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administrateur théâtres

L'art musical et l'esthétique des jardins à Beloeil


C’est l’heure où les oiseaux se taisent - pas de perruches bruyantes à Beloeil - c’est l’heure bleue de l’empire des lumières de Magritte… Cette fois, pas de maison, mais tout un château princier aux couleurs changeantes, tout au bout du canal qui mène jusqu’à la fontaine de Neptune. La féerie du soir est partout dans le parc, même le bruissement des feuilles se fige; les théâtres de verdure accueillent une foule silencieuse qui glisse respectueusement entre les morceaux de musique. On s’attarde - arrêt sur musique - les arbres majestueux écoutent, et le cloître de charmes résonne des scènes de chasse de Mozart. Fusant derrière les fourrés des applaudissements nous guident vers la scène suivante….. La voûte céleste et la lune pour accueillir les notes et les émotions.

La nuit musicale de Beloeil n’attire pas que les amoureux de la musique classique, c’est une très belle façon d’initier les timides et les frileux, la merveille du cadre et de l’organisation parfaite de cette nuit musicale aura semé ce nouveau plaisir au cœur des plus récalcitrants. C’est aussi une fête populaire : on pique-nique sur la pelouse à côté de la musique avec nappe à carreaux et vin italien ou avec des huîtres et du champagne sur de hautes tables de cocktail.

Sur notre parcours semé de milliers de bougies posées au sol, les arbres se sont travestis de lumières vertes et dorées. Arrêtons-nous à Neptune. Voici le kiosque qui accueille des extraits de « La création » de Haydn. Velours des voix, bruissement du chœur de Clerlande, concert d’instruments qui jouent aux oiseaux du ciel, au tonnerre, à la lumière et aux anges. C’est magnifique. Jasmine Daoud, soprano « Gabriel » en brocart de soie bordeaux nous interprète l’archange « Gabriel », Patrick Kabongo , ténor « Uriel »,Charles Dekeyser, basse « Raphael ». C’est l’avènement du monde, la séparation des eaux et de la terre, celle des créatures vivantes. Le chaos originel contraste avec l’éclatement aveuglant de la Lumière et le chœur de louer le Créateur….

Changement de scène : voici le vol fauve d’une pipistrelle par-dessus un piano qui nous régale des célèbres sonates de Robert Schumann, « Waldszenen » par Olivier de Spiegeleir, au piano…..C’est l’été.

Un détour au champ des roses pour scruter le firmament et entendre les deux sœurs Ouziel qui jouent Ludwig van Beethoven et sa Symphonie Pastorale à quatre mains…

Plus tard, suivant les accents profonds d’un violoncelle, on tombe sur une muse dans un hamac, tel un cocon déchiré. Suspendue à un arbre de lumière, elle nous conte en gestes et musique comment elle a apprivoisé son violoncelle et se relie au mystère de la nature. Une intimité dévoilée. Une compagnie, de si de la, de Montpellier…

Un immense hululement de hibou ponctue la soirée. Ou est-ce un commencement ? Les bords du canal sont noirs de monde joyeux et bavard. Musiques enregistrées et lumières pétaradantes fondent les cœurs dans un feu d’artifice superbe dans son extravagance, sa composition et ses éblouissements… Chaque année, tout est plus beau.

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Bouillon de culture Bretonne

Pas trop avec la peinture qui m'a quittée pendant 2 semaines. Moi je n'ai fait que rencontrer des gens de l'art en Bretagne. A Nantes avec Stéphanie et Alain Rouzé dans leur galerie.

Belle soirée, toute en échange autour d'une bouteille de scotch.. (désolé mais j'avais soif...) d'en savoir plus sur ce qui se trame dans cette galerie qui ose présenter du mercure phosphoré..

Ca bouillonne dans ce lieu ou les touristes en Visite dans la vieille ville de Nantes n'en croient pas leurs yeux..

"Reflets et saumure" gegout©2010 une image pour un carnet de voyage en prévision

reflets 2 bon

Ca change des clichés aux cirés jaunes sur fond bleu turquoise..

Bon, nous étions bien contents même si.. enfin , on verra!

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L’Aurore de Nietzsche qui salue les humbles

Aurore , réflexion sur les préjugés moraux de Nietzsche est publié en 1881. L’ouvrage est constitué par 575 aphorismes "sur la morale considérée comme préjugé", rassemblés en cinq livres. Nietzsche lui-même avertit, dans un aphorisme de son dernier livre, qu'un ouvrage comme "Aurore" n'est pas fait pour être lu rapidement du commencement à la fin; il faut au contraire l'ouvrir souvent, pouvoir s'y plonger, "puis regarder ailleurs et ne rien trouver d'habituel autour de soi". Bien que ce livre marque le début de la campagne de Nietzsche contre la morale, on n'y rencontre aucune attaque, aucune négation, aucune malignité: il est plein du pressentiment d'une "transmutation de toutes les valeurs" qui enseignera aux hommes à "dire oui" à la vie, en se débarrassant de la fausseté du moralisme.

Nietzsche n'entend pas nier la moralité au sens vulgaire du mot; bien qu'armé de méfiance, "suivant l'esprit de La Rochefoucauld", envers les imposteurs moraux, il ne nie pas qu'il y ait eu des hommes qui ont agi en ayant pour motif des "raisons morales", mais il nie que l'hypothèse sur laquelle ils se sont appuyés ait eu un fondement réel (de la même manière que l'on nie l' alchimie, alors qu'il y a eu des alchimistes, et de bonne foi). Pareillement, Nietzsche nie l' immoralité; mais il y a cependant des actions qui doivent être combattues et des hommes que l'on sait immoraux.

L'idée de "l' innocence du devenir" s'impose au philosophe: il pense que les actions dites morales doivent être accomplies, mais "pour des raisons différentes de celles que l'on a jusqu'ici adoptées". Pour la première fois apparaît, dans le développement de la pensée nietzschéenne, l'idée d'un "avenir de la noblesse" (201); la mesquinerie, bien plus, l' "indécense" de la politique de son temps donnaient à penser à Nietzsche qu'en dehors de ces milieux politiques se développerait une nouvelle aristocratie de la culture, consacrée "à l' idéal de la sagesse victorieuse".

Nietzsche ressent vivement ce que peut avoir d'ennuyeux la culture, si on la conçoit sans enthousiasme et en dehors de la vie, comme ayant son but en elle-même, insatiable et vide, elle ne peut conduire qu'à la déception: le "Don Juan de la connaissance" (327) finira par être durement cloué à son illusion et transformé en "convive de pierre" au festin du savoir. Tout autre est pour Nietzsche le rôle de la culture; il n'est besoin que de voir l'aphorisme par lequel se clôt l'ouvrage ("Nous, aéronautes de l' esprit") qui exalte l' audace outrancière, mais pleine de foi, du penseur qui ne craint pas le naufrage, parce qu'il sait que d'autres voleront plus loin que lui.

Mais pour comprendre tout à fait cet ouvrage, écrit en grande partie à Gênes où les humbles gens qui fréquentaient l'auteur l'appelaient "le Petit Saint", il faut peut-être lire d'abord la page consacrée aux "besogneux de l' esprit" (449) où il exprime sa conception de la vie austère et simple et où déborde un sentiment brûlant de charité humaine: page qui suffit à elle seule à démolir le mythe d'un Nietzsche amoral et insensible.

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administrateur théâtres

Sainte Fatima de Molem par Ben Hamidou, très beau spectacle

Petit billet de Molem.... rive gauche!

Molem : « Le seul pays arabe qui ne soit pas en guerre ! » Tout est humour et amour dans ce texte bienveillant pour tout le monde. Nous découvrons dans ce seul en scène la véritable sein-biose d’un kid de Molem qui a tout compris... avec sa grand-mère. Il est le petit prince, à jamais. Cette femme battante porte encore ses vêtements du désert, elle est tatouée de haut en bas pour dire son appartenance, son visage de sphinx tyrannique est tout amour jaloux et exclusif. Avec elle il a appris l’art de scène depuis la plus jeune enfance…. Ce plaisir de l’imaginaire le transcende et lui forge peu à peu une identité, une dignité, des choses à dire. « Une fois les rôles attribués, on coupait le son de la télé et on jouait ensemble les westerns façon berbère ! ».Ensuite il se laissait enivrer par les parfums d’une cuisine faite de recettes d’amour fou et de citrons confits.

Adolescent, il rêve d’embarquement pour les grands élans, recherche éperdument ce qui le rapprocherait de l’amour, mais les murs protecteurs dressés par l’auguste ancêtre sont presque infranchissables. Voici un chapelet savoureux de souvenirs d’enfance, tendres, très émouvants…et drôles, loin des errances des barons désœuvrés arpentant superbement les pavés de la rive gauche du canal!

Un premier mensonge, à 19 ans, lui ouvre enfin la porte de la liberté : l’école d’art dramatique. Il est doué, pour le mime, les imitations, le jeu corporel, il fait rire….il déborde de sensibilité. La vie et le spectacle se mêlent dans l’écriture, le voilà celui qui sur 300.0000 immigrants va saisir sa chance, toujours aussi tendre avec sa vieille Hanna mythique, son égérie, sa patrie, et il va réussir -pas - à la grâce de Dieu, mais par son assiduité, sa ténacité et le rêve qui l’habite.

Point de discours hostiles ou agressifs, c’est un bonheur pour l’occidental sans cesse culpabilisé… le jeu de l’humour fait mouche, la salle n’en peut plus d’applaudir et de rire, et l’acteur s’envole dans l’univers plein d’étoiles du plaisir de dire, de conter, de séduire et d’enchanter. Tandis que veille là-haut, la grand-mère, éternelle, pareille à elle-même, brillante sentinelle du bonheur. Un conte ?

-le 20 août à 20h -Festival des Théâtres Nomades - Grand Chapiteau -Parc de Bruxelles
http://www.festivaldetheatredebruxelles.be/

Réservations :

-le 25 septembre à 20h - Festival du Rire d'Anderlecht - Café Théâtre des 2 Gares 124b rue des deux gares 1070 Anderlecht
-du 30 novembre au 5 décembre à la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale de Molenbeek-St-Jean
-du 7 au 18 décembre, au Théâtre Varia

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administrateur théâtres

l'art de la fête foraine...

Les Baladins du Miroir, théâtre forain musical et poétique, nous présentent des contes et légendes délectables : « Le chant de la source »

L’arbre aux trésors de Henri Gougaud nous chuchotte : "Non point changer la vie, mais l’aider à éclore. Voilà pourquoi sont au monde ces récits parfois millénaires qui ont atteint à la gloire insurpassable des œuvres : l’anonymat. Car je ne suis pas l’auteur de ceux qui sont dans ce livre. Je n’ai fait que les raviver, les ranimer, les restaurer, comme d’autres restaurent de vieux châteaux. J’ignore qui en sont les premiers auteurs. D’ailleurs, qu’importe ? Ils sont au monde parce qu’ils sont nécessaires, comme l’air, comme la lumière du jour, comme les arbres. "

Et l’arbre à soleils de renchérir :"Les légendes sont ce que nous avons de plus précieux en ce monde. Elles ne sont pas une pâture puérile. Elles ne sont pas une manière d’oublier le réel, mais de le nourrir. S’insinuer tendrement en elles c’est apprendre la liberté, éprouver le bonheur parfois douloureux de vivre".

Après des cascades de rires et une ovation générale digne de nos concours royaux de musique, le public quitte à regrets le chapiteau, ruisselant d’émotion, applaudissant encore la fanfare de bonheur des comédiens qui se sont remis à chanter et jouer sur leurs instruments de musique !.... Tous les cœurs sont à l'unisson, on a apprivoisé le murmure de la source. Ce murmure fait d’humour, de rires, de musique, de poésie, de danse, de supplément d’âme.

Grâce à une fabuleuse distribution et une metteuse en scène divine, ces 12 contes et légendes du monde se sont emboîtés comme les pièces d’une pyramide, toujours plus stupéfiants, tendres, philosophiques, et drôles. Les costumes, pastels de ciel et de terre, semblaient moulés sur chaque personnage, et vivre, vibrants eux aussi, de tous les possibles. Et voilà entre les bribes d’histoires contées, dans une atmosphère de moyen âge doré, les chants ancestraux, polyphonies aux accents slaves, turcs, napolitains qui mobilisent l’harmonie, et c’est le silence ému dans toute la salle.

L’universalité de ces contes qui ont traversé les âges, les contrées, les mers, sans papiers, dans l’oralité et la tradition ancestrale nous chatouille le ventre, nous met des paillettes dans les yeux et force notre écoute sans partage ! Les personnages bien campés dans leurs accents et leur parler parlent vrai. Sortent-elles des mille et une nuits ou des contes de Canterbury? Ces histoires racontent, la terre, la femme, la mère, l’enfant, la vie, la mort, Dieu, l’esprit, l’âme et la bonté… et plein d’autres filigranes intimes que seuls nous pouvons entendre ou percevoir. La Joie, peut-être.

La musique, la danse et poésie virevoltent, personnifiées devant nous par enchantement et nous bercent notre essence originelle, sensible aux histoires mythiques qui ravissent le corps et l’âme. Question de chant et de source.

Et la violoniste n’a rient dit, mais a tout dit.

http://www.festivaldetheatredebruxelles.be/

Du jeudi 19 au dimanche 22 août 2010 au Parc Royal de Bruxelles 4ème édition

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S.OS. Détresse ...

S.O.S. Détresse

Si je couvrais les murs de sang,

Ils te diraient combien tu mens,

combien tout cela n'était qu'un leurre,

TOI, et toutes TES histoires de bonheur.

Si je pouvais ressusciter les morts,

et que des tombes se levaient leurs corps,

Ils hurleraient les poings dressés

que pour TOI ils se sont fait tuer.

Si je t'amenais tous ces enfants

qui n'sont plus que regards brûlants

priant pour que TU leur accordes

un seul pain dans TA miséricorde

Alors TOI, qu'on appelle le Sauveur!

TOI Tout Puissant, TOI le Menteur,

Fais-moi croire en TOI une seule fois,

Fais un geste, arrêtes ces combats!

Apportes en ce bas Monde un air de Paradis,

Où seuls l'Amour, le Beau seront permis,

Où s'ront bannis guerres et enjeux,

Où l'on croira encore en TOI , mon Dieu.

Que cette terre ne soit plus un Enfer,

Que les hommes ne connaissent plus la misère.

TU peux prendre ma vie si tu veux,

car à leur place, je vaux si peux.

Alors, TOI, l'Eternel, montre enfin que t'existes,

Moi, je m'sens prête à quitter la piste,

Car même si ce Monde semble parfois ingrat,

Sauves - le, Il le mérite et te le revaudra.

Clo ( Août 2010 )

Ce n'est pas ce texte que je devais publier ce soir...

Mais les faits l'actualité récente

faites d'attentats, de guerres,

de misère,

a laissé ma main courir sur la page

pour ne que ces faits ne soient pas banalisés,

tout simplement...

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Luc Schuiten: la cité des habitarbres;. Photo copyright L. Schuiten


Un nouveau défi cher à l'architecte belge Luc Schuiten




Luc Schuiten s'est penché longuement sur la question de villes plus propres, plus respirables, plus humaines.
L'an dernier, une très belle exposition lui a été consacrée au Musée du Cinquantenaire, à Bruxelles, les Musées Royaux d'Art et d'Histoire, durant l'été. J'y suis allée 2 fois, très sensible à ce phénomène ce créer des villes plus vertes, plus reliées à la nature, au rythme des saisons.

Luc Schuiten est un architecte visionnaire, audacieux, qui place l'homme au centre de sa recherche, pour qu'il puisse vivre et habiter dans de meilleures conditions, dans des villes vertes, végétales.
Il a un peu l'âme d'un Robin des Bois. Il imagine des villes dans lesquelles il aimerait vivre, il travaille sur des éco-systèmes, avec le biomimétisme etc.. Auparavant, il a collaboré à des albums de son frère François, par des dessins de bande dessinée, ce qui se perçoit dans la manière dont ses projets sont représentés, imprégnés d'une grande poésie, de tonalités subtiles: ses projets sont déjà en eux-mêmes des dessins d'artiste, ses oeuvres en 3D aussi, comme l'homme volant.

http://citevegetale.net/reportages.html

Après Bruxelles et Nantes, une exposition de ses travaux a été présentée cet été à Lyon, dans le quartier Part-Dieu, à la Sucrière, sur un espace de 4000 mètres carrés.
Un grand défi, pour donner à voir ce qui est cher à cet homme, retrouver une qualité de vie, une authenticité, en lien avec ce qui fonde le vivant, avec l'espace, le silence, des aires de calme, de repos, et des lieux de travail où l'homme peut se déployer, en retrouvant la nature, en collaborant avec elle.
Ici, la nature ne sert pas de décor, elle fait partie de, elle s'intègre dans la conception de la ville.

Sa façon de voir me touche beaucoup et m'interpelle, c'est un de mes coups de coeur que j'ai envie de vous partager.


Découvrez Les Cités végétales de Luc Schuiten à La Sucrière sur Culturebox !"


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Le rire pour conjurer le malheur

Mon livre "la grognasse " sortira des tiroirs vers le 25 août et sera disponible sur le site de" The book édition". Près de dix ans séparent "une aventurière de Dieu " et "Libérez Dieu ! " de ce livre choc écrit dans un style totalement débridé à donner le vertige au lecteur.


Fallait-il considérer "la grognasse "comme une erreur, un livre écrit dans l'urgence pour surmonter des épreuves ? Je devais alors faire face à une sévère crise d'adolescence de mon fils ( avec les conséquences irréversibles que je redoutais), le décès de mon père et une inquiétante maladie guérie par les médecines douces et la chirurgie.

J’ai eu plaisir à retrouver ce manuscrit parce que j’aime ce livre. Il est une partie de moi que je ne renie pas. Á travers des pages parfois chaotiques, il est une reconquête de ma liberté, une renaissance et, en dépit des apparences, il raconte aussi une histoire d'amour.


Les personnes habituées à mes textes spirituels peuvent être légitimement désemparées et se demander où Dieu se situe dans ce livre où je me moque abondamment des catholiques, avec de bonnes raisons de le faire. Qu'ils se rassurent ! : Dans la Grognasse tout le monde en prend plein son grade.


Dieu me pardonnera, car il n'est pas plus catholique que musulman, juif ou bouddhiste. Si Dieu a inventé les hommes, ce sont les hommes qui ont inventé les religions.


Mais où était donc Dieu pendant que la grognasse se débattait jour après jour pour empêcher son fils de sombrer et de se suicider ? Il était dans le rire, dans cet humour parfois mal élevé dans cette façon de tourner les faits les plus graves en dérision, de faire un pas de côté pour s'embarquer dans les considérations les plus loufoques et parfois les plus scandaleuses.


Quand on ne peut plus regarder le ciel parce qu'il semble devenu trop, bas," si bas qu'il fait l'humilité" ou trop gris ou "si gris qu'il faut lui pardonner" comme le chantait superbement Jacques Brel, alors Dieu offre le rire pour se ressourcer, pour se détacher pour dédramatiser. Il devient élévation. Le rire conjure le malheur et la misère. Il est une arme redoutable contre les totalitarismes ; c'est pourquoi les dictatures craignent autant l'humour. Vais-je devenir "grognasse" plus que mystique ? Possible mais ce ne serait pas bon signe.


Mais pourquoi n'être pas les deux à la fois ? Les écrits spirituels parlent de l'âme et s'expriment avec les mots emportés par le Souffle ?


Mais les rapports sociaux au raz des pâquerettes qui minent, qui agressent qui portent atteinte à l'intégrité, les coups bas, les situations sociales sans issue, les escroqueries et les mensonges qui aggravent la misère, pourquoi ne trouveraient-ils pas leur propre langage fut-il parfois grossier pour tenir les ennuis et les importuns à distance. La vulgarité n'est pas où l'on croit trop souvent. Elle n'est pas dans les mots. Elle est une attitude face à la vie.


Être vrai, c'est savoir que nous sommes faits de tout ça. Une spiritualité éthérée qui interdit de mettre les mains dans le cambouis passerait à côté de sa vérité.

Lire le début de "la grognasse"

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Baudelaire comme immense critique littéraire

 

Baudelaire a réuni dans son ouvrage « L’art romantique » en 1868 ses pages de critique littéraire, écrites depuis 1845 et pendant les années suivantes et publiées pour la première fois en volume posthume, dans l'édition de ses oeuvres, par les soins de Th. Gautier et de Ch. Asselineau. Le titre (heureux autant qu'inadapté) a été choisi par les deux éditeurs: car Baudelaire, de son côté, avait eu l'intention de réunir toute sa production critique sous le titre de "Curiosités esthétiques" avec, comme subdivisions: "Art" et "Littérature", soulignant ainsi l'étroite union de principe et de style de sa recherche dans ces deux domaines. Dans ces textes, Baudelaire fait preuve d'une admirable lucidité de pensée, d'une sûreté dans l'exposé des principes théoriques, d'une délicatesse de sensibilité et d'une précision de jugement, d'une rigueur d'expression enfin, qui le placent parmi les plus grands critiques de la littérature moderne. L'essentiel du livre est formé par les réflexions sur quelques-uns de ses contemporains, (Hugo, A. Barbier, Marceline Desbordes-Valmore, Th. Gautier, Pétrus Borel, G. Le Vavasseur, Th. de Banville, Pierre Dupont, Leconte de Lisle, Hégésippe Moreau, qu'entourent d'autres articles de circonstance: sur les récits de Jean de Falaise (le premier article par ordre chronologique), sur "Les martyrs ridicules" de Léon Cladel, sur "Les Misérables" de Hugo, sur Ménard et l' "Ecole païenne", sur "Les drames et les romans honnêtes ou L'école de vertu et de bon sens", etc. Il y a encore un curieux écrit moral de 1846, plein de finesse et d'une vive saveur ("Conseil aux jeunes littérateurs") et une série de véritables essais, sur "Madame Bovary", sur Gautier et Wagner.

 

La critique de Baudelaire, que l'on peut qualifier de philosophico-technique, forme l'exact pendant et le nécessaire complément de la critique psycho-moraliste de Sainte-Beuve; elle représente dans l'histoire de la pensée et dans le tableau de la civilisation littéraire du XIXe siècle, une valeur certaine qui n'est en rien inférieure à celle de la critique de sainte-Beuve. Pour Baudelaire, l'activité poétique est autonome; c'est une faculté de l'homme qui tend au Beau, comme la raison critique tend au Vrai et la volonté morale au Bon. Ayant ainsi revendiqué l'autonomie de l' art, il entreprend une vive polémique contre la tendance de la philosophie idéaliste à identifier ces diverses manifestations de l'esprit, dont toutefois il reconnaît les points de contact dans la pratique. Mais l'originalité de la critique baudelairienne consiste dans le fait qu'elle ne se déduit nullement d'un système quelconque et n'offre, en conséquence, aucune rigidité: partant de l'analyse directe des oeuvres, il retrouve un certain nombre de principes, simples et absolus, qui sont en parfait accord avec ses recherches techniques raffinées et son sens de la "forme" considérée comme une valeur absolue. Ainsi, les "Iambes" de Barbier lui donnent l'occasion de montrer les rapports entre l' art et la morale; en revanche, les poésies de Marceline Desbordes-Valmore se prêtent admirablement à la mise en lumière de l'importance du "sentiment". L'essai très important sur Gautier l'engage dans une véritable leçon d' esthétique sur le caractère distinctif du beau poétique, leçon au cours de laquelle il cite un passage extrait des "Notes sur Edgar Poe", qui est resté célèbre. Mais Baudelaire ne se confine pas pour autant dans une esthétique strictement intellectuelle ou dans un aride classicisme: ainsi, en face d'un rapide et très pénétrant bilan de la poésie lyrique de Victor Hugo, voici un article sur "Les misérables" où sont franchement appréciées les raisons morales de l'oeuvre; à propos du futur grand maître des parnassiens, Leconte de Lisle, il fait un prompt rappel à Renan; en un autre article où il analyse avec lucidité la poésie à caractère social de Dupont, il reconnaîtra aisément les qualités de style d'écrivains comme Leroux et Proudhon. Il offre enfin à propos de "Madame Bovary", un splendide essai de critique psychologique. Faisant preuve d'un sens très vif de l'universalité de l' art, sans qu'on puisse le taxer d'incohérence, Baudelaire retrouve, dans son cheminement de critique, les principes du parnasse, du symbolisme et même du surréalisme. Il faut aussi ne pas oublier non plus de mentionner le long essai de critique musicale, dont les tentatives pour acclimater l'oeuvre de Wagner en France (1860-1861) furent l'occasion, et qu'il publia à part sous le titre: "Richard Wagner et Tannhaüser à Paris" (1861). Dans cet essai, nous trouvons un examen aigu et pénétrant de la psychologie du public, une rapide esquisse du caractère de Wagner et de sa formation intellectuelle, une lumineuse illustration de l' esthétique wagnérienne, et d'attentives études sur la nature de l' art musical en général, sur "Tannahaüser, "Lohengrin" et la musique de Wagner en particulier.

 

D'autres écrits de caractère critique, déjà publiés dans des revues et journaux, ou restés inédits, furent réunis à deux reprises dans les "Oeuvres posthumes" de 1887 et de 1908 et sont depuis imprimés avec "L'art romantique". Parmi ceux-ci, une fine analyse des récits de Champlfleury, un curieux article sur la "Biographie des excentriques", un plan étendu pour un essai sur "Les liaisons dangereuses" et surtout un important écrit de ton satirique, très riche en notations morales, sur "L'Esprit et le style de M. Villemain".

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Emile Mâle

On peut considérer comme faisant un tout, et, à cet égard, les étudier ensemble, les trois volumes d'Emile Mâle (1862-1955) consacrés respectivement à "L' art religieux du XIIe siècle en France", étude sur les origines de l' iconographie du moyen âge, à "L' art religieux du XIIIe siècle en France, études sur l' iconographie du moyen âge et sur ses sources d'inspiration (1898), et à "L' art religieux de la fin du moyen âge en France" (1908).

Lorsque Emile Mâle a écrit le premier de ces ouvrages, -qui est celui sur l' art du XIIIe siècle, qui fut sa thèse de doctorat, -la science iconographique, dont il est en France le créateur et le maître incontesté, n'existait pas encore. L'effort du grand historien de l' art fut donc pour étudier et interpréter les monuments à la lumière de l'histoire, de la symbolique, en recherchant dans tous les documents de l'époque, les informations qui pouvaient éclairer l'archéologie.

Si Emile Mâle commença son étude de l' art chrétien du moyen âge par le XIIIe siècle, pour revenir plus tard au XIIe, c'est parce qu'il était porté par son instinct vers ce siècle où "tout est ordre et lumière". L' art du moyen âge est essentiellement symbolique et la forme y fut presque toujours l'enveloppe de l'esprit, et les artistes aidés, conduits par les théologiens, concourent, eux aussi, à cette "spiritualisation" de la matière, qui est le caractère essentiel de l' art médiéval. La littérature sacrée et profane de l'époque contient donc les thèmes de ces représentations que les clercs conseillaient et expliquaient aux artistes. C'est par là que la cathédrale fut, pour les hommes de ce temps, comme le dit très bien Emile Mâle, "la révélation totale". Les fidèles étaient l'humanité, la cathédrale était le monde, et l'esprit de Dieu emplissait à la fois l'homme et la création. Le mot de saint Paul devenait une réalité: on était, on se mouvait en Dieu.

Cette étude achevée, Emile Mâle s'est retourné vers le siècle précédent, plus complexe, car il était encore tout emmêlé d'influences orientales. Les miniatures à cette époque ont joué un grand rôle, sur le développement et l'évolution de la sculpture. L'auteur passe en revue à cette occasion, les différents manuscrits à miniatures qui ont fourni des modèles aux artistes, les manuscrits syriens, grecs et byzantins, aussi bien que les manuscrits européens. Il montre ensuite quelle influence eurent, sur la constitution des thèmes iconographiques, la liturgie d'abord, puis le culte des saints. Les pèlerinages sur les routes de France, d'Italie et d'Espagne, ont participé également à la création de l' iconographie, telle qu'on la rencontre dans la sculpture et la peinture. Les savants enfin, et les Ordres monastiques, ont achevé de modeler l' art de ce siècle, qui fut surtout un art monastique, non sans doute que tous les artistes d'alors fussent des moines, mais c'étaient presque toujours des moines qui leur dictaient leurs sujets.

Le troisième volume de ce "cycle", "L' art religieux à la fin du moyen âge", dégage les caractères généraux d'une esthétique qui d'une part, entre dans le cadre d'influence de l' art italien, qui, d'autre part, emprunte bon nombre de ses sujets et de ses représentations au théâtre religieux, lequel commence à prendre une place importante dans la vie des hommes du moyen âge dès le XIVe, et surtout au XVe siècle. Le pathétique enfin se présente avec toutes ses expressions les plus dramatiques, de caractère presque "baroque" déjà, et très différent de la discrétion, de la mesure qui gouvernaient les siècles précédents. C'est un autre monde, en somme, qui s'élabore, -le monde d'où sortira la Renaissance et dans lequel elle se prépare déjà, -en donnant une nouvelle image et une nouvelle signification de la destinée humaine. L' art religieux médiéval reçut du fait de la Renaissance et surtout de la Réforme, un coup sévère, mais ces modifications de la pensée et du sentiment, qui auraient pu lui être préjudiciables, ne firent que donner un élan nouveau, et plus puissant, à cet art chrétien, au cours du XVIe et du XVIIe siècles: c'est qu' Emile Mâle démontre magistralement dans son livre sur "L' art religieux après le Concile de Trente".

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Bonheur = X Qui êtes-vous bonheur ?

Tu as puisé la vie sur mes lèvres de rose,

Tu t'es désaltéré des sources de mon coeur

Et je fus le roseau fragile qui repose

Des journées accablées si rancies de moiteur

Et l'odeur du pain chaud dans la maison ravie

Et le beau linge blanc suspendu au soleil

Et cet heureux enfant à la joue rebondie

Pur, léger comme un sylphe à l'heure du réveil.

Tu fus le compagnon de mes rêves d'enfance

Lorsque je m'inventais des récits merveilleux

Tu fus le vert galant de mon adolescence

Peuplée d'amours languides et de frissons joyeux

.

Tu es venu vers moi ce soir brumeux d'avril

Le ciel s'illuminait de clignements complices

Et je t'ai reconnu car tu étais l'exil

La carêne si blanche et la voile qu'on hisse.

Nous l'avons commencé cet étonnant voyage

Sous la houte et le vent vers des pays trompeurs,

Aux paysages las, perdus dans un mirage,

Et nous nous demandions "Qui êtes-vous bonheur ?"

Etes-vous le soleil qui là-haut resplendit ?

Etes-vous le réveil des matins endormis,

Le rire d'un enfant, le parfum d'une rose,

La quiétude des jours, le velours des nuits closes ?

Vous êtes tout cela, mille choses encore,

Fait de ces petits riens qui composent la vie,

Fidèle compagnon, vous ne cessez d'éclore,

Mais il faut écouter de vos chants l'harmonie.

Rolande Quivron (Pseudo :E.L. Quivron-Delmeira)

ler prix en poésie classique,

Concours de littérature française, Mouscron 1969

Extrait du Recueil "Parallélismes" Ed. Baudouin Altenloh 3ième trimestre 1970

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D'illusion

D'un geste délicat je te vole à mon rêve
Je sens sur moi tes doigts puis soudain tes lèvres
Je ne peux me contenir, ta beauté me fais avouer
Tout ces vieux souvenirs qui en moi étaient noués.
.
L'air sonne en musique, le vent fait jouer les notes
L'ambiance devient magique et l'on oublie toutes nos fautes.
On troque notre détresse et nos espoirs non comblés
Contre un fleuve de tendresse si grand qu'il fait trembler.

Nos âmes enfin réunies me font revivre la couleur
Qui par le temps était ternie et par l'amour et la douleur.
Le calme qu'apporte tes yeux m'emplis de joie et me réconforte
Alors je me crois Dieu, qui maîtrise tout jusqu'à ta porte.

Mais tu n'existes pas, tu n'es qu'illusion
Qui ne vit qu'en moi, dans mon imagination

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Flaques friches (industrielles) and frasques

C'est déjà mieux que fric fesses and frites..


Un aperçu de cette journée pleine de soleil ici à Nantes

Ce soleil qui aura eu raison des dernières flaques d'eau égarées ici et là sur un macadam qui n'en demandait pas tant. Faire un carnet de voyage rempli de flaques, voir le monde à l'envers..

