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Bobos en famille

Ce qu'il y a de bien, c'est que pour chaque maladie, y a des références. Y a toujours un cousin, une voisine ou la fille de la boulangère qui a eu la même chose. Si par hasard, cette personne en est morte, vous voyez ce qu'il vous reste à faire. Ça laisse pas beaucoup de marge : Faut ce qu'il faut pour ressembler à ses semblables. Mais si par hasard vous trouvez moyen de mourir quand la voisine qui a eu la même chose s'en est tirée, vous imaginez ce que vous allez entendre à la pro­chaine réunion familiale, dans l'au-delà, bien sûr.

Alors avec tout ça, on compare, on soupèse on trouve des points communs même si c'est pas du tout pareil. Ça ressoude une famille de savoir qu'on a la même chose que l'oncle ou la mamie.

On appartient au clan des varices ou au club des bronchites chroniques : Ça, c'est du côté de ton père ! Ah, je croyais plutôt que c'était le club des fumeurs. Je pensais que la bronchite chronique, ça venait du tabac. C'est ce que disent les docteurs mais ils connaissent peut-être pas “ du côté de mon père”. Encore qu'il existe bien des toubibs inquisiteurs pour vous demander d'énumérer toutes les maladies de votre famille, mais c'est pour la Sécu, pour savoir si elle rembourse ou pas certains examens : des cancers dans la famille, ça aide à pas se faire rembarrer quand on va mal et à éviter de s'entendre dire que c'est psychologique !

Pour ma mère, les choses sont claires : « La thyroïde ? Ne cherche pas : toutes les femmes, elles ont la thyroïde, dans la famille. » Je me demande bien ce qu'ils peuvent avoir les hommes, à la place de la thyroïde et que nous les femmes de la famille on aurait pas : Ah oui, suis-je donc bête ? Les hommes, ils ont la quéquette. Bon, c'est pas tout à fait au même emplacement, mais c'est vrai que ça fait un peu comme la thyroïde. Des fois, ça double de volume. Alors je suis contente de savoir que les femmes dans la famille, des fois, elles ont des problèmes avec leur thyroïde. Y a eu aucun goitre dans la famille, juste des problèmes d'hormones. Moi, j'ai un goitre et pas de problème d'hormones mais c'est exactement la même chose ! Et quand j'aurais plus de thyroïde, moi aussi je devrais prendre des hormones. Donc, ça fera comme la famille.

Mais qu'est-ce que je m'imaginais ? Que je sortais de la cuisse de Jupiter ? De la planète Mars ? « Tiens ma chérie, tu reprendras bien un peu de psoriasis de ton père. Il l'a prépa­ré exprès pour toi ! - Merci, j'en ai assez. Je sais plus où le mettre. J'en ai déjà plein les mains. J'en reprendrai une autre fois. Á moins que j'en mette un peu de côté pour Julien quand il sera grand. »

Les familles, c'est comme ça ! Elles pensent qu'à vous refiler leurs saloperies. C'est comme les vieux meubles qu'on vous donne au lieu de les jeter ainsi que tout ce qui encombre les armoi­res. Si vous en voulez pas, ça ira chez Emmaüs ! Et bien qu'il prenne aussi les maladies, Emmaüs. Nous, on a tout ce qu'il faut comme bric-à-brac et comme trucs dont on n'a que faire ! Y en a marre de tout se faire refourguer !

Ça sociabilise, la maladie. Pendant qu'on parle de nos bo­bos, on raconte rien sur nous. Je préfère. C'est plus sain d'éluder. Trop de projets avortés, de faux départs, de coups fourrés, de “presque”, de revers du destin. C'est fatigant pour tout le monde. Des fois, on préfère ne plus donner de nou­velles. Qui peut encore nous croire ? On a passé l'âge. Á vingt ans on a des projets. Á trente, on tente de les réaliser. Passés quarante ans, on a du cholestérol. Et si on a un peu raté l'étape de l'installation dans le bien-être ma­tériel, on peut toujours réussir la suivante : l'installation dans la maladie. Alors, on vous pardonne de n'avoir pas réussi à réaliser vos rêves. On vous retrouve entre deux prises de sang et un scanner. Á la place de la photo de la maison que vous avez achetée, vous pouvez toujours envoyer une radio­graphie de vos poumons. Là, au moins, on pourra pas vous repro­cher de ne pas appartenir à l'humanité.

Extrait de " la grognasse".

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5 jours au coeur de la Renaissance

Fin août Plumes et Calames c'est offert 5 jours totalement calligraphiques.
C'était une première pour nous d'organiser un stage aussi long. C'est toujours un peu risqué de réunir 20 personnes qui se connaissent peu dans un même lieu et pour une durée aussi longue.
Nous pouvons dire que le pari est réussi grâce à une passion commune : la calligraphie.

Nous avions choisi comme cadre un petit village de Gaume : Rossignol ou nous étions hébergé au centre de formation de la Communauté Française.
Le thème de ce stage était "Les écritures de la Renaissance".
Notre formateur et personne ressource était Laurent Rébéna, calligraphe venu de Paris pour l'occasion.

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Livide attitude

Trop belle pour moi..Je veux que les choses se fassent avec une part de volonté qui dirait : Je veux que je ce que je vois surgir sous mon pinceau soit une surprise pour mon oeil.

Je viens de tenter 3 fois cela depuis hier soir. Voici le résultat.. sans réelle surprise.. bref, à revoir.1er etat de cette flo2eme etat3eme etat

. Faut dire que je ne suis pas à l'aise avec les petits formats, il faut rentrer dans une boite trop petite pour mon énergie débordante

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administrateur théâtres

Le trio Animus (théâtre de la Samaritaine)


Tous Trois Talentueux et Très applaudis : le Trio Animus Triomphant sur la scène de la SamariTaine

… hier soir et encore jusque samedi soir ! Oh Happy Days !

Le pianiste Jean Jadin est le «master of ceremonies» et, tout cool et tout rythme, présente les gospels avec cœur et humour. Le saxophoniste Tom François joue de la musique angélique sur sa flûte traversière, caresse des percussions, glousse et rit dans son saxo. Déjà le duo vaut la peine. Composition duelle, entente, registre, variété, inventivité, virtuosité. L’interprétation de Amazing Grace est saisissante de beauté, d’esprit et de profondeur. La salle est muette d’admiration. Est-on dans une église ou dans des catacombes ?

Et nous découvrons la soprano Myriam Gilson. Sa voix généreuse partagée entre le cuivre, l’or et le velours se répand dans les cœurs, fuse vers les cimes, redescend dans les gorges profondes, le regard brille, les sons sont magiques, palpitants, donnent des frissons et pourtant il n’y a pas de courants d’air. Beau comme une prière d’action de grâce, le Deep in the Water. Motherless child : un comble de profondeur et d’intériorité. Avides, nous recevons cette beauté vocale et ces musiques afro-américaines en plein cœur. Le courant magnétique de l’émotion saisit tous les participants, il y a ce silence révélateur de la chose partagée. On est tellement ému que l’on ose à peine applaudir en rythme, muser et se joindre à la joie des musiciens. On marche délicatement sur de la perfection : du jamais vu, cette rencontre de trois âmes si différentes par leur tessiture, leur couleur, leur rondeur… Puis on nous autorise et la salle entière chante Hey Man ou A-men, c’est la liesse. On ressort les larmes aux yeux. Oh Happpy Days…. Une soirée de note bleue. Qui voudrait durer jusqu’à l’aube…

Et pourquoi pas continuer l’ivresse ? « THE WILD PARTY » vous sera présenté à la Samaritaine du

Du mardi 7 au samedi 11 septembre 2010 à 20h30

D'après l'œuvre de Joseph Moncure March
Mise en scène et adaptation scénique
de Frederik Haùgness
Avec Benoît Verhaert (paroles), Laurent Delchambre (batterie), Samuel Gerstmans (basse), Grégory Houben (trompette) et Mathieu Vandenabeele (piano)

The Wild Party nous plonge au cœur du New York des années 30, en pleine prohibition, quand les Blancs ont découvert le Jazz... Celui des Noirs. Chez Queenie et Burrs, la fête bat son plein, jusqu'à l'arrivée fracassante du ténébreux Mister Black qui fait chavirer le cœur de la maîtresse des lieux.

Comme un cri de rage des années folles, ce long poème écrit en 1928 et censuré dès sa sortie à Boston, raconte sans pudeur aucune, une nuit de débauche, un amour tragique, une fête sans lendemain: ça chante, ça danse, ça boit, ça sniffe, ça hurle, ça pleure, ça touche... ça transpire le jazz. Sur scène, un acteur et quatre jazzmen se fondent en un formidable quintet pour nous raconter cette histoire avec autant de mots que de notes, c'est du
Jazz-Théâtre!

http://www.lasamaritaine.be/topic/index.html

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Le sens de la rébellion ou le sens artistique

Faut choisir..! Ernest Gegout avait choisi..

Je tombe sur cet article qui parlait de lui

sacré Ernest.. je me sens assez proche de son sens de la rébellion, de plus en plus nécessaire en ces temps de nivellement médiocre

Avec sa spontanéité, Gegout devait faire un hardi compagnon et un exécrable soldat. Après s'être engagé, à seize ans à peine, au cours de la guerre franco-allemande, et avoir conquis les respectables galons de sous-officier, l'insubordonné Lorrain se trouva un beau jour au fond d'un silo algérien, en qualité de disciplinaire.
Il sortit de cet abîme pour tomber dans celui du mariage, où il demeura sept ans, nombre fatidique, comblé entre temps de faveurs gouvernementales qu'il n'avait pas mendiées, mais que son influente famille avait sollicitées pour lui. Sous-Préfet à Falaise, il fut, tout comme un roi d'Yvetot, l'idole de ses administrés, dont il avait la sagesse de ne pas s'occuper.
Pour le même motif, il devint le cauchemar de l'administration, qui entend bien que juges, huissiers et gendarmes servent à quelque chose. Puis, à l'inverse de Louis-Philippe qui faisait appeler son gouvernement « la meilleure des républiques », Gegout comprit que le meilleur des potentats ne vaut pas la liberté, et, après quelques semaines de sous-préfectorat, il abandonna les Falaisiens à leur heureux sort.

photo à partir de mes cheveux

gegout© 2004

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Depuis Cincinnatus, semblables exemples étaient rares. L'austère Grévy, qui dirigeait alors les destinées du pays, en fut tellement ahuri qu'il nomma l'ex-disciplinaire inspecteur général du service des enfants assistés. Le titulaire s'acquitta en toute conscience de ses nouvelles fonctions, goûta le lait des nourrices en remontant à la source même, prédit le sort réservé aux enfants de la colonie de Cîteaux, dénonça vigoureusement les infamies de Porquerolles et, finalement, écœuré du fonctionnarisme, abandonna celui-ci, tout comme, précédemment, il avait abandonné ses administrés.
Entre temps, grâce à M. Naquet, Gegout était redevenu célibataire [I].
Bravement, cet homme de cœur, doublé d'un artiste plein d'humour, vint à ceux qui, par la plume et la parole, luttaient pour une idée de rénovation sociale. Après avoir collaboré au Cri et à la Voix du Peuple, il entrevit deux camps socialistes : l'un autoritaire, dogmatique, hargneux, égoïste, foncièrement antipathique au vieil esprit gaulois, à l'harmonieux génie latin ; l'autre libertaire, exubérant, accueillant le beau d'où qu'il viennent. Gegout alla au second de ces camps et fonda l'Attaque, journal tellement vivace que ses rédacteurs anarchistes furent bientôt signalés à la sollicitude gouvernementale.
Quinze mois de prison et 3,000 francs d'amende s'abattirent sur lui, en même temps que la poigne des agents de police. Il en résulta Prison fin de siècle [II], livre écrit à Sainte-Pélagie, pendant les loisirs de la détention.
Gegout en a dans la peau pas mal d'autres, sans compter chroniques et pièces de théâtre, qui vont lui sortir très prochainement.

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T'embrasser.

Tous les jours
Quand je m'éveille
Je te regarde
Chaque fois pareille
Tu es si belle,
Je m'émerveille
Et vient l'envie
De t'embrasser

Refrain
Alors je baise tes yeux
J'embrasse ta bouche
Nos corps se touchent
Nous on se veut;

Tous les jours
Quand tu t'éveilles
Tu me regardes
Te regarder
Tu es si belle
Si désirable
Et oui je sais
L' "irraisonnable"

Refrain
Alors je baise tes seins
J'embrasse tes mains
Nos corps se touchent
Nous, et puis nos bouches.

L'irraisonnable
Besoin d'aimer
Ton corps d'or, en sommeil
Coeur d'amour, en autel
L'envie d'aimer
S'empare des coeurs
Nous fait brûler
D'amour et de bonheur;

Refrain
Alors j'embrasse tes reins
Et marie mes mains
Aux galbes tendres
De ta tendresse
Aux doux méandres
De ta jeunesse.
Baigné d'ivresse
Je vais me rendre.
Et sur ton corps
Ou sous le tien
Je dirais encore
Et reprendrai ton corps.

Refrain
Alors je baise tes yeux,
Alors je baise tes seins
Alors j'embrasse tes reins
Alors j'embrasse pour deux!

Tu dis je t'aime
Je dis de même
Comme en écho
Ils disent je t'aime
Ils disent de même
Qu'aimer c'est beau.


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Vivre ce que le cœur décide à notre place

Je me méfie du discours autour de l'art.

Pourtant j'écris quasi quotidiennement sur mon blog

(sans-pitre) qui fêtera ses 1000 articles bientôt.

flo et flo

J'écris ce qu'il ne faut pas taire quand le cœur décide à notre place.

Je parle de Flo, de ses avancées, de ses régressions, de sa chair, de son sexe indéfini.

Flo est un générique, comme on le dirait en parlant du vin, une autre passion qui me fait vibrer.

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administrateur théâtres

Candide (théâtre de la Clarencière)


Candide ou l'optimisme, version ludique et féérique

Dès l'âge de 7 ans, bientôt, du 26 au 29 octobre 2010 - Bruxelles : Théâtre Littéraire de la Clarencière Réservations : 02/640.46.76 info.laclarenciere@skynet.be, le site www.laclarenciere.be

J’ai eu la chance d’assister aux répétitions d’un petit spectacle croquignolet joué sur la scène minuscule du théâtre de la Clarencière, avec beaucoup d’élégance et de vivacité. Ce spectacle a été présenté en Avignon cet été !

« Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n'aviez pas été chassé d'un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l'amour de Mlle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis à l'Inquisition, si vous n'aviez pas couru l'Amérique à pied, si vous n'aviez pas donné un bon coup d'épée au baron, si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. -- Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »
Candide est désarmant, les yeux que l’on voit de près sont limpides et sans fard. Cunégonde, la mèche folle, le regard jeune et assuré, le costume ravissant, charmante, fraiche, malgré son histoire, est attendrissante. …. Pangloss, le tiers philosophique, rassurant, chaleureux et bouillant d’optimisme. Mais voilà que Cunégonde contrefait sa voix et sa personne, vieille édentée, elle conte à Candide ses aventures extraordinaires…Une pièce très dynamique pleine de mouvements, la scène sur le navire est magnifique, cela tangue jusque dans la salle ! L’eldorado est saisissant, on se croirait au Carnaval de Venise. Prestance, rythme, beau parler, que demander de plus ? Pour Candide, en fin de compte, le bonheur est dans le jardin : il faut le cultiver. Et Cunégonde d’étendre le linge au soleil des collines méditerranéennes…
Pour nous réchauffer cet hiver à Bruxelles !

Cette création couronne les 10 ans de collaboration artistique du Théâtre d'Une Pièce et du Théâtre de la Clarencière. Bernard lefrancq et Fabienne Govaerts souhaitant continuer dans leur volonté de faire aimer au plus grand nombre les grands auteurs et les belles Lettres. Dans ce cadre Bernard lefrancq, dans un souci de respect de l'esprit de Jean Vilar, a tenu à accrocher le public avec un texte d'auteur souvent présenté comme trop obscur, intellectuel ou élitiste. Dans sa démarche de vulgarisateur au sens noble du terme, il crée pour ce Festival 2010 un spectacle féérique et poétique autour de Candide qui habitant dans le château de son oncle, le baron de Thunder-ten-Tronckh est renvoyé à cause d'un baiser donné à sa cousine Cunégonde... Venez rire des péripéties de l'attachant Candide et découvrir en sa compagnie sa nouvelle devise selon laquelle " il faut cultiver son jardin !"

Avec : Jean-Louis Leclercq, Antoine Motte dit Falisse et Lola Pauwels
Affiche : Lionel Pinchetti
Mise en scène de : Bernard lefrancq
Co-production : Théâtres d'Une Pièce, Verbe Fou/Clarencière

Avec le soutien de la COCOF – Commission communautaire française de Belgique

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C’est en 1759 que Voltaire nous livre son roman philosophique « Candide ». On en connaît le sujet: élevé dans le château d'un baron, certain jeune homme appelé Candide mène la vie la plus agréable en compagnie de son précepteur, le Docteur Pangloss. Et pour cause: il tient de ce dernier que le monde est absolument bon vu que toute cause amène la meilleure fin d'une manière inéluctable, jusqu'au jour où le châtelain trouble cette quiétude: ayant surpris le cher Candide sur le sein de sa fille Cunégonde, il l'envoie sur l'heure à tous les diables d'un grand coup de pied au derrière. Réduit à rouler sa bosse, le jeune homme parcourt divers pays qui se chargeront de lui montrer que ce monde répond fort peu au mirifique enseignement du bonhomme Pangloss. Qu'il se trouve en Angleterre, en France ou en Italie, force lui est de constater que le mal prévaut sur le bien de la manière la plus sauvage. Plus il avance, plus il déchante. Devenu comme le jouet de la fatalité, il essuie toutes les vexations imaginables, y compris un morne séjour chez les pirates. Toujours escorté de Pangloss, qui reste sourd à l'évidence, Candide s'est fait d'autres amis en cours de route: Martin, l'antipode de Pangloss, et le fidèle Cocambo. Tous quatre finissent par échouer à Constantinople. Au milieu de tant de revers, Candide ne trouve même pas ce brin de consolation que l'amour peut apporter. La preuve, c'est que, rejoint par la belle Cunégonde, il ne sait vraiment que lui dire, tant il la trouve décatie et ennuyeuse comme la pluie. Il est près de songer au suicide. Mais un Turc plein de sagesse lui enseigne enfin le moyen de lui rendre la vie supportable: oublier le monde le plus possible en cultivant son jardin. Instruit à l'école du malheur, Candide s'efforcera, désormais, de suivre ce conseil.

Tout cet appareil romanesque ne doit pas nous abuser. "Candide" est, en réalité, une livre de polémique. Voltaire y réfute, en effet, la doctrine de l' optimisme dont le philosophe Leibnitz s'était fait le champion: "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles", chaque chose étant déterminée par le principe de "raison suffisante" et conduite à ses fins dernières par "la fatalité du bien". Voltaire proteste là contre. De ce que Dieu a fait le monde le plus parfait possible, il ne suit nullement que ce monde soit exempt de défauts, ni que tout mal concourt au bien universel. Qu'on le veuille ou non, un tel système tend forcément à engourdir l' intelligence. La simple observation des faits nous montre que tout s'inscrit en faux contre l' optimisme en question. Voltaire ne voit guère que le théâtre des pires abominations. Il dénonce l' hypocrisie et la méchanceté des hommes, sans oublier leur sottise, en même temps que le désordre des événements et l'absurdité des institutions. Chemin faisant, il leur dit leur fait à quelques aberrations de l'esprit humain qu'il haïssait plus que tout: le goût de la guerre, le dogmatisme et l' intolérance religieuse. "Candide" est donc un abrégé de l' univers, où l'auteur tourne en dérision tout le système de Leibnitz. L'idée de notre précarité nous est rendue partout sensible. D'autant plus que Voltaire demeure assez distinct de ses personnages. Hormis peut-être "Gulliver", il n'est pas d' ironie plus âcre, plus recuite et plus continue que celle de "Candide". Certes, il nous indique, à la fin, un recours contre ce pessimisme: le jardin, ce nirvâna. Mais comment y croire sans réserve? Ce n'est là qu'un pis-aller, et le problème du mal reste entier.

Dans tous les petits romans que Voltaire écrivit à partir de 1759, "Candide" est sûrement le plus philosophique, bien que son auteur l'appelât "une petite coïennerie". Il ne contient guère, il est vrai, de psychologie; tous ses épisodes n'ayant d'autre fin que de faire ressortir la thèse. Il n'en faut pas moins reconnaître que Voltaire atteint tout ce qu'il vise. Si radical, en effet, que soit son pessimisme, il est toujours tonifiant. Tout le contraire, en somme, de celui de Chateaubriand. Il est certain que Voltaire est le maître du pessimisme ironique. Eugène Marsan observe à cet égard: "De toutes ses veines, c'est celle-là qui a le moins souffert du temps. Ce qu'il y avait de caduc dans sa poésie, de sec dans son histoire, de court dans sa philosophie a fini par rebuter, au lieu que le pessimisme de "Candide" a de plus en plus séduit". Ajoutons que Voltaire s'y révèle grand styliste. Il résume ce genre d'écrire qu'on peut appleler l' atticisme: exempt de toute rhétorique, il vise le naturel, la clarté, la correction, la finesse et l'équilibre. Il est vrai que ces qualités ne peuvent guère se faire qu'au détriment de la profondeur.

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Poèmes d'eau, de brume, de vent

Feux follets

ourler de pierre les cascades

bondir à l'heure des feux follets

épingler la rose qui trébuche

rougir le sel des hurlevents



Imagine

imagine le ciel embrasé de brume

la torpeur du jour sans lune

imagine le chemin qu'aucun son ne couvre

le peu de mousse sous tes pas



Si la force

Si la force du vent

n'y consent

si l'ivoire de l'écume

n'y veille

si l'empreinte du sable

n'y murmure

d'où naîtra ton chant?



Un soir de novembre, 26/11/2008
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Chanson sans musique.

Le Vieux du coin.

Enraciné dans son coin, par tous les temps
Habillé de froid et caressé de vent,
Si ce n'étaient ses yeux qui mendiaient
ses yeux vitreux et déplaisant
Son regard creux et dérangeant
C'était ses mains qui se tendaient.
Refrain
Toujours là, assis dans son coin
Toujours seul, las d'avoir faim,
Il me peinait, comme, un copain
Ce vieux qu'avait plus rien.

A tous les temps ses lèvres mandaient
De qui un quignon, de l'autre un don.
M'dames, M'sieurs, M'dames pardon...
M'sieurs Dames, s'il vous plait, ...
Les doigts serrés, en moignons
Il espérait du chaland le pognon
Tous l'on entendu, peu ont répondu,
Facile à dire, ... "Moi, ... Je l'ai pas vu"!
Refrain

Oui, si c'est yeux sont devenus vitreux,
C'est qu'il a toujours cru en Dieu,
Qui ne voulait lui révéler vos richesses.
Le vieux en eu pleuré sans cesse
Et c' eut été trop douloureux
De voir la vie comme font vos yeux.
Refrain

Puis un jour est venue une "compagne",
Une laborieuse, sereine devant l'éternel
Ni méchante, ni gentille, pour la gagne.
Elle lui a donné un peu de pain, du miel.
Lui a versé quelques rasades de bon vin frais.
Elle s'est payé des quelques sous qu'il avait.
Lui a rendu la vue pour pas qu'il trébuche
Sur le chemin de vers une vie sans embûche.

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Comme un "repas"?

Alors qu'approche l'ultime souffle du cycle d'un temps,
Qui coule et souffle à petits vents,
Temps que j'ai vécu, à profondes saveurs,
Cherchant, un peu d'amour sous ardeurs.

J'aurais bu, à gouleyantes gorgées
Vins, vinasses et élixirs de la vie.
J'aurais goûté à grosses gobées,
Moult plaisirs, volés aux filles.
Consommant le temps,
Goûtant les instants.

J'ai avalé la vie, comme liqueur bachique.
Un jus de treille, aristocratique
Qui a prit peine, le temps vécut,
De celer jouissances au fut,
Pour donner les dives bouteilles
Contenants, aux contenus vermeilles
Que l'on ouvre...
Que l'on ouvre,
Pour faire les amants,
Pour en mieux rire et puis chanter
Oublier, que fuit le temps,
Ne pas voir, la rose se faner.

Réaliser, enfin, l'âme calme et repue
Que la fin de son temps, est venue
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Tout à propos de l'éditeur
Séance de dédicaces des auteurs bruxellois de Chloe des Lys, le samedi 23 octobre 2010 à partir de 20h00 à l' Espace-Art-Gallery d'Ixelles artespacegallery.jpg
Tout à propos de cette gallerie.
Gestion de la soirée
Bob Boutique - baudouin.boutique@skynet.be
Invitant
Réseau des Arts et des lettres en Belgique francophone
Invités:
Blog
Auteur/interview
Titre + commentaire + couvertures
Lauriers
Extraits
bobclin.jpg Boutique Bob
baudouin.boutique@skynet.be
Contes bizarres (2008)*
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billingtonolivia.jpg Billington Olivia (Livvy)
Elle, une autre (2010) elleuneautre.jpg
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gauthierhiernaux.jpg Hiernaux Gauthier
(une autre interview)
Le rêve de Maximilien (2007) maximilien.jpg
Le livre de Saon (2008) saonrecto.jpg
Le triangle sous le sable (2010) trianglerecto.jpg
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AlainMagerotte.jpg Magerotte Alain
Bizarreries en stock (2004) magerotte1recto.jpg
Restez au chaud, dehors il pleut... (2006) magerotte2recto.jpg
Le démon de la solitude (2007) magerotte3recto.jpg
Tous les crimes sont dans la nature (2008) Scan%20cover%20Magerotte004%282%29.jpg
Crimes et boniments (2009)* magerotte6recto.jpg
** "Corres-
pondances"
katemillie.jpg Milie Kate
Une belle époque (2009)*
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contes Plasschaert Daniel
La gloire amoureuse (2009)*
(un autre commentaire)
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Le monde opaque (2009)
(sorti en DVD)
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mondeopaquerv.jpg
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Sienne de ville..!

Je mets la dernière touche à la rédaction de ce carnet en Toscane.

Encore la Toscane vue par un artiste..!sanguine

Après tout, j'ai fait Venise et j'y retourne de suite.. bref, faute de Venise, je me paye la Toscane. Ne vous méprenez pas, je ne compare pas Venise et la Toscane. On ne peut pas aimer Florence si on aime "trop" Venise.

Florence est écrasée étouffée de trafic. Trafic qui tue le plaisir de la déambulation dans ses rues offertes aux bagnoles.

Alors ici, on se réfugie dans les musées ou les voitures ne sont pas encore acceptées. Alors , voir Florence et ses musées, Venise et ses pavés libérés.

Et je reviens sur la toscane avec le choc de la ville de Sienne. Et je constate l'amour de ces Italiens pour les moteurs pétaradants. Le jour de notre arrivée à Sienne, c'est le défilé des chevaux.. pas de ceux qui hénissent, ceux qui rugissent, les 12 cylindres sont là sur la Piazza del Campo, le rouge Ferrari à remplacé la terre de Sienne et ça se voit, ça s'entend de ruelles en vitrines qui en vibrent de ferveur ou frayeur...?

La suite demain..

aquas floor

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Point d'orgue

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La vie est une partition,

La mélodie n’en est jamais écrite,

Chaque note se joue en solo,

Mais chacune d’elle fait aussi partie d’une incroyable symphonie

Dont le final,

un point d’orgue irréel,

Nous laisse sans vie.


Nadine Lia

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C’est en 1870 que Verlaine publie « La bonne chanson », recueuil de poésies lyriques. Ces poèmes, qui lui furent inspirés par ses fiançailles avec Mathilde Mauté de Fleurville, expriment la joie et la tendresse du poète pour la créature qui est sur le point d'entrer dans sa vie: du même coup, l'auteur redécouvre, dans toute sa pureté, le charme de la création. En célébrant la beauté de sa fiancée, la beauté de son sourire et de ses baisers ("La lune blanche"), l'artiste exprime en un frisson délicat, l'amour attentif qu'il porte à tous les petits événements de la vie quotidienne ("La dure épreuve va finir"). La figure de la femme aimée illumine toute son existence et l'incite à contempler les souffrances des humbles: grâce à elle, le poète atteindra à la paix tant désirée ("Le bruit des cabarets"). Son inspiration est liée à son mariage imminent, si bien que ce recueil a quelque chose d'heureux et de facile: toute émotion se résout en une musique légère et sentimentale. A côté de ces effusions lyriques, on peut noter d'aimables poèmes descriptifs, certaines observations spontanées et fraîches qui rappellent la première manière de l'auteur, alors qu'il était encore fidèle aux principes de l'école parnassienne. A ce recueil, comprenant à l'origine vingt-et-un poèmes sans titre, il faut ajouter trois "Vieilles bonnes chansons" de 1869-1870, comprises d'abord dans les "Confessions" de 1895, et la dédicace à la femme aimée, qui ne fut pas imprimée alors, mais parut dans une revue en 1897, puis en 1913 parmi les "Oeuvres posthumes": dans ces petites poésies, Verlaine affirme de nouveau son idéal d'une vie qui, dans sa simplicité familière, serait entièrement consacrée à l'affection d'une âme qui en serait digne.

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administrateur théâtres

Michaël P i a n g e r e l l i…dit « le P i e n g »

Attention, ils sont presque connus, ils viennent de gagner à l'Alhambra de Paris la finale 2010 de Zickmeup, le portail accélérateur de talents ! Ils sont tombés sur la scène de la Samaritaine pour ouvrir la nouvelle saison avec la joie des saltimbanques et nous offrir un magnifique bouquet de chansons françaises décapantes, nostalgiques ou rebelles. . . « Et Dieu créa le saltimbanque et vit que ce fut le bordel, mais le plus beau bordel qui soit… »

Cela démarre souvent en douceur, puis les décibels s’emportent, mais qu’importe ! Le talent est là, nerveux, fougueux plein de feu. Le jazz est là, l’artiste touche à peine terre au milieu de ses acrobatiques pas de charleston, sur guitares aux accents manouche! Cela sautille de toutes parts. Cela pétille dans les cœurs. Fascinant ! Et l’orchestre enchaîne, impassible comme une rivière de rythmes.« Fais-moi confiance, c'est pour toi que mon cœur danse... »

Tout charisme et chaleur humaine, Michaël Piangerelli, dit le Pieng, dialogue joyeusement avec le public qui exulte, ravi d’être convié au jeu de la fête… Les textes ont du fond, de la poésie, de l’humour, de la dérision, de la musicalité. De jolis titres de chansons : Ma gitane, Je cherche ce mot, Il y a des nuits, Pieuse brebis, … Son employeur : Le monde, son école : les ghettos de Mouscron paraît-il! Ses muses, toutes les femmes, et la sincérité comme étendard. Sa présence en scène vous coupe le souffle et arrache des larmes de rire. « Piangere » en italien. Sa troupe l’entoure de bonheur, de chœurs et vibre sous sa magie. Le public est saturé de plaisir, mordu par le diable, enivré de vie. Vivent les bateleurs!

Chant: Michaël Piangerelli
Guitare, choeurs:
David Caporaso
Guitare, choeurs:
Paul Guernier
Basse:
Dimitri Evers
Batterie:
Benoît Derycke

http://www.lasamaritaine.be/informationsprat/index.html

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