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Matin, midi et soir



On se lève tôt mais midi vient vite,

A peine le temps de se débarbouiller,
Un coup de peigne, un regard au miroir,
Tiens ! Qui est cette figure pathétique ?
Un petit déjeuner sans rien y voir,
Quelques mots, quelques mains et bredouiller,
Et puis midi à l'horloge, à l'église au loin,
C'est encore une table, chaud, froid, silencieuse,
Des infos, des bombes, des craintes, une météo,
Puis un bureau, une machine, une pointeuse
Qui dit bonjour et l'heure de partir, viens,
Enfin le soir qui tombe sans rien y voir.
La fatigue vient avec le soir, tiens ... !




Pensée furtive. 16/04/2020

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Peur,

Peur de pâlir, de partir toute seule,
de ne plus voir à travers toi ton cœur vivre,
ni ce sang pourpre onduler
 et ce voilier tout bleu sur lui voguer.
Oh mer rouge, dont les vagues fulgurantes
me portent, m'escortent !
Peur de pâlir, de partir toute seule,
de ne plus sentir en toi ces désirs retenus,
ni cet été, toujours revêtir notre amour,
cet attachement point lourd.
Oh saison de l'entre-deux, dont l'étreinte
me réchauffe, me fait grandir !
Peur de pâlir, de partir toute seule,
de ne plus entendre en toi, la voix de toutes tes joies,
ni de ta peau cette musique,
 dès qu'elle se rappelle la mienne,
toutes ces caresses subtiles, 
qui nous font flirter avec l'infini.
Oh mélodie dans cette chambre secrète,
dont la clarté assassine ma nuit, 
en la rendant muette.
Je veux vivre, exister encore et encore.
NINA
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Art

L'artiste, enfin le créateur,

n'est il pas l'alpiniste, le grimpeur

de son Art ?

Des pieds nus de son Art, il en vise

le sommet, jusqu'à frôler le ciel, tout 

en étant sur terre.

C'est un itinérant à la fois laborieux et léger,

ouvert au monde entier, accessible

souvent dans sa tête toute bleue.

NINA

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Je suis celle,

Je suis celle que j'écris,

dans un cri silencieux,

qui respire sous tes yeux,

se baigne dans l'encre bleue.

Je suis celle qui te parle,

invisible, invulnérable,

qui déploie sous mes doigts,

toute son infinitude, sa joie

Je suis l'écrin de celle,

qui n'est autre que moi-même,

dont chaque baiser nu,

quand tu me lis, te touche.

NINA

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Je te donne.

Je te donne mon pull over,
complice de mes soirées d'hiver,
de mes virées en mer,
de mes traversées des landes polaires,
de mes frissons, de ma tête à l'envers,
Je te donne mon étole,
témoin de mes pensées folles,
de mes gestes qui s'envolent,
de ces mots qu'on entend, qu'on raffole,
de ces plaisirs frivoles.
Je te donne mon visage,
complice de mes pensées pas sages,
de ces étreintes de passage,
de ces souvenirs sans âge,
de ces frôlements avec d'autres visages;
je te donne ma peau,
témoin de ces étés trop chauds,
de ces désirs monumentaux,
de cette nudité dans l'eau,
de cette fièvre, lourd manteau.
N'y a t-il rien de plus beau,
que ma peau sur ta peau ?
Que mon visage près du tien ?
Que mon étole sur tes épaules ?
Que mon pull over sur toi en plein hiver ?
NINA
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Sur un pupitre, un arbre, un mur





Un pupitre de bois et un banc attaché ;

Un plumier devant, une plume violette,
Trempée dans l'encrier de verre bleuté,
Y pousse, légère, une ode muette.

Par la fenêtre, teintée de rosée,
La cour d'une école et quatre marronniers
Balancent, frivoles, depuis des années
Les amours à naître promis à leurs pieds.

Et là, gravée sur le mur blanc d'un couloir,
Où y trônent accrochés aux porte-manteaux
Des prénoms entrelacés aux chants d'espoir,
Une fleur est soulignée d'un petit mot.

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C’est l’histoire d’un petit garçon…  Ben non, en fait c’est l’histoire d’un réveil matin, un très vieux réveil, un réveil à ressort…  Ben non ! Ce n’est pas ça non plus…  Alors quoi ?  C’est l’histoire d’une belle amitié, d’une confiance partagée sans que les protagonistes ne s’aperçoivent de l’importance de cette relation.  C’est l’histoire d’une partition musicale, de l’intérêt qu’offre la ténacité à accomplir même si ténacité nous semble un objectif très compliqué.  C’est également la démonstration d’une forme de vie cachée, une vie que les humains ne peuvent que deviner sans y porter d’intérêt alors que c’est important d’aimer ce qui nous entoure, de prendre soin, d’offrir sa tendresse à ce qui n’est pas vraiment joli.

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administrateur partenariats

En ce printemps 2020...

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En ce printemps 2020,

jamais, depuis des décennies, le ciel n'avait été aussi pur.   

 La profondeur des bleus donne le tournis à l'artiste que je suis.

Sans doute, les peintres de la Renaissance ont-ils connu cet azur sublime,

cette transcendance qui les a hissé au plus haut de l'excellence,

sans doute les peintres impressionnistes,

ceux des campagnes, ceux de Bretagne, de Barbizon,

ont-ils pu sortir de l'atelier et voler,

dans les célestes turquoises,

qui nous font tant rêver...

Regardons ce ciel pur et profitons, évadons nous un instant...

LM

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Naissance d'un monde.

Je viendrais jusqu'à vous,
comme ma venue au monde,
sans pleurer, ni crier,
dans l'infinie clarté de votre
regard sur moi posé !
Je viendrais jusqu'à vous,
les mains chaussées légèrement,
pour que mes mots ouverts,
puissent marcher et danser
sous vos yeux médusés !
Je viendrais jusqu'à vous,
mon monde, dans le vôtre,
pour créer l'un et l'autre,
l'enfant de ces deux mondes,
qui deviendra soleil
 et saison toute bleue !.
NINA
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Signature de l'été,

Bourdonnement des abeilles,
on oublie le réveil,
siestes sous l'olivier,
livre ouvert sur l'herbe tiède,
épaules nues,
corsages échancrés,
baisers volés,
panier de mirabelles,
cuisine grande ouverte,
senteurs vertes dans les arbres,
farandoles de fleurs,
journées sans fin,
nuits claires,
éventails multicolores,
corps vêtus à peine,
délassement sur la terrasse,
papillons jaunes ici et là,
rires dans tes yeux,
gestuelle volubile,
dans le ciel le grand bleu,
du foin dans les cheveux,
de la joie plein les yeux,
des cœurs papillonnants,
des amours débutants, déroutants,
la fraîcheur d'un pin, son parfum,
thé glacé, thé citron,
une roseraie pourpre,
de la dentelle blanche,
des mots bien plus ouverts,
des promesses en pagaille,
l'allégresse des débuts,
deux corps bruns sur le sable,
des murmures inlassables,
un chat bleu près de toi,,
son regard que pour moi,
l'enlacement de deux mains,
un tout nouveau chemin !
NINA
 
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HISTOIRE COURTE 46

AU SUJET DE LA BËTISE...

On a tout fait pour l'éviter, fatigués de trop la côtoyer cette bêtise ordinaire!

On a cherché des solutions : l'école, l'éducation, les progrès de la science, les règles de bienséance, les religions...et...non! Derrière chacune de ces solutions, elle est tapie comme un zona, attendant le moment de faiblesse pour nous montrer l'étendue de notre dépendance...

Est-elle congénitale? La faute aux gènes, aux neurones déficients? Les plus intelligents en réchappent-ils?

Encore non! Elle s'adapte, elle cohabite, nous manipule, nous fait douter! Elle est là, s'épanouit dans les préjugés, les religions, les lois, les interprétations dirigées, les égoïsmes et même, l'altruisme, où elle fait bonne figure avec son regard à court terme ou pire, sa vision à long terme dégagée de toute réalité!

La bêtise est le cancer de notre société puisque toujours elle est persuadée d'avoir raison...

Alors, une solution?

Au lieu de continuer de tester l'augmentation perpétuelle d'un progrès qui finira par nous détruire, alternant avec des théories improvisées pour sauver le monde, si nous nous penchions sur les racines en espérant l'éradiquer?

Nions le fatalisme, développons notre instinct, observons la nature, redécouvrons l'humilité! Soyons enfin digne de dire NON à trop de TOUT et de nous aimer… avec une simplicité qui elle, n'a rien à voir avec la bêtine!

J.G.

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RÉMINISCENCE

J'ouvre l'armoire,
pour m'enfouir dans tes pulls,
mon corps s'en recouvre,
mes mains s'y plongent
non sans délice, 
s'emparent de ton parfum.
L'armoire est pleine de toi,
des voix me murmurent que
tu es là ; des lainages susurrent
la langue de ta peau  !
Des couleurs dans le noir,
des douceurs dans l'absence,
nos jours qui recommencent,
juste lorsque je plonge mon
visage dans cette laine-chair !
Je referme l'armoire,
d'où sort un arc en ciel de toi, 
un souffle pour se mêler au mien.
NINA
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Maxence.

Un petit bonhomme tout bouclé et tout blond,

les yeux emplis de ciel, regarde le dehors et de

sa bouche neuve, ces deux mots prononcés ;

"c'est beau !"

Deux ans à peine et déjà si près de l'essentiel,

accordé à notre terre mère !

Papa travaille à la maison, maman regarde 

ce petit bonhomme pas plus haut que trois pommes,

qui s'exclame et s'étonne, de ce qu'elle ne voit pas

ou pas encore !

Petit Max grandit comme ça, dans l'émerveillement,

le questionnement souvent des instants qui lui sont

donnés, non loin du regard vert, infini de cette mère

qui s'émeut des mots de son petit garçon.

La voix de Max est encore petite, mais par son 

intensité, sa clarté, elle enchante l'instant, le réinvente.

NINA

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VISAGE DANS LA NUIT

Je brode dans la nuit ton visage de mère,

tes yeux si bleus et fous et ton regard si

doux !

Ma mémoire en est pleine et mes mains

te dessinent, t’appellent tout près de moi,

en ces jours difficiles, où tout me semble si

fragile.

Ta perte pour moi fut comme un cataclysme,

du haut de mes 15 ans et dans mon cœur en

friches.

Oh ne parlons pas de mon corps meurtri,

devenu un tombeau pour mes rires,

mes sourires et jusqu'à mes grands rêves,

car mutique il pleurait !

Vois tu oh ma mère cet homme que j'aime tant,

pour lequel et pour nous, je ne cesse de grandir,

de fleurir mes ans ?

Sais tu oh ma mère que son silence est or, 

alors que  le mien dans l'encre vagabonde,

pour que bruissent ses yeux dès lors qu'il songe

à moi, lorsqu'il me lit parfois ?

NINA

V

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LE CIEL, LA TERRE ET L'OISEAU NOIR.

Délayage du ciel avec le soleil,

transparence, mer chaude ;

les oies sauvages, les oiseaux fabuleux

sont en vacances; immenses !

Volatiles sublimes, qui chorégraphient

pour nous de somptueuses envolées !

Sur terre c'est le chaos, les arbres,

les roses et les jardins en ville, loin

des hommes, respirent plus amplement,

pour certains même ressuscitent !

la planète se débat pour ne point tomber,

car l'oiseau noir en elle, terrorise et sème

le désespoir, l'effroi !