Renversant..

Ici sur le port de Nantes, chez les dockers.. enfin.. ce qu'il en reste

flaque

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i have a dream

Je veux faire de la musique, je suis un artistique
Particulier, unique, qui va défrayer la chronique
Avec mes sons magiques, ma vie d'excentrique
Avec mes textes mystiques je vais trouver mon public
Puis entrer en politique et mieux répartir le fric
Je veux faire de la chanson, sortez les instruments
Je vais d'une belle façon vous expliquer mes arguments
Je veux chanter la joie et apporter du bonheur
Vous redonner foi en la puissance du cœur
Je veux chanter l'amour et le faire devant vous
Qui sais peut-être un jour quand nous serons tous fous
Fou d'amour et de bonté, à vouloir tous se dire je t'aime
A ne plus savoir à qui donner et à donner quand même
Heureux comme ça ensemble, tous d'une même égalité
On comprendra que l'on se ressemble, oubliant les nationalités
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et bien oui

Je voudrais bien savoir quel est le problème à profiter de la vie ? Où est le mal à passer des bons moments, à s’amuser. La liberté n’est –elle pas justement de faire ce qui nous plait, de vivre la vie que l’on veut. Combien de temps va-t-on encore critiquer les hédonistes, les libertins ? Ne dit-on pas que la vie passe avant de dire « ouf », que l’on se lève un jour trop vieux, que quand on y prête attention une minute dure toute une histoire et qu’à peine le regard détourné le vrai épilogue pointe son nez. En sachant tout cela pourquoi alors ne pas dûment savourer chaque parcelle, chaque éclat, chaque détour d’une vie pourquoi ne pas tenter à tout prix d’assouvir ses désirs, de vivre heureux de son bonheur malgré le manque de celui-ci chez les autres. Car c’est une des grandes raisons principales invoquée lorsque l’on se questionne sur le fait d’être heureux. Le malheur de l’autre fait de nous des victimes. Quand bien même il y aurait une quelconque question de morale la dessous, j’aimerais que l’on arrête de se perturber la vie avec celles des autres, aimez-les, donnez-leurs mais il est grand temps de vivre et pleinement, pour soi. Car au fond qu’il y a –t-il d’autre qui compte et qui peut le plus pour soi que soi ? Les plaisirs sont multiples et les désirs sont variés, il y a tellement de possibilités que toujours on y arrive l’important c’est de le vouloir et de l’être. Etre prêt, être ouvert et profité.
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un doux sentiment

Le soleil est pareil qu'avant. Il s'avançait vers la fille qui s'excusait de sa maladresse. Si belle, si douce, tendrement bercé par les étoiles son cœur ne faisait que du bruit et se remplissait de son odeur et de son image. Sa joie qui s'accélère, ses mains qui ne trouvent plus leurs places. Et ses yeux qui ne quittaient pas ses yeux si beaux, si troublants. Il distinguait ses formes, si parfaites et pourtant le choix était vaste. Il comprit vite, c'est cupidon qui vient de le toucher. L'angoisse l'envahit, un nombre incalculable de, et si.., oui mais.., mais non.., lui traverse l'esprit. Elle l'a vu. Elle le regarde, serait-ce.., elle rougit. Elle sent monter un sentiment de gène et toujours ce pouls qui n'en fait qu'à sa tête. Ça y est ils se regardent, lui est crispé il n'ose sourire et puis soudain c'est elle qui le fait. Oh le soulagement, comme par magie un poids vient de s'envoler et un mur de se briser. Le cœur se calme, il est plus confiant. L'excitation dépasse le désir, la curiosité devient maître et l'attente se fait insoutenable, pas une seconde sans elle n'a l'air respirable, il doit s'approcher, lui parler, il la sent au fond de lui, il la ressent elle y est depuis toujours. Elle s'impatiente, il se décide et se lève et s'approche. Il se sent si ridicule, cet impression de tout faire mal alors qu'il ne fait que marcher, plus il se rapproche plus il perd son contrôle.Tiens bon cœur, tu y es presque. Il s'assoit à côté d’elle, fixe ses yeux et retombe dedans. Quel effet, il ne se reconnaît pas par contre il croit la reconnaître sans la connaître. C'est au delà des mots, ça a l'air plus ancien. Ils se regardent sans se parler mais se comprennent. Les bruits extérieurs n'existent plus, ils sont dans une bulle d'harmonie, ils se sentent bien, se sont envolés le stress et la peur. Pour laisser place au bonheur et à l'enthousiasme. Elle lui prend la main et sourit, elle est comblée, à cet instant de sa vie elle ne demande plus rien il lui suffit. Ce sentiment est partagé, l'amour, le vrai vient de naître avec son lot de dégâts et sa force qui les réparent.
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