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Ecrire,

 

Ecriture,

désert tout en fleurs,

avec juste au dessus

un ciel d’encre clair-obscur ;

jardin éthéré,

brume bleue,

puis ma mère avec Pierre partout,

imprécis, monumentaux,

ajustés à mes mots ;

à l’abris de l’oubli et du froid

vous êtes,

de moi complémentaires,

non éphémères.

 

Ecrire me rend entière,

première.

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Le violonniste et l'enfant.

 

C’est le soir,

Montmartre est bleu, lumineux,

un homme solitaire, un peu solaire et sans le sou

est assis sur un blanc,

un peu fou.

 

Il porte avec grâce un violon

enténébré par l’ombre ;

il joue les arbres, les oiseaux,

les fleurs, le ciel et l’océan :

La lenteur, la transparence du Monde débutant.

 

A deux pas,

une petite fille prénommée Blanche,

adossée à une rose immense

 l’écoute en grandissant,

 s’enracine dans la terre au ciel mélangée,

entend et apprend le monde originel, l’ensoleillement ;

c’est tout naturellement alors qu’elle songe

à l’’écriture.

 

Ne plus jamais être seule.

 

Puis elle s’en va, silencieuse et

radieuse, le cœur tambourinant très fort, renaissant,

 par deux multiplié.

 

Les yeux de Blanche rivalisent

en amplitude avec le ciel, avec la

mer, avec vous.

 

Elle est devenue grande ce soir là,

poétesse.

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D A N S E U S E

 

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Or elle

Telle d’un temple l’architrave

Tablant sur la puissance grave

De son corps souple dont l’étrave

Fend l’air immaculé

Et danse

 

 

Oui Elle

Seins bombés sans retenue sans

Aucun scrupule et indécent

Peut-être mais comme elle le sent

Son corps de flamme

Se nue

 

 

Car elle

C’est la danseuse ourlée de vie

Dont aucun des pas ne dévie

D’un absolu qui vous défie

D’une innocente

Puissance

 

 

Elle danse sur mes paupières

Et je ne puis fermer les yeux

 

 

Tangente !

 

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Litanie des lys

 

Lys.  Fleur.  Fleur de lys

Blancheur

 

Echarpe.  Nappe.  Virginale

Candeur

 

Voile ailé.  Corolle.  Nacre en coupe

Coeur

 

Secret.  Beauté.  Silence

Et paix

 

Trois sont une. Trois sont reines. Trois seulement

Formes parfaites, l'âme du monde et ses ornements

Trois pointes pour trois blancheurs

Trois dames pour une fleur

Lys, lys, lys en fleur

Là demeurent trois pétals blancs.

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Le thème du concours était un proverbe irlandais : "Les soupirs portent plus loin que les cris".

542 poèmes concouraient.

 

Tends l'oreille.

Dans la mélopée du vent,

Se retrouve l'écho

De tous les soupirs

Et de ton chagrin.

 

Sifflement de merle

Devant la tombe, une femme

~Les yeux pleins de larmes

 

Sur la bouteille thermos,

des larmes de café.

Dans la nuit,

les soupirs sont les mots du cœur

comme à la lumière du jour,

les cris étaient ceux du corps.

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L'adolescent et la femme de pique.

 

La nuit descend, s’intensifie,

votre robe blanche est fluide,

mouvante au rythme de votre

corps.

 

Vos lèvres sont rouge-piment,

pulpeuses, bien trop vivantes,

 obsédantes pour les miennes intouchées,

closes et neuves, en attente.

 

Si pâles mais non moins vivantes ;

Il fait froid !

 

Vos lèvres butinent mon âme,

l’abîment un peu, s’en amusent,

désinvoltes me piquent le cœur impunément ;

J’ai peur.

 

Fracassante vous êtes

A l’égard de mon adolescence

faïencée, impuissante.

 

Oui vous êtes l’excroissance

d’un soleil meurtrier dans mon

perpétuel hiver.

 

Un genre de soleil noir.

