poésie Du bout du jour, de Ph Colmant, Ed Demdel 2018/ Préface du volume 3 des "Ecrits philozozophiques" de Fabien Dumont

La symphonie inachevée, nouvelle parue dans la Revue Générale juillet août 2014
Et si Montaigne et Nietzsche s'étaient rencontrés, nouvelle, dans la Revue Générale février 2017

Un soir un livre, Le lys dans la vallée, texte dans Reflets Wallonie-Bruxelles, juin 2018

Texte dans Francophonie vivante de décembre 2017 (association Ch Plisnier)

Coffret collectif M Peyrat « photo+texte » janvier 2018

REVUES littéraires
Textes et poèmes : sur Facebook, Aura (Clair de Luth ), Nos Lettres de l'AEB,Le CAPITAL DES MOTS, Infusion revue, Lichen, La Revue Générale, Cabaret, Anthologie de Denys-Louis Colaux, Aura, Immagine & Poesia de H Bertrand Anthologies 2017/2018/2019, Lichen, Setu, L'Ecritoire d'Estieugues,
BLEU D'ENCRE 38, TRAVERSEE , POESIE PREMIERE,...

Prix :
Poème Tranchées bleues primé au prix P Nothomb 2014
Prix Mons/Émile Poumon 2014 décerné par l'AREAW

A PARAITRE :

-Livre(s) d'artiste(s) avec Marina Boucheï
-"Loin des routes agitées", poèmes et illustrations, Le Coudrier, 1er trimestre 2020
-Les Fantômes de Théodore, roman, Murmure des Soirs, février 2020
-Dans le refuge de la lumière, Bl d' E, octobre/novembre 2020

Lire la suite...

QUESTIONNEMENT...

C'est quoi cette flamme qui ne veut pas s'éteindre

Ces vingt ans qui explosent à l'aube du déclin?

Plaisanterie de la vie de qui on peut tout craindre...

Ou bien simple cadeau, le clin d'œil du destin?

J.G.

Lire la suite...

EXISTER A TOUT PRIX

Si je le décide ;

je vois l'océan et non la Seine,

le bleu et non l'obscurité,

l'immensité et non l’exiguïté.

J'entends un chant et non une voix,

un rire et non un cri,

un silence et non un brouhaha,

une cueillette et non un arrachement.

Je peux si je le désire vraiment ;

ressentir une caresse et non une gifle,

un amour et non le vide,

une douceur et non une rugosité,

du sucré et non de l'amertume.

Si je le décide ;

je peux croire en l'intelligence et non en la bêtise,

en l'éternité et non en la finitude,

en l'existence bien plus qu'en la vie.

Je peux si je le désire vraiment ;

vous donner un baiser et non un regard caché,

un sourire et non des mots qui se bousculent,

ma joie de vivre et non ma déprime,

mes couleurs et non mes ténèbres,

une partie de moi et non rien.

NINA

Lire la suite...

ABSENCE ET JOIE,

Vous n'êtes pas là,

je tricote un pull de fleurs,

je me balade nue, car toute vêtue de vous,

je glane des coquillages à Paris-plage,

je contemple la terre juste en levant la tête,

je marche sur le ciel,

je caresse un serpent musical,

je cours sous la neige de juillet,

j'enlace le soleil pourpre,

je joue à être triste,

je suis triste dans la joie,

je parle à un coquelicot solitaire,

je mets en mots les chiffres que je déteste,

je vois des portes ouvertes ici et là, partout,

des fenêtres dans les yeux des gens,

des mourants qui redeviennent vivants,

des cris qui sont des chants,

des chiens qui sont des chats

et vice versa .......

Vous n'êtes pas là,

je ris quand je suis triste,

je chante à l'infini,

je caresse mes paupières, en songeant à vos mains,

sans bagage, je prends le dernier train pour la Provence,

je dors sous un arbre monumental et bleu,

je met de l'été dans l'hivers,

du printemps dans l'automne,

j'agrandis le ciel et toute la terre,

je mange à noël de délicieuses mirabelles,

je marche sur la tête sur le faubourg Montmartre,

je brode des roses dans le ciel vert,

j'invente des prénoms multicolores,

je fais venir l'Atlantique à Paris,

la mer du Nord à Carcassonne,

je traverse, d'une seule enjambée, la planète infinie,

je vois des ombres roses et des soleils au sol.

Vous êtes revenu,

alors vous lirez tout cela ou pas  !

NINA

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles