Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16064)

Trier par

Ca roule pour "art en campagne"

L'expo sera ouverte officiellement aujourd'hui, mardi 13 juillet.

Sur la photo : Steph qui roule pour nous

sa-roule-steph.jpg

Le coup de "Joran" d'hier soir a inauguré à sa manière l'ensemble du site.. Beaucoup de branches cassées .. la plupart des œuvres furent bousculées. Je vais faire un tour d'inspection ce matin et prendre les photos qui s'imposent avec lumière matinale et états des lieux.

Que la fête commence en attendant l'officielle inauguration et vernissage le samedi 17 Juillet à Collex _Bossy

Lire la suite...

Maître Charles Carson, AIBAQ ­̶ Prix ̶ «LEONARDO DA VINCI 2009 / MARTIN LUTHER KING 2009»

Le plasticien canadien Charles Carson a reçu un double prix de reconnaissance en Italie, pour son implication dans le monde de la peinture. Le Prix «Leonardo da Vinci 2009» et le Prix spécial «The Martin Luther King Human Rights Award 2009» décernés aux personnalités des arts, des sciences et de la culture.

C'est le 12 décembre dernier, lors d’une cérémonie organisée par l’association «Italia in Arte» dans la ville de Lecce (sud de l’Italie) que le lauréat canadien a été honoré «Vos compétences artistiques ont été reconnues par l’équipe de rédaction éditoriale de notre Association et par plusieurs experts en Arts qui ont aussi tenu compte des publications nationales et internationales, dans des magazines spécialisés, dans lesquelles vous êtes publié et reconnu; votre parcours et votre démarche artistique nous permettent de vous nommer lauréat de ce Prix» «C’est pour la promotion de son œuvre exceptionnelle, axée sur la création d’un nouvel isme, le ‘’Carsonisme’’ au niveau international et pour son engagement culturel par lequel une autre page d’histoire de l’Art Moderne Mondial pourra être écrite» a indiqué le jury italien dans sa remise de prix lors de cette cérémonie.

La remise des prix a eu lieu au cours de la soirée de Gala du samedi, empêché par ses obligations professionnelles Charles Carson n'a pu se rendre en Italie pour recevoir son prix et distinctions. Il tient toutefois à remercier l'Association ''Italia in Arte'' de l'avoir honoré lors de cet événement.

Dans le déroulement de la soirée des précisions ont été apportées sur le Prix Spécial Martin Luther King en ces termes : Comme vous savez sûrement, nous célébrons cette année la Sixième Décennie de la Charte des Droits de l’Homme enregistrée à New York en 1948; Le Prix des Droits de l’Homme représente une particularité essentielle et institutionnelle pour notre Association. Nous avons donc décidé de combiner les deux sujets parce que nous croyons que les artistes, par leur engagement intellectuel et culturel, peuvent promouvoir la diffusion de l’art, le développement social et par dessus tout l'accomplissement des libertés individuelles pour les citoyens du monde entier. Le Prix des Droits de l’Homme «Le Prix Martin Luther King», a été remis à des candidats sélectionnés dont Charles Carson fait partie. L’artiste a reçu ce prix afin de l’inciter à poursuivre, par ses réalisations artistiques, les idéaux de vie les plus élevés à l’échelle internationale.

Pour information la conférence portait sur les questions suivantes :

Qui était vraiment Léonard de Vinci ? Qui étaient les femmes dépeintes dans la célèbre «Joconde»? qui était le modèle du portrait de 1513 ? Serait-il possible que le visage de Léonard soit imprimé sur le Saint Linceul ? Les discours des scientifiques, des professeurs et des chercheurs, expliquant les théories existantes sur « le vrai visage de Léonard de Vinci», ont traité du sujet avant l'événement.

C'est un titre étroitement lié aux valeurs morales et culturelles qui, nous l’espérons, aideront le récipiendaire, à enrichir son Curriculum vitae artistique et professionnel.

Des personnalités mondialement connu ont participé à la remise de prix à titre d’invités d'honneur aussi bien que des représentants de l’autorité religieuse, civile et militaire.

Un célèbre critique d'art de télévision, des programmes de CIEL, aussi bien qu'un Commandant Carabinieri, expert en art et responsable du Détachement de Protection de l'Héritage Culturel, ont aussi participé à l’événement.

En conclusion le président a tenu à préciser en ces termes :

«Ces deux prix sont considérés comme une reconnaissance de votre activité culturelle et sont aussi considérés comme des messages d’encouragement pour votre œuvre artistique, un accomplissement dans la défense de la liberté.»

Source : Art Director ''Italia in Arte''

Lire la suite...

rage en campagne

Réaction à chaud après la découverte d'une disparition sur le sentier d'artfin-de-meetic.jpg
Installation de courrier du coeur art en campagne 2010

Je suis très en colère, une 1ère alerte déjà avec trois de mes arbres enrubannés qui se retrouvaient désenrubannés .. sans la moindre trace de
vandalisme.. travail bien fait et rubans enlevés proprement.. Fond de défense des troncs morts ou autre commando forestier .. je me pose des questions
.. et hier j'apprends que les belles pièces demi-sphèriques et féeriques de Marianne sont volées.. Je veux juste dire ma colère et la démotivation qui
suit. A quoi bon travailler sur le terrain avec cette menace omniprésente d'un acte de vandalisme sitôt le dos tourné..
Néenmoins , nous continuerons la mise en place des derniers détails ce matin en placant les fiches de chaque artiste devant chaque œuvre présente
abîmée ou disparue..
Les dernières pièces seront mise en place aujourd'hui, je pense à Hérésidore qui vient de la région Parisienne, Je pense à Eva Gladys qui arrivait par le
bus droit venue de Zurich, 2 énormes valises remplies de.. valises . Nous avions rendez vous à Collex Bossy à 17h , je ne savais rien d'elle pas la moindre
photo ..le seul indice .. elle devait porter des valises .. je la revois encore demandant sa direction cherchant la mairie.. et c'est comme ça que nous avons
fait connaissance. Magie des rencontres .. Que cette expo se fasse encore, malgré les doutes et les colères pour la magie des rencontres entre artistes
Merci à vous
Lire la suite...

Mer'moires de moi...

Mer’moires de Moi ...



Ma Mer, ta mère, mon maire,

Mais quelle « M.E.R. » me direz-vous ?

Mais La Mer, la mienne,

Pas celle de Brel,

Celle que l’on décline à tous les temps,

Mais celle qu’avant tout je me conjugue

Encore et toujours suivant le vent.



Celle que je mer’morise,

Celle qui me fait vibrer,

Qui à la douleur m’insensibilise,

Cette mer’dicament

Qui m’apaise et me tranquillise,

Cette mer’ssage, soporifique,

Au pouvoir calmant,

Qui dès que je suis devant

Refoule mes mer’tastases,

Les enfouit en son sein écumant.



Ma mer’tamorphose,

Qui me distille à juste dose

Ton optimisme lorsque je flanche.

Mer’ci, ma mer’veilleuse

Pour cette osmose si lumineuse,

Pour ta mouvance qui m’accompagne

Et qui me berce, mon Océane.



Mieux que la mer, tu es ma MER,

Celle dont je me nourris,

Qui m’alimente, par qui je vis.


Attends-moi Mer d’argent,

Mer’cure aux remous blancs,

Prends - moi et m’emprisonne

A jamais dans tes flots brûlants.



Ensorceleuse, oh, mer’matrice,

Ne soit plus la mer’moréenne

Qui sous tes appâts factices

Ne te changent soudain en Mer Noire.



Osmose-moi, mer’dicine moi

Et dans tes eaux engloutis - moi

Pour que tu demeures ma Mer’moire.



Et mer’de,

Je divague,

Tant tu me transportes et m’enflammes,



Ma Mer

Je t’Aime,

Toi, Ma Contrée,

Mon port d’arrivée, mon horizon infini,

En t on sein je suis née,

En ton sein je repartirai.



Clo ( 25 Août 2009 )




5574_1128399202576_1005060883_30317490_6224395_a.jpg
Mer'moires de Moi...
Ce poème, je l'ai écrit d'un seul jet, un soir où la maladie prenait le pas sur le moral...
Se livrer à la feuille blanche, quel bonheur!!!
Lire la suite...

12272673492?profile=original

 

C’est en 1907 que Claudel publie son « Art poétique », qui est en fait un ensemble de trois traités.

 

Le premier traité, "Connaissance du temps", avait paru en Chine en 1904. Il est daté de Kouliang, 12 août 1903. Le deuxième, "Traité de la connaissance du monde et de soi-même", est daté de Foutchéou, 1904. Le troisième enfin, "Développement de l' église", avait été écrit en France, d'avril à juillet 1900. Les trois traités s'inscrivent entre la première et la seconde partie de la première des "Cinq grandes Odes", "Les muses". Ce fut une période particulièrement tragique et déchirée dans l'existence de Paul Claudel, d'où est sorti le "Partage de midi".

 

De ce déchirement rien n'apparaît, d'ailleurs, dans les traités qui ont une forme sévèrement didactique. Le premier, ainsi que les différents articles du second, qui est, du reste, le plus long et le plus important, sont précédés par des "Arguments" analytiques où se trouvent résumés les principaux thèmes et la démarche de la pensée. Si l'ensemble a reçu le titre d' "Art poétique", cette expression ne doit pas être prise dans le sens d'Horace ou de Boileau. La traduction allemande de Robert Grosche s'intitule "Ars poetica mundi", et ce titre latin répond beaucoup mieux au contenu de l'ouvrage, car il s'agit, en réalité de goûter la création, telle qu'elle est sortie des mains du divin Poète (faiseur, créateur) et telle que peut l'apprécier, somme toute, un confrère. C'est en quoi la connaissance poétique diffère radicalement de la connaisssance scientifique ou de la connaissance métaphysique.

 

Claudel commence par la "connaissance du temps", c'est-à-dire de ce mouvement perpétuel et circulaire, qui anime l'ensemble de la création visible, et dont les hommes se servent pour marquer le temps. Il traduit l'insuffisance de la création, dont l'homme est à la fois le témoin et l'oblateur. Si aucune de ces choses qui passent était suffisante, elle ne passerait point. Or, non seulement elle passe, mais elle a besoin pour "être" du concours de toutes les autres. La connaissance du temps, c'est d'abord la connaissance de cette simultanéité totale qui fait, par exemple, qu'à l'heur même où Napoléon perdait la bataille de Waterloo, un pêcheur de perles, dans l'Océan Indien, émergeait de sa longue plongée. A une heure donnée, il est toutes les heures à la fois, et le poète s'efforce de percevoir cette heure totale, qui est en même temps une heure unique, et que l'on ne reverra jamais plus. Achevant ce premier traité, Claudel écrit: "Il ne me reste à tirer sous ces lignes aucune barre: que ce discours débouche dans le silence et le blanc! Où seule ne peut se dissoudre cette dernière question: Mais enfin, le sens, ce "sens" de la vie que nous appelons le temps, quel donc est-il? Tout mouvement, nous l'avons dit, est d'un point, et non pas "vers" un point. C'est de lui que part le vestige. C'est à lui que s'attache toute vie déroulée dans le temps, c'est la corde sur laquelle l'archet commence et achève sa course. Le temps est le moyen offert à tout ce qui sera d'être afin de n'être plus. Il est "l'invitation à mourir", à toute phrase de se décomposer dans l'accord explicatif et total de consommer la parole d'adoration à l'oreille de "Sigè" l'Abîme".

 

 

Le second traité repose en partie sur un jeu de mots que l'on rencontre dans son titre même: connaître, c'est co-naître, c'est-à-dire naître avec. Nous naissons, nous existons dans un certain rapport avec toutes les autres créatures, de sorte que, d'un bout à l'autre de la création, il ne cesse pas d'y avoir continuité. Nous avons affaire à une immense série d'existences complémentaires, et la vocation du poète est précisément de saisir ces rapports, qui sont l'origine et la justification de toute métaphore. Le traité est divisé en cinq articles, dont le premier porte sur la connaissance brute; le second sur la connaissance chez les êtres vivants; le troisième sur la connaissance intellectuelle; le quatrième sur la conscience, c'est-à-dire la connaissance que l'homme a de lui-même; le cinquième enfin sur la connaissance de l'homme après sa mort. Il ne saurait être question ici d'analyser en détail cette somme poétique, où l'on trouve tous les principes de la poésie claudélienne. Une citation encore donnera le ton: "O lecteur patient, dépisteur d'un vestige élusif, l'auteur qui t’a conduit jusqu'ici en menant ses arguments comme Cacus faisait des bêtes volées qu'il entraînait vers sa caverne, t'invite à bien te porter. Glissante est la queue de la vache biscornue! Ramène vers la crèche légitime cet animal maltraité, et que te rémunère l'ample don du laitage et de la bouse! Pour moi, les mains libres, je regagne la pipe et le tambour, je referme derrière moi la porte de la Loge de la Médecine. Qu'ai-je promis de vous donner la connaissance de vous-mêmes, quand, à celà, suffit au bout de votre bras votre main que vous refermez?"

 

 

Le troisième traité, moins important, est une sorte d'application des principes posés à un cas particulier, le développement de l' église; non de l'Eglise communauté des fidèles, mais de la maison où ils se réunissent. Claudel compare et oppose l'église chrétienne au temple païen, celui-ci étant la demeure du dieu, jalousement fermée aux fidèles qui se réunissent autour, et non pas à l'intérieur, tandis que celle-là est un carrefour de routes que l'on a barrées, un lieu de réunion et de communion.

 

 

On ne saurait exagérer l'importance de "L'art poétique", non seulement dans l'oeuvre de Claudel, mais aussi dans le développement de la poésie contemporaine. Ce sont ici les leçons de Mallarmé, les exemples de Rimbaud, tout l'effort poétique depuis Baudelaire qui trouvent leur aboutissement dans une vision cosmique, qui est en même temps celle de la philosophie de l'Ecole, puisque Claudel avait longuement lu et médité saint Thomas d'Aquin avant d'écrire son ouvrage. Le style est un mélange unique et savoureux de didactisme parfois très sec et d'élans poétiques qui interrompent tout à coup le développement, l'ouvrent ou l'achèvent. L'enseignement de "L'art poétique" se retrouve, sous une autre forme, dans les "Cinq grandes Odes" et il est impossible de vraiment comprendre les procédés dramatiques de Claudel si l'on n'a pas médité "L'art poétique", dont le style s'apparente, par ailleurs, à celui des poèmes de "Connaissance de l'est", qui furent écrits sensiblement à la même époque ou un peu auparavant. "L'art poétique" est à la fois l'oeuvre la plus dense et, à bien des égards, la plus importante de l'auteur du "Soulier de satin".

Lire la suite...

exposition

je viens d'ajouter 4 photos qui sont parmis les oeuvres exposées actuellement et jusqu'au 30 septembre à la Résidence Bel Air, 227 boulevard Lambermont, 1030 Bruxelles. Le vernissage a lieu ce mercredi 14 juillet à partir de 18h30 et je vous y invite cordialement.Anne Claire
Lire la suite...

Le Cahier noir de Mauriac


C’est en 1943 que Mauriac publie clandestinement sous le pseudonyme de Forez "Le cahier noir" qui se rattache à la période pendant laquelle Mauriac collabora à la presse clandestine et adhéra au Front National des Ecrivains. Par de violentes attaques, l'auteur condamna l'attitude du maréchal Pétain et des Français qui acceptèrent de composer avec l'ennemi: "Et seriez-vous de bonne foi, l'Histoire vous accusera d'avoir servi la vengeance de vos maîtres." Entre le peuple opprimé et le spectre de l'horreur et de la mort, il interposa les paroles d'amour et d'espoir. Il déclara que la guerre ne doit pas devenir une occasion pour fuir ses responsabilités ou pactiser avec l'ennemi. Au contraire, il faut plonger dans la mêlée et tenir jusqu'à la victoire: "Nous sommes de ceux qui croient que l'homme échappe à la loi de l'entre-dévorement, et non seulement qu'il y échappe, mais que toute sa dignité tient dans la résistance qu'il lui oppose de tout son coeur et de tout son esprit." De tels propos firent courir de grands risques à son auteur qui, retiré dans sa propriété de Malagar, près de Bordeaux, dut fuir pendant quelques heures à pied, dans la campagne, pour ne pas être arrêté. Tant pendant qu'après la seconde guerre mondiale, "Le cahier noir" a valu à Mauriac l'admiration de nombreux intellectuels.

Il y a de vieux livres que je caresse encore.

Lire la suite...

Le livre oublié sur un banc




Cette histoire vraie lue il y a quelques mois dans mon quotidien local m’a émue . Un homme avait écrit un livre pour parler se sa vie pensant que le sens qu’il y avait trouvé pouvait rencontrer un écho. Il en avait fait imprimer un certaine quantité mais malheureusement ce
livre était resté dans les cartons, car pas un seul exemplaire ne s’était vendu.


L’auteur de ce livre n’est plus de ce monde. “Les écrits restent” dit le proverbe. Pour lui rendre hommage, sa famille a choisi de faire vivre son livre. Sortis des cartons, ils sont posés ça et là , oubliés sur une chaise de parc sur la banquette d’un bus, dans la salle d’attente d’une gare, à côté d’un téléphone public , sur la plage peut-être ou encore dans un café...
Un livre d’un auteur inconnu devient-il plus précieux dès le moment où il est semble n’être là que par les vertus du hasard ?


Lorsqu’un livre est offert gratuitement, il n’est pas toujours lu, car les gens qui le reçoivent ne l’ont pas choisi. Un livre trouvé n’est pas n’importe quel livre gratuit. La personne qui le découvre et le garde se demande si elle en a le droit et s’il n’a pas été oublié par quelqu’un qui n’a peut- être même pas fini de le lire. En l’emportant , elle a presque l’impression de le voler. Les conditions sont alors réunies pour exciter sa curiosité et la magie a quelques chances de produire son effet.


Si je trouvais un bouquin abandonné sur un banc au moment de m’asseoir , je regarderais s’il n’y a pas d’autre banc libre un peu plus loin. A cause du livre, je considérerais que le banc est occupé. Faute de place ailleurs, je finirais par m’asseoir à côté du livre que je feuilletterais par
curiosité j’y verrais peut-être un signe du destin et me dirais que ma rencontre avec ce livre a peut être un sens. L’auteur m’étant inconnu, j’entrerais donc par effraction dans une histoire dont je ne saurais absolument rien.


Si ma première impression ne me donnait pas envie de poursuivre cette lecture, je laisserais ce livre sur le banc me disant qu’il fera peut être le bonheur de quelqu’un d’autre un sans abri peut-être, heureux de tuer le temps en passant quelques heures avec un auteur aussi seul que lui lorsqu’il a découvert que son livre n’intéressait personne.


Ce livre déposé au gré du hasard par les proches de l’auteur aura peut-être l’avantage de donner une contenance à une femme éconduite par un amoureux volage manquant son rendez-vous. Absorbée par la lecture du livre providentiel, elle pourra rester un long moment sans regarder sa montre étirant ainsi jusqu'à l’évidence, la prise de conscience
redoutée.


Mais ce livre oublié pourra être aussi trouvé par quelqu’un, qui contre toute attente s’y reconnaîtra , y retrouvera sa propre histoire, aura l’impression d’en connaître l’auteur et ne se sentira plus tout à fait le même en le refermant.


Et peut-être la chance passera t-elle par là, le livre tombant entre les mains d’une personne en mesure d’ en amplifier la diffusion...


Si à travers ce beau geste de sa famille, le rêve survit à son auteur, ceci ne signifie-t-il pas qu’au delà de l’objet négligemment oublié ce livre, a aussi une existence spirituelle ? N’était-ce pas là, sa première vocation ?





Lire la suite...

Art de la truffe

Quoi de plus naturel que du lard ou du cochon .. peut-être du sanglier qui chaque jour laisse sa trace sur un parcours au long cours. Voilà que l'être humain avec son arrogance veut jouer au sanglier.. Laisser une trace de truffe.. Moi aussi sanglier et sans reproche, je vais jouer de la truffe, Tartuffe en diable, amateur d'absolu bien résolu à niquer mère nature..

Ici un état non définitif de "meetic ou le courrier du cœur" pour art en campagne 2010 qui ouvre ses sentiers dès mardi prochain. Boites aux lettres et autres matériaux.dimensions variables selon l'état de votre cœur.


meetic

Lire la suite...

Neurones miroirs

C'est au contact de la beauté que l'on devient beau, c'est au contact du courage que l'on devient courageux, c'est au contact des couleurs que l'on devient coloré, c'est au contact du bonheur que l'on devient heureux, c'est au contact de l'art positif que l'on réfléchit positivement, c'est au contact de l'amour que l'on devient passionné, c'est au contact de la passion que l'on devient génial, c'est au contact du jour que l'on devient éveillé, c’est au contact du soleil que l’on devient lumineux, c'est au contact des cadeaux que l'on devient généreux, c’est au contact du jeu que l’on devient joyeux, c’est au contact des papillons, des fleurs et des chasses aux trésors que l’on devient romantique, c’est au contact de la désinvolture que l’on devient libre, c'est au contact du ciel que l'on devient puissant, c'est au contact de la nature que l'on devient sage, c’est au contact de l’exception que l’on devient naïf, c’est au contact de la légèreté que l’on devient insouciant, c’est au contact de la reine que l’on devient roi, c’est au contact du rêve que l’on devient idéaliste, c’est au contact de l’idéal que l’on devient optimiste.



C'est au contact de la souffrance que l'on devient méchant, c'est au contact de la haine que l'on devient malheureux, c'est au contact de la suspicion que l'on devient méfiant, c'est au contact de la jalousie que l'on devient possessif, c'est au contact de l'envie que l'on devient égoïste, c'est au contact du mépris que l'on devient aigris et meurtri, c’est au contact de la résignation que l’on devient soumis, c’est au contact de l’abnégation que l’on devient résigné, c’est au contact des jeux malhonnêtes que l’on devient mauvais perdant, c’est au contact de l’injustice que l’on devient révolté, c’est au contact de l’abandon et de la trahison que l’on devient désespéré, c’est au contacte de la ruse que l’on devient manipulateur, c’est au contact de la peur que l’on devient bourreau, c’est au contact des loups que l’on devient sorcière, c'est au contact des mauvaises intentions que l'on devient amer, c’est au contact de l’infidèle que l’on devient maitresse, c’est au contact des cochons que l’on devient salope, c’est au contact des menteurs que l’on devient parano, c’est au contact des complexés que l’on devient mégalo, c’est au contact du rejet que l’on devient seul, c’est au contact du mal que l’on devient fataliste.



C’est au contact de la réalité que l’on devient réaliste. C’est au contact de ses rêves accessibles que l’on accède à ses rêves. De la réalité au rêve, de l’idéal à la réalité, il n’y a qu’un jeu de miroir entre les neurones, un apprentissage par imitation ou par contamination.


Lire la suite...

Samedi 10 juillet 2010 à 14 h 30

Sur les traces de Simenon

Georges Simenon a passé son enfance et son adolescence à Liège. Plus tard, reconnu pour l’immensité de son œuvre, il ne dissimulera pas que, tout au long de sa vie, il a souvent puisé son inspiration littéraire dans le souvenir des paysages, des personnages, de l’ambiance de Liège. La promenade invite à retrouver, en compagnie du père de Maigret, cette atmosphère typique du premier quart du XXe siècle, une époque où Liège offrit à la littérature francophone un de ses plus illustres représentants. Rendez-vous : Office du Tourisme, 92 Féronstrée. Prix : adultes : 6 € ; seniors : 5 € ; étudiants et enfants à partir de 12 ans : 4 €.Guide : guides régionaux. Réservation recommandée à l'Office du Tourisme Renseignements : 04 221 92 21

Dimanche 11 juillet 2010 à 16 h 30

Quand Liège vous mène en bateau

Le fleuve et ses méandres ont façonné la ville. Longtemps abandonné à ses caprices, les Liégeois l'ont finalement domestiqué à partir du XIXe siècle. Source d'inspiration pour les artistes, son importance économique deviendra évidente à l'approche des installations du port autonome. En remontant le fleuve, on découvre la ville d'un point de vue inhabituel, du pont de Fragnée au canal Albert. On peut également admirer les berges de la Meuse restituées aux promeneurs, piétons ouécyclistes, et tronçon liégeois du RAVeL.Départ : amphithéâtre devant l'Aquarium-Museum, quai Van-Beneden, 22.
Durée : 16 h 30 à 18 h.
Commentaires : guides régionaux
Prix : adultes 9,50 € ; seniors 8,80 € ; 8,60 € étudiant et enfant à partir de 6 ans.
Réservation obligatoire à l'Office du Tourisme avant le vendredi midi précédant le départ.
Renseignements : 04 221 92 21 – reservation.tourisme@liege.be


Dimanche 11 juillet 2010 à 14 h 30
Liège, grand port d'Europe

Le Port autonome de Liège est le troisième port fluvial d’Europe en importance. Au cœur du réseau navigable le plus dense du monde, il est, notamment, relié à la mer du Nord par le canal Albert, cet ouvrage gigantesque auquel les Néerlandais ne croyaient pas. Notre port voit chaque année transiter plus de 15 millions de tonnes de marchandises de toutes sortes et de tous pays. C'est tout un monde qui vit et qui travaille et qui nous protège aussi d'une pollution qui pourrait nous asphyxier,en effet un bateau peut transporter l'équivalent de plus de 30 camions!
Départ et arrivée : devant la patinoire, quai de Coronmeuse - Bus n°1
Durée : 14 h 30 à 17 h.
Commentaires : guides régionaux
Prix : adultes 6 € ; seniors 5 € ; étudiants et enfants à partir de 12 ans 4 €.
Réservation recommandée à l'Office du Tourisme
Renseignements: 04 221 92 21 – reservation.tourisme@liege.be.

Samedi 17 juillet 2010 à 14h 30
De la Médiacité au parc de la Boverie

Véritable colonne vertébrale d'un ensemble dévolu aux médias et aux loisirs, la galerie commerciale de la Médiacité, audace architecturale du célèbre architecte-designer Ron Arard, dote Liège de son deuxième monument d'architecture contemporaine de classe internationale. Ce projet urbain préside à la création d'un nouveau centre d'activités dans un ancien quartier industriel en déclin urbanistique. La visite nous emmènera ensuite jusqu'au parc de la Boverie, situé à la pointe méridionale de l'île d'Outremeuse. Superbe parc choisi comme site, non seulement en 1905 pour l'Exposition universelle, mais aussi à la fin des années 50 pour l'installation du palais des Congrès. Endéans les cinq ans, le parc de la Boverie sera le pivot du nouvel axe urbanistique reliant la gare des Guillemins de Calatrava à la Médiacité. Il sera également le siège du nouveau Centre international d'Art contemporain et de Culture.
Départ : devant l'entrée de la Médiacité, rue Grétry
Durée : 14 h 30 à 17 h.
Commentaires : guides régionaux
Prix : adultes 6 € ; seniors 5 € ; étudiants et enfants à partir de 12 ans 4 €.
Réservation recommandée à l'Office du Tourisme
Renseignements: 04 221 92 21 – reservation.tourisme@liege.be.

Dimanche 18 juillet 2010 à 14h30

Liège, miroir du Moyen Âge
Le Moyen Âge a laissé à Liège des traces qui témoignent de la foi, des traditions, en un mot de la vie et de l’histoire de ses habitants. À la fin du Xe siècle, Notger a donné à Liège un statut de capitale principautaire, permettant ainsi l’édification des collégiales Sainte-Croix, Saint-Jean, Saint-Denis et l’achèvement de Saint-Paul et Saint-Martin. La vie sociale et civile s’est ensuite organisée. Des murailles ont ceinturé la ville. Les institutions religieuses ont encouragé l’éclosion de l’art roman et l’ont porté à son apogée. Un parcours original nous permettra de comprendre que le Moyen Âge n’est l’âge ni des ténèbres ni de l’obscurantisme.
Départ : Office du Tourisme - Féronstrée, 92
Durée : 14 h 30 à 17 h.
Commentaires : guides régionaux
Prix : adultes 6 € ; seniors 5 € ; étudiants et enfants à partir de 12 ans 4 €.
Réservation recommandée à l'Office du Tourisme
Renseignements: 04 221 92 21 – reservation.tourisme@liege.be.

Dimanche 18 juillet 2010 à 14 h 30
La nouvelle gare des Guillemins et l'art nouveau au quartier du Jardin Botanique

La gare TGV de Liège-Guillemins, véritable cathédrale de verre et d’acier, dessinée pour Liège
par l’architecte espagnol Santiago Calatrava, a été inaugurée le 18 septembre 2009. Monumentale, organique, aérienne, transparente, elle transfigure le paysage urbain et s’impose comme symbole du renouveau de la ville. Avec elle, la Belgique est devenue le premier pays à être entièrement couvert par le réseau à grande vitesse. Aix-la-chapelle n’est plus qu’à 22 minutes de Liège, Maastricht à 29 minutes, Lille à 1 h 44, Paris à 2 h 18, Londres à 3 h 16. Après la visite de la gare, la découverte se poursuit par une incursion dans le quartier - voisin - du jardin botanique, typique des beaux quartiers du XIXe siècle, avec notamment de superbes façades Art nouveau d’architectes liégeois tels que Pirnay, Jaspar, Rogister, Comblen, Devignée.

Départ : à l'entrée principale de la gare des Guillemins
Durée : 14 h 30 à 17 h.
Commentaires : guides régionaux
Prix : adultes 6 € ; seniors 5 € ; étudiants et enfants à partir de 12 ans 4 €.
Réservation recommandée à l'Office du Tourisme
Renseignements: 04 221 92 21 – reservation.tourisme@liege.be.

Samedi 24 juillet 2010 à 14 h 30
L'urbanisme théologique de Notger
C’est le prince-évêque Notger qui reçoit des empereurs Otton II et III les moyens de relever la cité des ruines occasionnées par les Normands et les Hongrois. Il occupe le siège de saint Lambert de 972 à 1008. Liège devient un vaste chantier avec l’érection des premières murailles, la construction d’une cathédrale et d’un palais épiscopal. Bientôt retentiront dans « la ville aux 100 clochers » les cloches des nouvelles collégiales telles Saint-Denis, Saint-Jean et Sainte-Croix (les deux dernières collégiales formant, avec l’ancienne cathédrale Sainte-Marie-et-Saint-Lambert, une figuration du Golgotha) où Notger reposera pour l’éternité. Nous visiterons ces trois collégiales millénaires, autant de témoignages de cet urbanisme notgérien, autant de symboles de la puissance religieuse et politique de la principauté.
N.B. : pour bons marcheurs. Escaliers et rues en pente. Sous réserve d’accessibilité aux divers édifices.

Départ : devant l'église Sainte-Croix, rue Sainte-Croix
Durée : 14 h 30 à 17 h.
Commentaires : guides régionaux
Prix : adultes 6 € ; seniors 5 € ; étudiants et enfants à partir de 12 ans 4 €.
Réservation recommandée à l'Office du Tourisme
Renseignements: 04 221 92 21 – reservation.tourisme@liege.be.

Dimanche 25 juillet 2010 à 14 h 30
Entre vignes et mines

Une promenade pour vibrer, se laisser emporter par une nature abondante avec ses parfums, ses couleurs et ses étendues à perte de vue. Le centre ville est à deux pas et pourtant, sans transition, la terre liégeoise, généreuse, nous inondera de sa luxuriance. Cette fertilité, déjà tant bénie par nos aïeux, s’étend le long du tout nouveau sentier des Coteaux de Vivegnis où s’entremêlent modernité et patrimoine. Le Bois Fabry avec son arbre à clou et sa laiterie, le Bâneux modelé par les houilleux et l’ex voie commerciale du Thier-à-Liège évoqueront pour nous le terreau des vignerons et des cotîs. Pour bons marcheurs. Chaussures de marche indispensables. Escaliers et rues en pente.


Départ : hall de l'hôpital de la Citadelle - Bus n°71
Durée : 14 h 30 à 17 h.
Commentaires : guides régionaux
Prix : adultes 6 € ; seniors 5 € ; étudiants et enfants à partir de 12 ans 4 €.
Réservation recommandée à l'Office du Tourisme
Renseignements: 04 221 92 21 – reservation.tourisme@liege.be.


Samedi 31 juillet à 14 h 30
Une après-midi ludique en famille


Grands-parents, parents, enfants découvrent la ville et la Meuse en s'amusant ensemble!
De la rive gauche et son cœur historique à la rive droite et son bord de Meuse, venez vous amuser et découvrir Liège au travers de jeux et d’animations. Après deux heures de balade, prolongez le plaisir par une heure de mini-croisière sur la Meuse, si vous le souhaitez (facultatif).

Départ : Office du Tourisme - Féronstrée, 92
Durée : 14 h 30 à 16 h 30.
Commentaires : guides régionaux
Prix : adultes 6 € ; seniors 5 € ; étudiants et enfants à partir de 12 ans 4 €.
Réservation recommandée à l'Office du Tourisme

Renseignements: 04 221 92 21 – reservation.tourisme@liege.be.

Lire la suite...

Ce voyage écrit et relaté par Mauras entre 1896 et 1898 et qui fut accompli à l'occasion d'un reportage des "Jeux olympiques", n'a certes pas révélé à Maurras les principes de l'ordre classique, dont il était déjà familier. Mais sans lui il eut fixé moins aisément les traits définitifs de sa doctrine de l'ordre.

En disciple d'Anatole France, dont il était alors le secrétaire, Maurras ne va pas à la Grèce des philosophes et des tragiques, mais à la Grèce plastique, celle de Phidias. Le voyage d'Athènes était d'ailleurs à la mode chez les écrivains de ce temps qui partaient sur les traces de Chateaubriand et de Renan. Mais Maurras débarquait au Pirée dans un état d'esprit tout différent de celui de ses devanciers et de ses contemporains. Sa Grèce n'est plus la Grèce pittoresque qu'avait invoquée Renan pour se désennuyer, ni celle que Leconte de Lisle s'employait à faire ressurgir dans ses traductions des tragiques. Maurras se préoccupe aussi peu des obscures origines de l' art attique que des temps de décadence qui lui semblent commencer dès la Vénus de Milo: seul l'intéresse le moment du "miracle" quand la particularité grecque se confondit avec l'homme universel: alors "la Grèce fut le genre humain". Non qu'il oublie les humbles commencements de la raison athénienne. Avec Nietzsche, Maurras conviendrait "du caratère acquis des Grecs". L'ordre est une conquête, et difficile: "Avant de trouver l'essentiel...les Grecs ont ceuilli tout le reste, l'artificieux, le bizarre et aussi bien le laid". Mais cette passion de curosité infinie qui les anima, pouvait seule faire naître un ordre vrai et vivant.

Aussi est-ce l'humilité que Maurras admire le plus chez ces maîtres. Loin de les mépriser, de vouloir les écraser par une "religion" qui tire l'être humain vers quelque Infini trop lointain, les Grecs se sont employés à composer les passions, assignant à chacune sa place, réconciliant Dionysos et Apollon, faisant resplendir les visages incomparables de la vie dans une forme, un ordre, qui ne refuse rien de l'homme et où tout l'homme, par-delà le temps, peut se reconnaître.

Maurras, s'il s'enchante des belles figures découvertes sur chaque colline du Parthénon ou dans les salles grecques du British Museum, ne manque donc jamais de faire voir que l'Idée brille ici de tous les prestiges d'un coeur qu'elle maîtrise et exprime à la fois: triomphe de la raison, l' art attique lui paraît, par cela même, un triomphe exemplaire de la vie, "ne tirant son auguste apparence immobile que de la perfection, de l'abondance et de la vigueur du mouvement". Que le miracle de l'ordre, encore une fois, soit possible, c'est son orgueuilleuse certitude, qui fait de quelques pages de ce "Voyage", de véritables hymnes de joie.

Lire la suite...

Bibliothèque nationale de France

été 2010 | no49

Brève présentation de l'actualité culturelle de la Bibliothèque nationale de France Cet été, parallèlement aux week-ends de gratuité dans les salles de lecture du Haut-de-jardin (du 26 juin au 14 août), la BnF lance les Estivales : expositions, rencontres et visites-découvertes seront proposées gratuitement sur le site François-Mitterrand.
Le Festival Paris Cinéma investit la capitale une nouvelle fois et met le Japon à l’honneur. La BnF participe à l’événement du 4 au 11 juillet et propose dans ses espaces, masterclasses, débats et projections ouverts à tous les passionnés du 7e art.
À voir : jusqu’au 11 juillet, les expositions, Rose, c'est Paris. Bettina Rheims et Serge Bramly (Bibliothèque Richelieu) et Qumrân. Le secret des manuscrits de la mer Morte (Bibliothèque François-Mitterrand) ; jusqu'au 18 juillet l’exposition Gilles Aillaud Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux (Bibliothèque François-Mitterrand). La Bibliothèque-Musée de l'Opéra présente jusqu'au 15 août une exposition en hommage à Régine Crespin.

EXPOSITIONS

Les Estivales - Des Trésors pour l’été : enrichissements remarquables de la Bibliothèque nationale de France

Comme un concentré des collections de la Bibliothèque nationale de France, en hommage à ses donateurs et mécènes, et pour présenter les enrichissements les plus récents, Des Trésors pour l’été vous propose une libre promenade pour découvrir, de vitrine en cimaise, des œuvres singulières, évoquant divers aspects de la connaissance, de l’histoire et de la culture.

en savoir +

du 19 juin au 29 août 2010
du mardi au samedi de 10h à 19h - dimanche de 13h à 19h - fermé lundi et jours fériés

François-Mitterrand | Galerie François 1er | Entrée libre

DÉBATS, CONFÉRENCES

Festival Paris Cinéma

Hommage à Koji Wakamatsu

Événement. Du 3 au 13 juillet 2010, le Festival Paris Cinéma donne rendez-vous aux spectateurs pour un début d'été cinématographique, populaire et festif. La BnF participe à l'événement du 4 au 11 juillet 2010.

Plongée en apnée dans l’œuvre âpre, sensuelle et violente de Koji Wakamatsu, ancien yakuza, maître du pinku eiga et cinéaste dérangeant. Le public pourra découvrir quelques-uns de ses nombreux films, ainsi que L’Empire des sens dont il a été le producteur.
Masterclass modérée par Philippe Azoury.

dimanche 4 juillet, 17h-20h
BnF François-Mitterrand | Petit auditorium | entrée libre


à noter

EXPOSITIONS

BnF François-Mitterrand

mardi - samedi de 10h à 19h
dimanche de 13h à 19h
sauf lundi et jours fériés

Qumrân. Le secret des manuscrits de la mer Morte

jusqu'au 11 juillet 2010
entrée 7€ / tarif réduit 5€

Les Estivales - Des Trésors pour l’été : enrichissements remarquables de la Bibliothèque nationale de France

du 19 juin au 29 août 2010
accès libre

mardi - samedi de 9h à 20h
dimanche de 13h à 19h
lundi de 14h à 20h
sauf jours fériés

Les Globes de Louis XIV

espace permanent
accès libre

Gilles Aillaud L’encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux

jusqu'au 18 juillet 2010
accès libre

BnF Richelieu

mardi - samedi de 10h à 19h
dimanche de 12h à 19h
sauf lundi et jours fériés

Rose, c'est Paris. Bettina Rheims et Serge Bramly

jusqu'au 11 juillet 2010
entrée 7€ / tarif réduit 5€

Bibliothèque-musée de l'Opéra

tous les jours
10h - 17h

Régine Crespin

du 19 juin au 15 août 2010
entrée 8€ / tarif réduit 4€

DÉBATS, CONFÉRENCES

BnF François-Mitterrand

entrée libre

dimanche 4 juillet, 17h-20h

Festival Paris Cinéma

Hommage à Koji Wakamatsu

lundi 5 juillet, 17h-19h

Festival Paris Cinéma

Paris Project accueille Ace

mardi 6 juillet, 14h30-21h

Festival Paris Cinéma

Paris Project accueille Europa Distribution

mardi 6 juillet, 17h30-18h30

Les Estivales

Autour… Des trésors pour l'été

mercredi 7 juillet, 17h-20h

Festival Paris Cinéma

Voyage au pays de la vidéo japonaise

dimanche 11 juillet, 17h-20h

Festival Paris Cinéma

Leçon de cinéma d'Eugène Green

mardi 13 juillet, 17h30-18h30

Les Estivales

Autour… Des trésors pour l'été

mardi 20 juillet, 17h30-18h30

Les Estivales

Autour… Des trésors pour l'été

mardi 27 juillet, 17h30-18h30

Les Estivales

Autour… Des trésors pour l'été

mardi 3 août, 17h30-18h30

Les Estivales

Autour… Des trésors pour l'été

mardi 10 août, 17h30-18h30

Les Estivales

Autour… Des trésors pour l'été

mardi 17 août, 17h30-18h30

Les Estivales

Autour… Des trésors pour l'été

mardi 24 août, 17h30-18h30

Les Estivales

Autour… Des trésors pour l'été

Lire la suite...

Le marché aux puces

Au vieux marché

Soleil radieux illumine l’azure

Platanes éblouis par la lumière

Le sourire éclaire les visages des passants

Bousculade dans le brouhaha

Place du Jeu de Balle

Hauts talons sur les pavés de la vieille époque

J’ai trébuché

Le vieux Henri m’attendait

Dans son sac en plastique

Des pièces de convoitises

Satzuma 19ème

La porcelaine japonaise

« J’adore », lui ai- je dit

J’ai choisi et emporté

« Oh mais quel beau collier de cristal ! »

« Je te l’offre », m’a-t-il dit

Je sursautai de joie : « Merci ! »

« Au revoir, Henri »

« À bientôt, j’espère… »

Nada

07/07/10

Lire la suite...

Une danse solitaire et plurielle

Les blogs appartiennent à la sphère du virtuel donc de l’illusion. Ceci ne signifie pas qu’ils soient inutiles... ou peut être que si justement ils sont inutiles et c’est en ceci qu’ils sont essentiels. En faisant de l’art, j’ai passé ma vie à construire de « l’inutile ». L’inutile, c’est la gratuité du don, reçu ou partager; c’est ce pas de côté, ce chemin de traverse ou le sens apparaît au moment où on ne le cherche plus, ce supplément d’âme selon la formule consacrée, comme si pour être admise l’âme avait besoin d’être quantifiée. L’âme déplie ses ailes dans l’inutile. En lui elle tisse sa lumière et trace sa direction.

Les blogs sont des fragments de vie, des cris heurtés, des interactions venimeuses, des silences subits, suivis de phases volubiles, des idées perçues à tort comme honteuses , des propos corrects aux effets pervers, des pensées partagées, des émotions dévoilées , des voiles utilisés pour tenter de dissimuler le cœur du réacteur social. J ‘aurais tout donné pour n’avoir pas besoin de m’abîmer dans des considérations sordides et ne pas avoir à parler chiffres et encore moins de vente. Le réel ne me va pas. D’ailleurs, il ne veut pas de moi.

J'écris pour restituer de l’instantané, de l’imprévisible, tenter d’explorer ces poussées de fièvre pendant lesquels les mots enfantent des pensées. J’utilise les blogs comme un pianiste fait ses gammes, peut être parce qu’ils permettent d’entretenir la fluidité de l’écriture, son ouverture au jaillissement de l’aléatoire. Des notes éphémères jouent une partition offerte aux quatre vents. Comme ils ne sont qu’illusion, les blogs mènent une danse à la fois plurielle et solitaire.

http://www.mckeditions.com/

Lire la suite...

Les voix du silence

C’est en 1951 que Malraux nous livre cet essai de psychologie de l' art. Un écrivain, qui est aussi un historien de l' art, veut arracher leur secret aux chefs-d'oeuvre du monde entier, confronter leur langage avec celui de l' art moderne et approfondir par eux sa connaissance de l'homme. Sa recherche nous conduit à travers le "Musée imaginaire" des reproductions et des photographies, qui permettent de mettre en parallèle des oeuvres telles qu'un bas-relief et une médaille, et de découvrir le style qui les unit, comme s'il avait une "existence propre". Ce Musée, c'est, "pour la première fois, l'héritage de toute l'histoire. Encore est-il souvent altéré par le temps: comment se représenter des statues grecques multicolores? Et que reste-t-il d'une oeuvre quand le musée l'a dépouillée de sa fonction? Mais de toutes ces métamorphoses, le plus profonde commença lorsque l' art n'eut plus d'autre fin que lui-même". Pour l'homme du moyen âge, un crucifix était un crucifix avant d'être une sculpture. Comment savoir, même si l'on est historien ou sociologue, à quel appel profond de notre être répond une oeuvre? En fait, c'est à la lumière de notre temps que nous prêtons un langage à cet héritage du passé. Nous trouvons "moderne" tel tableau du Greco.

"Le chef-d'oeuvre ne maintient pas un monologue souverain, mais un invincible dialogue." C'est avec l' art moderne que s'établit le dialogue, avec une peinture qui a rejeté l' art de la fiction inventée par la Renaissance et découvert depuis Velasquez et Rembrandt un nouveau sujet "qui va rejeter tous les autres, la présence dominatrice du peintre lui-même". Quelle lumière va surgir de cette confrontation? Nous avons "le pressentiment d'un ordre mondial" qui unit les oeuvres ressuscitées du passé. Cet ordre, l'auteur essaie de le définir dans les "Métamorphoses d' Apollon", histoire des formes jusqu'au XVIe siècle. "Les formes antiques rencontrent chez les barbares dans l' Europe des invasions, et le Christ à Byzance, aux Indes le Bouddha." Ces formes commencent par se dégrader dans les oeuvres de la Grande Régression; le profil ou le cheval des monnaies macédoniennes en vient à se réduire à un idéogramme sur les monnaies celtiques, Puis apparaissent, à Byzance et en Occident, ces systèmes de formes féconds, doués d'une signification propre dans le monde où vivent les artistes qui les ont créées. Après les tâtonnements de l' art de Palmyre, du Fayoum, des mosaïques romaines, Byzance trouve l'expression de son art du sacré dans l'abside de l' église des Saints-Cosme-et-Damien, où le Christ en gloire se détache, isolé, sur un ciel grandiose: "il fallut autant de génie pour oublier l'homme à Byzance qu'il en avait fallu pour le découvrir sur l' Acropole." Pour exprimer cette conception tragique du christianisme, l' artiste a inventé la ligne brisée, le regard immense et les couleurs spécifiques du sacré. La renaissance de l' Orient, c'est "l'invincible conversion de l'homme libre et du héros à l'homme de Dieu". Quant à l' art occidental chrétien, il oppose à la figure théâtrale de la statue antique, le sourire expressif et vivant de l' ange de Reims. L' art roman refuse la "transcendance hantée" de Byzance, et humanise le visage des hommes et du Christ. Comment a-t-il forgé son style? L'art roman est né contre Byzance, a emprunté des formes à l' art mérovingien, et a trouvé son "accent propre". L' art gothique, lui, n'est pas le simple prolongement de l' art romain; en lui s'opère la création d'un système de formes encore différent.

Pourquoi ce vaste tour d'horizon des formes? Pour montrer qu'il n'existe "pas une forme décisive élaborée hors d'un conflit avec une autre forme: pas de problème de vision qui ne soit subordonné". Ce qui nous permet de mieux comprendre que la peinture "tend bien moins à voir le monde qu'à en créer un autre". C'est alors que le problème psychologique de la "Création artistique" qu'il faut élucider. Ce sera l'objet de la troisième partie du livre. On parle à tort de vision de l' artiste, comme si ce dernier se distinguait des autres hommes par de mystérieux pouvoirs. L' artiste, c'est tout d'abord "un homme qui aime les tableaux". Encore faut-il bien s'entendre sur ce dernier terme, et exclure de l' art proprement dit les dessins non dominés des enfants et des malades mentaux, et les dessins des naïfs, trop fidèles à un mode de représentation traditionnel. Faut-il appeler "artiste" l'homme capable de reproduire un objet sur la toile avec la plus grande fidélité? Cette notion bourgeoise de la ressemblance est périmée: "J'appelle artiste celui qui crée des formes", lesquelles ne naissent pas d'elles-mêmes achevées dès l'abord, mais du "conflit du peintre avec une autre forme d' art". Il est nécessaire que le peintre commence par le pastiche, avant de créer à son tour un nouvel ensemble de formes, une "écriture". Mais gardons-nous de réduire le style à une simple écriture. "Le style roman n'est pas un modern-style médiéval, il est un sentiment du monde." Il reste à rendre compte du mécanisme même de la création: pour Malraux, tout artiste travaille à partir d'un schème initial: il cite Flaubert qui définit "Salambô" comme un roman pourpre, et "Madame Bovary" comme un roman puce. A partir de ce schème, l'artiste regarde le monde pour le filtrer et l'annexer. Ici se pose le problème de la liberté de l' artiste: les formes qu'il invente sont-elles déterminées par son temps ou par sa vie? "...en tant que créateur, l' artiste n'appartient pas à la collectivité qui subit une culture, mais à celle qui l'élabore, même s'il ne s'en soucie pas". Ce n'est pas une biographie qui pourra rendre compte de la création qui s'accomplit dans les trois versions du tableau du Greco intitulé "Le Christ chassant les marchands du temple". Enfin rien de plus obscur et de plus impérieux que la "présence d'un monde pictural autonome", qui nous fait reconnaître le chef-d'oeuvre parmi les oeuvres secondaires et les faux.

