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HAÏKUS CHAMPETRES DU 28 JUILLET 2012

 

               Un deux trois cailloux

               Onde glacée dans les prés

               Rivages d'été

               Broutent  chenilles

               Frêle herbe  arrosée

               Arnica dressée

               Nuages montants

               Raisonnent les clarines

               Troupeaux apeurés  .   

               

               Raymond  Martin

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Une exposition émouvante

 

Né de l'art, l'émerveillement
Nous emplit d'une joie profonde
Et le sublime crée des ondes
D'un délectable envoûtement.
...
Des poètes peuvent penser
Qu'ils sont pénétrés d'une grâce,
Et qu'une muse leur fait face,
Les aidant à se surpasser.
...
Tout compositeur a sa muse,
Chaque artiste peintre la sienne.
Que la transcendance survienne,
Elle les grise, les méduse.
...
Hier, dans le ravissement,
J'ai pu voir, métamorphosées,
Par deux sculpteurs du Zimbabwe,
Des roches mises en mouvement.
...
L'un d'eux me dit, en confiance,
Qu'elles leur parlent audiblement,
Les guident vers leurs préférences:
La pureté et l'élégance.
...
27 juillet 2012

Ré: Exposition à Beaconfield dans le parc longeant le fleuve St-Laurent

 

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Ces sauterelles en métal

Tout commença ainsi si j’ose dire. Un phénomène phénotype s’exhibant cru à ciel ouvert. Le code intenable enfui aux fins fonds de ces primates «idéogènes» prédit l’issue programmée de ce jeu presque existentiel aux fins fatales.

 

Au début, elle n’a rien compris. Nadia fait partie de ces primates, comme moi d’ailleurs, qui se croient avoir échappé aux roues infernales de cet engrenage planétaire aux grincements lugubres et infernaux. De ceux qui sont en dehors de cette chaine automatique conçue pour ces mêmes primates idéogènes, pour les aider à mieux intégrer la mécanique harmonieuse et macabre pour leur meilleur et parfaite désintégration et assimilation finale. Une vraie course instinctive et intelligente facilitée par cette armée d’humanoïdes cybernétiques, partout incrustés, vers cette fin tragique dictée par cette faim insatiable de destruction et d’extermination pré déclenchées et progressant inéluctablement au point de non retour.

 

Nadia me croyait dingue. Me regardait sans cesse, de cette façon avec laquelle on regarde ceux qui nous annoncent notre fin soudaine et imminente.

 

Elle me jeta :

-         Adam, ressaisie-toi ! tu perds les pédales !

-           Regarde, là-bas au nord.. !

J’avais à peine eu le temps de pointer l’horizon du doigt que le déluge d’enfer s’abattit.

 

L’horizon était fermé par un mur monstrueux d’insectes métalliques géantes, de formes diverses, vrombissant et vomissant cette vomique hétérogène de bombes, de gaz, de missiles et de poudres «polycides»(1), hydrolysant de façon systématique centimètre carré par centimètre carré toute forme d’existence biologique ou mécanique sous leur aire de survol. 

 

C’est en ces instants du fin fond de l’enfer que j’ai failli perdre les pédales. Nadia ne m’a plus jamais fait cette remarque depuis. Elle sait maintenant que ces contingents venus du coté du nord n’étaient en fait qu’un simple exercice de routine , programmé , déclenché , piloté et guidé par ces bases hybrides de primates idéogènes à mille lieux aux lointains nord , nord-ouest ou n-importe où , en face de ces satellites géostationnaires qui jonchent la voute céleste.

 

Ça va de soit qu’aucun escargot, qu’aucune mésange, ni aucune autre espèce de vermine n’a survécu. L’engrenage fonctionne donc à merveille. On trinque partout avant que le contingent des sauterelles métalliques ne fasse escale au dessus, après le tour complet de la planète.                          

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Mouillé sur mouillé

Spalter, éponge, vaporisateur,

De l’eau coule et ruisselle

Sur le papier qui se gonfle, se détend.

Les pinceaux courent, se croisent.

Sur la feuille, une zone humide, un lac dirais-je.

Quelques zones en partie asséchées.

Je place une teinte puis deux, trois et plus.

La feuille basculée, renversée, redressée

Les couleurs fusent, se mêlent, se repoussent

Brillantes, ruisselantes par endroit

Puis se calment et s’assagissent.

J’ajoute, je retire.

J’attends, guette et ose.

Quelle magie ! C’est vivant !

Oh ! Voici le désastre, cela festonne !

