Surtout ne pas avoir peur
Car au bout de l'errance
Attend le bonheur
La sagesse est le chemin
Qui mène à soi
Pars tu verras bien
Ce que tu y trouveras
La route la plus courte vers sa propre vérité reste celle que l'on évite.
C'est cool, on regarde le paysage, c'est frais...

Vision pastorale, sans si possible les vaches qui on le sait traînent avec elles des nuées de mouches plus ou moins chiantes.
Bon pour les vaches , c'est pas nous qu'on décide .. Les paysans là-haut n'en font qu'à leur tête, ils sont même capable de laisser dans ces paturages des bovins par centaine .. voire plus !
Alors, on regarde le paysage.
Sur la terrasse le champagne s'amuse à faire des bulles.
Faisons court, les ingrédients sont réunis pour une jubilation qui va au-delà de la fête.
On parle.
Même sérieusement on évoque notre condition là-haut sur la montagne, (pas trop là-haut quand même.)
On se dit que notre société matérialiste, que cette société cool qui excuse tout
est au bord du déclin. Nous là-haut, on est juste au bord de l'amour, sur le chemin..
C’est en 1957 qu’André Breton fait paraître « L’art magique » Après s'être demandé dans " Le surréalisme et la peinture" si le Surréalisme devait vraiment changer l'ordre des valeurs du monde, Breton reprend ici cette question élargie en s'efforçant de remonter jusqu'aux origines. Sollicité de préciser cette notion qui lui est essentiellement familière d' "Art magique", il la sent se dérober à l'essai d'une définition rationnelle. L'auteur se réfère à l' occultisme dans lequel il voit un animisme universel agir dans le monde par correspondance, par sympathie, par symbolisme. La magie, qui pour les sociologues, les ethnologues, les historiens ne correspond qu'à une aberration des facultés imaginatives, apparaît à l'auteur comme un principe de dépassement aussi mystérieux que l' inspiration , fondement du Surréalisme.
Breton affirme que l'oeuvre d' art tire son origine de la magie, étant création au même titre que le monde est création. Pour Breton, tout art est magique, puisqu'il nous apporte l'espoir dans son domaine propre de "résoudre l'énigme du monde". André Breton nous donne ici une illustration de ce qui est selon lui, le "Beau magique". Après avoir évoqué l' art des Primitifs, il part dans l'ère moderne de Jérôme Bosch et de Léonard de Vinci, dans les oeuvres de qui il voit "la double image". Plus près de nous apparaissent Gustave Moreau pour son "symbolisme mythique" et le Douanier Rousseau, dont il fait un des représentants majeurs du Réalisme magique. Parmi les contemporains, plus que le cubisme et le fauvisme, il découvre Münch, Chirico, Duchamp et Kandinsky, et Max Ernst, Miro, Tanguy, surréalistes dont les rapports avec les poètes sont très étroits. Dans la seconde partie de l'ouvrage, André Breton, en collaboration avec Gérard Legrand, reprend, pour mieux la situer et l'approfondir, cette sorte d'histoire personnelle de l' art. Enfin Breton ouvre une vaste enquête aussi bien chez les spécialistes que les poètes, les artistes et les philosophes, afin de savoir ce que chacune d'eux pense de l' "Art magique". On trouve ici publiées les réponses de Heidegger, Jean Paulhan, Claude Lévi-Strauss, Roger Caillois, Jean Wahl, Julien Gracq et quelques-unes des personnalités les plus importantes de notre époque. Beaucoup acceptent l'expression d' "Art magique" parce qu'elle aboutit à un pouvoir d'enchanter la Nature. "Qui donc avant vous, va même déclarer l'auteur à André Malraux, avait donné aux mots "Art magique" la résonnance qui justifie que l'on consacre à cet art, dans une collection générale, la même place qu'à l' art classique?".
En 1927, l'historien d' art allemand Wilhelm Worringer tente de saisir les origines de l’art gothique. Worringer ne se limite pas au rappel de faits historiques, mais il aspire à une interprétation. Il se fie à son intuition, seul moyen d'aborder une telle tentative et d'établir des hypothèses. L'histoire de l' art et de la religion demandent, bien entendu, un effort intuitif particulièrement poussé puisqu'il faut déceler les forces psychiques du passé. Worringer essaie donc d'aboutir à une compréhension de l' art gothique en remontant à ses racines. Il analyse les liens intérieurs entre les hommes de l'époque en question afin de pouvoir comprendre les énergies créatrices de l' art gothique dans la nécessité de son expression. En démontrant le rapport qui existe entre la sensibilité gothique et la forme extérieure de son art, l'auteur établit un équivalent de l' esthétique classique. Il comprend l' histoire de l' art comme l'histoire de la volonté artistique, en ce qui lui attribue un importance historique mondiale. L'homme primitif, l'homme classique, l'homme oriental sont analysés afin d'établir un ensemble de critères bien déterminés pour caractériser la position de l'homme gothique envers le monde extérieur.
L' art de l' Occident, abstraction faite de la culture méditerranéenne antique, était dans son essence gothique et le demeure jusqu'à la Renaissance, c'est-à-dire que la volonté d'une certaine forme sourdement fit son chemin jusqu'à ce qu'elle ait trouvé, dans le gothique, sa manifestation architecturale absolue. Ainsi les ornements de l' art monumental dans les pays nordiques ont-ils toujours été secrètement gothiques, dans la mesure où ils ont eu une puissance d'expression qui s'intensifie perpétuellement alors que la ligne classique reste mesurée. Le motif psychique du phénomène de l' art gothique est le désir du salut. Ce désir crée la ligne vivante et expressive, le mouvement pressant, l'activité inquiète. En même temps, elle est abstraite, ce qui prouve que l'âme gothique est différenciée et troublée, qu'elle ne peut être apaisée par l'ivresse chaotique, mais par son ordonnancement. Les nefs, les arcs-boutants, les portails, les façades, les tours des grandes cathédrales gothiques en fournissent la preuve. Ils sont l'expression de la religiosité nordique qui lutte pour trouver une satisfaction totale dans la théologie chrétienne. Deux essais opposent par ailleurs dans ce livre l'idéal de la construction dans le classicisme à l'idéal gothique. Dans l' art gothique, le besoin de s'exprimer était primordial. La pierre n'y était pas favorable, mais l' idée a vaincu. L'auteur procède à une étude détaillée du style roman, et de là envisage le début de l'émancipation de l' architecture classique qu'il pousse jusqu'à son émancipation complète, dans le pur art gothique qui a permis la création des cathédrales dont les structures intérieures et extérieures sont décrites dans deux chapitres de l'ouvrage. Un retour à la psychologie de l'homme scolastique et mystique, les interpénétrations de la sensibilité abstraite et concrète, et les effets qu'exercent les divers éléments de l'esprit et de l' âme sur l'expression artistique gothique, terminent l’étude de Worringer et dégagent un gothique secret du gothique proprement dit.
Ne lis pas. (« Promets-moi »)
Je te demande de ne pas lire ceci
de me dire que tu ne m'en parleras pas
Quitte -moi
Quitte -moi
- Vite ...
Toi que je ne connais pas
Je te demande de ne pas vivre ceci
et d'oublier ce que tu retiendras de moi
Quitte -moi
Quitte -moi vite toi que je ne connais pas
je me demande qui je suis je suis tes pas
tu me réponds dans le silence d'un soupir
Quitte -moi
Quitte -moi vite toi que je ne connais pas
Je demande de ne pas écrire ceci
et d'effacer ce qui de nous, de toi sera
Quitte -moi
Quitte -moi vite toi que je ne connais pas
Quitte -moi vite et promets-moi
Oh promets-moi ...
Promets-moi de ne jamais rien me promettre
et je te suivrai.
avec Bernard Joyet, merci à toi Bernard.
Fais ton bruit
Tu as mis des fleurs blanches dans tes longs cheveux et tu te coules doucement dans ton lit comme une princesse comme une fée
moi je te regarde et c’est fou comme je suis petit
j’aime te regarder venir
fais du bruit encore
fais du bruit
je suis un homme et j’aime le bruit que tu fais quand tu viens .
tu n’arrêtes pas de venir.
si je reste je sais que je deviendrai fou d’amour.
Semois, Semois, rivière fée, je m’en vais pour mieux te rêver.
Peux-t-on écrire sans espoir d’être lu ? Ecrire rien que pour soi ? C’est bien évidemment la fonction du journal intime des adolescentes. Mais n’écrit-on que pour soi ou pour un autre avec lequel on entame un dialogue secret ?
Je n’ai pas trop abusé du journal intime dans ma jeunesse. Je n’osais pas trop y écrire mes états d’âme, sans doute parce qu’ils me faisaient peur, mais surtout parce que dans la petite chambre que je partageais avec ma sœur aînée , je savais que rien n’était vraiment secret. Comme, j’avais surtout eu envie de parler de mes parents, je savais que ce que je pourrais écrire risquait de se retourner contre moi.
Déjà j’avais eu un choc en retrouvant le cahier de mon premier essai de roman sur le bureau du psychiatre de la clinique où j’avais été admise après ma tentative de suicide à 14 ans. Qu’avait-il cherché dans cette histoire policière intégralement écrite au lycée pendant la pause du midi ? Il n’y avait rien d’autobiographique C’était le récit d’une impossible histoire d’amour entre un inspecteur de police et une jeune femme qui avait tué un homme qui lui faisait du chantage. A la fin de l’histoire, ils mouraient tous les deux dans un accident de voiture. Pas très joyeux tout ceci : Fallait-il voir dans cette fin tragique une similitude avec le fait que la mort m’apparaissait la seule issue à ma mélancolie ?
Lorsque l’on est très jeune, il n’est pas très facile de parler de soi. Il est plus commode de faire travailler son imagination. Ce n’est qu’au fil des ans que j’ai découvert que les divers épisodes de ma vie démultipliaient les possibilités d’écrits, de la poésie au roman puis au théâtre en passant par l’essai et naturellement les blogs.
Mon journal intime ressemblait plutôt à un journal sans états d’âme avec des anecdotes le plus souvent banales, mais dans l’ensemble j’y écrivais rarement, bloquée par l’auto censure que m’imposaient les regards indiscrets. Ce gros cahier hébergeait peu d’histoires d’amour, parce qu’à la maison l’amour était tabou, risible même. Lorsque la passion venait à passer par-là j’écrivais des poèmes rassemblés dans un recueil appelé : « L’éternité fugitive ».
En quittant mes parents j’avais emmené, parmi mes rares bagages, ce beau livre écrit à la main livre, avec une couverture de cuir. C’était peut-être ce que j’avais de plus précieux. Mais la vie communautaire dans cette vieille maison près des Buttes Chaumont, anciennement habitée par les frères Lumière m’a délestée de ces poèmes que je n’ai plus jamais retrouvés, emportés sans doute par un admirateur non déclaré.
J’ai eu beaucoup de peine car ils étaient ce qui me restait de mes premiers émois amoureux et je savais qu’ils étaient beaux. Plus que mon journal, pas vraiment intime, il y avait ces longues lettres d’amour que dans la plupart des cas, je n’envoyais pas. Il me suffisait de les avoir écrites. Lorsque je les postais, elles demeuraient le plus souvent sans réponse. Mais la plus belle réponse d’une lettre d’amour n’est-elle pas dans ce qui se donne, parfois sans espoir de retour, simplement porté par la grâce de l’écriture ?
Mes textes publiés et le livre à paraître à la rentrée, sur ce site
Les honneurs de la cimaise et l’appel des papilles au Yen
49 rue Lesbroussart 1050 Ixelles
Au sortir de l’admirable exposition aux Beaux Arts « a Passage to Asia » nous nous sommes réfugiés, l’esprit vibrant encore des trésors racontés, dans ce lieu quasi introuvable mais très connu des asiatiques. Ils y réservent un an d’avance leur nouvel an et y investissent la moindre table depuis 20 ans. Aucune chance pour les occidentaux d’y mettre les pieds ce jour-là. Le maître du lieu, Hanh Nguyen nous a conté son arrivée en Belgique, ses études d’ingénieur à Mons, sa séparation d’avec sa famille pendant 14 ans alors que les boat people cherchaient tous à accoster quelque part. La cuisine, c’est le rayon de sa femme, Mme Nguyen Thi Thu Hong, elle nous a préparé des choses délicieuses, nous qui sommes sans cesse à la recherche de L’Asie perdue de notre expatriation. Retrouvé ici, une cuisine loin des sentiers foulés par les amateurs de pseudo-exotisme. Un visage souriant et noble, des manières délicates, une cuisine exquise et rare. Des prix doux. La fraîcheur des produits ? La rue du Cygne est juste à côté…Nous lui avons demandé s’il savait préparer le canard farci de Saïgon, que l’on cuit à la vapeur pendant 10 heures. Un asiatique ne dit jamais non, mais cette fois c’était un vrai oui…. Pour notre prochaine visite, en plat unique car c’est copieux. Une splendeur pour les papilles, ce bœuf sauté à la citronnelle et aux arachides hachées, cuit sous nos yeux dans un bol fermé serti d’une écharpe dansante de flammes bleues.
Le logo, le ‘yen’ en forme d’oiseau signifie hirondelle. Une courbe de vol splendide, un dépouillement savoureux! Mais les saveurs tellement fines et parfumées se mélangeront bientôt aux œuvres d’art de L'Espace Art Gallery II exposées en bas et dans la mezzanine. La question des "correspondances" entre les sons, les parfums, les couleurs et les mots, de notre cher Baudelaire nous est revenue à la mémoire, vaste champ d’explorations futures, nous avons fait un plein panier d’émotions présentes …
Surprise, à la sortie, on découvre que ce resto si effacé dans sa façade est dans le GaultMillau et dans le Michelin !
téléphone: 02 649 95 89
http://www.diningcity.com/brussels/restaurantyen/index_fr.jsp
Le très renommé restaurant le Yen à Ixelles va ouvrir sa mezzanine à l’Art dès le mois de septembre 2010 pour sa rentrée culturelle et cela d’une manière permanente.
En effet s’est formé un partenariat artistique avec l’Espace Art Gallery rue Lesbroussart, 35 à 1050 Bruxelles. Pour cette première de l’Espace Yen une grande exposition sur la collection « Espace Art Gallery II » sera présentée aux clients du restaurant.
Ce nouvel Espace d’exposition réunit avec subtilité l’Art de la table et les Arts plastiques.
Le Yen est l’un des restaurants vietnamiens les plus délicats de Bruxelles. Les mets raffinés sont proposés par Mme Nguyen Thi Thu Hong, formée dans les plus grands hôtels de Saïgon.
La « rose de Chine » (chaussons de pâte de haricots fourrés, cuits à la vapeur), le « bœuf dans la flamme sacrée » (flambé à la citronnelle et aux arachides), le « régal du mandarin » (canard grillé à la sauce de prune), le « diamant de Saïgon » (porc en chapelure aigre-doux, poireaux et ananas) et de multiples autres spécialités, dont plusieurs plats végétariens, vous sont proposées dans un cadre alliant les matériaux bruts (béton et acier) avec des patines chaleureuses et des couleurs tendres, imposant une atmosphère paisible propice à la dégustation de mets raffinés.
Luxe suprême, le Yen vous offre de la place. Vous ne serez pas comprimé contre votre voisin et pourrez pleinement vous consacrer aux plaisirs de la table, seul ou accompagné : amateurs de saveurs naturelles fines et délicates, soyez les bienvenus.
Le restaurant Yen est situé rue Lesbroussart, 49 à 1050 Bruxelles. La mezzanine est ouverte aux heures d’ouvertures du restaurant : de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 22 h 30.
Plus Infos : Tel : 02/649.95.89. Fermeture le dimanche et samedi midi.
Nous vous attendons nombreux au vernissage
Jean-Jacques Félix (Fr)
Influencé par une jeunesse passée dans les Alpes, ce peintre brosse dans une abstraction lyrique des paysages où la lumière, l’eau, et les cascades coulent au travers des monts. Dans l’emploi de la matière, et avec des nuances plus ou moins monochromes, cet artiste privilégie le mouvement. Ses nuances de lumières diffuses et une atmosphère onirique nous offrent un espace libre, une terre propice aux vagabondages.
Ruth Helena Fischer (Ch)
La peinture a joué un rôle clé dans ma vie depuis 1989. Avant cela, j'ai exploré différentes matières, notamment l'argile.
Mes images sont l’illustration de mes pensées. Chaque fois, c'est une expérience spéciale lorsque je peux visualiser une idée sous la forme d'une image. J’ai tendance à considérer que l'acte créateur commence avec la dénaturation d'une forme et, je tente de rester le plus fidèle possible aux sentiments que je veux exprimer, que ceux-ci soient positifs ou négatifs. Si l’image mentale que j’ai voulu exprimer dans l’œuvre provoque une certaine émotion, l’acte de création est, pour ma part, réalisé.
Alexander Leal Cid (Esp)
La peinture ainsi que l'art en général, en plus de la création, et d’un certain sacrifice de l’artiste, est aussi fruit du travail des ancêtres, et de prédécesseurs éclairés.
Sous l'influence des maîtres de la Renaissance et du Baroque, je propose un équilibre entre travail personnel et contemporain, et méthode purement traditionnelle, une sorte de mélange mystique, expérimental, presque alchimique.
Jeremy Wintrebert (Gb)
Son désir de travailler le verre remonte à ses années de lycée. Très vite, il a compris que ce n'était pas un amour passager mais une véritable passion.
A la recherche du savoir-faire de maîtres, il a voyagé en Italie, en République Tchèque et aux Etats-Unis. Il vit actuellement en France, où il travaille pour différents designers et artistes.
Ses œuvres s’articulent autour de thèmes comme : "fabrique", "organique", "intensité", "fruit", "orgasme" …et sont caractérisées par des espaces souvent très géométriques et fort épurés.
Pour l'instrument de musique , c'est plus simple.. Je choisis la viole de gambe.
Je crois savoir pourquoi..
Pour la boisson, il me manque ce soir un pur malt bien tourbé, avec de terre autour, de la terre dedans.
Pour un retour à la terre..
la tête dans les étoiles..?
je vous glice une photo de mon voyage au Nepal dont je suis revenu transformer
photo de Bactapour