C'est maintenant la signification de l' art moderne, qui est le nôtre, qu'il faut essayer de comprendre. "La monnaie de l' absolu", tel est le titre de cette dernière partie de l'ouvrage. Notre civilisation a remplacé l' absolu par la conscience de l' histoire. Alors naît une peinture qui, n'exprimant plus des valeurs, ne vaut plus que pour elle-même. L'artiste, refusant le monde bourgeois sans transcendance, fabrique sa propre transcendance, qui est son art. Vermeer fut ainsi le premier à créer une "abstraction sensible". En même temps, notre époque tente passionnément de sonder l'homme dans ses profondeurs les plus secrètes, interroge les dessins des malades mentaux, des enfants, des naïfs, des primitifs. Mais jamais, dans ces derniers, les sentiments archaïques exprimés ne sont leur propre fin. "Le créateur de masques est peut-être possédé par les esprits, mais il écoute en eux la voix du monde, et en tant que sculpteur, les possède à son tour." Si l'on peut admirer en même temps Poussin et un masque nègre, c'est grâce à la prise de conscience d'un langage de la peinture enfin isolé. Mais la résurrection massive, de nos jours, des arts primitifs ne peut s'expliquer que par un accord profond de ces arts avec le nôtre. "Ce qui unit notre art aux arts sacrés, ce n'est nullement qu'il soit comme eux, sacré, mais que, comme eux, il ne tient pour valables que les formes hétérogènes à celles de l' apparence." Notre art n'est pas un dieu, mais tout comme un dieu, il est absolu. "Il n'est pas une religion, mais il est une foi." La valeur fondamentale de l' art moderne, c'est "la très vieille volonté de création d'un monde autonome, pour la première fois réduite à elle seule". Qui dit création dit liberté. L' histoire de l' art est l'histoire d'une conquête de la liberté. "L' art est un anti-destin."

On n'aura pas rendu compte de ce livre tant qu'on n'aura pas dit le lyrisme d'un homme passionné par sa recherche, mais surtout d'un écrivain passionné par les mots. Le projet était grandiose et aurait demandé, pour satisfaire les esprits soucieux de rigueur, le concours d'un historien, d'un sociologue, d'un philosophe; or ce livre est, et il veut sans doute n'être que cela, le récit d'une aventure personnelle, que l'écrivain transforme parfois en véritable épopée. A cet ouvrage, déjà très riche en reproductions, s'ajoutent trois volumes de planches groupant des oeuvres choisies par l'auteur. Leur classement par ordre chronologique des civilisations tend à montrer ce qui unit entre elles des oeuvres qui sont "l'expression d'une aventure humaine, l'immense éventail des formes inventées". Des reproductions d'oeuvres modernes y sont jointes, qui témoignent du "dialogue avec le passé". Dans les préfaces sont précisées des idées déjà énoncées dans "Les voix du silence". Ces trois volumes, qui ont pour titre général "Le musée imaginaire de la sculpture mondiale", se partagent le sujet dans l'ordre suivant: "I. La statuaire (1953)"; "II. Des bas-reliefs aux grottes sacrées (1954)"; "III. Le monde chrétien (1955". En 1957, André Malraux a commencé une nouvelle série avec "La métamorphose des dieux". Entre-temps et sous le titre général de "L"univers des formes", André Malraux et Georges Salles ont entrepris la publication d'une immense encyclopédie de l' art universel.

Lire la suite...

Liberté



Liberté,

ce mot qui fait sourire

et qui ne tombe jamais de très haut.

À peine un rond dans l’eau

et la surface vite étale.

Un marécage aussi

où se bousculent des grenouilles

et que seul traverse

innocenté,

l’enfant boueux.


Lire la suite...

En 1947, Artaud nous livre son « Van Gogh ou Le suicidé de la Société », livre poème sur la folie, Van Gogh et alentour de lui-même.
Comme Corrège aurait dit: "Et moi aussi je suis peintre", Artaud semble déclarer "Van Gogh c'est moi", et il écrit un oratorio.

La peinture de Van Gogh n'est pas celle d'un fou et Van Gogh ne peint pas la folie. L'écriture d'Artaud n'est pas celle d'un fou, mais souvent il peint, il représente l' aliénation mentale, et dans son "Van Gogh" il défend la folie en la situant. Ce sont les autres qui font de vous un fou. Plus précisément, le génie est une contestation radicale de la société, laquelle est injuste et criminelle. Extra-lucide, ennemi des institutions, le génie est taxé de folie, persécuté; aussi "la conscience malade a un intérêt capital à cette heure à ne pas sortir de sa maladie" et "l'aliéné authentique est un homme qui a préféré devenir fou, dans le sens où socialement on l'entend, que de forfaire à une certaine idée supérieure de l' honneur humain". Les psychiâtres érotomanes notoires, représentent la société et poussent les internés au crime; ils les "suicident".

Ces thèses, qui constituent l'ouverture du livre d’Artaud, ne se constituent pas en un réquisitoire organisé : en un déferlement de vagues cosmiques, Artaud fait toute la lumière sur les ténèbres dans lesquelles nous vivons. Et c'est bien la force toute-puissante avec laquelle Van Gogh a frappé (comme d'inanité) le monde inerte pour en tirer des feux d'artifice qu'Artaud va peindre avec un grand bonheur d'expression (qui consiste non pas en le mot juste, mais en le mot ailleurs, expressif, le mot à côté de la chose comme le couteau à côté de l'assiette): "...corbeaux noirs avec au-dessous une espèce de plaine livide peut-être, vide en tout cas, où la couleur lie-de-vin s'affronte éperdument avec le jaune sable des blés".

Cependant Artaud refuse ce bonheur, comme du début à la fin du poème il répète que Van Gogh est le plus grand de tous les peintres parce qu'il n'est pas peintre. Van Gogh, "c'est la réalité elle-même, le mythe de la réalité même...", que sa peinture fait "sonner" avec son "timbre supra-humain". C'est "un pauvre ignare appliqué à ne pas se tromper". C'est un boucher qui creuse le monde pour tracer sa route, un illuminé qui "entasse des corps", et à cet entassement correspond une formidable accumulation de traits cadencés par lesquels Artaud avance dans son discours.

Pour Artaud, la violence de Van Gogh est la réponse à l'obscénité haineuse du monde et des psychiatres: sa folie, une réponse de l' âme à l' imbécillité universelle (notamment celle de son frère Théo) qui lui souffle "Vous délirez". Et Van Gogh s'est tué parce qu'il ne pouvait tuer le psychiatre, le docteur Gachet; il s'est tué parce qu'il ne pouvait plus supporter ce "délire" qu'on attachait à ses pas.


Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles