Un deux trois cailloux
Onde glacée dans les prés
Rivages d'été
Broutent chenilles
Frêle herbe arrosée
Arnica dressée
Nuages montants
Raisonnent les clarines
Troupeaux apeurés .
Raymond Martin
Un deux trois cailloux
Onde glacée dans les prés
Rivages d'été
Broutent chenilles
Frêle herbe arrosée
Arnica dressée
Nuages montants
Raisonnent les clarines
Troupeaux apeurés .
Raymond Martin
Né de l'art, l'émerveillement
Nous emplit d'une joie profonde
Et le sublime crée des ondes
D'un délectable envoûtement.
...
Des poètes peuvent penser
Qu'ils sont pénétrés d'une grâce,
Et qu'une muse leur fait face,
Les aidant à se surpasser.
...
Tout compositeur a sa muse,
Chaque artiste peintre la sienne.
Que la transcendance survienne,
Elle les grise, les méduse.
...
Hier, dans le ravissement,
J'ai pu voir, métamorphosées,
Par deux sculpteurs du Zimbabwe,
Des roches mises en mouvement.
...
L'un d'eux me dit, en confiance,
Qu'elles leur parlent audiblement,
Les guident vers leurs préférences:
La pureté et l'élégance.
...
27 juillet 2012
Ré: Exposition à Beaconfield dans le parc longeant le fleuve St-Laurent

Deux personnages qui donnent sur le cœur.
L'ombre de chacun éveille aux songes uniques.
Entreclos de ruines improbables qui se livre à tête renversée.Deux personnages qui donnent sur le cœur.
L'ombre de chacun éveille aux songes uniques.
Deux en un - entredeux..
Entreclos de ruines improbables qui se livre à tête renversée.
Tout commença ainsi si j’ose dire. Un phénomène phénotype s’exhibant cru à ciel ouvert. Le code intenable enfui aux fins fonds de ces primates «idéogènes» prédit l’issue programmée de ce jeu presque existentiel aux fins fatales.
Au début, elle n’a rien compris. Nadia fait partie de ces primates, comme moi d’ailleurs, qui se croient avoir échappé aux roues infernales de cet engrenage planétaire aux grincements lugubres et infernaux. De ceux qui sont en dehors de cette chaine automatique conçue pour ces mêmes primates idéogènes, pour les aider à mieux intégrer la mécanique harmonieuse et macabre pour leur meilleur et parfaite désintégration et assimilation finale. Une vraie course instinctive et intelligente facilitée par cette armée d’humanoïdes cybernétiques, partout incrustés, vers cette fin tragique dictée par cette faim insatiable de destruction et d’extermination pré déclenchées et progressant inéluctablement au point de non retour.
Nadia me croyait dingue. Me regardait sans cesse, de cette façon avec laquelle on regarde ceux qui nous annoncent notre fin soudaine et imminente.
Elle me jeta :
- Adam, ressaisie-toi ! tu perds les pédales !
- Regarde, là-bas au nord.. !
J’avais à peine eu le temps de pointer l’horizon du doigt que le déluge d’enfer s’abattit.
L’horizon était fermé par un mur monstrueux d’insectes métalliques géantes, de formes diverses, vrombissant et vomissant cette vomique hétérogène de bombes, de gaz, de missiles et de poudres «polycides»(1), hydrolysant de façon systématique centimètre carré par centimètre carré toute forme d’existence biologique ou mécanique sous leur aire de survol.
C’est en ces instants du fin fond de l’enfer que j’ai failli perdre les pédales. Nadia ne m’a plus jamais fait cette remarque depuis. Elle sait maintenant que ces contingents venus du coté du nord n’étaient en fait qu’un simple exercice de routine , programmé , déclenché , piloté et guidé par ces bases hybrides de primates idéogènes à mille lieux aux lointains nord , nord-ouest ou n-importe où , en face de ces satellites géostationnaires qui jonchent la voute céleste.
Ça va de soit qu’aucun escargot, qu’aucune mésange, ni aucune autre espèce de vermine n’a survécu. L’engrenage fonctionne donc à merveille. On trinque partout avant que le contingent des sauterelles métalliques ne fasse escale au dessus, après le tour complet de la planète.
Spalter, éponge, vaporisateur,
De l’eau coule et ruisselle
Sur le papier qui se gonfle, se détend.
Les pinceaux courent, se croisent.
Sur la feuille, une zone humide, un lac dirais-je.
Quelques zones en partie asséchées.
Je place une teinte puis deux, trois et plus.
La feuille basculée, renversée, redressée
Les couleurs fusent, se mêlent, se repoussent
Brillantes, ruisselantes par endroit
Puis se calment et s’assagissent.
J’ajoute, je retire.
J’attends, guette et ose.
Quelle magie ! C’est vivant !
Oh ! Voici le désastre, cela festonne !
Mais après tout, voyons ce que cela donne ?
Non, ce n’est pas judicieux à cet endroit.
J’interviens, modifie l’espace
Joue avec l’élément, créé des effets.
Ou les provoque ?
Pinceaux plats, en pointe ou biseautés,
Couleurs minérales ou teintures
Je construis et donne vie
Au portrait, hé oui, de grand-père.
Voici quel était le sujet
De cette belle journée de stage.
Il est de vieux lieux qui vous tentent
Si tant est qu’ils ne sont que vent
D’une mémoire si lourde d’histoire
Où se pavanent les pas de l’enfance
Et flânent dans la belle insouciance
Des roses ruelles de l’âge tendre
Les beaux fruits de l’innocence
Et des passions immaculées
Des jeux le long des blanches journées
Et des rêves bleus des nuits sacrées
Des rêves si doux et consacrés
A bâtir de cotonneux châteaux
Cimentés de beaux souvenirs
Aux murs crème de soie drapés
Aux fenêtres sur l’amour ouvertes
Sur le désir de lendemains
Lumineux, de radieux chemins
Vers des Éden parfumés
De joies et de plein de jouissances.
Khadija, Agadir, Mercredi 25/7/2012
Hier, j’entendis dire
Dans un conte lilas
D’une âme lumière, ces dires
Que je n’oublierai pas :
« Si j’avais don d’écrire,
J’aurais décrit la femme
Comme aura de lumière,
Hautaine mais sage et fière,
Des déesses l’héritière.
Qu’elle soit reine de Saba
Ou princesse Amazigh,
Elle garde dans le sang
Les valeurs, le bon sens,
L’amour, la bienveillance.
J’en aurais fait mon guide,
Ma lumière, mon encens.
Car loin de sa douceur
L’homme ne s'rait que néant
Et le monde ténèbres. »
Khadija, Agadir, vendredi 27/7/2012 à 03h15 du matin.
les foudres t’égayent
tout près maintenant
les pluies lavent
ton visage distant
mais l’amour pieu
te transperce tout
en flèches bleues
et en remous.
les chênes abattus dans ta forêt
et les vignobles par toi seul
plantées
les fleurs de lin au bord de la route
tout est à toi
et tout t’écoute.
froufrous des feuilles séchées
champs de maïs et
champs de blé
la graine
t’attendait
non plus maintenant
raté recours
c’est moi qui attends.
la terre est construite
de cœur sur cœur sur cœur
les cœurs de mes ancêtres
les cœurs et les douleurs
la terre brûlée
ma terre cuite
est à la fois en fleurs
et en odeurs
la terre ma terre confite
au son des voix
en vain la mort.
Quand le printemps est beau
Et l'amour à zéro...
Contrariété!
Quand les années s'entassent
Que la vie nous dépasse...
Contrariété!
Quand les enfants soudain
Cherchent d'autres lendemains...
Contrariété!
Et quand avec le temps
On oublie d'être amants...
Contrariété
Quand les mots font défaut
Ou qu'on les crie trop haut...
Contrariété
Quand le corps nous trahit
Et qu'explosent les non-dits...
Contrariété!
Quand les rides s'installent
Que la jeunesse détale...
Contrariété!
Quand malgré son courage
On est pris dans l'orage...
Contrariété!
Quand les oiseaux meurtris
Recherchent en vain leurs nids...
Contrariété!
Mais quand des lèvres enfin
Viennent boire nos gros chagrins...
Somptuosité!
J.G.
Elle gémissait, en grande détresse.
Je l'ai imitée, feignant la tristesse.
Sa plainte a pris fin immédiatement.
Elle a étouffé son propre tourment
Et m'a regardée, pleine de tendresse.
26/7/1974
L’horizon de tempêtes lourd de nuages en pleurs,
Crève les meurtrissures nées avec le drakkar,
D’une enfance blessée rompue dans les malheurs,
De barbaries portées sur le corps au moindre écart.
Fraîcheur de la puberté humiliée par les coups,
Décochés par le hasard des haines parentales,
Sur la gosse symptôme, témoin gênante pour beaucoup,
De leurs profondes rancoeurs et désunion fatale.
Magie noire des chagrins conduit au mariage,
D’un lourd roman reproduit dans le choix de l’inconnu,
Doux et pur d’apparence qui détruit dans ses rages,
Femme et enfants malmenés sur le terrain bien connu ………..des violences psychologiques
Combats des passés sombres, de l’au-delà du futur,
Morne, le temps s’égrène en chapelets indigents,
D’un amour chimérique, triste caricature,
De rêves romantiques à l’idéal exigeant.
Et coule le sablier des instants inexorables,
Accompagnant le déclin de veilles sans avenir,
Pour l’histoire qui s’éteint sur des rives de sables,
Jaunis par l’existence de pénibles souvenirs.
Les vagues d’amertume s’éclatent douloureuses,
En pleurant sur les récifs de désespoirs clandestins,
Dissimulés dans le cœur de fièvres dévoreuses,
De sagace conscience vide du feu des instincts
……. Morts !
Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.
Il s'agit d'un recueil de quatre dialogues «poetiques, fort antiques, joyeux et facetieux» de Bonaventure des Périers (1510-1543?), publié à Paris sans nom d'auteur chez Jehan Morin en 1537.
Sur intervention extraordinaire de François Ier, qui voyait dans l'ouvrage de «grands abus et hérésies», le Parlement de Paris saisit la Sorbonne: bien qu'en désaccord manifeste avec l'opinion du roi, la faculté recommanda la destruction du Cymbalum mundi. L'imprimeur fut emprisonné et Des Périers, identifié comme l'auteur du livre, n'échappa aux conséquences de l'affaire qu'avec l'appui de Marguerite de Navarre.
Comme d'autres textes provocateurs et paradoxaux de la Renaissance _ Pantagruel ou l'Éloge de la Folie _ le Cymbalum mundi puise largement dans les écrits de Lucien de Samosate: dieux et hommes y sont les protagonistes d'une comédie où l'influence rhétorique le dispute à la sotte crédulité; à l'instar de son modèle grec, Des Périers raille la quête d'un savoir manifestement inaccessible à l'homme, et réserve ses critiques les plus mordantes à l'irréductible antagonisme des doctrines et des écoles philosophiques: dénonciation de la vanité intellectuelle, le second dialogue du Cymbalum mundi emprunte plus d'un élément aux Sectes de Lucien.
Mercure descend à Athènes pour y faire relier, sur la demande de Jupiter, le Livre des destinées. Dans un cabaret, deux hommes qui feignent de ne pas le reconnaître se joignent à lui. Tandis que Mercure s'éloigne momentanément, ils lui volent le livre, qu'ils remplacent par un autre. Les deux hommes cherchent ensuite querelle au dieu, et Mercure quitte le cabaret (dialogue I). Averti par Trigabus de l'activité des philosophes, qui s'acharnent à chercher dans le sable des morceaux de la pierre philosophale, Mercure, déguisé en vieillard, se rend auprès d'eux: il raille leur «crédulité» et leur «égarement» (II). Mercure exige publiquement, à Athènes, la restitution du livre dérobé; il rencontre Cupidon qui lui révèle comment les deux hommes du cabaret, après s'être emparés du livre, s'en servent pour prédire l'avenir. En «manière de passe-temps», Mercure fait parler un cheval, au grand ébahissement de tous (III). Deux chiens, ayant jadis appartenu à Actéon, s'entretiennent de sujets divers, et notamment de «la sotte curiosité des hommes pour les choses nouvelles et extraordinaires» (IV).
L'imprécision embarrassée de l'arrêt du Parlement à l'encontre du Cymbalum mundi («Nous le supprimons bien qu'il ne contienne pas d'erreur en matière de foi, mais parce qu'il est pernicieux») illustre suffisamment la difficulté d'appréhender un tel ouvrage. Si la doctrine religieuse de l'auteur résiste à toute formulation positive, est-il possible au moins d'ouvrir quelques voies d'accès à ce texte insolite?
Moins énigmatique qu'on l'a dit, le titre du recueil dessine une perspective générale qui atténue le caractère disparate des quatre dialogues. Vraisemblablement emprunté à la première Épître aux Corinthiens, le «cymbalum mundi» désigne métaphoriquement un verbalisme bruyant, que ses excès ont coupé des sources vives du sentiment religieux: «Quand je parlerais, dit saint Paul, les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis [...] une cymbale qui retentit» (13,1). Le monde que découvre Mercure descendu sur terre est en effet celui du «grand babil et hault caquet» (II): les secrets du Livre des destinées sont divulgués par deux hommes avides de succès faciles, les philosophes persuadés de détenir une parcelle de vérité se transforment en «perroquets injurieux», et même l'un des chiens d'Actéon, doué de parole, est tenté d'éblouir les hommes par cette faculté extraordinaire. C'est indiscutablement le second dialogue qui donne à la satire de l'outrecuidance verbale sa dimension la plus brûlante: les «veaux de philosophes», Rhetulus et Cubercus, qui cherchent dans le sable des morceaux de la pierre philosophale, rappellent irrésistiblement les théologiens incapables de s'entendre sur le sens de l'Évangile; leurs noms mêmes, anagrammes latinisées de Luther et de Bucer, renvoient à l'éclatement de la Réforme en sectes concurrentes. Chargé de réminiscences érasmiennes, l'épisode peut être lu comme l'expression d'un évangélisme soucieux d'établir, par-delà les gloses, une relation d'humilité intellectuelle avec l'Écriture. Le dialogue final des deux chiens d'Actéon semble d'ailleurs confirmer cette interprétation: à son compagnon vaniteux, le second chien, qui «n'ayme point la gloire de causer», oppose un éloge du silence qui rejoint les vers de Marguerite de Navarre sur l'impuissance foncière du langage. Tous les théologiens enflés d'un verbe arrogant, catholiques et réformateurs, seraient ainsi voués à la même réprobation.
Il reste qu'une petite phrase du second dialogue mine la cohérence évangélique du recueil, et oriente l'interprétation en un sens nettement libertin: les philosophes, dit Mercure, ne font «aultre chose que chercher ce que à l'avanture il n'est pas possible de trouver, et qui (peut-estre) n'y est pas». Serait-ce que l'Évangile lui-même et les dogmes essentiels du christianisme n'échappent pas au soupçon d'invalidité? Il paraît vraisemblable, depuis les investigations de Lucien Febvre, que Bonaventure des Périers a puisé quelques-unes de ses idées les plus audacieuses chez Celse, polémiste antichrétien du IIe siècle, connu essentiellement par la réfutation qu'en fit Origène dans son Anticelsum. Aux yeux de Celse, l'absurdité de la naissance virginale, de l'Incarnation et de la Résurrection ne fait aucun doute: quelques tours de charlatan ont suffi à Jésus pour accréditer les fables les plus grossières. Des Périers a-t-il été sensible, comme d'autres libertins de la Renaissance, à ces idées radicales? Il n'est pas exclu en tout cas que le Mercure du Cymbalum mundi, faiseur de miracles et émissaire de son père parmi les hommes, soit une transposition dénigrante de la figure du Christ. L'ultime dialogue des chiens prendrait alors une autre dimension, l'apologie du silence impliquant la nécessité de voiler sous une facétie mythologique les provocations religieuses.
Condamné à la fois par la Sorbonne et par Calvin dans son Traité des scandales, le Cymbalum mundi résiste, en ces temps de déchirements confessionnels, à toute instrumentalisation doctrinale. Faut-il parler de déisme, d'évangé-lisme, de libertinage spirituel? La réponse importe moins au fond que la question ouverte par Des Périers: s'il est bien improbable que le langage s'articule sur l'être, l'exercice de la parole ne doit-il pas renoncer, enfin, à des présomptions métaphysiques destructrices de toute sociabilité et de tout bonheur de vivre?
Emportée, doucement, dans la non existence,
Je refais étonnée surface dans la vie,
Sans avoir souvenir d'aucune griserie.
Ne sais ce qu’il advint de moi dans mon errance.
...
Je refais, étonnée, surface dans la vie
Pas d’images venant colorer le silence.
Ne sais ce qu'il advint de moi dans mon errance.
Le soleil est absent de ma rue endormie.
...
Pas d'images venant colorer le silence.
Nul oiseau attardé à courtiser sa mie.
Le soleil est absent de ma rue endormie.
Attentive, j'espère accueillir la brillance.
...
Nul oiseau attardé à courtiser sa mie,
Sans doute qu'a pris fin le temps de leurs vacances.
Attentive, j'espère accueillir la brillance.
Revenue, en santé, où s'écoule ma vie.
...
16 septembre 2005
Doux ami,
Soudain, je pense, avec tendresse,
À cette si lointaine adresse,
Où tu m’accompagnais souvent.
Je te taquinais tout le temps.
...
Devant nous, une longue route,
Semée d’embûches et de doutes.
Nous avons fait de notre mieux,
Nous sommes rejoints, déjà vieux.
...
Mais que m’importe l’âge d’or,
S’il ne me cause pas de torts.
Je suis redevenue coquette
Et fais de nouvelles conquêtes.
...
Je ne crie pas sur tous les toits
Que j’eus vingt ans plus d’une fois.
D’ailleurs je n’en suis pas très sûre,
Quand je me réfère à l’usure.
...
À distance, aux jeux de l’esprit,
On échange sans parti-pris.
Je me prévaux de ma sagesse,
Toujours empreinte d'allégresse.
...
Tu vois, je garde mon allant
Et toi, tu en fais tout autant.
Il nous fallut beaucoup de chance,
Du courage et de l’endurance.
...
Rue Rovigo, t'en souviens-tu?
Une impasse peu attrayante,
Dans une ville pétillante.
Alger, la Fac et ce qui fut !
Ier février 2006

La nature, avec art, façonne des volumes
Harmonieusement, les orne de couleurs.
Elle crée en tout temps, possède poils et plumes
Certes, ce qu’il lui faut pour faire des splendeurs.
...
Des teintes et nuances engendrent des émois.
Quand l’ardente lumière active et ensoleille,
On ressent aussitôt une forme de foi.
Le désir de créer, chez certains, se réveille.
...
Je pratique souvent un jeu qui m'impressionne:
Sur du blanc, je répands de multiples couleurs.
Je les vois dessiner des taches, qui m’étonnent,
Les confondre, et former un captivant ailleurs.
...
Alors qu’il faut talent et savoir-faire, en art,
Le jeu que j’ai trouvé n’exige nulle science.
Le résultat dépend strictement du hasard.
Lors, je me sens comblée, quand j’ai eu de la chance.
...
27 novembre 2008
Hier, j'ai eu un coup de coeur,
À la vue d'une statuette,
Égarée sur une tablette,
En vente chez un brocanteur.
...
Un Africain d'un noir d'ébène,
Taillé, ciselé avec art,
Qui a captivé mon regard.
Une grâce plus qu'une aubaine!
...
Le sculpteur de cette oeuvre exquise,
N'y a pas incrusté son nom,
N'ayant pas besoin de renom,
De la célébrité qui grise.
...
Je pense aux hommes et aux femmes,
Artisans, dans le monde entier,
Qui excellent dans leur métier,
Dont le travail charme notre âme.
22 juillet 2012
...
ANCIEN TESTAMENT NOUVEAU TESTAMENT
Livres historiques:
Genèse Evangile de saint Matthieu
Exode Evangile de saint Marc
Lévitique Evangile de saint Luc
Nombres Evangile de saint Jean
Deutéronome Actes des Apôtres
Josué Epîtres de saint Paul
Juges aux Romains
Ruth aux Corinthiens
Samuel aux Galates
Rois aux Ephésiens
Paralipomènes aux Philippiens
Esdras aux Colossiens
Néhémie aux Thessaloniciens
Tobie à Timothée
Judith à Tite
Esther à Philémon
Macchabées aux Hébreux
Livres didactiques:
Livre de Job Epîtres canoniques
Psaumes saint Jacques
Proverbes saint Jean
Cantique des cantiques saint Pierre
Ecclésiaste saint Jude
Livres prophétiques:
Isaïe
Jérémie Apocalypse de saint Jean
Baruch
Ezéchiel Apocryphes
Daniel
Osée
Joël
Amos
Abdias
Jonas
Michée
Nahum
Habacuc
Sophonias
Aggée
Zacharie
Apocryphes
Je suis éprise de ton p’tit cœur,
tout doux, en velours,
fondant comme mon premier cachou,
mon roudoudou !
En toi si seul, un peu sauvage, chétif et sage ;
ton p’tit cœur contre le mien,
apprivoisé mais libre,
d’impatience hors de toi palpite,
me touche et me livre
sa géographie, son histoire !
Chacun de ses battements,
n’est plus un tremblement,
encore moins un automatisme,
mais un sursaut de joie, une évidence,
une mélodie que les mots de mon cœur,
de mon âme, rendent accessibles
aux autres, au Monde.
Cri magistral de bonheur !
Étonnement et découverte tout le temps.
Être aimé et le savoir,
fait grandir à l’infini,
jusqu’à l’atteinte de son propre sommet.