 

 

 

 

 

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Epilogue

 

Le temps si long, si long le temps

Et l'attente indéfiniment

De quelqu'un qui ne viendra pas

De quelque chose qui ne viendra plus

Il se fait tard

Lorsqu'on a presque tout vu

Tout vécu

Et tout perdu.

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La main froide sous l'oreiller

 

Etre amoureux quand on est seul

C'est pleurer au jour qui se lève

Sentir le coeur au bord des lèvres

Comme un lys blanc dans un linceul

 

Amoureux de tout et de rien

De cette femme et de personne

Ou de ce vide qui résonne

C'est le froid, la soif et la faim

 

Retourner à son propre sang

Qui se répand, chaud, sur le seuil

Se vêtir de son propre deuil

Sentir l'abandon de l'enfant

 

Les pleurs et le sang se mélangent

Espérant dans le désarroi

La voix devient lasse et étrange

C'est être en exil hors de soi.

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FRANCE INTER invite le chanteur Basque Peio SERBIELLE

Bonjour à tous,

 

Je vous donne RDV le mercredi 30 novembre 2011 de 12h30 à 12h45 sur France Inter

 

Je serai l'invité de l'émission "Carnets de Campagne" pour parler, entre autres, du film  "XAN NAIZ NI – Voyage en Terres Sauvages",  réalisé avec Marc Large et Patrice de Villemandy.  26 minutes de douce respiration dans ce Pays Basque où  "la beauté, ça se mérite !", comme le disait si bien le photographe GilleCappé

Je vous parlerai également de la préparation de mon nouvel album  ZARA ("Tu Es"), 2ème chapitre de la trilogie NAIZ - ZARA - GARA  (Je Suis - Tu Es - Nous Sommes). 

 

Et le Site est toujours à votre disposition si vous souhaitez écouter, visionner d'autres émissions, lire les articles déjà parus, télécharger ou acheter le dernier album NAIZ

 

A très bientôt et merci de votre fidélité.

 

Peio

 

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Formation à la gestion durable d'un site patrimonial

Sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO, 20 gestionnaires de sites patrimoniaux venus de 13 pays différents (Belgique, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cap Vert, Chine, Congo, France, Moldavie, Niger, RDP Laos, Togo) se retrouvent à l’Abbaye de Cluny (Saône-et-Loire) du 4 au 14 décembre, pour élaborer une gestion durable d’un site patrimonial

Cette formation, animée par le Réseau des Grands Sites de France, dans le cadre d’un large partenariat, a lieu avec le soutien notamment du Ministère des Affaires étrangères et européennes et du Conseil régional de Bourgogne.

 

Cette formation à la gestion des sites patrimoniaux destinée à des responsables de sites naturels et/ou culturels, ainsi qu’à des décideurs institutionnels en charge des sites se présente, non pas sous une forme académique, mais comme une formation-action, privilégiant l’échange d’expériences entre responsables de sites culturels et naturels, issus de différents continents.

L’échange d’expériences avec des pairs, la prise en compte des situations de terrain, la mise en commun des difficultés rencontrées et des actions concrètes mises en oeuvre, le renforcement des capacités et la coopération entre gestionnaires… la formation part des réalités et problématiques auxquelles sont confrontés les gestionnaires participants et repose sur leur mobilisation active.

Le patrimoine est ici considéré comme un tout. L’expérience montre que les sites patrimoniaux sont rarement univoques, mais intègrent au contraire une pluralité de valeurs : l’interaction entre nature et culture se révèle dès lors un enrichissement fondamental de la vision d’un site et de l’action conduite. Le patrimoine s’affirme comme un levier potentiel de développement local durable, notamment au travers d’une valorisation touristique raisonnée et maîtrisée qui s’appuie sur les populations locales.

Le thème de l’implication des populations locales dans la gestion des sites a d’ailleurs été retenu par le Centre du patrimoine mondial pour célébrer en 2012 les 40 ans de la Convention du patrimoine mondial, «Patrimoine mondial et développement durable : Le rôle des communautés locales ».

L’objectif de la formation : que chaque stagiaire reparte à la fin de la formation avec des nouvelles cartes en main pour gérer les problématiques de son site, des outils pratiques qu’il puisse à son tour transmettre à ses équipes. Pour cela, la formation est centrée autour d’interventions basées sur des cas pratiques, des ateliers, des échanges en petit groupe évidemment suivis d’une mise en commun.

Patrimoine et développement durable local, Habitants et patrimoine, Gérer un site : outils et métiers… autant d’ateliers thématiques animés par des spécialistes tels que Vincent Guichard Directeur du Grand Site de Bibracte-Mont Beuvray, Philippe Maigne, Directeur duGrand Site Sainte-Victoire, Anne Vourc’h, Directrice du Réseau des Grands Sites de France, Chloé Campo de Montauzon, Directrice de l’Association des Biens Français du Patrimoine Mondial, Marielle Richon du Centre du Patrimoine Mondial de l’UNESCO ou Marieke Steenbergen du Réseau Vauban.

La conception de l’édition 2011 de la formation s’appuie sur l’expérience et les évaluations des précédentes sessions de formation organisées en 2007 et 2009 par Arts et Métiers ParisTech. Les Grands Sites et leurs homologues impliqués pour accueillir les stagiaires De nombreux sites du Réseau des Grands Sites de France et des partenaires de la formation s’investissent en ouvrant leurs portes aux participants : le stagiaire laotien (site de Vat Phu Champassak) passera plusieurs jours en immersion dans le Grand Site du Marais Poitevin, celui du Burundi (réserve naturelle de Rusizi) dans le Grand Site de la Baie Somme, celui du Cambodge (site d’Angkor) dans le Val de Loire…

Ces journées individualisées permettront des échanges avec les différents membres de l’équipe de gestion d’un site, mais aussi avec les acteurs locaux qu’ils côtoient au quotidien. C’est l’occasion pour les gestionnaires de Grands Sites, tous très motivés pour accueillir des stagiaires, de s’ouvrir à des expériences étrangères et de mettre en pratique leur solidarité avec leurs homologues internationaux.

L’action du Pôle international francophone de formation et d’échanges des gestionnaires de sites  patrimoniaux,  abrité dans l’Abbaye de Cluny, monument géré par le Centre des monuments nationaux, ne se limite pas à l’organisation de sessions de formation. Elle vise la constitution d’une véritable communauté d’échanges, alimentée par l’ensemble des gestionnaires, d’un réseau international regroupant les participants de toutes les éditions de cette formation.

Une plateforme d’échanges Internet a été créée et un centre de documentation est disponible sur  www.polepatrimoine.org Elle vise aussi la mise en place de jumelages ciblés de site à site, ouvrant à des  coopérations sur la durée pour des sites rencontrant des problématiques similaires.

 

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NOSTALGIE... Extrait de "Des illusions"

Depuis que des sommités telles que le roi de Prusse et l’impératrice de Chine, sont venues s’installer dans la rue de Phoenix, plus rien n’est comme avant…

Sans se hanter, les voisins avaient un code de la convivialité et de l’entraide… Chacun savait quelle place ou quel rôle il avait à tenir auprès des autres…

Quand vous rentriez tard, il y avait toujours bien un morceau de parking pour vous garer… Et si, malencontreusement, il arrivait que l’un ou l’autre empêche une voiture de manœuvrer, on trouvait normal de demander gentiment de bien vouloir déplacer le véhicule encombrant…

Tout cela se faisait en toute simplicité, avant… Avant leur arrivée… Un jour comme cela, sans crier gare … Des cris ! En effet, on en a entendu… beaucoup… pour tout et pour rien… Des disputes aussi… Jusqu’à ce que certains en soient venus aux mains…

Phoenix était bien contente de ne pas avoir de voiture… Cela lui permettait d’être au-dessus de la mêlée et de pouvoir encore s’entendre avec tout le monde… Et comme elle ne prenait parti ni pour les uns ni pour les autres, tous l’aimaient bien.

Pourtant, il lui semblait que les choses se dégradaient lentement mais sûrement… La police était souvent appelée à la rescousse… Comme ce matin, par exemple… Il ne faudrait plus longtemps pour mettre le feu aux poudres… Elle en avait bien peur… Elle avait quelques voisins « sanguins » et l’irréparable allait bientôt se commettre.

Des armes… Elle n’ignorait pas qu’à la campagne, beaucoup en possèdent encore… Malgré l’interdiction légale et l’obligation de déclarer les armes de chasse… Qui sortirait la sienne en premier ???

 

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Mon invité, Jules Laforgue

 

Mon invité du jour est un jeune poète.

Il va m’entretenir, mais d’un lointain ailleurs.

En silence, j’attends ses vers venus du coeur.

Pour l’accueillir chez moi, l’ambiance est parfaite.

 

Il va m’entretenir, mais d’un lointain ailleurs.

Une tombe est toujours glaciale et muette.

Pour l’accueillir chez moi, l’ambiance est parfaite.

Son âme vibrera, imprégnée de senteurs.

 

Une tombe est toujours glaciale et muette,

Quelle qu’en soit la place, agrémentée de fleurs.

Son âme vibrera imprégnée de senteurs.

Échappée, elle vogue en demeurant secrète.

 

Quelle qu’en soit la place, agrémentée de fleurs,

La vermine détruit, sans que rien ne l’arrête.

Échappée, elle vogue, en demeurant secrète,

L'énergie de cet être, émouvant de douceur

 

27 novembre 2011

 

 

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Quand vous tapez arts et lettres dans Google, le réseau apparaît tout au dessus de tous les résultats sur  (Environ 20.200.000 résultats) !

 

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Si vous tapez:  site:ning.com arts et lettres, vous constaterez que Google a indexé Environ 33.600 résultats !

 

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L'on peut conclure que nos ingénieurs ont magnifiquement travaillé pour rendre le réseau particulièrement visible sur Internet.

 

Robert Paul

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TOUT SIMPLEMENT.

Ce murmure qui traverse

Le rideau du silence

Pour nous toucher au coeur!

 

Le chant après l'averse

Que l'oiseau en cadence

Offre à notre langueur.

 

Cet espoir qui nous berce

Avec inconséquence

Ce désir de bonheur!

 

Le plaisir qui bouleverse

La mémoire en partance

Vers un avenir trompeur!

 

Et ce rire qui déchire

Aux creux de nos erreurs

De nos vieilles douleurs...

J.G.

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la trilogie d'arlequin

Mes amis j’ai eu le plaisir de vous présenter : « le songe d’arlequin », « pierrot » et « les amours de colombine ». Je vous présente aujourd’hui cette trilogie telle quelle fut exposée au palais des congrès de la Grande Motte et vous propose quelques réflexions sur son contenu ésotérique.

A bientôt, amicalement Ben-Kâ

 

 

Noir pour arlequin, les enfers et la terre ou tout nait et meurt suivant le cycle de la vie.

En lui tout existe, des désirs, des projets, des possibles de façons indéterminés. Ses habits en  sont le reflet, en quelques sortes ils symbolisent l’espérance en demain.

Argent pour pierrot et la lune et le monde de l’imaginaire, des reflets et des apparences, divinisant la femme et la puissance fécondante de la vie. Luminaire éclairant le chemin toujours dangereux de l’imagination et de la magie pour qui à ouvert la porte du mystère afin d’y découvrir la « VIE ».

Rouge pour colombine le soleil et la vie. L’inconstante nature ses diversités, ses dures lois que nuls ne maitrise, ainsi est colombine, un pied dans les enfers et les amours charnels, et l’esprit plein de rêves. Ainsi vie –t –elle sans cesses d’un monde à l’autre ou dans les deux en même temps.  Dans la commedia d’el ARTE arlequin est le père et l’amant de colombine qui est l’amie de pierrot.

Quoi de plus normal en somme.

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administrateur théâtres

EXPO : Ferdinand Schirren, EN PROMENADE DANS SES JARDINS IMAGINAIRES.

 

22.11.11 > 04.03.2012 au Musées royaux des Beaux-Arts

Salles Fondation Bernheim et René Boël

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique poursuivent la mise en valeur d’artistes moins connus, mais bien représentés dans leurs collections, en proposant une exposition cette saison, consacrée à Ferdinand Schirren (1872 – 1944). Cet artiste est considéré comme le premier ‘fauve’ belge. Lors de séjours à Paris, il entre en contact avec les œuvres de Signac, les nabis et les jeunes fauvistes. Il restera cependant dans l’ombre de l’omniprésent Rik Wouters.

Toutefois, grâce à leurs dernières acquisitions, les Musées possèdent un ensemble d’œuvres de Ferdinand Schirren représentatives de toutes les phases de son évolution artistique ainsi que des différentes techniques qu’il employait. Il débute comme sculpteur. Son œuvre maîtresse, qui est aussi une œuvre de jeunesse, est un buste d’Helena P. Blavatsky, grande dame du mouvement théosophique, un courant ésotérique basé sur l’étude comparée des religions. Ce portrait, d’une expressivité étonnante, est unique vis-à-vis de la  production sculpturale  que le visiteur pourra aussi découvrir au fil de l’exposition.

Revirement de Schirren en 1904 vers la peinture et le dessin. Il  confère une grande autonomie à la couleur, à partir de laquelle il construit les formes, des volumes sculpturaux. Retiré dans la quiétude de la campagne brabançonne, il aboutit vers 1906 à des résultats proches des aquarelles de Matisse, Manguin ou Camoin réalisées à Collioure en 1905. On peut admirer ses premières peintures à l’huile datant de 1904 et des aquarelles de 1906, qui témoignent  d’un « tachisme nerveux ». Couleurs brillantes.

 Durant la Première Guerre Mondiale, il se met aussi à la peinture à l'huile mais, vers la fin des années 20, il opte à nouveau pour la peinture à l'aquarelle, où le constructivisme refait son apparition et dans laquelle la palette reste atténuée. Plus tard, la facture deviendra plus libre et plus colorée avec des modulations de teintes floues caractéristiques. A surtout peint des intérieurs avec figures, des nus, des portraits, des paysages et, vers la fin de sa carrière, également des natures mortes. Dans les dessins et surtout dans les aquarelles, Schirren fait preuve dès le début d’une aisance certaine et d’une audace qui ne se retrouveront dans sa peinture qu’à partir de 1917 avec son chef-d’œuvre «La femme au piano». «Maternité» est une harmonie de couleurs saisissante, les deux visages de la mère et de l'enfant  noyés d'amour émergent de flots de couleurs verts et bleus. Une Nativité ? La couleur comme moyen essentiel de construire une œuvre synthétique devient alors le fil conducteur jusqu’à la fin de sa vie, bien qu’en tant que sculpteur, il ait également un vrai don pour le dessin ‘noir et blanc’ et une attention particulière pour la forme.

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Entre 1910 et 1912, il travaille d’ailleurs essentiellement au fusain ou à la sanguine. Ces dessins – scènes d’intérieur, nus et portraits – sont d’une grande sensibilité et d’une douce expression.

 « Intérieur symboliste »,  est un pastel sur papier, barré  entièrement d’une pluie d’or. Le personnage assis sur une chaise  nous tourne le dos et fixe une toile verte qui fait penser aux nymphéas. « Sur le sable » nous parle de l’été, un  transat à rayures et une tente de plage y sont à peine esquissés, le reste, c’est le rêve, personnifié dans  la silhouette d 'une femme assise.Vous l’aurez compris, entre sculptures, peintures, aquarelles et ‘noirs et blancs’, cette exposition consacrée à Schirren fera le bonheur de chacun. Avec des sujets relevant surtout de la vie intérieure, une œuvre souvent intimiste et des aquarelles d’une matérialité « évasive », SCHIRREN NOUS EMMÈNERA EN PROMENADE DANS SES JARDINS IMAGINAIRES.

Visites guidées sur rendez-vous

infos : reservation@fine-arts-museum.be

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Ferdinand Schirren, Au jardin, (vers 1906)
Aquarelle sur papier, 70 x 54 cm
MRBAB-KMSKB, Bruxelles, © Sabam Belgium 2011
Grafisch Buro Lefevre, Heule © MRBAB - KMSKB

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GALETANUS LE MAGICIEN

 

 

Dans le monde moderne, le temps fait de sérieux ravages…

Phoenix n’y échappe pas : si elle n’a pas encore besoin de lifting, de nombreux fils d’argent parsèment sa longue chevelure sans couleur…

Elle manque d’entrain… On dirait que toute la magie, la pétulance qui émanaient d’elle s’éteignent peu à peu…

Nymphea, ayant échappé à la vigilance des espions de Melodia, en est désolée pour son amie…

Jamais à court de ressources, elle lui présente, un magicien qu’elle a connu dans une autre vie à Brocéliande : Galetanus, grand prêtre du bon goût et de la beauté…

Il avait quitté la forêt magique suite à un coup de cœur pour une belle mortelle qui, depuis l’avait laissé tomber… Cruelle déception, mais il n’en était pas mort… Au contraire, son charme et son flegme faisaient de lui  la coqueluche de toutes celles qu’il rencontrait…

Leurs époux n’y voyaient que du feu puisqu’il les rendait plus attrayantes, plus désirables…

Il en restait néanmoins très énigmatique… Et c’était bien ainsi… Son cœur ne battait pour aucune d’entre elles…

Il gardait son petit jardin secret qui lui permettait de souffler un peu à chaque fois qu’il quittait le lieu où il officiait.

Que dire du Temple de la beauté ? Entre hall de gare et salon de thé… Le Grimoire des Secrets transposé dans la réalité… Chacun, chacune y déposait ce qu’il voulait bien… Le bon comme le mauvais… Galetanus veillait à ce que tout se passe au mieux pour tous…

Il était secondé par quelques lucioles, amies de Lucille, qui avaient préféré le suivre hors de Brocéliande… Lui-même avait bien connu Maurice au temps où ce dernier poussait encore le bouchon trop loin… Ils étaient d’ailleurs restés en contact mais Galetanus recevait peu de nouvelles depuis que Melodia avait mis son dictat sur la forêt magique.

La première entrevue entre le magicien et Phoenix se déroula on ne peut mieux… Mise immédiatement en confiance, elle accepta qu’il la transforme… Il était très doué et la petite magicienne plutôt docile…

Elle n’était plus celle que Merlin avait connue… Puisqu’elle n’avait pas su le retenir, il faudrait qu’elle se débrouille sans le pouvoir de l’amour pour rester éternellement jeune…

Elle n’ignorait toutefois pas que les pouvoirs de Galetanus étaient limités… Elle était à l’automne de sa vie… L’hiver venait vite dans le monde réel… Mais elle comptait bien en profiter et ne rien laisser au hasard.

 

Quelques coups de ciseaux magiques… Un peu de poussière d’étoile… Une palette permettant des mélanges de couleurs illimités… Deux ou trois incantations… Et Galetanus, le magicien aux doigts de fée redonna un nouveau printemps à notre petite magicienne !

Elle venait le voir à chaque fois qu’elle manquait d’un peu de peps… Il lui redonnait de la couleur… En prenant beaucoup de plaisir à discuter de choses intéressantes…. Elle appréciait tout particulièrement l’humour avec lequel il traitait ses clientes… Il ne leur envoyait pas dire… Le paquet emballé dans un joli papier doré… Toujours avec le sourire… Mais c’était dit quand même !

 

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