NINA

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administrateur littératures

La rampe de Laffrey en Isère, sur la route Napoléon, route alpine reliant Gap à Grenoble, débute au centre du village de Laffrey, qui est situé à une altitude de 910 mètres, pour descendre ensuite à flanc de montagne. Sa déclivité est loin d'être négligeable et sur la partie haute, ses larges virages ne peuvent qu'inquiéter un conducteur de car même chevronné. Philippe et sa bien-aimée étaient-ils bien inspirés lorsqu'ils ont décidé de participer à cette découverte de la région par car? Les gens du coin quant à eux n'ont jamais oublié ce terrible accident qui s'est produit quelques décennies plus tôt à l'entrée de Vizille...

Après avoir publié sept romans, deux recueils, le texte d'une pièce de théâtre et une nouvelle dans la collection Opuscule des Editions Lamiroy, Thierry-Marie Delaunois, auteur, chroniqueur et collaborateur culturel membre de l'Association des Ecrivains Belges de langue française, nous revient avec "SURVIVANT...", un douzième opus qui trouve ici sa place dans la collection "Livret" des Associations Bernardiennes. "SURVIVANT...", une nouvelle tendue et en contrastes qui en fera probablement frémir plus d'un...

La collection "Livret" propose en quelques dizaines de pages des nouvelles, des poésies ou des libelles d'un auteur membre des Associations Bernardiennes. Elle vous permet, si vous le souhaitez, d'apprécier son talent et, qui sait, de le suivre dans ses parutions.12273326853?profile=original

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La terre nous appelle

Bientôt les hommes, les femmes aussi, réapprendront la vie simple de leurs aïeux. Celle qui n'a pas changé dans certains pays pauvres où leurs habitants n'ont rien vu du " progrès " que de vagues informations colportées ici et là. Nous les rejoindrons et c'était inévitable. La folie devait bien s'arrêter un jour. Ne plus pouvoir bouger dans les grandes villes, ne plus pouvoir se loger, ne plus pouvoir respirer convenablement, devoir courir des emplois devenus de plus en plus rares et compliqués, entendre le mot croissance à longueur de temps, tirer autant que faire se peut son épingle du jeu avec la peur au ventre et consulter avec anxiété permanente cours de la bourse, avions qui tombent, trains qui déraillent, bateaux qui coulent dans une petite boite cherchant à se rassurer tout de même. Et bien la petite boite a parlé. Ce qui devait arriver est arrivé. Ce qui a porté dans ses bras cette richesse prometteuse : l'avion, le train, la voiture, le bateau pour aller d'un coin du monde à l'autre c'est terminé. N'en déplaise à Léonard de Vinci s'il était là !. Il va falloir revenir aux fondamentaux : se nourrir d'abord. La masse colossale des chômeurs de tout ces métiers après ce choc psychologique qui les attend et qui en détruira tout de suite certains voudra quitter la ville, source de tout ses tourments pour rejoindre la terre nourricière, se précipiter vers elle et réapprendre à vivre plus simplement. Bien sûr d'autres soucis naîtront, les mêmes que ceux pour les ruées vers les villes. Prix des terres cultivables et constructibles à la hausse du fait de la demande importante, etc... Le phénomène n'est pas nouveau mais cette fois l'ampleur sera gigantesque. Aviateurs, cheminots, constructeurs de voitures, plaisanciers reviendront à la terre ou mourront. Il n'y a jamais de déshonneur à se tourner vers elle et cette fois en cette période de totale remise en question elle redeviendra l'espoir que nous avions quelque peu abandonné.

Pensée du jour. 08/04/2020

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L'HIVER.

Hiver, originelle saison,

écrin de tous les jardins,

de la terre au repos ;

oh que c'est beau !

Hiver, originelle saison,

étincelante  sur ta nudité

démesurée et chaude,

la gestuelle du soleil,

l'averse silencieuse,

le flocon de neige arc en ciel,

jusqu'à la brume blême,

sont pour toi seule, des solitaires

par le ciel offerts !

Féminité si brune, vêtue tout en

blanc ; c'est toi l'hiver.

NINA

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