Mais après tout, voyons ce que cela donne ?

Non, ce n’est pas judicieux à cet endroit.

J’interviens, modifie l’espace

Joue avec l’élément, créé des effets.

Ou les provoque ?

Pinceaux plats, en pointe ou biseautés,

Couleurs minérales ou teintures

Je construis et donne vie

Au portrait, hé oui, de grand-père.

Voici quel était le sujet

De cette belle journée de stage. 

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Nostalgie

Il est de vieux lieux qui vous tentent

Si tant est qu’ils ne sont que vent

D’une mémoire si lourde d’histoire

Où se pavanent les pas de l’enfance

Et flânent dans la belle insouciance

Des roses ruelles de l’âge tendre

Les beaux fruits de l’innocence

Et des passions immaculées

Des jeux le long des blanches journées

Et des rêves bleus des nuits sacrées

Des rêves si doux et consacrés

A bâtir de cotonneux châteaux

Cimentés de beaux souvenirs

Aux murs crème de soie drapés

Aux fenêtres sur l’amour ouvertes

Sur le désir de lendemains

Lumineux, de radieux chemins

Vers des Éden parfumés

De joies et de plein de jouissances.

 

Khadija, Agadir, Mercredi 25/7/2012

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Aura de lumière

Hier, j’entendis dire

Dans un conte lilas

D’une âme lumière, ces dires

Que je n’oublierai pas :

« Si j’avais don d’écrire,

J’aurais décrit la femme

Comme aura de lumière,

Hautaine mais sage et fière,

Des déesses l’héritière.

Qu’elle soit reine de Saba

Ou princesse Amazigh,

Elle garde dans le sang

Les valeurs, le bon sens,

L’amour, la bienveillance.

J’en aurais fait mon guide,

Ma lumière, mon encens.

Car loin de sa douceur

L’homme ne s'rait que néant

Et le monde ténèbres. »

Khadija, Agadir, vendredi 27/7/2012 à 03h15 du matin.

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Au père

les chênes abattus dans ta forêt

et les vignobles par toi seul

plantées

les fleurs de lin au bord de la route

tout est à toi

et tout t’écoute.

 

froufrous des feuilles séchées

champs de maïs et

champs de blé

la graine

t’attendait

non plus maintenant

raté recours

c’est moi qui attends.

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Structure

la terre est construite

de cœur sur cœur sur cœur

les cœurs de mes ancêtres

les cœurs et les douleurs

 

la terre brûlée

ma terre cuite

est à la fois en fleurs

et en odeurs

 

la terre ma terre confite

au son des voix

en vain la mort.

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COMPLAINTE...

Quand le printemps est beau

Et l'amour à zéro...

Contrariété!

Quand les années s'entassent

Que la vie nous dépasse...

Contrariété!

Quand les enfants soudain

Cherchent d'autres lendemains...

Contrariété!

Et quand avec le temps

On oublie d'être amants...

Contrariété

 

Quand les mots font défaut

Ou qu'on les crie trop haut...

Contrariété

 

Quand le corps nous trahit

Et qu'explosent les non-dits...

Contrariété!

 

Quand les rides s'installent

Que la jeunesse détale...

Contrariété!

 

Quand malgré son courage

On est pris dans l'orage...

Contrariété!

 

Quand les oiseaux meurtris

Recherchent en vain leurs nids...

Contrariété!

 

Mais quand des lèvres enfin

Viennent boire nos gros chagrins...

Somptuosité!

J.G.

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RECIFS & SABLIER

 

L’horizon de tempêtes lourd de nuages en pleurs,

Crève  les   meurtrissures  nées  avec  le  drakkar,

D’une enfance blessée rompue dans les malheurs,

De barbaries portées sur le corps au moindre écart.

 

Fraîcheur  de  la  puberté humiliée par les coups,

Décochés  par  le  hasard  des  haines  parentales,

Sur la gosse symptôme, témoin gênante pour beaucoup,

De leurs profondes rancoeurs  et désunion fatale.

 

Magie  noire  des  chagrins  conduit  au  mariage,

D’un lourd roman reproduit dans le choix de l’inconnu,

Doux et pur d’apparence qui détruit dans ses rages,

                                                   Femme et enfants malmenés sur le terrain bien connu                                                                             ………..des violences psychologiques

 

Combats des passés sombres, de l’au-delà du futur,

Morne, le temps s’égrène en chapelets indigents,

D’un  amour  chimérique,  triste  caricature,

De  rêves  romantiques  à  l’idéal   exigeant.

 

Et  coule  le  sablier  des  instants  inexorables,

Accompagnant le  déclin de veilles sans avenir,

Pour l’histoire qui s’éteint sur des rives de sables,

Jaunis par  l’existence  de  pénibles  souvenirs.

 

Les  vagues  d’amertume  s’éclatent  douloureuses,

En pleurant sur les récifs de désespoirs clandestins,

Dissimulés  dans  le  cœur  de  fièvres  dévoreuses,

De  sagace  conscience  vide  du  feu  des  instincts

……. Morts !

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

 

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12272817662?profile=originalIl s'agit d'un recueil de quatre dialogues «poetiques, fort antiques, joyeux et facetieux» de Bonaventure des Périers (1510-1543?), publié à Paris sans nom d'auteur chez Jehan Morin en 1537.

 

Sur intervention extraordinaire de François Ier, qui voyait dans l'ouvrage de «grands abus et hérésies», le Parlement de Paris saisit la Sorbonne: bien qu'en désaccord manifeste avec l'opinion du roi, la faculté recommanda la destruction du Cymbalum mundi. L'imprimeur fut emprisonné et Des Périers, identifié comme l'auteur du livre, n'échappa aux conséquences de l'affaire qu'avec l'appui de Marguerite de Navarre.

Comme d'autres textes provocateurs et paradoxaux de la Renaissance _ Pantagruel ou l'Éloge de la Folie _ le Cymbalum mundi puise largement dans les écrits de Lucien de Samosate: dieux et hommes y sont les protagonistes d'une comédie où l'influence rhétorique le dispute à la sotte crédulité; à l'instar de son modèle grec, Des Périers raille la quête d'un savoir manifestement inaccessible à l'homme, et réserve ses critiques les plus mordantes à l'irréductible antagonisme des doctrines et des écoles philosophiques: dénonciation de la vanité intellectuelle, le second dialogue du Cymbalum mundi emprunte plus d'un élément aux Sectes de Lucien.

 

Mercure descend à Athènes pour y faire relier, sur la demande de Jupiter, le Livre des destinées. Dans un cabaret, deux hommes qui feignent de ne pas le reconnaître se joignent à lui. Tandis que Mercure s'éloigne momentanément, ils lui volent le livre, qu'ils remplacent par un autre. Les deux hommes cherchent ensuite querelle au dieu, et Mercure quitte le cabaret (dialogue I). Averti par Trigabus de l'activité des philosophes, qui s'acharnent à chercher dans le sable des morceaux de la pierre philosophale, Mercure, déguisé en vieillard, se rend auprès d'eux: il raille leur «crédulité» et leur «égarement» (II). Mercure exige publiquement, à Athènes, la restitution du livre dérobé; il rencontre Cupidon qui lui révèle comment les deux hommes du cabaret, après s'être emparés du livre, s'en servent pour prédire l'avenir. En «manière de passe-temps», Mercure fait parler un cheval, au grand ébahissement de tous (III). Deux chiens, ayant jadis appartenu à Actéon, s'entretiennent de sujets divers, et notamment de «la sotte curiosité des hommes pour les choses nouvelles et extraordinaires» (IV).

 

L'imprécision embarrassée de l'arrêt du Parlement à l'encontre du Cymbalum mundi («Nous le supprimons bien qu'il ne contienne pas d'erreur en matière de foi, mais parce qu'il est pernicieux») illustre suffisamment la difficulté d'appréhender un tel ouvrage. Si la doctrine religieuse de l'auteur résiste à toute formulation positive, est-il possible au moins d'ouvrir quelques voies d'accès à ce texte insolite?

Moins énigmatique qu'on l'a dit, le titre du recueil dessine une perspective générale qui atténue le caractère disparate des quatre dialogues. Vraisemblablement emprunté à la première Épître aux Corinthiens, le «cymbalum mundi» désigne métaphoriquement un verbalisme bruyant, que ses excès ont coupé des sources vives du sentiment religieux: «Quand je parlerais, dit saint Paul, les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis [...] une cymbale qui retentit» (13,1). Le monde que découvre Mercure descendu sur terre est en effet celui du «grand babil et hault caquet» (II): les secrets du Livre des destinées sont divulgués par deux hommes avides de succès faciles, les philosophes persuadés de détenir une parcelle de vérité se transforment en «perroquets injurieux», et même l'un des chiens d'Actéon, doué de parole, est tenté d'éblouir les hommes par cette faculté extraordinaire. C'est indiscutablement le second dialogue qui donne à la satire de l'outrecuidance verbale sa dimension la plus brûlante: les «veaux de philosophes», Rhetulus et Cubercus, qui cherchent dans le sable des morceaux de la pierre philosophale, rappellent irrésistiblement les théologiens incapables de s'entendre sur le sens de l'Évangile; leurs noms mêmes, anagrammes latinisées de Luther et de Bucer, renvoient à l'éclatement de la Réforme en sectes concurrentes. Chargé de réminiscences érasmiennes, l'épisode peut être lu comme l'expression d'un évangélisme soucieux d'établir, par-delà les gloses, une relation d'humilité intellectuelle avec l'Écriture. Le dialogue final des deux chiens d'Actéon semble d'ailleurs confirmer cette interprétation: à son compagnon vaniteux, le second chien, qui «n'ayme point la gloire de causer», oppose un éloge du silence qui rejoint les vers de Marguerite de Navarre sur l'impuissance foncière du langage. Tous les théologiens enflés d'un verbe arrogant, catholiques et réformateurs, seraient ainsi voués à la même réprobation.

 

Il reste qu'une petite phrase du second dialogue mine la cohérence évangélique du recueil, et oriente l'interprétation en un sens nettement libertin: les philosophes, dit Mercure, ne font «aultre chose que chercher ce que à l'avanture il n'est pas possible de trouver, et qui (peut-estre) n'y est pas». Serait-ce que l'Évangile lui-même et les dogmes essentiels du christianisme n'échappent pas au soupçon d'invalidité? Il paraît vraisemblable, depuis les investigations de Lucien Febvre, que Bonaventure des Périers a puisé quelques-unes de ses idées les plus audacieuses chez Celse, polémiste antichrétien du IIe siècle, connu essentiellement par la réfutation qu'en fit Origène dans son Anticelsum. Aux yeux de Celse, l'absurdité de la naissance virginale, de l'Incarnation et de la Résurrection ne fait aucun doute: quelques tours de charlatan ont suffi à Jésus pour accréditer les fables les plus grossières. Des Périers a-t-il été sensible, comme d'autres libertins de la Renaissance, à ces idées radicales? Il n'est pas exclu en tout cas que le Mercure du Cymbalum mundi, faiseur de miracles et émissaire de son père parmi les hommes, soit une transposition dénigrante de la figure du Christ. L'ultime dialogue des chiens prendrait alors une autre dimension, l'apologie du silence impliquant la nécessité de voiler sous une facétie mythologique les provocations religieuses.

 

Condamné à la fois par la Sorbonne et par Calvin dans son Traité des scandales, le Cymbalum mundi résiste, en ces temps de déchirements confessionnels, à toute instrumentalisation doctrinale. Faut-il parler de déisme, d'évangé-lisme, de libertinage spirituel? La réponse importe moins au fond que la question ouverte par Des Périers: s'il est bien improbable que le langage s'articule sur l'être, l'exercice de la parole ne doit-il pas renoncer, enfin, à des présomptions métaphysiques destructrices de toute sociabilité et de tout bonheur de vivre?

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L'aller et le retour

 

Emportée, doucement, dans la non existence,

Je refais étonnée surface dans la vie,

Sans avoir souvenir d'aucune griserie.

Ne sais ce qu’il advint de moi dans mon errance.

...

Je refais, étonnée, surface dans la vie

Pas d’images venant colorer le silence.

Ne sais ce qu'il advint de moi dans mon errance.

Le soleil est absent de ma rue endormie.

...

Pas d'images venant colorer le silence.

Nul oiseau attardé à courtiser sa mie.

Le soleil est absent de ma rue endormie.

Attentive, j'espère accueillir la brillance.

...

Nul oiseau attardé à courtiser sa mie,

Sans doute qu'a pris fin le temps de leurs vacances.

Attentive, j'espère accueillir la brillance.

Revenue, en santé, où s'écoule ma vie.

...

16 septembre 2005

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À la case «Âge d'or »

Doux ami,

Soudain, je pense, avec tendresse,
À cette si lointaine adresse,
Où tu m’accompagnais souvent.

Je te taquinais tout le temps.
...
Devant nous, une longue route,
Semée d’embûches et de doutes.
Nous avons fait de notre mieux,
Nous sommes rejoints, déjà vieux.
...
Mais que m’importe l’âge d’or,
S’il ne me cause pas de torts.
Je suis redevenue coquette
Et fais de nouvelles conquêtes.
...
Je ne crie pas sur tous les toits
Que j’eus vingt ans plus d’une fois.
D’ailleurs je n’en suis pas très sûre,
Quand je me réfère à l’usure.
...
À distance, aux jeux de l’esprit,
On échange sans parti-pris.
Je me prévaux de ma sagesse,
Toujours empreinte d'allégresse.
...
Tu vois, je garde mon allant
Et toi, tu en fais tout autant.
Il nous fallut beaucoup de chance,
Du courage et de l’endurance.
...
Rue Rovigo, t'en souviens-tu?
Une impasse peu attrayante,
Dans une ville pétillante.
Alger, la Fac et ce qui fut !

Ier février 2006

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Le jeu des couleurs

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La nature, avec art, façonne des volumes

Harmonieusement, les orne de couleurs.

Elle crée en tout temps, possède poils et plumes

Certes, ce qu’il lui faut pour faire des splendeurs.

...

Des teintes et nuances engendrent des émois.

Quand l’ardente lumière active et ensoleille,

On ressent aussitôt une forme de foi.

Le désir de créer, chez certains, se réveille.

...

Je pratique souvent un jeu qui m'impressionne:

Sur du blanc, je répands de multiples couleurs.

Je les vois dessiner des taches, qui m’étonnent,

Les confondre, et former un captivant ailleurs.

...

Alors qu’il faut talent et savoir-faire, en art,

Le jeu que j’ai trouvé n’exige nulle science.

Le résultat dépend strictement du hasard.

Lors, je me sens comblée, quand j’ai eu de la chance.

...

27 novembre 2008

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Une statuette d'ébène

 

 

Hier, j'ai eu un coup de coeur,

À la vue d'une statuette,

Égarée sur une tablette,

En vente chez un brocanteur.

...

Un Africain d'un noir d'ébène,

Taillé, ciselé avec art,

Qui a captivé mon regard.

Une grâce plus qu'une aubaine!

...

Le sculpteur de cette oeuvre exquise,

N'y a pas incrusté son nom,

N'ayant pas besoin de renom,

De la célébrité qui grise.

...

Je pense aux hommes et aux femmes,

Artisans, dans le monde entier,

Qui excellent dans leur métier,

Dont le travail charme notre âme.

22 juillet 2012

...

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La Bible

 

 ANCIEN TESTAMENT                                 NOUVEAU TESTAMENT

Livres historiques: 

                    Genèse                                        Evangile de saint Matthieu

                     Exode                                          Evangile de saint Marc

                     Lévitique                                      Evangile de saint Luc

                     Nombres                                      Evangile de saint Jean

                     Deutéronome                                Actes des Apôtres

                     Josué                                            Epîtres de saint Paul

                     Juges                                            aux Romains

                     Ruth                                              aux Corinthiens

                      Samuel                                         aux Galates

                     Rois                                               aux Ephésiens

                     Paralipomènes                               aux Philippiens

                     Esdras                                            aux Colossiens

                     Néhémie                                          aux Thessaloniciens

                     Tobie                                               à Timothée

                     Judith                                               à Tite

                     Esther                                              à Philémon

                     Macchabées                                    aux Hébreux

Livres didactiques:

                     Livre de Job                                    Epîtres canoniques

                     Psaumes                                         saint Jacques  

                     Proverbes                                        saint Jean

                     Cantique des cantiques                     saint Pierre

                     Ecclésiaste                                      saint Jude

Livres prophétiques:

                      Isaïe                     

                     Jérémie                                            Apocalypse de saint Jean

                     Baruch                  

                     Ezéchiel                                            Apocryphes

                     Daniel

                     Osée

                     Joël

                     Amos

                     Abdias

                     Jonas

                     Michée

                     Nahum

                     Habacuc

                     Sophonias

                     Aggée

                     Zacharie

                     Apocryphes

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Ton p'tit coeur,

 

Je suis éprise de ton p’tit cœur,

tout doux, en velours,

fondant  comme mon premier cachou,

mon roudoudou !

En toi si seul, un peu sauvage, chétif et sage ;

ton p’tit cœur contre le mien,

apprivoisé mais libre,

d’impatience hors de toi palpite,

me touche et me livre

sa géographie, son histoire !

Chacun de ses battements,

 n’est plus un tremblement,

 encore moins un automatisme,

 mais un sursaut de joie, une évidence,

une mélodie que les mots de mon cœur,

de mon âme, rendent accessibles

 aux autres, au Monde.

Cri magistral de bonheur !

Étonnement et découverte tout le temps.

Être aimé et le savoir,

fait grandir à l’infini,

jusqu’à l’atteinte de son propre sommet.

 

 

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